Les 50 meilleurs films d'horreur : n°9

'Suspiria' (1976) de Dario Argento

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Suspiria (1976)

de Dario Argento, avec Jessica Harper, Stefania Casini et Flavio Bucci

Avec ses meurtres au graphisme léché, sa bande-son prog-rock signée Goblin et ses décors délirants faits de couloirs interminables et de couleurs acidulées, ‘Suspiria’ ne ressemble à aucun autre film. Le sixième long métrage d’Argento, considéré comme son véritable passage du giallo à un cinéma d’horreur surréaliste, se déroule comme une hallucination multi-sensorielle longue d’une heure trente, un délire onirique fiévreux dont on ressort vaguement déboussolé. Abandonnant toute tentative de logique narrative, Argento mise ici tout sur le style, et pour cause, on a rarement vu production aussi visuellement saisissante. ‘Suspiria’ fut en effet le dernier film de l’histoire à utiliser une caméra Technicolor, procédé alors déjà obsolète depuis une vingtaine d’années, qui donne aux couleurs cet aspect singulièrement artificiel. Le film suit les déboires d’une jeune étudiante fraîchement débarquée dans une mystérieuse école de danse, et débute par une folle course en voiture, suivie par un double-meurtre tout bonnement époustouflant – surveillez bien les mains du tueur : ce sont celles du réalisateur. Evoquant tour à tour Kubrick et Hitchcock, le chef-d’œuvre d’Argento en influença ensuite de nombreux autres, de John Carpenter jusqu’au ‘Black Swan’ d’Aronofsky, sorti en 2010. Si ‘Suspiria’ est donc immanquable, c’est avant tout parce qu’il est, au-delà d’une œuvre cinématographique, une véritable expérience sensorielle. Une transe angoissante et implacable que même l’héroïne semble subir, sirotant tout au long du film un vin rouge dangereusement capiteux.

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