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Expositions • Dernières critiques

Notre point de vue sur les expos du moment

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Habituée à s’ennuyer pépouze dans son cadre, la couleur s’échappe le temps d’une expo en squattant les murs du dernier étage de la Fondation Louis Vuitton. La Couleur en fugue présente le travail de cinq peintres qui s’expriment hors des toiles, du sol au plafond, n’ayant que faire des limites imposées par les formats bidimensionnels. Résultat : on flirte avec le street art au sein même du musée. Pour colorer ses murs, le paquebot de verre se paye le luxe d’exposer plusieurs stars de l’histoire de l’art : Sam Gilliam, Steven Parrino, Niele Toroni, Katharina Gross, Megan Rooney...

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • 4e arrondissement

L’Allemagne des années 20, c’est pas Ibiza. A la veille du nazisme, les artistes se font le miroir d’un monde froid, où la désillusion règne en maître, ponctuée parfois de petites teufs aux music-halls. C’est au travers du mouvement de la Nouvelle Objectivité que s'expriment les créateurs et, cent ans plus tard, c’est ce même mouvement que le Centre Pompidou célèbre à travers la plus grande expo française jamais consacrée au sujet. Photo, peintures, design, ciné, littérature et même musique : l’événement signé Beaubourg balaye toutes les formes d’expression témoignant de cette émulation créatrice.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Saint-Georges

Tantôt historiques, tantôt imaginaires, les femmes héroïnes font aujourd’hui l’objet d’une exposition dans l’ancienne baraque de George Sand, au nom lourd de sens : Héroïnes romantiquesUn sujet pas facile que les commissaires manœuvrent avec brio au travers d’un petit corpus de 80 œuvres duquel se dégage rapidement une problématique : pourquoi les héroïnes romantiques sont-elles toutes destinées à mourir tragiquement ? Que ce soit dans la peinture, la littérature ou les arts de la scène, c’est toujours la même histoire : une belle femme, un mec pas cool, une passion un peu trop brûlante et une mort franchement horrible. Ainsi, Sapho, première poétesse à déclamer son amour pour une femme, se jette d’une falaise pour un homme sous le pinceau d’Antoine-Jean Gros. Et malgré un tout petit format un peu frustrant, l’exposition est une véritable réussite, sur le fond comme sur la forme.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Place de Clichy

Assez méconnue chez nous, l'icône de la photographie Judith Joy Ross fait enfin l'objet d'une magnifique expo au BAL. Âgée de 76 piges, la photographe capture in situ les mille visages de l’Amérique à travers des portraits poignants dans lesquels ses sujets semblent se livrer en toute transparence. Si tous les portraits sont réalisés dehors, on est bien loin de la street photography et des portraits à l’iPhone. Il y a de l’amour et du respect dans le boulot de Ross, que l’on retrouve par ailleurs dans la douceur de ses noirs et blancs, dont les nuances tirent parfois même vers le sépia ou le bleu. Elle sublime l’ordinaire, en tire la plus pure des beautés dans une épure subtile, sans chichis. Parfois politiques, toujours sociales, ses photos se découvrent dans une scéno aussi sobre que le taf de l’artiste, pensée comme un parcours allant de série en série, de perso en perso. À une époque où la notion de portrait renvoie à des selfies filtrés, ça fait un bien fou de voir de vrais visages.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Sculpture
  • Chaillot

À bientôt 70 ans, Anita Molinero cultive toujours un geste radical : arracher des biens industriels aux déchèteries auxquels ils appartiennent pour leur offrir une « seconde vie ». Pour un résultat aux notes monstrueuses qui flirte avec une esthétique SF 100 % assumée, et dont Extrudia offre d’éclatants exemples à travers la réunion d’une quarantaine d’œuvres d’Anita, retraçant l’ensemble de son parcours depuis les années 80 à nos jours. Il y a tout d’abord L’Irremplaçable expérience de l’explosion de Smoby. Ailleurs, c’est une poubelle éventrée, des visages de mannequins en fusion quasi magmatique ou de simples morceaux de polystyrène extrudé fondus qui disent et racontent la fin d’un monde en surchauffe. Coup de maître pour Anita, qui déploie ici avec une jubilation évidente les ressorts de son imaginaire apocalyptique, peuplé de textures fascinantes, de couleurs chatoyantes, de créatures impossibles. Bref, d’une beauté sauvage dont on n’est pas près de se remettre.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Chaillot

Réclamer la terre. Est-ce un cri ? Une exigence ? Une invitation ? Le titre de la saison printanière 2022 du Palais de Tokyo est un peu tout cela à la fois. Alors que les avertissements du GIEC s’accumulent et que la liste des catastrophes naturelles liées à la crise climatique ne cesse de s’allonger, nombre d’entre nous s’interrogent sur le bon geste à adopter afin de lutter, à son échelle, en faveur de la préservation de notre environnement. Avec sa nouvelle programmation, l’institution parisienne met, elle aussi, la main à la pâte.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Le printemps pointe (enfin) le bout de son nez. Retour attendu d’une saison que d’aucuns associent à celle des amours. Pourquoi pas. C’est donc aux bras d’un date, d’amants ou d’amis qu’il est conseillé de vous rendre à la MEP pour découvrir Love Songs. Une expo rassemblant 14 séries comme autant de réponses possibles à la question cruciale, urgente, et éternelle sans doute : Qu’est-ce que l’amour ? Séduisante proposition, qui aura pourtant tôt fait de nous laisser un arrière-goût amer. Bien sûr, personne ne boudera son plaisir en (re)découvrant une grappe d’incontournables. Nobuyoshi Araki, Nan Goldin, Larry Clark, Hervé Guibert...

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Architecture
  • 7e arrondissement

S’il est surtout connu pour sa Sagrada Familia inachevée, Antoni Gaudí est loin d’être un one-hit wonder. Figure incontournable de l’Art nouveau, la star catalane bénéficie (enfin) d’une nouvelle rétrospective française à la hauteur de ses travaux. Cinquante après le musée des Arts décoratifs, c’est Orsay qui reprend la main pour nous offrir une maousse expo retraçant la vie et la carrière plus que remplie de cette icône de l’architecture. De la petite ébauche au maxi-vitrail, du carreau de céramique à la plaque d’égout en pierre (bien plus belles que celles de Paname), de la jardinière en mosaïque aux immenses portes vitrées, les commissaires multiplient les grands écarts, prenant toujours soin d’illustrer l’immensité du talent de Gaudí.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Marre de voir toujours les mêmes blazes, toujours dans les mêmes musées ? Direction le Centquatre pour le festival Circulation(s), événement qui met en lumière la jeune photographie européenne. Adieu Picasso et compagnie, et bonjour à une nouvelle génération de créateurs ! Pour sa 12e édition, le festival organisé par le collectif féminin Fetart invite 30 artistes émergents venus de tout le continent et en profite pour mettre un petit coup de projo sur l’Arménie.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art

Nous sommes en 1978, Sophie Calle n’a que 25 ans et le grand hôtel a connu des jours meilleurs. Complètement vidé et désaffecté pour se préparer à devenir le spot favori des impressionnistes, l’hôtel devient l’atelier clandestin de la jeune Sophie. De cette époque, elle conserve un butin fait de bricoles rouillées et de trésors souillés, à partir desquels elle inventera tout un univers. Plus qu’une expo, c’est une œuvre totale que l’on est amené à voir au musée d’Orsay. Les objets et les photos la composant s’accompagnent de textes rédigés par son invité, l’archéologue Jean-Paul Demoule. Chaque œuvre est associée à deux commentaires : l’un bleu, l’un noir. L’un historique et factuel, l’autre complètement imaginaire (et souvent très marrant). Comme à son habitude, Sophie Calle nous plonge dans un monde entre rêve et réalité, enquête et documentation, ready-made et création. Avec, toujours, comme résultat, de la poésie à l’état pur.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art

Photographies mais aussi installations vidéo, sculptures, pièces sonores, performances… Le Jeu de Paume voit les choses en grand et prend une petite distance avec ses expos 100 % photos pour poser la question “Qu’est-ce que voir” ? L’exposition s’appuie sur une sélection de plasticien(ne)s ultra-quali dont les noms sont tous à retenir. Notre coup de cœur ? Les photographies en noir et blanc d’Ilanit Illouz, déjà très remarquées à Arles cet été. A mille lieues d’un white cube hermétique, l’espace joue avec les œuvres, leur donne un sens quasi in situ et s’amuse de notre perception. Ainsi, le Bain de lumière d’Ann Veronica Janssens – constitué de quatre sphères de verre remplies d’eau – ou encore les maxi-verres de Nina Beier reflètent et déforment leur environnement, évoluent au rythme des rayons du soleil et des passages des spectateurs. Pour résumer, c’est un événement zéro défaut qui nous accueille au Jeu de Paume jusqu’au 22 mai prochain.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques
  • Arts et Métiers

Sous le regard (et les mains) de l’artiste canadienne Sabrina Ratté, des figures humaines muent en cyborgs, l’organique s’amalgame avec la robotique, les motifs floraux se disloquent selon des logiques improbables et nos structures urbaines sont drapées de contours énigmatiques, que ce soit à travers des vidéos moites, des installations sculpturales monumentales ou des créations sonores ésotériques. Plongé dans la pénombre, on découvre tour à tour de grands formats d’impression où trônent plusieurs déités hybrides, une grappe de paysages idylliques et des architectures aux notes futuristes. Le tout baigné de couleurs chatoyantes que diffusent, çà et là, plusieurs vidéos. Un design sonore d’orfèvre accompagne d’une musique « d’ambiance » chaque pièce – ou presque. On a même droit à une cacophonie digitale avec Distributed Memories, dantesque agrégat de supports technologiques disposés dans une pièce distincte du parcours. Une clôture d’expo qui laissera à coup sûr sonné.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 1er arrondissement

Alors qu’on pensait avoir tout vu sur le mouvement impressionniste, le musée de l’Orangerie tire son épingle du jeu et présente Degas, Monet et tous leurs copains sous un angle inédit : celui de la déco. Car oui, il se décline aussi en peintures murales, céramiques, éventails et autres petits objets voués à mettre du beau dans le quotidien des artistes. Les artistes du XIXe avaient aussi conscience de la charge décorative de leur pratique. Et si l’on s’extasie aujourd’hui devant les Nymphéas de Monet – que le peintre nommait lui-même ses “grandes décorations” –, un spécialiste les comparait en 1874 à un “papier peint”. Ambiance. L’expo prend un parti très culotté, explorant une tout autre histoire de l’impressionnisme à travers un corpus ultra-qualitatif de près de 80 œuvres qui nous prouve que non, l’art n’existe pas que dans les musées. Pari réussi pour l’Orangerie qui signe une expo qui, soyons en sûrs, marquera l’histoire.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

En ce moment, Yves Saint Laurent est partout à Paris, en s'installant dans pas moins de six musées ! Mais attention, à chaque musée son fil rouge. Au musée d'Orsay, on découvre par exemple l'importance de Marcel Proust sur son œuvre, avec un ensemble de sapes dessinées en 1971 pour le bal Proust donné par le baron et la baronne De Rothschild. Et tout ça dans le magnifique salon de l’Horloge s’il vous plaît ! Si Saint Laurent est évidemment connu pour ses costumes masculins portés par des meufs, c’est bien une robe qui l’a rendu célèbre : celle inspirée par Mondrian. Matisse, Braque, Picasso, Léger…C’est cette influence arty que l’on retrouve dans les expos du Centre Pompidou, du MAM et du musée Picasso, où abstraction, pop art et cubisme se déclinent en robes, jupes et chemisiers. Au Louvre, on découvre une sélection d’ouvrages cousus d’or, à mi-chemin entre haute couture et joaillerie, mettant en lumière le savoir-faire des artisans français. Pour finir ce dantesque parcours hommage, direction son musée éponyme. Le 5, avenue Marceau nous dévoile les coulisses de la maison de couture à grands coups d’archives inédites. Merci Monsieur !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Odéon

Décidément, le musée du Luxembourg semble devenir le spot des expos 100 % féminines ! Après Peintres femmes, 1780 - 1830 et la rétrospective consacrée à Vivian Maier, le musée du 6e arrondissement présente Pionnières, un événement consacré aux artistes femmes des années 20, décennie foisonnante où teuf et création allaient de pair. Pour la première génération de femmes à enseigner dans les écoles d’art, à posséder un atelier, à peindre des corps nus et même à porter des pantalons, les Années folles sont celles de la modernité et de l’émancipation. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, plus le temps pour les femmes de se laisser marcher dessus. Un seul mot d’ordre : la liberté ! Photos, peintures, sculptures, cinéma et même ouvrages textiles ou littéraires : aucun domaine n’échappe aux meufs et on découvre avec plaisir une quarantaine d’artistes aussi badass que talentueuses qui s’illustrent dans tous les domaines.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art

Tadam ! Tout à coup, Charles Ray est partout. Méconnu en France, l’artiste originaire de Chicago fait à 69 ans l’objet de non pas une, mais deux expos : l’une au Centre Pompidou, l’autre à la Bourse de Commerce. Idéal pour découvrir l’univers un peu flippant et un peu chelou de celui qui s’est taillé un nom à l’international à coups de sculptures hyperréalistes. Sur 123 œuvres créées en cinquante ans, 38 sont présentées à Paris. Côté Bourse de Commerce, on déploie le tapis rouge : la monographie s’étale sur deux tiers de la surface d’exposition !

  • Art
  • Arts numériques
  • France

Encore une fois, le mastodonte super-numérique de la rue Saint-Maur voit double. Après le duo espagnol Dalí et Gaudí, il célèbre aujourd’hui deux autres géants de l’histoire de l’art : Paul Cézanne et Vassily Kandinsky. Au programme ? De la couleur, de la modernité et de l’émotion. Première escale de cette excursion en deux étapes ? Le Sud impressionniste du maître provençal Cézanne, version 2.0. Imaginé par Gianfranco Iannuzzi et le studio Cutback, le show numérique reproduit le traitement de la matière unique de Cézanne, rendant compte de son obsession pour la montagne Sainte-Victoire et nous invitant à pénétrer dans son univers coloré fait de natures mortes, de portraits et de vues du Sud. Et le tout en musique s’il vous plaît !

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Textile

Passionné de mode ? Le Palais Galliera nous a concocté un petit cours d'Histoire allant des tenues du XVIIIe style Chronique des Bridgerton aux fringues les plus edgy de Rick Owens. Les robes qui se présentent à nous étaient soigneusement rangées, cachées dans le noir, ne sortant que très rarement pour une petite expo temporaire par-ci par-là. Pour les quelque 350 pièces exposées, c'est donc LA sortie de l'année : « Imprimés du XIXe siècle », « Robes cocktails des années 1950 », « Minimalisme des créateurs belges et japonais à partir des années 1980 »… L'événement pose aussi, un peu malgré lui, la question de l'institutionnalisation du vêtement : la mode est-elle un art comme les autres ? A voir la garde-robe de la comtesse Greffulhe (véritable icône de mode, sorte de Bella Hadid du XIXe) et les silhouettes déstructurées de Martin Margiela, il ne fait pas de doute : la mode a bel et bien sa place au musée. Et si vous en doutez, vous avez jusqu'au 26 juin pour vous laisser convaincre.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture

Coup de pot - pour nous -, à l’occasion de sa fermeture temporaire, le prestigieux Frick Collection a autorisé le transfert d’une partie de ses collections. Bilan à l’arrivée : une dizaine d’eaux-fortes composées à Venise. Ailleurs, c’est à la Tamise ou au port de Valparaiso (Chili) que Whistler offre consistance. Lorgnant du côté des maîtres flamands du XVIIe siècle ainsi que de Velásquez, Fantin-Latour et surtout Courbet, dont il fût l’élève et l’ami, Mister Whistler est aussi l’auteur de portraits à l’austérité magnétique. Cinq sont exposés à Orsay, tous sont de vraies pépites. Aussi et surtout, il y a cette saisissante triade de portraits en pied. De grands formats à la palette réduite (très sombre, ou très crème) harmonieusement mis en scène...

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art

Joseph Beuys aura croqué le monde sans relâche, constituant un corpus d’esquisses extrêmement riche (on parle de quelque 10 000 dessins réalisés au cours de sa vie). C’est une centaine de ces ébauches que choisit de mettre en lumière le musée d’Art moderne. Un parti pris qui prend le contre-pied de la vingtaine d’expos allemandes qui mettent en avant l'icône, l’artiste radical et conceptuel qui a tant marqué l’histoire de l’art. Le MAM nous invite à pénétrer l’intimité plus poétique et douce de l’ex-prof des Beaux-Arts de Düsseldorf pour découvrir un dessinateur au trait fin, élégant, aussi modeste que l’expo qui le consacre. Si la position assumée du musée est à saluer, le manque de médiation transforme cette expérience, d’apparence simple, en un véritable casse-tête. Le corpus, très inégal – allant du brouillon hâtif au travail de recherche abouti –, n’est pas suffisamment rapproché de la pratique connue de Beuys et on déplore comme un manque de temps, voire d’ambition, de la part du musée parisien.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Alerte rouge, sortez les gosses : « Certaines œuvres peuvent heurter la sensibilité… » Plutôt deux fois qu’une, même. À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku. Beaucoup de kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais – surprise ! – parmi ce festival de peaux laiteuses empêtrées dans des positions inconfortables (aïe pour elles), il y a aussi le portrait d’un inconnu attablé dans un restaurant, quelques natures mortes et plusieurs paysages urbains.  Et pour cause : la centaine de pièces exposées, qui constitue la série Shi Nikki (Private Diary) adressée à Robert Frank (oui, oui, l’auteur du célébrissime Les Américains), ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme, thème prédominant de l’artiste japonais.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Divisée en deux volets, l’expo s’attarde dans une première partie sur l’intérêt des Parisiens pour les arts de l’islam au début du XXe siècle, puis sur le répertoire de formes inspirées par l’islam du début du siècle dernier à nos jours. L’occasion de revenir sur la bibliothèque constituée de masterpieces de l’art islamique de Louis Cartier, sur la collection de pierres venues d’Inde de son frère Jacques (sans mauvais jeu de mots), mais également sur l’actu artistique parisienne de l’époque, largement tournée vers l’Orient. 

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art

D’abord prouesse technologique, puis art, avant de devenir une véritable industrie, le cinéma a connu bien des vies avant Hollywood et les Oscars. Mais c'est le rapport aux autres types de création qu’a souhaité explorer le musée d’Orsay à travers une expo thématique rassemblant près de 300 œuvres, allant du dessin au film en passant par de la peinture et le zootrope. Un projet dense conduit par un appareil critique ultra bien bossé, qui rend le sujet accessible et ludique malgré sa complexité apparente. On se balade ainsi au fil du parcours pour découvrir l’influence des potes des frères Lumière, Monet, Cézanne et Renoir, sur les premières projections, mais aussi pour attester de la fascination des artistes pour la ville, la nature, les corps. Entre les projections de lanternes magiques et les premiers dessins animés, les captations des danses endiablées de Loïe Fuller et l’apparition progressive du son et de la couleur, c’est toute une histoire qui est retracée ici, avec grâce.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques

Dans sept zones thématiques déployées autour de la Halle Aubervilliers, en libre accès, une trentaine d’artistes explorent les frontières de la réalité et la notion d’invisible dans les arts plastiques. A grands coups de réalité virtuelle, d’installations interactives et d’illusions d’optique, les espaces allient art et science pour un rendu des plus bluffant. Les fans de SF se verront projetés dans une sorte de conteneur ultra-futuriste signé Guillaume Marmin. Quant aux plus politiques d’entre nous, ils kifferont le travail de la plasticienne Heather Dewey-Hagborg qui tente, de révéler le visage de la lanceuse d’alerte Chelsea Manning. Si vous aimez les shows grandioses et les trips futuristes, il s’agit clairement d’une expo faite pour vous. Aussi sérieuse que ludique, Au-delà du réel ? constitue un laboratoire numérique unique dont on ressort tout chamboulé tant les œuvres présentées nous font vivre des expériences physiques et visuelles fortes. Une grande réussite.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Qui n’a jamais kiffé descendre à la station Palais-Royal - Musée du Louvre, sortie place Colette, pour se retrouver sous la coupole de perles magiques de Jean-Michel Othoniel ? Vingt ans après avoir pimpé les abords de la Comédie-Française et dix ans après son énorme rétrospective au Centre Pompidou, l’artiste français le plus poétique du circuit continue de nous enchanter en investissant l’un des lieux les plus romantiques de la capitale : le Petit Palais. “Self-care”, "Développement personnel”, “détox”… L’année 2020 a été – un peu malgré nous – l’année du “moi”, changeant notre rapport au miroir et à notre image, nous forçant à nous mater le nombril durant des mois de confinement. Intitulée Le Théorème de Narcisse, l’expo de Jean-Michel Othoniel nous renvoie à cet autoérotisme via l’histoire d’amour mythologique entre Narcisse et son propre reflet, en y ajoutant bien entendu sa petite dose de féerie.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art

Mugler au MAD, Margiela à Lafayette Anticipations, les sneakers au musée de l’Homme… Paris n’aura jamais autant mérité son statut de capitale de la mode ! Dernière expo fashion en date, Vogue Paris 1920-2020 boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Aussi flamboyante que le média qu’elle célèbre, cette rétrospective s'ouvre avec plus de 1 000 couvertures de Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. D’abord gazette mondaine un brin arty dans les années 1920-1930, puis témoin du style de vie “à la parisienne” des 60’s, Vogue se fait vite révélateur de talents, du photographe Helmut Newton au styliste Tom Ford en passant par l'icône Kate Moss.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art

Bien qu’à la retraite depuis un an, Jean-Paul Gaultier n’a pas dit son dernier mot ! En lui donnant carte blanche, la Cinémathèque offre au plus cinéphile des stylistes français l’occasion de monter une expo à son image, mêlant mode et grand écran. Jean-Paul Gaultier n’a jamais caché l’influence du 7e art sur son travail. De James Blonde à Et Dieu créa l’Homme en passant par Sleepy Hollow, le créateur invoque sa culture cinématographique pour nommer ses collections. Si toute la déambulation nous en apprend sur les inspirations ciné du créateur, et costumier à ses heures perdues (comment oublier les tenues du Cinquième Élément ?), on découvre aussi qu’elles ont façonné son goût pour la théâtralité – lui dont les catwalks n’ont rien à envier aux plus grosses productions hollywoodiennes. 

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

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