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Expositions • Dernières critiques

Notre point de vue sur les expos du moment

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  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Après avoir célébré les femmes dans l’abstraction, le Centre Pompidou met un coup de projo sur l’une des artistes majeures de la peinture abstraite : Georgia O’Keeffe. Coloriste hors pair et personnalité sulfureuse, l’Américaine - encore trop peu connue en France - attire, irrésistiblement. A travers des peintures florales aux faux airs de vulves - ressemblance cependant toujours niée par l’artiste -, des paysages abstraits ou des zooms d’ossements, O’Keeffe explore la matière et la couleur avec une facilité déconcertante. On se demande parfois même si les toiles ne sont pas rétroéclairées tant les nuances irradient. Mes amis, on a ici affaire à un génie ! Au fil du parcours, on oscille entre abstraction pure, surréalisme ou même peinture moderne à la Hockney, nous prouvant encore une fois que la meuf sait tout faire.

  • Art
  • Peinture
  • 8e arrondissement

L’heure est à la volupté au Musée Jacquemart-André ! Exit les silhouettes décharnées de la NYFW et vive les courbes des madones italiennes et des déesses antiques. Véritable reusta du Quattrocento, Sandro Botticelli s’illustre ici par une cinquantaine d'œuvres issus de grandes collections internationales, de la National Gallery de Londres au Rijksmuseum d’Amsterdam en passant par les musées et bibliothèques du Vatican. Si la Naissance de Vénus ou son célèbre Printemps n’ont pas pu être de la partie, on est tout de même saisi par la qualité indiscutable des œuvres. Y a pas à dire, le mec sait peindre. Mais pas que.

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  • Art
  • Art contemporain
  • Montparnasse

“J’ai hâte de pouvoir faire du mauvais art et de m’en tirer” disait Damien Hirst dans les années 90. Qu’il se réjouisse, c’est chose faite ! Si on connaît le britannique pour ses œuvres ultra provocatrices - lui qui kiffe habituellement enfermer des animaux dans du formol -, c’est un peintre tout sage qui lui succède. Malheureusement un peu trop...

  • Art
  • 7e arrondissement

Premier centre d’art urbain flottant au monde, le Fluctuart surfe sur la vague des rétrospectives et propose une expo entièrement dédiée à Alexandre Farto, alias Vhils. Si vous êtes amateurs de voyage, vous avez déjà forcément vu l’un de ses immenses portraits tatoué sur les murs de la ville, de Lisbonne à Pékin en passant par Paname. Réalisées au marteau piqueur et intégrant le matos urbain - métal, bois ou encore affiches de pub -, ses œuvres organiques sortent de leur cadre habituel et viennent squatter les parois du bateau-galerie sur une multitude de supports.

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  • Art
  • Invalides

A réouverture muséale exceptionnelle, programmation exceptionnelle ! Et pour l’occasion, les musées Rodin et Picasso s’allient afin de nous proposer un match digne d’un Mayweather-McGregor. Deux mastodontes de l’art pour deux expos historiques croisant les regards de ces pionniers. Pas question ici de montrer l’influence - évidente - de Rodin sur Picasso mais plutôt de mettre en lumière les points de convergences du peintre et du sculpteur. Alors, ça donne quoi ?

  • Art
  • Art contemporain
  • Les Halles

La grande rivale de la Fondation Louis Vuitton a enfin pris place sous la coupole de la Bourse de Commerce. Restaurée de fond en comble par Tadao Ando et meublé par les frères Bouroullec (rien que ça), elle accueille l’une des plus grosses collections privées du monde : celle de François Pinault. Alors, elle donne quoi l’expo inaugurale de cette nouvelle place to be arty parisienne ?

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  • Art
  • Technique mixte
  • Paris et sa banlieue

Sur le papier, le musée de Saint Denis ne fait pas fantasmer, on vous l’accorde. Pur musée d’histoire où la Commune de Paris flirte avec des fouilles archéologiques médiévales, il abrite pourtant des fonds contemporains constitués d'œuvres de Paul Éluard, Joan Miró ou encore Pablo Picasso, souvent teintées de primitivisme. L’expo Un.e Air.e de famille constituait donc l’occasion idéale de faire dialoguer ces collections avec les œuvres d’artistes contemporaines issues des diasporas africaines. Le but de l’expo ? Mettre en lumière les engagements communs et les différents regards portés sur le continent africian à travers les époques.

  • Art
  • Technique mixte
  • Louvre

Mars 2021, la France vit un moment historique. Covid oblige, les citoyens sont invités à se barricader chez eux, avec pour seule sortie autorisée une petite heure de courses au monop’ du coin. Loin d’avoir rayé cette année de son calendrier, le MAD célèbre cette parenthèse exceptionnelle à l’occasion de l’expo “Un printemps incertain”, expression empruntée à Virginia Woolf dans son roman The Years (1937). Pour ce faire, le musée invite 40 créateurs issus du design d’objet, graphique ou encore de l’artisanat à nous faire part de leurs réflexions et des projets nés lors de cette période inédite. 

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  • Art
  • Technique mixte
  • Jussieu

On connaît tous Oum Kalthoum, “l’astre de l’Orient”, et Dalida, sa chevelure d’or et sa voix de velours. Mais qu’en est-il de Warda al-Jazairia, Asmahan ou Fayrouz ? Des icônes intemporelles, devenues symboles du féminisme dans les sociétés arabes d'après-guerre, que l’on découvre avec émerveillement au fil d’un parcours thématique cinq étoiles. Salon littéraire reconstitué, loges et dressing des vedettes de la chanson et du cinéma, immersion auditive ou encore filtre Insta permettant de se mettre dans la peau d’une diva, l’IMA a tout donné pour sa réouverture, à l’image de ces stars au côté drama queen toujours assumé. 

  • Art
  • Arts numériques
  • Arts et Métiers

Après des mois à passer nos journées dans le noir comme Vitaa, l’artiste français rallume enfin la lumière. Dans un show immersif fait de tableaux-sculpture lumineux, Rasti nous entraîne dans une atmosphère ambiguë : expo futuriste, maison close de Pigalle ou club hype de Berlin ? On ne sait pas trop où, mais on y va. C’est dans une Gaîté Lyrique à peine éclairée par des néons rouges et rythmée par un son de Thomas Vaquié qu’on débarque. Au fur et à mesure de notre progression, le volume de la musique augmente, nous plongeant un peu plus dans l’expérience immersive imaginée par le plasticien.

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  • Art
  • Art abstrait

Expo blockbuster de la plus grosse machine de Paname, “Elles font l’abstraction” rassemble plus de 500 œuvres réalisées par une centaine d’artistes féminines avec pour but de mettre en lumière la présence, souvent zappée des corpus, des femmes dans l’Histoire de l’Art moderne. Et pour une inclusivité dépassant les frontières du genre, les commissaires ne se limitent pas !  Peinture mais aussi photo, cinéma ou encore arts textiles se font alors les témoins d’une abstraction 100% féminine, regroupant des artistes venues des quatre coins du monde. Un programme plus que riche inscrit dans un cadre chronologique ultra large, allant du 19ème siècle aux années 80. 

  • Art
  • Art vidéo
  • France

Conçue par le trio Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, en collaboration avec la Fundacio Gala-Salvador Dali, “Dali, l’énigme sans fin” nous invite dans les dédales de l’esprit du maître catalan à travers un show de 40 minutes. Les chefs-d'œuvre numérisés se succèdent et se déploient sur 10 mètres de haut, du sol au plafond, retraçant les différentes étapes de la carrière du peintre, de ses essais cubistes à son apogée surréaliste en passant par son amour pour sa femme et muse Gala. Une ambiance psychédélique rythmée par des titres des Pink Floyd, dont l’univers planant nous entraîne dans un délire aussi troublant que fascinant. Effets d’optiques, couleurs profondes et distorsions des lignes nous font l’effet d’un trip sous acide, à l’image des œuvres de celui que Breton surnommait “Avida Dollars”. Plus qu’une expo, c’est une véritable expérience immersive que propose ici le centre d’art numérique du 11eme arrondissement.

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  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Une ville, deux visions. Tel est le parti pris de la MEP qui propose une expo “choc des titans” pour son retour dans le game après des mois de fermeture. Afin de rendre hommage à la magnifique Tokyo, ce n’est ainsi pas un mais deux photographes nippons qui viennent squatter les deux étages principaux de l’institution : Shomei Tomatsu et Daido Moriyama. Avec pas moins de 400 clichés, cette méga rétrospective nous présente une capitale à deux facettes, tantôt politique chez Tomatsu, tantôt esthétique pour Moriyama. 

  • Art
  • Photographie

La galerie de l’Instant présente derrière sa flamboyante façade une expo autour du monosourcil le plus connu de l’histoire : Frida Khalo. Pour l’occasion, la galerie a décidé de se concentrer sur une série de portraits en noir et blanc – rares, magnifiques – shooté par Lucienne Bloch, artiste américaine d’origine suisse et assistante de Diego Rivera, autre monstre sacré de l’art mexicain connu (notamment) pour sa relation (tumultueuse) avec Frida. De quoi découvrir Frida Kahlo comme vous ne l'avez jamais vue : rieuse, joueuse, affaissée sur un siège, cigarette à la main au Barbizon-Plaza Hotel à New York ou au milieu des cactus mexicains. “Des portraits si simples et si puissants, de cette immense artiste, de ce personnage véritablement extraordinaire qu’était Frida Kahlo”, dixit Julia Gragnon (à la tête de la galerie). On n'aurait pas dit mieux.

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  • Art

Alors que le Centre Pompidou lui consacrait une énorme exposition en 2017, sur fond de couleurs explosives et de maxi-toiles de piscine, le maître de la peinture british David Hockney s’expose cette fois-ci à la galerie Lelong pour un parcours beaucoup plus… intimiste. Après avoir quitté son Yorkshire, le bonhomme débarque dans la campagne normande pour installer un atelier dans une grange. Les œuvres qui en découlent ? Terriblement proustiennes ! L’artiste confiné retrace le passage du temps et l’arrivée du printemps et de l’été, peints ici comme un long et magnifique récit. Au programme : des pommiers et poiriers du jardin, des maisons à colombage et des villages typiques de la région… Le tout fait superbement écho aux artistes hollandais Rembrandt et Van Gogh, entre jeu de lumières et quiétude de la nature. Un must-see à visiter gratuitement.

  • Art
  • Installation

Surtout connu pour avoir mis les voiles à la Fondation Louis Vuitton ou pour avoir relevé le défi – gargantuesque – de Monumenta au Grand Palais, voilà que le père Buren investit le nouvel espace de la galerie Kamel Mennour. Fait inédit : le sculpteur des colonnes bicolores du Palais-Royal dialogue avec l'artiste plasticien français Philippe Parreno, autre gros blaze de l’art français. Au programme pour le duo de choc ? Des miroirs, des filtres de couleurs vives, des stores de fenêtre occultants et même un mur d’eau. Une expérience sensorielle, presque subaquatique, qui va vous faire naviguer dans un labyrinthe onirique et stochastique. Digne d’un grand musée !

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  • Art
  • Photographie

Après avoir conclu un triptyque sur les villes en mutation dans une esthétique très WASP, le photographe néerlandais Erwin Olaf revient à la galerie Rabouan Moussion avec une sublime série. Si ses compositions somptueuses baignées d'une lumière nordique distante s’avèrent toujours aussi léchées, la couleur de la série Palm Springs – non sans rappeler les œuvres de David Hockney – laisse place ici des tons monochromes et à des noirs et blancs. Un univers terriblement inquiétant qui navigue entre asphalte, places de parking et visage grimé de peinture blanche. Chaque photo semble faire partie d'un récit dont il prend soin de ne pas expliciter la signification, laissant le spectateur trouver sa propre interprétation. Des images qui se rattachent peut-être même moins à l'histoire de la photographie qu'à celle de la peinture (néerlandaise notamment). C’est beau et franchement déroutant.

  • Art
  • Photographie

Portraits de marginaux, scènes de vie urbaine, clichés de l’Amérique des années 1960… Si Vivian Maier, référence dans l’histoire de la photo de rue, est surtout connu pour sa capacité à immortaliser l’effervescence et l’atmosphère urbaine photographiées sur le vif, la galerie Les Douches lui consacre un focus plus personnel autour de ses autoportraits. Des clichés pleins de modernité qui nous font bourlinguer entre 1953 et les années 1970, à la rencontre d’un univers riche, entre grand sens de la composition et gros travail de réflexion. Immortalisés au Rolleiflex, les clichés vous permettront de (re)découvrir la très discrète photographe autodidacte américaine… En attendant, on l’espère, l’expo blockbuster au musée du Luxembourg.

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  • Art

La photographe fait l’objet d’une giga-rétrospective à la Fondation Louis Vuitton. Présentant plus de 300 œuvres, l’expo consacre l’artiste de 66 ans et célèbre un parcours dont la longévité force le respect. Qu’elle soit grimée en héroïne ringarde de soap opéra ou en meurtrière flippante, son discours met en lumière, avec humour, la pesante soumission des corps féminins dans le cinéma, les médias et, plus globalement, dans la société. Un univers entre trash et glamour quasi exclusivement féminin, ne comportant qu’une petite série Men, réalisée entre 2019 et 2020, où l’artiste apparaît sous des traits masculins, à la manière d’un drag king chevronné.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Dessin

Ames sensibles, s’abstenir. Joan Cornellà, figure de proue de la BD 2.0 - 39 piges dans les pattes et 2,9 millions de followers Insta au compteur -, débarque dans la galerie Arts Factory pour y piétiner sur quatre étages le politiquement correct. Son modus operandi ? Toujours le même : à coup de peintures ultra-colorées et de strips muets version WTF, il déploie tout son sens du gore et de la malice en mettant en scène des personnages béats et souriants. Mais au destin cruel. N’allez pas pour autant croire que le bédéiste catalan s’en amuse gratuitement. A travers l’humour darkos et l’atrocité des gags, le dessinateur satirique joue - non sans tabou - à peindre les maux contemporains : violence et armes, sexe et solitude, drogues et réseaux sociaux… Tout est extrêmement gore et hilarant, comme cette perche à selfies reconfigurée en machine à suicide. Ou cette femme qui se scinde en deux pour se créer une amie. En bref, jouissif qu’inquiétant.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

La Maison européenne de la photographie ? Un lieu de résidence inhabituel pour un sculpteur. Oui mais voilà. Au fil de ses divagations, l’Autrichien, qui désigne ses œuvres comme des « sculptures photographiques », expérimente divers médiums, de façon à figer dans le temps ses œuvres éphémères. Vidéo, photographie, performance, peinture et sculpture se confondent, permettant à l’artiste d’atteindre un art quasi-total. La MEP rassemble ainsi 200 images réalisées par Erwin Wurm sur les quarante dernières années, dont certaines spécialement pour l’événement. Complètement barrée, cette expo nous propose un aller simple pour un univers absurde et onirique.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art

Le « fashion month » est terminé, mais pas question de troquer ses ensembles les plus stylés pour un jogging et une tasse de thé ! Pour prolonger cette période de strass et paillettes, le MAD s’est refait une beauté et inaugure ses galeries mode avec une expo consacrée à une institution de la presse spécialisée : Harper’s Bazaar. À travers un parcours chronologique, l’expo propose un voyage dans le temps des plus glamour.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art

Atelier des Lumières, saison 3. Après une giga-rétrospective des œuvres de Van Gogh, l’établissement nous ressert du cultissime avec une nouvelle expo 2.0. Jusqu’au 31 décembre, plusieurs monstres sacrés de l’art se retrouvent sous le feu des (140) projecteurs (laser) pour une création à la fois sonore et visuelle. Leurs p’tits noms ? Buvez une gorgée d’eau et cramponnez-vous : Monet, Renoir, Chagall, Bonnard, Matisse, Signac, Derain et Dufy apparaissent tour à tour sur les écrans, autour d’un thème commun, « les voyages en Méditerranée ».

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

On entre dans l’exposition d’Ulla von Brandenburg comme dans la focale d’un immense appareil coloré ; c’est le début d’une caressante traversée. Scénographe de formation et passionnée de théâtre, l’artiste allemande fait le pari d’assouplir l’architecture bétonnée du Palais de Tokyo pour y installer son monde de tentures et sa petite communauté de poupées. Pari réussi. Chaque samedi à partir de 14h, l’installation et les poupées qui l’habitent prend vie, animée par cinq performeurs. Pendant tout un après-midi, ils s’emparent des objets et instruments qui jonchent le parquet pour initier des moments de danse, de chant et de déambulation sous le regard fasciné du public.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Quel meilleur endroit pour leur rendre hommage que la Philharmonie de Paris ? Le spot de la Villette réunit pour l’occasion 110 œuvres acidulées, articulées dans un parcours chronologique. Ponctuée de deux installations immersives – La Chambre de Sylvie et L’Autel de la musique –, cette première monographie sur le thème de la musique met en scène des clips vidéo et des pochettes d’album avec une playlist pour rythmer la déambulation. A l’image du duo, l’expo est ludique et électrique, et explore chacun des pans de leur travail, de leurs inspirations chrétiennes et mythologiques à leur humour et leur goût prononcé pour la pop.

Marche et démarche, une histoire de la chaussure au MAD
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Textile

En cette période de soldes, il y a sûrement une paire de pompes à -70 % qui vous a fait craquer. Mais savez-vous qu’en plus de mettre en valeur vos fringues, la chaussure raconte une histoire vieille de plusieurs siècles ? Pour conjuguer amour du style et de l’Histoire, rendez-vous au MAD qui poursuit sa programmation axée sur le rapport au corps et à la mode à travers cette expo consacrée à la chaussure. Petit plus de l’expo ? On peut essayer certaines pièces en fin de parcours ! De quoi prolonger un peu la Paris Fashion Week…

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Qu’on se le dise : la saison culturelle ne sera pas des plus fun en ce début d’année. Entre les 50 nuances de noir de Soulages au Louvre et à Beaubourg et les œuvres ultra-profondes de Boltanski au Centre Pompidou, c’est tout naturellement que la photographe allemande Ursula Schulz-Dornburg trouve sa place, à l’occasion d’une rétrospective organisée par la MEP. Noir et blanc, guerres et no-go zones, pas moins de 250 œuvres nous plongent dans l’univers critique et architectural de l’artiste.

Christian Boltanski, faire son temps
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Rares sont les artistes qui peuvent se payer le luxe d’organiser eux-mêmes leur rétrospective au Centre Pompidou. Et trente-cinq ans après sa première expo dédiée à Beaubourg, c’est Christian Boltanski himself qui invite les amateurs d’art contemporain à (re)découvrir son travail à travers 50 œuvres sélectionnées par le plasticien parisien de 75 ans. Sous le commissariat de Bernard Blistène – oui, oui, le directeur de Pompidou –, le plus gros centre d’art contemporain de la capitale met les petits plats dans les grands pour clôturer la décennie.

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J.R.R. Tolkien à la BNF
  • Art

L’exposition rassemble une collection maousse de plus de 300 pièces qui semblent tout juste sorties du tiroir de l’auteur, avec un corpus divers et impressionnant : lettres, manuscrits, cartes géographiques, illustrations et aquarelles…

Degas à l'Opéra
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture

Pour qui ? Les romantiques et les historiens en herbeVoir quoi ? Des danseuses hautes en couleur Les températures baissent, quelques flocons sont même tombés sur les toits de Paris. L’automne fait doucement place à l’hiver, et quelle plus belle façon de clôturer cette année culturelle de dingue que de faire un petit tour à l’opéra ? Si les premiers rangs du palais Garnier peuvent faire mal au portefeuille, le musée d’Orsay nous invite à pénétrer dans les coulisses d’un monde à part, largement capturé par Edgar Degas qui en fera son obsession. Comment dissocier Degas de ses danseuses ? La thématique choisie par Orsay semble tellement évidente qu’on se rend presque à reculons à l’expo, de peur de voir ce que l’on a déjà vu cent fois : un corpus de qualité mais beaucoup trop exploité par les institutions du monde entier. On avait tout faux. Le musée réussit le tour de force d’élever un sujet prévisible au rang d’événement iconique. L’expo, archi-complète, traite de la passion du peintre pour l’opéra à travers pas moins de dix chapitres, s’attardant sur chaque détail de la pratique et de la vie de l’artiste pour qui l’anatomie, le travail des couleurs et la poésie n’ont aucun secret. Le spectateur est immergé dans un monde où les paillettes cachent rigueur et douleur, comme en témoignent avec puissance les corps torturés des modèles de Degas. Plus que le peintre des petits rats, Degas apparaît ici comme un historien de la modernité. Car, en plus de donner à voir un corpus imp

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Le monde selon Roger Ballen
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Expo parfaite dans une ambiance post-Halloween, on conseille cependant aux spectateurs d’avoir le cœur bien accroché. Car tout chez Roger Ballen évoque l’horreur, de ses peintures cauchemardesques à ses photos en noir et blanc glauques à souhait, en passant par son mobilier souillé par des animaux morts ou des corps ensevelis sous des cordes.

L’Œil et la nuit
  • 3 sur 5 étoiles
  • Art

Entre les contes insomniaques de Shéhérazade et le calendrier lunaire, le monde arabe a toujours entretenu un rapport particulier à la nuit. Un rapport presque lyrique qu’exploite l’Institut des cultures d’islam le temps de son expo L’Œil et la nuit, une ode imaginative à l’obscurité et à la lune.

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Peter Hujar, Speed of Life
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Moins célèbre que Robert Mapplethorpe, Peter Hujar capture lui aussi un underground new-yorkais en noir en blanc. Mais alors que l’ex de Patti Smith misait sur une esthétique très porno chic, c’est une vérité sans fard que Hujar photographie. Si ses contemporains sublimaient la teuf, l’artiste timide célébré au Jeu de Paume s’attarde sur un after un peu fatigué, quand les noctambules se démaquillent et que les lumières se rallument. Moins séduisant, certes, mais tellement saisissant.

The World of Banksy
  • 2 sur 5 étoiles
  • Art
  • Street art

Faire une expo sur Bansky, c’est risqué. D’abord parce que l’artiste se situe dans une zone juridique floue, ne signant jamais ses œuvres et ne montrant jamais son visage. Ensuite parce que ça relance l’éternel débat du street art au musée. Les œuvres doivent-elles rester dans la rue ou ont-elles leur place dans un cube blanc ? C’est avec ces questions en tête qu’on s’est rendu à l’expo The World of Banksy, présentée comme une “rétrospective” à l’Espace Lafayette-Drouot.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture

Plus de vingt ans que Paris n’avait pas célébré en aussi grande pompe le peintre le plus famous de Montmartre ! Connu pour ses représentations d’un quartier qui, « en ce temps-là, accrochait ses lilas jusque sous nos fenêtres », Toulouse-Lautrec fait (enfin) l’objet d’une rétrospective à la hauteur de son art aux nombreux aspects méconnus.

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