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Expositions • Dernières critiques

Notre point de vue sur les expos du moment

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Le Marais

Le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Les Halles

Alerte rouge, sortez les gosses : « Certaines œuvres peuvent heurter la sensibilité… » Plutôt deux fois qu’une, même. À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku. Beaucoup de kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais – surprise ! – parmi ce festival de peaux laiteuses empêtrées dans des positions inconfortables (aïe pour elles), il y a aussi le portrait d’un inconnu attablé dans un restaurant, quelques natures mortes et plusieurs paysages urbains.  Et pour cause : la centaine de pièces exposées, qui constitue la série Shi Nikki (Private Diary) adressée à Robert Frank (oui, oui, l’auteur du célébrissime Les Américains), ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme, thème prédominant de l’artiste japonais.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie
  • Louvre

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Divisée en deux volets, l’expo s’attarde dans une première partie sur l’intérêt des Parisiens pour les arts de l’islam au début du XXe siècle, puis sur le répertoire de formes inspirées par l’islam du début du siècle dernier à nos jours. L’occasion de revenir sur la bibliothèque constituée de masterpieces de l’art islamique de Louis Cartier, sur la collection de pierres venues d’Inde de son frère Jacques (sans mauvais jeu de mots), mais également sur l’actu artistique parisienne de l’époque, largement tournée vers l’Orient. 

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Chaillot

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques

Dans sept zones thématiques déployées autour de la Halle Aubervilliers, en libre accès, une trentaine d’artistes explorent les frontières de la réalité et la notion d’invisible dans les arts plastiques. A grands coups de réalité virtuelle, d’installations interactives et d’illusions d’optique, les espaces allient art et science pour un rendu des plus bluffant. Les fans de SF se verront projetés dans une sorte de conteneur ultra-futuriste signé Guillaume Marmin. Quant aux plus politiques d’entre nous, ils kifferont le travail de la plasticienne Heather Dewey-Hagborg qui tente, de révéler le visage de la lanceuse d’alerte Chelsea Manning. Si vous aimez les shows grandioses et les trips futuristes, il s’agit clairement d’une expo faite pour vous. Aussi sérieuse que ludique, Au-delà du réel ? constitue un laboratoire numérique unique dont on ressort tout chamboulé tant les œuvres présentées nous font vivre des expériences physiques et visuelles fortes. Une grande réussite.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Qui n’a jamais kiffé descendre à la station Palais-Royal - Musée du Louvre, sortie place Colette, pour se retrouver sous la coupole de perles magiques de Jean-Michel Othoniel ? Vingt ans après avoir pimpé les abords de la Comédie-Française et dix ans après son énorme rétrospective au Centre Pompidou, l’artiste français le plus poétique du circuit continue de nous enchanter en investissant l’un des lieux les plus romantiques de la capitale : le Petit Palais. “Self-care”, "Développement personnel”, “détox”… L’année 2020 a été – un peu malgré nous – l’année du “moi”, changeant notre rapport au miroir et à notre image, nous forçant à nous mater le nombril durant des mois de confinement. Intitulée Le Théorème de Narcisse, l’expo de Jean-Michel Othoniel nous renvoie à cet autoérotisme via l’histoire d’amour mythologique entre Narcisse et son propre reflet, en y ajoutant bien entendu sa petite dose de féerie.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Mugler au MAD, Margiela à Lafayette Anticipations, les sneakers au musée de l’Homme… Paris n’aura jamais autant mérité son statut de capitale de la mode ! Dernière expo fashion en date, Vogue Paris 1920-2020 boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Aussi flamboyante que le média qu’elle célèbre, cette rétrospective s'ouvre avec plus de 1 000 couvertures de Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. D’abord gazette mondaine un brin arty dans les années 1920-1930, puis témoin du style de vie “à la parisienne” des 60’s, Vogue se fait vite révélateur de talents, du photographe Helmut Newton au styliste Tom Ford en passant par l'icône Kate Moss.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques

Tous les week-ends, c’est la même guéguerre : vous voulez visiter une expo, votre mec veut aller au ciné. Ne vous en faites pas, jusqu’au 28 novembre prochain, la galerie Perrotin œuvre pour la paix des ménages en proposant une nouvelle expérience de réalité virtuelle au cœur de son espace du Marais. L’occasion d’allier nouveaux médias, art numérique, cinéma et même jeu vidéo et ainsi mettre tout le monde d’accord. Associée à la société de production spécialiste du domaine Atlas V, la galerie invite les spectateurs à s’immerger en les faisant pénétrer dans un white cube où affiches vintage flirtent avec béton brut et casques futuristes. Un premier pas dans l’univers avant-gardiste de la VR qui nous rappelle qu’on est bel et bien dans une galerie : esthétique et réflexion muséologique sont au rendez-vous.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte

Mais où sont les bottes Tabi, les collections oversize, les vestes perruques ? Ne cherchez pas ces pièces iconiques qui ont fait la gloire anticonformiste du designer belge. Ici, la fashion n’a plus son mot à dire. Le fondateur de la Maison Martin Margiela a dit bye-bye à l’industrie de la mode en 2009 et le fait savoir en s’exposant pour la première fois en tant que plasticien. Juste plasticien. Alors, qu’est-ce que ça donne un Margiela qui n’est plus chevillé à la haute couture ? Du bon. Du très bon, même. À travers une vingtaine d’installations, films, peintures et collages conçus in situ, celui qui s’était imposé comme un incontournable du stylisme dès les années 80 séduit ici en tant qu’artiste pluridisciplinaire, hanté par le temps.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Si, pour Proust, la nostalgie prend la forme d’une madeleine, pour la Fondation Louis Vuitton, elle semble prendre celle d’une collection russe. Après avoir célébré le collectionneur soviétique Chtchoukine en 2016, l’espace du groupe LVMH met désormais à l’honneur les frères Morozov, nous présentant leur incroyable fond d’œuvres où se côtoient tous les plus gros blazes de la peinture, de Matisse à Picasso en passant par Cézanne ou Renoir. Deux frères pour 200 chefs-d'œuvre de l’art moderne : le programme est balèze !

  • Art
  • Art contemporain

Vous avez envie de découvrir les nouvelles petites pépites de l’art contemporain sans pour autant débourser près de 40 balles pour vous rendre à la FIAC ? Direction la Serre du Grand Parc à Saint-Ouen (93) pour la deuxième édition de la Biennale de Paname, une manifestation arty gratos qui accueille tout le monde, master d’histoire de l’art en poche ou non. Énorme expo accueillant 20 artistes français sous une verrière de 1 400 mètres carrés, les œuvres s'y déploient sur de multiples supports – installations, peintures, sculptures etc. –  et se découvrent au rythme de showcases, DJ sets et autres ateliers et conférences.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • 1er arrondissement

Après avoir longtemps peint les piscines californiennes, l’artiste de 84 balais se concentre désormais sur les paysages bucoliques du Calvados, présentés sous forme de fresque au musée de l’Orangerie. Inspirée du format de la tapisserie de Bayeux et non sans rappeler Les Nymphéas de Monet – voisins et véritables icônes du musée –, l'œuvre de 80 mètres de long nous invite à passer une année complète au sein du nouveau fief de David. Inspiré par la nature depuis toujours, celui qui avait signé il y a dix ans ses Landscapes réalisés dans son Yorkshire natal dépeint aujourd’hui le fil des saisons dans le pays d’Auge. Notre avis.

  • Art
  • Louvre

Vingt ans après avoir rangé sa machine à coudre, Thierry Mugler fascine toujours autant le monde de la mode. Celui qui a notamment sapé Cardi B, reine de la dernière Fashion Week, fait l’objet d’une énorme rétrospective au Musée des Arts Déco (ou le MAD, pour les intimes). Après avoir conquis le Canada, les Pays-Bas et l'Allemagne, quoi de plus logique pour l’expo que de terminer sa tournée à Paname, ville qui a fait de Manfred Thierry Mugler une star des podiums ?

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  • Art
  • Photographie
  • 1er arrondissement

Quelle chance, les petits parisiens que nous sommes vont pouvoir profiter de 230 tirages issus de la collection exceptionnelle de Thomas Walther, acquise par le musée new yorkais dans le début des années 2000. Si vous vous attendez à voir un top 50 des plus grosses icônes de la photo, passez votre chemin. Collectionneur suisse proche d’André Kertész, au goût indéniable et passionné du 8e art, Thomas Walther a aussi bien su miser sur des petites pépites anonymes que sur des gros blazes de la discipline.

  • Art
  • Technique mixte

Après avoir célébré les femmes dans l’abstraction, le Centre Pompidou met un coup de projo sur l’une des artistes majeures de la peinture abstraite : Georgia O’Keeffe. Coloriste hors pair et personnalité sulfureuse, l’Américaine - encore trop peu connue en France - attire, irrésistiblement. A travers des peintures florales aux faux airs de vulves - ressemblance cependant toujours niée par l’artiste -, des paysages abstraits ou des zooms d’ossements, O’Keeffe explore la matière et la couleur avec une facilité déconcertante. On se demande parfois même si les toiles ne sont pas rétroéclairées tant les nuances irradient. Mes amis, on a ici affaire à un génie ! Au fil du parcours, on oscille entre abstraction pure, surréalisme ou même peinture moderne à la Hockney, nous prouvant encore une fois que la meuf sait tout faire.

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  • Art
  • Peinture
  • 8e arrondissement

L’heure est à la volupté au Musée Jacquemart-André ! Exit les silhouettes décharnées de la NYFW et vive les courbes des madones italiennes et des déesses antiques. Véritable reusta du Quattrocento, Sandro Botticelli s’illustre ici par une cinquantaine d'œuvres issus de grandes collections internationales, de la National Gallery de Londres au Rijksmuseum d’Amsterdam en passant par les musées et bibliothèques du Vatican. Si la Naissance de Vénus ou son célèbre Printemps n’ont pas pu être de la partie, on est tout de même saisi par la qualité indiscutable des œuvres. Y a pas à dire, le mec sait peindre. Mais pas que.

  • Art
  • Art contemporain

“J’ai hâte de pouvoir faire du mauvais art et de m’en tirer” disait Damien Hirst dans les années 90. Qu’il se réjouisse, c’est chose faite ! Si on connaît le britannique pour ses œuvres ultra provocatrices - lui qui kiffe habituellement enfermer des animaux dans du formol -, c’est un peintre tout sage qui lui succède. Malheureusement un peu trop...

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  • Art

Premier centre d’art urbain flottant au monde, le Fluctuart surfe sur la vague des rétrospectives et propose une expo entièrement dédiée à Alexandre Farto, alias Vhils. Si vous êtes amateurs de voyage, vous avez déjà forcément vu l’un de ses immenses portraits tatoué sur les murs de la ville, de Lisbonne à Pékin en passant par Paname. Réalisées au marteau piqueur et intégrant le matos urbain - métal, bois ou encore affiches de pub -, ses œuvres organiques sortent de leur cadre habituel et viennent squatter les parois du bateau-galerie sur une multitude de supports.

  • Art

A réouverture muséale exceptionnelle, programmation exceptionnelle ! Et pour l’occasion, les musées Rodin et Picasso s’allient afin de nous proposer un match digne d’un Mayweather-McGregor. Deux mastodontes de l’art pour deux expos historiques croisant les regards de ces pionniers. Pas question ici de montrer l’influence - évidente - de Rodin sur Picasso mais plutôt de mettre en lumière les points de convergences du peintre et du sculpteur. Alors, ça donne quoi ?

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  • Art
  • Art contemporain

La grande rivale de la Fondation Louis Vuitton a enfin pris place sous la coupole de la Bourse de Commerce. Restaurée de fond en comble par Tadao Ando et meublé par les frères Bouroullec (rien que ça), elle accueille l’une des plus grosses collections privées du monde : celle de François Pinault. Alors, elle donne quoi l’expo inaugurale de cette nouvelle place to be arty parisienne ?

  • Art
  • Technique mixte

Sur le papier, le musée de Saint Denis ne fait pas fantasmer, on vous l’accorde. Pur musée d’histoire où la Commune de Paris flirte avec des fouilles archéologiques médiévales, il abrite pourtant des fonds contemporains constitués d'œuvres de Paul Éluard, Joan Miró ou encore Pablo Picasso, souvent teintées de primitivisme. L’expo Un.e Air.e de famille constituait donc l’occasion idéale de faire dialoguer ces collections avec les œuvres d’artistes contemporaines issues des diasporas africaines. Le but de l’expo ? Mettre en lumière les engagements communs et les différents regards portés sur le continent africian à travers les époques.

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  • Art
  • Technique mixte

Mars 2021, la France vit un moment historique. Covid oblige, les citoyens sont invités à se barricader chez eux, avec pour seule sortie autorisée une petite heure de courses au monop’ du coin. Loin d’avoir rayé cette année de son calendrier, le MAD célèbre cette parenthèse exceptionnelle à l’occasion de l’expo “Un printemps incertain”, expression empruntée à Virginia Woolf dans son roman The Years (1937). Pour ce faire, le musée invite 40 créateurs issus du design d’objet, graphique ou encore de l’artisanat à nous faire part de leurs réflexions et des projets nés lors de cette période inédite. 

  • Art
  • Technique mixte

On connaît tous Oum Kalthoum, “l’astre de l’Orient”, et Dalida, sa chevelure d’or et sa voix de velours. Mais qu’en est-il de Warda al-Jazairia, Asmahan ou Fayrouz ? Des icônes intemporelles, devenues symboles du féminisme dans les sociétés arabes d'après-guerre, que l’on découvre avec émerveillement au fil d’un parcours thématique cinq étoiles. Salon littéraire reconstitué, loges et dressing des vedettes de la chanson et du cinéma, immersion auditive ou encore filtre Insta permettant de se mettre dans la peau d’une diva, l’IMA a tout donné pour sa réouverture, à l’image de ces stars au côté drama queen toujours assumé. 

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  • Art
  • Arts numériques

Après des mois à passer nos journées dans le noir comme Vitaa, l’artiste français rallume enfin la lumière. Dans un show immersif fait de tableaux-sculpture lumineux, Rasti nous entraîne dans une atmosphère ambiguë : expo futuriste, maison close de Pigalle ou club hype de Berlin ? On ne sait pas trop où, mais on y va. C’est dans une Gaîté Lyrique à peine éclairée par des néons rouges et rythmée par un son de Thomas Vaquié qu’on débarque. Au fur et à mesure de notre progression, le volume de la musique augmente, nous plongeant un peu plus dans l’expérience immersive imaginée par le plasticien.

  • Art
  • Art abstrait

Expo blockbuster de la plus grosse machine de Paname, “Elles font l’abstraction” rassemble plus de 500 œuvres réalisées par une centaine d’artistes féminines avec pour but de mettre en lumière la présence, souvent zappée des corpus, des femmes dans l’Histoire de l’Art moderne. Et pour une inclusivité dépassant les frontières du genre, les commissaires ne se limitent pas !  Peinture mais aussi photo, cinéma ou encore arts textiles se font alors les témoins d’une abstraction 100% féminine, regroupant des artistes venues des quatre coins du monde. Un programme plus que riche inscrit dans un cadre chronologique ultra large, allant du 19ème siècle aux années 80. 

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  • Art
  • Art vidéo

Conçue par le trio Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, en collaboration avec la Fundacio Gala-Salvador Dali, “Dali, l’énigme sans fin” nous invite dans les dédales de l’esprit du maître catalan à travers un show de 40 minutes. Les chefs-d'œuvre numérisés se succèdent et se déploient sur 10 mètres de haut, du sol au plafond, retraçant les différentes étapes de la carrière du peintre, de ses essais cubistes à son apogée surréaliste en passant par son amour pour sa femme et muse Gala. Une ambiance psychédélique rythmée par des titres des Pink Floyd, dont l’univers planant nous entraîne dans un délire aussi troublant que fascinant. Effets d’optiques, couleurs profondes et distorsions des lignes nous font l’effet d’un trip sous acide, à l’image des œuvres de celui que Breton surnommait “Avida Dollars”. Plus qu’une expo, c’est une véritable expérience immersive que propose ici le centre d’art numérique du 11eme arrondissement.

  • Art
  • Photographie

Une ville, deux visions. Tel est le parti pris de la MEP qui propose une expo “choc des titans” pour son retour dans le game après des mois de fermeture. Afin de rendre hommage à la magnifique Tokyo, ce n’est ainsi pas un mais deux photographes nippons qui viennent squatter les deux étages principaux de l’institution : Shomei Tomatsu et Daido Moriyama. Avec pas moins de 400 clichés, cette méga rétrospective nous présente une capitale à deux facettes, tantôt politique chez Tomatsu, tantôt esthétique pour Moriyama. 

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  • Art
  • Photographie

La galerie de l’Instant présente derrière sa flamboyante façade une expo autour du monosourcil le plus connu de l’histoire : Frida Khalo. Pour l’occasion, la galerie a décidé de se concentrer sur une série de portraits en noir et blanc – rares, magnifiques – shooté par Lucienne Bloch, artiste américaine d’origine suisse et assistante de Diego Rivera, autre monstre sacré de l’art mexicain connu (notamment) pour sa relation (tumultueuse) avec Frida. De quoi découvrir Frida Kahlo comme vous ne l'avez jamais vue : rieuse, joueuse, affaissée sur un siège, cigarette à la main au Barbizon-Plaza Hotel à New York ou au milieu des cactus mexicains. “Des portraits si simples et si puissants, de cette immense artiste, de ce personnage véritablement extraordinaire qu’était Frida Kahlo”, dixit Julia Gragnon (à la tête de la galerie). On n'aurait pas dit mieux.

  • Art

Alors que le Centre Pompidou lui consacrait une énorme exposition en 2017, sur fond de couleurs explosives et de maxi-toiles de piscine, le maître de la peinture british David Hockney s’expose cette fois-ci à la galerie Lelong pour un parcours beaucoup plus… intimiste. Après avoir quitté son Yorkshire, le bonhomme débarque dans la campagne normande pour installer un atelier dans une grange. Les œuvres qui en découlent ? Terriblement proustiennes ! L’artiste confiné retrace le passage du temps et l’arrivée du printemps et de l’été, peints ici comme un long et magnifique récit. Au programme : des pommiers et poiriers du jardin, des maisons à colombage et des villages typiques de la région… Le tout fait superbement écho aux artistes hollandais Rembrandt et Van Gogh, entre jeu de lumières et quiétude de la nature. Un must-see à visiter gratuitement.

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  • Art
  • Installation

Surtout connu pour avoir mis les voiles à la Fondation Louis Vuitton ou pour avoir relevé le défi – gargantuesque – de Monumenta au Grand Palais, voilà que le père Buren investit le nouvel espace de la galerie Kamel Mennour. Fait inédit : le sculpteur des colonnes bicolores du Palais-Royal dialogue avec l'artiste plasticien français Philippe Parreno, autre gros blaze de l’art français. Au programme pour le duo de choc ? Des miroirs, des filtres de couleurs vives, des stores de fenêtre occultants et même un mur d’eau. Une expérience sensorielle, presque subaquatique, qui va vous faire naviguer dans un labyrinthe onirique et stochastique. Digne d’un grand musée !

  • Art
  • Photographie

Après avoir conclu un triptyque sur les villes en mutation dans une esthétique très WASP, le photographe néerlandais Erwin Olaf revient à la galerie Rabouan Moussion avec une sublime série. Si ses compositions somptueuses baignées d'une lumière nordique distante s’avèrent toujours aussi léchées, la couleur de la série Palm Springs – non sans rappeler les œuvres de David Hockney – laisse place ici des tons monochromes et à des noirs et blancs. Un univers terriblement inquiétant qui navigue entre asphalte, places de parking et visage grimé de peinture blanche. Chaque photo semble faire partie d'un récit dont il prend soin de ne pas expliciter la signification, laissant le spectateur trouver sa propre interprétation. Des images qui se rattachent peut-être même moins à l'histoire de la photographie qu'à celle de la peinture (néerlandaise notamment). C’est beau et franchement déroutant.

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  • Art
  • Photographie

Portraits de marginaux, scènes de vie urbaine, clichés de l’Amérique des années 1960… Si Vivian Maier, référence dans l’histoire de la photo de rue, est surtout connu pour sa capacité à immortaliser l’effervescence et l’atmosphère urbaine photographiées sur le vif, la galerie Les Douches lui consacre un focus plus personnel autour de ses autoportraits. Des clichés pleins de modernité qui nous font bourlinguer entre 1953 et les années 1970, à la rencontre d’un univers riche, entre grand sens de la composition et gros travail de réflexion. Immortalisés au Rolleiflex, les clichés vous permettront de (re)découvrir la très discrète photographe autodidacte américaine… En attendant, on l’espère, l’expo blockbuster au musée du Luxembourg.

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