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Expositions • Dernières critiques

Notre point de vue sur les expos du moment

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 4e arrondissement

Avoir sa rétrospective au musée d’Art moderne, c’est la classe. Mais s’en payer une deuxième, de son vivant, et au Centre Pompidou, là, c’est carrément le Graal. Rares sont les artistes à pouvoir s’en vanter. Gérard Garouste, 73 ans, en fait partie. Et après avoir visité l’expo, on n’a qu’une chose à dire : c’est amplement mérité.

Plus de 100 tableaux, des sculptures, et même des enluminures : Pompidou nous embarque de bout en bout.

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  • Art
  • Arts numériques
  • France

Encore une fois, le mastodonte super-numérique de la rue Saint-Maur voit double. Après le duo espagnol Dalí et Gaudí, il célèbre aujourd’hui deux autres géants de l’histoire de l’art : Paul Cézanne et Vassily Kandinsky. Au programme ? De la couleur, de la modernité et de l’émotion. Première escale de cette excursion en deux étapes ? Le Sud impressionniste du maître provençal Cézanne, version 2.0. Imaginé par Gianfranco Iannuzzi et le studio Cutback, le show numérique reproduit le traitement de la matière unique de Cézanne, rendant compte de son obsession pour la montagne Sainte-Victoire et nous invitant à pénétrer dans son univers coloré fait de natures mortes, de portraits et de vues du Sud. Et le tout en musique s’il vous plaît !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Textile

Passionné de mode ? Le Palais Galliera nous a concocté un petit cours d'Histoire allant des tenues du XVIIIe style Chronique des Bridgerton aux fringues les plus edgy de Rick Owens. Les robes qui se présentent à nous étaient soigneusement rangées, cachées dans le noir, ne sortant que très rarement pour une petite expo temporaire par-ci par-là. Pour les quelque 350 pièces exposées, c'est donc LA sortie de l'année : « Imprimés du XIXe siècle », « Robes cocktails des années 1950 », « Minimalisme des créateurs belges et japonais à partir des années 1980 »… L'événement pose aussi, un peu malgré lui, la question de l'institutionnalisation du vêtement : la mode est-elle un art comme les autres ? A voir la garde-robe de la comtesse Greffulhe (véritable icône de mode, sorte de Bella Hadid du XIXe) et les silhouettes déstructurées de Martin Margiela, il ne fait pas de doute : la mode a bel et bien sa place au musée. Et si vous en doutez, vous avez jusqu'au 26 juin pour vous laisser convaincre.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture

Coup de pot - pour nous -, à l’occasion de sa fermeture temporaire, le prestigieux Frick Collection a autorisé le transfert d’une partie de ses collections. Bilan à l’arrivée : une dizaine d’eaux-fortes composées à Venise. Ailleurs, c’est à la Tamise ou au port de Valparaiso (Chili) que Whistler offre consistance. Lorgnant du côté des maîtres flamands du XVIIe siècle ainsi que de Velásquez, Fantin-Latour et surtout Courbet, dont il fût l’élève et l’ami, Mister Whistler est aussi l’auteur de portraits à l’austérité magnétique. Cinq sont exposés à Orsay, tous sont de vraies pépites. Aussi et surtout, il y a cette saisissante triade de portraits en pied. De grands formats à la palette réduite (très sombre, ou très crème) harmonieusement mis en scène...

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art

Joseph Beuys aura croqué le monde sans relâche, constituant un corpus d’esquisses extrêmement riche (on parle de quelque 10 000 dessins réalisés au cours de sa vie). C’est une centaine de ces ébauches que choisit de mettre en lumière le musée d’Art moderne. Un parti pris qui prend le contre-pied de la vingtaine d’expos allemandes qui mettent en avant l'icône, l’artiste radical et conceptuel qui a tant marqué l’histoire de l’art. Le MAM nous invite à pénétrer l’intimité plus poétique et douce de l’ex-prof des Beaux-Arts de Düsseldorf pour découvrir un dessinateur au trait fin, élégant, aussi modeste que l’expo qui le consacre. Si la position assumée du musée est à saluer, le manque de médiation transforme cette expérience, d’apparence simple, en un véritable casse-tête. Le corpus, très inégal – allant du brouillon hâtif au travail de recherche abouti –, n’est pas suffisamment rapproché de la pratique connue de Beuys et on déplore comme un manque de temps, voire d’ambition, de la part du musée parisien.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Alerte rouge, sortez les gosses : « Certaines œuvres peuvent heurter la sensibilité… » Plutôt deux fois qu’une, même. À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku. Beaucoup de kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais – surprise ! – parmi ce festival de peaux laiteuses empêtrées dans des positions inconfortables (aïe pour elles), il y a aussi le portrait d’un inconnu attablé dans un restaurant, quelques natures mortes et plusieurs paysages urbains.  Et pour cause : la centaine de pièces exposées, qui constitue la série Shi Nikki (Private Diary) adressée à Robert Frank (oui, oui, l’auteur du célébrissime Les Américains), ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme, thème prédominant de l’artiste japonais.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Divisée en deux volets, l’expo s’attarde dans une première partie sur l’intérêt des Parisiens pour les arts de l’islam au début du XXe siècle, puis sur le répertoire de formes inspirées par l’islam du début du siècle dernier à nos jours. L’occasion de revenir sur la bibliothèque constituée de masterpieces de l’art islamique de Louis Cartier, sur la collection de pierres venues d’Inde de son frère Jacques (sans mauvais jeu de mots), mais également sur l’actu artistique parisienne de l’époque, largement tournée vers l’Orient. 

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art

D’abord prouesse technologique, puis art, avant de devenir une véritable industrie, le cinéma a connu bien des vies avant Hollywood et les Oscars. Mais c'est le rapport aux autres types de création qu’a souhaité explorer le musée d’Orsay à travers une expo thématique rassemblant près de 300 œuvres, allant du dessin au film en passant par de la peinture et le zootrope. Un projet dense conduit par un appareil critique ultra bien bossé, qui rend le sujet accessible et ludique malgré sa complexité apparente. On se balade ainsi au fil du parcours pour découvrir l’influence des potes des frères Lumière, Monet, Cézanne et Renoir, sur les premières projections, mais aussi pour attester de la fascination des artistes pour la ville, la nature, les corps. Entre les projections de lanternes magiques et les premiers dessins animés, les captations des danses endiablées de Loïe Fuller et l’apparition progressive du son et de la couleur, c’est toute une histoire qui est retracée ici, avec grâce.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques

Dans sept zones thématiques déployées autour de la Halle Aubervilliers, en libre accès, une trentaine d’artistes explorent les frontières de la réalité et la notion d’invisible dans les arts plastiques. A grands coups de réalité virtuelle, d’installations interactives et d’illusions d’optique, les espaces allient art et science pour un rendu des plus bluffant. Les fans de SF se verront projetés dans une sorte de conteneur ultra-futuriste signé Guillaume Marmin. Quant aux plus politiques d’entre nous, ils kifferont le travail de la plasticienne Heather Dewey-Hagborg qui tente, de révéler le visage de la lanceuse d’alerte Chelsea Manning. Si vous aimez les shows grandioses et les trips futuristes, il s’agit clairement d’une expo faite pour vous. Aussi sérieuse que ludique, Au-delà du réel ? constitue un laboratoire numérique unique dont on ressort tout chamboulé tant les œuvres présentées nous font vivre des expériences physiques et visuelles fortes. Une grande réussite.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain

Qui n’a jamais kiffé descendre à la station Palais-Royal - Musée du Louvre, sortie place Colette, pour se retrouver sous la coupole de perles magiques de Jean-Michel Othoniel ? Vingt ans après avoir pimpé les abords de la Comédie-Française et dix ans après son énorme rétrospective au Centre Pompidou, l’artiste français le plus poétique du circuit continue de nous enchanter en investissant l’un des lieux les plus romantiques de la capitale : le Petit Palais. “Self-care”, "Développement personnel”, “détox”… L’année 2020 a été – un peu malgré nous – l’année du “moi”, changeant notre rapport au miroir et à notre image, nous forçant à nous mater le nombril durant des mois de confinement. Intitulée Le Théorème de Narcisse, l’expo de Jean-Michel Othoniel nous renvoie à cet autoérotisme via l’histoire d’amour mythologique entre Narcisse et son propre reflet, en y ajoutant bien entendu sa petite dose de féerie.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Art

Mugler au MAD, Margiela à Lafayette Anticipations, les sneakers au musée de l’Homme… Paris n’aura jamais autant mérité son statut de capitale de la mode ! Dernière expo fashion en date, Vogue Paris 1920-2020 boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Aussi flamboyante que le média qu’elle célèbre, cette rétrospective s'ouvre avec plus de 1 000 couvertures de Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. D’abord gazette mondaine un brin arty dans les années 1920-1930, puis témoin du style de vie “à la parisienne” des 60’s, Vogue se fait vite révélateur de talents, du photographe Helmut Newton au styliste Tom Ford en passant par l'icône Kate Moss.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art

Bien qu’à la retraite depuis un an, Jean-Paul Gaultier n’a pas dit son dernier mot ! En lui donnant carte blanche, la Cinémathèque offre au plus cinéphile des stylistes français l’occasion de monter une expo à son image, mêlant mode et grand écran. Jean-Paul Gaultier n’a jamais caché l’influence du 7e art sur son travail. De James Blonde à Et Dieu créa l’Homme en passant par Sleepy Hollow, le créateur invoque sa culture cinématographique pour nommer ses collections. Si toute la déambulation nous en apprend sur les inspirations ciné du créateur, et costumier à ses heures perdues (comment oublier les tenues du Cinquième Élément ?), on découvre aussi qu’elles ont façonné son goût pour la théâtralité – lui dont les catwalks n’ont rien à envier aux plus grosses productions hollywoodiennes. 

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques

Tous les week-ends, c’est la même guéguerre : vous voulez visiter une expo, votre mec veut aller au ciné. Ne vous en faites pas, jusqu’au 28 novembre prochain, la galerie Perrotin œuvre pour la paix des ménages en proposant une nouvelle expérience de réalité virtuelle au cœur de son espace du Marais. L’occasion d’allier nouveaux médias, art numérique, cinéma et même jeu vidéo et ainsi mettre tout le monde d’accord. Associée à la société de production spécialiste du domaine Atlas V, la galerie invite les spectateurs à s’immerger en les faisant pénétrer dans un white cube où affiches vintage flirtent avec béton brut et casques futuristes. Un premier pas dans l’univers avant-gardiste de la VR qui nous rappelle qu’on est bel et bien dans une galerie : esthétique et réflexion muséologique sont au rendez-vous.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte

Mais où sont les bottes Tabi, les collections oversize, les vestes perruques ? Ne cherchez pas ces pièces iconiques qui ont fait la gloire anticonformiste du designer belge. Ici, la fashion n’a plus son mot à dire. Le fondateur de la Maison Martin Margiela a dit bye-bye à l’industrie de la mode en 2009 et le fait savoir en s’exposant pour la première fois en tant que plasticien. Juste plasticien. Alors, qu’est-ce que ça donne un Margiela qui n’est plus chevillé à la haute couture ? Du bon. Du très bon, même. À travers une vingtaine d’installations, films, peintures et collages conçus in situ, celui qui s’était imposé comme un incontournable du stylisme dès les années 80 séduit ici en tant qu’artiste pluridisciplinaire, hanté par le temps.

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