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Boire et manger au cinéma

Nos meilleurs bars et restos de cinémas

Il n’est pas si rare qu’une séance de cinéma s’accompagne d’une bonne bière au troquet après – pour débriefer des défauts et des qualités du film – ou d’un petit repas sur le pouce ingurgité avant – pour éviter à son estomac de gargouiller pendant la scène où le héros meurt/se déshabille/livre une ultime révélation. Plus que de simples stands à pop-corn, de nombreux cinémas abritent également des cafés où l’on peut se ravitailler. Beaucoup sont sans intérêt, mais certaines salles obscures parisiennes cachent en revanche de véritables petits trésors. Voici nos préférés :

Le Reflet

Ce petit bar bien caché tient son nom du cinéma qui lui fait face. La planque est donc parfaite pour les amateurs de bonnes toiles qui viennent y tailler le bout de gras une fois les projections projetées. Leurs débats souvent mouvementés, rythmés par une bande originale teintée de vieux morceaux rock, évoquent sans mal la culture étudiante bien chargée de la fin des années 1960. Bien sûr, le fond sonore pourrait dissuader ceux qui chercheraient simplement à boire un verre dans le calme et la volupté. Mais il fait partie de l’atmosphère, au même titre que ces affiches de vieux films hollywoodiens ou ces posters de longs métrages de Kurosawa. Côté cuisine, la nourriture, si elle n'est pas mémorable, présente également l'avantage d'être bon marché. Quant au service, il est toujours agréable. Pour 10 euros, vous obtiendrez donc une salade plutôt bonne et, au moins, un sourire. La carte va à l’essentiel, nourrit son homme (croque-monsieur à 8 euros, steak/frites à 12 euros, etc.). En vous asseyant près de la fenêtre pour déguster tout ça, vous avez de bonnes chances de vous laisser entraîner dans une grande discussion, avec un fumeur sorti pour s’en griller une ou un autre passionné attendant tranquillement de payer sa place de ciné.

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Quartier latin

Le Salon de thé de La Pagode

En 1895, Monsieur Morin, flamboyant propriétaire du Bon Marché, cherche un petit cadeau pour l’anniversaire de sa femme. Au diable l’avarice, il décide de lui faire construire, dans le jardin de leur magnifique pavillon, la réplique grandeur nature d’une pagode. A l’époque, le japonisme est très à la mode et puis, quand on aime, on ne compte pas.Il faudra attendre les années 1930 pour que La Pagode entame sa nouvelle vie en tant que maison d’art et de cinéma. Son joli jardin, véritable trésor caché, devient ainsi un salon de thé, particulièrement dépaysant. Jungle tropicale, forêt de bambous, minuscules chemins dessinés entre les tigres et les dragons de pierre, céramiques, mosaïques...  Un décor assez exceptionnel, qui se mérite. Impossible de réserver, le lieu n’est ouvert que du printemps à l’automne, et si vous vous pointez un jour de pluie, vous trouverez fatalement et invariablement porte close.Autre détail : ne vous braquez pas contre les serveurs qui s’occupent également de la billetterie du cinéma et peuvent suspendre les commandes le temps d’aller vendre quelques tickets d’entrée. On ne peut pas être au four et au moulin.Un beau choix de pâtisseries, fournies chaque jour par une boulangerie du coin, s’occupe de combler les petits creux. Mais l’on vient surtout ici pour boire un thé. Pour 4,50 euros, vous pouvez opter pour un thé du tigre, un thé taiwanais noir et fumé, un thé du hammam, délicatement parfumé à la fleur d’oranger, à la rose et aux fruits rouges, ou un

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Ecole Militaire

Le Café du Studio 28

Seuls les initiés connaissent ce petit havre de paix caché non loin de la très touristique rue des Abbesses. Le café du petit cinéma d’art et d’essai Studio 28 compte un étonnant jardin au calme agrémenté de bambous, qui contraste avec cette bruyante rue arpentée par des voitures et dont les nombreuses terrasses de bar sont prises d'assaut par des touristes en route vers le Sacré-Cœur. Pour le découvrir, il faut franchir le guichet du cinéma : vous apercevrez le café à l'intérieur, assez classieux, tout décoré de noir et de rouge avec une photo murale très kitsch de monuments parisiens éclairés dans la nuit. La véranda lumineuse donne sur la terrasse, où quelques tables en mosaïque colorée invitent à la lecture au soleil et dans le calme. L’endroit est si intimiste qu’on entend vite la conversation de ses voisins de table, souvent des mamies à l’heure du thé, qui se racontent les derniers ragots du quartier. Les horaires du café (15h à 21h, tous les jours) s’accordent avec les séances de films, en outre très bien choisis. Pour voir les séances, cliquez ici.

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Abbesses
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Le Salon du Panthéon

Quand Maïla Doukouré reprend en main le mythique Cinéma du Panthéon, au beau milieu de la rive gauche, elle décide de retaper les lieux, certes, mais également d’y ajouter un étage en forme de vaste loft, ouvert sur une belle terrasse, plus intime. L’idée ? Créer un bar, un restaurant, mais surtout un lieu de rencontre et d’échange pour tous les amoureux du septième art. Pour poser le décor de ce lieu unique, c’est donc à Catherine Deneuve qu’elle décide de faire appel. L’actrice chic et indémodable – semble-t-il – accepte, et il y a 5 ans, le Salon voit le jour.Aujourd’hui, il est devenu un lieu de rendez-vous prisé par certains acteurs, réalisateurs, artistes ou techniciens du milieu. Parfait pour déjeuner, boire un thé et profiter des grands canapés confortables pour faire une pause en feuilletant les Cahiers du cinéma d’un air détaché mais profondément intelligent, ou en parcourant (toujours avec cette même expression) l’exposition d’art contemporain du mois.Au menu, une sélection de plats créatifs qui changent chaque jour, comme cet aiglefin préparé au curry ou bien ces tortillas joliment épicées, mais aussi des soupes, de la charcuterie, des salades et des tartes. Pensez bien à réserver, car le lieu est toujours plein à craquer quand sonne l’heure du déjeuner. Par contre, la foule se disperse vite dans l’après-midi. Le meilleur moment peut-être pour goûter les délicieux desserts du chef (fondant au chocolat et aux marrons, tarte au citron) en buvant un thé des écrivains

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Quartier latin

Le Louxor

Ouvert en 1921, le Louxor est passé par bien des états. Ce grand bâtiment art déco d’inspiration égyptienne, qui fut un temps le temple parisien du cinéma muet, vécut après la fin de la Seconde Guerre mondiale des heures beaucoup moins glorieuses. Vendu à l’enseigne Tati qui souhaite empêcher la concurrence de s’installer sur le boulevard Barbès, il est finalement racheté pour être transformé en boîte de nuit. Exit le Palais du Cinéma, le Louxor devient le Megatown, la plus grande discothèque gay de la ville. Puis il ferme en 1988, notamment à cause de problèmes de drogue récurrents, et reste à l’abandon pendant près de vingt-cinq ans.Une longue traversée du désert qui s’achève en 2013 avec une réouverture en grande pompe, et un tout nouveau projet cinématographique, éducatif, culturel et artistique. L’esprit hédoniste du lieu appartient peut-être au passé, mais sa vie nocturne, elle, n’est peut-être pas si difficile à réveiller. Il suffit presque de se glisser sur les hauteurs, au premier étage qui accueille un bar à cinéphiles, épuré et convivial. Les prix, malheureusement, sont assez élevés (entre 20 et 50 euros pour une bouteille de vin) et l’accès est limité aux heureux détenteurs d’un ticket pour une séance à venir, mais la vue sur le Sacré-Cœur et le quartier Barbès en fait tout de même un lieu unique. Et pour casser la croûte, de jolies – quoique pas inoubliables – collations sont aussi de la partie.

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SoPi (South Pigalle)

Bistrot des Cinéastes

Poussez la porte du Cinéma des Cinéastes, pilier parisien du cinéma d’art et d’essai, puis empruntez l’escalier un peu crasseux qui mène en haut, jusqu’à la salle principale. Vous tomberez alors nez à nez avec un improbable et cossu restaurant, qui réussit à marier l’esthétique d’un bar à vin raffiné et le charme d’un décor entièrement inspiré par le cinéma.Les différentes sections de la carte prennent ici des titres de films : les desserts, par exemple, s’affichent sous la mention « Charlie et la chocolaterie ». La lumière, diffuse, et les murs décharnés dessinent l’atmosphère d’un studio des années 1920 (il faut dire que le bâtiment est un ancien music-hall), quand le menu, lui-même, abrite de nombreuses douceurs toutes dédiées aux cinéphiles et amateurs de culture qui montent ici dès la fin de leur projection. De généreux clubs sandwichs paradent ainsi à côté d’une belle sélection de viande ou de fruits de mer et un beau choix de vins et de fromages vient compléter le tableau. Certainement l'un des plus classes de tous les bistrots de cinéastes.

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Batignolles
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Espace Saint-Michel

En plus d’être une véritable institution, ce cinéma peut se targuer d’être la seule salle parisienne à avoir subi un incendie criminel (organisé par des intégristes catholiques opposés à la diffusion de ‘La Dernière Tentation du Christ’ de Martin Scorsese). Impossible aujourd’hui d’en déceler les cicatrices, le bâtiment a en effet été complètement rénové et restauré, à l’image de son ancienne jeunesse. Le lieu déjà centenaire continue ainsi d’accueillir des films d’auteur peu visibles ailleurs et tournés aux quatre coins du monde. Et si l’espace unique de 500 places a été divisé pour loger en son sein deux petites salles, l’Espace Saint-Michel n’a pas perdu un poil de sa grandeur Belle Epoque. En début de soirée, l’énorme et triomphant bar qui occupe l’entrée se met en route. Il ne s’agit peut-être pas du plus tendance ou du douillet des débits de boissons de la capitale, mais assailli par la bonne clientèle, il prend soudain des airs de vieux décor hollywoodien des années 1950. Quand le temps le permet, quelques tables se font la malle devant l’entrée du cinéma rue de la Harpe, et deviennent le temps d’un verre un repaire parfait pour observer tranquillement le drôle de défilé des touristes. La carte se résume aux protagonistes habituels – Leffe, Heineken et honnête sélection de vins. Les prix vont avec le quartier, évidemment, mais le cadre justifie le surplus.

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Quartier latin

L'Entrepôt

Dans le désert culturel du XIVe arrondissement, l’Entrepôt est une arche de Noé musicale et cinématographique qui existe depuis les années 70. On est loin de l’entrepôt « squat d’artiste », la population est plutôt composée de bobos trentenaires du quartier amateurs de films d’art et essai en VO et de concerts de jazz le week-end. L’entrée est gratuite, le cadre agréable ‑ un bar forum pour les concerts et les débats, une verrière et un jardin planté de bambous pour le restaurant, ‑ et la programmation très intéressante. Mercredis et samedis sont ainsi dédiés au cycle de cinéma « Ecran animé » pour les enfants  autour d’un petit goûter. Mais l’endroit est mal insonorisé, les additions sont salées pour des assiettes peu généreuses et une cuisine qui n’a rien d’extraordinaire. On viendra plutôt boire un verre, profiter des expos et voir de réalisateurs alternatifs.••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour découvrir d'autres bars référencés par Time Out Paris cliquez ici.•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour voir la liste complète des 100 meilleurs bars sélectionnés par Time Out Paris cliquez ici.••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

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Plaisance

Restaurant du Lucernaire

Niché dans l’hyperactif centre culturel du Lucernaire (qui comprend pas moins de trois cinémas et trois théâtres), ce bar-restaurant est un véritable bon plan, comparé aux troquets tristement ordinaires qui l’entourent. Pour vous asseoir, deux espaces au choix. Une vaste et splendide salle qui rappelle le faste des brasseries du quartier Montparnasse, ou un bar plus décontracté (ouvert le soir uniquement) qui déborde sur une terrasse. Sur la carte, qui couvre une large diversité culinaire, brochettes orientales, salade italienne et croque-monsieur se tirent la couverture pour gagner votre appétit. Avec autant de choix, certains plats tirent fatalement mieux leur épingle du jeu que d’autres. Le filet de daurade et sa portion de légumes un peu pingre, par exemple, a du mal à rivaliser avec le cheeseburger, juteux et gourmand.On oublie pourtant assez vite cette déconvenue de bouche, happé par le décor et l’atmosphère doucement artistique qui subsiste entre ces murs. Maintenant que les grands établissements du genre (La Coupole, Le Select) ont troqué leurs Fitzgerald et leurs Hemingway contre des groupes de touristes (en gonflant démesurément leurs prix au passage), il est assez réconfortant de trouver un lieu où souffle encore un peu de cette énergie créative et authentique.

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Rennes-Sèvres
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Le café du MK2 Quai de Loire

De chaque côté du bassin de la Villette, deux cinémas se contemplent comme on s’inspecte dans un miroir. Salles obscures, restaurants et cafés se renvoient la pareille, drainant sans complexe amateurs de blockbusters, amoureux du septième art à la recherche de films un peu plus pointus, passants affamés ou flâneurs des deux rives cherchant simplement à siroter un verre au bord de l’eau.Du côté quai de la Loire, l’intérieur du cinéma abrite une épicerie américaine (si vous cherchiez du cheddar en tube, ne cherchez plus), ainsi qu’un café-restaurant simple et plutôt bon marché (pour un bar de cinéma tout du moins). De toutes façons, et à moins d’être un adorateur de hot-dogs de moyenne qualité (5 euros) ou un grand fan de milkshakes inutilement complexes (entre 4 et 5 euros), on ne vient pas ici pour se délecter de la carte, mais plutôt pour profiter de cette grande terrasse en bordure de canal, qui prend si bien le soleil quand viennent les beaux jours.Et si vous avez vraiment besoin de vous mettre quelque chose sous la dent, mieux vaut peut-être aller en face pour se payer un plat chez Corso, l’enseigne italienne abritée dans le cinéma côté quai de Seine. Un peu couteuse certes, mais plutôt satisfaisante. Surtout, la vue y est tout aussi agréable, et vous pourrez, pour vous y rendre, vous offrir une  minuscule croisière à bord du Zéro de conduite (surnommé selon le film éponyme de Jean Vigo) qui mène ses passagers cinéphiles d’un bord à l’autre du canal.

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Jaurès

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