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Musée de l'Orangerie

  • Musées
  • 1er arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Musée de l’Orangerie
Photograph: Oliver Knight
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Time Out dit

Rouvert en 2006 après de longs travaux, le musée de l’Orangerie des Tuileries, temple sacro-saint des 'Nymphéas' de Claude Monet, figure en bonne place sur les emplois du temps des touristes. Et pour cause : sa mise en scène simple, son accrochage dépourvu de fioritures, son parti-pris de la sobriété laisse aux œuvres (et aux visiteurs) la place de respirer, et c’est tant mieux ! Monumentales, les toiles de nénuphars épousent ainsi les courbes des salles ovales quand les murs blancs, épurés au possible, s’effacent derrière le romantisme éthéré de ces œuvres tardives de Monet. Bref, le charme de son jardin de Giverny, qui absorba toute l'attention du peintre pendant les dernières années de son existence, semble à nouveau éclore dans les salles de L’Orangerie.

En bas, la collection Jean Walter et Paul Guillaume affiche pour sa part un assemblage où l’Ecole de Paris et les impressionnistes se croisent sur les cimaises. Quelques Cézanne, des Renoir, des Modigliani, Rousseau, Matisse, Picasso, Derain… La qualité des œuvres plaît mais n'égale pas la fresque florale du dessus. A voir si les invités des expositions temporaires, comme les peintres américains des années 1930 ou "les femmes photographes", sont eux à la hauteur du casting.

Infos

Adresse
Jardin des Tuileries
1er
Paris
Transport
Métro : Concorde ou Tuileries
Prix
De 6,50 à 9 euros. Gratuit pour les moins de 26 ans.
Heures d'ouverture
Tous les jours sauf le mardi de 9h à 18h.
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Programme

Le décor impressionniste. Aux sources des Nymphéas

  • 5 sur 5 étoiles

Les impressionnistes n’ont pas de secrets pour vous ? Hmm… pas sûr ! Alors qu’on pensait avoir tout vu sur ce mouvement, le musée de l’Orangerie tire son épingle du jeu et présente Degas, Monet et tous leurs copains sous un angle inédit : celui de la déco. Alors qu’on est plus habitués à mater l’art impressionniste à Orsay ou au musée Marmottan, il se décline aussi en peintures murales, céramiques, éventails et autres petits objets voués à mettre du beau dans le quotidien des artistes. N’en déplaise aux puristes de l’époque. Avouez-le, vous avez sûrement un mug pop art chez vous, un vase inspiré de la Vénus de Milo ou même un coussin à l'effigie de votre artiste préféré. Un phénomène pas si neuf, puisque les artistes du XIXe avaient également conscience de la charge décorative de leur pratique. “Décorateur, comme si c’était une tare !”, disait Auguste Renoir en se marrant. Ne l’oublions pas : l’auteur du Bal du moulin de la Galette (1876) a commencé comme apprenti peintre sur porcelaine. Si l’aspect élitiste de l’histoire de l’art a occulté toute cette pratique, le musée de l’Orangerie rend à César ce qui lui appartient en replaçant un paquet d'œuvres dans leur contexte originel : celui du pur plaisir esthétique, bien taclé par les critiques de l’époque. Et si l’on s’extasie aujourd’hui devant les Nymphéas de Monet – que le peintre nommait lui-même ses “grandes décorations” –, un spécialiste les comparait en 1874 à un “papier peint”. Ambiance. Et finalement, pourquoi dénigrer

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