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Sur la pellicule, on trouve le tout juste disparu Martin Parr, les icônes américaines Nan Goldin et Lee Miller ou le Brésilien modeux Rafael Pavarotti

Le voilà, le dossier le plus cliché de la rentrée ! Au milieu de la kyrielle d’expositions attendues en cette année 2026, les esthètes des négatifs auront particulièrement de quoi remplir leur fil Insta. Sur la pellicule, on trouve le tout juste disparu Martin Parr, les icônes américaines Nan Goldin et Lee Miller ou le Brésilien modeux Rafael Pavarotti.
Préparée avec l’aide du photographe britannique (notre interview de l'artiste parue en 2023) avant sa disparition le 6 décembre dernier, l’exposition Martin Parr. Global Warning au Jeu de Paume se propose de revisiter son œuvre depuis les années 70 “à l’aune du désordre généralisé de notre époque”. Portraitiste des temps modernes ayant écumé les cinq continents, Parr s’est fait le témoin de l’impact de l’Homme sur la nature, capturant ses congénères avec un regard critique teinté d’ironie. Une vaste exposition rassemblant près de 180 œuvres qui sera l’occasion de rendre hommage à l’un des plus grands noms de la photographie contemporaine.
Présentée à Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan dans le cadre d’une tournée internationale, l’exposition Nan Goldin, This Will Not End Well fera escale à Paris du 18 mars au 21 juin avec une scénographie conçue par l’architecte Hala Wardé, constituée de pavillons uniques dans le Salon d’honneur du Grand Palais ainsi que dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. Derrière ce titre pessimiste, qui cache la “joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin” selon son commissaire, cette rétrospective s’intéresse à l’œuvre de la photographe en tant que cinéaste à travers vidéos et diaporamas, incluant notamment The Ballad of Sexual Dependency, la série de photos qui a fait connaître Nan Goldin dans le monde entier.
Quand ? Du 18 mars au 21 juin 2026
Où ? Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower, Paris 8e
Artiste, muse et mannequin dont la trajectoire exceptionnelle fut le sujet d’un biopic sorti en salles en 2024, Lee Miller fera l’objet d’une grande rétrospective au printemps 2026 au musée d’Art moderne. Organisée en collaboration avec la Tate Britain et l’Art Institute de Chicago, l’expo retracera toute l’ampleur et la diversité de son œuvre en tant que photographe : mode, paysage ou portraits mais aussi reportages de guerre dans les années 40. Une traversée artistique et biographique qui fera voyager le visiteur par le biais de clichés pris dans une vie en constant mouvement.
Quand ? Du 3 avril au 26 juillet 2026
Où ? musée d’Art moderne, 10 avenue du Président Wilson, Paris 16e.
Le musée des Arts décoratifs ouvrira ses cimaises, du 23 septembre 2026 au 7 février 2027, à la première exposition française consacrée au photographe Rafael Pavarotti. Une entrée remarquée dans le champ muséal hexagonal pour une œuvre déjà largement diffusée, mais encore peu montrée sous cette forme. Réunissant plus de 200 tirages, l’exposition déroulera un corpus ample, mis en regard des collections photographiques du musée. On y croisera des couvertures de magazines internationaux, des portraits de figures de la pop culture – Rihanna, Harry Styles, Beyoncé – ainsi que des campagnes réalisées pour de grandes maisons, de Dior à Balmain, de Maison Margiela à Ferragamo, sans oublier L’Oréal. Un ensemble qui témoigne d’un regard désormais solidement installé dans le paysage visuel de la mode contemporaine.
Où ? Au musée des Arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris
Quand ? Du 23 septembre 2026 au 7 février 2027
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