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Avant la finale de la Ligue des Champions, nous avons demandé à des personnalités parisiennes de raconter leur amour pour le PSG. Episode 7 avec Le Juiice.
“Fidèle au PSG comme un rappeur à son quartier.” Voilà comment la rappeuse Le Juiice définit sa relation au club de la capitale. Née dans le Val-de-Marne, la Trap Mama a tout connu avec le PSG, qui fait partie de son identité. Alors, à l’occasion des Time Out Food & Drink Awards, organisés en avril dernier au Parc des Princes, elle n’a pas pu s’empêcher, habillée d’une tenue en cuir digne de Batman, de filmer un freestyle au bord de la pelouse, dans ce “lieu chargé d’émotions” pour elle. Episode 7 de notre série Âmes de Paname avec Le Juiice.
“Chez moi, le PSG a toujours fait partie du décor. À Paris et en banlieue, tu grandis avec ce club sans même t’en rendre compte. Mon premier souvenir, c’est mon frère qui supportait le club, et cette atmosphère les soirs de match, les gens qui ne parlaient que de ça, les maillots dans les rues, cette impression que toute une ville retenait son souffle. Aujourd’hui, quand j’y repense, ça me rappelle d’où je viens. C’est un mélange de nostalgie, de fierté et d’attachement à mes racines.
“J’ai commencé à comprendre ce que représentait vraiment ce maillot”
Au début, je suivais le PSG parce que c’était le club de chez moi. Puis j’ai commencé à comprendre ce que représentait vraiment ce maillot. J’ai connu les hauts, les bas, les critiques, les désillusions et les grands moments. Avec le temps, ma passion est devenue plus mature. Aujourd’hui, je supporte le PSG pour ce qu’il représente, pas seulement pour les trophées. Le PSG, c’est plus qu’un club. C’est une identité. Il y a ce mélange de prestige, d’ambition et de caractère qu’on retrouve dans l’image de Paris.
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Dans mon art, je cherche aussi à défendre une identité forte. J’aime l’idée de créer quelque chose de reconnaissable, d’assumer qui je suis et d’où je viens. Cette fierté, je la partage avec le PSG. Quand je rappe, je ne triche pas. Quand je supporte le PSG, c’est pareil. Je vis chaque émotion à fond. Il y a aussi cette idée de résilience. Dans la musique comme dans le football, tu prends des coups, tu te fais critiquer, mais tu continues à avancer parce que tu crois en ton projet.
“Des morceaux comme ‘Paname’ représentaient cette fierté de la capitale qu’on retrouvait dans le club”
Mon plus vieux souvenir de rap en lien avec le PSG, c’est Booba. Quand j’étais plus jeune, l’image du PSG était intimement liée à celle du rap parisien. Des morceaux comme “Paname” représentaient cette fierté de la capitale qu’on retrouvait dans le club. Pour beaucoup de gens de ma génération, supporter le PSG et écouter du rap français faisaient partie de la même culture.
“Je veux vivre la finale entourée de passionnés, dans une ambiance où chaque action est vécue à 100%.”
Je pense que ces années difficiles ont construit le caractère du PSG. Elles ont créé une génération de supporters qui sont restés fidèles malgré les difficultés. Aujourd’hui, les gens redécouvrent une équipe plus soudée, plus collective. Le public se reconnaît davantage dans cette mentalité. Les succès ont évidemment leur importance, mais je pense que c’est surtout l’état d’esprit qui rassemble.
Je ressens beaucoup de fierté de voir le PSG disputer une deuxième finale de suite. Quand tu as connu les périodes compliquées, tu sais ce que ça représente. Une finale de Ligue des Champions, ce n’est jamais banal. Je veux la vivre entourée de passionnés, dans une ambiance où chaque action est vécue à 100%. Pendant les matchs, je suis incapable de rester neutre. Je passe par toutes les émotions possibles. Je crie, je stresse, je célèbre comme si j’étais sur le terrain. Je pense que les vrais supporters comprendront. Mais clairement, ce genre de soirée, c’est exactement pour ça qu’on aime le football.”
Son objet fétiche en rapport avec le PSG :
Mon bijou de chez Legacy customisé pour moi. C’est un médaillon avec le logo du club.
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Une chanson à écouter avant le coup d’envoi de la finale :
Mon propre morceau : “Jusqu’à la mort”. Parce que, avant une finale historique, j’ai envie d’entendre quelque chose qui me rappelle mon parcours et tout ce que je veux accomplir. Au fond, le PSG et moi partageons la même mentalité : rêver grand, travailler dur et ne jamais arrêter d’y croire.
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