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Le résultat des Bar Awards 2016

Et les gagnants soooooonnnnnnnnnntttttt

Bar à miam, cave à vins la plus cool, meilleur nouveau bar à cocktails, bar à cocktails de l'année-la valeur sûre, meilleure équipe de bar, le coup de cœur de Time Out : ils étaient 5 bars à concourir dans chacune de ces catégories, soit 30 bars nominés pour les Bar Awards 2016.

Tous ces bars, que l’on y serve des Old Fashioned, des vins de petits producteurs ou des œufs-mayo à la truffe, ont un point commun : le respect des artisans et des bons produits...

Mais il nous fallait bien les départager : le choix fut cornélien, la bataille rude, les résultats parfois très très très serrés... Voici donc les 6 grands gagnants de ce grand cru 2016.

Le meilleur bar à miam :

L'Avant Comptoir de la Mer

Yves Camdeborde a toujours un coup d’avance, il le prouve une fois encore avec L'Avant Comptoir de la Mer. Créatif, le chef propose un nouveau lieu de dégustation qui suit les traces de son très populaire Avant Comptoir, mais cette fois-ci en version fruits de mer.

Comme chez l’aîné, on y mange debout et tout se passe au comptoir : la commande comme la dégustation. Vins de qualité, hors-d'œuvre revisités façon tapas et assiettes créatives, le tout dans une ambiance folklo et décontractée. Tellement décontractée qu’on se croirait à la maison, un peu comme Hugo (oui, ici, on se fait des copains en cinq minutes) qui laisse son smartphone charger à l'autre bout de la salle sans surveillance. Pour commander, il faut y aller franco, on joue des coudes, on pousse même quelques gueulantes mais toujours tout sourire et avec l’accent du Sud. En attendant d’être servis on saisit un panier de pain de campagne avec une plaque de beurre Bordier, histoire de tartiner un peu. Et Dieu que c’est bon. A tel point qu’on pourrait venir ici juste pour déguster quelques tartines. Mais après tout, on est quand même venus ici pour les tapas.

Pour les trouver, c'est vers le plafond qu’il faut regarder. Des photos des mets y sont suspendues avec la composition et le prix. Là aussi, on rougit presque de plaisir. Ceviche de poisson, granny smith, concombre ; tartare de thon, framboise, sarrazin, coriandre ; carpaccio de gambas blanche de Palamos et bien d'autres pépites (4 à 20 euros l'assiette).

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6e arrondissement

La cave la plus cool :

Septime La Cave

Recommandé

Nous entendions du bien de cette cave depuis un moment : superbes vins, remarquable charcuterie, beau lieu, mais étrangement nous avons mis un peu de temps à nous y rendre : peur de ne pas avoir de places, crainte du trop branché. Car nous sommes ici dans l’annexe du Septime, restaurant de Bertrand Grébaut, qui fait (à raison) salle comble tous les soirs, et qui fit le buzz en accueillant Beyoncé il y a deux ans. Pas de chanteuse américaine ce soir-là mais l’actrice Géraldine Pailhas et son mari réalisateur Christopher Thompson.

Certes, à La Cave, les gens sont plutôt beaux et bronzés mais l’endroit n’est pas pour autant inaccessible. On s’installe au comptoir face au tableau rétro noir où la serveuse accroche les lettres blanches qui viennent former les noms des vins et des domaines comme autant de promesses de bonheur charpenté. Cinq blancs et cinq rouges au verre (entre 4,50 et 8 €), très bien conseillés par les spécialistes derrière le bar, avec ce 100 % viognier nature (Fleur Sauvage Jouret) fruité et minéral ou cet Hanami Bobinet, cabernet franc acidulé et fruité qui n’a de japonais que le nom. A emporter ? Un beau choix de bouteilles souvent natures, à partir de 13 € (que l'on peut consommer sur place avec un droit de bouchon à 7 €).

Comme dans toutes les caves où l’on boit bien, le « manger » est à la hauteur, en témoignent ces rillettes de porc maison servies sur des grosses tranches de pain grillé.

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11e arrondissement

La meilleure team de bar

Moonshiner

Recommandé

Curieusement, rares sont les bars parisiens à avoir eu la même idée que le Moonshiner. Le concept est pourtant simple et existe depuis longtemps à New York, Londres ou Berlin : le secret. Derrière une cabine téléphonique, au sous-sol d’un kébab ou de l’autre côté d’un frigidaire Smeg, ces bars appelés « speakeasy », c’est-à-dire des lieux clandestins nés pendant la prohibition à New York, se nichent dans des endroits insoupçonnés, que le passant assoiffé ne débusquera jamais à moins de les connaître.

Plus le bar est caché, mieux c’est. Résultat, pour entrer au Moonshiner il faut d’abord pénétrer à l’intérieur de la Pizzéria Da Vito, un véritable restaurant, puis pousser la lourde porte métallique de la chambre froide.Une fois à l’intérieur, vous perdrez instantanément dix degrés (la clim’ aussi est d’inspiration new-yorkaise), mais vous en gagnerez d’autres, plus alcoolisés. Ici, on parle cocktails et whiskies, distribués selon un large éventail de prix, ce qui n’est pas pour déplaire. De 6 euros avec le délicieux punch de saison à 14 euros pour un cocktail plus complexe, comme le Smokey Island, mêlant Rhum Havana trois ans d’âge, vodka, gin Beefeater et une pléiade d’arômes enivrants. Les plus sensibles essaieront de goûter les saveurs davantage féminines d’un Salvia Cosmo, tandis que les durs à cuire testeront un P Galor Martini plein d’amertume ou tout simplement un cocktail au whisky, où les recettes traditionnelles côtoient l’innovation contemporaine.

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11e arrondissement

Le meilleur nouveau bar à cocktails :

Gravity Bar

Depuis la rue, on entend déjà le bruit du shaker. Prometteur, se dit-on. On s'approche et on découvre une mini-terrasse joliment meublée de chaises en bois clair et tissu vert, ambiance déco scandinave. Un coup d’œil à l'intérieur et on s'aperçoit que le thème a été décliné littéralement du sol au plafond : des dizaines de lattes de bois en forme de vague surplombent la petite salle et se jettent en cascade derrière un comptoir en béton massif. D'où son nom, sans doute : le Gravity Bar. C'est un des nouveaux spots les plus courus de la capitale.

Ouvert en août 2015 dans la rue des Vinaigriers, le Gravity Bar ne désemplit pas. Ce qui attire la clientèle plutôt branchée ? Des cocktails ultra originaux réalisés d'une main de maître et un service de snacking de haute qualité. Le tout dans un décor soigné et confortable. La liste des mixtures est plutôt pointue. Les convives les plus honnêtes admettront ne pas connaître une bonne partie des alcools utilisés. La composition, le prix et la contenance sont clairement indiqués (12 € pour 12 ou 20 cl), mais pas d'explication sur le type de cocktail (plutôt sucré, amer, etc.). On se laisse alors guider par les catégories des breuvages : « désorientation », « apesanteur », « sueurs froides » et « exaltation ». Tout un programme !

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Canal Saint-Martin

Le bar à cocktails de l'année - la valeur sûre :

Castor Club

A force de poncer tous les bars de la rive droite, on oublierait presque qu’il se passe des choses sur l’autre berge. Pourtant, en pénétrant au 14 rue Hautefeuille on ravale aussitôt ses préjugés. Passé la discrète porte à l’entrée de la mystérieuse façade, on a l’impression d’atterrir dans un refuge situé dans les montagnes du Montana.

Sur les murs et au plafond, des planches de bois en veux-tu en voilà qu'une lumière tamisée par de très beaux abat-jour rétro met en valeur. Le tout donne une esthétique chic et réussie qui rappelle forcément les clubs clandestins du temps de la Prohibition. Sur place, du monde. Beaucoup. Si bien qu’on doit se mettre en mode Tetris pour trouver un spot de l’autre côté du bar. On joue des coudes, on bouscule deux trois personnes et on se fait houspiller. Mais la récompense est belle. Car la plus grande réussite de ce bar réside dans ses cocktails, parmi les meilleurs de Paris. Pour nous, ça sera le surprenant Turkish Delight (13 €) pour commencer, à base de pisco quebranta, gomme arabique, liqueur, crème à la pistache, citron et cardamome.

C’est frais, crémeux, avec un côté acidulé et sucré. On dirait presque un milk-shake alcoolisé. Associé à la musique très rock et country de Nashville des années cinquante et soixante, on se prend pour Vincent Vega dans 'Pulp Fiction'. D’ailleurs, on tente le twist sans chaussures pour impressionner une fille, mais on écrase malheureusement le pied d’une autre. C’est le moment pour nous de circuler.

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6e arrondissement

Le coup de cœur de Time Out Paris :

Tony

Recommandé

Passé l’ordinaire devanture qu'on avait à peine remarquée, le Tony prouve à l'intérieur qu’il ne faut guère se fier aux apparences. Car pendant qu'on se pavane sur un tabouret au bar, les enceintes crachent du Notorious Big puis l'hymne à la Grosse Pomme du rappeur Nas : "NY State of Mind".

On remue la tête tout en louchant sur la gauche, deux filles portent des grosses fourrures façon pimp, histoire de prolonger l'ambiance. Yo ! Sur la carte : du spritz, des bières bio, du vin mais surtout des cocktails maison. Pour nous, ça sera le BCG (basilic, concombre et gin) à 6 € en happy hour. C’est frais, sucré et la physalis apporte une touche d’acidité bienvenue : parfait pour commencer. Après un deuxième verre, le Smoke à base de whisky fumé, sirop de sucre maison et blanc d’œuf, on peut enfin se détendre et abandonner son regard pseudo-gangster. Direction le fond de la salle et son ambiance cosy.

On se pose sur les sièges en cuir, en face de caisses qui font office de tables. Sur les murs, les planches de bois sont recouvertes de tôle et éclairés par des lampes tamisées. Un DJ prend place sur l’estrade pour un set funk et électro, entièrement à base de vinyles. La veille, c’était un live jazz, autant dire que la prog’ est à surveiller de près. On s’ambiance et on décide de se défouler les poignets sur le baby-foot étonnamment gratuit.

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10e arrondissement

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