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Les meilleurs films de 2013

Bilan cinéma 2013 : les 20 meilleurs films de l'année, avec leurs critiques et bandes-annonces

'La vie d'Adèle' (d'Abdellatif Kechiche)
1/20
d'Abdellatif Kechiche
'A Touch of sin' (de Jia Zhangke)
2/20
de Jia Zhangke
'L'Inconnu du lac' (d'Alain Guiraudie)
3/20
d'Alain Guiraudie
'Spring Breakers' (de Harmony Korine)
4/20
de Harmony Korine
'9 mois ferme' (d'Albert Dupontel)
5/20
d'Albert Dupontel
'Inside Llewyn Davis' (de Joel et Ethan Coen)
6/20
de Joel et Ethan Coen
'Hijacking' (de Tobias Lindholm)
7/20
de Tobias Lindholm
'Haewon et les hommes' (de Hong Sangsoo)
8/20
de Hong Sangsoo
'Blancanieves' (de Pablo Berger)
9/20
de Pablo Berger
'Camille Claudel 1915' (de Bruno Dumont)
10/20
de Bruno Dumont
'Only God Forgives' (de Nicolas Winding Refn)
11/20
de Nicolas Winding Refn
'Berberian Sound Studio' (de Peter Strickland)
12/20
de Peter Strickland
'Frances Ha'  (de Noah Baumbach)
13/20
de Noah Baumbach
'La Danza de la realidad' (d'Alejandro Jodorowsky)
14/20
d'Alejandro Jodorowsky
'Post Tenebras Lux' (de Carlos Reygadas)
15/20
de Carlos Reygadas
'Aujourd'hui' (d'Alain Gomis)
16/20
d'Alain Gomis
'No' (de Pablo Larrain)
17/20
de Pablo Larrain
'Paradis : espoir' (d'Ulrich Seidl)
18/20
d'Ulrich Seidl
'Zero Dark Thirty' (de Kathryn Bigelow)
19/20
de Kathryn Bigelow
'The Grandmaster' (de Wong Kar-wai)
20/20
de Wong Kar-wai

En marge de nos collections de films français, de films d'amourd'horreur ou de science-fiction, découvrez ici notre bilan des 20 meilleurs films de l'année 2013 selon nos critiques.

Les meilleurs films de 2013

1

La Vie d'Adèle

Magnifique, 'La Vie d'Adèle' se pose comme une évidence, à l'image de certains films d'Eustache, de Renoir, d'un réalisme époustouflant mais dans le monde d'aujourd'hui. Plongée dans ce film-fleuve de trois heures – qui passent comme une lettre à la poste –, Adèle (Adèle Exarchopoulos, inconnue éblouissante) traverse l'adolescence. Lycéenne curieuse, elle lit Marivaux et s'initie à l'amour. D'abord avec un lycéen gentiment banal, puis avec Emma, une étudiante des Beaux-Arts aux cheveux bleus (Léa Seydoux, magnétique et animale), avec laquelle elle vivra une passion complice et sensuellement intense. Lire la suite

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2

A Touch of Sin

Prix du scénario au dernier Festival de Cannes, ‘A Touch of Sin’ suit quatre itinéraires de révolte, au sein de la Chine contemporaine. Agressif et jouissif, le film marque un tournant dans l’œuvre de Jia Zhangke, qui s’y affirme comme l’un des plus grands cinéastes politiques d’aujourd’hui. Un ouvrier rageur devant la corruption de ses supérieurs, une guichetière de sauna violentée par un client qui croit pouvoir l'acheter comme une prostituée et la tabasse à grands coups de liasses de billets, un travailleur clandestin qui prend les armes... Les personnages de cet étonnant film polyphonique du... Lire la suite

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3

Inside Llewyn Davis

Le dernier film des frères Coen pourrait être envisagé selon une multitude d’angles : point de vue oblique sur la scène musicale new-yorkaise du début des sixties, ou respectueux portrait d’une ère mythique de la pop culture ? Variation mélancolique sur un Bob Dylan malchanceux, ou déclaration d’amour aux absurdités de la vie d’artiste ?  En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’un esprit pleinement dylanien inonde le film : comme si la pochette de ‘The Freewheelin’ Bob Dylan’, sorti en 1963, prenait subitement vie, avec ses couleurs douces et ses rues enneigées, où l’on suivrait, peut-être sur une semaine ou deux, le quotidien du folkeux... Lire la suite

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4

Only God Forgives

Pour beaucoup (trop ?) de spectateurs, Nicolas Winding Refn est d’abord le réalisateur de ‘Drive’, son premier film hollywoodien sorti en 2011 avec pour acteur principal Ryan Gosling. D’où la probable déconvenue d’une partie du public devant cet ambitieux ‘Only God Forgives’, plus qu’appréciable si l’on s’intéresse de près à la filmographie du Danois, difficile d’accès dans le cas contraire. Car si les rues de Copenhague (trilogie ‘Pusher’, ‘Bleeder’) ou celles de Los Angeles (‘Drive’ encore) paraissent loin, ce dernier long métrage constitue pourtant une bonne synthèse de son œuvre cinématographique. Lire la suite

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5

Haewon et les hommes

Il existe deux types de gens : ceux qui connaissent les films de Hong Sang-soo et ceux qui ne les connaissent pas. Les premiers doivent aller voir 'Haewon et les hommes', car ils vivront là une expérience jouissive de premier ordre. Les autres doivent également courir dans l'un des cinq misérables cinémas parisiens qui ont eu l'audace de diffuser ce grand film réalisé (comme tous ceux du cinéaste) avec trois francs dans trois décors selon un rituel quasi similaire. Avec Hong Sang-soo, le spectateur assiste au génie de la variation sur un thème imposé, dans la mesure où les scènes se répètent... Lire la suite

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6

Camille Claudel 1915

Disons-le tout de suite : d’une rigueur qui ferait aisément passer ‘Amour’ pour une comédie romantique, ‘Camille Claudel 1915’ se révèle, d’un bout à l’autre, aussi magistral qu’éprouvant (comme ça, au moins, vous voilà prévenus). Plongeant une Juliette Binoche époustouflante, magnifique de retenue, dans un hôpital psychiatrique parmi d’authentiques aliénés, Bruno Dumont y relate le quotidien de l’ancienne sculptrice, âgée de 49 ans au début de sa longue période de réclusion – qui durera jusqu’à sa mort en 1943. Ici, il faut rappeler que les récents films de Dumont n’ont cessé de creuser... Lire la suite

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7

L'Inconnu du lac

Présenté à Cannes dans la catégorie ‘Un certain regard’ – où il se vit récompensé, à juste titre, par le prix de la mise en scène – ‘L’Inconnu du lac’ partage avec ‘La Vie d’Adèle’ (qui, faut-il le rappeler, reçut haut-la-main la Palme d'or) au moins une caractéristique notable : tout en traitant sans tabou de l’homosexualité, chacun des deux films réussit en effet à exprimer le désir au sens le plus large. Et la sensualité, la passion, au-delà des pratiques et des normes. Qu’il s’agisse d’hommes mûrs (ici), ou de jeunes filles (dans le film de Kechiche), un même sentiment domine donc : celui que l’amour est une aventure sensuelle... Lire la suite

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8

9 mois ferme

Enfin, une bonne comédie française : rythmée, originale et authentiquement drôle ! Loin de l’omniprésent pseudo-humour franchouillard vulgairement marketé, le nouveau Dupontel fait preuve d’une véritable inventivité dans sa réalisation et son montage, et parvient à un rare et bel équilibre entre douceur de ton et cruauté des gags. Comme pour les meilleures blagues, l’intrigue de '9 Mois ferme' est toute simple : Ariane Fleder (Sandrine Kiberlain), juge hyper-stricte et célibataire endurcie, découvre à son grand dam qu’elle est enceinte… et que le futur père, rencontré lors d’une exceptionnelle nuit... Lire la suite

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9

Spring Breakers

Dès l’ouverture du film – et son ralenti figurant d’hystériques bitchasses allongées topless sur une plage, devant un tas de bourrins faisant mine de leur uriner dans la bouche, une canette de bière entre les jambes – le spectateur est clairement prévenu : ‘Spring Breakers’ sera excessif, vulgaire, sarcastique… mais aussi d’une beauté étrangement paradoxale. Simplissime, le synopsis tient sur une feuille à rouler : quatre étudiantes américaines décident de célébrer la fameuse fête du printemps – dont la tradition consiste manifestement à sniffer de la coke sur des gens à poil, dans une chambre à... Lire la suite

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10

The Act of Killing - L'acte de tuer

Parti en Indonésie pour y tourner un documentaire sur le massacre, en 1965, de plus d'un million d'opposants politiques, Joshua Oppenheimer ne s'imaginait pas que, près d'un demi-siècle plus tard, les bourreaux de l'époque, protégés par le pouvoir en place, lui proposeraient de rejouer leurs crimes face à sa caméra. Comme si Pol Pot ou Klaus Barbie essayaient de mettre en scène leur propre 'Spinal Tap'... De ces témoignages incroyables, il a tiré un film, 'The Act of killing', véritable plongée en apnée dans les abîmes de l'âme humaine. Lire notre interview de Joshua Oppenheimer, réalisateur du documentaire.

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11

Blancanieves

Quel rafraîchissement que ce troisième film du rare Pablo Berger ! Après ‘Mama’ en 1988 et ‘Torremolinos 73’ en 2003 (soit moins d’un film par décennie, ce qui ferait presque passer Carax ou Malick pour des chantres du productivisme), le cinéaste espagnol revient sur les écrans avec cette superbe adaptation, muette et bichrome, du conte ‘Blanche-Neige’. Transposant l’histoire des frères Grimm dans le sud de l’Espagne des années 1920, Berger joue habilement avec ses éléments d’origine : on retrouve ainsi une jolie héroïne perdue, une marâtre diaboliquement jalouse, une pomme... Lire la suite

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12

Hijacking

Repéré récemment en tant que scénariste de la série ‘Borgen’ et du film ‘La Chasse’ de Thomas Vinterberg, Tobias Lindholm prouve en réalisant ‘Hijacking’ qu’il n’en a pas que sous le stylo. Le thème du détournement de bateau en pleine mer par des pirates somaliens pouvait laisser dubitatif ; c’était sans compter sur le talent du Danois pour éviter les écueils. Au-delà du « choc des cultures » attendu, du jugement moral et de l’émotion facile, Lindholm opte pour une mise en scène à la fois réaliste, sensible et pragmatique de la prise d’otages, plaçant le facteur humain au centre.
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13

Frances Ha

Allez donc voir ‘Frances Ha’ pour sa jolie référence à 'Mauvais sang’ de Leos Carax (la scène où Denis Lavant danse sur “Modern Love” de Bowie), vous y resterez pour la fascinante Greta Gerwig. Ancienne du mouvement mumblecore et star montante du cinéma indépendant américain, la jeune femme nous avait récemment électrisés dans ‘Damsels in distress’. Ici, à la fois interprète et co-scénariste, elle porte le film avec le même charme renversant. Filmé en noir et blanc, ‘Frances Ha’ multiplie les hommages à la Nouvelle Vague, mais il nous rappelle surtout le ‘Manhattan’ de... Lire la suite

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14

Berberian Sound Studio

Entre hommage au giallo, expérimentations sonores, métadiscours teinté de nostalgie et épouvante au second degré, ce puissant ‘Berberian Sound Studio’ rappelle le ‘Blow Out’ de Brian de Palma (et, par ricochet, le génial ‘Blow-Up’ d’Antonioni qui l’inspira) avec de vrais bouts de schizophrénie lynchienne dedans… Bluffant. L’action se déroule en 1976, en Italie, dans un studio d’enregistrement où Gilderoy (Toby Jones), ingé-son britannique un peu coincé, se retrouve à devoir mixer les bruitages du dernier film de Santini (Antonio Mancino), l'un des maîtres du film d’horreur de l’époque. Lire la suite

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15

La Danza de la realidad

Vingt-trois ans qu’Alejandro Jodorowsky n’avait pas réalisé de film… Autant dire, on ne s’attendait plus vraiment au retour du génial réalisateur d’‘El Topo’. Pourtant, dès les premières minutes de ‘La Danza de la realidad’, l’éternelle jeunesse de Jodorowsky, 84 ans, ne fait aucun doute : loufoque, touchante, poétique, heureuse et bienveillante, cette autobiographie rêvée retrace avec bonheur et une rare originalité l’enfance du futur cinéaste-scénariste-poète-cartomancien. A Tocopilla, au Chili, entre un père stalinien (au sens propre comme au figuré) et une mère presque trop aimante... Lire la suite

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16

Post Tenebras Lux

Caricatural, pénible, prétentieux, confus, gratuit, exaspérant, grotesque, escroc, attardé : comme rarement, la critique sut rivaliser d’agacement, d’ironie ou de mauvaise foi pour qualifier le dernier Reygadas. Sans doute Bonaparte avait raison, déclarant : "Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas" - et inversement. A première vue, ‘Post Tenebras Lux’ suit Juan (Adolfo Jiménez Castro) et Natalia (Nathalia Acevedo), couple de Mexicains ayant quitté la ville pour une maison en forêt avec leurs deux enfants. En fait, passé, présent, futur, fantasmes, métaphores s’interpénètrent sans chronologie, convoquant une gamine perdue... Lire la suite

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17

Snowpiercer, Le Transperceneige

L'histoire du 'Transperceneige', c'est un peu comme si François Ozon tombait par hasard dans une brocante sur un vieux manga de Tezuka et décidait de l'adapter en film. Peu probable. Car ce n'est pas tous les jours qu'un cinéaste coréen découvre un classique de la SF française dans une petite boutique et a un coup de foudre en le bouquinant d'une traite. Quand Bong Joon-ho lit 'Le Transperceneige', BD publiée en 1982 dans la revue (A SUIVRE), il discerne tout de suite le potentiel cinématographique de l'œuvre et rêve d'en faire quelque chose. Il ne sait pas encore qu'il ne parviendra à achever le projet que... Lire la suite

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18

Paradis : espoir

Dernier volet de la truculente trilogie de l’Autrichien Ulrich Seidl, ‘Paradis : espoir’ suit Melanie (Melanie Lenz), adolescente rondelette, dans un centre d’amaigrissement très strict pour jeunes obèses. Fille de la quinqua libidineuse de ‘Paradis : amour’ et nièce de la catho fanatique de ‘Paradis : foi’, Melanie apparaît ici clairement comme l’héroïne la plus émouvante de cette trilogie. A 13 ans, s’interrogeant sur la sexualité avec son amie Verena (Verena Lehbauer) ou fantasmant sur le médecin du centre (Joseph Lorenz), la jeune fille rompt en effet avec les héroïnes ultra-psychotiques des précédents... Lire la suite

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19

La Vénus à la fourrure

Bienvenue dans la galerie des glaces de Roman Polanski ! Adapté d’une pièce de théâtre de David Ives inspirée du célèbre roman de Leopold von Sacher-Masoch, cette ‘Vénus à la fourrure’ met en scène la propre femme du réalisateur (l’actrice Emmanuelle Seigner) et un Mathieu Amalric aux faux airs de Polanski jeune, avec sa mèche en bataille sur le front. Réflexion à tiroirs, le film fait pourtant preuve d’une économie de moyens plus forte encore que le huis clos ‘Carnage’, précédent film du cinéaste. Une salle de théâtre vide, le temps d’une audition : celle de Vanda (Seigner) par Thomas (Amalric) pour la... Lire la suite

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20

The Grandmaster

S’il fallait concevoir un dictionnaire des idées reçues sur le cinéma, l’une des plus récurrentes serait sans doute l’opposition, artificielle mais généralement admise, entre films d’auteurs et cinéma de genre. Pourtant, loin de s’exclure, les deux catégories se complètent à merveille : du ‘Vampyr’ de Dreyer à ‘Pulp Fiction’ de Tarantino, en passant par ‘Il était une fois dans l’Ouest’, ‘A bout de souffle’ ou ‘Shining’, certaines des plus grandes réussites du septième art tiennent en effet en la rencontre d'une singularité artistique et d'un code commun. Non pour s’y conformer machinalement, bien sûr ; mais pour... Lire la suite

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Commentaires

3 comments
Anais B.
Anais B.

Bonne liste ! mais pour moi il manque La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino.

Anna D.
Anna D.

Je suis relativement en accord avec votre liste, mais pour moi il manque tout de même le chef d'oeuvre Alabama Monroe, non?

Poulpenstring
Poulpenstring

Et Django ? C'est tout de même un film relativement marquant de 2013 non ?