2 J'aime
Epingler

Clubs : le top 10

Nos endroits préférés pour danser

LaPlage de Glazart © Jessika Rolly

C'est clair, le clubbing parisien ne s'est jamais aussi bien porté. Les organisateurs sont de plus en plus inspirés, et les établissements sont pleins tous les week-ends. La programmation, le système son, le personnel, l'ambiance et le cadre sont les critères qui nous ont amenés à ce classement des 10 meilleurs clubs de la capitale. Petites machines innovantes ou boîtes mythiques, à vous de voir où vous allez passer votre vendredi soir. Et votre samedi. Et votre dimanche. Jamais aussi bien porté, on vous dit.

Concrete
Clubbing

Concrete

Concrete, l'after diurne le plus qualitatif de Paris est désormais également oiseau de nuit : un week-end sur deux, la fête se déroule les vendredis et samedis soirs, et l'autre week-end, vous pouvez vous y rendre le dimanche à partir de 7h du matin jusqu'à 2h du lendemain matin. Ce monstre de la fête est installé sur une péniche située quai de la Rapée (le Monte Cosy), non loin de celle qui héberge les soirées Sundae en été. Physios intransigeants sur les entrées, pré-trentenaires en quête de sensations fortes lookés de la tête aux pieds et musique house et techno d'artistes de renommée mondiale ou de la scène émergente parisienne : voici les caractéristiques de ce lieu très Berlin Calling. Petit détail qui rappelle qu'on est à Paris : les tarifs des consommations et de l'entrée (certaines soirées s'élèvent à 20 euros). Mais on se console grâce à la qualité du système son (un Funktion One dernier cri), de la programmation, et du cadre : la barge de Concrete est dotée d'une immense qui terrasse surplombe la Seine et la Cité de la Mode et du Design.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 3 sur 5 étoiles
Rex Club
Clubbing

Rex Club

Le Rex Club à côté du cinéma éponyme sur les Grands Boulevards est un temple des nuits parisiennes, grâce à sa programmation clubbing avant-gardiste de haute volée depuis plus de 20 ans, penchant vers l'électro, la techno, la tech-house, la deep house ou la minimale, plus rarement vers le dupstep, la drum’n’bass, la jungle ou l'électrorock. Ici des anciens comme Daft Punk, Laurent Garnier, Jeff Mills ont mixé ici, mais aussi Roni Size, James Holden, Miss Kittin, Boys Noize, Justice… tous les dinosaures de l’électro au sens large. C'est l'un des seuls clubs parisiens à programmer toute l'année des talents parisiens émergents comme des pointures internationales venues de Londres, Berlin, quelquefois Détroit, Chicago ou New York, signées sur des labels réputés. Depuis 2006, un sound system qui compte 70 points de diffusion répartis dans la salle balance du son exceptionnel. Ici on ne trie pas sur le volet du beau monde bien habillé, l’esprit du Rex est de laisser rentrer toutes les oreilles affutées ... Le jeudi l’entrée est souvent moins chère (8€) que les autres soirs (15 €), mais l'affiche est toujours de qualité.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 4 sur 5 étoiles
Badaboum
Clubbing

Badaboum

La Scène Bastille dégringole et paf : voilà le Badaboum. La presque mythique salle de concert a refait peau neuve sous la direction des détenteurs du Panic Room en 2013. Divisé en plusieurs pièces, toutes ayant une athmosphère distincte et particulière, le club fait fureur. Avec son appartement à l'étage configuré comme un appartement cosy avec une pointe de vintage, son club au très bon sound-system qui fait vibrer l'installation plafonnière en néons, son bar à cocktails et tapas fait de murs bruts et d'étagères en bois (ouvert dès 19h), on peut dire que le Badaboum a réussi le pari de donner un nouveau souffle à cet espace. Au programme : des concerts en premières parties de soirées avec des artistes rock / électro / pop sélectionnés par l'agence SUPER! (sous le nom L'Amour Fou), puis, pour la partie clubbing, les gros noms de la scène techno et house française et internationale. On aime l’ambiance au top, la qualité du son, et l'originalité de ce lieu qui, mérite bien ces cinq étoiles. Le Badaboum a d'ailleurs figuré en 3e position dans le Top 10 des nouveaux clubs européens par le magazine DJ Broadcast, à peine un an après son ouverture. Foncez-y !

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 3 sur 5 étoiles
Le Glazart
Musique

Le Glazart

Le temple de la drum ’n’ bass, jungle et dubstep, c’est ici. La programmation n’est pas non plus monomaniaque : on peut s’agiter sur des beats techno house, minimale… mais aussi assister à des concerts groove, soul ou rock en début de soirée. Le cadre est agréable : une salle avec une scène pour les concerts, un bar avec des fauteuils confortables. Finalement, on viendrait plus souvent si l’endroit n’était pas paumé au fin fond du 19e à côté du périph’. Pas facile de convaincre ses amis de passer la soirée là-bas vu le prix des taxis. Cette sélection au kilomètre a le mérite de drainer une population très underground, pas de hype parisienne ici, mais plutôt des « teuffeurs » habitués des free party, et des oreilles averties qui se déplacent pour le son, rien que le son. Au Glazart, on vient surtout pour les soirées immanquables Jungle Juice (pour ceux qui aiment les beats massifs) ou alors en été, lorsque le coin fumeur se transforme en plage de sable avec pastaga, pétanque et merguez : un combo gagnant très festif.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Nuits fauves
Clubbing

Nuits fauves

Nuits Fauves est un club installé en rez-de-Seine sous la Cité de la Mode et du Design. Qualifié par ses promoteurs d'« underground, sombre, sauvage, intime et brut », le nouveau lieu du 13e emprunte le nom du film de Cyril Collard, car c'est l'endroit précis où on été tournées les scènes de sexe dans le long métrage de 1992. Sept cents mètres carrés d'espace tout en long, viendront nous accueillir tout l'été avec une programmation musicale confiée à l'équipe de La Rafinerie, qui donne carte blanche à des collectifs tous les soirs de semaine : Yard le mardi, Haï-Ku le mercredi et Jeudi Techno le... jeudi.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 5 sur 5 étoiles
Le Chinois
Musique

Le Chinois

Non, le Chinois ne fait pas référence à John Cassavetes (‘Murder of a Chinese Bookie’), au gros navet de Robert Clouse, où à n’importe quel film traitant de la mafia avec un truand asiatique, un juif et un italo-américain… L’origine de son nom est bien plus prosaïque que cela : ce nouveau lieu culturel, made in Montreuil, s’est installé dans les locaux d’un ex-restaurant chinois. Avec une programmation dite « sans concession, sans varietoche » (sic), le Chinois, tout en se targuant d’un éclectisme total, a tout de même tendance à s’orienter vers l’indie rock avec de jeunes groupes comme les Velvet Veins, dont on raffole chez Time Out Paris.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
La Machine du Moulin Rouge
Clubbing

La Machine du Moulin Rouge

La Machine, qui fut la mythique discothèque La Loco jusqu’en 2009, est une adresse très berlinoise en plein Pigalle. Dans une ambiance métallo-techno-industrielle de tuyaux, coursives et même anciennes chaudières du Moulin Rouge, on danse dans une grande fosse (appelée le central) ou dans une salle en sous-sol (la chaufferie), sur des BPM électro, rock, hip-hop… La Machine propose une programmation pointue et éclectique qui s'étoffe mois après mois de têtes d'affiche internatinales recherchées, alternant avec des groupes et de DJ parisiens underground. Attention, réservez vos billets en avance pour les grands concerts car la Machine affiche vite complet. D'autres rendez-vous réguliers sont très populaires, comme les mémorables soirées dubstep Splash, les nuits Electrochic, les soirées club Trax (magazine offert !), les Soulbrother Party (funk hip-hop), les "We are the 90's" et depuis cette année "le Bal de l'Elysée Montmatre", fête qui perdure ici depuis l'incendie de cette salle de concert voisine. On regrettera seulement que quelquefois le volume soit poussé un peu trop fort, dégradant la qualité du son.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 3 sur 5 étoiles
La Java
Clubbing

La Java

Au fond d’un superbe bâtiment art déco, la Java est le lieu de rendez-vous des rebelles noctambules parisiens depuis les années 1930. Dans ce Belleville populaire, Django Reinhardt, la môme du coin Edith Piaf et Jean Gabin s’y produisaient au son de l’accordéon. Puis la jeunesse bourgeoise et rebelle vient s’y lâcher sur du rock avant que dans les années 1980, la faune nocturne du Paris trash underground vienne y écouter du punk rock. Après des années de salsa ennuyeuses, la Java a retrouvé sa vocation originale de club contestataire, et programme des concerts rock garage, punk dub ou des soirées électro techno à gros BPM dans la veine des free party. Ici pas de hype parisienne, et ça fait du bien.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
Djoon
Clubbing

Djoon

Le Djoon est un resto-club qui semble débarqué de la Grosse Pomme : immense loft sur deux étages, baie vitrée donnant sur le quai de la Gare près de la BnF, décor sophistiqué, bar à cocktails trendy et canapés lounge : ici la place ne manque pas. Les spécialités de la maison ? Les beats groovy (funk, hip-hop, soul), house et deep house, et un mélange des deux : funky-house, nu soul. Les soirées Motown Party, My Grooves sont particulièrement populaires. Des DJ de Détroit, Chicago, Berlin, New York et Londres sont souvent invités à mixer leurs meilleures galettes, comme Louie Vega, Theo Parrish, Deetron, Tony Humphries, Culoe De Song, DJ Spinna… L’entrée est à 10 euros (assez sélective pour une soirée clubbing), courue des trentenaires qui aiment la black music et la house. Dommage que l’ambiance soit un peu guindée. Le restaurant est aussi huppé, avec des entrées à 10 euros minimum et des plats à 20 euros. On peut par exemple commencer par des œufs pochés aux épices douces, amandes grillées et asperges vertes, et se rassasier avec un tartare de bœuf à la coréenne à la sauce soja et au sésame, pignons de pin, bâtonnets de poire, accompagné de salade et frites. La qualité pourrait être améliorée même si l’originalité des plats est à saluer.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 3 sur 5 étoiles
Macumba
Clubbing

Macumba

Alors qu’on annonçait en 2015 la fermeture officielle du Macumba, plus gros complexe festif d'Europe situé en Haute-Savoie, l’équipe du Comptoir Général s’est empressée de prendre ce nom pour baptiser son nouveau lieu. C’est bien connu, le kitsch est devenu cool. Mais ici, rien d’outrancier, le nouveau Macumba est à taille humaine et prêche le bon goût. En investissant l’ancien Slow Club au 130 rue de Rivoli, la nouvelle équipe a eu l’idée de transformer l’espace en un sanctuaire de l’Egypte Ancienne, en rappel à sa voisine, la pyramide du Louvre. Après avoir descendu de deux étages sous terre, on atterrit dans des galeries de pierre, aux allures de grotte rétro-futuriste où les divinités égyptiennes (aux visages de stars de la pop comme Prince ou Madonna) se mêlent à des formes spatiales et à un dancefloor dallé de lights. Au bar, des cocktails caribéens empruntés à la carte du Comptoir, avec une bière bouteille premier prix à 6 euros. Un tarif pas donné donné, mais qui s'explique aussi par la gratuité de l’entrée. Au fumoir, un piano se fait maltraiter par deux ou trois clopeurs visiblement fans de "Frère Jacques". Sur le dancing, les habitués du Comptoir, les curieux venus admirer cet endroit qui ne ressemble à aucun autre. Et qu’est-ce qu’on y écoute ? Du funk, de la soul, du tropical, du disco et de la house, jouée par les DJ et collectifs parisiens du moment, entre Cracki Records, Davjazz, Into The Deep ou Around The World. Le mercredi, place aux lives en première par

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 4 sur 5 étoiles
+ de clubs

Commentaires

1 comments
nissa D
nissa D

venez faire un tour au cabaret sauvage le 14 juillet :) on reparlera du classement