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18e arrondissement : les boutiques

Les bonnes adresses du 18e

Écrit par
Céleste Lafarge
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La Laiterie de Paris
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fromagers
  • Goutte d'Or
  • prix 1 sur 4

Après avoir fait des études de psycho, passé six ans dans une ferme en Loire-Atlantique à élever chèvres et brebis, été directeur adjoint de huit boutiques chez Maison Androuet, Pierre Coulon avait envie d’autre chose. Il part sac à dos pour un tour de France des petits producteurs qui doit durer six mois. Finalement ça devient un tour du monde de deux ans. Et en rentrant, pif paf boum, voici notre jeune trentenaire qui décide de faire du frometon à Paris intra-muros, et lance une cagnotte sur Kiss Kiss Bank Bank. La première fromagerie-crèmerie de la capitale à transformer sur place du lait bio de vache, chèvre, et brebis naît en 2017, à Marcadet-Poissonniers ("je ne voulais pas me retrouver dans un quartier huppé, et vendre des fromages super chers"). C'est petit, mais bien fichu. Une partie boutique, une partie labo. Le lait est collecté en Ile-de-France, parfois en Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Béarn… "Parce qu’autour de Paris c’est encore beaucoup d’élevage intensif". Cet amoureux de la nature ne fait que du bio, et s’arrange avec ses collègues pour limiter l’impact carbone en mutualisant les livraisons sur la capitale. Spécialités à ne rater sous aucun prétexte ? Son Saint- Félicien à la crème crue (grosse salivante au moment d'écrire ces lignes). L’Excelsior (le vrai nom d'origine du Brillat-Savarin), concocté dans les règles de l’art, avec triple crème au lait cru (tuerie !)... Et le Myrha, un fromage affiné… à la bière de la Goutte d’Or, brassée à deux pas. Pierro

Marché aux puces de Saint-Ouen
  • Shopping
  • Décoration d'intérieur
  • 18e arrondissement

Le marché aux puces de Saint-Ouen, qui se vante d'être « le plus grand marché du monde », impressionne en effet par l'ampleur de son activité. Environ 1 000 commerçants pour des produits artisanaux, des vêtements de mode neufs et d’occasion, ainsi que quelque 2 500 commerçants pour un bric-à-brac d'antiquités, y sont représentés. Cet espace de vente gigantesque comprend trois parties distinctes : « le Plateau » à l'entrée du site, le marché Michelet et le marché de la rue Jean Henri Fabre. Produits en tous genres, curiosités uniques… n'oubliez pas de négocier pour que vos coups de cœur ne vous ruinent pas. Et prenez le temps de bien chiner car ce marché aux proportions gigantesques demande des yeux de lynx.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Créateurs
  • Goutte d'Or
  • prix 2 sur 4

Dans l’océan de marques et créateurs qui proposent des pièces actuelles en wax, Maison Château Rouge fait figure d’exception. Youssouf Fofana a grandi à Château rouge (le quartier africain de Paris, pour ceux qui vivraient dans une yourte) ; il lui rend hommage en inscrivant ces sacro-saints tissus imprimés dans la plus grande contemporanéité et y a ouvert sa boutique. Maison Château Rouge a pris d’un coup. Soudain détonnaient des imprimés vibrants sur bitume badant dans les quartiers les plus branchés de Paris, les jeunes gens dans le vent arborant sur le dos des t-shirts en wax floqués comme les maillots de sport américains. L’engouement pour Maison Château Rouge, encouragé par de nombreux grands magasins de la capitale, n’allait pas s’essouffler, et sa boutique, ouverte en 2016, en est une merveilleuse vitrine. Rendez-vous au 40 bis de la rue Myrha, en plein cœur de la Goutte d’Or. Multicolore et multiculturel, cet espace de 40 mètres carrés propose toutes les créations de la griffe (hauts, sweats, robes, combis, blousons…), quelques capsules inédites mais aussi une sélection de magazines étrangers et de beaux livres. Sorte de concept store african friendly, c’est une joie d’y dénicher une pièce coup de soleil aussi tendance qu’atypique planquée dans un décor vibrant… et d’y discuter avec l’équipe de Maison Château Rouge, toujours détente. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : Un top iconique imprimé « hirondelle », symbole de réunification, à 110 €.  

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epiceries
  • Montmartre

Après un passage chez Yves Billot et une rencontre avec Yves-Marie Le Bourdonnec, révélation : Timothée Sautereau quitte son job dans la com et le marketing et se reconvertit en boucher. Il reprend en 2013 cette boutique aux faïences rétro du 18e arrondissement, à quelques coups de pédale du Sacré-Cœur. Notre œil est immédiatement attiré par la fenêtre de la chambre de maturation, où la barbaque mature entre 0 et 3 °C pendant 50 à 100 jours selon la race. L’ambiance y est détendue et propice à l’échange entre clients, des passionnés qui ont l’habitude de causer éleveurs et élevages.  Et dans les étals, alors ? Que du lourd : bœuf longhorn de Tim Wilson, limousine de la ferme de Saint-Maurice, bœuf wagyu de la ferme de Santa Rosalia à Burgos (Espagne)… Faut dire que le bonhomme choisit toutes ses viandes avec goût, et aime faire tourner les éleveurs selon les semaines et les bêtes. Sa pièce maîtresse : la côte de bœuf limousine, maturée 75 jours (80 €/kg). Une chair au muscle détendu et au gras parfaitement réparti. Mais aussi ce porc cul noir limousin, entier, travaillé sur le billot – une race qui se fait rare sur les étals car considérée comme grasse dans une époque qui prône le light (alors que Timothée, lui, prône le BON gras).  On salive enfin devant la côte et l’échine de cochon de la Sarthe (15 €/kg), et on se pâme face au joli choix de ventrèche de cochon noir de Bigorre (50 €/kg), de lardo di Colonnata (50 €/kg), et la poitrine fumée et pancetta (35 €/kg)… Incontesta

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fromagers
  • 18e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Sur une devanture aux faux airs de chalet de bois et à la banne zébrée façon marinière, on peut lire “Chez Virginie”. Soit Virginie Boularouah, fromagère affineuse de père en fille depuis 1946, qui propose la crème de la crème du frometon : pâtes au lait de vache, chèvre, brebis… Le tout en total respect des saisons, siouplé ! Que glisser absolument dans votre tote bag ? On vous recommande ce mignon fromage de chèvre cœur de Sancerre au lait cru fermier (8,95 € la pièce). Mais la palme du dithyrambe va à ce magnifique berrichon (11,95 € pièce), fromage de brebis fermier au lait cru du Berry MGNP. Issu d’une microproduction avec des bêtes bien élevées, il est reçu frais et affiné en cave plusieurs semaines avant d’atteindre un niveau organoleptique et une texture parfaits. De la bombe en boîte ! Pour le reste, quelques autres spécialités assurent la renommée de la dame. Au hasard, parmi la pléthore de fromages : coulommiers affiné dans la cendre ; munster fermier au lait cru ; Brillat-Savarin ; vacherin artisanal de chez Poulet, cette marchande qui fait elle-même fontainebleau et chantilly à l’ancienne ; saint-clément du Périgord ; chèvre d’Augignac ; Rouelle du Tarn ; chèvre fermier affiné en crème ; persillé de la Tarentaise… Mais aussi tomme de vache affinée dans les fleurs séchées de montagne, une microproduction de bleu de Termignon de mai à octobre. En dehors de la France ? Virginie Boularouah choisit avec délicatesse de jolis fromages italiens, comme ce calcagno, pur br

C'est extra
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Boutiques
  • 18e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Nouvelle venue dans le 18e, la boutique C’est Extra détonne par sa devanture pop. Une fois le seuil franchi, c’est avec délice qu’on découvre un espace hybride tenu par un binôme de choc, Catherine et Rodrigo. Tous deux issus du milieu de l’art, ce « power couple » au taf comme à la ville a imaginé C’est Extra pour valoriser le travail d’artisans locaux (Paris + petite ceinture), avec une nette préférence pour ceux à l’identité très prononcée.  Dans une boutique à la déco inspirée du brutalisme se retrouvent, côté pile, de la céramique moderne signée Vincent Lévy, des sacs et bananes en python et veau coloré AW Atelier Paris (à partir de 180 €), les créations hypercool de Betty Meissonnier, celle qui tague « Garce » ou « Nique la police » au pochoir sur des sacs et des toiles en canevas (100 € le sac, 200 € la toile), ou encore les bijoux « bouche » d’Alice Hubert (validés par Madonna, s’il vous plaît).  Côté face, il y a de la fringasse. Dans une petite pièce au fond du magasin se trouve une alcôve à la lumière tamisée. Là, Catherine dévoile sa sélection d’obsessions vintage, un portant de trouvailles pour femmes où, entre les pépites Courrèges, Guy Laroche et Mugler se trouvent de nombreuses combi-pantalons spéciales fashionistas (80 euros environ) que s’arrachent déjà toutes les meufs branchées des environs. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : On ne part pas sans l’une des combis de travail graffée « Kebab » au pochoir dans le dos, fruit de la collab Betty Meissonnie

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Chocolateries et confiseries
  • Montmartre
  • prix 2 sur 4

Fans de rock, de kraut et de zique de Detroit, Nathalie et Catherine ont tenu pendant une dizaine d’années un bar de musique électronique à Montmartre (les Taulières). Mordues de très bon chocolat, elles découvrent le travail en bean to bar (littéralement “de la fève à la tablette”). Kezako ? Quand vous achetez un bonbon de chocolat ou une tablette chez un pâtissier (ou même un chocolatier de renom), il y a de fortes chances pour que le chocolat qui ait servi à le fabriquer provienne d'une grande entreprise… Et n'ait pas été concocté sur place, à partir de fèves fraîchement torréfiées. Fascinées par cette tendance encore très underground, ces deux nanas passionnantes décident de lancer Kosak en 2014 dans leur fief montmartrois – quartier mythique où des Cosaques s’installèrent en 1814 – en réunissant dans leur microspot aux couleurs pop les meilleures marques du bean to bar. Résultat ? De l'or en barre : les dealeuses de chocolats de grands crus nous régalent avec des produits bien sourcés un peu partout dans le monde. Surtout, elles revendiquent une transparence et traçabilité de A à Z de la chaîne, avec des producteurs vertueux rémunérés à leur juste valeur, et une came superpure : du cacao et sucre uniquement, zéro lécithine, vanille ou émulsifiants. Parmi nos préférées ? Les tablettes de l’incroyable chocolaterie tchèque Ajala Chocolate, celles du chocolatier vietnamien Marou, ou des Néo-Zélandais de Hogarth. Miam !

BOULOM
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 18e arrondissement
  • prix 2 sur 4

A première vue, l’endroit a tout d’une boulangerie de quartier tradi, si ce n’est qu’ici tous les pains sont réalisés à base de blés anciens. Mais B.O.U.L.O.M. est une « boulangerie où l’on mange »… Et pas qu’un peu ! Il suffit d’avancer le museau pour atterrir dans la caverne d’Ali Baba de Julien Duboué, le Landais déjà à la tête d’A Noste. Pour y entrer, on choisit son pain parmi les miches bio au levain naturel de Matthieu Dalmais, qu’on embarque dans une petite corbeille. Au milieu de la grande pièce lumineuse trône un buffet gargantuesque, autour duquel sont disposées de longues tablées où installer les copains, sous un plafond végétalisé. Buffet à volonté à 29 € au déj, 39 € au dîner (et brunch à 43 € le week-end). Chacun prend son assiette et picore selon son appétit bulots/mayo maison, terrine de boudin, salade de chou-fleur au kale, butternut crue finement tranchée assaisonnée aux agrumes et à la coriandre ou encore œuf mimosa et tartare au couteau de maboul ! Du côté des plats chauds, des marmites réconfortantes et revigorantes, à l’image des ribs de bœufs ultra-fondantes à accompagner d’une patate douce rôtie au four… Sans oublier le stand des desserts où l’on retrouve tous les classiques du genre : mousse au chocolat décadente, crème brûlée à la pistache goûtue, et profiteroles à monter soi-même. Attention à la crise de boulomie !A noter pour les parents : le prix est de 1,50 € seulement pour les enfants de moins de 14 ans… A multiplier par l’âge du bambin. Ce lie

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Dizonord
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Mairie du 18e
  • prix 2 sur 4

Entre la mairie de Jules Joffrin et porte de Clicli, un temple du vinyle a ouvert ses portes, cornaqué par deux power-rangers de la galette, bien décidés à vous faire écouter d’écouter des bruits d’animaux entre deux nouveautés électro. D’une part Xavier Ehretsmann de DDD Records, label et disquaire, dont on fouillait un temps les bacs dans les locaux de club Maté (10e arrondissement). Et de l'autre le collectionneur Vincent Privat. Et dans les bacs, alors ? De l’ethnomusicologie aux délicatesses ambient japonaises à des prix très respectables (on sent les esthètes derrière les mails de commande). Sans oublier de la musique expérimentale et concrète, comme chez Souffle Continu ou Bigwax. Bien exhibée, la collection de vinyles Birds Of The Soviet Union donne la couleur. On déniche de la house comme du Field recordings, qui permet d’écouter des oiseaux d’étang dans notre votre appart haussmannien aux moulures qui s’émiettent, de dénicher de l’afro-funk et même du French boogie même pas encore compilé par le label Born Bad. La variété n’est pas boudée non plus, on trouve du Yves Simon et autres réjouissances pour les francophiles. Parmi les recommandations du disquaire, Céline Gillain, sensation floue de l’électro-pop, sur laquelle ils ont bien raison de miser. Quand on s’y rend un vendredi soir, toutes les platines d’écoute sont prises d’assaut et un DJ set se met en place. Les fondateurs du lieu promettent aussi des ateliers pour enfant, des rencontres, du café et des bières p

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Barbès
  • prix 1 sur 4

Avec ses bacs débordant sur le trottoir et le fourmillement du quartier, Soul Ableta a un charme particulier mais surtout une sélection de vinyles à la hauteur. Du test pressing de Bowie à 30 € à l’illustration sonore en passant par le classique, Soul Ableta n’oublie aucun genre. Sa vitrine annonce du jazz, rock, funk. Mais c’est dans les bacs afro et musiques des Caraïbes qu’on y retrouve en effet des raretés dans l’état du folklore bambara, comme Fotigui Diabate et Koni Coumare ou de la rumba et soukouss du Congo. Du rap hexagonal d’Aelpéacha à l’électro libanaise de Praed et Taksim Analog, en passant par le spirit et l’avant-free jazz, c’est tout une richesse des genres qui s’étale là devant la puce suppliante de notre Visa. On est un peu surpris de trouver là L’Odyssée de l’Impératrice à 40 balles même si ça colle à la côte Discogs. Ceux qui ont envie de se refaire une collection de K7 pourront aussi fouiller dans des occasions à démêler. Un client vient réclamer "Je t’aime moi non plus de Gainsbourg en laser s’il vous plaît”, le patron l’a en stock. Bien entendu, certaines requests ne peuvent attendre...

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