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18e arrondissement : les boutiques

Les bonnes adresses du 18e

Écrit par
Céleste Lafarge
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Marché aux puces de Saint-Ouen
  • Shopping
  • Décoration d'intérieur
  • 18e arrondissement

Le marché aux puces de Saint-Ouen, qui se vante d'être « le plus grand marché du monde », impressionne en effet par l'ampleur de son activité. Environ 1 000 commerçants pour des produits artisanaux, des vêtements de mode neufs et d’occasion, ainsi que quelque 2 500 commerçants pour un bric-à-brac d'antiquités, y sont représentés. Cet espace de vente gigantesque comprend trois parties distinctes : « le Plateau » à l'entrée du site, le marché Michelet et le marché de la rue Jean Henri Fabre. Produits en tous genres, curiosités uniques… n'oubliez pas de négocier pour que vos coups de cœur ne vous ruinent pas. Et prenez le temps de bien chiner car ce marché aux proportions gigantesques demande des yeux de lynx.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fromagers
  • 18e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Sur une devanture aux faux airs de chalet de bois et à la banne zébrée façon marinière, on peut lire “Chez Virginie”. Soit Virginie Boularouah, fromagère affineuse de père en fille depuis 1946, qui propose la crème de la crème du frometon : pâtes au lait de vache, chèvre, brebis… Le tout en total respect des saisons, siouplé ! Que glisser absolument dans votre tote bag ? On vous recommande ce mignon fromage de chèvre cœur de Sancerre au lait cru fermier (8,95 € la pièce). Mais la palme du dithyrambe va à ce magnifique berrichon (11,95 € pièce), fromage de brebis fermier au lait cru du Berry MGNP. Issu d’une microproduction avec des bêtes bien élevées, il est reçu frais et affiné en cave plusieurs semaines avant d’atteindre un niveau organoleptique et une texture parfaits. De la bombe en boîte ! Pour le reste, quelques autres spécialités assurent la renommée de la dame. Au hasard, parmi la pléthore de fromages : coulommiers affiné dans la cendre ; munster fermier au lait cru ; Brillat-Savarin ; vacherin artisanal de chez Poulet, cette marchande qui fait elle-même fontainebleau et chantilly à l’ancienne ; saint-clément du Périgord ; chèvre d’Augignac ; Rouelle du Tarn ; chèvre fermier affiné en crème ; persillé de la Tarentaise… Mais aussi tomme de vache affinée dans les fleurs séchées de montagne, une microproduction de bleu de Termignon de mai à octobre. En dehors de la France ? Virginie Boularouah choisit avec délicatesse de jolis fromages italiens, comme ce calcagno, pur br

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Brocante des Abbesses
  • Shopping
  • Marchés et foires
  • Abbesses

C'est l'occasion de chiner en famille ou bien avec des amis, dans une ambiance idyllique sur la butte Montmartre. Cette brocante est surtout le rendez-vous des amateurs du brunch du dimanche, qui profitent de leur temps libre pour jeter un coup d'œil à la place des Abbesses. Minuscule, elle n’en est pas moins charmante, et l’on y croise autant d’artistes ou curieux du quartier que de touristes. Vous y trouverez des vieux tableaux et bibelots, des lampes et accessoires art déco, des cartes postales vintage, des bijoux de jeunes créateurs... Profitez-en pour vous accorder une pause, avec un bon chocolat chaud au café Coquelicot, à deux pas de la brocante.

Chine Machine
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • Abbesses
  • prix 1 sur 4

Bienvenue dans le très psyché dépôt-vente/fripe Chine Machine. Orchestrée par Martine, new-yorkaise d’origine, la boutique se permet niveau déco toutes sortes d’excentricités : des vieux mannequins maquillés de rouge à lèvres bleu, des téléviseurs grésillant, des photos encadrées de vedettes des années yéyé, le tout arrosé de new wave en fond sonore. Mais si les murs arborent des tuniques entièrement faites en horloges ou des cuissardes à franges dorées (immettables si vous ne vous appelez pas RuPaul), les portants, eux, proposent des articles dignes de toute garde-robe. Du beau vintage comme on l’aime, à savoir une sélection de robes à 3 euros, de vestes à 15 ou de sacs en cuir à 7. Parfois mêmes griffées : paire d’escarpins Kenzo à 20 euros, Dior Couture et manteau Hermès pour la bagatelle de 140 euros. Des trésors que les vendeuses venues des quatre coins du monde ont chinés elles-mêmes ou récupérés auprès des clients venus se délester de leurs vieilles sapes. Mais contrairement aux dépôts-vente classiques, elles reprennent vos vêtements directement en échange de cash (30 % du prix de revente) ou en troc au sein de la boutique (50 % du prix de revente), et ce du lundi au jeudi ! Pointilleuses sur le style mais pas sur les marques (prenez avec vous t-shirt Zara et veste H&M), vous aurez forcément des pièces qu’elles estimeront dignes de l’enseigne. Il vous fallait bien une petite récompense pour avoir grimpé la rue des Martyrs. • Le petit plus : la boutique organise (enviro

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Marché aux puces de Clignancourt
  • Shopping
  • Marchés et foires
  • 18e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Le marché aux puces de Clignancourt a beau être situé à côté de celui de Saint-Ouen, c’est la seule similarité qu’on relèvera entre les deux. D’envergure beaucoup plus restreinte, ce marché n’a de « puces » guère que le nom. Les marchands, du reste fort sympathiques, n’y vendent en général que de la babiole et de la fringue bon marché. Parmi eux des stands de souvenirs typiquement parisiens (de ceux où l’on peut acheter la plaque d’une vieille réclame ou des tasses à l’effigie du Chat noir), plusieurs vendeurs de chaussures à prix bradés, des t-shirts imprimés, du petit électronique, des disques de rap, soul et r’n’b français, des narguilés, de l’art africain sous forme de masques ou de statuettes… Un stand de sacs en cuir a retenu notre attention : différents modèles et coloris pour ces cartables, sacoches et sacs à main de belle facture. Ici, même son de cloche qu’à Montreuil : une unique buvette pour toute la place du marché.

Paperdolls
  • Shopping
  • Boutiques
  • Abbesses
  • prix 2 sur 4

Bipède à poils, passez votre chemin : Paperdolls est une boutique de filles. Une vraie. De celles qui font rimer pendentifs en forme d’oiseau, pochettes irisées et escarpins délicats. Une maison de poupées à la devanture bleu ciel, située aux pieds de Montmartre et ouverte depuis janvier 2011. Découpée comme un appartement (salle à manger, dressing, salle de bain, salon), et aménagée avec soin par la décoratrice de cinéma Anaïs Van Den Bussche, l’antre de la Britannique Candy Miller n’a rien d’ordinaire. Ici, on paye accoudé à une cuisinière à gaz, on décroche les bijoux de patères-robinets et on essaye ses chaussures dans une baignoire transformée en canapé liberty. Mille et une fantaisies décoratives ravissent ce concept-store entièrement dédié aux créateurs indépendants. Des sacs patchwork de Sandrine Colin (autour de 150 €) jusqu’aux broches bucoliques d’Emmanuelle Biennassis, en passant par la ligne de vêtements signée Lisa Pearl : vous trouverez assurément dans ce vestiaire ultra-féminin de quoi garnir votre garde-robe d’une ou deux pièces originales. A condition tout de même d’aimer le « girly ».

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Dizonord
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Mairie du 18e
  • prix 2 sur 4

Entre la mairie de Jules Joffrin et porte de Clicli, un temple du vinyle a ouvert ses portes, cornaqué par deux power-rangers de la galette, bien décidés à vous faire écouter d’écouter des bruits d’animaux entre deux nouveautés électro. D’une part Xavier Ehretsmann de DDD Records, label et disquaire, dont on fouillait un temps les bacs dans les locaux de club Maté (10e arrondissement). Et de l'autre le collectionneur Vincent Privat. Et dans les bacs, alors ? De l’ethnomusicologie aux délicatesses ambient japonaises à des prix très respectables (on sent les esthètes derrière les mails de commande). Sans oublier de la musique expérimentale et concrète, comme chez Souffle Continu ou Bigwax. Bien exhibée, la collection de vinyles Birds Of The Soviet Union donne la couleur. On déniche de la house comme du Field recordings, qui permet d’écouter des oiseaux d’étang dans notre votre appart haussmannien aux moulures qui s’émiettent, de dénicher de l’afro-funk et même du French boogie même pas encore compilé par le label Born Bad. La variété n’est pas boudée non plus, on trouve du Yves Simon et autres réjouissances pour les francophiles. Parmi les recommandations du disquaire, Céline Gillain, sensation floue de l’électro-pop, sur laquelle ils ont bien raison de miser. Quand on s’y rend un vendredi soir, toutes les platines d’écoute sont prises d’assaut et un DJ set se met en place. Les fondateurs du lieu promettent aussi des ateliers pour enfant, des rencontres, du café et des bières p

BOULOM
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 18e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui ont envie de boulotter de bonnes choses à volonté !Plat culte ? La profiterole (à monter soi-même dans une coupe à glace) : choux, glace vanille, chocolat chaud et amandes effilées. A première vue, l’endroit a tout d’une boulangerie de quartier tradi, si ce n’est qu’ici tous les pains sont réalisés à base de blés anciens. Mais B.O.U.L.O.M. est une « boulangerie où l’on mange »… Et pas qu’un peu ! Il suffit d’avancer le museau pour atterrir dans la caverne d’Ali Baba de Julien Duboué, le Landais déjà à la tête d’A Noste. Pour y entrer, on choisit son pain parmi les miches bio au levain naturel de Matthieu Dalmais, qu’on embarque dans une petite corbeille. Au milieu de la grande pièce lumineuse trône un buffet gargantuesque, autour duquel sont disposées de longues tablées où installer les copains, sous un plafond végétalisé. Buffet à volonté à 29 € au déj, 39 € au dîner (et brunch à 43 € le week-end). Chacun prend son assiette et picore selon son appétit bulots/mayo maison, terrine de boudin, salade de chou-fleur au kale, butternut crue finement tranchée assaisonnée aux agrumes et à la coriandre ou encore œuf mimosa et tartare au couteau de maboul ! Du côté des plats chauds, des marmites réconfortantes et revigorantes, à l’image des ribs de bœufs ultra-fondantes à accompagner d’une patate douce rôtie au four… Sans oublier le stand des desserts où l’on retrouve tous les classiques du genre : mousse au chocolat décadente, crème brûlée à la pistache goûtue, et

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La Laiterie de Paris
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Fromagers
  • Goutte d'Or
  • prix 1 sur 4

Après avoir fait des études de psycho, passé six ans dans une ferme en Loire-Atlantique à élever chèvres et brebis, été directeur adjoint de huit boutiques chez Maison Androuet, Pierre Coulon avait envie d’autre chose. Il part sac à dos pour un tour de France des petits producteurs qui doit durer six mois. Finalement ça devient un tour du monde de deux ans. Et en rentrant, pif paf boum, voici notre jeune trentenaire qui décide de faire du frometon à Paris intra-muros, et lance une cagnotte sur Kiss Kiss Bank Bank. La première fromagerie-crèmerie de la capitale à transformer sur place du lait bio de vache, chèvre, et brebis naît en 2017, à Marcadet-Poissonniers ("je ne voulais pas me retrouver dans un quartier huppé, et vendre des fromages super chers"). C'est petit, mais bien fichu. Une partie boutique, une partie labo. Le lait est collecté en Ile-de-France, parfois en Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Béarn… "Parce qu’autour de Paris c’est encore beaucoup d’élevage intensif". Cet amoureux de la nature ne fait que du bio, et s’arrange avec ses collègues pour limiter l’impact carbone en mutualisant les livraisons sur la capitale. Spécialités à ne rater sous aucun prétexte ? Son Saint- Félicien à la crème crue (grosse salivante au moment d'écrire ces lignes). L’Excelsior (le vrai nom d'origine du Brillat-Savarin), concocté dans les règles de l’art, avec triple crème au lait cru (tuerie !)... Et le Myrha, un fromage affiné… à la bière de la Goutte d’Or, brassée à deux pas. Pierro

  • Shopping
  • Créateurs
  • 18e arrondissement

Simon Porte Jacquemus est un jeune créateur du Sud de la France qui, en matière de mode, a fait les quatre cents coups à Paris. Désormais présent dans les concept stores Opening Ceremony, alors que sa troisième collection est la toute première à être commercialisée, le charismatique Simon connaît déjà les faveurs de Mademoiselle Agnès et d’Emmanuelle Alt de Vogue France. La clé de son succès : des vêtements basiques, façonnés avec amour dans son atelier de Montmartre, des titres de collections poétiques et des mannequins aux allures de Lolita. Simon aime travailler avec des matières simples, telles que la laine bouillie et le lin. Ce créateur nous rappelle ainsi que la mode n'a pas besoin de chichis pour être belle.

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