ART

Le lexique de l'Art

Parlez-vous l'art ?

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A tous ceux pour qui le vocabulaire de l’art s’apparente parfois à du chinois…

« Qu’est-ce qu’il a dit le monsieur ? » Que celui qui n’a jamais prononcé cette phrase au moins une fois dans sa vie, lors d’un vernissage ou d’une exposition, jette la première pierre !

Trop technique ou tout simplement sibyllin, le jargon artistique vous donne des maux de tête à chaque fois que vous lisez le cartel d’une œuvre au musée ? Votre supplice linguistique est dorénavant terminé grâce à ce lexique. Un glossaire qui vous permettra enfin de comprendre le baragouin des galeristes, le charabia des conservateurs et l’argot des artistes. Et, par là même, de briller en société d’une aura savante puisqu’à présent, vous maîtrisez sur le bout de la langue l’abstraite nomenclature de l’art.

A

Académie

(n. f.) Représentation peinte ou dessinée d'un modèle nu. Moins libidineuse qu’il n’y paraît, une académie sert généralement d'entraînement ou d’étude préparatoire à l'exécution d’un tableau.  

Acrylique

(adj. ou n. f.)  Pigment synthétique, initialement destiné au marché industriel mais commercialisé en 1950. Cette peinture sèche rapidement et permet des tons plus vifs que ceux de la peinture à l’huile. Toutefois, elle donne au tableau un fini assez impersonnel.

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Aérographe

(n. m.)  Outil permettant de pulvériser finement et précisément des couleurs ou des poudres abrasives, en utilisant le principe des pistolets à peinture. On s’en sert principalement pour la retouche photographique mais certains peintres hyperréalistes américains, tel l’illustrateur Norman Rockwell, se sont vite appropriés la technique.

Anamorphose

(n. f.)  C’est une image ou une installation architecturale volontairement déformée de manière à ce qu’elle ne soit comprise que lorsqu’on la regarde sous un angle particulier ou à l’aide d’un miroir. On peut actuellement en voir une sur le parvis de l’IMA.

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Anthropomorphe

(adj.) Attribution de caractéristiques physiques humaines à d'autres entités comme des animaux ou des objets. Les compositions du peintre Arcimboldo, reproduisant des portraits en fruits ou en fleurs, en sont un savoureux exemple.

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Aplat

(n. m.)  Se dit d’une couleur opaque et sans nuance appliquée uniformément sur une surface (dans notre cas présent, une toile). 

Aquarelle

(n. f.)  Peinture à l’eau dont la matière colorante, plus ou moins diluée, garde une certaine transparence sur le papier. 

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Arabesque

(n. f.)  Motif décoratif composé de courbes et de lignes sinueuses entrelacées. Un peu comme de la dentelle !

B

Baroque

(adj.)  Tendance artistique qui s'est développée du XVIe au XVIIe siècle, d'abord en Italie durant la Renaissance puis dans les pays catholiques européens. « Baroque » signifiant « perle irrégulière » en portugais, ce style joue sur les compositions complexes, les contrastes lumineux et parfois la surabondance de détails. Voire la surcharge d’ornements : un peu oppressant...

Bas-relief

(n. m.)  Sculpture dont les figures se détachent légèrement d’un support en deux dimensions.

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Bestiaire

(n. m.)  Représentations d’animaux réels ou imaginaires, les bestiaires étaient très courants au Moyen Age, et souvent chargés d’une signification symbolique. A l'image de la 'Dame à la licorne' du musée de Cluny, à Paris.

Biscuit

(n. m.)  Rien à voir avec les petits LU. En céramique, « bis-cuit » est le nom donné à une pièce de terre émaillée cuite deux fois. CQFD !

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Bousillage

(n. m.)  Voilà un mot bien barbare qui désigne en vérité la coutume qu’avaient les ouvriers verriers d’utiliser leur temps de pause pour fabriquer des pièces originales et uniques. Contrairement à ce que son nom indique, le bousillage demandait du savoir-faire et de la finesse, ce qui permettait aux verriers de parfaire leur technicité et de laisser libre cours à leur imagination. Ces créations étaient ensuite utilisées pour faire des cadeaux ou payer quelques dettes. 

C

Cadavre exquis

(n. m.)  Rassurez-vous, ce n’est pas morbide : inventé par les surréalistes, ce « jeu » consiste à écrire ou dessiner à plusieurs sur un même support. A l’origine, chaque artiste devait, à tour de rôle, ajouter sa production sans savoir ce qui avait été préalablement inscrit par ses homologues. Aujourd’hui, on parle souvent de « cadavre exquis » pour une œuvre exécutée à quatre mains ou plus.

Calligramme

(n. m.)  Texte, généralement poétique, dont les lettres ou les mots forment aussi un dessin, lui-même servant souvent d’illustration au texte. C’est l’écrivain Guillaume Apollinaire qui, en spécialiste, démocratisa la pratique.

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Camaïeu

(n. m)  Peinture n'utilisant que les modulations d'une seule couleur. On obtient ainsi diverses « valeurs », exactement comme sur les nuanciers de peinture chez Bricorama. 

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Caricature

(n. f.)  Représentation grotesque exagérant certains traits caractéristiques du visage ou certaines proportions du corps, dans une intention satirique. 

Cartel

(n. m.)  Etiquette ou plaquette apposée à côté d’une œuvre et permettant ainsi de l’identifier : artiste, titre, date, technique, dimensions, provenance... Telles sont généralement les informations données par le cartel.

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Cartouche

(n. m.)  Dans les dessins, cartes, sculptures ou architectures, la cartouche est l'espace réservé pour une inscription, un titre ou une légende. Sur les bas-reliefs égyptiens, il s'agit toujours d'une boucle ovale entourant le prénom ou le nom du pharaon, inscrit en hiéroglyphes.

Chrome

(n. m.)  En street-art, désigne le lettrage - ou grafittis calligraphiés - réalisé avec un contour noir et un remplissage argenté (chromé), ou l’inverse.

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Chryséléphantine

(adj.)  Comme son étymologie grecque le laisse présumer - « chrusos » pour or et « elephantinos » pour ivoire - : se dit d’une statue faite d’or et d’ivoire. Exemple : l'Athena Parthenos antique reproduite aux Etats-Unis.    

Cimaise

(n. f.)  Murs ou panneaux auxquels sont accrochés un cadre ou un tableau dans une galerie ou un musée. Ce sens est à l'origine des expressions « avoir les honneurs de la cimaise » (sous-entendu être exposé) ou « Quoi de neuf sur les cimaises ? » (quelles expositions y a-t-il à voir en ce moment ?)

D

Dadaïsme

(n. m.)  Mouvement artistique d’avant-garde, né pendant la Grande Guerre en réaction à sa folie meurtrière, il se caractérise par la révolte et la contestation. Touchant tous les domaines, des arts plastiques à la poésie, en passant par la musique et la photographie, ce courant a radicalement modifié la conception de l’œuvre, faisant émerger le surréalisme de Dali, Francis Picabia, Man Ray ou Marcel Duchamp et ses ready-made…

Détrempe

(n. f.)  Technique de peinture qui utilise des pigments additionnés d’une matière coagulante (œuf, colle…). Une recette peu ragoûtante qui désigne aussi l’œuvre réalisée à partir de cette méthode.

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Diasec

(n. m.)  Vous avez sûrement déjà dû en croiser dans les magasins de déco... Ce procédé breveté consiste en effet à présenter sans cadre un tirage photographique sous Plexiglas, généralement collé sur plaque d’aluminium. 

Diorama

(n. m.) Rappelez-vous ces maquettes mettant en scène un personnage historique ou un animal disparu dans son environnement naturel, et sur la vitre desquelles vous pouviez resté scotché des heures durant. C'étaient des dioramas ! Un mode de reconstitution en 3D principalement utilisé à des fins géologiques par les musées d’Histoire Naturelle.

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Dripping

(n. m.)  « Dripping » ou « All over » est un terme anglophone signifiant l'acte de projeter de la peinture liquide sur une surface. A l'image de ce sagouin de Jackson Pollock.

E

Eau-forte

(n. f.)  Technique de gravure sur métal qui, entre deux séances d'haltérophilie, « mord » par un mélange d’eau et d’acide nitrique une planche de cuivre. Pour plus de détails, admirez cette vidéo.

Embu

(adj.)  Se dit de l'aspect terne d’un tableau dû à la superposition de couches d’huile qui n’ont pas suffisamment séché entre elles. Lorsqu'on est moins poli, on appelle aussi cela une « croûte »... 

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Enluminure

(n. f.)  Décoration très minutieuse et colorée d’anciens livres religieux, souvent sous forme de scènes illustratives en miniature ou d'embellissement des lettres majuscules.

Estampe

(n. f.)  Technique d'impression d'images en série à l’aide d’une presse et d'encres typographiques ou de peintures. Très prisée par les artistes japonais tels Utagawa Hiroshige ou Katsushika Hokusai, cette méthode peut avoir comme support une plaque de bois creusée (pour les estampes nipponnes), de cuivre (pour les gravures, eaux-fortes et aquatintes) mais aussi de pierre calcaire (pour les lithographies), etc. 

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Etude

(n. f.)  Trivialement, c'est le brouillon. Il peut prendre la forme d'un dessin, d'une peinture ou d'un modelage réalisé d'après nature servant à la préparation d’une œuvre.

F

Facture

(n. f.)  Oubliez EDF, votre opérateur téléphonique, le plombier... Cette facture-là ne désigne pas une dépense qui vous mettra dans le rouge à la fin du mois mais plutôt la manière dont une œuvre d'art est techniquement exécutée. En fonction de sa bonne ou de sa mauvaise qualité de fabrication, on dira que l'œuvre est de de bonne ou de mauvaise facture.

Flip book

(n. m.)  Egalement nommé folioscope, le flip book est un carnet d’animation que beaucoup ont sans doute déjà griffonné dans leurs cahiers d'écolier pendant un cours particulièrement ennuyant. Composé d’une succession d’images très peu différentes, il vise à recréer l'illusion d'un mouvement en faisant défiler les pages très rapidement. La preuve en vidéo

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Flochetage

(n. m.)  Employé pour la première fois afin d'analyser les tableaux réalisés par Eugène Delacroix vers la fin de sa vie, ce terme qualifie une façon de poser la peinture par touches de couleurs séparées, comme des virgules plus ou moins rectilignes. Le post-impressionniste Paul Gauguin aussi avait aussi une « touche flochetée » selon les experts. 

Flop

(n. m.) A mi-chemin entre le tag et la fresque, le flop n'est pas seulement un synonyme de « raté », c'est aussi un large dessin de lettres - un « lettrage », à ne pas confondre avec une signature - de graffeur. Pourvu d'un volume et de contours stylisés avec plus ou moins d'efforts, il sert néanmoins à promouvoir le nom de l'artiste qui l'a exécuté et se doit donc d'être visible de loin.

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Fusain

(n. m.)  Charbon de bois, obtenu à partir de l'arbre du même nom. En général, le fusain sert à dessiner les esquisses préparatoires (comme les études et les académies rencontrées ci-dessus).

G

Glacis

(n. m.)  Un peu comme un glaçage en pâtisserie, le glacis est une couche de peinture peu concentrée en pigments qui, mélangée à un peu de couleur et étendue sur une couche de peinture déjà sèche, en modifie la teinte ou la matière. Une technique de nuances surtout utilisée pour la peinture à l'huile et parfois l'acrylique.

Gouache

(n. f.)  Pigments de couleur sous forme de pâte contenue dans un tube, de poudre ou de pastille solide. La gouache se dilue dans l’eau comme l’aquarelle mais est plus épaisse que cette dernière. 

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Graphite

(n. m.)  Carbone naturel ou artificiel cristallisé, gris-noir, friable et tendre, servant à faire les crayons papier. Ceux que l'on machouillait frénétiquement en cours d'arts plastiques...

H

Hachures

(n. f.)  Trame régulière de traits, parallèles ou entrecroisés. Ceux-ci permettent de donner une impression de volume, de modelé, ou d’ombrer certaines parties d’un dessin ou d’une gravure. A la mode de Dubuffet.

Happening

(n. m.)  Issu des mouvements futuristes, constructivistes et dadaïstes, le happening - autrement appelé « performance » - désigne des actions publiques d’artistes qui ont eu lieu dans les années 1960 avec le pop’art américain. Il s’agit d’un événement créatif plutôt théâtral et spectaculaire, à l'image de celui de Phil Hansen. Le happening a souvent lieu pour inaugurer une exposition, lors de son vernissage.

I

« In situ »

(loc. adv.)  Cette expression latine, proposée par Daniel Buren dans les années 1960, indique qu’une œuvre est réalisée uniquement pour le lieu qu’elle occupe. Actuellement, les œuvres contemporaines « in situ » sont essentiellement des installations, comme celle de Patricia Perez Eustaquio au Palais de Tokyo

J

Jus

(n. m.)  N'essayez pas de le boire ! Ce jus-là est une couleur très diluée que l'on passe uniformément sur une toile pour exécuter les dessous d'un tableau.

K

Kitsch

(adj.)  A l'image de la déco de mamie, ce mot d'origine allemande désigne une œuvre d’art d’un style désuet ou de mauvais goût. Si le mot est habituellement péjoratif, il peut aussi caractériser un choix délibéré - Jeff Koons par exemple - et donc perdre cette première connotation. Même s'il sentira toujours fort la poussière et la vieille naphtaline... 

Koré

(n. f.)  Contrairement à la première impression, cette statue de jeune fille, généralement vêtue de drapés, nous vient de la Grèce archaïque (pas antique !) et non d'Asie.

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Kouros

(n. m.)  Statue de jeune homme nu dans la Grèce archaïque. Le « boyfriend » de la Koré quoi. 

Kunsthalle

(n. f.)  Signifiant littéralement "Hall de l'art" en allemand, la Kunsthall désigne une institution artistique sans collection permanente - contrairement à la plupart des musées. On en trouve un peu partout dans le monde, notamment à Berlin, Vienne, Rotterdam, Stockholm et, plus récemment, à Mulhouse en France.

L

Land Art

(n. m.)  Ceux qui auront fait anglais LV1 auront tout de suite compris de quoi il s'agit. Pour les autres, les « land art » sont des œuvres réalisées en plein air, intégrant la nature environnante, souvent éphémères et monumentales. Elles posent la question des rapports de l'homme avec ce qui l'entoure, et plus particulièrement la Terre.

Laque

(n. f.)  Une laque est une peinture industrielle brillante, utilisée pour la peinture en bâtiment et par certains artistes de la seconde moitié du XXe siècle type Jean Dunand. C’est également un vernis rouge ou noir traditionnellement fabriqué en Chine à partir d'une résine végétale naturelle. Et, accessoirement, un spray fixateur pour cheveux mais ce n'est pas notre propos...

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Lavis

(n. m.) Un lavis, ça sert à quoi ? Eh bien à réaliser une œuvre qui se situe entre la peinture et le dessin, grâce à un procédé utilisant une encre noire ou d'une couleur unique, diluée à divers degrés.

Lithographie

(n. f.)  Opération qui consiste à imprimer sur papier, à l'aide d'une presse, un écrit ou un dessin tracé à l'encre ou au crayon gras sur une pierre calcaire.

M

Maniérisme

(n. m.)  Comme son nom l’indique, ce mouvement artistique italien du XVIe siècle se caractérise par un style maniéré, visant à produire un effet trop recherché. Apparu entre la période Renaissance et baroque, ses meilleurs représentants sont Le Primatice (dont voici une fresque de la galerie François Ier au château de Fontainebleau) et Pontormo

Marine

(n. f.)  Par ce terme, on qualifie un sujet qui représente la mer et l’univers marin : bateaux, installations portuaires, etc., ça coule de source…

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Marie Louise

(n. f.)  Marie Louise est toute plate. Et pour cause : c’est un cadre intermédiaire qui se place entre une œuvre encadrée et le cadre proprement dit, de manière à donner à l’ensemble une autre profondeur, voire une impression d'infinie continuité.

Massier/massière

(n. f. ou m.)  Terme ancien désignant un élève d’excellent niveau à qui le maître confie le règlement des questions pratiques (notamment les fonds communs) nécessaires à la bonne marche de l’atelier. A ne pas confondre avec les Massier, célébre famille de céramistes œuvrant déjà avant la Révolution française.

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Mécène

(n. m.)  Personne qui soutient un artiste par un apport financier ou par des commandes. Comme ce fut le cas de François Ier pour Léonard de Vinci.

Médium

(n. m.)  Pas question de voyance ni de boule de cristal, le médium est un produit liant les pigments dans la peinture. Mais c’est aussi un moyen utilisé dans la fabrication d'une œuvre, autrement dit le matériau de base (« Mon médium est la peinture/la photographie... »).

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Miniature

(n. f.)  Art très répandu jusqu’au XIXe siècle, la miniature est une peinture de petite taille réalisée sur un support rigide tel que le bois ou l’ivoire (voire la nourriture pour quelques-uns). En Europe, les miniatures sont essentiellement des portraits, des paysages ou des sujets érotiques. Eh oui, que voulez-vous, l’art c’est chaud !

Mobile

(n. m.)  Il flotte au-dessus des berceaux des bébés, certes, mais avant cela le mobile est un objet d’art en métal léger, à mi-chemin entre la sculpture et l’installation, dont les éléments entrent en mouvement sous l’action de l’air. Ce terme a été inventé par Marcel Duchamp pour parler des œuvres de son contemporain américain Alexander Calder qui travailla beaucoup sur ce type d’objet.

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Monochrome

(n. m.)  Toute la signification de ce mot réside dans son étymologie latine (« mono » = seul et « chrome » = couleur). Un monochrome définie donc une œuvre non figurative – qui ne reflète pas la réalité comme on la voit – réduite à une seule et unique couleur. A l’image de Yves Klein qui réalisa des monochromes bleus ou Pierre Soulages des outrenoirs…

N

Naïf

(adj.)  Expression d’art populaire présentant des qualités de spontanéité, simple et candide. Flirtant avec l’art non-figuratif, les peintres naïfs rendent approximativement les formes de la réalité, rappelant ainsi certains travaux d’enfants.

Nature morte

(n. f.)  Rien de gore. Peut-être un peu de glauque, à la rigueur… Pour cause : la nature morte donne à voir un ensemble d'objets inanimés dans des tableaux, photographies ou autres œuvres plastiques.
Fréquemment, ces objets sont ceux de la vie quotidienne : des fleurs, des fruits, des poissons, etc. Car la nature morte développe souvent une allégorie (notamment dans la peinture hollandaise du XVIIe siècle). Par exemple un papillon, symbole de vie éphémère, rappelle à l’Homme sa condition de mortel.

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Nombre d’or

(n. m.)  Nombre inventé par les artistes de la Renaissance – très globalement portés sur la chose chiffrée. Il donne des proportions considérées comme très esthétiques. Voici sa formule, si vous souhaitez crâner en la ressortant à un dîner : 1+ Racine de 5 divisé par 2 = 1,618.
'L'Homme de Vitruve' et 'La Joconde' de De Vinci ainsi que 'La Naissance de Vénus' de Botticelli cachent ce nombre d'or.  

Nuance

(n. f.)  C’est ainsi que l’on nomme les variations, parfois très légères, d’une même couleur. Mais ce n’est pas un dégradé, nuance !

O

Op’ Art

(n. m.) : Abréviation d'« optical art » (art optique). Ce mouvement d'art abstrait géométrique, qui a émergé dans les années 1960, aime user de l'illusion optique comme principe d'animation et de construction de l'espace de l'œuvre. Essayer de ne pas avoir mal aux yeux à force de regarder l’œuvre ci-contre du plasticien franco-hongrois Victor Vasarely.

P

Patine

(n. f.)  Comme en coiffure, la patine est l’altération naturelle (due au vieillissement) ou artificielle (provoquée par l’application de certaines substances) de la surface d'une œuvre, changeant son aspect ou sa couleur. On parle ainsi de la patine d’un bronze, par exemple.

Performance

(n. f.)  Expression artistique proche de la danse ou du théâtre qui se déroule souvent en public (voir « happening » plus haut).

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Pieta

(n. f.)  Peinture ou sculpture qui représente la Vierge Marie éplorée, tenant le corps de son fils à la descente de la croix. La plus fameuse demeure toutefois celle de Michel-Ange, en marbre, qui repose à la basilique Saint-Pierre du Vatican depuis le XVe siècle.

Pochoir

(n. m.)  Technique qui consiste à déposer de la peinture à l’intérieur d’une forme prédécoupée dans une feuille de carton ou de métal. L’image ainsi obtenue peut être reproduite à un grand nombre d’exemplaires. Les street artistes en raffolent tels que Miss.Tic, Mosko ou encore Roy Lichtenstein pour les trames de ses tableaux aux faux airs de bande dessinée. Pour savoir ce qu’est une trame, rendez-vous à la lettre T…

R

Ready-made

(n. m.)  Terme inventé par Marcel Duchamp (encore !) pour désigner un objet du quotidien simplement détourné de son usage premier afin d’en faire une œuvre d’art. Comme son célèbre urinoir, 'Fontaine'. Le chef-d’œuvre peut même naître d’un assemblage d’objets ou de morceaux d’objets de récupération, ce qui suscite encore aujourd’hui un débat houleux sur la notion d’œuvre d’art. Tout ça pour un pauvre bidet…

Repentir

(n. m.)  Lorsque l’artiste apporte une modification à son œuvre au cours de son exécution, c’est ainsi que l’on appelle ce changement. Il peut être visible à l’œil nu ou décelable seulement grâce à la radiographie aux rayons X. Un exemple de repentir : 'Le Bouffon Calabacillas' de Diego Vélasquez où, de façon évidente, la calebasse de droite était initialement une cruche.

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Retable

(n. m.)  En architecture, dans une église, le retable est une construction verticale portant un décor peint ou sculpté. Il se trouve généralement placé au niveau de l’autel, afin de révéler toute sa beauté au plus grand nombre de fidèles.

Ronde-bosse

(n. f.)  Sculpture totalement réalisée en trois dimensions, observable sous tous les angles et dont le spectateur peut faire le tour, contrairement au bas-relief (et ne dites pas késako ?, on a déjà abordé le sujet bas-relief, les plus attentifs le savent…).

S

Sanguine

(n. f.)  Pas de surprise : la sanguine est bien une craie de couleur rouge brique à grains très fins, composée d’oxyde ferreux. Connue dès l'Antiquité égyptienne, elle fut très en vogue pour les esquisses du XVIe au XVIIIe siècle.

Sérigraphie

(n. f.)  Cette technique de reproduction des images utilise un écran (ou soie) tendu sur un châssis fonctionnant comme un pochoir. Car, lors du passage d’une raclette, la peinture traverse les parties non opacifiées de l’écran et se dépose sur le support (toile, papier, tissu). Pour vous donner une idée concrète, les séries de ‘Disaster’ d’Andy Warhol sont entièrement réalisées avec ce procédé.

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Sfumato

(n. m.)  Non, ce n’est pas une technique pour fumer le jambon (mais presque). Employé essentiellement à la Renaissance italienne, surtout florentine, le sfumato permet de créer une ambiance vaporeuse dans un tableau par un trait « moelleux », un modelé flou et des contours estompés. Dans cet art, Léonard De Vinci excellait (comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs !).

T

Tachisme

(n. m.)  Voyez les dessins de vos bambins : du tachisme ! Cette forme de peinture abstraite, lyrique et gestuelle, utilise en effet la tache comme élément structurant du tableau. Votre enfant est un artiste rattaché à un courant reconnu : qui l’eut cru ? 

Tag

(n. m.)  Cette inscription – ou signature – réalisée furtivement sur un mur (ou tout autre support) à l’aide d’un marqueur ou d’une bombe aérosol est apparue dans les années 1970 sur les parois du métro new-yorkais. Pour bon nombre de street artistes, c’est avec le tag que les plus « verts » se forment.

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Tempera

(n. f.)  Ce nom d’origine italienne évoque la recette d’une peinture à l’eau dont le liant est une émulsion à base d’œuf. Et bon appétit.

Terrasse

(n. f.)  Aussi nommé « piédestal », la terrasse désigne le dessus du socle d'une statue ou d'une sculpture. C’est toutefois un peu étroit pour boire un coup avec ses amis…

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Toyer

(v.)  Dans le milieu du graffiti, « toyer » est un manque de respect puisqu’il s’agit de dégrader ou de repasser par dessus un tag ou un graff existant, fait par un autre artiste. Maintenant vous êtes prévenu.

Trame

(n. f.)  Ensemble de points, de lignes ou de signes, organisés selon une structure répétitive.

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Trompe-l’œil

(n. m.)  Technique de peinture utilisant les lois de la perspective pour créer à distance l’illusion de la réalité. La prochaine fois que vous croiserez une porte, méfiez-vous donc : c’est peut-être un artiste qui vous joue un sale tour avec son trompe-l’œil (comme Daniel Grangeon par exemple...).

V

Vanité

(n. f.)  Un peu comme la nature morte, ce genre d’œuvres veut rappeler la vanité des choses de ce monde par la représentation d'un objet fragile, transitoire (miroir, fleurs, fruits) ou qui se consume, s’égrène (bougie, sablier). Voire, plus direct, des références claires et nettes à la mort comme un crâne. Subtil…

W

White cube

(n. m.)  Cet anglicisme signifiant « cube blanc » est le surnom des galeries ou autres espaces d’exposition d’art contemporains, principalement des grands espaces blancs et sobres. L’œuvre isolée n’est ainsi ni parasitée ni par la présence d’éléments décoratifs ni par le voisinage d’autres œuvres et s’observe dans sa pleine unicité.

Work in progress

(loc. adv. )  Expression anglaise désignant toute œuvre qui ne vise pas un résultat final mais insiste, en les dévoilant, sur l’évolution de la démarche artistique et le processus dynamique de son apparition. Certains diront qu'un travail inachevé est un travail bâclé, nous on n’oserait pas !

Z

Zootrope

(n. m.)  Inventé par Etienne-Jules Marey au XIXe siècle, cet appareil généralement circulaire fait la synthèse du mouvement d’un être animé, un animal souvent. Et lorsqu’il tourne, l’être représenté se met alors à bouger, devenant hypnotique. La preuve en vidéo.

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