Chercheminippes
© EP / Time Out Paris
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Le 6e arrondissement : les boutiques

Direction le centre de Paris pour rhabiller sa penderie de la tête aux pieds

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Toutes nos (bonnes) adresses dans le quartier

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  • Saint-Germain-des-Prés
  • 4 sur 5 étoiles
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Les Deux Magots, le Café de Flore, la Brasserie Lipp… Avec des voisins aux historiques aussi encombrants, l’Ecume des Pages devait trouver son créneau. Ce sera les horaires à rallonge ! Lancée au début des années 1980, cette librairie – rachetée par Bolloré à l’été 2023 mais bénéficiant d’une charte d’indépendance qu’on n’espère pas fictionnelle – est aujourd’hui le marque-page des lecteurs membres de la branche CGT Insomnie, les accueillant tous les soirs (sauf le dimanche) jusqu’à minuit.   Premier conseil de visite (éprouvé) : venir tard. Vous allez voir, l’ambiance y est un peu particulière, entre pas feutrés, regards en coin et bons conseils des libraires glissés à voix (presque) basse. Comme les horaires, le fonds, garni de plus de 40 000 ouvrages, amadoue le plus grand nombre, entre généralités et refs plus pointues. L’alcôve dédiée aux livres d’art est abondamment fournie, idem pour le rayon jeunesse. Il y a aussi de quoi faire côté littérature étrangère, en sciences humaines ou en poche tout au bout de l’échoppe. En passant à la douloureuse, vous tomberez sur un mur entier réservé aux volumes de la Pléiade. En parallèle des rencontres, des focus réguliers sur des auteurs et éditeurs animent les étals. Bref, une librairie à recommander… Mais pas trop fort, les voisins, vous savez comment ils sont.
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  • Rennes-Sèvres
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Alerte institution : Chercheminippes met un coup de pression aux dépôts-ventes de Paris depuis plus de cinquante ans. Rue du Cherche-Midi (on vient de comprendre le jeu de mots) trônent fièrement les sept magasins de l’enseigne et son resto italien (tant qu’à faire). Chercheminippes, c’est un magasin pour les dépôts, un espace déco/maison (au 106), un espace femme prêt-à-porter et créateurs (au 109), une boutique homme dédiée (au 111), le luxe femme (au 114), les accessoires (au 110) et l’espace mode enfant (au 124). Oui Madame, tout ça à la fois. Rendez-vous est pris dans la boutique prêt-à-porter et créateurs femme et c’est avec surprise qu’on découvre des pièces pleines de cachets à des prix carrément cool. Le moins : l’endroit est sans grande personnalité. Le plus : ce sont ces dizaines de portants sur lesquels les plus belles fringues des jeunes filles bien nées du 6e arrondissement nous tendent les bras, à prix cassés. Chercheminippes revend les dépôts de ses clientes à 50 % du prix neuf en magasin, voire plus. Résultat, du pull cachemire en veux-tu en voilà, du chemisier, de la blouse, de la jupe crayon, du pantalon de working girl, du manteau BCBG, du agnès b., Paul & Joe et Sonia Rykiel comme s’il en pleuvait tout comme, ô joie, des pépites ultrabranchées qu’on ne s’attendait pas à voir. Allez là, le sweat Yazbukey à 49,90 euros, yolo le top JOUR/NÉ à 29,90 euros, oh oui le blazer en laine gris Givenchy à 136,50 euros et j’en passe. Sans parler des superbes...
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  • Boulangeries
  • Odéon
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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L’affront est culotté : un kiffeur de levain new-yorkais a ouvert l’une des meilleures néo-boulangeries parisiennes – qui plus est dans les beaux quartiers du 6e arrondissement, loin de leur eldorado habituel de l’Est parisien. Jack Koslowsky était cuisinier dans un étoilé de Big Apple avant de tomber amoureux du pain avec son mentor de Brooklyn, Tyler Lee Steinbrenner, fondateur de la réputée ACQ Bread Company. Il y a trois ans, il débarque en France pour explorer la vague des blés anciens, travaille un temps à la Fermentation Générale, puis ouvre cette jolie petite boutique derrière l’Odéon l’année dernière. Mosaïques au sol, présentoir de bois raffiné, moulures au plafond... Tout allait bien jusqu’à ce qu’il se casse le pied entre le pétrin et le four. Après cinq mois de fermeture forcée, le voilà de retour. À l’image de celui qui l’a inspiré, il a construit une carte minuscule : trois pains au tout-levain, fermentation lente, hydratation élevée, farines à 92 % intégrales du crack Julien Clédat. Les croûtes sont fines mais craquantes, les mies denses, parfumées, acidulées, addictives. Ce jour-là, la miche oblongue dite « pain de table », au blé rouge de Bordeaux, envoie le pâté autant qu’elle s’en fait un excellent support. Le pain moulé au sésame, qui mélange blé de population et petit épeautre, avec sa mie légèrement plus humide et une pointe de miel, donne envie de plonger le nez dans la farine. La gamme sucrée est tout aussi sobre et efficace. Excellent cookie plat...
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  • Rennes-Sèvres
  • 5 sur 5 étoiles
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A la Droguerie
A la Droguerie
The French equivalent of a hardware store, is a droguerie. Similarly, these stock all related to the home - from nails to sponges and parquet cleaner. And for shops that have everything, it’s almost impossible to find anything. A la Droguerie set out to change the wheel. A droguerie concept-store, this family-run business combines the practical aspect of kitchenware and hardware with design-led products. But to get to the soul of A la Droguerie, we need to go back 30-odd years. Moving to Paris from India in the 1980s, the Mohsin family set up a droguerie in the 15th arrondissement which soon became a neighbourhood favourite, impressing clients with their plethora of stock and welcoming smiles. One shop became two but the Mohsin’s struggled (like others) with the arrival of huge home improvement stores like Leroy Merlin and Darty which started doing things bigger and cheaper. All of a sudden these smaller independent shops became overlooked for the shiner but less expensive version. If drogueries are often a family business, then this follows suit. Although for a while it didn’t look like it. A finance student from a top Paris university, the Mohsin's oldest child, Marc, had already decided that taking on the droguerie wasn’t for him. A self-proclaimed advocate of the finer things in life (Apple, Maison Kitsuné and hipster beard) Marc had decided that this mass product business didn't suit the taste of his ambitions. Heading to China after this degree ended, he was struck...
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  • Décoration d'intérieur
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 1 sur 4
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La Boutique de Louise
La Boutique de Louise
Louise c’est la grand-mère d’Ariane, qui a ouvert la boutique en 2009 en compagnie de son amie Florence. Autant dire que c’est une histoire de filles, et les rayonnages aux motifs et aux couleurs girly viennent corroborer la légende. Si vous n’avez pas pris peur à la vue des coussins gourmands aux imprimés macarons ou cupcakes (25 à 42€), et si c’est même ça qui vous a fait entrer, alors vous êtes prêts à vous aventurer plus avant sans risquer l’hyperglycémie. Car ‘La Boutique de Louise’, mélangeant allègrement les tons flashy et pastels, est l’endroit idéal pour dénicher des cadeaux originaux et à prix doux. Dans un esprit moderne et rétro à la fois, les bijoux de créatrices (Anne Thomas, Poupée Rousse, Félicie Aussi...) côtoient les accessoires tendances (sacs Lili Cabas, Mellow Yellow...) et les objets déco rigolos (tirelires éléphants, réédition de la marque suédoise Norsu, 10€). Design, délicats, et dans l’air du temps, pour celles qui versent dans le kawai (sautoir glace à la fraise, 25€, collier masque de chat, 35€), les geekettes (collier ‘Space Invaders’ ou ‘Pac-Man’, 18€), les rebelles (gourmettes et colliers à messages : ‘morue’, ‘chieuse’, ‘peste’, 35€), les hipsteuses (bracelets et colliers moustache, 15€ et 18€), etc.Un petit rayon enfants a été étrenné il y a peu, avec notamment de jolis nuages ou étoiles musicaux Melli pou, qui jouent les sons de ‘Thriller’, ‘La Vie en rose’, ou encore ‘La Javanaise’ (39€).
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  • Traiteurs
  • Rennes-Sèvres
  • prix 2 sur 4
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Maison Vérot (Saint-Placide)
Maison Vérot (Saint-Placide)
Chez les Vérot, on est charcutier-traiteur de grand-père en petit-fils. Fondée en 1930 par Jean Vérot à Saint-Etienne, cette Maison d'excellence est reprise par le fils Pierre (sacré MOF en 1976), qui lui-même transmet le flambeau au sien, Gilles. Lequel décide de s'installer à Paris en 1997 avec sa femme Catherine... Pour le plus grand bonheur des pâtéphiles ! Vice-Champion du monde 2011 de pâté en croûte, Champion de France 97 de fromage de tête (Trophée Jean Carmet), j'en passe et des meilleures : impossible de résister à leurs créations hautement photogéniques. Une, deux, trois, quatre et désormais cinq boutiques plus tard (le tout nouveau Food Court planqué au sous-sol des galeries Lafayette des Champs-Elysées), c'est devenu un petit empire à l'échelle de la capitale.  Et pour cause : une pâte laissée à reposer toute une nuit, des viandes triées sur le volet en provenance d'excellents éleveurs, cuites à feu doux, sans sel nitrité (ce rose bonbon artificiel, accusé de provoquer des cancers colorectaux). Mais aussi et surtout, une vraie conscience de la saisonnalité. Parmi les créations printanières de ce mois d'avril, on craque pour le pâté à l'épaule d’agneau du Quercy, subtil sucré-salé aux pommes caramélisées et amandes craquantes (5,50 € les 100g). Ou la Couronne de Bigorre, autre fantasme pour gourmands : un pâté en croûte estival mixant poulette et porc noir de Bigorre sur fond de caviar de légumes (6,20 € les 100g). Fâché.e avec le pâté ? L'autre re-sta du...
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  • Boulangeries
  • Rennes-Sèvres
  • prix 4 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Les habitants du 9e arrondissement connaissaient peut-être l’excellent travail de Seo Yongsang, resté pendant une dizaine d’années au Grenier à Pain. Aujourd’hui à la tête de son propre lieu – pâtisserie, boulangerie et salon de thé –, il mérite sans mal que l’on traverse la Seine pour lui ! On peut fréquenter Mille & Un comme une boulange de quartier classique et repartir avec une baguette, un flan à la vanille et un croissant. Mais ce serait passer à côté de la raison d’être des lieux.  C’est dans la fusion – le gros mot est lâché ! –  que Mille & Un séduit, le cul entre deux chaises séparées par quelques milliers de kilomètres, de la France à la Corée. Il faut absolument goûter le “pat pain”, une petite brioche ronde fourrée à la confiture de haricots rouges et à la chantilly. Le flan au sésame noir – un des tout meilleurs de Paris –, la madeleine au matcha avec sa très fine coque craquante de chocolat blanc parfumé, ou les différents roulés, légers comme tout, tout ça est absolument divin.  Sur place, on en profite pour s’essayer au bingsu, cousin coréen du kakigori japonais, un bol de glace râpée servie avec des fruits, de la pâte de haricots rouges et autres toppings savants. Si ce n’est une fâcheuse tendance à oublier toute saisonnalité, ce Mille & Un frôle la perfection sucrée voyageuse. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
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  • Parfumeries
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
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Le Labo
Le Labo
Imaginé par Edouard Roschi et Fabrice Penot en 2006, Le Labo s’inscrit dans un désir d’expertise et d’exclusivité, dans une volonté de proposer des parfums frais, unisexes, complexes et faits main. Si on compte quatre boutiques parisiennes, la marque ne recense que vingt-deux boutiques dans le monde et une quarantaine de corners. Le Labo a fait du chemin depuis son entrée chez Colette. « Nous travaillons sans stock, explique Agatha, responsable des boutiques parisiennes. Pour garder un maximum de fraîcheur, les parfums sont mis en flacon sur place devant les clients. » Un processus expliqué avec pédagogie, fiole à la main. « Les clients ont parfois une idée erronée des senteurs qu’ils aiment parce qu’elles sont associées à des parfums qu’ils portent ou qu’ils apprécient. » L’orgue à parfums situé derrière le comptoir devrait étouffer quelques idées reçues sur le patchouli, la bergamote ou le vétiver. Flacon minute Ce n’est qu’après avoir sélectionné la fragrance de votre choix parmi les quinze propositions (de la plus légère Ambrette 9 à la plus puissante Patchouli 24), que le technicien procède au mélange d’alcool, d’eau et d’huiles dans le coin labo. Le cœur du parfum – les huiles maturées – est conçu au préalable par un nez (Annick Menardo, Maurice Roucel, Daphné Bugey…) et ensuite élaboré par des laborantins. Le numéro accolé au nom correspond au nombre d’ingrédients qui composent le parfum et le rendent si complexe, 31 pour la Rose, 17 pour le Jasmin. Une quinzaine...
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  • Chocolateries et confiseries
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Pour qui ? Les gros gourmands qui veulent un chocolat "qui en jette"Choco culte ? Les laits, pralinés, rochers... Et surtout, surtout, la demi-sphère fourrée au caramel coulant/citron vert.  Fou de motos et d'art, Patrick Roger a choisi dès l'âge de dix-huit ans l’univers du chocolat pour exprimer sa créativité. Après avoir ouvert sa première boutique à Sceaux (avec un labo dernier cri), le zigue s’est installé à Paris. Ses bonbons de chocolats, très gourmands, parfois un peu trop sucrés à notre goût, font surtout les délices des amateurs de chocolat au lait.  C'est pas pour rien qu'on le surnomme le Rodin du chocolat : chaque fête est pour lui l'occasion de créer de nouvelles sculptures totalement dingues — on se souvient encore de cet arbre de Noël de dix mètres pour le Téléthon. Et visiter l'une de ses boutiques ressort presque de la démarche muséale : on vient reluquer ses primates géants en chocolat, sculptés au détail prêts, comme on admirerait une toile expressionniste. Patrick Roger, c'est aussi et surtout un empire qui pèse, autant que votre taux de cholestérol : pas moins de dix boutiques en tout ! Une à Sceaux, une à Saint Germain-en-Laye, sept à Paris et une à Bruxelles, employant une vingtaine de personnes en atelier et une quarantaine dans les magasins. A ceux qui lui diront qu'il s'est pierre-cardinisé (ou pierre-hermé-isé), le MOF Chocolatier de l'an 2000 répondra qu'il continue de mettre un point d'honneur à sourcer des produits de qualité : oranges de...
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  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
A peine a-t-on franchi la porte d’entrée de Buly que l’on se retrouve comme dépaysé. Avec son comptoir d’apothicaire en marbre et bois de noyer, et les symphonies romantiques qui émanent de ses enceintes, cette échoppe semble sortie tout droit d’une autre époque : le XIXe siècle. Même l’inscription sur la plaque vissée à l’entrée annonce la couleur : « En 1837, Honoré de Balzac s’inspira du parfumeur Jean Vincent Bully et de son officine pour son roman 'César Birotteau'. » Ambiance carte postale Si le livre n’est pas le plus connu de l’auteur (son personnage encore moins), c’est grâce à Arnaud Montebourg que Ramdane Touhami - pas gynécologue mais franchement adepte des grands écarts (deux marques de vêtements, un concept store, l’ex-Parfumerie Générale, la Cire Trudon…)- a trouvé les prémices de son dernier projet en s’inspirant du bonhomme. Exit un « l » pour l’esthétisme et place à la sainte trinité parfumer-hydrater-protéger dans une ambiance de carte postale.  Au menu, tous les condiments du cosmétique avec de drôles de noms désuets : « Eau de la belle haleine » (29 €) et « opiat dentaire » (20 €) pour la bouche ; « eau superfine » (35 €) et « pommade virginale » (40 €) pour le visage ; « huile antique » (38 €) et « pommade pogonotomienne » (29 €) pour le corps… Ca fleure bon la lavande, la rose et la qualité au naturel, sans conservateur. Cocorico : tout est made in France sauf les huiles sur les étagères, ici et là, qui proviennent, elles, de tous les recoins de la...
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