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50 oeuvres d'art incontournables à Paris • Nues et fières de l'être

Réalisme, fauvisme, maniérisme... nudisme

Musée du Louvre • Une odalisque

Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1814
Parfois, en art, la subversion ne tient pas à grand-chose. Trois petites vertèbres peuvent suffire à remettre en cause l'histoire et les conventions. Trois vertèbres qu'Ingres ajoute au dos de sa demoiselle de harem, dans un mépris total de l'anatomie et de l'enseignement de son maître, Jacques Louis David. Trois vertèbres comme un manifeste : n'en déplaise aux critiques et aux gardiens du temple qui le dénoncent alors violemment, Ingres montre ici à quel point l'art n'est pas soumis à un quelconque réalisme, le peintre pouvant parfois sacrifier la vraisemblance au profit de la beauté...

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Musée d'Art moderne • Nu dans le bain

Pierre Bonnard, 1936
Sublimer le banal. Arroser le quotidien de lumière et de couleurs vaporeuses. C'est peut-être ce que Pierre Bonnard (1867-1947) a fait de mieux – notamment dans une série de toiles représentant sa femme, Marthe, allongée dans sa baignoire. Variation particulièrement fascinante sur ce thème, le 'Nu dans le bain' du musée d'Art moderne présente une vision un peu hallucinée de madame flottant langoureusement dans l'eau. Ici, les formes se mélangent et se chevauchent dans un dense tissage de couleurs ; la lumière éblouissante qui traverse la fenêtre se distille dans les reflets de l'eau...

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Musée du Louvre • Les Trois Grâces

Lucas Cranach, 1531
Ce n'est qu'en mars 2011 que 'Les Trois Grâces' de Lucas Cranach font leur entrée au Louvre. Conservé par la même famille depuis le XIXe siècle, le tableau a pu être acheté par le musée pour 4 millions d'euros grâce, en bonne partie, à des dons particuliers. En quelques jours seulement, plus de 7 000 personnes ont répondu à l'appel pour fournir le million qui manquait, et faire de cette peinture réalisée sur un petit panneau de bois l'un des nouveaux joyaux du Louvre, aux côtés de 'La Joconde' et de la 'Victoire de Samothrace'...

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Musée d'Orsay • L'Origine du monde

Gustave Courbet, 1866
Tout a été dit sur cette œuvre, certainement la plus célèbre de Gustave Courbet, dont le titre, à lui seul, ressemble à une provocation : sans Genèse ni Big Bang, l'origine du monde serait donc simplement un sexe de femme, sensiblement entrouvert, et offert au regard. Lieu dérobé d'où le désir émerge, et où il aboutit. Sans visage, sans bras ni jambes, le tronc de cette femme anonyme, vulve en gros plan, apparaît ainsi à la fois comme un savoureux blasphème de l'athée et communard Courbet, et comme un acte fondateur de la pornographie en art...

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Petit Palais • Trois baigneuses

Paul Cézanne, 1879-1882
Des baigneurs et des baigneuses, Cézanne en a peint des tas. On estime à plus de 200 tableaux et dessins le nombre d'œuvres qu'il a consacrées aux corps nus de barbotteurs, égarés dans des paysages verdoyants. Parmi elles, cette toile tape dans l'œil de Matisse en 1899 : après l'avoir achetée chez le collectionneur réunionnais Ambroise Vollard puis jalousement conservée chez lui pendant près de quarante ans, le peintre fauve en fait don au Petit Palais en 1936. Il dit en admirer la composition « très dense », tout en diagonales fuyantes...

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Musée d'Orsay • Le Déjeuner sur l'herbe

Edouard Manet, 1863
Voilà une œuvre qui a bouleversé le monde de l'art, jusque-là encore engoncé dans l'académisme. Présenté au Salon des Refusés de 1863, 'Le Déjeuner sur l'herbe' provoque le scandale, tant pour son propos que pour sa facture. Avec cette scène champêtre, Manet fait un pied de nez aux goûts de son époque (dominée par un érotisme pompier) et réussit à choquer avec la chose la plus banale qui soit en peinture : un nu féminin. Car son nu à lui, Manet le place entre deux hommes...

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Atelier Brancusi • Princesse X

Constantin Brancusi, 1915-1916
Non, vous ne venez pas d'atterrir dans un sex shop de luxe, à deux pas du Marais. Et madame, cette créature onctueuse coulée dans du bronze poli n'est pas un godemiché, mais une princesse. Alors évidemment, tout le monde n'est pas franchement de cet avis : en 1916, la morphologie phallique de cette sculpture de Constantin Brancusi lui vaut d'être exclue du Salon d'Antin puis, en 1920, du Salon des indépendants (avant d'y être réintroduite grâce à une pétition signée par une flopée d'amis artistes). Il faut dire que cette 'Princesse X', née en pleine ère dada...

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Musée Gustave Moreau • L'Apparition

Gustave Moreau, 1876
Dans cette sélection d'œuvres majeures à contempler au détour des rues et des musées parisiens, il nous était difficile de passer à côté des peintures de Gustave Moreau. D'abord parce que cet artiste du XIXe siècle est incontestablement l'un des grands maîtres du symbolisme et que son œuvre, créée à contre-courant de toute forme d'académisme, offre à qui veut bien l'observer un dépaysement étrange, poétique et fascinant. Ensuite parce que l'homme a vécu à Paris et qu'à la fin de sa vie il a choisi de léguer son atelier et la totalité de ses œuvres à l'Etat français...

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Musée Henner • La Vérité

Jean-Jacques Henner, 1898-1902
Prix de Rome, médaillé dans de nombreux salons, membre de l'Académie des beaux-arts, grand officier de la légion d'honneur : la carrière de Jean-Jacques Henner est celle d'un peintre reconnu en son temps, d'un artiste en vue qui resta relativement imperméable aux avant-gardes. Même si, à une époque où tout le monde semblait se positionner pour ou contre l'impressionnisme, Henner, lui, ne fut pas dogmatique, soutenant même Manet à l'occasion. Mais qui dit célébrité dit caricature : on a surtout retenu de lui ces femmes lascives et dénudées à la chevelure rousse...

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Musée Zadkine • Rebecca

Ossip Zadkine, c. 1927
Figure phare d'un musée Zadkine fraîchement rénové, la grande 'Rebecca' se déploie du haut de ses trois mètres sous une verrière qui la baigne de lumière. Cette sculpture en plâtre réhaussée de tons noirs et rosés tient une cruche en appui sur sa nuque : elle décline le thème de la « porteuse d'eau » qu'Ossip Zadkine avait déjà abordé à plusieurs reprises – notamment avec sa 'Stella' en bois de noyer, exposée dans la pièce avoisinante. La 'Rebecca' en plâtre, elle, provient d'une empreinte prise directement sur un bois de cormier. Sculptée à l'origine dans le tronc de l'arbre...

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Par Clotilde Gaillard

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