Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche
FIAC
© FIAC

Les meilleures choses à faire cet automne à Paris

Rangez votre déprime automnale : Time Out vous a sélectionné une pluie de bons plans à faire jusqu'en décembre. A vos Stabilo !

Écrit par
La Rédaction
Publicité

​​Les arbres se dénudent, les jours pioncent plus tôt, les averses se font bretonnes… Y a pas à dire : l’automne a tout pour faire péter notre jauge de spleen ! Sauf que chez Time Out, on n'est pas vraiment du genre à se laisser abattre. Alors on vous a fignolé un méga-dossier avec la crème de la crème des bons plans pour kiffer jusqu’à décembre. Des festivals de musique, du cinéma, des restos, des expos, des brocantes et même des installations complètement toquées. Bref, tout pour surfer sur les feuilles mortes et les bogues en arborant un énorme smile !

Nos immanquables :

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Champs-Elysées

Vingt ans après avoir pimpé les abords de la Comédie Française, l’artiste français le plus poétique du circuit continue de nous enchanter en investissant l’un des lieux les plus romantiques de la capitale : le Petit Palais. Intitulée “Le théorème de Narcisse”, l’expo de Jean-Michel Othoniel nous renvoie à cet auto-érotisme via l’histoire d’amour mythologique entre le grec Narcisse et son propre reflet, en y ajoutant bien entendu sa petite dose de féérie. Grâce à la baguette du sorcier Othoniel, le jardin du musée se transforme en un jardin d’Eden où scintille un ensemble de sculptures perlées dont les silhouettes font écho à l'ambiance Art Déco du musée parisien. A l’intérieur, le charme opère tout autant. Le lustre monumental, La Couronne de la Nuit (2008), accueille les visiteurs dans l’iconique escalier en spirale du lieu. Enfin, le voyage fantastique se conclut sur une multitude de nœuds-bijoux flottant dans les airs au-dessus d’un parement aux reflets évoquant une mer du sud.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Canal Saint-Martin

Voilà un petit bijou de bar où il fait bon se retrouver en bande mais aussi y débouler en solo pour profiter de l'accueil bonhomme de son taulier, Nicolas Netter. Depuis son petit comptoir, le barbu rigolard défouraille anecdotes sur Michèle Torr (mais oui), bouteille de shōchū du fond du frigo et surtout mousses artisanales de compétition choisies avec amour. Au menu des douze becs chromés lors de notre passage : american IPA aux houblons mosaic, HBC 431 de chez Kernel ou Eroica des Français de Piggy Brewing. A noter également dans le frigo, tout un tas de canettes chamarrées. Bref, Carburant c'est super !

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • 1er arrondissement

Normandie is the new place to be ! Alors que le rockeur Pete Doherty zone désormais sur les falaises d’Etretat, c’est à Beuvron-en-Auge que le peintre britannique David Hockney a décidé de poser ses valises. Bien qu’il soit l’un des peintres les plus chers du monde (rappelons que son œuvre Portrait of an Artist (Pool with two figures) a été vendue pas moins de 90,3 millions de dollars en 2018), Hockney a lui aussi fait comme un bon nombre de Parigots et s’est exilé à la campagne à l’annonce du premier confinement. Et c’est dans ce cadre champêtre que l’inspiration semble avoir de nouveau frappé l’excentrique British. 

  • Que faire
  • Marchés et foires
  • 18e arrondissement

Le marché de Noël japonais de la Recyclerie revient doubler la mise le week-end du 11 et 12 décembre. Passant par la même occasion à une formule village au menu aussi épais qu'un seum de judoka nippon après une défaite en finale olympique par équipe. Le village va installer plus de 25 stands le long des rails de la Petite Ceinture. Dans le lot, tout ce qu'il faut pour faire des cadeaux teintés du pays du Soleil-Levant : des illustrations, des pâtisseries, des céramiques, du thé, des pièces de design ou encore du saké à tire-larigots ! En plus de faire vos emplettes, les orgas proposent également un chapelet d'activités annexes. Il sera question de brunch japonais, de projos de films, de conf', d'expos ainsi que des DJ sets de l’estimé Japan Connection Festival.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • Invalides
  • prix 2 sur 4

Rendre cool une station-service… Plutôt tendu comme défi ! Mais ce n’est pas le genre de truc à effrayer Ramdane Touhami, ex-lascar skateur devenu mogul du luxe (les cosmétiques Officine Universelle Buly, c’est lui) qui garde intact, malgré sa respectabilité en platine, l’insolant mordant de ses débuts. Son dernier coup ? Cet improbable Gazoline Stand, à un jet d’Arbre magique© du dôme des Invalides. On y vend, sur une bande-son rigoureusement reggae, du super, du dégrippant mais aussi, comme dans un mini-concept store, une sélection de produits sourcés : des sodas du monde, des t-shirts chelous, des autocollants marrants… Côté « carburant pour humain », on sirote un expresso bien vénère sorti d’une rutilante Victoria Arduino, la Rolls des percolateurs, et on mord dans des mortels hot-dogs veggies débordant de cheddar. Bref, il est grand temps d'aller y faire le plein !

  • Que faire
  • Évènements & festivals

Chaque week-end, du 4 décembre au 7 mars, la Cité Fertile va se transformer en Cité des merveilles et accueillir une fête foraine. Une grande kermesse hivernale qui s'étalera dans tous les espaces de la friche, aussi bien intérieurs qu'extérieurs. Ce qu'on y verra ou pourra y faire ? Plusieurs marchés de Noël engagés, des manèges, des jeux, une mer de nuages (sic), un labyrinthe de bambou, une cabane perchée pour les kids et tout un tas d'animations encore à annoncer.

Publicité
  • Que faire
  • Marchés et foires
  • Gare de l'Est

Toujours fidèle au poste, le marché de Noël alsacien est de retour pour une 39e (!) édition sur son fief de la gare de l'Est. Cette année, du 1er au 17 décembre, le parvis de la gare va une nouvelle fois être embaumé des fumets des meilleurs mets de la région du Grand Est. Attendez-vous par exemple à enquiller de la saucisse, de la choucroute et du pastrami de la charcuterie Geismar mais aussi du munster de la ferme-auberge Christlesgut. Tout ça avant de vous empiffrer de bretzels, bredele ou kougelhopf de la pâtisserie Oster et de pains d'épices Fortwenger. Pour faire passer le tout ? Des vins d'Alsace sacrebleu : grands crus, Crémant d'Alsace, Riesling, Gewurztraminer, Pinot Noir, eau-de-vie et whisky...

  • Restaurants
  • Dans nos Verres

Pour la 5e année, Vini di Vignaioli, le salon des vignerons italiens, revient à Paris du 5 au 6 décembre. Et ça veut dire Noël avant l’heure pour les amateurs de vins vivants, de terroir de caractère et de cépages autochtones. Les vastes volumes industriels de l’espace Paradis permettent d’accueillir encore plus d’exposants : plus de 70 vignerons représentant quasiment toutes les régions de la Botte débarquent avec quilles et bagages.  

Publicité
Le Grand Bain
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Belleville

Ici, béchamel et décibel font bon ménage, c’est d’ailleurs pour ça qu’on aime ce Grand Bain à l’énergie communicative, bistrot parigot dans l’allure mais très anglo-saxon dans ses manières de table. Enfin, pas que, car on tombe aussi sur des plats d’ailleurs et sur d’autres sans passeport, à l’identité liquide : de la “confusing cuisine” d’après le bon mot de sa talentueuse cheffe canadienne Emily Chia. A notre énième venue, on se partagea des gougères au lardo di colonnatat, de grosses panisses à tremper dans une mayo vénielle avant d’enchaîner sur une langue de bœuf tonnato qui jouait au vitello dans sa version tripière. Le taulier est ultra-flexible du goulot : ce soir-là, il déboucha un fusant chignin-bergeron blanc de Savoie par Adrien Berlioz, parmi une palanquée de références toutes plus “nature” les unes que les autres. A noter que l’addition ne s’envole jamais au-dessus des toits de Paris.

  • Shopping
  • Mode & shopping

Kiki, Porco Rosso, Totoro… En plus de trente ans, le Studio Ghibli a, sous l’impulsion du duo Hayao Miyazaki et Isao Takahata, complètement révolutionné le cinéma d’animation. Ancré dans l’imaginaire collectif, le studio fait l’objet d’un véritable culte dont chaque célébration provoque l’emballement. Alors on vous laisse imaginer la réaction des fans à l’annonce de la sixième édition à Paris du Château éphémère, le pop-up store labellisé Studio Ghibli.

Publicité
  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Dernière expo fashion en date, “Vogue Paris 1920-2020” boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Après 100 ans de publications, Vogue Paris devient en effet Vogue France mais tire sa révérence avec un dernier tour de podium ! Une rétrospective qui s'ouvre avec plus de 1000 couvertures du Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. Photographies, illustrations, archives ou une quinzaine de fringues haute couture se succèdent dans une scéno pensée pour mettre “l’objet-magazine” en valeur. Le résultat ? Une expo bien ficelée, informative mais somme toute assez classique, faute de réel appareil critique.

  • Que faire

Depuis quelques années, on ne compte plus les créations lumineuses qui ont essaimé en région parisienne. Et dès qu'il y en a une qui apparaît, c'est à chaque fois le même cirque : les gens disjonctent complètement (on exagère à peine). Afin de faire le tri, nous avons entrepris d'agréger celles qui – sur le papier – nous paraissent les plus dignes d'intérêt. Dans ce dossier amené à évoluer, il y a des structures immenses, des grandes lanternes d'inspiration chinoise et des installations visuelles bonnes à reconfigurer le code couleur d'un daltonien. On vous laisse remettre les plombs et on dit merci à la régie lumière !

Publicité
  • Que faire
  • Marchés et foires
  • Ménilmontant

Le salon Mi-livre mi-raisin, qui réunit fins vins nature et éditeurs de plumes acérées, revient les 11 et 12 décembre pour une deuxième édition à la Bellevilloise. Le programme, tissé de concert par les Editions Nouriturfu et L'Obs, sera copieux comme un quatre-heures de Gérard Depardieu. A l'étiquette, on découvre 35 maisons au fort caractère (La Fabrique, Le Passager clandestin, les Editions Goutte d'Or…) et autant de vignerons de haut vol venus de France et d'au-delà. Il sera aussi question de dédicaces et de remise de prix : celui de la page 20 (salut Nova) et celui du vin d'auteur. Les gorges sèches seront ravies d'apprendre qu'avec le ticket d'entrée à 10 €, elles auront droit à un verre estampillé et à toutes les dégustations.

  • Que faire
  • Marchés et foires
  • 18e arrondissement

Après une édition 2020 escamotée, le marché de Noël favori de Doc Gynéco est de retour. Le dimanche 19 décembre, le Hasard ludique va accueillir sur ses 300 mètres carrés de quais longeant les rails de la Petite Ceinture la nouvelle édition du marché de Noël uniquement dédié à des créations « pensées et/ou fabriquées dans le 18e arrondissement ». Le programme réunira une petite vingtaine d'artisans et artistes locaux aux pratiques et productions très variées. Vous aurez de quoi acheter le miel de City Bzz, le journal satirique du Chat noir, les jeux de société de Bala Jeux, des bijoux, des affiches et même les nœuds papillons en wax de Nœud Kité. « J'esquive les civils et reste le patron du style / A chacun sa banlieue / La mienne je l'aime et elle s'appelle le 18e ».

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Si, pour Proust, la nostalgie prend la forme d’une madeleine, pour la Fondation Louis Vuitton, elle semble prendre celle d’une collection russe. Après avoir célébré le collectionneur soviétique Chtchoukine en 2016, l’espace du groupe LVMH met désormais à l’honneur les frères Morozov, nous présentant leur incroyable fond d’œuvres où se côtoient tous les plus gros blazes de la peinture, de Matisse à Picasso en passant par Cézanne ou Renoir. Deux frères pour 200 chefs-d'œuvre de l’art moderne : le programme est balèze !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • House, disco and techno
  • Saint-Germain-des-Prés

Le Pamela veut remettre au goût du jour les nuits du Quartier latin. Repris par Adam Spielman du collectif Madman Regent, ce club, ex-Dandy, s’en donne les moyens. Entrée gratuite, décor de cave voûtée avec une série d’alcôves bien troussées (version alu, version rouge, version 70's), un fumoir XXL et une carte de cocktails (15 €) tout à fait recommandable, comme ce choucard Rose Royce (vodka, liqueur de rose, purée de litchi, citron vert, eau gazeuse)… Que demande le noctambule ?

Publicité
  • Art
  • Art

Véritable tradition dans le milieu, la FIAC s’exporte Hors les Murs et propose, cette année, un parcours en trois temps, allant de la place Vendôme au jardin des Tuileries en passant par le musée Eugène Delacroix. On notera le Flying Dragon d’Alexander Calder installé place Vendôme, pas moins de 25 œuvres aux Tuileries, insérées entre les célèbres chaises Fermob et les nombreuses fontaines du jardin. Enfin, si la pluie décide de nous rejouer de mauvais tours, on file se réfugier au musée Eugène Delacroix pour découvrir le taf de Jean Claracq, à qui la FIAC a filé carte blanche pour investir le bel espace du 6e arrondissement.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Louvre

Vingt ans après avoir rangé sa machine à coudre, Thierry Mugler fascine toujours autant le monde de la mode. Celui qui a notamment sapé Cardi B, reine de la dernière Fashion Week, fait l’objet d’une énorme rétrospective au Musée des Arts Déco (ou le MAD, pour les intimes). Après avoir conquis le Canada, les Pays-Bas et l'Allemagne, quoi de plus logique pour l’expo que de terminer sa tournée à Paname, ville qui a fait de Manfred Thierry Mugler une star des podiums ?

 

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • Le Marais

Mais où sont les bottes Tabi, les collections oversize, les vestes perruques ? Ne cherchez pas ces pièces iconiques qui ont fait la gloire anticonformiste du designer belge. Ici, la fashion n’a plus son mot à dire. Le fondateur de la Maison Martin Margiela a dit bye-bye à l’industrie de la mode en 2009 et le fait savoir en s’exposant pour la première fois en tant que plasticien. Juste plasticien. Alors, qu’est-ce que ça donne un Margiela qui n’est plus chevillé à la haute couture ? Du bon. Du très bon, même. À travers une vingtaine d’installations, films, peintures et collages conçus in situ, celui qui s’était imposé comme un incontournable du stylisme dès les années 80 séduit ici en tant qu’artiste pluridisciplinaire, hanté par le temps.

  • Danse
  • Le Marais

On s’est fait mal pour vous. Trois heures de cours ininterrompues dans la salle aux allures de showroom ultra-design du Carreau du Temple : on a rarement autant regretté d’avoir poussé l’after jusqu’à l’aube la veille. Le voguing est décidément plus intense que prévu. Je finis le cours en PLS mais avec l’envie de démonter le dancefloor. Plus qu’un sport, une danse ou un mouvement culturel, le voguing est un état de penser et une façon d’être qui vous donne envie de claquer des doigts en criant “Wassup bitch” à votre boss. Même si on vous déconseille de le faire.

Publicité
  • Que faire
  • Vivre en Ville

La porte passée, deux options s’offrent à nous : à gauche, le fameux bar à rhum 1802 pimpé pour l’occasion ; de l’autre, le check-in pour accéder directement aux chambres. Forcément, on opte pour une collation de bienvenue ! Le lieu, inspiré de l’année de naissance d’Alexandre Dumas (petit-fils d’un propriétaire de plantation), est un boudoir orientaliste qui nous transporte plus du côté de Saïgon et La Havane que du mythique Port-Marly : faïences, estampes asiatiques, miroirs d’époque et fresques signées Christoff Debusschere… Le tout autour d’un bar central XXL pour faire joujou dans les verres. Du côté des chambres, là aussi, ça en jette. Lit à baldaquin, vinyles du Buena Vista Social Club à faire tourner sur platine, artefacts cubains et plantes tropicales en veux-tu en voilà. Un vrai cocon, comme on dit dans le jargon. Et si vous voulez vraiment vous plonger dans la jungle, direction la piscine.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Spa
  • Chaillot
  • prix 4 sur 4

Spécialiste des peaux sensibles, la marque de cosmétiques franco-japonaise opte pour le silence en cabine après avoir établi un point sur nos envies et nos routines beauté. Pendant le saho (nom du rituel de beauté cher aux Japonaises, comparable au “layering”), on se laisse porter par la voix douce de la praticienne Hatsumi. Ses massages dynamiques réactivent la circulation du sang, des paupières aux trapèzes jusqu’au bout des doigts et délassent jusqu’à nos nœuds de marins dans les épaules. Les produits appliqués sont élaborés au Japon et misent sur la science pour régénérer la peau avec du triple collagène. Les fragrances sont discrètes, avec quelques notes de cerisier pour rester dans le thème. Certains soins anti-âge en boutique, jusqu’à 700 euros le pot, nous donnent des envies de brevets open source. 

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Théâtre
  • La Madeleine

Adapté du roman du même nom de Fabrice Caro (aka Fabcaro), Le Discours est une plongée dans les méandres tortueux et drolatiques de la pensée d’un antihéros ultra-contemporain. Pris en charge par Simon Astier (le chevalier Yvain dans Kaamelott), le monologue intérieur de ce quadra complètement largué a une efficacité de mème : on rit d’autant plus que les situations décrites sont aussi absurdes que relatable. Que ceux qui n’ont jamais tiré de conclusions aussi poussées que hasardeuses sur la ponctuation d’un texto lèvent la main !

  • Que faire
  • Évènements & festivals

Pour sa dixième édition parisienne, Pitchfork revient avec une programmation dans la fourchette haute, invitant de nombreux artistes britanniques émergents par-delà les embrouilles du Brexit. En éclatant ses rendez-vous sur une semaine dans dix lieux différents, le festival laisse les newcomers faire vivre la musique loin de nos écrans. A l'affiche notamment ? Sébastien Tellier, Muddy Monk, le disco affriolant de la Belge Charlotte Adigéry, Londonienne Shygirl et deux after au Badaboum !

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Le Pamela veut remettre au goût du jour les nuits du Quartier latin. Repris par Adam Spielman du collectif Madman Regent, ce club, ex-Dandy, s’en donne les moyens. Entrée gratuite, décor de cave voûtée avec une série d’alcôves bien troussées (version alu, version rouge, version 70's), un fumoir XXL et une carte de cocktails (15 €) tout à fait recommandable, comme ce choucard Rose Royce (vodka, liqueur de rose, purée de litchi, citron vert, eau gazeuse)… Que demande le noctambule ?

  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Dans le game des bars à thème, le Blitz Society s'impose comme une grosse pièce. Dans cette adresse chicos de Saint-Germain-des-Prés, on y vient pour jouer aux échecs ; et seulement pour jouer aux échecs. Les deux salles, élégantes, proposent 27 tables en laque noire avec échiquier et minuteur intégrés, donc pas vraiment carénées pour accueillir des grosses pintes… Comptez 10 € l'heure. Certes, un soft (à 5,40 €)  est offert mais notons qu'aller dans un troquet lambda avec son échiquier en plastique sous le bras coûte bien moins cher. Quant à la carte n'est pas spécialement donnée : Gallia bouteille (8 €), pays-d’oc rouge Naturalys de Gérard Bertrand (6,20 €).

Publicité
  • Restaurants
  • Dans nos Assiettes

A partir du 9 novembre, No Diet Club vous conduit deux fois par semaine dans les méandres du fromage fondu. La chose dure à chaque fois trois heures et débute aux Marmottes, à Châtelet, un resto de raclette façon chalet. Ce que vous allez y manger ? Du fromage de haute qualité à volonté (abondance, morbier…), de la charcut' (du genre viande des Grisons, jambon à la truffe), des patates (elles aussi à volonté) et des cornichons. A noter que le pinard est en supplément. Une fois sorti de son coma, votre estomac sera ensuite conduit non loin du BHV, dans un chalet de fromages suisses dont la spécialité est le sandwich… à la fondue. Vous terminerez votre Raclette Tour avec des canelés de la boutique Aux Deux Canelés. Un périple qui vous coûtera la somme de 55 €. En partant du constat que vous ingurgiterez l'équivalent de quatre repas en un, ça passe.

  • Bars
  • Bars à bières
  • Charonne
  • prix 3 sur 4

Boissons Éclectiques Et Révolutionnaires… Ce nom particulièrement long ne tient même pas sur la devanture noire de l’un des plus petits bars de Paris ! Il faut se contenter de l’acronyme : BEER. Du coup, vous vous en doutez, dans cette mini salle à poutres apparentes et colombages, on distille l’amour de la bonne bière artisanale (qui, on le sait, ne se mesure pas en mètre carré).

Publicité
  • Art
  • Art

C'est à un jet de pavé de la place Vendôme que la dernière pierre de l'empire Gagosian s'apprête à être posée ! Révélée par Le Figaro, il s’agira de la troisième galerie parisienne du tycoon américain de l'art contemporain. Et après la rue de Ponthieu et le Bourget, c'est donc sous les arches du palais Royal, au 9 rue de Castiglione, que Larry Gagosian prendra ses nouveaux quartiers à partir du 19 octobre, pour un lancement en fanfare de la FIAC.

 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Odéon

“How many times my potential was anonymous?” demandait Kendrick Lamar en 2015. La mort de la discrète Vivian Maier ne fera pas plus de bruit que sa vie. Anonyme parmi les anonymes, elle incarne un mystère séduisant entre pratique autodidacte, succès posthume et débats animés sur sa légitimité. Faut dire que Vivian, c’est un peu une outsider qui dérange dans ce monde ultra fermé qu’est celui de l’art. Cette native de la Grosse Pomme garde des gosses pour vivre, ne s’adonne à sa passion que dans l’ombre et ne développe même pas tous ses négatifs, probablement par manque de moyens. Pas étonnant donc que la question que beaucoup se posent à son sujet soit bien : “bon, qu’est ce qu’elle fout là ?”.

Publicité
  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Brasserie
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4

Depuis quelques semaines, le Foodistan tout entier ne parle que de ça : l’arrivée sous les ors du Plaza Athénée de Jean Imbert, cuisinier hirsute et audimatique qui claque la bise à Pharrell Williams, suivi sur Instagram par l’équivalent de la population de Toulouse. Un choc culturel pour le très racé Plaza, palace de l’avenue Montaigne, qui voyait Alain Ducasse se faire limoger comme la vieille porcelaine ; et le gratin de la critique gastronomique de pousser les hauts cris en sortant la sulfateuse de concert contre Imbert, avant même que ce dernier n’ait eu le temps de dire “bon appétit"... Face à tant de dureté, nous aussi on a voulu se faire notre idée sur ce que vaut vraiment (mais alors vraiment vraiment) la cuisine du Martyre Jean. 

  • Bars
  • Bars à bières
  • Mairie du 18e
  • prix 2 sur 4

En moins de temps qu’il n’en faut pour vider un galopin, Patrick, le taulier aux commandes de ce chouette rade cosy, s’est constitué un bon matelas d’habitués trop contents de pouvoir s’approvisionner en mousses goûtues à prix d’ami. Ce soir-là, sur les dix pressions dispos (elles changent régulièrement), on se régale d’une Calypso acidulée brassée par les Anglais de Siren (4 € le demi), puis d’une IPA signée BAPBAP à l’amertume parfaitement contrôlée (4 €). Escorté de petites assiettes pas bégueules (houmous maison, croquetas aux champignons), on cingle donc sans à-coups vers un apéro impérial. Le dimanche, c'est brunch avec son assiette d’œufs Bénédicte et saumon, son granola maison et son café de la brûlerie pantinoise Saint-Jacques. 

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Après avoir célébré les femmes dans l’abstraction, le Centre Pompidou met un coup de projo sur l’une des artistes majeures de la peinture abstraite : Georgia O’Keeffe. Coloriste hors pair et personnalité sulfureuse, l’Américaine - encore trop peu connue en France - attire, irrésistiblement. A travers des peintures florales aux faux airs de vulves - ressemblance cependant toujours niée par l’artiste -, des paysages abstraits ou des zooms d’ossements, O’Keeffe explore la matière et la couleur avec une facilité déconcertante. On se demande parfois même si les toiles ne sont pas rétroéclairées tant les nuances irradient. Mes amis, on a ici affaire à un génie ! Au fil du parcours, on oscille entre abstraction pure, surréalisme ou même peinture moderne à la Hockney, nous prouvant encore une fois que la meuf sait tout faire.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Sentier
  • prix 3 sur 4

Il y a deux familles de bars cachés : les speakeasy pseudo-Prohibition et les clandés carrément cul (mais y va-t-on vraiment pour boire un verre ?). Ben Tyler, à qui l’on doit déjà la Malicia, boudoir planqué dans la Mezcaleria, ouvre une troisième voie avec son Coyo Taco Tequila Club. Tapi sous la taqueria miamienne (une habitude dans toutes les adresses de la franchise Coyo Taco), le petit bar underground designé par Julien Sebban du Studio Uchronia (murs et banquettes bleu nuit, néon fuchsia, miroir rond et alcôve derrière un rideau de perle) se la joue club libertin. 

Publicité
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Lazare
  • prix 3 sur 4

Posté au milieu du nomade land de la gare Saint-Lazare, Drinks&Co est un magasin concept bien porté sur la bouteille. A la fois cave, quincaillerie pour amateurs de cocktail, resto et bar, tout ça dans un vaste espace de 500 mètres carrés avec plafond dessiné et terrasse sous les arcades. Accoudés au comptoir marbre et cuivre, on sirote donc ses verres au milieu des présentoirs d’étiquettes voyageuses (vermouth du monde, whisky breton… Il y a plus de 1 000 références) et de matériel pour mixologue en herbe.

 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • 1er arrondissement

Le Museum of Modern Art - ou MoMA pour les intimes -, ce n’est pas que le squat où les gosses de riches de Gossip Girl allaient pour les pauses dej ! C’est avant tout l’un des musées les plus conséquents des Etats-Unis, aussi bien en termes de nombre de visiteurs à l’année que de collections. Et quelle chance, les petits parisiens que nous sommes vont pouvoir profiter de 230 tirages issus de la collection exceptionnelle de Thomas Walther, acquise par le musée new yorkais dans le début des années 2000. 

 

Publicité
  • Clubbing
  • La Villette

Et soudain, alors que la nuit parisienne se relève de ses 18 mois de fermeture plus doucement qu’un octogénaire arthritique ne descend du 89, un club comme on en espérait plus déboule dans le paysage nocturne et vient tout secouer sans crier gare. Bienvenue au Gore, immense et insoupçonnable cave voûtée avec 6 mètres sous plafond, planquée sous la Gare, la salle jazzy cool de l’avenue Corentin Cariou ! Au programme, du gros son, des petits prix, un espace de zinzin et une ouverture 7 nuits par semaine ! Bam ! Quand les concerts s’arrêtent en haut à minuit, la cave ouvre pour envoyer les BPM jusqu’à 6h.

  • Théâtre
  • Théâtre

A 50 ans, certains s’offrent une Rolex. D’autres s’offrent… Adèle Haenel et Bob Wilson. C’est autrement plus chic. Pour célébrer cinq décennies de manifestations scéniques au cœur de la capitale, le Festival d’Automne ouvre la rentrée culturelle avec un programme cinq étoiles et XXL, résolument dans l’air du temps. 

Publicité
  • Bars
  • République
  • prix 2 sur 4

Certes, le Mont-Saint-Michel se trouve officiellement en Normandie mais c’est bien un Breton qui a ouvert le premier bar à cidre de Paris. Ça compense ! Benoît Marinos, originaire de Quimper, s’est découvert une passion pour le jus de pomme fermenté et a décidé d’ouvrir, comme en Angleterre, un lieu où les amateurs (et les curieux) peuvent goûter des productions du monde entier. Avec son complice Alexandre, il s’est donc installé sur le bord du canal Saint-Martin dans un bar tout mignon (voire trognon haha) avec comptoir en briques, mobilier acier et petite terrasse.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture
  • 8e arrondissement

L’heure est à la volupté au Musée Jacquemart-André ! Exit les silhouettes décharnées de la NYFW et vive les courbes des madones italiennes et des déesses antiques. Véritable reusta du Quattrocento, Sandro Botticelli s’illustre ici par une cinquantaine d'œuvres issues de grandes collections internationales, de la National Gallery de Londres au Rijksmuseum d’Amsterdam en passant par les musées et bibliothèques du Vatican. Si la Naissance de Vénus ou son célèbre Printemps n’ont pas pu être de la partie, on est tout de même saisi par la qualité indiscutable des œuvres. Y a pas à dire, le mec sait peindre. Mais pas que.

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Peinture
  • 1er arrondissement

Si on a beaucoup critiqué la filiation Picasso/Rodin, la double expo Soutine et De Kooning présentée au musée de l’Orangerie nous a réconciliés avec le format. Loin d’être une expo blockbuster, c’est un tout petit ensemble ne comprenant qu’une quarantaine de toiles déployées au travers de cinq salles qui nous a bluffés. Pas d’effusions inutiles ici, mais une sélection aux petits oignons de chefs-d’œuvre se succédant dans un ensemble limpide et hyperaccessible. Loin de nous imposer des correspondances à travers des thématiques bateaux, les commissaires nous laissent faire le travail et chercher les points communs entre les deux univers – aussi forts l’un que l’autre – des deux artistes.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • 2e arrondissement

Levant se lève du côté de Bourse ! Dalia, nouveau paquebot tout en longueur vient d’amarrer sur la rue Montmartre. A la barre ? Cap’tain Or Bitan, transfuge de Miznon et Shouk (deux références israéliennes à Paris), qui amuse la croisière avec une popote qui se joue des frontières : israélienne, libanaise, syrienne… Dans l’assiette ? C’était d’la bombe bébé ! A l’image de cette giga-chakchouka (tomates, piments, œuf fondant, ail et coriandre), un modèle du genre à trempouiller avec son pain hallah. Le soir, la palme du dithyrambe va pour cette fondantissime épaule d’agneau cuite sept heures (!) et servie entière avec du freekeh… Un dé-lire !

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Réaumur
  • prix 1 sur 4

La sachiez-tu ? 2021 marque le gros retour de hype du café à l’ancienne. Assez de design scandinave, de pierre grattée et d’ampoule à filament ! Oui à l’ouverture dès le matin, au demi pas cher et au mobilier de brasserie. Dernière adresse en date qui illustre cette lame de fond rétro bistrotière : Chez Francis, dont le nom sonne déjà bien 1974. Le Francis en question c’est le taulier, ancien de la restauration (feu Tontine notamment), barbe courte, chemise cintrée et grand sourire, vaque dans sa petite salle basse de plafond. Mais attention, Francis reste bien dans son époque avec playlist afrobeat de bon aloi, ardoise de pif nature à haute picolabilité (par exemple le Gamay « Femme de » par Marine Bonnet, 6 € le verre), IPA à 4 € et un cocktail maison (qui tabasse) au sirop de gingembre de la maman (8 €).

  • Hôtels

En attendant de retourner dans le sud de la France, Time Out Paris la joue Stéphane Plaza et vous a mitonné une sélection aux p’tits soins des hôtels et maisons d’hôtes les plus stylés des environs. Que des adresses à moins de 100 bornes pour se mettre au vert et s’offrir une parenthèse champêtre à deux coups d’embrayage. Ferme de luxe, haras maousse, hameau verdoyant… Voici nos meilleures adresses pour un week-end « zen, soyons zen.»

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Les Halles

La grande rivale de la Fondation Louis Vuitton a enfin pris place sous la coupole de la Bourse de Commerce. Restaurée de fond en comble par Tadao Ando et meublé par les frères Bouroullec (rien que ça), elle accueille l’une des plus grosses collections privées du monde : celle de François Pinault. Alors, elle donne quoi l’expo inaugurale de cette nouvelle place to be arty parisienne ?

 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Salon de massage
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4

Derrière sa façade en bois brûlé, Sandra Jollet et sa team vous embarquent à 9 000 bornes de Paname. Le lieu ? Une version ultra-réaliste d’un ryokan, soit une auberge traditionnelle japonaise avec murs bardés de papier washi, portes fusuma (sorte de paravents), cloison sculptée en bois de cèdre et plafond de paille… Beau et complètement dépaysant ! Et si la mise en scène mérite à elle seule le coup d’œil, on vient surtout ici pour faire dorloter ce qui nous sert de corps. Le dada de Sandra ? Le shiatsu, un massage ancestral nippon qui harmonise les énergies vitales et favorise le lâcher-prise. Et mettons tout de suite fin au suspense : l’expérience était incroyable !

Recommandé
    Vous aimerez aussi
      Publicité