Deux expériences Airbnb exclusives signées Loïc Prigent et Bilal Hamdad à Art Basel Paris
© Gérard Schachmes
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Les expositions à voir en ce moment à Paris : toutes les critiques de Time Out Paris

Peinture, photo, art contemporain ou expositions événement : Time Out Paris passe au crible toutes les expos à voir en ce moment dans la capitale. Nos critiques, nos coups de cœur et nos avis tranchés pour savoir lesquelles méritent le déplacement.

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  • Art
  • 16e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste. Face à l’immense Rouge triomphant dans le hall d’entrée, l’évidence saute aux yeux : il n’y avait pas meilleur lieu pour accueillir l'œuvre de Calder. On passe assez vite les premières salles, témoins de ses balbutiements dans la peinture – intéressant, pas passionnant –, puis le fil (de fer) nous conduit vers ce qui deviendra son domaine de prédilection, la sculpture. L’invention de son “Cirque Calder” dès les années 1920 atteste de sa créativité, mais surtout de son avant-gardisme. Ménagerie bricolée de bouts de ficelle et d’imagination pure, l’ensemble présente tout à la fois un artiste, un ingénieur, un clown et un démiurge. Tout est déjà là, du goût du déséquilibre au désir de réhabilitation de matériaux pauvres en passant par l’étude des ombres et cette fameuse obsession du geste, qui fait basculer sa sculpture du côté de la performance.  Le cirque laisse ensuite place à l’abstraction. Après le choc Mondrian, Alexander Calder lâche les figures pour mieux attraper l’invisible. Les mobiles entrent en scène, et avec...
  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville. Dès l'entrée, un grand visuel mural la montre en pleine séance photo devant le parvis du MAM. Long mais sans temps mort, le parcours (environ 250 tirages, extraits multimédia et publications d'époque) retrace une vie commencée devant l'objectif, comme mannequin pour les grands magazines américains, avant que Lee Miller ne prenne elle-même la caméra en main pour ne plus jamais la lâcher. Plutôt qu'une hagiographie, l'exposition permet avant tout de prendre la mesure du talent de Lee Miller à travers un choix d'images saisissantes et richement expliquées. Initiée à la photographie par son père puis par Man Ray (qui contribuera aussi à son invisibilisation), elle découvre avec lui la solarisation et...
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  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
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_*]:min-w-0 gap-3"> Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé autant de chefs-d'œuvre de cette dernière décennie de la vie de l'artiste, faisant cohabiter L'Escargot avec La Gerbe, les Acanthes ou encore Zulma, grâce notamment à des prêts d'exception qui prouvent que, même lorsque l'on croit avoir déjà tout vu de Matisse, le mec cache encore quelques secrets. _*]:min-w-0 gap-3"> En se concentrant sur les treize dernières années de la vie de Matisse, l'exposition raconte l'histoire du deuil heureux de la peinture à l'huile, mais aussi d'une renaissance, survenue à l'âge de 72 ans. Cloué au lit, Matisse invente un espace sans gravité, un jardin intérieur couché sur le papier. Côté scéno', c'est très beau. On lui promettait le noir à jamais, lui s'est tourné vers la couleur. Éclatante, vibrante, elle est systématiquement magnifiée par un éclairage qui...
  • Art
  • 7e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
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Exposition itinérante née au Victoria and Albert Museum de Londres en 2022, Africa Fashion a depuis traversé New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal avant de poser ses valises à Paris. Un passage peut-être symbolique dans la capitale mondiale de la mode, où la création africaine peine encore à s'imposer à la hauteur de son talent. L'exposition entend y remédier en offrant un panorama généreux d'une scène bouillonnante, aussi diverse qu'inventive. C'est bien la sensation que donne cette exposition-fleuve, triple en quelque sorte. L'exposition originale du V&A retrace l'émergence de la mode africaine depuis les indépendances des années 1950 jusqu'aux propositions les plus actuelles. Elle s'enrichit, grâce aux collections du musée du quai Branly, d'un regard chronologique sur la photographie africaine et son rapport au vêtement, ainsi que d'une section finale consacrée aux traditions textiles du continent. Des ajouts qui renforcent la profondeur d'un sujet loin d'être superficiel, tout comme la façon de le traiter. L'attention au détail se manifeste jusque dans la conception des mannequins, plus incarnés qu'à l'accoutumée, mais aussi dans la production d'interviews vidéo et d'un shooting photo signé par le styliste Ib Kamara. Plus qu'un panorama des créations africaines, l'exposition donne à saisir l'étendue et l'importance de la mode sur le continent et invite, au passage, à repenser notre propre rapport au vêtement : autant qu'ailleurs, sinon plus, le textile y...
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  • Champs-Elysées
  • 4 sur 5 étoiles
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Entrer dans This Will Not End Well, c'est comme signer un contrat sans lire les petites lignes. C'est prendre le risque que ça se finisse mal, mais foncer tête baissée quand même. Conçue par l'architecte Hala Wardé, la scénographie en six pavillons (chacun étant pensé pour la série qu'il abrite) promet une traversée immersive de plus de 40 ans de carrière, à travers un angle audacieux : présenter Nan Goldin comme une cinéaste, grâce à un très riche ensemble de diaporamas et de vidéos. Très vite The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022) nous attrape. Une multitude d'images, et autant de preuves que l'amour est une addiction qui ne se soulage pas avec un rendez-vous Doctolib. Des couples qui se blessent, des fêtes qui finissent mal, des lendemains qui commencent encore pire… C'est le quotidien de Nan Goldin, comme de tant d'autres, finalement (vous reconnaîtrez sans doute les visages de Keith Haring ou Andy Warhol). Dès le début de sa carrière, l'artiste documente sa vie et celle de ses potes sans filtre, écorchant l'intime à vif, le foutant sur la table et nous invitant à contempler le spectacle, aussi difficile à voir soit-il. On s'enfonce ensuite vers The Other Side (1992-2021), où son entourage trans brille avec une intensité rare, dans un monde toujours plus conservateur. Qu'on se le dise : l'art de Nan Goldin est politique, oui. Mais sans slogan. Chez elle, l'engagement passe par l'attachement. Et ça, ça marche parfois mieux qu'un tract. Puis l'ambiance change...
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  • Les Halles
  • 4 sur 5 étoiles
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Avec un titre pareil, on s'attendait à une exposition sur les héritiers du Caravage. On vous prévient : il n'en est rien. Le sujet est complexe, voire un poil ambitieux, et s'appuie sur une centaine d'œuvres (quasi toutes issues de la collection Pinault) pour tenter de créer un parcours où le visible se heurte à l'invisible. Hasard du calendrier (ou pas), l'exposition s'est ouverte au milieu de conflits géopolitiques majeurs, qui lui donnent un éclairage tout particulier. L'idée ? « Partir d'une feuille noire pour y faire jaillir la lumière et les œuvres », comme l'explique la commissaire Emma Lavigne. Immédiatement, notre regard est happé par la magnifique rotonde et l'immense écran qui l'habite, diffusant en boucle le film Camata de Pierre Huyghe. Tourné dans le désert d'Atacama, au Chili, il met en scène une sorte d'archéologie funéraire 2.0, où des robots s'affairent autour d'un squelette. Le ton est donné : ici, on ne va pas beaucoup se marrer. Plus que le contraste caravagesque, les thèmes véritables se dévoilent : la disparition, l'absence, la mort. Des peintures et des dessins du surréaliste Yves Tanguy (qu'on se réjouit de voir enfin présenté dans une institution d'envergure) aux travaux d'Alina Szapocznikow, le parcours déroule une procession d'œuvres où le corps n'est jamais très rassuré d'être là. Fragmenté, spectral, parfois carrément en pièces détachées, il hante les salles comme une mauvaise conscience esthétique. De Bruce Nauman à Robert Gober, l'humain...
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  • 1er arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ici, une peau cramée par le soleil. Là, une plage plage saturée de slip de bains moulants. Plus loin, un buffet qui ploie sous le poids du plastique et des restes. Partout, des humains. Trop d’humains, face à une planète qui souffre sous le coup du dérèglement climatique, du tourisme de masse et de la surconsommation. Roi de l’humour british, Martin Parr (1952-2025) traduit en image les discours les plus alarmistes, sans jamais tomber dans le catastrophisme. Et si l’ironie était finalement la meilleure manière de sensibiliser ? Conçue sous son regard expert, l’exposition du Jeu de Paume s’est ouverte sans que le photographe ne puisse la découvrir achevée. Décédé en décembre dernier, il aurait sans doute adoré les hordes de Parisiens, smartphone à la main, instagrammant ses propres clichés rassemblés dans un accrochage qui joue (très justement) la carte de l’accumulation. A travers 180 prises de vue, le parcours thématique en cinq étapes aborde nos différentes façons d’habiter et d’exister, quitte à en oublier notre environnement. Digne hériter de la satire à l’anglaise, le photographe mise sur le kitsch pour dénoncer. « Si ça paraît ridicule, peut-être que ça l’est vraiment ? », se diront les visiteurs, un peu honteux lorsqu’il s’agit de s’avouer à eux-même qu’ils adoptent parfois les mêmes comportements destructeurs.  Couleurs saturées, flash assumé et cadrages étudiés permettent ainsi de nous immerger dans ce que nous faisons de pire, entre moquerie et culpabilité. Avec,...
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  • Chaillot
  • 4 sur 5 étoiles
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  • Chaillot
  • 3 sur 5 étoiles
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  • Art
  • Textile
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Quand le jeune Azzedine débarque à Paris depuis sa Tunisie natale, en 1956, il n’a qu’un objectif en tête : devenir le nouveau « Christian Dior », celui qui révolutionnera la mode féminine et dont les jeunes créateurs admireront, à leur tour, les créations dans les pages des magazines. Par chance, le jeune couturier atterrit tout droit dans les ateliers du roi de la mode parisienne, où une pote de pote lui dégote un stage… de quatre jours. Un passage éclair qui le marque pourtant à vie et qui sert de point de départ à une véritable obsession : collectionner le plus de pièces signées Dior possible. Résultat ? Près de 600 robes, manteaux ou accessoires sont archivés, en secret. Et se redécouvrent aujourd’hui à travers une double expo parisienne, à la Galerie Dior et à la Fondation Alaïa. Si la présentation à la Galerie Dior nous a moins convaincus (peut-être son caractère trop méthodique lui ampute-t-il toute forme d’émotion), attardons-nous sur celle pensée par Olivier Saillard, directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, qui fait dialoguer les archives de Dior avec celles de l’ancien propriétaire des lieux. Une conversation élégante se déroule sous nos yeux, où l’immense respect d’Azzedine Alaïa pour son aîné est mis en valeur grâce à une scénographie aussi poétique que révérencieuse, où des panneaux de fleurs brodées côtoient des robes suspendues au plafond. Le tout dans un silence quasi religieux, où résonnent les âmes du passé. Ici, l’inspiration transpire. Pourtant,...
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