Deux expériences Airbnb exclusives signées Loïc Prigent et Bilal Hamdad à Art Basel Paris
© Gérard Schachmes
© Gérard Schachmes

Les expositions à voir en ce moment à Paris : toutes les critiques de Time Out Paris

Peinture, photo, art contemporain ou expositions événement : Time Out Paris passe au crible toutes les expos à voir en ce moment dans la capitale. Nos critiques, nos coups de cœur et nos avis tranchés pour savoir lesquelles méritent le déplacement.

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  • Art
  • 1er arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ici, une peau cramée par le soleil. Là, une plage plage saturée de slip de bains moulants. Plus loin, un buffet qui ploie sous le poids du plastique et des restes. Partout, des humains. Trop d’humains, face à une planète qui souffre sous le coup du dérèglement climatique, du tourisme de masse et de la surconsommation. Roi de l’humour british, Martin Parr (1952-2025) traduit en image les discours les plus alarmistes, sans jamais tomber dans le catastrophisme. Et si l’ironie était finalement la meilleure manière de sensibiliser ? Conçue sous son regard expert, l’exposition du Jeu de Paume s’est ouverte sans que le photographe ne puisse la découvrir achevée. Décédé en décembre dernier, il aurait sans doute adoré les hordes de Parisiens, smartphone à la main, instagrammant ses propres clichés rassemblés dans un accrochage qui joue (très justement) la carte de l’accumulation. A travers 180 prises de vue, le parcours thématique en cinq étapes aborde nos différentes façons d’habiter et d’exister, quitte à en oublier notre environnement. Digne hériter de la satire à l’anglaise, le photographe mise sur le kitsch pour dénoncer. « Si ça paraît ridicule, peut-être que ça l’est vraiment ? », se diront les visiteurs, un peu honteux lorsqu’il s’agit de s’avouer à eux-même qu’ils adoptent parfois les mêmes comportements destructeurs.  Couleurs saturées, flash assumé et cadrages étudiés permettent ainsi de nous immerger dans ce que nous faisons de pire, entre moquerie et culpabilité. Avec,...
  • Art
  • Chaillot
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
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  • Art
  • Chaillot
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Ce printemps 2026, trois expositions consacrées au XVIIIe siècle se tiennent simultanément : « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d'un hôtel particulier » au Musée des Arts Décoratifs (depuis le 18 février), « La mode du 18e siècle : Un héritage fantasmé » au Palais Galliera et « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » au musée Cognacq-Jay — cette dernière présentée en collaboration avec le Palais Galliera. Coïncidence partielle, donc, mais cela n'empêche pas de se dire qu'il y a du XVIIIe dans l'air, à en croire l'exposition sur Marie-Antoinette au V&A de Londres (jusqu'au 22 mars), une énième adaptation des Liaisons dangereuses ou encore les premières collections de Jonathan Anderson chez Dior. div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2...
  • Art
  • Necker
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Disparue en 2017, Magdalena Abakanowicz continue d’asseoir son héritage à travers les plus grandes institutions du monde. Après la Tate de Londres, c’est au Musée Bourdelle que les pièces textiles monumentales de la Polonaise trouvent leur place. Entre sculpture et tapisserie, son cœur balance. Alors plutôt que de faire un choix, l’artiste décide simplement d’allier ses deux médiums de prédilection dès la fin des années 1960 pour imaginer d’impressionnantes œuvres tridimensionnelles, rompant avec l’aspect domestique du textile. Oui, elle est une femme qui manie le fil et l’aiguille. Non, elle ne se contentera pas de rapiécer les pantalons de son mari. Avec elle, le tissu se fait aussi monumental que le métal, aussi majestueux que le marbre. Et en rassemblant près de 70 de ses œuvres, le Musée Bourdelle offre enfin un hommage français à la hauteur des ambitions de Magdalena Abramovic : démesuré. Au cœur de la fraîchement rénovée aile Portzamparc du musée, le parcours à la fois chronologique et thématique zoome sur sa production sculpturale monumentale, remplaçant la plasticienne au sommet du panthéon des plus grands sculpteurs du 20e siècle. Voire de l’Histoire de l’Art tout entière. Encore trop méconnue du grand public, Magdalena Abakanowicz conquiert le cœur des visiteurs grâce à des œuvres qui déjouent les lois de la physique, de ses « Abakans » suspendus à ses corps rigides, étonnant lorsque l’on sait qu’ils sont fait de textiles souples à l’origine. Forte là où on...
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  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
All About Love, c’est le titre d’un ouvrage emblématique de l’auteure afro-féministe bell hooks, certes. C’est aussi celui qu’a choisi le Grand Palais pour célébrer les 20 ans de carrière de l’artiste Mickalene Thomas à travers cette incroyable rétrospective. Une coïncidence ? Pas vraiment, puisque chez hooks comme chez Thomas, les déclarations d’amour se font aux femmes noires, trop longtemps absentes des luttes féministes et queer comme des corpus artistiques. Et l’amour, lui, dépasse le cadre romantique pour devenir une affirmation collective et politique, une force d’émancipation, de jouissance et de résistance. Classée parmi les 100 personnes les plus influentes de l’année 2025 par Time Magazine, l’Américaine habille les murs des musées, toujours trop blancs (dans tous les sens du terme), de ses compositions colorées, constamment articulées autour d’une même thématique : le corps féminin noir. Déployée sur deux niveaux, l’exposition du Grand Palais s’organise comme une succession de salons vintage thématiques, comme tout droit sortis d’un vieux numéro d’AD, qui rompent (enfin) avec le traitement chronologique traditionnellement accordé aux grosses rétrospectives du genre. Haut en couleurs, le décor est loin de jouer un rôle purement esthétique, et renforce, au contraire, l’intimité des œuvres, leurs histoires, leur caractère immersif parfois, tout en questionnant les structures sociales qui façonnent les espaces domestiques. « Le salon est l’endroit où l’imagination...
  • Art
  • Textile
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Quand le jeune Azzedine débarque à Paris depuis sa Tunisie natale, en 1956, il n’a qu’un objectif en tête : devenir le nouveau « Christian Dior », celui qui révolutionnera la mode féminine et dont les jeunes créateurs admireront, à leur tour, les créations dans les pages des magazines. Par chance, le jeune couturier atterrit tout droit dans les ateliers du roi de la mode parisienne, où une pote de pote lui dégote un stage… de quatre jours. Un passage éclair qui le marque pourtant à vie et qui sert de point de départ à une véritable obsession : collectionner le plus de pièces signées Dior possible. Résultat ? Près de 600 robes, manteaux ou accessoires sont archivés, en secret. Et se redécouvrent aujourd’hui à travers une double expo parisienne, à la Galerie Dior et à la Fondation Alaïa. Si la présentation à la Galerie Dior nous a moins convaincus (peut-être son caractère trop méthodique lui ampute-t-il toute forme d’émotion), attardons-nous sur celle pensée par Olivier Saillard, directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, qui fait dialoguer les archives de Dior avec celles de l’ancien propriétaire des lieux. Une conversation élégante se déroule sous nos yeux, où l’immense respect d’Azzedine Alaïa pour son aîné est mis en valeur grâce à une scénographie aussi poétique que révérencieuse, où des panneaux de fleurs brodées côtoient des robes suspendues au plafond. Le tout dans un silence quasi religieux, où résonnent les âmes du passé. Ici, l’inspiration transpire. Pourtant,...
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  • Art
  • Arts et Métiers
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Croyez en vos rêves… Les librairies croulent sous les récits de réussite signés de millionnaires quelconques remplis de ce genre de conseil. Alors que, si on y réfléchit, les raisons des échecs (croire en son rêve mais 10 ans trop tôt par exemple) s’avèrent bien plus instructives ! Heureusement, la super expo Flops ?! présentée au Musée des Arts et Métiers vient rééquilibrer (un peu) la balance. En une trentaine d’objets tirés de la riche collection permanente des Arts et Métiers ou prêtés par le Museum of Failure, on navigue dans 250 ans d’errances, de fausses bonnes idées ou de bourdes monumentales. Au fil des (faux) cartons comme sortis des archives de l’échec, on croise ainsi la maquette du premier véhicule automobile à vapeur inventé par Cugnot en 1769 (!) qui a aussi inauguré l’accident de voiture (ce monstre de 4 tonnes freinait mal…) ; la crème de jour à l’uranium ; le tout premier aspirateur qui fonctionnait comme une grosse seringue ou la poupée censée éveiller l’empathie (mais qui aurait donné des cauchemars à Hannibal Lecter…). Cette succession ne pourrait présenter qu’une suite de ricanements, mais les cartels savent remettre en perspective et rappellent que ces inventions ne se limitent pas à leur ratage mais constituent des étapes vers l’amélioration. Et qu’un objet mal conçu, donc inutile, se pare d’une sorte de poésie, comme le montre la partie dédiée au formidable Catalogue des Objets Introuvables de Jacques Carelman qui a inventé le tandem convergent ou...
  • Art
  • Louvre
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Souvent confondu avec l’Art nouveau, l’Art déco reste mal identifié malgré son statut d’emblème du patrimoine esthétique français et mondial. Le musée des Arts Décoratifs s’amuse d’ailleurs de cette ambiguïté dans sa nouvelle exposition inaugurée le 22 octobre. « Protéiforme, l’Art déco se métamorphose au gré des singularités artistiques comme des écoles nationales », annonce le texte d’introduction, rappelant qu’il émerge dans les années 1910 avant de triompher à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. C’est par une salle hommage à cet événement mythique auquel on rêverait d’avoir assisté que débute la traversée. Trois étages, plus de 1 200 œuvres, et une exploration foisonnante de l’Art déco dans toutes ses voix. De quoi saisir l’incroyable richesse d’un mouvement à la production simultanée et variée en France, en Italie ou au Japon, dans des disciplines allant de la joaillerie aux arts de la table, du graphisme à l’architecture d’intérieur. Territoire d’expression indissociable de l’Art déco dans l’imaginaire collectif, le mobilier, central dans le parcours, illustre lui aussi toute la diversité du mouvement. Salle après salle, la juxtaposition des créations de Jacques-Émile Ruhlmann, Eileen Gray ou Jean-Michel Frank souligne la pluralité des styles, malgré une grammaire commune rappelée dès la troisième salle. Si leur style reste emblématique d’une époque bien précise — celle des années folles —, on est frappé par...
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  • Art
  • Louvre
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Piqués par la curiosité après avoir longé des mois durant ce chantier mystérieux, on attendait la visite de l’Exposition Générale de la Fondation Cartier avec impatience. Pas seulement pour l’expo, mais surtout pour découvrir la nouvelle architecture de Jean Nouvel, installée dans les anciens locaux des Grands Magasins du Louvre. Sur ce point, pas de déception : avec ses 6 500 m² – cinq fois plus qu’à Raspail – et son système de plateformes modulables à la machinerie apparente, cette « machine à voir » fascine… autant qu’elle risque d’éclipser ce qu’elle expose. Une muséographie appelée à évoluer, parfaitement intégrée à la ville grâce à ses arches vitrées qui laissent entrevoir les œuvres depuis la rue. Ajoutez une librairie, un café et bientôt un restaurant : tout pour faire de ce musée atypique un futur repaire parisien, même pour les réfractaires à l’art contemporain. Et si l’on parle tant du bâtiment, c’est peut-être parce qu’on n’a pas tout à fait réussi à saisir l’exposition qu’il abrite. En parcourant les trois étages, on est loin du voisin Louvre : ici, la circulation libre et la proximité avec les œuvres brisent la froideur muséale habituelle. Mais entre la profusion et la dispersion des pièces, le parcours labyrinthique et l’espace encore inconnu, on ressort parfois un peu perdu, désorienté autant par l’architecture que par l’abondance. Un sentiment sans doute renforcé par la perte de repères qu’induit ce bâtiment tout neuf, truffé de recoins malgré son...
  • Musique
  • Salle de concert
  • Arts et Métiers
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après dix mille vies (opérette, ballet russe, cirque, parc d'attractions, pillé durant l’Occupation) et dix ans de travaux, le théâtre de la Gaîté s'est transformé en 2011 en épicentre de la vie culturelle parisienne 2.0. Son architecture intérieure, décor ultra-moderne signé Manuelle Gautrand bousculant audacieusement le style Belle Epoque ornemental d'origine, est aussi atypique que sa programmation. Ses sept étages pluridisciplinaires propulsent les visiteurs au plus profond de l’ère numérique : arts plastiques, musique, graphisme, cinéma, mode, design et jeux vidéo, les arts digitalisés règnent sur les lieux.  Une nouvelle équipe depuis 2023 En 2023, une nouvelle direction a pris les commandes, l’union d’Arty Farty (Nuits sonores, European Lab), Arte France, makesense, asso qui soutient les entrepreneurs sociaux, et l’ONG Singa, qui favorise l’inclusion des nouveaux arrivants sur les territoires. Les éditions arlésiennes Actes Sud sont aussi de la partie en qualité de partenaire éditorial. Leur projet, intitulé Fabrique de l’époque, entend jeter un pont entre création et engagement. Niveau programmation, la Gaîté Lyrique vise très large, avec des débats sur le rap, des ateliers de danse, des enregistrements de podcast, des expos, un ciné-club, des masterclass… Et bien sûr de la musique et de la fête, dans sa grande salle toute couverte d’écrans de 850 places, entre battles de danse, germinaux balls de voguing, concerts et soirées électroniques de qualité puisque...
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