Deux expériences Airbnb exclusives signées Loïc Prigent et Bilal Hamdad à Art Basel Paris
© Gérard Schachmes
© Gérard Schachmes

Les expositions à voir en ce moment à Paris : toutes les critiques de Time Out Paris

Peinture, photo, art contemporain ou expositions événement : Time Out Paris passe au crible toutes les expos à voir en ce moment dans la capitale. Nos critiques, nos coups de cœur et nos avis tranchés pour savoir lesquelles méritent le déplacement.

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  • Art
  • 7e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Exposition itinérante née au Victoria and Albert Museum de Londres en 2022, Africa Fashion a depuis traversé New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal avant de poser ses valises à Paris. Un passage peut-être symbolique dans la capitale mondiale de la mode, où la création africaine peine encore à s'imposer à la hauteur de son talent. L'exposition entend y remédier en offrant un panorama généreux d'une scène bouillonnante, aussi diverse qu'inventive. C'est bien la sensation que donne cette exposition-fleuve, triple en quelque sorte. L'exposition originale du V&A retrace l'émergence de la mode africaine depuis les indépendances des années 1950 jusqu'aux propositions les plus actuelles. Elle s'enrichit, grâce aux collections du musée du quai Branly, d'un regard chronologique sur la photographie africaine et son rapport au vêtement, ainsi que d'une section finale consacrée aux traditions textiles du continent. Des ajouts qui renforcent la profondeur d'un sujet loin d'être superficiel, tout comme la façon de le traiter. L'attention au détail se manifeste jusque dans la conception des mannequins, plus incarnés qu'à l'accoutumée, mais aussi dans la production d'interviews vidéo et d'un shooting photo signé par le styliste Ib Kamara. Plus qu'un panorama des créations africaines, l'exposition donne à saisir l'étendue et l'importance de la mode sur le continent et invite, au passage, à repenser notre propre rapport au vêtement : autant qu'ailleurs, sinon plus, le textile y...
  • Art
  • Champs-Elysées
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Entrer dans This Will Not End Well, c'est comme signer un contrat sans lire les petites lignes. C'est prendre le risque que ça se finisse mal, mais foncer tête baissée quand même. Conçue par l'architecte Hala Wardé, la scénographie en six pavillons (chacun étant pensé pour la série qu'il abrite) promet une traversée immersive de plus de 40 ans de carrière, à travers un angle audacieux : présenter Nan Goldin comme une cinéaste, grâce à un très riche ensemble de diaporamas et de vidéos. Très vite The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022) nous attrape. Une multitude d'images, et autant de preuves que l'amour est une addiction qui ne se soulage pas avec un rendez-vous Doctolib. Des couples qui se blessent, des fêtes qui finissent mal, des lendemains qui commencent encore pire… C'est le quotidien de Nan Goldin, comme de tant d'autres, finalement (vous reconnaîtrez sans doute les visages de Keith Haring ou Andy Warhol). Dès le début de sa carrière, l'artiste documente sa vie et celle de ses potes sans filtre, écorchant l'intime à vif, le foutant sur la table et nous invitant à contempler le spectacle, aussi difficile à voir soit-il. On s'enfonce ensuite vers The Other Side (1992-2021), où son entourage trans brille avec une intensité rare, dans un monde toujours plus conservateur. Qu'on se le dise : l'art de Nan Goldin est politique, oui. Mais sans slogan. Chez elle, l'engagement passe par l'attachement. Et ça, ça marche parfois mieux qu'un tract. Puis l'ambiance change...
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  • Art
  • Les Halles
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec un titre pareil, on s'attendait à une exposition sur les héritiers du Caravage. On vous prévient : il n'en est rien. Le sujet est complexe, voire un poil ambitieux, et s'appuie sur une centaine d'œuvres (quasi toutes issues de la collection Pinault) pour tenter de créer un parcours où le visible se heurte à l'invisible. Hasard du calendrier (ou pas), l'exposition s'est ouverte au milieu de conflits géopolitiques majeurs, qui lui donnent un éclairage tout particulier. L'idée ? « Partir d'une feuille noire pour y faire jaillir la lumière et les œuvres », comme l'explique la commissaire Emma Lavigne. Immédiatement, notre regard est happé par la magnifique rotonde et l'immense écran qui l'habite, diffusant en boucle le film Camata de Pierre Huyghe. Tourné dans le désert d'Atacama, au Chili, il met en scène une sorte d'archéologie funéraire 2.0, où des robots s'affairent autour d'un squelette. Le ton est donné : ici, on ne va pas beaucoup se marrer. Plus que le contraste caravagesque, les thèmes véritables se dévoilent : la disparition, l'absence, la mort. Des peintures et des dessins du surréaliste Yves Tanguy (qu'on se réjouit de voir enfin présenté dans une institution d'envergure) aux travaux d'Alina Szapocznikow, le parcours déroule une procession d'œuvres où le corps n'est jamais très rassuré d'être là. Fragmenté, spectral, parfois carrément en pièces détachées, il hante les salles comme une mauvaise conscience esthétique. De Bruce Nauman à Robert Gober, l'humain...
  • Art
  • 1er arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ici, une peau cramée par le soleil. Là, une plage plage saturée de slip de bains moulants. Plus loin, un buffet qui ploie sous le poids du plastique et des restes. Partout, des humains. Trop d’humains, face à une planète qui souffre sous le coup du dérèglement climatique, du tourisme de masse et de la surconsommation. Roi de l’humour british, Martin Parr (1952-2025) traduit en image les discours les plus alarmistes, sans jamais tomber dans le catastrophisme. Et si l’ironie était finalement la meilleure manière de sensibiliser ? Conçue sous son regard expert, l’exposition du Jeu de Paume s’est ouverte sans que le photographe ne puisse la découvrir achevée. Décédé en décembre dernier, il aurait sans doute adoré les hordes de Parisiens, smartphone à la main, instagrammant ses propres clichés rassemblés dans un accrochage qui joue (très justement) la carte de l’accumulation. A travers 180 prises de vue, le parcours thématique en cinq étapes aborde nos différentes façons d’habiter et d’exister, quitte à en oublier notre environnement. Digne hériter de la satire à l’anglaise, le photographe mise sur le kitsch pour dénoncer. « Si ça paraît ridicule, peut-être que ça l’est vraiment ? », se diront les visiteurs, un peu honteux lorsqu’il s’agit de s’avouer à eux-même qu’ils adoptent parfois les mêmes comportements destructeurs.  Couleurs saturées, flash assumé et cadrages étudiés permettent ainsi de nous immerger dans ce que nous faisons de pire, entre moquerie et culpabilité. Avec,...
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  • Art
  • Chaillot
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
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  • Art
  • Chaillot
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Ce printemps 2026, trois expositions consacrées au XVIIIe siècle se tiennent simultanément : « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d'un hôtel particulier » au Musée des Arts Décoratifs (depuis le 18 février), « La mode du 18e siècle : Un héritage fantasmé » au Palais Galliera et « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » au musée Cognacq-Jay — cette dernière présentée en collaboration avec le Palais Galliera. Coïncidence partielle, donc, mais cela n'empêche pas de se dire qu'il y a du XVIIIe dans l'air, à en croire l'exposition sur Marie-Antoinette au V&A de Londres (jusqu'au 22 mars), une énième adaptation des Liaisons dangereuses ou encore les premières collections de Jonathan Anderson chez Dior. div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2...
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  • Art
  • Necker
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Disparue en 2017, Magdalena Abakanowicz continue d’asseoir son héritage à travers les plus grandes institutions du monde. Après la Tate de Londres, c’est au Musée Bourdelle que les pièces textiles monumentales de la Polonaise trouvent leur place. Entre sculpture et tapisserie, son cœur balance. Alors plutôt que de faire un choix, l’artiste décide simplement d’allier ses deux médiums de prédilection dès la fin des années 1960 pour imaginer d’impressionnantes œuvres tridimensionnelles, rompant avec l’aspect domestique du textile. Oui, elle est une femme qui manie le fil et l’aiguille. Non, elle ne se contentera pas de rapiécer les pantalons de son mari. Avec elle, le tissu se fait aussi monumental que le métal, aussi majestueux que le marbre. Et en rassemblant près de 70 de ses œuvres, le Musée Bourdelle offre enfin un hommage français à la hauteur des ambitions de Magdalena Abramovic : démesuré. Au cœur de la fraîchement rénovée aile Portzamparc du musée, le parcours à la fois chronologique et thématique zoome sur sa production sculpturale monumentale, remplaçant la plasticienne au sommet du panthéon des plus grands sculpteurs du 20e siècle. Voire de l’Histoire de l’Art tout entière. Encore trop méconnue du grand public, Magdalena Abakanowicz conquiert le cœur des visiteurs grâce à des œuvres qui déjouent les lois de la physique, de ses « Abakans » suspendus à ses corps rigides, étonnant lorsque l’on sait qu’ils sont fait de textiles souples à l’origine. Forte là où on...
  • Art
  • Textile
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
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Quand le jeune Azzedine débarque à Paris depuis sa Tunisie natale, en 1956, il n’a qu’un objectif en tête : devenir le nouveau « Christian Dior », celui qui révolutionnera la mode féminine et dont les jeunes créateurs admireront, à leur tour, les créations dans les pages des magazines. Par chance, le jeune couturier atterrit tout droit dans les ateliers du roi de la mode parisienne, où une pote de pote lui dégote un stage… de quatre jours. Un passage éclair qui le marque pourtant à vie et qui sert de point de départ à une véritable obsession : collectionner le plus de pièces signées Dior possible. Résultat ? Près de 600 robes, manteaux ou accessoires sont archivés, en secret. Et se redécouvrent aujourd’hui à travers une double expo parisienne, à la Galerie Dior et à la Fondation Alaïa. Si la présentation à la Galerie Dior nous a moins convaincus (peut-être son caractère trop méthodique lui ampute-t-il toute forme d’émotion), attardons-nous sur celle pensée par Olivier Saillard, directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, qui fait dialoguer les archives de Dior avec celles de l’ancien propriétaire des lieux. Une conversation élégante se déroule sous nos yeux, où l’immense respect d’Azzedine Alaïa pour son aîné est mis en valeur grâce à une scénographie aussi poétique que révérencieuse, où des panneaux de fleurs brodées côtoient des robes suspendues au plafond. Le tout dans un silence quasi religieux, où résonnent les âmes du passé. Ici, l’inspiration transpire. Pourtant,...
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  • Art
  • Arts et Métiers
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Croyez en vos rêves… Les librairies croulent sous les récits de réussite signés de millionnaires quelconques remplis de ce genre de conseil. Alors que, si on y réfléchit, les raisons des échecs (croire en son rêve mais 10 ans trop tôt par exemple) s’avèrent bien plus instructives ! Heureusement, la super expo Flops ?! présentée au Musée des Arts et Métiers vient rééquilibrer (un peu) la balance. En une trentaine d’objets tirés de la riche collection permanente des Arts et Métiers ou prêtés par le Museum of Failure, on navigue dans 250 ans d’errances, de fausses bonnes idées ou de bourdes monumentales. Au fil des (faux) cartons comme sortis des archives de l’échec, on croise ainsi la maquette du premier véhicule automobile à vapeur inventé par Cugnot en 1769 (!) qui a aussi inauguré l’accident de voiture (ce monstre de 4 tonnes freinait mal…) ; la crème de jour à l’uranium ; le tout premier aspirateur qui fonctionnait comme une grosse seringue ou la poupée censée éveiller l’empathie (mais qui aurait donné des cauchemars à Hannibal Lecter…). Cette succession ne pourrait présenter qu’une suite de ricanements, mais les cartels savent remettre en perspective et rappellent que ces inventions ne se limitent pas à leur ratage mais constituent des étapes vers l’amélioration. Et qu’un objet mal conçu, donc inutile, se pare d’une sorte de poésie, comme le montre la partie dédiée au formidable Catalogue des Objets Introuvables de Jacques Carelman qui a inventé le tandem convergent ou...
  • Art
  • Louvre
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Souvent confondu avec l’Art nouveau, l’Art déco reste mal identifié malgré son statut d’emblème du patrimoine esthétique français et mondial. Le musée des Arts Décoratifs s’amuse d’ailleurs de cette ambiguïté dans sa nouvelle exposition inaugurée le 22 octobre. « Protéiforme, l’Art déco se métamorphose au gré des singularités artistiques comme des écoles nationales », annonce le texte d’introduction, rappelant qu’il émerge dans les années 1910 avant de triompher à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. C’est par une salle hommage à cet événement mythique auquel on rêverait d’avoir assisté que débute la traversée. Trois étages, plus de 1 200 œuvres, et une exploration foisonnante de l’Art déco dans toutes ses voix. De quoi saisir l’incroyable richesse d’un mouvement à la production simultanée et variée en France, en Italie ou au Japon, dans des disciplines allant de la joaillerie aux arts de la table, du graphisme à l’architecture d’intérieur. Territoire d’expression indissociable de l’Art déco dans l’imaginaire collectif, le mobilier, central dans le parcours, illustre lui aussi toute la diversité du mouvement. Salle après salle, la juxtaposition des créations de Jacques-Émile Ruhlmann, Eileen Gray ou Jean-Michel Frank souligne la pluralité des styles, malgré une grammaire commune rappelée dès la troisième salle. Si leur style reste emblématique d’une époque bien précise — celle des années folles —, on est frappé par...
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