0 J'aime
Epingler

Le calendrier de vos sorties • février 2015

Les nouveautés du mois

Kawakami Kenji, 'Beurre en stick' / Courtesy Jean-Christophe Lecoq

• Du 2 au 8 février

Concert • Alt-J

Recommandé

Clairement, les Alt-J possèdent le petit quelque chose en plus qui fait la différence. Là où la plupart des nouveaux groupes indie rock paraissent tristement interchangeables, eux ont tracé une voie originale. Leur premier disque, 'An Awesome Wave', est un modèle de songwriting et d’arrangements, servi qui plus est par une cohérence à toute épreuve. Si la voix de Joe Newman surprend au départ par ses intonations un peu forcées, on finit par s’y accommoder d’autant plus que les mélodies sont pénétrantes et toujours servies par des idées intelligentes. Au sein d’une même chanson, les instruments et les climats se succèdent de manière fluide, tout comme chaque chanson du disque provoque une émotion différente. Sur fond de beats trip-hop, le groupe pose ses harmonies vocales et ses inventions mélodiques avec une aisance déconcertante. Ainsi vont les singles "'Breezeblocks", saccadée et entêtante (cf. l’excellent final), le plus éthéré "Tessellate" et ses arpèges charmeurs, le lumineux "Something Good" qui alterne piano et guitare avec génie, ou encore le bipolaire "Fitzpleasure" aux chœurs envoûtants. Bref, les Alt-J méritent un Pomme S. Et d'autant plus qu'en septembre dernier, ils sortent un nouvel album 'This Is All Yours' qui compile 14 morceaux aussi magnétiques que sur le précédant opus. Le remplacement du bassiste Gwil Sainsbury ne dessert absolument pas le groupe, qui, au contraire, provoque de nouveaux arrangements intérréssants lors des concerts. À ne surtout pas manque

Mercredi 4 février

Film • Amour Fou

« On pense vouloir vivre alors qu’en fait, on veut mourir » : voilà des paroles qui résonnent longtemps après le film joliment loufoque de la talentueuse Jessica Hausner. Mais ne nous y trompons pas, la réalisatrice a pris le parti d’aborder un thème sombre avec une légèreté tout à fait déroutante. Dans un Berlin romantique que nous n’avons pas connu, un jeune poète tragique, Heinrich (Christian Friedel), affligé par la vie, décide de dépasser le caractère inéluctable de la mort grâce à l’amour. Il demande d’abord à sa cousine Marie de se suicider à ses côtés comme il lui demanderait sa main, mais celle-ci décline cette proposition aussi douteuse que désinvolte. Loin de se décourager, le poète rencontre alors Henriette (Birte Schnoeink) – une belle âme indigne de l’existence étriquée qu’elle mène – si transportée par son œuvre qu’il la croit capable de l’aimer assez pour l’accompagner dans le trépas. ‘Amour Fou’ est librement inspiré de la biographie de l’écrivain allemand Heinrich Von Kleist, qui s’est donné la mort avec son égérie Henriette Vogel, après avoir essuyé plusieurs échecs auprès d’autres femmes, qui refusaient de le suivre dans son acte ultime. Comme le poète, le Heinrich de Jessica Hausner se révèle versatile et ne désire qu’une chose : mourir en galante compagnie. Du reste, l’égoïsme du personnage déjoue tous les codes amoureux des célèbres doubles suicides que nous connaissons (notamment celui de ‘Roméo et Juliette’), et propose au spectateur une alternative

Expo • Mark Lewis : Above and Below

L'artiste canadien Mark Lewis a débuté dans les années 1990 par la réalisation de films dans lesquels peinture, photographie et cinéma dialoguent sans cesse. Cette exposition au BAL est consacrée au regard qu'il pose sur la cité contemporaine et ses habitants : on y retrouve notamment les œuvres 'Cold Morning' et 'Above and Below the Minhocão', vidéo présentée à la dernière biennale de São Paulo.> Horaires : du mercredi au vendredi de midi à 20h, samedi de 11h à 20h, dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi jusqu'à 22h.

Du jeudi 5 février au dimanche 3 mai

Jeune public • Les Nuits polaires

"Les Nuits Polaires" plonge le spectateur dans un petit igloo de questions existentielles. Il traite du désir, de l’amitié et de la folie douce. Alors qu’un homme seul semble sur le point de sombrer au fin fond de la nuit polaire, « les copains », énergumènes aux grandes gueules débarquent, avec des histoires farfelues et rocambolesque plein les poches. Leurs cancans peuplent la nuit et la solitude du petit homme qui ne connaissait alors que l’insomnie et l’isolement. Les marionnettes s’animent et semblent parfois aller bien au-delà des fils dont elles sont prisonnières.

Du mercredi 4 au samedi 7 février

Concert • Vincent Peirani Quintet

Dans le cadre du 24e festival Sons d'hiver. En quelques années, Vincent Peirani s’est imposé comme l’un des instrumentistes les plus indispensables de la scène hexagonale, peut-être même européenne. L’escogriffe, qu’on a pu écouter faire des merveilles aux côtés du géant Daniel Humair et de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah, viendra présenter son nouvel album en quintet ‘Living Being’, aux côtés de l’autre nouvelle star française, Emile Parisien. Dans la continuité de ‘Thrill Box’, Peirani continue à explorer un répertoire électrique, et passionnant. La seconde partie de soirée sera assurée par le Chicago Underground Duo constitué de Rob Mazurek et de Chad Taylor — il faudra pour le coup sérieusement s’accrocher. En première partie : Chicago Underground Duo.

Jeudi 5 février

Concert • Le Merveilleux

Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ? Voici la question, tirée de l'extraordinaire 'Alice au pays des merveilles', à laquelle viendront répondre en musique les invités de la Philharmonie tout au long d'un cycle articulé autour du chef-d'œuvre de Lewis Carroll, du 4 au 8 février 2015. Parmi eux, Oxmo Puccino et Ibrahim Maalouf, réunis pour le meilleur dans une relecture chantée du livre publié pour la première fois en 1865 qu'ils interpréteront aux côtés de l'Orchestre des jeunes du conservatoire de Paris, qui accompagnera depuis le parterre de la salle le trompettiste libanais et le rappeur français. Marc Fauroux et Cyrille Marche, qui ensemble forment la compagnie Paradis Eprouvette, extrairont eux tout l'absurde de l'histoire d'Alice pour créer leur spectacle 'Alice, de l'autre côté du monde', mariage théâtral de la chanson à texte et des musiques contemporaines. Une vision plus burlesque du même classique qu'ils interpréteront parallèlement aux grandes symphonies jouées par l'Orchestre Pasdeloup avec la participation des apprentis de l'Académie Fratellini dans la Grande Salle de la Philharmonie samedi 7 février. Avec eux, 'Alice au pays des merveilles' n'aura jamais été un tel cirque.

Du mercredi 4 au dimanche 8 février

Concert • Rone

Recommandé

Erwan Castex, de son nom de scène Rone, est un producteur de musique électronique français. Réveillé en 2008 par Infiné - le label d'Agoria -, ce jeune timide transmet ses émotions à travers des titres percutants, usant de mélodies oniriques et de basses déstructurées. L’univers de Rone est enchanté : on y croise des sons purs, limite cosmiques, et on s’y promène à cheval entre techno et berceuses. On s’est émerveillé sur 'Spanish Breakfast' en 2009, on a vibré sur l'excellent 'Tohu Bohu' en 2012, et on en attend pas moins de son prochain album, 'Creatures', prévu pour le mois de février, opus où figureront d'étonnantes collaborations avec Etienne Daho et François de François and the Atlas Mountain. On vous en reparlera d'ailleurs très prochainement, mais en attendant, on fonce à son concert le 5 février à la Cigale. [CONCOURS] Gagnez des places pour le concert !

Jeudi 5 février

Théâtre • Violentes femmes

‘Violentes femmes’ met en relation deux événements distincts. D’un côté, la tuerie de 14 jeunes femmes à l’école Polytechnique de Montréal en 1989. De l’autre, une apparition de la Vierge à une petite fille de 4 ans dans la France d’après-guerre. Ces deux événements, sans relation aucune, sont traités l’un après l’autre, l’un enchevêtré dans l'autre. Ce spectacle est issu de la réflexion conjointe du metteur en scène Robert Cantarella et de l’auteur Christophe Honoré. Témoignages et comptes-rendus à l’appui, ce spectacle aux allures documentaires tente de construire une petite histoire du féminisme à travers deux faits divers. Homme de cinéma avant tout, Christophe Honoré se sert de son travail de l’image pour faire dialoguer les deux histoires, en écho, en miroir, sans forcer le trait. Le texte est écrit au fur et à mesure et rien n’est décidé d’avance. Un grand travail d’improvisation est d’ailleurs demandé aux comédiens. Marina Foïs, ex-Robin des bois, et Florence Giorgetti, qui rate rarement une mise en scène de Cantarella, participent à cette construction narrative originale. Une pièce en forme d’hommage et de révolte.

Du mercredi 4 au dimanche 15 février

Expo • Les Jeudis Arty

On connaissait les First Thursdays à Londres, avec ses 150 galeries ouvertes jusqu'à 21h le premier jeudi de chaque mois, ses foules, ses performances, ses visites d'expos, son atmosphère festive et ses afters arrosés. On a découvert au printemps dernier les Jeudis Arty, nouvelle nocturne parisienne d'art contemporain qui, forte de ses deux premières veillées, remet le couvert le 5 février. Un concept librement inspiré de la formule britannique - à quelques gros détails près dont les organisatrices ne se cachent pas, elles qui ont imaginé un rendez-vous plus intimiste, plus didactique (et un poil plus brouillon aussi, le temps que la machine se mette en route). Car derrière les First Thursdays se cache la Whitechapel Gallery, l'une des plus grandes institutions anglaises d'art contemporain ; derrière les Jeudis Arty, une toute petite équipe de jeunes femmes déterminées, qui sont rapidement parvenues à fédérer une quarantaine de galeries autour de leur projet (une édition tous les quatre mois). Quant à l'ambiance : on est loin de l'East End, quartier encore relativement populaire et très noctambule, qui abrite les galeries les plus jeunes et les plus « alternatives » de Londres (un peu à la mode bellevilloise, pour vous situer). A Paris, il semblait plutôt logique de commencer par le tout-beau-tout-propre Marais, quartier le plus dense en lieux d'art contemporain, où les grands requins du marché cohabitent avec une fourmilière de petites enseignes en tous genres. C'est sur

Par Clotilde Gaillard

Film • Frank

Dans un petit univers sensible et décalé, à une planète et demie de celle de Gondry et à quelques lieues du cartoon, se trouve ‘Frank’, le quatrième film du réalisateur irlandais Lenny Abrahamson, que la tête ronde et clownesque de son héros ballotte entre réel et irréel avec la précision d’un métronome.    Bien que le scénario soit inspiré de la vie de Frank Sidebottom – personnage créé par le musicien britannique Chris Sievey, pour justifier la tête en papier mâché qu’il portait lors des concerts de son groupe Sonorfbps comme dans la sphère privée – ce long métrage se veut alternatif et s’émancipe volontairement des contraintes du biopic. Il retrace le parcours initiatique de Jon, brillamment interprété par Domhnall Gleeson (aperçu dans ‘True Grit’ des frères Coen, mais surtout dans ‘Anna Karénine’), qui voit sa morne vie basculer grâce à une rencontre inespérée avec un groupe de pop avant-gardiste à la recherche d’un nouveau clavier. Cette étrange coïncidence mène le personnage au cœur d’une aventure humaine bourrée de virages, des plus comiques aux plus tragiques, de l’Irlande au Texas.    Dissimulé derrière l’imposante tête en papier mâché de Frank, Michael Fassbender – dont la performance se révèle stupéfiante – a accepté de jouer dans une bulle insulaire sans ne rien voir au dehors, presque sans entendre aucun bruit, mais il interagit pourtant de manière très naturelle avec les autres personnages, qui ont également tous leurs particularités et leur raison d’être. E

Afficher plus

• Du 9 au 15 février

Expo • La Toilette : Naissance de l'intime

Recommandé

En une centaine de tableaux, l'exposition revient sur un motif privilégié de la peinture : les scènes de toilette, de bains, figurant les rites de la propreté avec ses espaces et ses gestes. Un sujet majeur dans l'art, retracé ici du XVe siècle à l'époque moderne, des gravures de Dürer, de Primatice, aux images d'abandon de Pierre Bonnard. Accompagnées de sculptures, de pièces de mobilier, d'estampes et de photographies, les toiles de Georges de La Tour ('La Femme à la puce'), François Boucher, Manet, Berthe Morisot, Degas, Toulouse Lautrec déclinent les représentations plastiques de cette pratique quotidienne.

Du jeudi 12 février au dimanche 5 juillet

Clubbing • Nuit 104

Vous n’êtes pas du genre à fêter Cupidon dans un restaurant aux nappes blanches. D’ailleurs ce rituel du tête-à-tête a même le don de vous faire sortir de vos gonds, de vous coller l’envie de manger des roses rouges par la racine. Halte au désespoir, le 104 prévoit pour la soirée du 14, une nuit électro tirée à quatre épingles. Un vaste dancefloor, de la musique qui tabasse et une mine d’ateliers déglingués (coiffure, maquillage, relooking) pour ne pas voir le temps passer. Une nuit couleur techno avec un line-up plein de surprises : un live du trio Dan Ghenacia, Shonky et Dyed Soundorom, qui prend le nom d'Apollonia sur scène, mais également du duo milanais Clockwork & Avatism, ou encore un DJ set hors des sentiers orchestrés par les barbus de Toilet Disco, ainsi qu'une performance perchée signée de l’excentrique londonien John Sizzle. De la vidéo, des perruques et de la disco science-fiction : au total huit artistes feront vibrer la nef du 104 jusqu'au petit matin, de quoi vous faire oublier votre célibat (ou votre couple).  [CONCOURS] Gagnez des invitations pour la soirée !

Samedi 14 février

Concert • Tindersticks

Figure du rock indé anglais des années 1990, Tindersticks mène depuis 14 ans déjà le mouvement de pop chambresque à la baguette. Malgré un statut de groupe phare qui pourrait facilement leur permettre de vivre sur leurs acquis, la bande à Stuart Staples continue de composer des albums d'une qualité remarquable plus de vingt ans après sa formation. Portés par la voix suave de son chanteur, à qui Taylor Kirk de Timber Timbre doit beaucoup, le gang de Nottingham continue d'étonner par sa capacité à écrire des albums remarquables de dépouillement, comme le récent 'Falling Down a Mountain', qui viennent offrir un parfait contrepoint des œuvres plus étoffées et expérimentales, s'aventurant par exemple dans les cuivres pour le dernier 'The Something Rain', très loin de la zone de confort qu'une formation si ancienne pourrait être en mesure de s'offrir. Après une courte séparation au milieu des années 2000, Tindersticks continue son bonhomme de chemin, qui passera par la Philharmonie de Paris le 10 février. Une reconnaissance méritée pour Staples et ses compères, qui n'ont eu de cesse d'intégrer de nouvelles influences à chaque nouvelle étape de leur carrière avec une aisance inégalée. Intimiste, certes, mais avant tout grandiose.

Mardi 10 février

Film • Les Merveilles

Petites ou grandes, les jolies choses sont souvent faites de simplicité. C’est à n’en pas douter dans ce dernier long métrage d’Alice Rohrwacher, bijoux poétique façonné de petites merveilles d’images, de jeux de lumières, d’animaux et de secrets d’enfance, où la douce candeur des dialogues et l’ingénuité esthétique se révèlent des armes redoutables. Dans une minuscule ville de campagne italienne filmée comme un endroit pur, un père de famille autoritaire débordant d’idéaux tache de préserver ses filles de la corruption. Cette petite communauté autonome et instinctivement soudée cultive des légumes, récolte du miel constamment, en marge de la société et du temps. Sans être ni fermiers, ni hippies, ils prônent un rapport privilégié à la nature. Ainsi la famille constitue-t-elle leur seul refuge, leur arche de Noé, mais également l’ultime drame de leur emprisonnement. Un jeune délinquant en réinsertion et une émission de télé-réalité viennent cependant troubler le fragile équilibre de la famille : ils incarnent la promesse et l’éventualité d’un « ailleurs », notamment pour l’aînée des quatre sœurs, Gelsomina (Maria Alexandra Lungu), laquelle aspire à une vie différente malgré les espoirs que son père fonde en elle. C’est avec une grande ingénuité que la réalisatrice pose sa critique de la télé-réalité et de ses artifices : elle suit avant tout le regard de ses personnages, et le désenchantement que l’on perçoit semble biaisé par les yeux des enfants. Le transport des ‘Mervei

Danse • Aringa rossa

Ambra Senatore aime enfreindre les règles. Et notamment, celle qui affirme que la danse contemporaine doit garder son sérieux. Pour sa nouvelle chorégraphie ‘Aringa rossa’, la performeuse a invité neuf danseurs à évoluer sur une sorte de plateau-terrain de jeu. Ensemble sur scène, les artistes évoluent en collectivité ou en solo, à la lisière entre le théâtre et la danse. « On pose le quotidien derrière une loupe, on change un peu les perspectives, les proportions. Le public est ainsi invité à voir des scènes de son quotidien mais dévoilées autrement. » Depuis la salle, le plateau ressemble alors à un vaste puzzle où chacun doit trouver sa place dans un contexte dynamique totalement imprévisible. Une danse de la fantaisie (et) du quotidien.

du mercredi 11 au samedi 14 février

Expo • L'Italie de Bernard Plossu

« Kazantzakis disait dans la 'Lettre au Greco' : “L’Italie a pris possession de mon âme, mon âme a pris possession de l’Italie” : je me sens pareil ! C’est comme ça, je m’y sens bien… » Et ça crève les yeux. Les photographies italiennes de Bernard Plossu ressemblent presque à une longue correspondance amoureuse avec la Botte de l'Europe. Ici, chaque image semble trahir la tendresse profonde d'un vieil amant qui aurait appris à chérir les rides et les flétrissures de l'autre, à savourer ses silences, son ennui, ses mines grises par temps de pluie. Depuis la fin des années 1970, le photographe voyage régulièrement dans le pays de sa mère avec son appareil argentique vétuste, saisissant de jour comme de nuit, l'hiver comme l'été, Rome, Bari, Turin, Palerme, Cagliari. Avançant dans les pas de la Nouvelle Vague et du Néoréalisme italien, il cherche à retranscrire quelque chose de brut, qui aurait le goût du vrai. « Je suis hanté par Carlo Carra, Campigli, Morandi, et aussi Véronèse, Giotto, Piero della Francesca, par Carlo Emilio Gadda, Rosetta Loy, Giuseppe Bonaviri, Andrea Camilleri, par les souvenirs des films que je voyais dans les années 1960, comme les dernières minutes de 'L’Eclipse', ou 'La Nuit' d’Antonioni, ou tous les Dino Risi, et 'La Strada', la liste est sans fin. » Si ses photos en noir et blanc, essentiellement des paysages à la facture assez classique, dressent le portrait d'une Italie iconique et intemporelle, son travail de la couleur s'aventure sur des territoi

Du mercredi 4 février au dimanche 5 avril

Concert • The Divine Comedy

Au lendemain du concert des mythiques Tindersticks, la Philharmonie s'offre un autre groupe mythique de la scène pop baroque anglaise en invitant la comédie divine, non pas de Dante, mais bien celle de Neil Hannon. Tout juste sorti d'une surprenante parenthèse dans l'opéra, le chanteur revient une fois de plus avec ce groupe qu'il a de nombreuses fois tué pour, à chaque fois, mieux le faire renaître dans une configuration plus proche de ce qu'il rêve d'en faire : un véritable orchestre classique.Entre-temps, le chanteur nord-irlandais n'a jamais cessé de composer ou de prêter sa voix, que ce soit pour son ami membre de The Divine Comedy Joby Talbot, à qui l'on doit la bande-son du film 'Hitchhikers Guide To The Galaxy', ou pour The Duckworth Lewis Method, un side project aux albums parlant de cricket. Plus anglais encore que Jarvis Cocker, Hannon profite de chacun de ses concerts pour faire étal de sa classe, de son humour et de son talent de compositeur. Inspiré par David Bowie et la démesure des Philharmoniques, Hannon trouve tout naturellement sa place dans la programmation d'une telle salle de concert. Et nous, très naturellement, la nôtre au milieu de la foule attendant sa prochaine apparition.

Mercredi 11 février

Expo • Eric Rondepierre : Images secondes

Depuis les années 1980, Eric Rondepierre a fait du cinéma la moelle épinière de son travail photographique. Retouche d'images, associations incongrues, hybridations... L'ancien peintre et metteur en scène s'approprie des prises de vue de longs métrages de fiction comme un sculpteur malaxerait un bloc d'argile : pour donner de nouvelles formes et de nouveaux sens à une matière première. Ici, l'image cinématographique part à la dérive, se fragmente, se dénature ; la frontière entre le réel et la fiction s'étiole pour laisser place à l'étrange.Le parcours de la MEP est complété par une exposition d'Eric Rondepierre à la maison d'art Bernard Anthonioz, à Nogent-sur-Marne.> Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 19h45.

Du mercredi 4 février au dimanche 5 avril

Film • Mon fils

C’est le récit de deux histoires qui se suivent et se mêlent : celles d’Iyad, de ses yeux noisette, de son amour contrarié pour Naomi, et de son amitié avec Yonatan, jeune juif handicapé. Deux récits d’amour et d’amitié, comme dirait Céline Dion, qui prennent place dans un contexte politique particulièrement tendu.  Alors qu’il a grandi dans une ville arabe, Iyad (interprété par le renversant Tawfeek Barhom), petit prodige de 16 ans, parvient à intégrer un prestigieux pensionnat juif à Jérusalem. Une immersion qui ne se fera pas sans quelques insultes racistes dans les couloirs du lycée, sans quelques baisers volés dans un coin de chambre insalubre ou autres prises de parole charismatiques devant un public médusé. Des anecdotes d’une normalité déroutante qui font le sel de ce long métrage signé par le réalisateur israélien Eran Riklis, pourtant tourné dans l’une des régions les plus tourmentées du globe.  Si l’amour naissant entre Iyad et Naomi convainc par sa fraîcheur et son naturel, c’est la relation entre les deux jeunes hommes qui interroge et émeut le plus. D’abord parce qu’elle échappe avec élégance et poésie à tout pathos (un enfant handicapé, ça tire des larmes, forcément), mais aussi parce qu’elle complexifie notre rapport au personnage principal, parce qu’elle raconte avec originalité les conflits intérieurs d’un jeune homme ambitieux, socialement limité par ses origines. Une vision nuancée omniprésente dans un film dont l’objectif vise le subjectif. « On ne peut

Concert • Ambrose Akinmusire Quintet, Charles Altura & Theo Bleckmann + Massacre

Dans le cadre du 24e festival Sons d'hiver. Massacre, le trio new yorkais du bassiste Bill Laswell se forme, se déforme et se reforme depuis sa fondation au tournant des années 80. Sous influence rock, il signe encore des pièces brèves, qui sonnent comme un mix entre les Shadows, Derek Bailey, Captain Beefheart et Funkadelic. En première partie : Ambrose Akinmusire Quintet. Le dernier album d’Ambrose Akinmusire, The Imagined Savior is Far Easier to Print, est très certainement l’un des plus beaux enregistrements de 2014. Sa musique, rigoureuse, souvent tendue, complexe, harmoniquement et rythmiquement virtuose a par ailleurs séduit toute la presse musicale — et plus encore. Si les thèmes parfois anguleux, inchantables, peuvent déconcerter quelques auditeurs, la mélodie et le lyrisme n’ont certainement pas été délaissés au cœur de ce disque au nom pompeux. Et pour cause, la voix y occupe une place importante avec la présence d’invités brooklyniens sous-estimés : l’allemand Theo Bleckmann (dont on parle ici), la chanteuse de doom soul Cold Specks, ou encore l’extraordinaire singer-songwriter Becca Stevens. A découvrir absolument, donc. La deuxième partie de soirée sera assurée par l’hérétique trio Massacre, emmené par le guitariste Fred Frith.

Vendredi 13 février
Afficher plus

• Du 16 au 22 février

Film • American Sniper

Né à Odessa, dans le Texas, Chris Kyle revendique plus de 255 tirs mortels durant la guerre en Irak, l'armée américaine lui en reconnaît cent soixante et lui-même va jusqu'à préciser qu'il a tué quarante personnes lors de la bataille de Falloujah. Comment ce marine américain est-il devenu le sniper le plus redoutable de l'histoire américaine ?...

Concert • Sylvan Esso + Phoria

Recommandé

Et si Esso était la révélation de 2014 ? Initialement side-project d'Amelia Meath et de Nick Sanborn, deux folkeux peu connus des magazines appartenant respectivement aux groupes Mountain Man et Megafaun, ce duo pop, expérimental et plutôt discret, a fini par occulter tout 2014 ses deux formations originelles grâce à un surprenant premier album. En 38 minutes, par des chansons mêlant la pureté d'Alela Diane à des basses lourdes et sèches, Sylvan Esso invente une musique pop où les sonorités urbaines viennent habiller des compositions à la nature plus sauvage. L'alliance du dubstep et de la folk tribale, ou du lycra et de la santiag. Le genre de disque et de concert qui fait réfléchir à deux fois ceux percevant l'EDM comme ennemi de toute autre forme de musique.Car une fois dénudées, comme sur l'intro a cappella de "Hey Mami", les chansons de Sylvan Esso rappellent plus volontiers les Staple Singers d''Uncloudy Day' que FKA Twigs. Amelia Meath, dont la seule arme sont les boucles qu'enregistre Sanborn, construit couche après couche des chansons transcendantales, hypnotiques, tantôt folks, tantôt negro spiritual, qui ne perdent rien de leur magie sur scène une fois la drum machine lancée. Les voici de retour au Trabendo le 17 février - accompagnés des jeunes Anglais de Phoria, au repertoire proche de James Blake - après un premier passage flamboyant au Badaboum en septembre dernier. Sylvan Esso, ça carbure.

Mardi 17 février

Expo • Le Bord des mondes

Le Palais de Tokyo invite une trentaine de créateurs et inventeurs de tous bords, étrangers pour la plupart à la grosse machine de l'art contemporain, à participer à une exposition collective qui fait fi des étiquettes pour interroger la frontière incertaine (et désuète ?) qui sépare l'« art » avec un grand A, d'autres formes de créativité. > Horaires : tous les jours sauf le mardi, de midi à minuit.

Du mercredi 18 février au dimanche 17 mai

Film • Réalité

Jason est un caméraman qui n'a qu'un seul rêve : pouvoir mettre en scène son premier film d'épouvante. Pour ce faire, il se tourne vers Bob Marshal, un riche producteur capable de financer ce projet au scénario insolite dans lequel les télévisions s'en prennent aux spectateurs grâce à leurs ondes. Néanmoins, Bob accepte de produire le film de Jason qu'à une seule et unique condition : trouver le gémissement parfait, celui qui fera date dans l'histoire du cinéma. Jason, qui ne dispose que de 48 heures dans sa quête du geignement ultime, commence à s'entraîner. Mais ses recherches le perdent dans un véritable cauchemar...

Concert • Allah-Las + Eerie Wanda

Recommandé

Imaginer un disque des Allah-Las comme un voyage en vieux combi Volkswagen n'est pas un cliché qui colle à la peau du groupe californien comme une combinaison en néoprène, mais bien une réalité. Formés à Los Angeles par trois vendeurs du disquaire Amoeba, les Allah-Las ont su se glisser entre Alexander Skip Spence et les Byrds dans les bacs de pop/surf/psychédélique qu'ils remplissaient autrefois, ceux-là mêmes qui constituent encore et toujours la matière première de leur excellente radio Reverberation.En deux ans d'existence, le groupe est devenu le fer de lance d'une scène musicale prolixe, aussi dilettante que talentueuse. Leurs morceaux aux rythmes si particuliers en constituent les hymnes. De la pop avec plus de soleil encore qu'un morceau de chez Trojan. Avec ses alternances de morceaux de folk-rock tirant sur le garage proto-punk des Standells ou des Bobby Fuller Four et d'instrumentaux surf qui feraient honneur à Arthur Lee, le quatuor représente le parfait porte-étendard de la culture débonnaire autrefois chantée par les Beach Boys ou les Papas & The Mamas, et qui subsiste encore tout au long de la côte Pacifique. Tout l'esprit de la Ferus Gallery de L.A. qu'ils s'amusent à chanter sur leur dernier 'Worship the Sun'. Le Trabendo se fardera d'un air de Whiskey-A-Go-Go pour leur prochain passage le 22 février en compagnie d'Eerie Wanda, avec qui les Allah-Las avaient déjà tourné en octobre. Avec, très certainement, le vieux van de leurs clips en guise de tour bus.

Dimanche 22 février

Expo • Jérôme Zonder

Recommandé

Jérôme Zonder privilégie dans ses dessins la mine de plomb et le grand format. Sa nouvelle exposition choisit la figure de l'enfant, habituellement teintée d'innocence, pour évoquer la cruauté et la violence du monde (meurtre, torture, cruauté, sexe).

Du jeudi 19 février au dimanche 10 mai

Concert • Grands formats

Grands formats est enfin, pour nous, l'occasion de trouver ce que nous sommes venus chercher dans l'ouverture de la Philharmonie : de la démesure. Equivalent musical des Monumenta du Grand Palais, le cycle d'un week-end proposera des concerts aussi tenus que « les feux d’artifice de Haendel, le romantisme exalté de Rachmaninov, une soirée jazz en big band, une œuvre (littéralement) disproportionnée telle que l’“orgasme” pour 100 guitares de Glenn Branca… ».  Le père spirituel des Sonic Youth représente bien cette volonté de proposer toujours plus avec son mur du son à en faire pâlir Phil Spector et My Bloody Valentine, mais aussi avec son invitation à prendre part au projet à condition de savoir lire une partition. Un projet fou qui lui garantit une place de choix à côté des deux big bands Ping Machine et Orchestre Danzas jouant ensemble le 21 février, de Rachmaninoff interprété le lendemain par le symphonique de Londres, et d'Haendel, auteur d'œuvres religieuses aussi épurées que 'Zadoch the Priest' et 'Le Messie'. Hervé Niquet et son Concert spirituel interpréteront eux le 'Music for the Royal Fireworks' du compositeur né allemand, initialement composé pour être joué par la bagatelle de 100 instrumentistes pour fêter le traité d'Aix-la-Chapelle dans la plus grande retenue. Alléluias et syndrome de Stendhal garantis.

Du vendredi 20 au dimanche 22 février

Film • Vincent n'a pas d'écailles

Vincent a un pouvoir extraordinaire : sa force et ses réflexes décuplent au contact de l'eau. Pour vivre pleinement ce don, il s'installe dans une région riche en lacs et rivières, et suffisamment isolée pour préserver sa tranquillité. Lors d'une escapade aquatique, il est surpris par Lucie. Ils tombent amoureux mais Vincent hésite avant de lui dévoiler son secret. Une violente altercation pousse Vincent à utiliser sa force pour défendre un ami. La bagarre tourne mal, son don est découvert. Il décide de prendre la fuite...

Concert • Akua Naru

Sur les pas de l'excellent Blitz The Ambassador, Akua Naru compose un hip-hop teinté de jazz, de soul et de percussions africaines, car comme Blitz, elle est américaine d'origine ghanéenne. Elle déroule un flow puissant qui peut se transformer en spoken word poétique au fil de ses chansons. Autres richesses de sa musique : des textes engagés et profonds, féminins et féministes, ainsi que des samples de soul et jazz et des collaborations avec des producteurs américains inspirés. Elle a sorti son premier album 'The Journey Aflame' en 2011, une petite pépite à écouter en boucle en attendant de la voir le 19 février au Pan Piper, aux côtés de Gavlyn. Egalement protégée de Wax Tailor, Patrice, Tony Allen ou Elzhi, avec qui elle a déjà collaborée, cette graine de rappeuse dans la lignée de Jean Grae ou Lauryn Hill, a livré un second opus live en 2012. Elle s’entoure sur scène de l’émérite big band Dig-Flo Band qui joue des arrangements acoustiques puissants, proposant un live groovy très dynamique, alliant la chaleur de la section de cuivres à un hip-hop classique, percutant, profond et bien produit à l'américaine.

Jeudi 19 février

• Du 23 février au 1er mars

Expo • Taryn Simon

Recommandé

Satiriste des torts et des travers de l'Oncle Sam, l'Américaine Taryn Simon jette un regard caustique et cinglant sur le pouvoir médiatique, politique, judiciaire et militaire des Etats-Unis. La fabrication de la pensée et l'hypocrisie de l'Etat en prennent pour leur grade, notamment dans les séries 'The Innocents', 'An American Index of the Hidden and Unfamiliar' et 'Contraband', que l'on se fera un plaisir de (re-)découvrir au Jeu de Paume à l'occasion de cette exposition personnelle. Un travail critique salutaire, bâti avec des archives, de la lucidité et de l'ironie.> Horaires : le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h.

Du mardi 14 février au dimanche 17 mai

Concert • Grand Blanc + Blind Digital Citizen + Bagarre

Le label Entreprise ne connaît pas la crise. En à peine deux ans d'existence, la sous-division française de Third Side Records est déjà passée du statut de brillante PME du disque à celui de fleuron de l'industrie musicale chantée en français. Et voici qu'aux premiers succès nommés Superets, Lafayette ou Moodoïd succède déjà une deuxième génération plus électronique que l'équipe du festival Fireworks nous invite à venir découvrir le 23 février au Point Ephémère.La tête d'affiche Grand Blanc rafraîchit la scène française bien à sa manière. Voix rauques, sonorités synthétisantes et textes percutants donnent un caractère bien trempé à l'une des dernières signatures du label français. Le groupe, propulsé sur les devants de la scène en 2014 après plusieurs concerts remarqués au Printemps de Bourges ainsi qu'en première partie de Fauve lors de leur résidence au Bataclan, se produira en compagnie des intrigants Bagarre, dont le dernier morceau "Mourir au Club" évoque autant Bashung que l'album 'Disco and the Halfway to Discontent' de Cornershop, et de Blind Digital Citizen. Le dernier EP 'Ravi' du groupe est un bijou d’électro planante, funk et, comme à l'accoutumée, plein de paroles gentiment idiotes (« j’admets sans complaisance que les ports de plaisance sont plus confortables que les mouillages »). La musique du quintet rappelle les premiers accouplements entre rock progressif et musique électronique dans les années 1970, avec quelque chose de sombre, de solennel et d'eschatolog

Lundi 23 février

Film • Birdman

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...

Expo • Florence Henri : Le Miroir des avant-gardes, 1928-1940

L'exposition balaye la production photographique de Florence Henri, artiste d'abord connue pour sa peinture, qui devient la figure de proue des avant-gardes à Paris entre 1927 et 1940. Une oeuvre méconnue à côté de celle de Man Ray, qui traverse tous les genres : autoportraits, compositions abstraites, portraits d'artistes, nus, photomontages, photocollages, ainsi que des photographies documentaires prises à Rome, à Paris, en Bretagne.

Du mardi 24 février au dimanche 17 mai

Concert • Isaac Delusion

Isaac Delusion n'a plus tout à fait les pieds sur terre. Non pas que le groupe, promu dès son premier single comme le grand espoir de la pop électronique actuelle et aujourd'hui programmé pour le 24 février à l'Olympia en compagnie de Years & Years, soit devenu prétentieux. Sur ce point, au contraire, le dénuement de son excellent premier album éponyme sorti en juin joue plutôt en sa faveur, tout enrobé qu'il est de synthés arrondis et de basses feutrées sur lesquelles viennent délicatement se poser quelques arrangements tantôt funk, tantôt louvoyant sur des rythmiques hip-hop pour se diriger vers un blues synthétique ("The Devil's Hand"). Une capacité à trouver l'inspiration partout qui promet des lendemains qui chantent pour ce groupe signé avec leurs amis de L'Impératrice chez Cracki Records.Alors, si Isaac Delusion semble décoller, c'est précisément que son imaginaire se gonfle de rêvasseries et d'histoires de soleils de minuit. Les douze titres de son premier album, portés par cette voix évoquant Antony Hegarty et des titres qui évoquent le songe comme "A Little Bit Too High", semblent un à un nous raconter des nuits passées la tête plantée dans les étoiles.

Mardi 24 février

Film • Red Army

Porté par Werner Herzog et le producteur Jerry Weintraub primé aux Emmy Awards, le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine.  Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.

Théâtre • Dormir cent ans

Pour son nouveau spectacle, Pauline Bureau s’est penchée sur le berceau d’Aurore, 12 ans, et de Théo, 13 ans. Deux adolescents animés par des passions différentes mais par des préoccupations communes (le corps, la beauté, l’amour).  Inspirée par ‘La Belle au bois dormant’, la création jeune public de la metteur en scène (qui signe aussi le texte) mélange théâtre et vidéo. Un conte version rock où l’on croise Perrault, les frères Grimm, les créations sonores de Vincent Hulot, la philo selon Bruno Bettelheim et… Patti Smith. Impossible de piquer un somme.

Du mercredi 25 février au dimanche 8 mars

Commentaires

0 comments