Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche

Saint-Martin / Ourcq / Villette

Direction nord-est !

Publicité

S’il y a un coin où les Parisiens se pressent d’aller, c’est sans doute bien celui-ci – au grand dam des habitants de la rive gauche ! Le charme de la promenade est imparable : commençant par le canal Saint-Martin, près de République, elle fait la part belle aux espaces verts (les Buttes Chaumont ne sont d’ailleurs pas loin), aux terrasses de bistrots vintage et aux salles de concerts.

Aussi, après être passé boire un coup avec les bobos sympas de Chez Prune, se retrouve-t-on, à quelques mètres, devant le légendaire Hôtel du Nord – avec sa gueule d’atmosphère et le souvenir du film de Marcel Carné. Un peu plus loin, toujours quai de Jemmapes, comment ne pas s’arrêter au Point Ephémère, histoire d’écouter un concert pointu, ou simplement danser sur du bon gros funk qui tache n’importe quel soir de la semaine ? Longeant le quai, la population dérive ainsi, bigarrée : moustachus dernière tendance, Parisiennes éternelles, banlieusards Seine-Saint-Denis style et freaks-tout-terrain qui bavardent. L’ambiance est bonne, l’état d’esprit ouvert, les bières pas chères. Ça va ensemble.

Plus au nord, arrivée quai de Loire, et son choix cornélien entre deux titanesques cinémas MK2 qui se font face, rivalisant de programmations affûtées, qu’on étudiera en prenant un verre au 25° Est, ou en empruntant des chaises longues et des sets de pétanque au Bar Ourcq. Enfin, tout au nord-est, le grand parc de la Villette affiche fièrement ses multiples lieux musicaux, entre la Cité de la musique, le Cabaret Sauvage, le Trabendo et le Zénith, où tout amateur de musique pourra trouver son compte, quel que soit son style.

Alors, qu’on se dépêche d’y aller… avant que l’habituel lucre immobilier ne s’en prenne trop durement à ce quartier encore populaire !

Restaurants à Saint-Martin / Ourcq / Villette

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bio
  • La Villette
  • prix 3 sur 4

A lire également : Pour célébrer ses 10 ans, Time Out Paris organise un énorme festival gastronomique Un ovni dans le 19e ! On veut parler d’un Objet ventru non identifié, un vaisseau en forme de bourrelet piloté par des petits hommes verts – du point de vue de la conscience écologique s’entend. Car ce resto nomade atterri à la Villette est tout en bois, écoresponsable et zéro déchets, de quoi réconcilier nos fringales avec le Cosmos. Sa structure démontable a été boulonnée par Solid, fine équipe de charpentiers/menuisiers, et imaginée par Guillaume Chupeau, ancien pubard qui se rêvait restaurateur qui a réuni autour de lui des fricoteur(euse)s de grands chemins, dont la cheffe Juliette Brunet, mais aussi l’architecte François Muracciole. Une joyeuse troupe qui pose son bouclard au plancher de vent là où la vue est belle ! En l'occurrence, et jusqu’en mars, à la confluence des canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis, face à l’eau, dans ce confin bucolique de Paris.  Au menu dej, les Ventrus accouchent d’une cuisine locavore et saisonnière, très monde-d’après : élémentaire soupe de lentilles blanchie d’un nuage de crème infusée à l’anguille, suivie d’un filet de merlan croûté doublé de sauce vierge au verso, avec crème de chou-fleur et artichauts poivrade ; et en dessert, ganache choco et crème anglaise très fréquentables. A 30 € l’entrée-plat-dessert et 8 € le verre de muscadet nature du Domaine de l’Ecu, ça fait sans doute quelques euros de trop sur l’addition pour un repas en l

Ima Cantine
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Végétarien
  • République
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les amateurs de mezze, ceux qui ne peuvent plus blairer le croissant beurre au petit-déj ou les nostalgiques de leurs vacances à Tel AvivLe plat culte ? Une chakchouka, un café crème et zou ! Les hommages à la cuisine maternelle sont décidément à la mode dans les restos parigots : après Yemma ("maman" en arabe) voici donc Ima, "maman" en hébreu. On se sent tout de suite bien dans cette cantine méditerranéenne. Espace ensoleillé, grande table commune en bois, murs en pierre ocre et recouverts de très belles mosaïques, cuisine ouverte d’où débordent fruits et légumes et irrésistibles odeurs de gâteaux qui sortent du four. On peut venir squatter ici dès 10h pour le brunch servi chaque matin, avec chakchouka, granola ou pancake à la ricotta (7 à 10,50 €), en commandant le bon café filtre de la brûlerie anglaise Has Bean et des plats qui sentent aussi bon que le bord de mer de Jaffa. Comme ce cilbir : œufs pochés, labneh aux herbes, pesto de menthe et beurre pimenté. A croquer aussi ? Quelques gâteaux bien dodus (et parfois végans) préparés par la cheffe, comme ce matin-là un muffin à la farine de riz aux framboises surmontés d’une crème aérienne. A midi : tout le canal se presse déjà pour déguster les salades maison (boulgour, kale, radis noir et rose, graine de courge, vinaigrette, menthe, amande) qui changent tous les jours.  En partant, on remarque les quelques bouquins d’Ottolenghi, le roi israélien de la cuisine méditerranéenne, dont les restos cartonnent à Londre

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café littéraire et philo
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un nostalgique de BrooklynPlat culte ? Les pâtisseries : scones, muffins, cookies... Après avoir œuvré derrière les meilleurs zincs de Paris, le barista Thomas Lehoux a décidé d’ouvrir son propre café. Grand bien lui en a pris. Parfaitement situé, à quelques encablures du canal Saint-Martin, cette devanture entre bois brut et plantes décoratives attire une faune de bobos et gentils hipsters. Plusieurs tabourets permettent aux fumeurs de s'asseoir en contemplant la longue file d’attente qui se forme parfois ici.  A l'intérieur, une demi-douzaine de petites tables où savourer un Latte, jouer du laptop ou goûter aux pâtisseries et aux bons petits plats de la cheffe Anna Trattles, Anglaise formée à Londres dans le très réputé St John's. Le café est bon, exprimé sur La Marzocco, provenant en majorité de différents blends du Télescope Café ainsi que d'autres brûleries invitées. Et si le lieu est bondé, sachez que tout s'emporte, même le repas ! Parfait pour les pique-niques au bord du canal.

Sur Mer
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Poisson et fruits de mer
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un(e) amoureux(se) de la mer, embarqué(e) sur la Route des épices 
Plat culte ? Un pavé de cabillaud vapeur nageant dans un bouillon pimenté, infusé aux barbes de Saint-Jacques, champignons de Paris en pickles et blettesBon plan ? Midi : formules avec sandwich + entrée et/ou dessert : 14 et 17 €. Soir : menu à 32 €/pers. avec 3 assiettes à piocher dans la carte (sauf pour les huîtres). Le Verre Volé sur Mer n’est plus, vive Sur Mer ! Le spot a ouvert en octobre dernier sans tambours ni trompettes, et avait jusqu'ici échappé aux radars des critiques. A la barre, on retrouve la Belgo-Ougandaise Olive Davoux, 28 ans, ex du Verre Volé sur Mer justement, mais aussi de L’Ecailler du Bistrot. Et c'est... trop bon !  Midi et soir, huîtres belle came (Utah Beach de Monsieur Jean-Paul, Spéciales de la famille Cadoret). A gober fissa au comptoir, avec vue imprenable sur la cuisine, ou sur l’une des deux tablées (six couverts chaque). À l’heure du déj, carte ultra-ramassée, inspirée par la marée du jour : deux entrées, deux sandwiches gourmets (bon pain de Thierry Breton ou de Ten Belles)... Un dessert, et basta. Au dîner, une dizaine de petites portions chiadées. Et un menu 3 plats (32 €) dans lequel plonger tête la première, comme ce soir-là. La première assiette fait mouche direct -sublime ceviche de mulet noir au fenouil et à la mandarine fraîche... Franc de goût et bien relevé (leche de tigre qui fait roarrr, crème crue et cumin extra). On enchaîne avec un carpaccio de ma

Publicité
Miznon Canal Saint-Martin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Israélien
  • République
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent goûter au deuxième volet du plus mythique des restos levantinsManger quoi ? Pita, pita, pita Mazaaal toooov ! Après nous avoir régalés d’une mythique adresse du côté du Marais, Eyal Shani amarre sa géniale popote feuj du côté du canal Saint-Martin. Dans ce nouveau resto bric-à-brac (ampoules suspendues, tableau mural, murs en bois et cagette à légumes), la joyeuse bande de drilles balance ses habituels casse-dalle à flux tendu : kebab agneau, ratatouille, tomates saignantes, falafels… Et le voyage en vaut la chandelle !  Car sur fond de musique des faubourgs de Jaffa, c’est la régalade : démarrage tout en légumes avec une patate douce rôtie (5 €) et une giga-tête de chou-fleur grillée (6,50 €). Gros coup de speed avec un rail d’aubergine fumé à souhait (7 €). Vitesse de croisière avec la démente pita viande (dont une franchouillarde bœuf bourguignon) ou poisson (merlu épicé, aïoli, oignons, sauce tomate – tuerie !) à 12 €. Retour au bercail avec la gourmande pita chocolat-banane (3,50 €). Tout est infiniment bon. Très bon. Si bien que même la giga-queue de trois mètres n'aurait su nous décourager…

SAaM
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Les amoureux de bao et autre bibimbap.Plat culte ? Un assortiment de buns qu'on fait passer avec une bouteille de soju. Après Ma Kitchen et Ahipoké, la Coréenne Yoonsun Kim jette l'ancre du côté du canal Saint-Martin pour régaler les amoureux de bao et bibimbap. Et depuis notre premier passage (2016), il n'y a pas à dire : le level est toujours bien haut ! Derrière sa petite porte en bois et son décorum girly acidulé (murs en camaïeu bleu et rose pâle, tables en Formica, meubles chinés), la femme balance à flux tendu sa géniale popote asiat'. A boulotter par exemple, tout un assortiment de gua bao (7 €) : comme ce bulgogi (bœuf marinade sauce BBQ, mayo coréenne, pickles radis blanc, ciboulette, sésame et cheddar). Ou, pour les végés, du tofu bio frit au cumin et curry, guacamole, coleslaw, sésame et sauce teriyaki).  Autre possibilité, les dupbap (bols de riz à accompagner au choix de poisson, viande, ou tofu à 16 €). Et pour faire passer le tout, une bouteille de soju (16 €), un alcool de riz synonyme de bons gueuletons entre copains (doux et traître à la fois).   Enfin, à noter, le service aux petits soins (toujours un plus très agréable). Et la possibilité, pour les plus pressés d'entre vous, d’emmener un bout d'Asie avec soi. Dans une jolie boîte en carton.

Publicité
Mama Kin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Jaurès
  • prix 1 sur 4

Installé aux abords du canal de l’Ourcq depuis mai 2011, le Mama Kin est un petit café au grand coeur. Scindé en deux salles, ce bar peint couleur sable donne envie de s'échouer sur ses tables (en bois ou formica) pour y boire la tasse (de thé, d'expresso ou juste une tomate bien chargée en terrasse). Bref, on se croirait sur une plage où des bibelots ethniques, faisant office de décoration éclectique, auraient étés rejetés par la mer. Ce cadre unique et vibrant vaut la visite à lui seul. D'autant qu'une belle fresque à la bombe de l’artiste Da Cruz s’étale sur les murs de la salle (ou cale) du fond. Outre un Happy Hour (tous les jours, de 16h à 20h) et des bières à partir de 2,80€ qui font du bien à notre porte-monnaie de cigales parisiennes, le Mama Kin participe pleinement à l'effervescence culturelle du quartier. Des dégustations de cervoises le mardi, des Jeudis Miam Miam pour déguster choucroute et moules marinières maison, des vide-dressing dominicaux ou encore des soirées jeux et le Mama Market... Ici, la convivialité dure jusqu'au bout de la nuit (voire parfois aux premières lueurs du jour). 

Marrow
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Canal Saint-Martin

Pour qui ? Les grosses bedaines au bec finPlat culte ? L'os Marrow et un cocktail A deux pas de la gare de l’Est, ce spot en béton ciré et pierre brute, cornaqué par Hugo Blanchet, ex-Atelier Robuchon, et Arthur Combe, mixologue, ancien de l’Expérimental, a de la gueule. Allez hop, on fonce sur la petite terrasse pour s’attaquer à la carte. Au bar, une poignée de cocktails frais et étonnants, comme ce Vieux Rectangle très carré (cognac, Aperol, vermouth rouge, absinthe, bitter, 12 €) à accompagner de croquettes de chèvre au wasabi, et surtout de la brioche grillée, œuf de caille et huile de truffe blanche (12 € itou). Pour la suite, on s’installe en cuisine face au chef, ou sur l’une des tablées de la salle. L’intérieur est pensé avec goût et sobriété : tableaux anciens aux cadres dorés sur murs de pierre, grands couteaux de cuisine suspendus, mobilier en bois rappelant le bistrot typiquement parisien. Dans les assiettes (à prendre par deux pour les petits ventres, trois pour les plus gourmands), on se régale d'une cuisine explosive, où saveurs et textures opposées finissent par s’accorder divinement. On pense à l’un des hits du menu, l’os à moelle (marrow en anglais) couvert d’herbes fraîches. À tomber également, le poulpe croustillant, romesco glacée et tomates noires, la poitrine de 10h grillée - pesto de mangue, le blanc de seiche pistache et crème de fenouil ou le filet mignon et bouillon de wasabi, pour une fourchette ultra honnête allant de 9 à 13 €. Bien entendu, tout

Publicité
Bopome
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Taïwanaise
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Un(e) Breton(ne) en quête d'exotisme Plat culte ? Les crêpes à la sauce taïwanaise, pardi ! A Taïwan, la bouffe est une obsesssion de tous les instants. C'est tellement LE sujet de conversation que partout où vous irez, la première chose qu'on vous dira en guise de salutation, c'est "As-tu mangé ?" On vous rassure : oui, on a mangé et même excellemment dans cette petite adresse à deux pas du Canal St-Martin. Scarlette Chen fait dans la street-food taiwanaise, et est la seule à proposer à Paris les fameuses "crêpes" locales... Plus proches d'un burrito que d'une galette bretonne ! Copieusement fourrées de tout un tas de bonnes choses, elles sont ensuite roulées pour plus de facilité (mais on a quand même réussi à s'en coller partout). Au bœuf mariné (8 €), au porc (7,50 €) ou à l’œuf et au fromage (5 €), agrémentées de salade, chou rouge, oignon, carotte, concombre, pousses de soja et coriandre... C'est juste mortel. A tester aussi, un lait de soja maison des plus rafraîchissants,  des dentelles de patate douce frite (3 €), un poulet frit au top (tendre à souhait dedans, bien craquant dehors, panure fine) et ces nouilles froides sauce sésame, pimpées de frais légumes crus  : carotte, concombre, pousses de soja, coriandre (4 €). Petits prix on a dit !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Celles et ceux qui veulent jouer des baguettes en s’aventurant dans le sud de la Chine (Canton, Hong-Kong), et le nord-est (Pékin)Plat culte ? Les baos, forcément. Mais aussi la star de la maison : le canard pékinois servi entier (non-testé, réservé aux dix premières commandes). Après avoir enflammé la rue Saint-Denis, Céline Chung et Billy Pham passent la seconde et accouchent d’une version XXL de son anti-boui boui ! Le mantra ? Toujours le même : "No dogs, no rats, no cats, just chinese food !" Soit une manière un peu provoc’ de déconstruire les clichés sur la popote chinoise. Pour ce faire, les deux assoces ont posé leur immense paquebot (350 m2 !) sur les quais du Canal Saint-Martin, dans un magnifique décorum d’inspiration hongkongaise. Répartis sur deux étages, le lieu est signé du studio Mur.Mur Architectes : coloris rouge carmin, forêt de lampions... Et toilettes ultra-stylées, drapées par l’artiste Sarah Martinon ! Après avoir tapé 45 minutes d’attente au portillon (pas de résa), on se régale grâce à un duo de cheffes : Lucy Chan (ex-CAM) et Leslie Chirino (ex-Frenchie et Cheval d’Or). Juteuses et moelleuses char siu bao (porc braisé sauce barbecue dans des brioches vapeur), très Canton style ; incontournables baozi (petits pains cuits vapeur) farcis au porc fermier, ciboule et gingembre ; et même en dessert un bao frit à dipper dans du lait concentré. Mais aussi, toujours dans le très bon : ultra fondantes et addictives aubergines Hong Shao, réconfortan

Bars & Clubs à Saint-Martin / Ourcq / Villette

Café A
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4

Aménagé dans l’ancien couvent des Recollets construit au XVIIe et XVIIIe siècle, le Café A est unique, loti dans cette bâtisse de belles pierres blanches massives. C’est un repaire arty connu des Parisiens initiés, car il faut franchir une grille, traverser une cour bordée d’arcades pour entrer dans ce lieu exceptionnel - maintenant ouvert jusqu'à 2h du matin du lundi au samedi. Ce vaste espace aménagé de nombreuses tables est décoré d’œuvres de jeunes artistes parisiens, les expos étant souvent renouvelées au cours de l'été. Mais le vrai plus de ce bar, c’est son jardin secret protégé de la rue par un mur d’enceinte : une vaste cour poétique plantée de vieux arbres qui prend des accents bucoliques en plein mois d’août. Des chaises longues invitent à la détente : on peut bouquiner tranquillement au soleil la journée sur des transats ou prendre un verre en soirée. A la carte, des vins bio et biodynamiques de qualité mais pas donnés, également des bières bouteille et à la pression, quelques cocktails, des spiritueux, des bruschettas, salades, assiettes de charcuterie ou de fromage et un plat du jour. On vous conseille d’aller commander au bar si vous ne voulez pas mourir de faim, car le service est vite débordé. Allez-y plutôt en journée pour profiter du soleil et du calme ou arrivez avant 19h pour être sûr de trouver une place à l’extérieur. Ce lieu est plutôt branché, le week-end des petits concerts sont organisés mais également des cinés-concerts, des lives, des performances

Comptoir Général
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les parisiens en quête de dépaysement On glougloute quoi ? Une SecousseVoici un lieu alternatif et vaste comme on en trouve souvent à Barcelone ou à Berlin, mais rarement à Paris. Ce bar militant et décalé à la déco faussement coloniale a été aménagé dans une ancienne étable de 600 m2 en pierres apparentes, avec un sol en damier, un mobilier shabby chic et des curiosités d'Afrique entassées dans tous les coins, donnant un côté mystique à l'endroit. Seuls les initiés connaissent le Comptoir Général, caché derrière un îlot de maisons au bord du canal Saint-Martin. On s'y donne rendez-vous entre amis à l'heure de l'apéro pour discuter dans une ambiance relax sur un fond musical afro.Puis on est bluffé par l'immensité du lieu : une pièce assez sombre sous de hauts plafonds et des poutres apparentes meublée avec des canapés dépareillés, chaises d'écoliers et tables déglinguées. Dans un coin, on découvre, émerveillé, un cabinet de curiosités qui vaut vraiment le coup d'œil : squelettes, plumes d’oiseaux rares, animaux empaillés, objets de sorcellerie africains sont soigneusement exposés et éclairés. Dans un autre coin, on observe les ossements d'un dinosaure retrouvés dans la forêt du Bassin du Congo. On remarque évidemment le jardin de végétation tropicale dans une immense verrière éclairée qui fait office de fumoir (jusqu'à 22h pour ne pas déranger les voisins). Des plantes poussent aussi dans le plancher à l'intérieur, créant un espace très zen. En traversant la verri

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • La Villette
  • prix 2 sur 4

Décidément, on n'aura jamais été aussi heureux d'être en affaires avec la SNCF. Parce qu'après Ground Control et la Station, c'est un nouveau lieu artistique qui vient de trouver résidence dans une ancienne gare désaffectée. Cette fois-ci, c'est à Corentin Cariou que le spot est à trouver. Mais contrairement à ses cousines stationnaires tournées vers la chillance et la musique alternative, la Gare – nom trouvé après plusieurs années de recherches philologiques –, est un club de jazz. Ouverte sous le patronage d'anciens de la Fontaine, lieu phare du style, la Gare propose tous les jours, dans ce qui fut le hall de la gare, des concerts à prix libre. Les 4 mètres sous plafond sont le lit idéal pour accueillir la chaleur des saxophones et autres trompettes. Qu'il s'agisse d'élèves du conservatoire, d'artistes émergents ou confirmés en résidence, la Gare apparaît comme l'endroit où il faut se rendre pour être à la pointe du genre.  Mais ici, pas d'élitisme, on écoute du jazz sans se prendre la tête. On se balade entre l'accueillante petite butte et la salle de concerts et son bar aux consommations plus qu'abordables – pintes entre 5 et 8 €, majorité des cocktails à 7 €, assiettes de charcuterie ou mixtes à 11 €. L'envie de prendre l'air entre deux notes cuivrées ? Tentez la dépaysante terrasse. Autant d'espaces et de possibilités qui font qu'ici, on se sent un peu comme à la maison, au point qu’on a envie de prendre un abonnement…

Bar Ourcq
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Jaurès
  • prix 1 sur 4

Repris récemment, ce petit bar ancré le long du canal de l'Ourcq est très prisé en été pour sa terrasse, mais aussi en hiver. En cause, des prix imbattables (2,50 € le demi, qui dit mieux). On reste à l'intérieur, affalé dans le coin cosy -poufs et canapé invitant à la chillance. L'été, dès 17h, l'heure idéale pour commencer un apéro festif devant le coucher du soleil, et jusqu’à minuit en semaine (2h le week-end), on peut dansoter sur des DJ electro.  Aux beaux jours, le Bar Ourcq prête gracieusement des chaises longues et des jeux de pétanque à une clientèle en tongs et lunettes. On vient grattouiller la guitare ou pique-niquer au bord de ce canal, et se ravitailler en bières fraîches servies dans des gobelets en plastique « à emporter » et en bouteilles de vin. En fin de journée, l'ambiance est assez alcoolisée, à tel point que vous devrez fermer un œil pour bien viser le cochonnet. Chaque tir sera ponctué d'un « ahh ! » et « ohh ! » de vos voisins qui commentent la partie. Ici on est beaucoup moins serré qu'au bord du canal Saint-Martin, et aucune voiture ne vient polluer votre tranquillité. Attention, CB à partir de 15 €.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Canal Saint-Martin

Est-il possible de s’enthousiasmer pour un bar à bières qui s'appelle Carburant sans enchaîner les jeux de mots mécanico-pétroliers un peu faciles ? Pas évident mais ce troquet à l'ancienne (mobilier Formica, 421 à dispo, musique pop soul), installé à trois longueurs de sous-bock du canal, mérite tous les efforts. Car voilà un petit bijou de bar où il fait bon se retrouver en bande mais aussi y débouler en solo pour profiter de l'accueil bonhomme de son taulier, Nicolas Netter. Depuis son petit comptoir, le barbu rigolard défouraille anecdotes sur Michèle Torr (mais oui), bouteille de shōchū du fond du frigo et surtout mousses artisanales de compétition choisies avec amour. Au menu des douze becs chromés ce soir-là : formidable american IPA aux houblons mosaic et HBC 431 de chez Kernel, tout en rondeurs (5,50 € le demi), ou Eroica des Français de Piggy Brewing, funambule entre acidulé et fruité (5 €). Pour les amateurs de bizarre, le frigo déborde de canettes chamarrées : Iron Brewery au litchi (8 €) ou Hera, pale ale des Australiens Alpha Delta (7,50 €)…. Bref, Carburant c'est super ! (Caramba, rater le défi si près du but…). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • La Villette

Et soudain, alors que la nuit parisienne se relève de ses 18 mois de fermeture plus doucement qu’un octogénaire arthritique ne descend du 89, un club comme on en espérait plus déboule dans le paysage nocturne et vient tout secouer sans crier gare. Bienvenue au Gore, immense et insoupçonnable cave voûtée avec 6 mètres sous plafond, planquée sous la Gare, la salle jazzy cool de l’avenue Corentin Cariou ! Au programme, du gros son, des petits prix, un espace de zinzin et une ouverture 7 nuits par semaine ! Bam ! Quand les concerts s’arrêtent en haut à minuit, la cave ouvre pour envoyer les BPM jusqu’à 6h.  Déco minimale (des vieux tapis autour de la cabine de DJ, ça compte ?), éclairage rouge sang, affiche anti-forceur et programmation hors mode mais qui déboite. Priorité aux genoux qui bougent ! Le dimanche soir, c’est house et deep menée par le collectif Gogo Green ; le lundi, Feadz, l’étalon d’Ed Banger, va mettre le bronx ; le mardi et le jeudi, les nouveaux talents de l’école de DJ Kaith School et du BPM contest s’affrontent sur les platines dans une version électronique des jams qui font le succès de la Gare du dessus ; le mercredi, c’est grosse techno emmenée par Mila Dietrich.  Entrée à 10 balles et 11€ le Suze Tonic, franchement, c’est cadeau. Les vendredis et samedis, le ticket passe à 15€ pour les soirées La Riposte franchement techno ou plutôt breakbeat voire électro. Santé à l’Underground !

Publicité
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • République
  • prix 2 sur 4

Une excellente adresse pour le déjeuner avec une poignée de plats du jour. Chez Prune est également l'un des meilleurs endroits pour passer une soirée entre amis le long du canal Saint-Martin. QG des bobos du quartier, ce vieux café un peu grunge aux plafonds hauts et à la lumière tamisée suit toujours la même formule : des groupes d'amis (en général jeunes et excessivement beaux) s'installent sur les banquettes et grignotent des assiettes de fromages et charcuterie en sirotant l'apéro. Si vous rêvez d'une table en terrasse il faut arriver vers 18h. Le dimanche, Chez Prune est pris d'assaut pour son brunch servi à un prix raisonnable. Certains le trouvent trop bondé, trop bruyant, mais c'est justement pour ça que d'autres l'adorent. Voir tous les bars de Paris : cliquez ici.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • La Villette

Posé au début de l'automne 2015 sans crier gare au cœur du parc de la Villette, le resto/bar/club A la Folie s'impose au regard avec ses murs rouge pompier, une couleur qu’on retrouve sur tous les bâtiments du parc. Le midi, il accueille les travailleurs d’à côté, avant de faire le bonheur des oisifs du quartier qui squattent son immense terrasse. Mais c’est le soir que le lieu dévoile tout son potentiel, entre barbecue et dancefloor. Rayon barbaque, la carte en propose de la bonne (black angus, wagyu, poulet, T-bone), même si l'addition s'annonce salée avec des prix compris entre 23 et 85 € selon les viandes et les proportions (de 220 grammes à 1 kilo). Pour le reste, on retrouve également au menu du poisson ainsi qu'une offre veggie à braiser, des sandwichs de toutes sortes (entre 12 et 25 €), des salades et foule de grignotades allant de la conserve de thon au fuet ibérique. Question descente, la pinte est à 6 € (6,5 après 22h), le Ricard à 3 € et le premier verre de vin à 3 balles. Et après ce bon repas, on passe dans le club, avec un véritable dancefloor petit mais tout équipé. On y retrouve aux commandes une belle équipe de DJ’s résidents, jamais avares en pépites house et disco dès qu'il s'agit de faire suer les guincheurs. On y croise aussi régulièrement les meilleurs collectifs parisiens, et de nombreuses soirées LGBT+, comme la Mustang, y sont organisées dans une ambiance toujours “open minded”.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4

Le patron Adel est un sacré personnage dans le cercle des cafés à chansons parisiens, et de nombreux  admirateurs se retrouvent dans sa tanière kitsch aux guirlandes lumineuses, remplie d’un bric-à-brac d’objets franco-syriens. Des musiciens viennent à l’improviste animer le bar avec de la chanson française, du jazz manouche, folk et musiques du monde – tout dépend de qui se présente le soir même. Peu importe l'heure, peu importe le jour, la musique est toujours présente dans ce petit bar ! Des groupes d’amis papotent avec des figures du quartier autour du bar, un rhum arrangé au gingembre à la main – la spécialité de la maison qui connaît un grand succès. Adel sert aussi des plats traditionnels français ou syriens comme une délicieuse soupe aux lentilles à 4 euros et une bière artisanale prix doux. A l'extérieur, une petit terrasse offre quelques tables au soleil l'après-midi.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Canal Saint-Martin

Bien moins policée que ses voisins du Point Ephémère et de la Rotonde, la Pointe Lafayette est une adresse qu'on se refile sous le manteau. Ouverte depuis une vingtaine d'années à l'angle du quai de Valmy et de la rue Lafayette, la Pointe est de ces troquets où l'on vient écluser des pintes à des prix plus que raisonnables (3,5 € en happy hour, 5 € ensuite) dans une ambiance que notre Gégé national qualifierait d'« à la fraîche ». Et surtout, on y retrouve une cave aussi exiguë – 70 personnes à tout casser – que remplie de groupes bons à faire monter Philippe Manœuvre dans les aigus. Depuis le début de l'année 2019, c'est le collectif Silence Kills, mené par l'Anglais Nick Wheldon, qui s'occupe de la programmation des concerts, ramenant dans la cave tout ce que les scènes rock locales, nationales et mondiales ont de groupes excitants. Vous risquez sans doute de transpirer mais aussi de passer un bon moment.   

Shopping à Saint-Martin / Ourcq / Villette

Le Centre Commercial
  • Shopping
  • Boutiques
  • République
  • prix 3 sur 4

S’habiller au Centre Commercial, a priori ce n’est pas très glamour. Et pourtant ne vous fiez pas au nom, car ce concept-store installé dans la rue de Marseille, aux côtés d’A.P.C., Maje et autres Claudie Pierlot, ravira les amateurs de belle sape. Il faut dire que les fondateurs de la boutique savent y faire, puisque ce sont eux qui sont à l’origine de Veja, la fameuse marque équitable de baskets devenue particulièrement tendance. Sébastien Kopp, l’un des co-fondateurs, a fait le pari d’une mode consciente des enjeux sociaux et écologiques, capable de s’adapter aux nouveaux desiderata d’une clientèle sensible au devenir de la planète. En somme, le hipster a beau être agaçant, au moins il n’achète pas made in China. Toujours dans cette optique, le Centre Commercial prend soin de ne présenter que des marques répondant à ces critères de transparence sur les méthodes employées dans la création des vêtements. Au sein d’un espace joliment aménagé, où l’on ne se bouscule pas entre deux portants, le fan de mode trouvera donc des marques adeptes du « fabriqué en France », comme Bleu de Paname, Repetto, Saint-James, ou Roseanna, mais aussi d’autres noms connus et sensibles au développement durable comme les inévitables Veja, Valentine Gauthier (la future Isabel Marant, souffle-t-on partout) ou encore Christine Phung, lauréate du Grand Prix de la Création de la ville de Paris 2011 pour son travail avec des artisans traditionnels et ses projets équitables en partenariat avec des associa

Make My Lemonade
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Créateurs
  • République
  • prix 2 sur 4

Modeuses blasées, passez votre chemin. Bienvenue dans le monde merveilleux de Lisa Gachet, une mode tutti frutti où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Et on se laisse vite charmer. C’est le sarcasme en bandoulière que nous avons franchi les portes de son concept store Make My Lemonade, quai de Valmy. Celle qui a cassé Internet avec ses do-it-yourself a enfin une adresse IRL pour exprimer sa créativité sans limite. L’espace de 386 mètres carrés nous plonge direct dans un univers plus girly tu crèves. Les murs jaune citron et blancs cadencent mannequins, portants, étagères de fringues et accessoires Make My Lemonade, soit une mode simplissime, facile à vivre et survitaminée. Les fruits – citrons en tête – sont partout et, partout toujours, cet esprit “friandise” au je-ne-sais-quoi de régressif. Loin d’être écœurées, c’est libérées que nous déployons enfin nos ailes en poussant sans complexe de petits cris aigus devant le moindre bidule rose Tagada. “Oooh les talons trop mignons”, “J’a-dooore les lunettes en forme de cœur !”, “Il est à combien le sweat Mon Petit Chat ??”. Bref, ça va trop loin, on est en totale roue libre joie/honte et on s’en fout parce que c’est cool d’être une meuf, merde.   Plus sérieusement, aux collections qui vous rhabillent dans la joie répondent une multitude d’accessoires qu’on brûle d’envie d’acheter, par principe (des cahiers comme s’il en pleuvait, de la papeterie goleri et pas mal de trouvailles beauté). Autre point d’intérêt,

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Chaque fois qu'on y passe, la rue des Vinaigriers semble un peu plus proprette, agrémentée de nouvelles petites boutiques mignonnes où l'on mange bio et où l'on « coworke » sur des grandes tables aux lignes suédoises. Heureusement, il y a Philippe le Libraire - déjà, voici un mec qui ne s'est pas cassé la tête pour trouver le nom de son magasin. Une vitrine qui déborde, des petits mots régulièrement écrits sur la porte et un espace bordélique comme une chambre d'ado (où l'on ne voit même plus le blanc des murs tant ils sont recouverts de posters et d'images en tous genres) caractérisent l'échoppe qui a ouvert en 2007 alors que Philippe, au chômage, s'inquiétait de voir ce quartier totalement délaissé par le neuvième art. Rapidement, la librairie a su trouver son ton et s'imposer parmi les plus ardents défenseurs d'une bande dessinée moderne et audacieuse – demandez à Misma, Icinori, Vincent Pianina ou Antony Huchette. Héritier de l'esprit Hara Kiri-Charlie Hebdo ou de Robert Crumb, Philippe organise son magasin comme le passionné qu'il est, n'hésitant pas à sortir du champ de la bande dessinée pour s'intéresser aussi à l'édition jeunesse, à la littérature, aux sciences humaines ou même à la musique. Le genre d'endroit dans lequel on aime aller et surtout retourner, régulièrement, pour se faire surprendre.

La Vache dans les Vignes
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Ce tout petit fromager du canal Saint-Martin regorge de délices. En plus de son large éventail de fromages, de vins et de viandes à emporter, La Vache dans les Vignes propose pour quelques euros supplémentaires de déguster ces trésors directement sur place. L’atmosphère y est tout à fait chaleureuse : une dizaine de places assises, des bouteilles de vin empilées sur les étagères en bois, une belle vue sur le canal et des tableaux noirs aux murs, ornés de dessins de bouteilles et de fromages.  Bien doté en grands classiques, le lieu offre également des variétés plus exotiques parmi l’attrayante sélection de camembert, morbier, cantal, saint-nectaire, etc. Les festivités commencent avec un crémeux et subtil Napoléon Commingeois, accompagné d’un verre du léger et fruité Crozes-Hermitage du Domaine Melody (5,50 € le verre). Suivent ensuite un cheddar bio un brin épicé (8 €) et son verre assorti de L’Arbouse du Mas Bruguière (5,50 € le verre), puis un fondant Banon Fermier à la fine croûte enrobée de feuilles (6,50 €) qui vient clore joliment notre repas. Peu importe la taille de vos estomacs, vous devriez repartir repus. D’ailleurs, si vous avez eu les yeux plus gros que le ventre, on se fera un plaisir de vous préparer un petit doggy bag pour que vous ne perdiez rien de ces authentiques saveurs.  Et que ceux qui ne savent pas différencier l’emmental du brie ne se sentent pas complexés. Au contraire. Les sympathiques propriétaires Selim et Marwen sont de très bon conseil, capable

Publicité
Sain boulangerie
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Boulangeries
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4

Produits culte ? Le Saint-Martin, les pains spéciauxBien vu ? La démarche du pain santé et "cuisiné", pour faire du bien à notre petit corps... A prix ultra-réglo.  Boulanger ? Cuisinier ? Les deux ! Canal Saint-Martin, le chef Anthony Courteille, mitron de formation, vient de transformer son restaurant Matière à… en une boulange appelée Sain. Un nom en forme de manifeste, dans l’air du temps, qui sonne farines anciennes et bonnes graines. Ici, on vous promet un pain qui fait du bien ! Alors, promesse tenue ? Dans la boulange, fournil ouvert, mais qui laisse pas beaucoup d’espace à la clientèle (au moins, on est sûr que tout est fait sur place. Du coup, on s’attarde pas et on file se poser le long du canal voisin boulotter notre butin. Les viennoiseries, d'abord : toutes au levain (rare !) avec un croissant (1,30 €) et un roulé à la noisette (1,80 €). C’est bien cuit et beurré, plutôt agréable, même si les feuilletages sont un peu tassés. Le pain paraît plus intéressant, et les recettes sont carrément originales : ok, là on voit que le boulanger est aussi un chef ! Pain persil noisette panais, pain curcuma bergamote courge butternut… Sympa, mais on se demande bien avec quoi on va pouvoir marier tout ça ! On se laisse tenter par un pain miso cacahuète sésame (4,50 €) qui fait le job : bon et original. On essaie aussi le Saint-Martin (9,50 € entier aux graines). Croûte bien craquante et riche en graines, mais mie bien dense quand même. Calé pour la journée ! Une alternative pro

Bazartherapy
  • Shopping
  • Boutiques
  • République
  • prix 2 sur 4

Pascal est architecte d’intérieur. Emanuel féru de mode. Ensemble, ils ont ouvert début septembre 2014 Bazartherapy, une boutique inspirée dans la très vivante rue Beaurepaire. Une sorte de bazar organisé, un royaume du cadeau pour petits et grands, destiné aux gadgetophiles autant qu’aux amateurs de beaux objets. Vous trouverez donc ici de tout : des petites mignonneries japonisantes, du parfum italien, des clés USB en forme de lapin à 10 €, de la craie pour dessiner sur le sol (5,50 €), une bonbonnière en cristal faite en Lorraine, et même des couverts en bambou à 8 €. Le duo compte sur ces étals pas moins de 12 000 références, c’est dire si l’offre est pléthorique. « Bazartherapy, c’est une droguerie-épicerie au sens noble du terme, un mix d’artisans (la cristallerie Schweitzer, la tournerie du Plat d’Or) et de jeunes artistes. Un espace où les objets se "cognent" entre eux. Un bazar moderne et créatif qui ne se prend pas au sérieux », commente Emanuel, passionné par sa boutique et ce qu'on y trouve. Ici le plafond a été repeint par le grapheur Dourone, et du petit mobilier personnalisé par Ich&Kar. Une caution artistique qui va comme un gant à cette caverne d’Ali Baba pleine de charmes, où l’on trouvera assurément quelques trésors pour se faire du bien.

Publicité
L'Eau et les rêves
  • Shopping
  • Librairies
  • Jaurès
  • prix 2 sur 4

Que donne l’association d’un marin et d’une éditrice ? Une péniche-librairie, bien sûr. Tirant son nom d’un essai de Gaston Bachelard publié en 1942, L’Eau et les rêves a retrouvé en septembre 2014 son port d’attache du quai de l’Oise, après une première ouverture en avril et quelques mois de navigation forcée (la demande croissante d’emplacements le long du canal n’aidant pas). La curieuse échoppe bénéficie depuis d’une situation plus stable et d’horaires fixes, qui lui permettent d’enfin se faire un nom – et peut-être même quelques vagues. Après un déjeuner aux Bancs Publics, on se laisse happer par cette large coque où encre et ancre font si bon ménage, jusque dans les rayonnages : ici, on trouve principalement des ouvrages relatifs à la navigation, à la mer et au voyage, pour tous les âges (l’espace enfants bien étoffé). Et pour tous les tarifs, puisqu’on trouve même sur le pont quelques bacs d’occasion rappelant ceux des bouquinistes des quais de Seine. Qu’on ait le pied marin ou non, on se sent rapidement à l’aise au cœur de ce navire, entouré de bateaux en bouteille, marines et gouvernail (pour la très belle déco) et pirates, aventuriers, mousses ou créatures marines (pour quelques-uns des thèmes abordés). Si le lieu attirera avant tout les curieux et autres loups de mer bien informés, la librairie propose quelques tables de nouveautés généralistes (romans, essais) qui pourraient à l’avenir aider à combler un « vide de papier » sur cette rive du bassin de la Villette.

Balibaris
  • Shopping
  • Boutiques
  • République
  • prix 3 sur 4

La rue de Marseille dans le 10e arrondissement de Paris s’est transformée depuis trois ans en terrain de jeu pour fashion victims. Entre A.P.C., le Centre Commercial, les stocks des Petites et de Claudie Pierlot, on frise l’overdose du chic branché. Pourtant, la venue de la récente enseigne Balibaris n’est pas pour nous déplaire. Déjà parce qu’elle est réservée pour nous, les hommes, et que ce n’est pas si courant. Ensuite parce qu’elle présente une sélection de vêtements remarquable, à des prix certes élevés mais raisonnables compte tenu de la qualité des tissus et de la main d’œuvre, souvent française. Dans ce concept-store petit mais costaud, vous trouverez des cravates, des chemises, des pulls, des pantalons élégants, mais aussi d’excellents T-shirts placés sous le signe du septième art, avec des visuels symbolisant David Lynch, Steven Spielberg, Woody Allen ou encore notre préféré, Claude Chabrol. A Balibaris, on semble en effet chérir le cinéma, puisque de beaux livres spécialisés sont également en vente. Même les parapluies classieux en bois d’érable et tartan à carreaux rouges écossais nous évoquent ceux de Cherbourg et feraient presque chanter sous la pluie.

Publicité
Dante & Maria
  • Shopping
  • Décoration d'intérieur
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4

Décidément, les bonnes adresses sont légion au bord du canal Saint-Martin. La preuve encore avec 'Dante & Maria', boutique insolite pleine de caractère dans la très sympathique rue de la grange aux belles. Aux commandes de ce cabinet de curiosité/galerie à ses heures, la talentueuse Agnès Sinelle, diplômée du Studio Bercot, autrefois chez Givenchy et Karine Arabian. « Je suis passionnée par les artisans à Paris, et j’avais envie de commerce de proximité, de m’installer dans un quartier », explique la créatrice. En 2008, le showroom-atelier-boutique 'Dante & Maria' voit donc le jour, d’abord dans le 12e arrondissement, puis dans le 10e. Un endroit où l’on trouve des espadrilles brodées, des tatouages éphémères Tattyoo à 6€, des cartes 3D (de 13 à 19€ selon le modèle), des foulards, des sautoirs, des bagues, des bracelets… Derrière son bureau, Agnès confectionne ses bijoux en tain, en argent ou en plaqué or sertis de pierres semi-précieuses et craque pour d’autres artistes qu’elle expose avec goût dans son antre « dark poétique ». Bois de cerfs accrochés au mur, papier peint à fleurs, renards empaillés et petits bijoux romantiques font le décor atypique de cette échoppe. « J’aime les pièces décalées. La rencontre des paillettes et du trash, des crânes et des petites fleurs. Tous les trimestres je prête d’ailleurs ma vitrine à un artiste. » Le jour de notre visite, des sculptures de petits animaux mignons en collants signés Camille Dupuis peuplaient la devanture. 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4

Chez Record Station, l’horloge s’est arrêtée en l’an 2000. Tenu par Quentin Devillers, cette adresse située entre le canal St Martin et Gare de l’Est régale les audiophiles adeptes des premiers pressages importés. La boutique fête sa dixième année en 2019. Une vraie de vraie, qui a ouvert bien avant la vinylmania et ces vagues de rééditions express, bien peu exigeantes en termes de rendu sonore. Les éditions originales américaines ou anglaises couvrent un large pan de l’Histoire du rock, de la soul et du jazz. Quelques imports japonais viennent aussi s’y glisser, comme un Blondie tout pimpant. On y écoute du Scott Walker quelques jours après sa disparition, et la sélection du moment expose le Beautiful Future de Primal Scream, du Bob Dylan et Paul McCartney. Bien que de seconde main, ces disques – toujours en bon état – chinés en Angleterre et aux Etats-Unis ne proviennent pas de lots, et sont seulement vendus une fois qu’ils sont épuisés en neuf. Raretés mises à part, il faut compter 30 à 40 € en moyenne par galette.   

Recommandé
    Vous aimerez aussi
      Publicité