Saint-Martin / Ourcq / Villette

Direction nord-est !

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S’il y a un coin où les Parisiens se pressent d’aller, c’est sans doute bien celui-ci – au grand dam des habitants de la rive gauche ! Le charme de la promenade est imparable : commençant par le canal Saint-Martin, près de République, elle fait la part belle aux espaces verts (les Buttes Chaumont ne sont d’ailleurs pas loin), aux terrasses de bistrots vintage et aux salles de concerts.

Aussi, après être passé boire un coup avec les bobos sympas de Chez Prune, se retrouve-t-on, à quelques mètres, devant le légendaire Hôtel du Nord – avec sa gueule d’atmosphère et le souvenir du film de Marcel Carné. Un peu plus loin, toujours quai de Jemmapes, comment ne pas s’arrêter au Point Ephémère, histoire d’écouter un concert pointu, ou simplement danser sur du bon gros funk qui tache n’importe quel soir de la semaine ? Longeant le quai, la population dérive ainsi, bigarrée : moustachus dernière tendance, Parisiennes éternelles, banlieusards Seine-Saint-Denis style et freaks-tout-terrain qui bavardent. L’ambiance est bonne, l’état d’esprit ouvert, les bières pas chères. Ça va ensemble.

Plus au nord, arrivée quai de Loire, et son choix cornélien entre deux titanesques cinémas MK2 qui se font face, rivalisant de programmations affûtées, qu’on étudiera en prenant un verre au 25° Est, ou en empruntant des chaises longues et des sets de pétanque au Bar Ourcq. Enfin, tout au nord-est, le grand parc de la Villette affiche fièrement ses multiples lieux musicaux, entre la Cité de la musique, le Cabaret Sauvage, le Trabendo et le Zénith, où tout amateur de musique pourra trouver son compte, quel que soit son style.

Alors, qu’on se dépêche d’y aller… avant que l’habituel lucre immobilier ne s’en prenne trop durement à ce quartier encore populaire !

Restaurants à Saint-Martin / Ourcq / Villette

  • Taïwanaise
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Bopome
Bopome
Pour qui ? Un(e) Breton(ne) en quête d'exotisme Plat culte ? Les crêpes à la sauce taïwanaise, pardi ! A Taïwan, la bouffe est une obsesssion de tous les instants. C'est tellement LE sujet de conversation que partout où vous irez, la première chose qu'on vous dira en guise de salutation, c'est "As-tu mangé ?" On vous rassure : oui, on a mangé et même excellemment dans cette petite adresse à deux pas du Canal St-Martin. Scarlette Chen fait dans la street-food taiwanaise, et est la seule à proposer à Paris les fameuses "crêpes" locales... Plus proches d'un burrito que d'une galette bretonne ! Copieusement fourrées de tout un tas de bonnes choses, elles sont ensuite roulées pour plus de facilité (mais on a quand même réussi à s'en coller partout). Au bœuf mariné (8 €), au porc (7,50 €) ou à l’œuf et au fromage (5 €), agrémentées de salade, chou rouge, oignon, carotte, concombre, pousses de soja et coriandre... C'est juste mortel. A tester aussi, un lait de soja maison des plus rafraîchissants,  des dentelles de patate douce frite (3 €), un poulet frit au top (tendre à souhait dedans, bien craquant dehors, panure fine) et ces nouilles froides sauce sésame, pimpées de frais légumes crus  : carotte, concombre, pousses de soja, coriandre (4 €). Petits prix on a dit !
  • Pizza
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
On a vu l’équipage de Chambre Noire envoyer des tacos chez Furia, des bagels chez Fitzcaraldo, du poisson chez Crudo… Le tout arrosé des pinards les plus pirates de Paname. Cette fois-ci, ils plantent leur logo à tête de Marianne vineuse dans une ancienne laverie qui a gardé son nom de lessiveuse futuriste, retapée dans le style à l’arrache mais chaleureux qui les caractérisent : murs à vif, étagères en médium, lettrage au scotch et accueil plus amical qu’une association de boulistes. Au menu ? Des pizzas, mais suivant une autre recette (moins italo-talienne) que celles de la pizzaiola Marthe Brejon à Centre Culturel, autre adresse du groupuscule. Ici, quand on mange sur place, le diamètre se réduit en pizzette, histoire d’en goûter plusieurs: avec ses bords rebondis mais pas tiboinshapés, la pâte au levain du chef Ahmed Bouferrache cale et régale, dans un juste équilibre crousti-moelleux. Au choix, on a une indispensable margherita goûtue (8 €), une originelle marinara (9 €) mais aussi une salace épinards-pomme de terre-gorgonzola (10 €) et une bluffante épinards-miso (10 €) jamais vue ailleurs - à tremper dans une sauce au poivron piquant si on aime jouer. Gros plus: option végane avec fromages végétaux !  L’endroit fait barav et caviste, riche du catalogue de Chambre Noire, plus au naturel que le thon sans huile (dès 7 € le verre, 20€ la boutanche + 10€ de bouchon). On y retrouve le swag désinvolte, un peu clandé et très connaisseur qu’on aime, mis au service de pizz...
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  • Poisson et fruits de mer
  • République
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Olive Davoux prend le large. Trop à l’étroit dans son adresse de la rue de Lancry au format de dériveur (désormais rebaptisée Comptoir Sur Mer), la cheffe la plus maritime de Paris accastille, à une demi-encablure, ce nouveau Sur Mer avec plus du double de couverts et deux espaces. Autour du comptoir à l’entrée on peut mater par la vitrine les bancs de bobos à bonnet. Et dans la salle du fond, blanche et bois, on observer la capitaine dans sa maïence ouverte. La carte ne va pas dépayser les habitués : elle reste 100 % maritime (à part le fromage et le dessert) et on y retrouve les huîtres d’Utah Beach (16 € les six n°3), les bulots mayo et les pêches de petits bateaux. « Tout est à partager », est-il écrit en gros au-dessus sur le menu, mais avouons que les assiettes dopées au tranquille talent de la cheffe se boulottent très bien en solo !  On entame la traversée avec un oursin géant enfermant un édredon de beurre blanc à l’oseille au siphon parsemé d’éclats de noisettes pour un mariage iodé-lacté impérial. Puis des seiches (de Vendée) à la plancha, dans un buisson de feuilles de moutarde et de tranches de manioc diaphanes. La cheffe sait là encore trouver le bon cap entre amertume et le grillé, le croquant et le moelleux. A noter que le midi, le plat du jour s’affiche à un raisonnable 18 €. La carte des vins fait la part belle aux blancs nature : pinot blanc de Jean Ginglinger, loire de Frantz Saumon ou jura de Valentin Morel… Le déménagement n’a rien changé : Sur Mer...
  • Pizza
  • République
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec ses croissants au beurre, sa brioche mouna et sa baguette tradition, la boulangerie de Christophe Vasseur fait partie du pain-trimoine parisien depuis 2002 ! Pourtant, le patron des pâtons du Pain et des Idées s’est toujours rêvé en restaurateur, avec gouaille et torchon sur l’épaule, servant des pizzas à ses potes. Il s’est donc offert ce joujou : un local tout blanc qui jouxte son fournil historique, avec tables conviviales, joli sol en mosaïque et maousse four à sole Tagliavini qui trône derrière le comptoir. Au dej en semaine, il couve les rondelles de pâte à fermentation longue, au diamètre de 33 tours, richement parées de tomate, parmesan et garnitures sourcées et inventives : jambon de Paris-burrata, ventrèche de porc, butternut-ricotta-olives, betterave-burrata-noisettes… (28 € mais pour deux bons mangeurs). Bonne nouvelle : on peut goûter les quatre, même quand on vient seul ! De kiffantes circonférences chargées comme des petites assiettes à partager, sauf qu’ici, l’assiette est comestible. La pâte, bien en croûte, s’avère plus croustillante que l’affaire Mimi Marchand. Et en dessert grand-maternel, on se régale d’une brioche perdue dans une crème anglaise maison (12,5 €). Des nourritures désarmantes de naturel et sincères comme un gueuleton de famille, à mouiller de quelques vins propres italiens de Nadia Verrua (dès 6,5 € le verre). Le soir, Christophe Vasseur cuit de petites merveilles dans son fameux four, suivant son humeur. Le vendredi de notre...
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  • Colombien
  • La Villette
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans une synchronicité réglée comme une cumbia, la cuisine colombienne débarque en force à Paris depuis quelques mois. Après Shuzo et Finka, voilà donc Comité Caribe. Derrière ce blaze sonnant comme un collectif de rappeurs des DOM-TOM, on trouve le cuisinier Jose Gutierrez Castillo (passé par le Royal Monceau) et Jaime Laverde Morales, exfiltré du marketing du luxe, qui ont d’abord enchaîné les pop-ups afin de populariser cette cuisine de la façade Caraïbe de leur pays natal. Face au succès, les voilà sédentarisés au cœur de l’ex-épicentre boucher de la Villette dans cette cantina brique, bois et tommette où ça parle fort. Ce soir-là, sous les fanions colorés, on arpente une carte tropicool et maline qui fait la part belle aux assiettes à partager : décadentes crevettes crues posées sur une galette de banane plantain bien crousti et nappées d’une sauce cocktail plus 80’s qu’une rediffusion de Dynastie ; ceviche de lieu jaune et peau en friture sur une diabolique sauce au jalapeño ; poisson frit dans un efficace beurre blanc au pamplemousse que l’on escorte de kale braisé ; arepas enfermant un œuf à plonger dans une sauce au lait fermenté… Exotique mais pas toc. La sauce piquante maison reste à dispo si vous voulez monter le thermostat des assiettes. On peut mouiller tout ça de vin nat’ tiré d’une courte carte (beaujolais du domaine Bélicard à 32 € ou alsace Éveil du domaine Einhart à 35€), mais avouons que leur version de la margarita au mezcal et tamarin (12 €) fait...
  • Coréen
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
SAaM
SAaM
Pour qui ? Les amoureux de bao et autre bibimbap.Plat culte ? Un assortiment de buns qu'on fait passer avec une bouteille de soju. Après Ma Kitchen et Ahipoké, la Coréenne Yoonsun Kim jette l'ancre du côté du canal Saint-Martin pour régaler les amoureux de bao et bibimbap. Et depuis notre premier passage (2016), il n'y a pas à dire : le level est toujours bien haut ! Derrière sa petite porte en bois et son décorum girly acidulé (murs en camaïeu bleu et rose pâle, tables en Formica, meubles chinés), la femme balance à flux tendu sa géniale popote asiat'. A boulotter par exemple, tout un assortiment de gua bao (7 €) : comme ce bulgogi (bœuf marinade sauce BBQ, mayo coréenne, pickles radis blanc, ciboulette, sésame et cheddar). Ou, pour les végés, du tofu bio frit au cumin et curry, guacamole, coleslaw, sésame et sauce teriyaki).  Autre possibilité, les dupbap (bols de riz à accompagner au choix de poisson, viande, ou tofu à 16 €). Et pour faire passer le tout, une bouteille de soju (16 €), un alcool de riz synonyme de bons gueuletons entre copains (doux et traître à la fois).   Enfin, à noter, le service aux petits soins (toujours un plus très agréable). Et la possibilité, pour les plus pressés d'entre vous, d’emmener un bout d'Asie avec soi. Dans une jolie boîte en carton.
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  • Végétarien
  • République
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ima Cantine
Ima Cantine
Comme à Tel-Aviv, voilà une adresse pour les avides de bonnes assiettes végétariennes tournées vers le Levant. Cette belle salle aérée et azulejée joue la transparence à fond :  cuisine largement ouverte, salades et pâtisseries qui font les yeux doux en vitrine et cageots de légumes squattant les étagères.  Par un midi ensoleillé, on saute sur une place en terrasse le long du canal et sur la solide formule d’un mix de salades du jour avec plus d’ingrédients que de cols Claudine à une manif catho (chou rouge, pomme et noisettes ; patates douces rôties, oignons et coriandre ; épeautre, pois chiche, chou-fleur au curry…). Ajoutez une balle de boulette shiitakés/boulgour/cheddar (3 €) et vous voilà calé pour la journée.  La maison propose aussi de vous dépanner des shakshukas de compète dès 10h du mat. Comptez 13,50 € le modèle à deux œufs (existe en rouge aux tomates, ou en vert aux courgettes et poireau). Enfin, comme la cantine s’occupe dès 9h de vos petits-déj ou de vos brunchs, le café (made in Ten Belles) et les pâtisseries (comme ce brownie vegan méga-fondant à 4,50 €) sont particulièrement soignés. Une super adresse qu’il serait dommage de ne laisser qu’aux végétariens !  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Juif et yiddish
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après Levantine, Jérémie Bankhalter et Keren Afriat continuent de convertir un maximum de gens à la cuisine juive tradi !  Dans ce bistrot bariolé (tables rouges, tapis persans muraux, luminaires multicolores), le credo est simple :  plus besoin d’attendre le vendredi soir pour se régaler d’un plantureux repas de shabbat : il est servi tous les jours, et même en continu le week-end ! Salade levantine, croquettes de pommes de terre tunisiennes, carottes à l’orange marrakchies, pain tressé hallot, couscous orientaux… Le menu parcourt tout le bassin méditerranéen, du Maroc au Liban, mêlant recettes sépharades et ashkénazes, sans pour autant se perdre en route. Sur la table plus bondée que l’Exodus : extra chakchouka à saucer avec du pain hallot, roboratifs artichauts frits rehaussés de citron confit, pastilla au poulet bien crousti, pâté de foie et oignons caramélisés… En plat, un pkaila (spécialité tunisienne à base d’épinards frits mijotés, haricots blancs et émincé de bœuf, servie avec de la semoule) qui nous a valu quelques gouttes au front. Mais aussi de solides schnitzels (escalopes) de poulet frites et zaatar.On hydrate le tout avec un des huit cocktails ensoleillés comme ce Mauresque des Délices (arak, boukha, jus de pamplemousse, orgeat et citron vert, 13 €), ou un verre de l’opulent Le Temps est venu de Stéphane Ogier (6 €). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel...
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  • Bars à vins
  • Jaurès
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Café Odilon
Café Odilon
On est bien, au Café Odilon. Un peu à l'écart du bassin de la Villette et de ses animations, au calme. On peut y siroter un spritz dans un décor néo-vintage fait de chaises en bois vernis et d'un superbe papier peint représentant un fond marin. Dès que le temps le permet, la baie vitrée s'ouvre en grand, nous laissant profiter d'une belle vue sur le quai de la Marne. Le Café Odilon a ouvert ses portes fin avril 2016, pile à temps pour y profiter de l'été, avec en plus un vidéoprojecteur parfait pour venir regarder les matchs de l’Euro (mais au fond de la salle histoire de ne pas chasser les indifférents au ballon rond).  Ce qu'il faut goûter ici ? La sélection de vins nature, disponibles en vrac et qu'on sert donc à la tireuse : cinq rouges, deux blancs et un rosé. En cas d'hésitation, le patron saura vous guider. Il nous convainc de tester le Saint-Nicolas de Bourgueil version nature et bio du domaine du Mortier. « Vous n'avez jamais rien bu de tel, même si vous connaissez l'appellation » nous garantit-il. Et il a raison. On déguste aussi un délicieux Chinon bio (Tète Red) très fruité tout comme le Viognier du Château Coulon, pour ceux qui préfèrent le blanc. On est un peu moins convaincus par les bières artisanales, que ce soit la blonde Croix du Sud ou l'ambrée de l'Aubrac Brasserie d'Olt, qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable. Heureusement, les petits plats d'apéro nous consolent aussitôt, comme la pizza à partager : fior di latte, jambon aux herbes et...
  • Bio
  • La Villette
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Un ovni dans le 19e ! On veut parler d’un Objet ventru non identifié, un vaisseau en forme de bourrelet piloté par des petits hommes verts – du point de vue de la conscience écologique s’entend. Car ce resto nomade atterri à la Villette est tout en bois, écoresponsable et zéro déchets, de quoi réconcilier nos fringales avec le Cosmos. Sa structure démontable a été boulonnée par Solid, fine équipe de charpentiers/menuisiers, et imaginée par Guillaume Chupeau, ancien pubard qui se rêvait restaurateur qui a réuni autour de lui des fricoteur(euse)s de grands chemins, dont la cheffe Juliette Brunet, mais aussi l’architecte François Muracciole. Une joyeuse troupe qui pose son bouclard au plancher de vent là où la vue est belle ! En l'occurrence, à la confluence des canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis, face à l’eau, dans ce confin bucolique de Paris.  Au menu dej, les Ventrus accouchent d’une cuisine locavore et saisonnière, très monde-d’après : élémentaire soupe de lentilles blanchie d’un nuage de crème infusée à l’anguille, suivie d’un filet de merlan croûté doublé de sauce vierge au verso, avec crème de chou-fleur et artichauts poivrade ; et en dessert, ganache choco et crème anglaise très fréquentables. A 30 € l’entrée-plat-dessert et 8 € le verre de muscadet nature du Domaine de l’Ecu, ça fait sans doute quelques euros de trop sur l’addition pour un repas en ligne claire, tout en simplicité, mais cette rencontre du troisième type avec une cabane décroissante vaut le détour...

Bars & Clubs à Saint-Martin / Ourcq / Villette

  • Cafés-concerts
  • La Villette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sur la bouillonnante carte des gares de la Petite Ceinture remises sur les rails, faites place à la rame jazz. Née en 2017 dans la station Pont de Flandres sous le patronage de gens de la Fontaine, un ancien bar jazz parisien, la Gare – nom trouvé après plusieurs heures de recherches philologiques – s’est immédiatement distinguée en mettant un tarif aux prix prohibitifs en proposant tous les soirs, dans ce qui fut le hall de la gare, des concerts à prix libre. Soyons clairs : la Gare est l’un des spots de l’époque où il faut se rendre pour être d’équerre sur le genre. Sous les 4 mètres de plafond, toujours sans élitisme mais avec rigueur – coucou les affichettes « musique d’abord ! Chuchote ! » – se relaient autant des élèves du conservatoire que des artistes émergents ou confirmés, et dans toutes les sous-chapelles du jazz. Entre deux passages, on file sur la petite butte et la grande terrasse sur le quai donnant directement sur les rails. Alors oui, les prix des consos ont clairement grimpé avec les années (8 € la pinte, 9 € après minuit ; gin tonic à 11,50 €, 13 € après minuit ; shot à 5 balles) mais les concerts sont à prix libre. A signaler que depuis l’été 2021, la Gare a transformé son sous-sol en un club électronique, le Gore, ouvert lui aussi ouvert tous les jours, mais payant. Bref, autant d’espaces et de possibilités qui font qu'ici, on aurait presque envie de prendre un abonnement
  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Café A
Café A
Aménagé dans l’ancien couvent des Recollets construit au XVIIe et XVIIIe siècle, le Café A est unique, loti dans cette bâtisse de belles pierres blanches massives. C’est un repaire arty connu des Parisiens initiés, car il faut franchir une grille, traverser une cour bordée d’arcades pour entrer dans ce lieu exceptionnel - maintenant ouvert jusqu'à 2h du matin du lundi au samedi. Ce vaste espace aménagé de nombreuses tables est décoré d’œuvres de jeunes artistes parisiens, les expos étant souvent renouvelées au cours de l'été. Mais le vrai plus de ce bar, c’est son jardin secret protégé de la rue par un mur d’enceinte : une vaste cour poétique plantée de vieux arbres qui prend des accents bucoliques en plein mois d’août. Des chaises longues invitent à la détente : on peut bouquiner tranquillement au soleil la journée sur des transats ou prendre un verre en soirée. A la carte, des vins bio et biodynamiques de qualité mais pas donnés, également des bières bouteille et à la pression, quelques cocktails, des spiritueux, des bruschettas, salades, assiettes de charcuterie ou de fromage et un plat du jour. On vous conseille d’aller commander au bar si vous ne voulez pas mourir de faim, car le service est vite débordé. Allez-y plutôt en journée pour profiter du soleil et du calme ou arrivez avant 19h pour être sûr de trouver une place à l’extérieur. Ce lieu est plutôt branché, le week-end des petits concerts sont organisés mais également des cinés-concerts, des lives, des...
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  • Bars à cocktails
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Comptoir Général
Comptoir Général
Pour qui ? Les parisiens en quête de dépaysement On glougloute quoi ? Une SecousseVoici un lieu alternatif et vaste comme on en trouve souvent à Barcelone ou à Berlin, mais rarement à Paris. Ce bar militant et décalé à la déco faussement coloniale a été aménagé dans une ancienne étable de 600 m2 en pierres apparentes, avec un sol en damier, un mobilier shabby chic et des curiosités d'Afrique entassées dans tous les coins, donnant un côté mystique à l'endroit. Seuls les initiés connaissent le Comptoir Général, caché derrière un îlot de maisons au bord du canal Saint-Martin. On s'y donne rendez-vous entre amis à l'heure de l'apéro pour discuter dans une ambiance relax sur un fond musical afro.Puis on est bluffé par l'immensité du lieu : une pièce assez sombre sous de hauts plafonds et des poutres apparentes meublée avec des canapés dépareillés, chaises d'écoliers et tables déglinguées. Dans un coin, on découvre, émerveillé, un cabinet de curiosités qui vaut vraiment le coup d'œil : squelettes, plumes d’oiseaux rares, animaux empaillés, objets de sorcellerie africains sont soigneusement exposés et éclairés. Dans un autre coin, on observe les ossements d'un dinosaure retrouvés dans la forêt du Bassin du Congo. On remarque évidemment le jardin de végétation tropicale dans une immense verrière éclairée qui fait office de fumoir (jusqu'à 22h pour ne pas déranger les voisins). Des plantes poussent aussi dans le plancher à l'intérieur, créant un espace très zen. En traversant la...
  • Bars à vins
  • Jaurès
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Bar Ourcq
Bar Ourcq
Repris récemment, ce petit bar ancré le long du canal de l'Ourcq est très prisé en été pour sa terrasse, mais aussi en hiver. En cause, des prix imbattables (2,50 € le demi, qui dit mieux). On reste à l'intérieur, affalé dans le coin cosy -poufs et canapé invitant à la chillance. L'été, dès 17h, l'heure idéale pour commencer un apéro festif devant le coucher du soleil, et jusqu’à minuit en semaine (2h le week-end), on peut dansoter sur des DJ electro.  Aux beaux jours, le Bar Ourcq prête gracieusement des chaises longues et des jeux de pétanque à une clientèle en tongs et lunettes. On vient grattouiller la guitare ou pique-niquer au bord de ce canal, et se ravitailler en bières fraîches servies dans des gobelets en plastique « à emporter » et en bouteilles de vin. En fin de journée, l'ambiance est assez alcoolisée, à tel point que vous devrez fermer un œil pour bien viser le cochonnet. Chaque tir sera ponctué d'un « ahh ! » et « ohh ! » de vos voisins qui commentent la partie. Ici on est beaucoup moins serré qu'au bord du canal Saint-Martin, et aucune voiture ne vient polluer votre tranquillité. Attention, CB à partir de 15 €.
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  • Cafés-concerts
  • La Villette
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
De toutes les Folies rouges conçues par Bernard Tschumi pour la Villette, c’est la plus arc-en-ciel. Posé au début de l'automne 2015 sur le versant nord du parc, le resto/bar/club A la Folie est vite devenu une place forte de la fête queer parisienne. Son credo ? Des formats aussi divers qu’inclusifs s’étirant sur tous les fuseaux horaires et les espaces dedans-dehors du lieu. Dans la vaste salle néo-industrielle en béton, plafond coloré et métal, avec un système-son bien gaulé, se relaient chaque week-end les artistes des scènes LGBTQI+ et des collectifs locaux, tandis que sur le dancefloor, les t-shirts tombent aussi vite que les corps s’enlacent. Parmi les réguliers, on trouve la résidence gay maison Mustang ou l’entité lesbienne militante Dyke Menopause. On se souvient aussi avec tendresse des passages du Nord-Irlandais à la Hi-NRG débordante Cormac, celui de la queen Jennifer Cardini en all-night long ou des DJ de la soirée décadente berlinoise Cocktail d’Amore. Une programmation déclinée depuis 2020 avec réussite sur un format festivalier avec Bizarre, une grande célébration des scènes queers dans plusieurs salles du parc de la Villette. En parallèle de ses nuits, A la Folie fait depuis 2016 un énorme carton avec ses parties de bingo (sur entrée libre) animées par les drag-queens de la Fédération française du bingo drag apéro et notamment Minima Gesté, intestable pour chauffer les foules avec des boules. Aux beaux jours, le lieu plastronne aussi très fort avec une...
  • Bars à cocktails
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
A part pour quelques rooftops, le bar à cocktails n’aime pas trop les extérieurs, préférant, comme les casinos à Vegas, construire pour ses clients un cocon isolé du monde afin qu’ils restent concentrés sur la spécialité de la maison. Une exception ? Bisou !  La première adresse de Nicolas Munoz proposait déjà une belle terrasse où siroter les créas de l’équipe. Et chez ce Bisou Canal ouvert fin avril 2025, la lumière entre par les vastes baies vitrées, on peut se poser sur le trottoir et il est même possible de prendre une bouteille de cocktail à emporter (de 26 à 32 € pour cinq verres), à siroter au bord du canal Saint-Martin. Au choix : Margarita au kumquat, Spritz à la rhubarbe, Negroni à la fraise… – plus classe qu’une bière en gobelet, reconnaissons-le ! Mais il fait bon aussi rester dans cette agréable petite salle sur deux niveaux blanche et argentée, dessinée par le studio Mur.Mur. Comme d’habitude chez Bisou, pas de carte. Les mixos Romain Dubois et Emmanuelle Navas se chargent de vous construire un verre sur-mesure à partir de vos envies et de l’orgue à bouteilles à l’arrière du bar. Plutôt amer ? On vous serre un verre d’un beau jaune pâle qui mélange saké, pisco, Suze et absinthe (14 €). Équilibré et, oui, amer. Contrat rempli ! Bref, ce Bisou redynamise la scène cocktail du canal un peu endormie et ça fait plaisir ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel...
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  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Carillon
Le Carillon
Depuis quelques semaines les bars touchés par les attentats réouvrent petit à petit, avec toujours le même discours des propriétaires celui de ne pas se laisser faire par des terroristes. Deux mois après l’horreur, jour pour jour, c’est au tour du Carillon de réouvrir ses portes. On retrouvera dans ce bar populaire de la rue Alibert, les mêmes demi à prix réglo, les planches de charcuteries à 10 euros, l’Happy Hour de 18h à 20h. On y retournera aussi pour ses canapés défoncés, sa terrasse ensoleillée, draguer, boire des verres. Bref : ne pas se laisser faire par des terroristes. Longue Vie au Carillon !  
  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le patron Adel est un sacré personnage dans le cercle des cafés à chansons parisiens, et de nombreux  admirateurs se retrouvent dans sa tanière kitsch aux guirlandes lumineuses, remplie d’un bric-à-brac d’objets franco-syriens. Des musiciens viennent à l’improviste animer le bar avec de la chanson française, du jazz manouche, folk et musiques du monde – tout dépend de qui se présente le soir même. Peu importe l'heure, peu importe le jour, la musique est toujours présente dans ce petit bar ! Des groupes d’amis papotent avec des figures du quartier autour du bar, un rhum arrangé au gingembre à la main – la spécialité de la maison qui connaît un grand succès. Adel sert aussi des plats traditionnels français ou syriens comme une délicieuse soupe aux lentilles à 4 euros et une bière artisanale prix doux. A l'extérieur, une petit terrasse offre quelques tables au soleil l'après-midi.
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  • Bars à vins
  • La Villette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Les Bancs Publics
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Pour qui ? Ceux qui rêvent d'un amour de bistrot posé à l’écart de La Villette, avec terrasse où pister le soleil !Boire quoi ? Un bon vin (esthète) ou un mojito à 5 balles Conseil d’ami : à l’heure de l’apéro, fuyez le canal Saint-Martin et La Rotonde Stalingrad (vus et revus) et faites quelques pas en direction de La Villette. Sur la rive face à Simonetta, s’est amarré en septembre 2014 un bien chouette bistrot. Chaises Baumann années 1960, murs grattés-mais-pas-trop, terrasse, baies vitrées grandes ouvertes aux beaux jours : le soleil y coule à flots, comme le (très) bon vin. Parfait pour glouglouter entre potes un blanc jurassien qui déboîte -Initial Arbois 2016 de Jérôme Arnoux, extra (31 € la quille, 5,80 € le verre). Mais aussi grignoter saucisse sèche (9 € la planche), ou pâtés basques droits dans leurs espadrilles, direct producteurs (6,50 €). Le top ? La bienheureuse “formule pâté” (14 €) qui associe à cette charcut’ canaille un beau ballon de pif de votre choix. Sinon, mojitos, Ti-punch ou caïpi à 5 balles (si si !). Compter 7,50 € max pour les créations plus élaborées : ça reste sage. Service débordé et pas vraiment aux petits oignons en ce samedi soir : mojito commandé et jamais servi, araignée de mer dépotée sans récipient pour les éclats de carapace ni fourchettes à crabe… Linguine trop cuites, saucisse légèrement sous-cuite : l'assiette pêche un peu en précision mais on vient là pour le reste : ça dragouille, ça trinque ! Autant de bonnes raisons pour y...
  • Canal Saint-Martin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Bien moins policée que ses voisins du Point Ephémère et de la Rotonde, la Pointe Lafayette est une adresse qu'on se refile sous le manteau. Ouverte depuis une vingtaine d'années à l'angle du quai de Valmy et de la rue Lafayette, la Pointe est de ces troquets où l'on vient écluser des pintes à des prix plus que raisonnables (3,5 € en happy hour, 5 € ensuite) dans une ambiance « à la fraîche ». Et surtout, on y retrouve une cave aussi exiguë – 70 personnes à tout casser – que remplie de groupes bons à faire monter Philippe Manœuvre dans les aigus. Depuis le début de l'année 2019, c'est le collectif Silence Kills, mené par l'Anglais Nick Wheldon, qui s'occupe de la programmation des concerts, ramenant dans la cave tout ce que les scènes rock locales, nationales et mondiales ont de groupes excitants. Vous risquez sans doute de transpirer mais aussi de passer un bon moment.   

Shopping à Saint-Martin / Ourcq / Villette

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  • Chocolateries et confiseries
  • République
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ample ganache chai, praliné noisette piqué d’une pointe de sel, incroyable mariage entre céréales torréfiées et crème de marron, pâte de coing ou de poire poêlée…La carte de William Artigue brillamment hivernale met du baume au cœur et aux papilles. Mais dépêchez-vous d’aller dans sa classieuse boutique blanche et inox (signée Mur.Mur) si vous voulez la goûter car le jeune chocolatier confiseur la change au printemps ! Une carte de chocolats et de pâte de fruit solidement ancrée dans les saisons, voilà comment cet élève de Patrick Roger et Jacques Genin compte se démarquer dans le game du cacao (et ne pas faire la même ganache toute sa carrière). Cette ambition s’appuie sur une maîtrise technique imparable et un appro au cordeau :  ingrédients viennent au maximum de France (châtaignes d’Ardèche, noisettes du Lot et Garonne, amandes de la Drôme…) et les divers crûs de chocolat de chez Nicolas Berger.  Pour Pâques, William a déjà trouvé son animal totem, à l’image du hérisson de Patrick Roger : la loutre qu’il décline en bébé trop mignon, ado ou maman ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Boutiques
  • République
  • prix 3 sur 4
  • Recommandé
Le Centre Commercial
Le Centre Commercial
S’habiller au Centre Commercial, a priori ce n’est pas très glamour. Et pourtant ne vous fiez pas au nom, car ce concept-store installé dans la rue de Marseille, aux côtés d’A.P.C., Maje et autres Claudie Pierlot, ravira les amateurs de belle sape. Il faut dire que les fondateurs de la boutique savent y faire, puisque ce sont eux qui sont à l’origine de Veja, la fameuse marque équitable de baskets devenue particulièrement tendance. Sébastien Kopp, l’un des co-fondateurs, a fait le pari d’une mode consciente des enjeux sociaux et écologiques, capable de s’adapter aux nouveaux desiderata d’une clientèle sensible au devenir de la planète. En somme, le hipster a beau être agaçant, au moins il n’achète pas made in China. Toujours dans cette optique, le Centre Commercial prend soin de ne présenter que des marques répondant à ces critères de transparence sur les méthodes employées dans la création des vêtements. Au sein d’un espace joliment aménagé, où l’on ne se bouscule pas entre deux portants, le fan de mode trouvera donc des marques adeptes du « fabriqué en France », comme Bleu de Paname, Repetto, Saint-James, ou Roseanna, mais aussi d’autres noms connus et sensibles au développement durable comme les inévitables Veja, Valentine Gauthier (la future Isabel Marant, souffle-t-on partout) ou encore Christine Phung, lauréate du Grand Prix de la Création de la ville de Paris 2011 pour son travail avec des artisans traditionnels et ses projets équitables en partenariat avec des...
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  • Boulangeries
  • Jaurès
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après une première carrière chez Nissan, Vanessa Dezallé a pris un virage en épingle pour rejoindre la nouvelle génération de boulangers et boulangères militant.e.s, avec dans le (rétro)viseur l’envie de célébrer le monde agricole. Dans son petit labo-boutique proche des Buttes-Chaumont, elle a mis toutes les valeurs apprises de son mentor dans le Minervois : farines bio d’exception, pains réalisés sur une seule journée sans passage par la chambre froide, fermentation libre dans une vieille armoire de pousse naturelle, gloire au tout-levain et gestion des ressources humaines douce. Ceci explique ses horaires saugrenus : ses employés ne commencent qu’à 6 h 30 – bien tard pour la boulange –, et ses pains sortent du four en début d’après-midi, avant l’ouverture à 16 h. Les miches sont, comme annoncé, généreuses, avec une croûte pas trop épaisse mais bien croustillante, une acidité du levain présente sans être agressive ou entêtante. Celle aux blés anciens est une introduction idéale au travail de la boulangère, dont l’offre fait dans la sobriété – même si le pain amande, noix et miel présent à notre passage valait le croc. Côté sucré, on y trouve une belle brioche à la mie caramel dédiée à sa compagne, des tartes aux fruits rustiques de fort belle allure – figues, myrtilles ce jour-là –, et ce cookie bien bruni au goût de farine torréfiée addictif, ou ce flan gaillard, presque bourru, mais ô combien réconfortant. Au déjeuner, boutique fermée, c’est par la fenêtre qu’il faut...
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  • Librairies
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Chaque fois qu'on y passe, la rue des Vinaigriers semble un peu plus proprette, agrémentée de nouvelles petites boutiques mignonnes où l'on mange bio et où l'on « coworke » sur des grandes tables aux lignes suédoises. Heureusement, il y a Philippe le Libraire - déjà, voici un mec qui ne s'est pas cassé la tête pour trouver le nom de son magasin. Une vitrine qui déborde, des petits mots régulièrement écrits sur la porte et un espace bordélique comme une chambre d'ado (où l'on ne voit même plus le blanc des murs tant ils sont recouverts de posters et d'images en tous genres) caractérisent l'échoppe qui a ouvert en 2007 alors que Philippe, au chômage, s'inquiétait de voir ce quartier totalement délaissé par le neuvième art. Rapidement, la librairie a su trouver son ton et s'imposer parmi les plus ardents défenseurs d'une bande dessinée moderne et audacieuse – demandez à Misma, Icinori, Vincent Pianina ou Antony Huchette. Héritier de l'esprit Hara Kiri-Charlie Hebdo ou de Robert Crumb, Philippe organise son magasin comme le passionné qu'il est, n'hésitant pas à sortir du champ de la bande dessinée pour s'intéresser aussi à l'édition jeunesse, à la littérature, aux sciences humaines ou même à la musique. Le genre d'endroit dans lequel on aime aller et surtout retourner, régulièrement, pour se faire surprendre.
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  • Traiteurs
  • Jaurès
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Un arancini mettrait moins de temps à dévaler les Buttes-Chaumont que vous pour choisir parmi les trésors de l’épicerie vert amande de Francesca Borrelli et Alessandro De Palma. Ce duo italo-italien féru de bonne bouffe a ciselé un casting haut de gamme, venu de toute la Botte, avec une certaine préférence pour les Pouilles, terre natale d’Alessandro. On y trouve ainsi - en exclu française – la bombe d’huile d’olive Le Ferre de Castellaneta (18 €/l) !  Sinon, la vitrine déborde du nec plus ultra de la salumeria comme ce capocollo, sorte de coppa (des Pouilles donc) délicatement épicée (49 €/kg) ou une pancetta de compète, ingrédient indispensable pour des carbo dignes de ce nom. La taulière se fait traiteur et prépare aussi des bombes de focaccias coiffées de tomates confites et de chiffonnade de jambon (6,95 €) ou des lasagnes (truffe champignon à 29,50 €/kg) afin de caler de bonheur les déjeuneurs du quartier. Sur les étagères, on glane aussi des pâtes fraîches Suma, des boîtes de pesto à l’ail, des bouteilles de vermouth pour l’aperitivo, des oranges de Sicile ou un rare bauletto Tiri (succulent panettone au format cake)… Alors oui, c’est (très) cher, mais pas besoin de chercher des Pouilles dans la tête, la qualité est là ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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Potemkine
Potemkine
Il est courant de penser que le DVD est l’ennemi moderne du Grand écran. L’association entre commercialisation de masse et perte de qualité se fait aisément dans nos subconscients et nos mauvais jugements. C’est la volonté de réhabiliter le DVD qui a poussé des aficionados du Digital Versatile Disc à ouvrir boutique en 2006 pour faire rimer petit écran avec films épatants. Soufflerait-il comme un léger vent contestataire au bord du canal ? Choisir de nommer sa boutique « Potemkine », nom d’un grand classique d’Eisenstein des années 1920 qui traite de mutineries, appelle tout de même à une envie de changement. La sélection des films balaie plusieurs horizons tout en gardant en ligne de mire des auteurs assez pointus et les nouveautés. On se plaît ainsi à circuler entre le rayon documentaire, les dernières séries à la mode ou encore des coffrets prestigieux qui feront de parfaits cadeaux d’anniversaire. Mais aussi, une superbe sélection de livres et d'essais sur le 7e art. Comme 'Le Cinéma dessiné' par un certain Jacques Prévert. Le bataillon Potemkine vogue rapidement de succès en succès et ne s’arrête pas : le groupe fonde sa maison d’édition, publiant en DVD et Blu-ray des œuvres singulières telles que 'Holy Motors' de Leos Carax, 'Melancholia' de Lars von Trier ou les intégrales de Rohmer et Tarkovski. Ce n’est pas tout, la boutique met aussi en place des projections gratuites accompagnées de rencontres avec des cinéastes. Ou quand le DVD nous permet de redécouvrir le...
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  • Boutiques
  • République
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Bazartherapy
Bazartherapy
Pascal est architecte d’intérieur. Emanuel féru de mode. Ensemble, ils ont ouvert début septembre 2014 Bazartherapy, une boutique inspirée dans la très vivante rue Beaurepaire. Une sorte de bazar organisé, un royaume du cadeau pour petits et grands, destiné aux gadgetophiles autant qu’aux amateurs de beaux objets. Vous trouverez donc ici de tout : des petites mignonneries japonisantes, du parfum italien, des clés USB en forme de lapin à 10 €, de la craie pour dessiner sur le sol (5,50 €), une bonbonnière en cristal faite en Lorraine, et même des couverts en bambou à 8 €. Le duo compte sur ces étals pas moins de 12 000 références, c’est dire si l’offre est pléthorique. « Bazartherapy, c’est une droguerie-épicerie au sens noble du terme, un mix d’artisans (la cristallerie Schweitzer, la tournerie du Plat d’Or) et de jeunes artistes. Un espace où les objets se "cognent" entre eux. Un bazar moderne et créatif qui ne se prend pas au sérieux », commente Emanuel, passionné par sa boutique et ce qu'on y trouve. Ici le plafond a été repeint par le grapheur Dourone, et du petit mobilier personnalisé par Ich&Kar. Une caution artistique qui va comme un gant à cette caverne d’Ali Baba pleine de charmes, où l’on trouvera assurément quelques trésors pour se faire du bien.
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  • Créateurs
  • République
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Make My Lemonade
Make My Lemonade
Modeuses blasées, passez votre chemin. Bienvenue dans le monde merveilleux de Lisa Gachet, une mode tutti frutti où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Et on se laisse vite charmer. C’est le sarcasme en bandoulière que nous avons franchi les portes de son concept store Make My Lemonade, quai de Valmy. Celle qui a cassé Internet avec ses do-it-yourself a enfin une adresse IRL pour exprimer sa créativité sans limite. L’espace de 386 mètres carrés nous plonge direct dans un univers plus girly tu crèves. Les murs jaune citron et blancs cadencent mannequins, portants, étagères de fringues et accessoires Make My Lemonade, soit une mode simplissime, facile à vivre et survitaminée. Les fruits – citrons en tête – sont partout et, partout toujours, cet esprit “friandise” au je-ne-sais-quoi de régressif. Loin d’être écœurées, c’est libérées que nous déployons enfin nos ailes en poussant sans complexe de petits cris aigus devant le moindre bidule rose Tagada. “Oooh les talons trop mignons”, “J’a-dooore les lunettes en forme de cœur !”, “Il est à combien le sweat Mon Petit Chat ??”. Bref, ça va trop loin, on est en totale roue libre joie/honte et on s’en fout parce que c’est cool d’être une meuf, merde.   Plus sérieusement, aux collections qui vous rhabillent dans la joie répondent une multitude d’accessoires qu’on brûle d’envie d’acheter, par principe (des cahiers comme s’il en pleuvait, de la papeterie goleri et pas mal de trouvailles beauté). Autre point...
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  • Boulangeries
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sain boulangerie
Sain boulangerie
Produits culte ? Le Saint-Martin, les pains spéciauxBien vu ? La démarche du pain santé et "cuisiné", pour faire du bien à notre petit corps... A prix ultra-réglo.  Boulanger ? Cuisinier ? Les deux ! Canal Saint-Martin, le chef Anthony Courteille, mitron de formation, vient de transformer son restaurant Matière à… en une boulange appelée Sain. Un nom en forme de manifeste, dans l’air du temps, qui sonne farines anciennes et bonnes graines. Ici, on vous promet un pain qui fait du bien ! Alors, promesse tenue ? Dans la boulange, fournil ouvert, mais qui laisse pas beaucoup d’espace à la clientèle (au moins, on est sûr que tout est fait sur place. Du coup, on s’attarde pas et on file se poser le long du canal voisin boulotter notre butin. Les viennoiseries, d'abord : toutes au levain (rare !) avec un croissant (1,30 €) et un roulé à la noisette (1,80 €). C’est bien cuit et beurré, plutôt agréable, même si les feuilletages sont un peu tassés. Le pain paraît plus intéressant, et les recettes sont carrément originales : ok, là on voit que le boulanger est aussi un chef ! Pain persil noisette panais, pain curcuma bergamote courge butternut… Sympa, mais on se demande bien avec quoi on va pouvoir marier tout ça ! On se laisse tenter par un pain miso cacahuète sésame (4,50 €) qui fait le job : bon et original. On essaie aussi le Saint-Martin (9,50 € entier aux graines). Croûte bien craquante et riche en graines, mais mie bien dense quand même. Calé pour la journée ! Une alternative...
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  • République
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Du turbin monotone à la turbine exaltante, il n’y a qu’un pas que Chloé Novat et Elyse Castaing ont allègrement franchi avec cette reconversion givrée. Les anciennes consultantes se sont installées dans cette boutique minimale (de la faïence de métro blanche, un mini-comptoir boisé et deux machines à glace) et n’y proposent que de la « glace à l’italienne » (en fait inventée aux Etats-Unis dans les années 1930 où elles sont appelées soft serves) à la texture aérienne. Chez Combine, on ne plaisante pas avec la qualité : tout est réalisé sur place avec du lait (ou de l’eau), du sucre, des fruits bio et basta. Le menu, inscrit sur un Velleda, change chaque semaine et se montre plus lapidaire qu’un Corse avec une angine. Quatre parfums servis en doublette et c’est tout : sorbet fraise associé à une glace aux baies de Timut ou un duo caramel et fleur de lait. Les parfums sont subtils mais bien dessinés et surtout pas trop sucrés. Un petit plaisir à déguster à la fraîche sur le quai du canal voisin. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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