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Restaurants locavores

Vous reprendrez bien un petit bout de Paris ?

© Time Out

Un bon restaurant est toujours attentif à la qualité de ses produits, cela va de soi.  Alors, quand en plus, il fait l'effort de se fournir auprès de producteurs implantés dans sa région, et engagés dans une démarche durable, on ne peut que se réjouir. D'ailleurs, cette tendance ne se borne pas à un type d'établissement en particulier. Peu importe vos envies ou votre budget, on trouve de tout. Du restaurant étoilé au bon vieux bistrot à papa, de la table créative à la petite cantine de quartier. Un label « Produits d'ici, cuisinés ici » a même vu le jour, pour permettre aux consommateurs de reconnaître les restaurants concernés. Voici alors une liste de quelques bonnes tables parisiennes qui se prêtent au jeu du « consommer local ». Parmi elles, deux adresses que nous avons souhaité mettre en avant, car elles illustrent, à travers leur engagement et leur simplicité, tout l'esprit de cette démarche et du « manger mieux » au quotidien.

Zoom sur...

Les Marmites Volantes

Les Marmites Volantes

Ce petit resto implanté à Jaurès est le résultat d’une jolie somme d’idées, malignes et durables. Fondée par quatre trentenaires, deux filles et deux garçons, cette cantine propose aux habitants du quartier des formules équilibrées, pleines de saveurs et bon marché. Il faut dire que la grande majorité des produits cuisinés ici proviennent de la région parisienne, et sont achetés en direct à des exploitations situées dans l’Essonne ou la Seine-et-Marne, des exploitations bios ou engagées dans une démarche traditionnelle et raisonnée. Et s’il faut s’aventurer plus loin, on garde en tête cette exigence de circuits courts et de modes de production durables. Mais, ce n’est pas tout, puisqu’aux Marmites Volantes, en plus de mitonner de très bons produits non transformés, traçables et ultra-frais, on fait également très attention à l’équilibre des recettes. Fruits, légumes, viandes, féculents, fibres, tout est dosé avec raison. Rassurez-vous, pas d’austérité pour autant. Ici, on revisite les vieux classiques pour en faire des petits plats gourmands et souvent originaux. Et figurez-vous que si ces marmites sont volantes, c’est parce qu’elles se déplacent dans tout le nord de la ville pour être livrées chez vous ou au bureau (en vélo, bien entendu). Une adresse qui en a sous la godasse, donc. Et encore, on ne vous parle pas des cours de cuisine, du programme d’insertion professionnel, de la décoration tout en récup’, de cette ambiance simple et chaleureuse, de ces gérants toujours enclins à échanger autour de leur projet, etc. Le seul reproche que l’on pourrait faire à ce restaurant, c’est qu’il n’ouvre que le midi et un soir par semaine. Pour le reste, on est encore sous le charme de tant de simplicité, d’engagement et de bonne humeur.  Toutes les infos et notre critique

Bloom

Bloom

Comme pour les Marmites Volantes, ce qu’on d’abord aimé chez Bloom, ce sont les jolies valeurs et la simplicité que l’on a trouvé dans ce petit restaurant. Cette minuscule cantine, habitée par des meubles chinés aux couleurs enfantines, se planque dans une petite ruelle calme à coté de Bastille. Aux commandes : une jeune femme, Pauline, qui a laissé tomber le domaine informatique pour se consacrer à la cuisine. Mais pas n’importe quelle cuisine. Chez Bloom, presque tous les produits que l'on retrouve dans les assiettes proviennent de la région, ils sont tous issus d’exploitations biologiques ou engagées dans des démarches qui soutiennent une agriculture raisonnée, comme la viande qui vient du Nord-Pas-de-Calais certes, mais qui est certifiée Bleu-Blanc-Cœur, un gage de qualité. Ainsi, et puisqu’elle ne travaille qu’avec quelques producteurs, qu’elle présente sur son site, les arrivages changent d’une semaine sur l’autre, avec les saisons et les aléas des récoltes. Il faut donc faire preuve d’imagination, de créativité, pour trouver des recettes capables d’intégrer et de sublimer tous ces aliments. Un défi passionnant qui ressemble à tout sauf à une contrainte. Sur la petite carte, les énoncés des plats font envie. Preuve que l’on peut manger de façon saine, sans oublier d’être gourmand et de se faire plaisir (et ce ne sont pas les desserts qui viendront dire le contraire). Quelques produits sont en vente dans le restaurant, et une pile de prospectus pour Les Paniers du Val a été oubliée sur le petit comptoir. Il y a une vraie volonté d’informer et de transmettre chez Bloom. D'ailleurs, des cours de cuisine, de saison s’il vous plaît, sont également proposés.    Toutes les infos et notre critique

Mais aussi :

Le Terroir Parisien

Le Terroir Parisien

L’idée de Yannick Alleno est simple : cuisiner des recettes parisiennes historiques, avec des produits locaux. Simple, mais vraiment réussie. On n’aurait pas forcément misé grand-chose sur cette énième annexe d’un grand chef (ici, Yannick Alleno, triple étoilé au Meurice) et sur son concept de terroir parisien. Grossière erreur.Dans ce bistrot moderne dessiné par Jean-Michel Wilmotte se niche une des meilleures idées de ces derniers mois. Elle est simple : cuisiner les recettes historiques du répertoire parisien (poireaux vinaigrette, potage Crécy, croque-monsieur, œufs à la tripe, gratinée des Halles, merlan de Bercy…) avec des produits provenant tous de petits producteurs franciliens. Une idée simple mais qui a demandé un énorme travail de sélection, parfois même de réhabilitation de cultures en voie de disparition. La carte, les ardoises immenses plaquées aux murs résonnent alors comme les paroles du petit jardin « qui sentait bon le métropolitain » de Jacques Dutronc : asperges d’Argenteuil, menthe poivrée de Milly-la-Forêt, pêches de Montreuil, haricots d’Arpajon.Cette exigence se retrouve dans l’assiette avec des plats solidement bâtis où le canaille des faubourgs côtoie le chic des beaux quartiers, où le fromage de tête de Gilles Vérot le dispute aux carottes fondantes au safran du Gatinais. Sans oublier cette petite friandise moins parisienne mais diablement réussie du cornet de pommes allumettes, croustillantes et fondantes en diable (4 €).Un dernier petit conseil s

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  • 4 sur 5 étoiles
Astier

Astier

Un coup d’œil au museau écarlate des habitués suffit à planter le décor : pas de doute, il fait bon vivre, boire et manger chez Astier. Patinés par plus d’un demi-siècle de réjouissances du terroir, les murs lambrissés de ce bistrot bien de chez nous veillent jalousement sur un bataillon de nappes à carreaux. Emblème du « bien manger » parisien, depuis 1956, l’enseigne a changé plusieurs fois de propriétaire. Au fourneau depuis 2006, Christophe Kestler a un peu aéré le légendaire menu. Les sauces sont plus légères et, côté accompagnement, les légumes de saison (parfaitement cuits et cuisinés, croquants, bien assaisonnés) ont remplacé les pommes de terre, le riz ou les pâtes. Mais les assiettes qui surgissent des cuisines n’ont pas perdu la verve franchouillarde d’antan. Chez Astier, on bichonne désormais votre cholestérol, sans oublier de rester canaille. Artichaud farci à la brandade et à la gremolata, magret de canard, lotte bardée au lard, purée de truffes, blanquette de colin. Les plats qui défilent sont justes et savoureux. Et si l’humeur était, ce soir-là, au poisson, que les carnivores ne se tracassent pas trop pour autant, ils trouveront sur la carte (qui change au fil de la saison) largement de quoi combler leur faim. Il y en a pour tous les goûts, mais qu’importe, puisque la magnifique carte des vins et les desserts (exquis sablé breton aux fraises et la crème brulée, par exemple) finiront, de toute façon, par mettre tout le monde d’accord. Les tarifs ne devraient p

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 3 sur 5 étoiles
Muxu

Muxu

Si vous aimez la lumière tamisée, les murs couleur nuit et les lustres rococo, vous apprécierez sûrement la déco soignée du Muxu, entre gargote branchée et brasserie gastro. Nouveau-né dans le milieu de la restauration parisienne (ouvert en septembre 2013), Muxu – à prononcer « mouchou » – tire son nom du mot « bisou » en basque. Une promesse de caresse que l’on retrouve dans une carte laconique (trois plats, trois entrées, trois desserts), mais pleine de surprises. Tomme basque avec sa coupelle de fenouil confit arrosé de miel de bruyère (12 €), burger Muxu garni d’Ossau-Iraty, d’oignons des Cévennes et relevé de sauce piquillos Espelette (17,50 €) ou risotto crémeux ponctué de fines lamelles de chorizo, de petits quartiers d’orange et de livèche fraîche. Vous l’aurez compris, le Muxu n’emprunte pas que son nom au Pays basque, mais revisite aussi sa gastronomie gourmande. Le Sud-Ouest au pied du métro Goncourt : gambas à la plancha, boudin noir ibérique et sobrasada (charcuterie crue assaisonnée au paprika et séchée) en tête de lice. Côté glucides, la carte fait aussi des merveilles, alliant avec dextérité textures et parfums. Brioche façon pain perdu, crème fouettée à la châtaigne et groseilles acidulées, tiramuxu aux biscuits de Reims, mousse de génépi et crémeux chocolat Guayaquil. Une chose est sûre : le chef du Muxu, Antonin Girard sait réveiller les papilles, même les plus endormies. Si les plats sont délicieux, pleins de saveurs et de créativité, il manque au décor e

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  • 3 sur 5 étoiles
Le Pantruche
Restaurants

Le Pantruche

Un jeune chef talentueux bien en place dans un bistrot impeccable. Que du bonheur.C’est au cœur de la frénétique Pigalle que se tient cette enseigne discrète, dont l’étrange nom désigne le Parisien en vieil argot. La canaille, le titi. Pourtant, il n'y a de vieux au Pantruche que l'intitulé. Une fois les portes poussées, le charme du lieu fait immédiatement effet. On est bel et bien dans un bistrot. Proximité des tables, volume sonore en hausse et miroirs à tout va. Parfaite toile de fond, orchestrée par le ballet d’une équipe toujours souriante. Depuis sa cuisine, le jeune chef Franck Baranger, qui a fait ses armes dans les plus grands palaces, propose une carte simple et sophistiquée. Le menu affiche un prix accessible (17 euros le midi – plat du jour et dessert – et 34 le soir – entrée, plat et dessert) et un choix cornélien, tant les plaisirs sont variés. Il faudra alors trancher : commencer par les asperges blanches, savoureuses, se laisser tenter par la crème d'endives ou l’excellent risotto de truffes noires. Devant les plats, même dilemme. Les viandes, les poissons, leur cuisson ainsi que les accompagnements sont de très bon goût, dans l'assiette comme dans la bouche. Mention spéciale au travail réalisé sur les sauces, qui vous donneront l'envie irrépressible d’y tremper votre pain, toujours chaud, pour n’en laisser aucune trace. Un régal qui se prolonge avec les desserts, légers, dont le désormais incontournable soufflé au Grand Marnier. Décidément, le Pantruche est

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Garde-Temps

Le Garde-Temps

Ouvert depuis juillet 2011, le Garde-Temps a déjà le cachet des adresses qui demeurent. Les touristes bien informés et autres Parisiens avides de découvertes culinaires ne s’y trompent d’ailleurs pas, si l’on en croit le nombre de tables occupées. Un conseil : réservez. Et tant qu’à faire, invitez quelques amis à se joindre à vous. Car le Garde-Temps n’est pas précisément l’adresse rêvée pour un dîner romantique, avec ses tables alignées des deux côtés de l’unique salle, sa déco new-yorkaise plutôt en vogue et surtout le bruit qui s’échappe de cet espace restreint. Il vous faudra certainement concurrencer le volume sonore émis par vos gourmets bavards de voisins pour vous faire entendre. Qu’à cela ne tienne, cette ambiance bistrot sied particulièrement bien au lieu, avec un service poli mais franc du collier et des plats assumant pleinement leur orientation Sud-Ouest, sans être figés dans la tradition pour autant. Une fois installé, après un bon verre de vin choisi dans une carte alléchante (mais aux tarifs élevés), vous aurez du mal à réfréner un soudain afflux de salive à la lecture des entrées et plats sur l’ardoise : tartare de mulet noir mariné au piment d’Espelette, sauce au chorizo et pousses de moutarde. Mousseline de panais, carottes variées, betteraves chioggia, copeaux de parmesan. De quoi flatter le palais avant de passer aux Saint-Jacques à la plancha ou encore à un onglet de bœuf Black Angus doré au sautoir et ses grosses frites au couteau. Et quand les plats a

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  • 4 sur 5 étoiles
L'Ebauchoir

L'Ebauchoir

On ne s’attend pas, en empruntant cette ruelle du 12e arrondissement, étroite et un peu cabossée, à tomber nez à nez avec ce charmant bistrot et son joli menu de saison. Mais l’Ebauchoir est une belle trouvaille, un petit resto aux racines solides et dont les ingrédients, fraîchement rapportés du marché, composent une authentique cuisine de terroir. Dans la salle tout en longueur, les serveurs bienveillants, les carreaux, les tables en bois, le joyeux zinc, le reflet doré des lampes et les fresques murales sur lesquelles on festoie allègrement, donnent le ton. Prenez tout de même garde en été si vous avez envie de diner à l’air libre : entre le défilé des scooters, la vue sur quelques clubs latino un peu cradingues et le constant va-et-vient du personnel entre le restaurant et la cave à vins d’en face, les places en terrasse n’offrent pas forcément un cadre des plus fascinants. Malgré tout, le charme du lieu fait vite effet. La carte, qui varie au fil des mois, est courte et appétissante (celle des vins est un peu plus longue, à des prix plus ou moins élevés, mais la « bouteille du moment», bien sentie, devrait satisfaire les plus indécis). Pour le mois de juillet donc, et pour commencer le repas : un œuf admirablement poché sur un lit de petits pois frais, accompagné d’un coulis de truffe. Dans l’assiette d’en face, un foie gras poêlé, balancé par une sauce parfumée à l’abricot et la lavande. Un drôle de pot-pourri en forme de tartelette, dont les saveurs fruitées viennent c

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  • 4 sur 5 étoiles
La Pulperia
Restaurants

La Pulperia

Un zinc dans la Pampa.Des allures de vieux troquet dépoussiéré. Une cuisine recouverte de céramique blanche, ouverte sur une petite salle, bruyante et chaleureuse. Une popote de bistrot, carnassière et enflammée par le talent d’un chef argentin – Fernando Di Tomaso – et de sa brigade sud-américaine. Voilà en quelques mots à quoi ressemble la Pulpéria. A la carte, qui change selon le goût du jour, quelques jolies spécialités latines (ceviche, empanadas) et de la Viande. Avec un grand V, s’il-vous-plaît.Ce soir-là, les réjouissances commencent avec un ris de veau croustillant, accompagné de quelques girolles et d’une sauce aux cèpes. Belles proportions et cuisson parfaite. Dans l’autre assiette, un ceviche de cabillaud fait le beau, entouré de fines tranches de patates douces, d’une purée d’avocat et d’un habile jus de citron. Un régal. Rien ne dépasse, chaque saveur semble millimétrée, calibrée pour s’accorder aux autres. L’histoire commence bien.Pour la suite, par contre, veuillez éloigner vos amis végétariens de l’écran de cet ordinateur. Les deux plats qui arrivent sont affaire de bonne chère (chair). Churrasco de las pampas d’un côté, une magnifique entrecôte saignante, saisie, et saisissante, servie avec des pommes de terre rissolées et du chimichurri, une sauce aux herbes, aillée et pimentée. En face, de l’autre côté du ring, un poids plume, mais pas des moindres. La pluma ibérique, soit un morceau de porc (de ceux dont on fait le pata negra) enveloppé d’une très fine co

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  • 5 sur 5 étoiles
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  • 3 sur 5 étoiles
Jeanne A
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Jeanne A

Risottos crémeux en provenance du Piémont, huiles du Beaujolais, chocolats de Pierre Marcolini, olives de M. Casanova ou encore charcuterie Bobosse ou Conquet : la vitrine de Jeanne A met l’eau à la bouche. Adossée au restaurant Chez Astier, cette épicerie spécialiste en rôtisserie n’a pas choisi son adresse par hasard. Baptisé en hommage à l’ancienne propriétaire du restaurant voisin, ce relais, ouvert en 2010, a petit à petit pris son indépendance question style. A l’instar du poulet à pattes noires de Challans, tous leurs produits sont frais et représentatifs des terroirs méditerranéens (France, Espagne, Italie). Des mets d’exception plutôt haut de gamme (et des prix en conséquence), régulièrement renouvelés, permettant ainsi la découverte de nouvelles saveurs pour s'exalter les papilles. Et si l’envie vous prenait de jouer au grand chef à votre tour, on peut aussi y acheter du matériel professionnel. Sur place, de grandes tablées façon table d’hôte proposent de déguster une carte attrayante et de goûter à des vins servis au magnum. Et parce qu'il serait dommage d'en rester là, un deuxième établissement ouvrira dans le même esprit, rue Lepic.

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  • 4 sur 5 étoiles
Jadis

Jadis

Il ne manque pas de bons restaurants dans ces rues un peu perdues du 15e arrondissement, et Jadis confirme cette tendance. Dans une salle sobre avec des vieilles affiches aux murs, des tables en bois et des serviettes rayées basques, le jeune chef Guillaume Delage revisite les plats classiques avec une touche légère et contemporaine. Formé chez Michel Bras, Frédéric Anton et Pierre Gagnaire, il a le goût des bons produits et (parfois) des associations inattendues, comme le tartare de bœuf, maquereau et hareng, crème de courgettes. Le menu-carte à 34 euros propose cinq entrées, cinq plats et cinq desserts à base de produits de saison, tandis que la carte se concentre sur les belles pièces de viande et de poisson (on y trouve aussi les cuisses de grenouille en persillade, une rareté à Paris aujourd'hui). On voit l'influence de Gagnaire dans les desserts plutôt déconstruits. Ce restaurant fait partie de notre dossier des "50 plats qui font Paris" : Voir le dossier complet

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  • 4 sur 5 étoiles
Le Verre Volé
Bars

Le Verre Volé

Ce bar à vins près du canal est une excellente adresse pour découvrir des crus de toutes les régions du terroir, principalement naturels et bio. Il met en valeur des appellations peu connues mais qui méritent le détour. La salle est minuscule, mais on y sert des assiettes de charcuterie, de fromages ou des platées purée-saucisse pour accompagner le vin (et non l’inverse !). Les prix restent raisonnables pour acheter une bonne bouteille. En revanche, pour la déguster sur place un supplément « au bouchon » de 7 euros est demandé, sinon il faudra la prendre à emporter pour la déguster le long du canal, avec un bon pique-nique. Réservation obligatoire si vous voulez manger ici : les tables sont toujours occupées.

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  • 3 sur 5 étoiles
Le Miroir
Restaurants

Le Miroir

Ce bistrot moderne et accueillant fait partie des meilleures découvertes de ce quartier où les restaurants d'un bon rapport qualité/prix se font rares. Grands miroirs, banquettes rouges et plafond de verre à l'arrière lui donnent du caractère, tandis que les assiettes et le service impeccables trahissent l’imposant CV de l’équipe (tous passés par la haute cuisine). Un exemple de menu réussi: salade de bulots aux haricots blancs, canard croustillant aux chanterelles et petit pot de crème vanille et biscuits au chocolat.

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Braisenville

Braisenville

C’est dans l’un des arrondissements les plus cools de Paris que le Braisenville a ouvert ses portes en 2011. Côté déco, on est à mi-chemin entre le rustique et le design moderne – murs en briques, chaises inox, tables en bois et grosses lampes rouges. Côté menu, on découvre vite le concept de « raciones », des bouchées mieux calibrées que des tapas et moins consistantes que des plats lambda, parfaites pour les indécis qui souhaitent s’adonner à différentes saveurs (trois salées et une sucrée, par exemple, et pour les petites faims, un total de trois suffit amplement). Mais si la carte offre pas mal de possibilités, l’équipe ne va pas pour autant vous laisser faire n’importe quoi. Pour la partie salée, on choisira ses portions parmi quatre catégories : Affinage (fromages, jambons à la truffe...), Végétal, Terre, Mer. On démarre avec un apéritif italien délicat et fruité sur les conseils avisés du serveur... Et c’est parti pour les asperges du Poitou, artichaut, fleurs de bourrache, coque et moutarde violette. Ultra parfumée, des couleurs qui pétillent... une entrée proche de l’expérimental qui surprend et fonctionne à merveille. Première « racion » : check ✓ On poursuit avec le bar de ligne, courgette, tapioca, romarin et pamplemousse. Là encore, les saveurs et matières se baladent sur les papilles pour ne laisser dans la bouche qu’un goût de frustration, traduit par la blancheur d’une assiette vide. Deuxième « racion » : check ✓ Après le Végétal et la Mer, passons à la Ter

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Pierre Sang Boyer
Restaurants

Pierre Sang Boyer

Le long de la rue Oberkampf, on a plutôt tendance à manger pour éponger ses excès d’alcool que pour faire les fines gueules. Sauf peut-être au numéro 55 où dès 19h30, gourmands et autres mordus de bonne bouffe viennent s’installer face à une étroite cuisine ouverte pour goûter aux subtils petits plats de Pierre Sang Boyer. Si cet ancien finaliste de "Top Chef" peut s’enorgueillir de son succès et de sa célébrité – il s’interrompt de temps à autre pour prendre la pose avec ses visiteurs –, il semblerait qu’il n’ait pas pour autant pris le melon. Durant notre repas, nous l’avons d’ailleurs observé coordonner son service – de main de maître –, plaisanter avec ses employés ou expliquer ses recettes aux curieux, et cela sans jamais transpirer d’impatience ou d’agacement.  Pour 35 euros, le menu qui comprend six plats se révèle bien au-dessus de ce qu’on l’on pourrait imaginer (il vous faudra par contre ajouter quelques ronds pour certains plats de saison – comme ce canard sauvage à 15 euros). Entrée en matière avec un classique du bistrot : des harengs à l’huile, revus et déstructurés, présentés en petite portion et accompagnés d’haricots verts juste croquants, d’oignons marinés et d’une sauce crémeuse au citron. Suivi du seul faux pas, peut-être, de ce dîner : une association un peu hasardeuse entre un pâté en morceau (une recette de la grand-mère du cuisinier) et une émulsion au yuzu. Un écart vite rattrapé par un joli bébé courgette servi en tempura avec une purée d’aubergin

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Le Sergent Recruteur
Restaurants

Le Sergent Recruteur

C’est presque une romance gastronomique. L’histoire d’une vieille taverne à touristes qui languissait, oubliée de tous, au beau milieu d’une île. Destinée à périr d’ennui sûrement, entre mauvaises bières, poussière et fausse gauloiserie. Jusqu’au jour où deux petits princes arrivèrent pour la sauver de ce triste destin. Le premier, Jaime Hayon – designer espagnol – allait lui refaire une beauté, quand le second, Antonin Bonnet – chef formé chez Michel Bras et fraîchement revenu de Londres –, s’apprêtait à lui mitonner des assiettes aussi belles que percutantes.Résultat : la dulcinée peut parader. Habillée de jolis verts, de blancs boisés, de murs en pierre, elle joue de ses lumières, s’amuse de ses empreintes médiévales, se tamise quand vient l’obscurité. Son charme est puissant, sophistiqué. Partout, des miroirs qui trompent leur monde, comme pour étirer l’espace. A l’entrée, un comptoir où viennent se hisser les plus pressés (entre 40 et 50 euros, à la carte), puis une deuxième salle ouverte sur la cuisine, habilement agencée entre banquette, recoins, larges fauteuils et solides tables en bois.On s’assoit, le ballet peut commencer. Petits ronds de jambes, le service est adroit, professionnel. Deux menus carte blanche au choix (65 ou 95 euros au déjeuner, 95 ou 145 euros le soir). Maintenant, fermez les yeux, laissez-vous faire. Ici, de toute façon, c’est le chef qui décide. Et il sait ce qu’il fait : des produits de très haute volée sélectionnés en direct chez le producteur

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  • 5 sur 5 étoiles
Caillebotte
Restaurants

Caillebotte

Il aura fallu attendre plus de deux ans pour que l’équipe de notre très aimé bistrot Le Pantruche (une de nos adresses parisiennes favorites) s’exporte et ouvre, à quelques rues à peine, sa seconde adresse. Elle s’appelle Caillebotte, comme le peintre du même nom (Gustave, 1848-1894), conférant aux lieux un doux parfum de modernisme XIXe et ancrant un peu plus encore l’amour du chef Franck Baranger pour ce neuvième arrondissement où son père, jadis, faisait la police aux abords de Pigalle.Avec son acolyte Edouard Bobin, les voilà plantant les nouveaux tréteaux d’une belle adresse au coin d’une rue calme dans le bas du dos de l’arrondissement. Un décor lumineux, assez largement inspiré de l’esprit bistrot mais teinté des attributs de l’époque : large cuisine ouverte (il faut déjeuner au bar !), bois blonds, suspensions, grand bar de marbre blanc et couleur verte en fil conducteur. Même si après quelques jours d’ouverture les murs ne se sont pas encore parés de tableaux et que le rideau de l’entrée se fait un peu attendre, on se sent très vite à son aise. Il faut dire que la jeune équipe en salle a le don, sous la houlette d’Edouard, de conjuguer efficacité et gentillesse désarmante.Dans l’assiette, les amateurs retrouveront tout le talent qui a fait du Pantruche une référence : des plats réfléchis, surprenants sans être déconcertants, une exécution parfaite héritée des plus grandes maisons (l’équipe fit ses armes au Bristol, 3 étoiles au compteur Michelin, sous la houlette d’E

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  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Galopin
Restaurants

Le Galopin

Le Galopin est un petit restaurant niché sur la jolie place Sainte-Marthe qui propose tous les soirs un menu gastronomique unique, changeant selon les légumes de saison et l’humeur extravagante du chef Romain Tischenko, vainqueur de "Top Chef 2010". Sa particularité est de mettre à l’honneur des légumes d’antan qui ont disparu de nos assiettes, en version cuisine fusion 2.0. Ici on détricote le savoir-faire ancestral de mamie pour marier les saveurs du panais, topinambours, potimarron, céleri pomme avec du cacao, des coquilles Saint-Jacques ou du caramel. Détonnant, non ? L’aventure a de quoi déstabiliser plus d’une papille, d’autant que les plats sont présentés sous une forme hautement sophistiquée : émulsion, mousse ou sauce. Le menu unique de dégustation calmera les appétits les plus voraces, car même si les mets sont servis en doses homéopathiques, ils sont multiples : après trois entrées, gardez de la place pour deux plats et deux desserts. L’équipe est jeune, aux petits soins pour ses clients, et vous donnera de bons conseils pour choisir votre vin, produit par des vignerons indépendants. Sachez que la réservation est obligatoire pour le dîner, et que si vous n’aimez pas un ingrédient, le chef s’arrange pour le changer. Bon plan : pour les groupes, deux grandes tables familiales sont réservables au sous-sol. Le midi, une formule plus abordable à 25 euros est proposée pour tous les habitués qui travaillent dans le quartier.

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 3 sur 5 étoiles
Chatomat
Restaurants

Chatomat

On venait dans cette rue un peu perdue à Ménilmontant plutôt pour boire que pour manger, mais les choses ont changé grâce à Alice Di Cagno, Victor Gaillard et leur petite salle avec pierres apparentes et peinture fraîche. Le Chatomat est devenu la nouvelle destination pour gastronomes avertis, aidé par le chef Rino qui le conseille à ses clients. Comme lui, Alice vient d’Italie mais sa cuisine s’inspire de ses expériences au Brésil, à Copenhague ou chez Alain Passard, maître du légume à Paris. On retrouve même son célèbre céleri-rave en croûte de sel, servi ici avec des champignons de Paris, du vieux Parmesan et une sauce aérienne pour seulement 10 euros. Un menu très concis permet aux cuisiniers de se concentrer sur les cuissons justes et des associations osées, comme la romaine poêlée, amarante, reine-claude et jambon cru avec le cabillaud. Le service cool (le serveur vous tutoie d’emblée) rappelle qu’on est loin des quartiers chics, et tant mieux car les prix suivent !

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  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Chez Graff
Restaurants

Chez Graff

Ici, on vous accueille avec un sourire, une plaisanterie. Même lorsque vous êtes bien en avance sur votre heure de réservation, et que le resto commence tout juste à dresser ses tables et se préparer au service du soir. On vous laisse alors gentiment choisir votre place. Et puisqu’il y a le choix, ce sera au fond du resto, dans une ambiance 50’s relevée par des photos « black and white » des Etats-Unis, placardées sur tous les murs.« Vous avez besoin de conseil, je vous fait goûter quelque chose ? » L’ardoise est alléchante et le patron pas avare de suggestions. Le choix se fait donc rapidement (et les plats arrivent tout aussi vite). En entrée, pour combler les petits creux avant de passer aux choses sérieuses, des assiettes de fromages et de charcuteries basques (les deux, de très bonne facture).Puis place aux plats de résistance (environ 18 €) qui varient jour après jour, offrant ainsi 5 mets de saison et de qualité. Après avoir laissé de côté (non sans mal) les fettuccines aux seiches et le bacon cheeseburger et ses frites maison, on se laisse donc tenter par la tendre bavette d’Angus « Aberdeen » marinée et servie avec de la roquette et du parmesan, le tout assaisonné à la vinaigrette spéciale « Graff », ainsi que par un alléchant cabillaud rôti accompagné de quinoa et purée de chou-fleur. Sans faute. Et pour arroser tout ça en beauté, une ardoise offre un grand choix de vin de 28 à 86 euros, également disponibles au verre. Sur les (très bons) conseils du propriétaire st

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 2 sur 5 étoiles
Au Passage
Restaurants

Au Passage

La peinture rouge vif, les chaises dépareillées, le vieux parquet et un canapé en cuir usé font le charme de cet ancien café-bistrot repris par une jeune équipe. En cuisine, le chef Shaun Kelly manie les produits avec dextérité, et si les appellations à l’ardoise paraissent minimalistes (anchois, burrata, carpaccio de mulet noir...), les assiettes sont toujours bien conçues.Ici on trouve deux formules : à midi, un menu unique qui permet de choisir le nombre de plats qui vous convient, et le soir des petites assiettes à grignoter et à partager. Si les habitués des néo-bistrots ne seront pas étonnés de retrouver des légumes anciens, des viandes pas très nobles et des poissons écologiquement corrects, les prix sont une vraie bonne surprise : 19 euros pour l’entrée-plat-fromage-dessert le midi (pas étonnant que le restaurant soit bondé) et aucune assiette qui dépasse 10 euros le soir.On reconnaît des saveurs typiquement françaises, comme une délicieuse assiette de foies et cœurs de canard avec une sauce à l’estragon ou des encornets à l’encre, mais aussi des influences asiatiques, notamment du poisson mariné. Les foodistas n’ont pas mis longtemps à découvrir cette adresse pourtant bien cachée, donc il faut penser à réserver à l’avance.

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  • 3 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Beurre Noisette

Le Beurre Noisette

Si par mégarde vous vous perdez dans le fin fond du 15e arrondissement, et qu'au beau milieu de votre périple, vous ressentez le besoin irrépressible de vous arrêter à une bonne table, allez donc voir au Beurre Noisette. Avec un peu de chance, il restera de la place (ne vous pointez pas avec toute votre cordée, à moins d'avoir réservé la jolie table d'hôte dans la salle du fond). Vous pourrez alors vous laisser conter gourmette par Thierry Blanqui (passé par le Ritz et Ledoyen). Son ardoise qui varie avec la pluie et le beau temps, propose une cuisine de bistrot joliment inspirée et diablement exécutée. Ravioles de boudin noir dans un bouillon épicé, crème de fèves à la sarriette, andouillette grillée et petits croûtons, poitrine de cochon cantalou caramélisée et purée à la moutarde à l’ancienne, brandade de chou et de haddock, râble de lapin (un chouïa trop gras) et purée de pois chiche. Excellents desserts, imparable baba au rhum (servi avec une crème aérienne à la vanille et au miel, et une bouteille de Saint-James posée sur la table, s'il vous plaît !). Jolie sélection de vins, bien sentie. Formule déjeuner à 22 ou 30 euros. Menu entier à 32 euros le soir. Ce restaurant fait partie de notre dossier des "50 plats qui font Paris" : Voir le dossier complet  

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
Le Repaire de Cartouche
Restaurants

Le Repaire de Cartouche

La spécialité ici, c'est le gibier, cuisiné avec caractère.Si vous aimez les plats en sauce et les viandes goûteuses, réservez votre table au Repaire de Cartouche. Le restaurant compte deux salles, l’une sur le boulevard l’autre sur la rue Amelot, habillées de boiseries et d'objets rustiques, à l'image de sa cuisine de caractère, comme des fusils de chasse et des peintures représentant Cartouche. Pour la petite histoire, selon une croyance populaire ce brigand parisien, roi de la cour des Miracles, se serait réfugié en ces murs lorsqu’il aurait déserté l’armée en 1713. Désormais, le chef de cet antre gastronomique Rodolphe Paquin mijote des petits plats dans la plus pure tradition française, avec des viandes nobles qui font la fierté de notre gastronomie, et avec la patience d'une dentellière du Puy. La spécialité de la maison ? Les viandes de gibiers, qui en période de chasse sont les vedettes du menu. Sachez qu’il est préférable de réserver tôt car au fil de la soirée certains plats sont liquidés en fonction des arrivages. En entrée, l’œuf cocotte aux trompettes de la mort est un péché auquel on ne résiste pas, tout comme la grande spécialité du chef, son fameux pâté en croûte qu’il décline en fonction des saisons. Peu de restaurants à Paris proposent un lièvre à la royale fourré au foie gras, une daube de sanglier au vin rouge ou une entrecôte de cerf aux raisins, figues et châtaignes. En dessert, si vous avez encore un peu d'appétit, laissez-vous tenter par le croustillan

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Septime

Septime

Cela fait quelques temps déjà que le faubourg Saint-Antoine excite les papilles des foodistas : rue de Cotte, rue Trousseau, marché d'Aligre, passages... dans le coin, les (très) bonnes occasions ne manquent pas. Avec le nouveau lifting de la rue de Charonne, plus aucun doute, nous sommes dans le quartier qui monte. Librairies d'art graphique et boutiques branchées, les devantures bobo se succèdent et ce n'est pas une surprise d'y retrouver le nouveau repère de Bertrand Grébaut, ancien élève de Penninghen dont la reconversion ne manque pas de répartie : Ferrandi, Marius et Jeannette, Robuchon et enfin, et surtout, Passard ou la découverte des fondamentaux. Grands miroirs, suspensions industrielles, carrelage et mobilier chinés, béton, bois brut, la déco tout pile dans l'air du temps est signée Julien Cohen & co (Grazie, Merci...). Si Septime n'a plus rien à voir avec les nappes de l'Agapé, la première adresse aussitôt étoilée aussitôt délaissée de ce jeune chef talentueux, la cuisine, quant à elle, n'a pas perdu son pouvoir enchanteur. Plus directe, plus limpide, plus sobre encore. Superbe, le chinchard cru-yaourt-chou rouge enthousiasme tandis que le velouté de champignon-oeuf de poule-foie gras réconforte. On dévore subtilement l'automne à chaque bouchée. Maquereau de Saint-Jean, poireaux et formidables petits padrones : cuissons parfaites. Cochon ibérique, jack be little et potimarron : fondants et savoureux. Dessert éclatant, pommes, fromage blanc, miel, thym, sans que l

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  • 5 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Racines 2
Restaurants

Racines 2

Le petit frère de Racines est plus rebelle que son aîné dans le passage des Panoramas, avec son jeune chef tatoué et son décor signé Starck qui fait penser à la Scandinavie (nous aimons particulièrement le lustre en bois de cerf au-dessus de la table d’hôte). Dans la cuisine ouverte et parfaitement propre du restaurant, les cuisiniers ne travaillent que des produits de grande qualité : du cochon ibérique qui a connu le grand air, le boeuf « dry aged », un peu séché pour concentrer ses saveurs.L’ardoise très courte met en valeur ces produits avec des entrées comme un feuilleté d’escargots à la crème d’échalote et aux herbes fraîches – nous avons apprécié la quantité généreuse d’escargots et la sauce savoureuse, plus discrète que le beurre à l’ail – et un vitello tonnato parfait qui pour une fois était assez esthétique. En plat, le carré de cochon avec ses légumes crus-cuits (les navets ne sont-ils pas meilleurs fondants ?) prouve que le porc peut être une viande goûteuse, et le bœuf parfaitement cuit et reposé rassure avec sa purée aux herbes et sa petite salade de mesclun. On dépasse facilement les 50 euros par personne avec des entrées autour de 15 euros et des plats entre 25 et 30 euros, mais ce bistrot amélioré trouvera facilement sa clientèle dans le quartier.Une part de tarte au citron est servie sans aucune fioriture, comme pour dire « c’est bon, pourquoi en faire plus ? ». On est bien d’accord.

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  • 3 sur 5 étoiles
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  • 2 sur 5 étoiles
Le Casse-Noix
Restaurants

Le Casse-Noix

Trouver un honnête bistrot dans les jupes de la Dame de Fer n’est pas chose facile. Voilà qui explique peut-être le succès de ce restaurant installé dans une rue sans histoire du 15e arrondissement. D’autant plus que le lieu, bardé de vieilles affiches publicitaires, d’armoires d’époque et d’insolites casse-noix, ne manque pas de charme. Tous les soirs se pressent ainsi heureux habitués et touristes égarés mais ravis de trouver là un peu de « vrai » Paris.    Le chef, Pierre-Olivier Lenormand, propose un menu à 32 euros, une carte brève (trois entrées, trois plats et cinq fromages ou desserts) qui varie régulièrement, en plus des quelques suggestions inspirées par le marché du jour. Tête de veau, canard colvert, crêpes Suzette... On retrouve ici de bons classiques de la cuisine traditionnelle française mais aussi des plats d’inspiration plus méditerranéenne, comme cette jolie tarte fine de rascasse et sa compotée d’oignons et courgettes, gratinée au parmesan ou les lasagnes de mironton de bœuf agrémentées d’épinards et de ricotta, succulentes et très bien présentées avec de grands carrés de pâtes fraîches. Sans faire de vraies étincelles, le repas se déroulait donc à merveille. Quand soudain : « Ah, désolé, il n’y a plus de crêpes Suzette... » La catastrophe fut évitée de peu, grâce au bon sens du serveur qui fila en cuisine pour en dégotter une dernière – délicieuse du reste. Comme le croustillant de fraises, plus rustique mais très bon, ou la belle poêlée de mirabelles et

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  • 3 sur 5 étoiles

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Restos végétariens
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Restos végétariens

Non, le bacon n'est pas un légume. Mais qu'à cela ne tienne, on vous a quand même dégotté toute une liste de cantines et de restaurants végétariens, vegan, bio, ou adeptes d'une cuisine équilibrée et raisonnée. Bref, que des choses gourmandes, bonnes pour la santé et à haute teneur en vitalité.  Végétariens : Hobbes Le Potager Soya Bob's Kitchen Rose Bakery Pousse-Pousse Café Pinson East Side Burger Vegan : Grand Appétit M.O.B Sol Semilla Vegan Folie's Menu végétarien, vegan, bio ou sans gluten Sans gluten : Helmut Newcake Noglu A boire : Bob's Cold Press Bio, raisonnés ou avec option végétarienne : Bloom Blackburn Coffee Les Marmites Volantes Café Düo La Cantine Vagabonde Supernature Green Pizz Mussubï Boco Ma Kitchen Soul Kitchen Cantine Merci Bioburger Label Ferme Causses La Chambre aux Oiseaux

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