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Paris
Irina-Verdier

Ce que je peux faire (ou pas) à Paris à partir du 11 mai

La réponse à toutes vos questions.

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Vous le sentez l’air du déconfinement qui commence (progressivement) à souffler et à ébouriffer les tignasses hirsutes ? Si l’épidémie n’est pas encore terminée, l’étau des mesures les plus contraignantes se desserre un peu. Tour d’horizon des questions que vous vous posez. Avec, encore et toujours, un message clair : prenez soin de vous !

Est-ce que je peux reprendre cette partie de ping-pong avec mon pote dans le parc en bas de chez moi ?

Non, d’abord parce que les parcs et jardins restent fermés en Ile-de-France tant que la circulation du virus reste importante, bien qu’Anne Hidalgo ait ouvert la porte à une réouverture future sur le principe du comptage. Et ensuite car les sports collectifs sont interdits jusqu’à nouvel ordre et les gymnases fermés partout en France.

Puis-je continuer à faire mon footing ?

Oui et vous n’avez plus besoin pour cela d’imprimer d’attestation de déplacement. Les sports individuels d’extérieur sont autorisés (c’est l’occasion de vous remettre au diabolo si vous retrouvez votre sarouel) mais les piscines, elles, restent fermées.

Puis-je aller me balader au bois de Vincennes ?

Oui, les promenades en forêt sont désormais autorisées sans limite de temps ou d’horaire mais il faut bien entendu respecter la distanciation sociale. Selon l’affluence, un masque peut être utile. La restriction des déplacements à 100 km s’applique aussi. Pas question d’aller vous promener dans la forêt de Brocéliande même si vous habitez rue de Bretagne.

Puis-je aller me faire couper les cheveux ?

Oui, si votre artiste capillaire préféré suit scrupuleusement les règles sanitaires : nombre très limité de clients dans le salon, port du masque, désinfection des locaux et du matériel. Cela va fortement réduire le nombre de coupes possibles par jour et choper un rendez-vous risque d’être long. Mais mieux vaut patienter que se faire une coupe tout seul, croyez-en notre expérience.

J’en ai marre de sortir juste pour acheter à manger. Je peux faire quoi dehors ?

Les solutions pour assouvir votre soif de culture à partir du 11 mai vont être assez limitées : vous allez pouvoir acheter des livres à la librairie, en emprunter dans les médiathèques de la ville. Attention, les gestes barrière vont restreindre énormément la possibilité d’accueil de ces lieux. Détail amusant, le ministère de la Culture annonce la réouverture des « petits » musées mais sans toutefois préciser ce que recouvre ce terme (un musée désert ou avec peu de surface ?). Plus sérieusement, si vous avez perdu un proche lors de cette épidémie, vous allez pouvoir vous recueillir sur sa tombe car les cimetières sont de nouveau accessibles...

Puis-je aller prendre un gros apéro / un gueuleton dans mon rade préféré avec ma bande ?

Même pas en rêve (jusqu’au 2 juin, grand minimum).

Puis-je aller prendre un gros apéro / un gueuleton dans mon rade préféré, tout seul ?

Non plus, les cafés, bars et autres restaurants restent fermés au moins jusqu’au 2 juin.

Puis-je aller organiser un gros apéro chez moi avec ma bande ?

En théorie oui, mais afin de pas récréer des chaînes de contamination (et donc une remontée du nombre de malades), il est impératif de respecter des limitations. Maximum 10 personnes. Pas de gros câlins, ni de poignée de mains, pas d’échange de verre ou de cigarette, lavage des mains très régulier… Prévoyez, comme au travail, 4 m2 par tête de pipe. Si vous n’avez pas été interviewé dans une revue de déco, c’est que vous n’avez pas un salon de 40 m2 donc diminuez la guest-list. Par ailleurs, pas besoin d’un algorithme de la Nasa pour savoir que ce genre de règles vole en éclats après trop de verres. Pour rester responsable, il s’agit donc de rester raisonnable (oui, ça sonne comme un conseil paternel de 1953).

J’ai mal aux dents, je peux aller chez le dentiste ?

Les dentistes, particulièrement exposés à la contamination, sont tendus comme leurs patients quand retentit la fraise. En effet, la réouverture des cabinets reste conditionnée à l’approvisionnement suffisant en masques FFP2, surblouse et autres kits de désinfection. Si tout se règle, l’accueil sera tout de même très limité pour respecter la distanciation sociale. Si vous ressemblez à un hamster sous cortisone, il y a urgence, allez sur https://www.urgence-dentaire.info/ et laissez-vous guider.

Comment ça se passe dans les transports en commun ?

Après deux mois au ralenti, le trafic va reprendre à plein ou presque (plus de 75%) à partir du 11 mai, notamment en heures de pointe. Quiconque ayant déjà mis un pied dans un métro ou un RER sait qu’il est totalement illusoire de maintenir 1 mètre entre les usagers. Dans la mesure du possible, essayez de ne pas vous coller inutilement à quelqu’un et surtout n’hésitez pas à signaler aux oublieux de garder leurs distances. Le masque est obligatoire pour tous afin d’éviter de se contaminer. Evitez donc autant que possible de toucher les barres, ne vous touchez pas le visage et lavez-vous les mains au gel hydroalcoolique. Porter des gants chirurgicaux ne vous immunise en rien, ils agissent comme une seconde peau. Attention néanmoins, pendant les heures de pointe, l’accès aux transports en commun est réservé  à ceux qui disposent d’une attestation employeur ou peuvent justifier leur déplacement par un motif impérieux.

Est-ce que je vais pouvoir déposer mon gosse à l’école ?

C’est pas gagné. En Ile-de-France, il faudra qu’il soit en crèche, maternelle ou primaire, les collèges et lycées restant fermés au moins jusqu’au 18 mai. Et comme la réouverture se fait sur la base du volontariat, tout va dépendre de la décision de votre maire. Et même si la réouverture est actée, vu la complexité de la mise en place des mesures de protection, il n’y aura pas de place pour tout le monde. La priorité ira aux enfants de soignants et d’enseignants. Certaines écoles ont déjà repoussé l’ouverture à plus tard, le mieux reste de consulter le directeur de l’établissement, mais sans lui mettre la pression, parce qu’il aura déjà eu 200 autres parents anxieux avant vous et que les infos tombent au compte-gouttes.

Je suis un Parisien exilé, est-ce que je peux rentrer au bercail ?

Si vous faites partie des 1,2 million de Franciliens qui, selon les données de géolocalisation recueillies par Orange, sont partis se faire un petit shot de verdure en province, sachez que OUI, vous allez pouvoir rentrer au bercail. La seule condition ? Remplir une attestation de retour à son domicile pour motif familial impérieux. Attention quand même : la SNCF ne vendra qu’un siège sur deux dans chaque train et le trafic est encore réduit.

 

 

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