Brioche à la truffe
© Septime
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Les 50 meilleurs restaurants de Paris

Notre sélection hautement subjective des endroits où l’on mange le mieux à Paris : du boui-boui, du bistro, du gastro… Bref, du kiff à table.

Antoine Besse
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Un Top 50 de restaurants, pour quoi faire ? Mais pour vous guider dans la jungle des adresses parisiennes, bien sûr ! Pour vous donner un instantané - dans l’ordre !- des lieux où il faut s’attabler en 2026 afin de profiter d’une cuisine au sommet, respirer la singularité de l’ambiance, s’émerveiller de l’inventivité des recettes. Et souvent les trois en même temps ! Dans cette liste de nos meilleurs restaurants de Paris, vous trouverez des nouveautés mais aussi pas mal d’institutions qui dessinent une carte durable du cool culinaire. Pas de plafond sur le montant des additions (que nous payons, comme vous !) car seuls comptent le kif ressenti et les souvenirs avec lesquels on repart. Mais pas de panique, on vous propose aussi des comptoirs à sandwichs ou des bistrots de quartier qui pourront devenir vos cantines sans avoir à siphonner votre PEL.

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Les 50 meilleurs restaurants de Paris - Palmarès 2025

  • Gastronomique
  • Charonne
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans cette adresse anthracite aux allures de base spatiale, Adrien Cachot et son équipe illuminent les papilles d’une cuisine iconoclaste et sophistiquée. La mirobolante noria d’assiettes du menu à l’aveugle bouscule le conformisme du palais avant d’émerveiller par leur justesse, même quand elles frôlent le larsen gustatif. La gastro-SF du chef vole très haut, sans tomber dans le trou noir du charabia, avec une précision qui force l’admiration. Pas de doute, quelque chose de fort se joue à cet endroit précis de la galaxie. 

Où ? 35 rue Faidherbe, 75011 Paris

  • Japonais
  • Louvre
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au rez-de-chaussée du palace Cheval Blanc, dans un cocon boisé calme comme un temple shaolin, Arnaud Donckele et Maxime Frédéric se frottent aux nipponités de Takuya Watanabe. Le résultat de cette dream team ? Une incroyable épopée iodée en 17 étapes où les plats s’assemblent devant nous dans une chorégraphie millimétrée. Des sushis au sommet du game parisien sont escortés de bouillons, accords et desserts élaborés par les deux chefs français. Désigné meilleur restaurant 2025 au Time Out Paris Food & Drink Awards, Hakuba vole très haut (comme ses tarifs). 

Où ? 8 quai du Louvre, Paris 1er

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  • Français
  • Belleville
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Perché sur la colline de Belleville depuis 1987, le Baratin s’impose comme le bistrot préféré des chefs : Pierre Hermé, Iñaki Aizpitarte, Bertrand Grébaut… Derrière cet exploit, Raquel Carena, légende de la popote bistrotière qui régale chaque jour les habitués avec une cuisine, abats en tête, d’une sincérité aussi déroutante que réconfortante. Et qui fait supporter les pénibles coups de sang du taulier.

Où ? 3 rue Jouye-Rouve, Paris 20e

  • Français
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le cadre classieux qui évoque un gastropub londonien n’a pas pris une ride depuis l’ouverture en 2011. La cuisine étoilée de Bertrand Grébaut non plus. Toujours alerte, défricheuse et inventive dans un menu en sept temps avec une immense maîtrise la montée chromatique. Quasiment indispensable pour que ces plats révèlent tout leur potentiel : l’accord mets et vins érudit, voyageur et parfaitement calibré.

Où ? 80 rue de Charonne, Paris 11e.

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  • Bistrot
  • Roquette
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La recette gagnante du Servan des sœurs Katia et Tatiana Levha ? Elle n’a pas changé depuis 2014 ! Une déco mixant moulures et fresques au mobilier bistrot et surtout des assiettes du marché aux inspirations hexagonales pimentées d’Asie, une cuisine de métissage allègre et joyeuse, avec des sauces au cordeau. Oui, le Servan a toujours du souffle !

Où ? 32 rue Saint-Maur, Paris 11e

  • Français
  • Saint-Vrain
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Trois ans après son éclatante ouverture, le Doyenné, resto de l'année des Time Out Food & Drinks Awards 2023, continue d’impressionner. Dans la grandiose nef de verre et de bois des écuries du château de Saint-Vrain, le duo Shaun Kelly et James Henry creusent leur sillon naturaliste radical où la récolte du potager décide du menu. Une cuisine franche, légère et limpide où le produit du jardin trône en majesté.

Où ? 5 rue St-Antoine, 91770 Saint-Vrain

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  • Gastronomique
  • Chaillot
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Shinichi Sato, formé à l’Astrance, s’est fait tailler un resto de grand standing dans un bloc de blancheur signé de l’archi star Kengo Kuma. Un décor à l’épure sophistiquée qui résonne avec la cuisine du chef, savante, allègre, fièrement étoilé mais avouant aussi des accointances avec la bistronomie dans son rapport limpide au produit et le service tout en souplesse. À noter l’incroyable cave et son unique collection de spiritueux plus rares que des licornes à Belleville

Où ? 52 rue de Longchamp, Paris 16e

  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Bien installé dans sa trattoria moderniste depuis 2016, Giovanni Passerini continue de maîtriser le grand écart entre la rassurante cuisine tradi de la Botte (tagliatelles au ragoût de canard, iconiques raviolis ricotta-épinards au beurre de sauge) et les époustouflantes envolées gastronomiques (homard en deux services, lotte aux épices…). Indéniable meilleur chef italien de Paris, Giovanni Passerini s’impose pour nous comme l’un des meilleurs chefs de Paris tout court !

Où ? 65 rue Traversière, Paris 12e.

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  • Pizza
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Daniel Pearson, ancien boulanger, a enfin ouvert sa pizzeria à un jet d’olive de la rue Oberkampf, dans une vaste salle minimaliste qui ne désemplit pas. Depuis sur le comptoir en bois clair on peut observer le maître jongler avec les pâtes au levain naturel (reposées 36h) et y étaler dessus des bons produits selon son inspiration du moment. Résultats : des disques d'or croustillants et savoureux au sommet des charts de la pizza parisienne. À faire couler avec des vin nat' à la tireuse.

 Où ? 4 Avenue Jean Aicard, Paris 11e

  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pour leur « dent-de-lion » (soit un pissenlit), Antoine Villard, le chef, et Morgane Souris, la sommelière ont transformé cet ancien bar coloré en un élégant bistrot, élu meilleure table 2015 au Time Out Paris Food & Drink Awards ! Le court menu propose des produits de saison et de recettes du terroir (foie gras, bouillabaisse) qui se colorent de souvenirs de la cuisine asiatisante de Double Dragon où le chef fit ses armes. La bistronomie a encore du mordant !

Où ? 46 rue des Vignoles, Paris 20e

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  • Louvre
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans la déco colorée de l’architecte Peter Marino, le chef Arnaud Donckele a choisi de sortir sauces et bouillons de leurs éternels seconds rôles et de les transformer en héros liquides d’une gastronomie française qui leur doit tout – ou presque : inoubliable vinaigrette Pampelonne rose escortant le homard, tourteau et yuzu ; velours Eden anoblissant sardine, poireau et tagète ; sabayon « buisson divin » portant au firmament la langoustine, courge et romarin… On en sort ému aux larmes, le patriotisme en barbotine.

Où ? 8 quai du Louvre, Paris 1er

  • Belleville
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Cette petite grotte en pierre et mosaïque, creusée dans un flanc d’immeuble bellevillois, est devenue l’euphorique terrain de jeu d’une clique de chef(fe)s délurée et internationale. Lucy Rosedale (Angleterre), Mathias Degn (Danemark), Omar Radejko (Palestine/Ukraine) et Harry Wilson (Australie) s’amusent à brouiller les codes de la street food avec des recettes pleines de punch et de piment comme ces juteux burgers qui arrivent dans des plats en alu coiffés de caviar. Résultat ? Un prix de la meilleure junk deluxe au Time Out Paris Food & Drink Awards 2025 !

Où ? 50 rue Piat, Paris 20e

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  • Français
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Sous des apparences de bar à vin so 2020 - pifs nature, pierres grattées, taulier à bonnet et moustache- le Lissit, diminutif d’Alexis Lissitzky, patron/sommelier gouailleur passé par Soces, cache un brillant « bar-restaurant » à l’âme ancienne où s’enchaînent des brillants classiques français tout droit sortis d’un Maigret de Delannoy. Merci qui ? Merci Claire Grumellon, cheffe en solitaire dans la petite cuisine où elle prépare rares caillettes ardéchoises, merveilles de pâtés croûte ou photogéniques pithiviers.

Où ? 48 rue de la folie-Méricourt, Paris 11e

  • Gastronomique
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un séduisant de bistrot de quartier dans un improbable cadre marbre et miroir, classieux (limite trop !), dessiné par l’archi superstar Rem Koolhaas !  Dans cet inclassable Dauphin, le taulier derviche Laurent Cabut connait le prénom de la moitié des clients tout en servant des verres de vins nature tandis que le chef Anthony Salomon envoie une rassurante cuisine presque familiale : soupe de poisson à discrétion, cette sole meunière de petit bateau ou une entrecôte de 500 grammes et frites double cuisson. Unique à Paris !

 Où ? 131 avenue Parmentier, Paris 11e

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  • Français
  • Le Marais
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Manon Fleury plante ses convictions écolos et féministes dans ce cocon concept, clair et bois, chaleureux royaume de l’artisanat et remporte le prix de la meilleure table au Time Out Paris Food & Drink Awards 2024. Si sa cheffe de cuisine Laurène Barjhoux et elle placent le végétal au cœur de leur gynécée, elles ne dédaignent pas la protéine animale, les jus et les bisques. Le menu en huit temps dessine une cuisine singulière et délicate, imparfaite mais touchante.

Où ? 13 rue des Gravilliers, Paris 3e

  • Poisson et fruits de mer
  • Montparnasse
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Largement plus branchie que branchée, cette adresse à la déco de cabine de goélette signée Slavik n’a pas dévié d’un pouce du cap donné en 1967. Celui d’une cuisine iodée avec un approvisionnement de saison et de petits bateaux au service des recettes mythiques du lieu comme ce homard « Château de Feuilles » au gingembre et citronnelle ou une merveille de sole meunière. Pas de doute, le Duc déboîte.

Où ? 243 boulevard Raspail, Paris 14e

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  • Coréen
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans son petit comptoir rue de la Roquette, le chef Esu Lee a troqué la folie de ses débuts chez Cam pour un menu unique plus sage et maîtrisé, en trois étapes 100 % coréennes et 50 % végétariennes. Pour 35 € on se régale de deux entrées inventives et d’un solide bol de nouilles s’ébrouant dans un sapide bouillon. Un maximum de plaisir et de générosité dans un prix contenu qui lui a valu un Time Out Paris Food & Drink Awards du meilleur rapport kif/prix !

Où ? 112 rue de la Roquette, Paris 11e

  • Français
  • 18e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Derrière la devanture rouge basque, une petite salle qui aurait plu à Simenon, où rentrent au chausse-pied chaises Baumann, tables Formica et banquettes moleskine vermillon. Depuis ce modeste QG, Paul Boudier et Albert Touton, des anciens du Chateaubriand, ont lancé une offensive bistronomique qui a conquis le quartier. Dans la formule midi à prix anti-inflation, que des bombes d’assiettes qui allient désarmante simplicité, précision d’horloger et associations finaudes ! Et le soir, ça part en menu gastronomique.

Où ? 53 rue des Cloys, Paris 18e

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  • Poisson et fruits de mer
  • Charonne
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

A la barre de ce navire indus' mêlant bois, verre, béton et acier, le capitaine Grébaut nous emmène pour une croisière vivifiante et épicée vers une cuisine iodée pleines d’allant. Dans cette annexe marine du Septime, la carte change en fonction de la pêche (artisanale et durable). On y picore de la seiche d’Oléron réveillée au piment, du ceviche de mulet à la courge musquée… Gare à vous : comme la marée dans la baie du Mont-Saint-Michel, l’addition monte vite.

Où ? 80 rue de Charonne, Paris 11e.

  • Gastronomique
  • Invalides
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Voilà donc Romain Meder (vraiment) en ses terres avec cette adresse épurée, bois et pierre, au cœur du quartier des ministères. Le cuisinier y creuse à son aise le sillon de cette cuisine empreinte de naturalité qui a fait sa marque. Une gastronomie sereine où le zéro déchet n’est pas une posture et le local de saison une évidence pour un menu pastoral qui conjugue le rustique et le raffiné, au présent du gustatif.

Où ? 34 rue Saint-Dominique, Paris 7e

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  • Gastronomique
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Maison
Maison

La Maison de Sota Atsumi ? Un improbable chalet posé dans le 11e décoré par l'architecte japonais Tsuyoshi Tane avec poutres apparentes, lumière zénithale, four à bois et tomettes grimpant aux murs. Depuis la cuisine grande ouverte le chef interprète une partition gastronomique plutôt française, ancrée dans la saison, l’harmonie et la modernité.

Où ? 3 rue Saint-Hubert, Paris 11e.

  • 1er arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pierre Touitou a trouvé ses marques avec ce néobistrot élégant comme un costard italien des années 80. Envoyées depuis la cuisine largement ouverte, les assiettes nettes, minimalistes et stylisées traduisent bien la cuisine inspirée du chef. Tout y est lisible, avec jamais plus de trois éléments dans l’assiette. Certes plus saint que rock, le style Touitou reste une réussite.

Où ? 19 rue Saint-Roch, Paris 1er

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  • Charonne
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Depuis une décennie, cette modeste cantine (qui a abandonné l’ouverture matinale) cache un vrai restaurant d’auteur. Le chef franco-libanais Omar Koreitem y peint une cuisine sensible et voyageuse (un peu de Liban, un peu de Japon, beaucoup de France) ancrée dans la saison, où l’équilibre reste la couleur dominante. Sans oublier les desserts pâtissés par la géniale luciole japonaise, Moko Hirayama. Notre restaurant doudou année après année !

Où ? 5 rue Saint-Bernard, Paris 11e.

  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Comment évoluer quand on est une icône ? Comment ne pas bégayer après avoir marqué une époque ? Telles sont les lourdes questions auxquelles se confronte le chef italien Leonardo Righini désormais à la barre du Chateaubriand après le départ pour l’Euskadi du totemique taulier Iñaki Aizpitarte. Les assiettes de menu unique convoquent des classiques de cette table fondatrice de la bistronomie et quelques créations inspirées. Moins de folie mais toujours autant de bonheur de revenir dans ce resto mythique.

Où ? 129 avenue Parmentier, Paris 11e

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  • Bistrot
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au sein de l’ex-fabrique de chaussures bellevilloise Spring Court, Alice Arnoux a installé l’une des tables les plus réconfortantes de Paris qui a d’ailleurs été désigné meilleur bistrot aux Time Out Food & Drink Awards 2025. Sous le haut plafond, non loin du maousse poêle vintage, on profite d’un menu midi à prix ouvrier qui débordent d’assiettes d’une rassurante rusticité mais  à la précision de machine-outil germanique. Pas de doute, voilà la nouvelle cheville ouvrière du cool à Belleville !

Où ? 5 passage Piver, Paris 11e

  • Poisson et fruits de mer
  • République
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Trop à l’étroit dans son adresse de la rue de Lancry au format de dériveur (désormais rebaptisée Comptoir Sur Mer), Olive Davoux, la cheffe la plus maritime de Paris, accastille ce nouveau Sur Mer avec plus du double de couverts et deux espaces. La carte ne va pas dépayser les habitués : elle reste à 100 % pêche artisanale avec une cheffe qui trouve toujours le bon cap entre amertume et grillé, croquant et moelleux.

Où ? 1 rue de Marseille, Paris 10e

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  • Bistrot
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Derrière ses atours de bistrot centenaire, Parcelles date en fait de 2021 mais on sait bien que la valeur n’attend pas le nombre des années. Sarah Michielsen et son nouveau chef Emmanuel Perrot y cisèlent une bistronomie de la plus belle eau, pas donnée mais lisible, précise et brillante. L’adresse recèle en plus un sublime livre cave enluminé du meilleur du nature notamment en Champagne ou en Bourgogne. Bref, Parcelles n’a toujours pas été exproprié du podium des meilleurs bistrots de Paris.

Où ? 13 rue Chapon, Paris 3e

  • Sud-Américain
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un nom qui fait un peu peur pour une adresse au final d’une grande douceur, ouverte par le couple franco-brésilien Ninon Lecomte et Lucas Baur de Campos. Service trop sympa, cadre so cosy et assiettes certes viandardes mais tout en délicatesse comme cette purée cumulonimbesque, couronnée d’un os à moelle qui accompagne une côte de bœuf parfaitement cuite à la flamme et plus tendre qu’un regard de bébé teckel. Sans oublier le mythique poulet rôti du dimanche midi… 

Où ? 5 rue du Général-Renault, Paris 11e.

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  • Marocain
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans ce remake des khaïmas sahariennes – lanternes ajourées, tissus plissés au plafond, zelliges… –, rien n’a vraiment changé depuis l’invention du soleil (environ). La lumineuse taulière Marie-Josée Mimoun continue de sourcer la crème de la crème des produits pour mitonner le meilleur couscous du monde (on exagère à peine) : épices de la maison Thiercelin, agneau de lait des Pyrénées, huile d’olive Profil Grec… Elle fut même une des premières à basculer sa carte des vins en tout nature !

Où ? 13 rue de Crussol, Paris 11e.

  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 4 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Irwin Durand, jeune virtuose formé chez les étoilés et déjà habitué des macarons, a ouvert au printemps 2025 et à 35 ans son premier restaurant. Ici, pas de bistroterie canaille ni de fusion conceptuelle, Irwin assume son rang de table gastronomique sérieuse limite hiératique, totalement à son aise dans le biome chic bon genre du Triangle d’or. La carte ne décline que des menus à l’aveugle en cinq ou sept levées ou le chef déroule sa maîtrise des jus et des techniques. Mention spéciale aux desserts magistraux de Tessa Ponzo.

Où ? 22 rue Cambacérès, Paris 8e

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  • Chinois
  • Roquette
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le chef hongkongais Samuel Lee (Sen, de son prénom chinois) a quitté les cuisines cossues du Shangri-La pour le pavé de la rue Saint-Maur, où il interprète les grands classiques de la gastronomie de Canton et du Sichuan avec une maestria toute mandarinale. Les bouchées vapeur siu mai, souvent galvaudées, sont ici totalement maîtrisées ; le poulet frit et épicé kung pao remonte à son rang impérial ; le porc laqué se magnifie au cognac...

Où ? 32 rue Saint-Maur, Paris 11e

  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Priscilla Trâm, passée chez Yard, a ouvert sa première adresse au 130 de la rue Saint-Maur et l'a logiquement appelée Tram 130. Voilà pour l’étymologie. Côté cuisine, ce bruissant bistrot propose des assiettes réfléchies et percutantes où le terroir français se nourrit d'Asie qui nous ont tellement convaincues que la cheffe a reçu le Time Out Paris Food & Drink Awards de la meilleure table fusion !

Où ? 130, rue Saint-Maur, Paris 11e

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  • Français
  • 1er arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Chaque midi, une file d’attente longue comme un jour sans pain s’étire devant cette inoxydable ambassade du terroir, du néon et du Formica (reprise en 2012 par Gilles Caussade, producteur d’Amélie Poulain !). La raison ? Les sandwichs plus français que La Marseillaise réalisés minute par Sophie. Elle glisse dans la baguette signée Julien, que du bon :  jambon à l’os (de Bretagne), fourme d’Ambert, friton d’Auvergne... À déguster au comptoir avec un verre de Saint Pourçain.

Où ? 8 rue des Capucines, Paris 2e

  • Vietnamien
  • Sentier
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La famille Tran Luu a ouvert cette cantine proprette dans une petite rue du 2e hors des quartiers asiatiques habituels. Cela ne les empêche pas de proposer un pho d’anthologie au bouillon hyper parfumé, pas trop gras (juste assez pour être réconfortant) dans lequel barbotent de fondantes tranches de bavette d’aloyau et de plat-de-côtes. Difficile de ne pas laper les dernières gouttes au fond du bol ! Attention, la cuisine peut vite être submergée et l’attente s’allonger.

Où ? 39 rue de Cléry, Paris 2e.

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  • Japonais
  • Grenelle
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le chef Akiyoshi Yuichiro, débarqué de Fukuoka, vous fait découvrir le chakaiseki : une succession extrêmement codifiée d’assiettes qui aboutit à la dégustation du thé au matcha, préparé selon la méthode traditionnelle japonaise. Le chef travaille devant son public avec des gestes d’horloger, varie les cuissons, les ingrédients et la vaisselle à chaque étape. Un moment de grâce, un incroyable voyage immobile et silencieux inédit en France, mais facturé au prix fort.

Où ? 59 rue Letellier, Paris 15e.

  • Bistrot
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Huit ans après son ouverture, le Café du coin de Florent Ciccoli a annexé la boutique voisine et s’offre, outre une vingtaine de couverts de rab, un labo de boulange qui lui permet de faire sur place son pain et la pâte au levain pour les mythiques pizzettes d’apéro. Et sinon, le midi, la cuisine de Laurence Dufour garde dans une formule magique cette ligne bistrotière simple et sincère qui a fait le succès du bouclard auprès des trentenaires du quartier.

Où ? 9 rue Camille Desmoulins, Paris 11e

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  • Belleville
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Lauréat du prix du meilleur bistrot de quartier aux Time Out Paris Food & Drink Awards 2023, ce précieux bouclard de Belleville ouvert par Marie-Anna Delgado et Olivia Brunet continue de coche toutes les cases du bon plan. Une salle claire, une ambiance de feu, une efficace cuisine pour des assiettes ambiance retour de Catalogne par les départementales du Gers et des prix minis. Que demander de plus ?

Où ? 93 rue Julien-Lacroix, Paris 20e

  • Bistrot
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Édouard Vermynck (ex-L'Entrée des Artistes) a transformé l’ancien Gaspard de la Nuit en bistrot simili-centenaire à vieux clichés encadrés, antique buffet à miroir et sublime lettrage peint à la main sur la devanture. Au diapason de la nostalgie de l’époque, la carte aligne du franchouillard sans âge, archiconnu et bien tourné : poêlée de cèpes, andouillette et pommes allumettes, poulet à l’aérienne purée… La rétronomie au meilleur de sa forme !

Où ? 6 rue des Tournelles, Paris 4e

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  • Gastronomique
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Ancien étudiant en chimie, Youssef Marzouk s’est souvenu que la coriandre, herbe totémique de la cuisine méditerrannéenne, doit son parfum à l’aldéhyde C11 avant de baptiser son resto. Puis il est parti piocher dans les souvenirs de séjours chez ses grands-parents tunisiens pour créer cet éclatant menu dégustation en sept étapes démontrant une maîtrise brillante des sauces et des jus. Enfin le terroir du Maghreb a son adresse gastronomique !

Où ? 5 rue du Pont-Louis-Philippe, Paris  4e

  • Japonais
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Sho Miyashita et son comparse Jérémy Mégaly ont garé leurs casseroles entre les murs à vif de ce troquet de briques et de skaï, électrisé d’une farouche énergie hip-hop. Un izakaya insolent et nerveux où se marient les japonités, la junk food et le deluxe d’ingrédients bien sourcés : aubergines toniques sauce katsuobushi, tataki de bœuf sauce chimichurri, régressif tonkatsu pané aux Doritos…

Où ? 82 rue de la Folie Méricourt, Paris 11e

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  • Brasserie
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Rassurante tête de pont d’un retour aux classiques français qui régalaient déjà Gambetta et Time Out Food & Drink Award du meilleur rétro, la Grande Brasserie, ouverte en 2021 par Adrien Spanu, continue sans esbroufe son apostolat calorique, plus posé et artisanal que les géants du genre. En cuisine, Christopher Doher (passé par Semilla) affiche sa maîtrise des cuissons, sauces et points de sel dans des recettes familières (œuf mayo, ris de veau, côte de bœuf…). Sans aucun doute une des meilleures brasseries de Paris.

Où ? 6 rue de la Bastille, Paris

  • Turc
  • Poissonnière
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ozlem
Ozlem

Chez Özlem, pas de frites surgelées ni de viande douteuse. L’équipe de cette cambuse turque, emmenée par le charismatique Edip Bolatoglu (formé à Ferrandi), turbine dès l’aube pour préparer le nec plus ultra du kebab.  De la poitrine de veau mélangée à de la dinde, qui marine de longues heures avant d’être embrochée le lendemain puis grillée enveloppée dans un dürüm maison, garnis d’oignons rouges, d’une pointe de sumac et d’une sauce légère à la tomate. À faire passer avec un ayran de la casa !

Où ? 57 rue des Petites-Écuries, Paris 10e

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  • Chinois
  • 19e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après avoir ambiancé les meilleurs restos en ville, le quarté Luis Andrade, Hanz Gueco, Crislaine Médina et Nadim Smair, meilleure équipe des Time Out Food & Drink Awards 2024, a réussi à remettre en selle ce Cheval d’Or. Derrière une façade de boui-boui asiatique et dans un cadre minimal classieux caréné par le studio Ciguë, on baguette un mélange de classiques de la cuisine pékinoise, recettes de la Botte et revisites malines de plats franchouillards.

Où ? 21 rue de la Villette, Paris 19e

  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À quelques encablures de Dandelion, un autre bistrot défend élégamment le bucolisme de ce coin de 20e, une sereine cuisine de saison et les noms botaniques. Ouvert par la sommelière Tess Duteil et le chef Geoffrey Belin (passés tous les deux par l'Arpège d'Alain Passard), Paulownia propose aussi bien des classiques du bistrot assez bourgeois (aile de raie, ris de veau, rognons…) que des assiettes végétales inventives et pas ramenardes.

Où ? 15 rue des Vignoles, Paris 20e

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  • Végétalien
  • 1er arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Alice Tuyet bisse sa brasserie 100 % végane dans le très chic et modeux 1er arrondissement. Ce Daimant St Honoré se pare désormais de rouge, entre devanture sang-de-bœuf et moquette framboise écrasée (sans parler des toilettes cramoisies) pour une ambiance plus salonarde que bistrotière. Erwan Crier reste aux commandes de la carte où l’on retrouve des classiques de la maison (croquettes aux champignons) mais aussi une rôtisserie où les flammes lèchent désormais des légumes !

Où ? 24 place du Marché-Saint-Honoré, Paris 1er

  • Bistrot
  • SoPi (South Pigalle)
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Officiellement, ce bistrot, pas nomique pour un franc, a ouvert en 2016, mais Lino Ventura aurait pu y avoir son rond de serviette tant il a l’air d’avoir toujours été là. Sol en casson, vieux zinc patiné par des lignées de coudes et tables collées serrées prises d’assaut par des Américains en plongée parisienne, on ne vient clairement pas là pour le décor, mais pour la belle cuisine ménagère de Thomas Brachet. Des plats qui vont droit au but, des classiques de bistrot qui claquent et donnent le sourire comme un dialogue d’Audiard. Évidemment, il y a la mythique saucisse purée, indétrônable au sommet de l’Olympe bistrotier…

Où ? 136 rue du Faubourg-Poissonnière, Paris 10e.

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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Buttes-Chaumont
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Cette mini-enclave de huit places, gris et inox, à deux pas des Buttes-Chaumont, ouverte par Paul Landre et sa compagne Alix Devallois, montre (si besoin en était) que le sandwich est devenu un vrai projet culinaire. À la carte, trois créations pleines d'idées entre deux tranches de pain à faire couler avec du sans-alcool. Un Vandal qui offre des casse-dalle très civilisés à prix pas trop barbares, on valide Vandal !

Où ? 56 rue des Alouettes, Paris 19e

  • Végétarien
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Devenu Maslow Temple sous l’égide de la triplette Julia Chican, Marine Ricklin et Mehdi Favri, l’ancien atelier d’estampage du XIXe, avec ses trois niveaux, ses poutres rivetées rouge coquelicot et son atrium d’où pendent des fils de lumière, en jette sérieusement. Au menu une ligne toujours 100 % végétarienne avec un beau boulot sur les sauces : umamiesque demi-pithiviers aux shiitakés et son sapide jus de légumes réduit ; artichaut à tremper dans un velours de sauce satay ou courgette à la mandoline réveillée par une délicate « vinaigrette » sucrée-salée.

Où ? 32 rue de Picardie, Paris 3e

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  • Quartier latin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À deux enjambées du brouhaha de la Contrescarpe confite de touristes, le chef japonais Kazuma Chikuda, passé chez Bocuse (à Tokyo), chuchote sa cuisine sensible  et colorée dans une improbable enclave du bon goût ornée de fauteuils en kilim.  Dressages poètes, légumes sexy, cuisson au cordeau, audacieux mélanges, sourcing soigné et longueur en bouche font de chaque assiette une joie d’esthète. Le menu change tout le temps mais le régal s’installe.

Où ? 72 rue du Cardinal-Lemoine, Paris 5e

  • Gastronomique
  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans la terra incognita d'École Militaire, Pierre Siewe, formé chez Camdeborde, ouvre une table singulière, baptisée du nom de la capitale camerounaise du poivre. Entre murs latérites et tapisseries pop, le chef électrise la gastronomie française des épices et ingrédients de son Cameroun natal : chou-fleur rôti à la sauce arachide, poulpe grillé au mbongo, crème pâtissière à l’hibiscus. L’Afrique gagner (enfin !) ses galons d’influenceuse de la gastronomie mondiale !

Où ? 2 rue Sedillot, Paris 7e.

 

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