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Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

Le coeur de Paris bat encore

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Qui n’a jamais eu rendez-vous devant la fontaine Saint-Michel ? Ni sillonné les ruelles labyrinthiques du quartier avant de finir fourbu devant une onéreuse tasse de café ? Circonscrit d’un côté par les odeurs de chênes du jardin du Luxembourg et de l’autre par le cours tempétueux de la Seine, le Paris des belles-lettres fait depuis toujours fantasmer des générations d’amoureux du vers. A la terrasse du Flore, on croise invariablement touristes en goguette, jeunes chevelus, sorbonnards torturés, et toute une faune d’écrivains (plus ou moins) médiatiques. Le prix du Perrier citron vous fera sans doute tousser, mais le mètre carré coûte bien cher par ici. Aucune surprise alors à voir les boutiques de luxe se suivre comme des perles sur un collier : Rykiel, Cartier, Mont-Blanc, Joseph… Saint-Germain-des-Prés fait la part belle au chic parisien. Si les silhouettes de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ne sont plus, ce petit bout de Paris n’a cependant pas abandonné son mythique contrat culturel.

Que vous vouliez swinguer sur du bon son (Jazz à Saint-Germain en mai), débattre autour de la programmation d’Olivier Py (actuellement directeur du théâtre de l’Odéon) ou revoir un Jerzy Skolimowski au Champo, l’arrondissement se pliera en quatre pour vous. Qui sait, le charme désuet des pavés, conjugué à l’aura existentialiste des brasseries, vous donnera peut-être envie de dévorer le dernier Goncourt ?

Restaurants à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 4 sur 4

Si vous vous installez en terrasse, ne vous offusquez pas si des touristes prêts à tout pour revenir avec une preuve de leur rencontre avec la philosophie française vous immortalisent avec les lieux. Ancien repaire du couple Sartre-Beauvoir, les Deux Magots attire désormais une foule moins spirituelle, et nettement plus showbiz (surtout le week-end). Mais si certains y viennent uniquement pour y être vus, le Deux Magots ne reste pas moins l’endroit parfait pour siroter un chocolat chaud en lisant un bon Albert Camus. Fier de son statut de café littéraire en plein cœur de Saint-Germain, il est en semaine le QG d’éditeurs, écrivains et autres journalistes venus s’échanger leur carte de visite. Et dès 19h les cafés allongés laissent place au tartare de boeuf charolais !

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à tapas
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent combiner assiettes nipponnes et cocktails plein d'adrénalinePlat culte ? Des California saumon, avocat, jalapeño et sriracha. Nul besoin de le présenter. Tout le monde connaît Cyril Lignac et sa bouille poupine, son accent « so Sud-Ouest » et son armada de restaurants parigots disséminés sur les deux rives. Le toqué star du petit écran revient à la charge là où on ne l’attendait pas. Non pas que le lieu – son désormais fief germanopratin – ou que la déco – mur brut, luminaires en osier et banquette à motifs – soient franchement une grande surprise… Non, ce qui étonne, c’est qu’il ait tenté un voyage gourmand sur les terres nipponnes sans se faire hara-kiri.  Après un accueil façon sourires « ouistiti » et « bienvenue » en chœur, et un défilé de BCBG à mocassins et chemises déboutonnées faussement décontractés façon Emmanuel Macron dans Paris Match, on cale ses coudes sur le bar en marbre et son emplacement stratégique : un œil sur la cuisine, l’autre sur le barman. Côté assiettes, on part sur de fringuants California saumon, avocat, jalapeño et sriracha à 25 €, puis sur une délirante galette craquante, tourteau au curry madras, avocat et citron vert (19 €) à partager sans en jouer (des coudes). Côté boisson, et pour faire chuter les degrés Celsius, des cocktails frais et bien chiadés dont le péché mignon (menthe, purée de pêche, cordial sureau et ginger ale) à 10 €. Fin de la partie : on clôt le récital avec des profiteroles à la crème de yuzu et f

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent dévorer des sushis et makis créatifs sur fond de rap US. Plat culte ? Les makis, la grande spécialité de la maison.  Après un (nouveau) passage remarqué dans ce temple du cool (poutre apparente, lanternes multicolores et rap US), il n’y a pas à dire : Blueberry trône toujours dans notre eat-parade des planques japs de la capitale ! Sise au cœur de Saint-Germain, ce spot à sushis et makis créatifs casse la baraque avec ses délices roses, oranges, verts… Des rainbow makis tout sauf conventionnels, répondant à des noms plus loufoques les uns que les autres : convaincants Trublions (sushis, tartare de saumon, grenade et sauce explosive au tobiko) ; graphique Transsibérien (crabe des neiges, gambas, pomme, pamplemousse, mayonnaise, avocat, aneth, œufs de saumon, nori) ; ou mythique Rackham le Rouge (tempuras de gambas, thon mariné, carpaccio de truffe, concombre, sauce épicée, tobiko, nori… notre préféré). Comptez 14-21 € les six, tous testés et approuvés.  Également à la carte, un crispy ceviche de daurade (14 €) ou une addictive "Geisha de la rue du Sabot", soit une crêpe croquante fourrée au thon et à la crème de truffe (7 €). Sans oublier les mochis artisanaux (5 € pièce) et cet original tiramisu à la crème de sésame noir (12 €). Côté glouglou, vous avez le choix entre de bons vins français (autour de 25 € la quille), deux bières japonaises (7-8 €), et quelques sakés (une vingtaine d’euros la bouteille). Un conseil ? Foncez plutôt sur les cocktails

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café-restaurant
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 4 sur 4

Pour qui ? Longtemps le QG des artistes et intellectuels de la rive gauche, le Flore continue d'attirer quelques célébrités, qui partagent l'endroit avec les bourgeois du quartier et des touristes qui n'en croient pas leurs yeux lorsqu’arrive l'addition !Boire quoi ? Un chocolat chaud à l'anciennePour une expérience plus authentique, préférez la salle Art déco à la terrasse, et commandez un chocolat chaud à l'ancienne ou un plat à la carte, en évitant les croques et les omelettes qui n'ont rien d'extraordinaire. Et surtout rappelez-vous qu'ici vous ne payez ni la qualité des produits ni l'amabilité du service, mais la légende ! Alors, vous ne serez pas trop déçus.

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Mirama
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les Parisiens désespérés qui cherchent un bon resto à Saint Michel.Le plat culte ? Sans hésiter, le canard laqué. Improviser un repas à Saint-Michel peut être aussi risqué que chercher un cadeau de Noël le 24 décembre au matin. Soit la panique, le désespoir pour finir par quelque chose de pas très bon et trop cher. Alors évidemment, lorsqu'on tient une bonne adresse depuis des années, on ne la lâche pas. Devanture blanche où sont accrochés des canards laqués à la peau parfaitement dorée et croustillante, salle sans prétention, serveur sporadiquement sympathique : on vient surtout pour la bonne cuisine chinoise dans cette institution de quartier qu’est le Mirama. En bons habitués (ou psychopathes-monomaniaques) on ne lit plus la grande carte et on choisit la même chose depuis 10 ans : à savoir une soupe de raviolis de crevettes au bouillon parfumé et aux raviolis dodus – tout simplement la meilleure de Paris –, un canard laqué (dont on suçote le dernier os jusqu’au bout) et des vermicelles à la Singapour épicés. Le tout copieux, frais et à des prix (certes plus élevés que dans une cantine de Belleville) mais tout à fait corrects.

Circus Bakery
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Boulangeries
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4

Produits culte ? Le main bread au levain, le cinnamon bun, la margheritaBien vu ? Les bancs en bois pour déguster au milieu des pommes et des sacs de farine Ça faisait bien six mois qu’on attendait que la team de Fragments dresse son chapiteau boulanger au milieu du désert gastronomique du Quartier Latin. Jusqu’à ce beau jour d’octobre où enfin le cirque s’est posé rue Galande ! Devanture à petits carreaux de bois, tellement stylée. Et derrière, c’est grand spectacle : lumière chaude, musique lounge, odeur qui te met direct l’eau à la bouche, vue plongeante sur le fournil… Ça va être showtime !  On se rue ici pour le déjà fameux cinnamon bun au levain (6 €) acclamé de toutes parts comme "le meilleur de Paris" —on confirme ! Moelleux, caramélisé, et blindé en pure cannelle (Épices Shira au sourcing) : une vraie dinguerie ! On l’accompagne comme il se doit d’un cappuccino (5 €) à base de grains de l’excellent torréfacteur Hexagone. On est à l’aise comme au village, là sur notre banc au milieu des sacs de farine et des cagettes de pommes, et on s’émerveille devant le show. Ici, ça dompte levain et farines bio de petits moulins pour créer un main bread (10 €/kg) rustique et plein de goût, le genre qui te marque pour longtemps. Et ça jongle avec les petits buns aux graines (2,50 €) garnis à la demande de beurre ou confiture maison, et avec les choco buns (4 €) ultra régressifs. Clou du spectacle : Circus vient de lever le rideau sur des Margherita et Marinara de folie (15 € chaque

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4

Après avoir noirci son casier culinaire chez William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie), l’agent Maumet, même pas 30 piges au comptoir, prouve avec KGB qu’il a tout d’un (très) grand. Dans un espace cossu terriblement contemporain (œuvres d’art, banquettes carmin, luminaires en cuivre), où croiser tout le gratin germanopratin (coucou Kamel Mennour), nos chroniqueurs se régalèrent coup sur coup avec des « Zors-d’œuvre » plus que mémorables, à forte tendance asiatique. Soit un menu en quatre temps (55 €) qui change tous les jours ou presque, au gré de l’inspi. Et autant le dire d’emblée : ça groove grave en cuisine ! Parmi les assiettes goûtées : cette noix de Saint-Jacques marinée, salade d’hiver, yaourt et citronnelle ; ce génial terre/mer avec raviolis de foie gras, dashi de champignons, miso et algue nori ; ce bœuf wagyu confit, crème de céleri truffé, tamarin, moutarde violette… Ou, plus récemment, cette fabuleuse caille, ketchup d’abricot et gochujang (à base de piment et de soja fermenté). Ne ratez pas non plus les pastas, qu’il bosse à la perfection, comme celles pimpées au pecorino, pistou thaï, condiment satay et olive. Et puis le meilleur pour la faim : un sorbet agastache tout en équilibre (mascarpone, fraise, timut et bouillon rhubarbe). A noter également parmi les bons points : un personnel discret mais sourcilleux qui s’avère tchatcheur en fin de service. Et une carte des vins bien pensée, qui réconcilie merveilleusement jeune et vieille France. Chez Time Out, tous l

Le Mabillon
  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les Parisiens pressés et les touristes sans idées (ou l’inverse)Plat culte ? Le saint-félicien de Marie-Anne Cantin, la planche de charcuterie signée Maison Conquet, ou la ventrèche de thon du célèbre épicier Da Rosa, toastée sur pain poilâne  Depuis 1969, cet établissement aux airs de brasserie moderne, idéalement situé à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Buci, répond à toutes les envies pourvu qu’elles soient classiques… 22 heures sur 24 ! De fait, il fait bon s’affaler sur les confortables banquettes en cuir au coin du feu, ou profiter de la terrasse XL du petit matin à l’aube. Le champ des possibles s’annonce ainsi infini entre petit-déjeuner improvisé, brunch en trois services (œufs bio, thé Mariage Frères, beurre d’Isigny…) ou même after entre fêtards assoiffés. A l’heure de l’apéro ? Des produits joliment sourcés à se partager : saint-félicien de la fromagère-star Marie-Anne Cantin (affiné comme il faut), planche de charcut’ signée Maison Conquet, fameuse boucherie aveyronnaise, ou trop bonne ventrèche de thon de José Da Rosa… Qui glissent tout seul sur un verre de rouge, un jus de fruits frais pressé, un St-Germain spritz ou un white Negroni (gin Beefeater, Lillet, Suze, zeste de pamplemousse). 

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Little Breizh
  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Crêperie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un touriste en extase devant ze crêpe !Galette culte ? La Say Cheese (9,90 €), garnie de chèvre chaud, de pommes cuites, de noix et de miel, juste équilibre entre sucré et salé, avec un léger parfum de romarin. Malgré son emplacement, en plein milieu d'une rue touristique, Little Breizh promet une expérience différente. Des crêpes à jeu de mots (la Sea Chic, la Say Cheese) et des ingrédients de qualité. Après plusieurs tentatives de réservation (personne au téléphone), on se déplace directement. La cahute est bien ouverte. Cuisine ouverte, drapeau breton et vieilles poutres en bois : comme à Plouezoch' ! En arrivant assez tôt, on a une table (gaffe : la petite salle se remplit vite). Parfaitement cuites, les noix de Saint-Jacques de la Coquine Saint-Jacques (13 €) reposent sur un lit de fondue de poireaux, pimpées d’une sauce soubise (oignons à la crème). La Say Cheese (9,90 €), garnie de chèvre chaud, de pommes cuites, de noix et de miel, trouve le juste équilibre entre sucré et salé, avec un léger parfum de romarin. La galette elle-même est savoureuse et croustillante, quoique pas tout à fait au même niveau que celle du Breizh Café. Côté sucré, on explose le calorimètre avec la Teddy Breizh (10,90 €) : deux crêpes sous une montagne de sauce chocolat, de caramel au beurre salé, de poudre de spéculoos... Le tout pimpé à grand renfort d'oursons en guimauve, de chantilly et de glace vanille ! Bon à savoir : si aucune des neuf spécialités proposées ne vous tente, vous

Musée & Galeries à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • Musées
  • Spécialisés
  • Saint-Germain-des-Prés

En 1957, Eugène Delacroix quitte le quartier de la Nouvelle Athènes pour investir ces appartements proches de l’église Saint-Sulpice, dont il est chargé de peindre l’une des chapelles. Réveillé tous les matins, écrit-il, par « le soleil le plus gracieux » posé devant sa fenêtre, il passe les six dernières années de sa vie à cette adresse « décidément charmante ».La demeure et son atelier, niché dans le jardinet de la propriété, abritent aujourd’hui un musée intimiste dédié à la vie et à l’œuvre du peintre romantique. Le parcours recèle quelques petites toiles, comme la 'Madeleine au désert' et 'Roméo et Juliette au tombeau des Capulet', des études, des pastels et des lithographies, ainsi que les trois esquisses des fresques que Delacroix réalise à Valmont en 1834. On y découvre aussi une palette et une poignée d’objets amassés par le maître de l’orientalisme lors de son voyage au Maroc en 1832 : un sabre, une sacoche à pistolets, des gargoulettes… Quelques œuvres de ses maîtres, de ses disciples et de ses amis viennent compléter le tout.

Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 0 sur 4

Des expressions conceptuelles, pimentées, la plupart du temps, d’un soupçon de subversion et d’une pincée de star system : voilà où se situe, à peu de choses près, la galerie de Georges-Philippe et Nathalie Vallois. En témoigne la brochette d’illustres iconoclastes qu’ils défendent, comme le provocateur américain Paul McCarthy ou le Britannique Keith Tyson, dont les extravagances post-YBA (Young British Artists) ont été récompensées d’un prix Turner en 2002. Côté français, la « nouvelle génération » des trente/quarante ans est dignement représentée par Alain Bublex, Gilles Barbier ou Winshluss, tandis que des hommages sont ponctuellement rendus aux dinosaures du nouveau réalisme (Arman, Martial Raysse, Yves Klein, César, Niki de Saint Phalle…), l’affichiste Jacques Villeglé étant notamment soutenu par la galerie de manière permanente.

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Musée d'histoire de la Médecine
  • Musées
  • Saint-Michel
  • prix 1 sur 4

Situé dans l’enceinte de l’université Paris-Descartes, le musée de la Médecine ausculte l’histoire et l’évolution des pratiques médicales de l’Antiquité au XXe siècle. Les collections recèlent toutes sortes d’instruments thérapeutiques plus ou moins notoires, comme les ustensiles d’embaumement dont se servaient les « blouses blanches » de l’Egypte des pharaons ou le scalpel du docteur Félix, l’un des rares bistouris ayant goûté au « sang bleu » (de  Louis XIV). Les outils employés par le docteur Antommarchi pour l’autopsie de Napoléon lui font concurrence, non loin d’un électrocardiographe des années 1960, fier d’être, comparativement, à la pointe de la technologie. Une panoplie effroyable de scies utilisées au fil des siècles pour les amputations vient aussi trifouiller dans cette histoire du bloc opératoire. Ou comment se réjouir d’être né bien après l’invention des anesthésiques et de l’électricité.

Galerie Loevenbruck
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 0 sur 4

Lorsqu’elle ouvre ses portes en 2001, la galerie Loevenbruck sème une bonne pincée d’humour sur Saint-Germain-des-Prés en exposant des artistes comme Virginie Barré, Philippe Mayaux, Bruno Peinado ou Olivier Blankaert, dont l’œuvre interroge l’art conceptuel avec dérision et légèreté. Depuis son déménagement en 2010, elle brille en outre par son nouvel espace de 130 m2, lumineux et épuré : de quoi mettre en valeur la jeune scène française que Loevenbruck défend depuis ses débuts, auprès de nombreux espoirs internationaux comme l’Autrichien Werner Reiterer ou l’Irlandaise Blaise Drummond. Une belle programmation épicée, toujours, de ce délicieux parfum d’ironie qui caractérise cette galerie pas vraiment comme les autres. Et fidèle aux grands rendez-vous annuels du marché de l'art parisien que sont la FIAC et Paris Photo.

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Loft du 34
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés

Le Loft du 34, c'est la mort des "white cubes". Cet espace atypique, situé en plein coeur de Saint Germain des Prés, au fond d'une cour pavée de la rue du Dragon, ressemble en effet plus à un appartement qu'à une galerie d'art. La cuisine américaine, ouverte sur les tableaux des meilleurs street-artistes accrochés en ces lieux, témoigne d'ailleurs du passé immobilier de l'endroit.  Ayant conservé le charme de ses murs en pierres et de ses poutres apparentes, le Loft du 34 a donc la chaleur d'un chez-soi plus que d'une salle d'exposition aseptisée. Une ambiance accueillante et conviviale que renforcent les oeuvres colorées que l'on peut y admirer, de même que le sourire de ses propriétaires. Sans oublier, cerise sur le gâteau, que le Loft du 34 est couplé avec un appartement (au 3e étage) où les plus grands virtuoses de la scène urbaine (Astro, Dacruz, Marko93...) s'en donnent à coeur joie sur les murs, le sol, et même le plafond !

  • Art
  • Photographie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 0 sur 4

Discrète dans la rue de l’Abbaye, avec une façade kaki sans folies, la Galerie Folia parvient pourtant à se démarquer de l’abondante concurrence artistique qui s’offre dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.  Ouverte en 2016 en lieu et place des anciens locaux de la coopérative Magnum Photos, la Galerie Folia déploie en effet une palette photographique des plus éclectiques. Dans ses albums : des grands noms de l’objectif, tels Henri Cartier-Bresson ou Daido Moriyama, mais aussi des talents contemporains et plus émergents, à l’image du photojournaliste Niels Ackermann. Issus de cultures et d’horizons divers, ces artistes se rejoignent néanmoins par le regard engagé que leurs travaux portent sur notre monde. Plus qu’un énième espace d’exposition, la Galerie Folia apparaît également comme un point de convergence des intelligences avec sa bibliothèque proposant un vaste choix de beaux livres, d’essais et d’œuvres en lien avec les arts visuels. Et puisque la rencontre des mondes littéraires et esthétiques constitue le principe même de sa démarche, la Galerie Folia organise régulièrement des conférences et des tables rondes entre artistes, auteurs, philosophes et visiteurs avides de connaissances. Afin d’aborder l’image par une approche vivante et loin des clichés habituels.

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  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 0 sur 4

Voilà une galerie qui a su conserver un peu de la verve du Saint-Germain-des-Prés de la grande époque. C’est avec une certaine audace que Liliane Vincy, fille de la fondatrice de l’établissement, mène son petit monde au 47 rue de Seine depuis les années 1970. Au programme : des happenings extravagants dans l’esprit du mouvement Fluxus des seventies et des expositions monographiques originales, qui jouent sur des environnements sonores ou déclinent des thèmes à caractère sociologique. Après avoir défendu pendant de longues années d’éminents iconoclastes comme Pierre Restany ou Bertrand Lavier, elle continue de renouveler son regard, s’échinant à vivre l’art comme une aventure créative, au travers de Ben, Peter Vogel, Jean-Luc André et autres agitateurs confirmés.

  • Shopping
  • Librairies
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Comme dans une banque, il faut sonner à l’entrée pour pouvoir rentrer. Et pour cause : la librairie Abbaye-Pinault – rien à voir avec la célèbre famille de business men français cependant – recèle de nombreux trésors qui, depuis sa fondation en 1917, ont suscité bien des convoitises. En février 2007, la boutique a d’ailleurs fait l’objet d’un cambriolage dont le préjudice s’élevait à plus 70 000 €. Dans les vitrines, ce ne sont pourtant pas des parures de saphirs et des cascades de diamants qui s’exposent, ce sont des livres. Mais quels livres ! Montesquieu, Montaigne, Molière, La Fontaine… Les plus grands écrivains de France et de Navarre occupent, dans leur chasuble finement reliée, des étagères à faire pâlir d’envie les bibliophiles avertis. Du beau monde devant et derrière le comptoir  Dans une ambiance chaude et intimiste, autour d’une table en chêne verni tel un îlot de bois massif, les lecteurs de toutes plumes peuvent admirer des ouvrages classiques du XIVe au XXIe siècle, des documents anciens ou des manuscrits originaux aux tranches dorées, magnifiquement ouvragées. Pour quelques centaines d’euros, on peut également s’accorder une page de l’Histoire au travers des correspondances, de notes, de dessins et d’autres autographes rédigés par des artistes de renom (Colette, Zola, Cocteau et Baudelaire pour ne citer qu’eux), qui se laissent effeuiller avec émotion. Et si nos finances ne permettent pas cet écart caméral, on peut toujours jeter son dévolu sur des encriers, d

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Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba)
  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés

Depuis 1806, l’école d’arts plastiques la plus réputée de la capitale réside dans les vestiges du couvent des Petits-Augustins. À ce dernier, dont la construction avait été commanditée par la reine Margot au début du XVIIe siècle, se sont ajoutés d’autres bâtiments plus récents comme l’Hôtel de Chimay (XVIIIe) et des extensions provenant de châteaux Français. L’ensemble abrite d’abord un musée de monuments français avant de se convertir en école d’art. Aujourd’hui, en plus de leur vocation d'enseignement, les Beaux-Arts de Paris accueillent régulièrement des expositions qui, tout naturellement, présentent souvent les travaux de leurs étudiants ou d'anciens élèves, parmi lesquels on compte Delacroix, Degas, César ou Géricault.

  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

L'hôtel Artus, à Paris, vous accueille au cœur de Saint-Germain-des-Prés, dans une rue calme à quelques pas du célèbre Café de Flore. Cet hôtel de charme dispose d'un sauna, d'une réception ouverte 24h/24 et d'un service de massage sur demande.Les chambres luxueuses sont décorées dans les tons pastels. Elles sont équipées d'une télévision LCD, d'une station d'accueil pour iPod et d'une salle de bains privative. Une connexion Wi-Fi gratuite est également disponible.Vous pourrez déguster un somptueux petit-déjeuner buffet chaud et froid chaque matin.La station de métro Mabillon est située à 1 minute de l'établissement, ce qui vous permettra un accès vers de nombreux sites parisiens comme le Jardin des Plantes et l'Île-de-la-Cité. L'Artus Hotel se trouve à 5 minutes à pied de la Seine et à 700 mètres du musée médiéval de Cluny.

Bars à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à tapas
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent combiner assiettes nipponnes et cocktails plein d'adrénalinePlat culte ? Des California saumon, avocat, jalapeño et sriracha. Nul besoin de le présenter. Tout le monde connaît Cyril Lignac et sa bouille poupine, son accent « so Sud-Ouest » et son armada de restaurants parigots disséminés sur les deux rives. Le toqué star du petit écran revient à la charge là où on ne l’attendait pas. Non pas que le lieu – son désormais fief germanopratin – ou que la déco – mur brut, luminaires en osier et banquette à motifs – soient franchement une grande surprise… Non, ce qui étonne, c’est qu’il ait tenté un voyage gourmand sur les terres nipponnes sans se faire hara-kiri.  Après un accueil façon sourires « ouistiti » et « bienvenue » en chœur, et un défilé de BCBG à mocassins et chemises déboutonnées faussement décontractés façon Emmanuel Macron dans Paris Match, on cale ses coudes sur le bar en marbre et son emplacement stratégique : un œil sur la cuisine, l’autre sur le barman. Côté assiettes, on part sur de fringuants California saumon, avocat, jalapeño et sriracha à 25 €, puis sur une délirante galette craquante, tourteau au curry madras, avocat et citron vert (19 €) à partager sans en jouer (des coudes). Côté boisson, et pour faire chuter les degrés Celsius, des cocktails frais et bien chiadés dont le péché mignon (menthe, purée de pêche, cordial sureau et ginger ale) à 10 €. Fin de la partie : on clôt le récital avec des profiteroles à la crème de yuzu et f

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Votre date (non sujette au vertige)Boire quoi ? Un verre de vin à 6 €Nul besoin de crapahuter en haut de la Tour Eiffel pour prendre de la hauteur : il suffit de monter sur le toit-terrasse du 43 Cocktail Bar, au neuvième étage de l'éco-hôtel Holiday Inn Notre-Dame. De loin la plus belle vue de Paris ! Cumulant cathédrale Notre-Dame, Tour Eiffel, Sacré-Cœur... Tout là-haut, on profite pleinement du soleil, d'une légère brise et d'un calme rare. Est-ce pour cette raison que la carte n'est pas donnée (10 € la pinte, 15 € le cocktail) ? Sûrement. Mais c'est le prix à payer pour allumer des étoiles dans ses yeux ! Jeunes branchés, touristes séjournant à l'hôtel, couples en quête de romantisme... La clientèle est hétéroclite, et en mode selfie. Ouvert seulement pendant la saison estivale, de 17h à 22h30, uniquement sur réservation... Conseil : réserver au moins deux semaines en avance, et y aller au coucher du soleil. 

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Castor Club
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les amateurs d’ambiance décalée et de cocktails calés. Boire quoi ? Un Chirac 95 (calvados, génépi, shrub aux pommes, blanc d’œuf et citron), la signature tout en second degré du lieu. L’entrée en planches brutes façon ranch du Dakota clouées à la va-vite par des trappeurs dans le (gold)rush détone franchement dans ce très chic 6e, à un jet de Stetson de Saint-Germain-des-Prés. L’intérieur crépusculaire et cosy (murs boisés, comptoir sombre bordé de velours, castor empaillé) rassure le visiteur sérendipitique : nous voilà plus dans une ode à Twin Peaks qu’un hommage à Jeremiah Johnson. Ici, pas de vin, pas de bière ni même de grignotage de cow-boy : Thomas Codsi, le taulier, propose un bar à cocktails pour amateurs érudits, et basta. La carte de treize créations (14 €) à l’esprit voyageur shake les ingrédients du monde. Le Tomoko Point (scotch, shochu coréen de patate douce, chartreuse jaune, sirop d’abricot sec, lavande, citron jaune, champagne brut) pétille de fruits. Tandis que le Cockpit County (rhum Wray & Nephew infusé à l’anis vert, 30&40, eau de noix, sève de pin, cassis, citron vert) sent bon la balade en forêt. Agréable petit bonus, l’autorisation de nuit s’accompagne d’un sous-sol où ça balance des hanches sur du rock/country des années 1950-60, à la lumière des bougies. Saint-Germain is not dead ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  

Shakespeare & Company Café
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4

Comme le souhaitait son fondateur George Whitman, Shakespeare & Company a maintenant son café. Le comptoir a ouvert juste à côté de la légendaire librairie anglo-américaine de Paris, à deux pas du square René Viviani où se dresse le plus vieil arbre de la capitale.    Si nous pensions trouver ici l'âme d'un café littéraire, nous sommes déçus. Le monde présent et le brouhaha donnent à ce lieu plutôt l'allure d'un café-cantine tapissé de livres que celle d'un refuge où attaquer 'A la recherche du temps perdu' de Marcel Proust. Heureusement, nous trouvons un petit coin de table à partager gaiement sur la terrasse, qui compte une trentaine de places. Ne vous laissez pas décourager par la grande file d’attente devant le comptoir : le service est très efficace. Le Shakespeare & Company propose des cafés expresso, allongé, noisette, crème, latté ou filtré de chez Lomi (entre 2,50 et 4,50 €), mais également des jus et smoothies frais, du chocolat chaud et un chai latté (tous deux à 4,50 €). S’il n’existe pas de formules repas pour le moment, il est tout à fait possible de se sustenter à toute heure. On pioche parmi les petits plaisirs sucrés (tartines, cookies, cheesecakes, brownies, tarte du jour, puddings, crumbles, salades de fruits, yaourts granola) ou des encas salés (bagels, sandwichs, soupes, salades et futomakis) de chez Bob's Kitchen.  Dimanche 14h, nous nous laissons finalement tenter par un mélange sucré-salé pour ne pas faire d’infidélités aux traditions dominicales : un

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Dans le game des bars à thème, le Blitz Society s'impose comme une grosse pièce. Cette adresse chicos de Saint-Germain-des-Prés, tout en poutre, pierre de taille et parquet designé par Sandra Benhamou, ne fait pas semblant : on y vient pour jouer aux échecs ; et seulement pour jouer aux échecs. Les deux salles, élégantes, proposent 27 tables en laque noire avec échiquier et minuteur intégrés, donc pas vraiment carénées pour accueillir des grosses pintes… Mais les futurs Kasparov biberonnés au Jeu de la dame vont être comme des fous (en b2/g2).  Romain Benhamou, à l'origine du projet, aime évoquer l'ambiance de Washington Square à New York, où les amateurs poussent le bois qu'il pleuve ou qu'il vente. Deux précisions s'imposent : on a la même chose au Luxembourg (mais c'est moins glam apparemment) et au Blitz Society, il faut payer 10 € l'heure. Certes, un soft (à 5,40 €)  est offert mais notons qu'aller dans un troquet lambda avec son échiquier en plastique sous le bras coûte bien moins cher. La carte n'est pas spécialement donnée : Gallia bouteille (8 €), pays-d’oc rouge Naturalys de Gérard Bertrand (6,20 €)… Pour réussir ce gambit financier, le lieu propose une appli pour tisser un réseau d'habitués du bar avec un classement des meilleurs joueurs et l'organisation de tournois. A voir si cela suffira à se faire adouber par la commu des amateurs. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'

  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4

Descendre la rue Jacob, c’est comme remonter le temps. Dans cette petite rue historique occupée par des hôtels de luxe discrets et des librairies au charme d’antan, on trouve le Caveau des Légendes. Cette cachette discrète attire des invités prestigieux comme René Urtreger ou Peter King, qui représentent le jazz des années 1950 à nos jours. Une armure de chevalier vous accueille à la porte et déjà, on se sent emporté par la légende fantastique qui hante les lieux. En bas des escaliers, derrière la lourde porte en chêne, on arrive dans une taverne médiévale éclairée par les lustres en fer qui pendent du plafond voûté et des candélabres accrochés aux murs en pierre. On se croirait dans les douves d’un château. L’ambiance est parfaite pour les soirées voyance du mercredi. On frissonne alors dans un face-à-face avec les cartes de tarot de Marseille pour avoir un aperçu de son avenir. Un piano quart-de-queue qui se niche dans une alcôve est emprunté par les musiciens lors des soirées musicales ou cabaret. L’espace se prête également à des pièces de théâtre. N’hésitez pas à consulter leur programmation pour en savoir plus.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Cézanne, Picasso et Braque, alors étudiants des Beaux-Arts voisins, avaient leurs habitudes dans ce bar. Un siècle plus tard, Ernest Hemingway, Jim Morrison et Harrison Ford venaient soulever le coude ici-même. Aujourd’hui, la Palette est surtout fréquenté par la jeunesse BCBG très 6e, en mocassins, polo blanc et robe trapèze. Bienvenue à Saint-Germain-des-Prés. Le bar est désormais classé monument historique, grâce aux vestiges d'époque, surtout son bar et la salle du fond, qui ont conservé au mur les croûtes d’origine et des céramiques des années 1930. A l’extérieur, sa belle devanture à l’ancienne fleurie et sa terrasse ensoleillée sous la tonnelle sont particulièrement agréables pour prendre un verre, entre les galeries d’art de la rue de Seine. A l’heure de l’apéro, armez-vous de patience car la queue est longue pour obtenir une table à l’extérieur. Voir tous les bars de Paris : cliquez ici. Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.

  • 2 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4

Le Polly Maggoo est un bar à l’apparence charmante (façade recouverte de mosaïque très Art Nouveau) qui se déploie sur deux étages et se situe entre Saint-Michel et Notre-Dame. Doté d’une micro-terrasse sur un micro-trottoir, le bar vous propose un happy hour de 16h à 22h. Pendant cette longue plage horaire, coincés entre des touristes suédois et des étudiants sans le sous, vous pourrez vous abreuver de pintes ou de cocktails à 5 € dans la douce brise des gaz d’échappement. 'Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?', c’est aussi le titre d’un film de 1966, tourné par William Klein (le fabuleux photographe, aussi réalisateur à ses heures) qui maltraitait, en pleine Nouvelle Vague, sur fond de défilés de mode, la société de l’image et de l’apparence. Comble du paradoxe (s’il s’agit d’une plaisanterie au 8e degré, alors bravo) ce bar diffuse en continu, sur d’immenses écrans LCD, la chaîne Fashion TV. Si monsieur Klein qui vit et travaille à Paris voit ça, il doit bien se marrer. Car même si le joli zinc en céramique éclatée fait penser à une création de Niki de Saint Phalle, rien d’autre, dans cette rue cernée de magasins de souvenirs et de vendeurs de roses insistants, n’envoie du rêve. Si vous n’êtes pas rebuté par les serveuses peu enclines à vous servir (et à vous sourire), vous pourrez alors vous y arrêter boire un After Sex, sorte de cocktail à base de gin, qui fait penser à une combinaison de bonbons à la fraise et de bonbons à la banane. C’est beau, la vie.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4

A Saint-Michel, les bars intimistes ne sont pas légion. Et si vous n’êtes pas du genre à boire votre demi dans une brasserie-paquebot ou que vous n’avez pas besoin de revendre vos livres de poche, le séjour dans le coin peut vite tourner court. C’était sans compter sur cette petite rue presque invisible où autrefois on venait s’engourdir les sens à grand renfort de fée verte. Lorsqu’elle était encore surnommée le Caveau de la Bolée, la Vénus Noire accueillait derrière son comptoir messieurs Baudelaire, Verlaine ou Rimbaud. Du beau monde venu pour l’ivresse, dans un lieu chargé d’histoire dont la cave voutée date de 1290.  Si la faune est nettement moins littéraire qu’au siècle dernier, elle n’en est pas moins confidentielle. Mais pour découvrir l’interlope Venus, il faut attendre la fin de l’happy hour (5€ la pinte de 18h à 21h et 6,50€ le cocktail ) et voir partir les cohortes de jeunes bourgeois venus s’aviner en début de soirée. Gay friendly, la Venus noire n’est pas à proprement parler un bar de filles, mais organise fréquemment des soirées et expos LGBT. On y vient manger des planches de charcuterie-fromage (15€) et boire des cocktails à base de chartreuse verte, évidemment. Le lieu parfait pour faire et refaire le monde.

Le Bar du Marché
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4

Le Bar du Marché (BDM pour les intimes) situé rue de Seine près de l’hôtel de Buci est l’un des spots préférés de la jeunesse bourgeoise et étudiante de Saint-Germain-des-Prés, mais aussi des touristes. Il faut dire qu’il colle bien aux airs « vieille France romantique » que le quartier se donne pour plaire aux visiteurs. Sa salle intérieure et sa devanture sont « typiques » certes, comme ses nappes à carreaux rouge et blanc, mais les serveurs habillés en gavroche et salopette, c’est un peu « too much ». Qu’importe, l’ambiance est sympathique, sa terrasse ensoleillée est agréable, et les prix sont raisonnables pour Saint-Germain. La bière est à 3 euros, le cocktail à 8 euros, et pour les petites faims les clubs sandwich à 5 euros. Pour quelques euros de plus, vous pouvez choisir un saucisses-frites-bière ou les tartines de fromage-vin rouge.

Shopping à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • Shopping
  • Librairies
  • Quartier latin

Bienvenue dans le lieu de prédilection des passionnés d'écriture et d’écrivains en tous genres. Depuis 1951, Shakespeare & Company est un lieu de rencontres et d'échanges incontournable pour les amoureux de littérature. Quand George Whitman, propriétaire des lieux, collectionnait les livres en langue anglaise qu'il prêtait de temps en temps à ses amis, il ne se doutait pas que sa passion ferait de Shakespeare & Company la meilleure librairie parisienne pour lecteurs anglophones. La styliste Olympia Le-Tan y trouve également de l'inspiration pour ses minaudières, des boîtes en forme de livres faites main. Abonnez-vous à la newsletter pour être au courant des lectures, ateliers d'écriture et événements divers qui s’y déroulent. Comme le souhaitait George Whitman, Shakespeare & Co a ouvert son café en octobre 2015, juste à côté de la librairie. 

Un Regard Moderne
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4

Vous vous rappelez des géniales idées de rangement de livres de Gaston Lagaffe ? Eh bien le Regard Moderne, c'est pareil... en mieux. Des piles de bouquins hautes de plusieurs mètres, des étagères inaccessibles cachées derrière des colonnes et des colonnes de papiers, des couloirs où l'on ne peut passer qu'en rentrant le ventre, qu'en y progressant lentement de peur de faire bouger un livre qui ferait s'écrouler tout ce précaire édifice. C'est Jacques Noël qui a imaginé cet endroit, avant de laisser à sa mort son successeur prendre l'échelle pour ranger immuablement ces précieux volumes, qu'il s'agisse de beaux ouvrages sur Duchamp, des fascicules immenses de Blanquet et de United Dead Artists, des recueils de poésie surréaliste, des romans beat en VO et autres trucs SM bizarres. Libraire depuis les années 1960, longtemps aux Yeux fertiles à quelques mètres de là, Jacques a ouvert ce magma d'encre et de papier en 1991, entretenant l'héritage de la Beat Generation : on ne dirait pas aujourd'hui, en regardant les luxueux hôtels pour touristes qui encadrent l'angle de la rue Saint-André-des-Arts, mais c'est bien ici qu'échouèrent Ginsberg, Burroughs & Co, il y a plusieurs décennies de cela. Vous l'aurez compris, Un Regard Moderne, dont le nom évoque évidemment le supplément de Libé que pilotaient les graphistes de Bazooka à la fin des années 1970, ne propose pas que du neuf. Ici, il y a absolument tout : de la musique à la BD, des brochures autoproduites aux petits romans érotiq

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Le Labo
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  • Parfumeries
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Imaginé par Edouard Roschi et Fabrice Penot en 2006, Le Labo s’inscrit dans un désir d’expertise et d’exclusivité, dans une volonté de proposer des parfums frais, unisexes, complexes et faits main. Si on compte quatre boutiques parisiennes, la marque ne recense que vingt-deux boutiques dans le monde et une quarantaine de corners. Le Labo a fait du chemin depuis son entrée chez Colette. « Nous travaillons sans stock, explique Agatha, responsable des boutiques parisiennes. Pour garder un maximum de fraîcheur, les parfums sont mis en flacon sur place devant les clients. » Un processus expliqué avec pédagogie, fiole à la main. « Les clients ont parfois une idée erronée des senteurs qu’ils aiment parce qu’elles sont associées à des parfums qu’ils portent ou qu’ils apprécient. » L’orgue à parfums situé derrière le comptoir devrait étouffer quelques idées reçues sur le patchouli, la bergamote ou le vétiver. Flacon minute Ce n’est qu’après avoir sélectionné la fragrance de votre choix parmi les quinze propositions (de la plus légère Ambrette 9 à la plus puissante Patchouli 24), que le technicien procède au mélange d’alcool, d’eau et d’huiles dans le coin labo. Le cœur du parfum – les huiles maturées – est conçu au préalable par un nez (Annick Menardo, Maurice Roucel, Daphné Bugey…) et ensuite élaboré par des laborantins. Le numéro accolé au nom correspond au nombre d’ingrédients qui composent le parfum et le rendent si complexe, 31 pour la Rose, 17 pour le Jasmin. Une quinzaine d’uni

Arty Dandy
  • Shopping
  • Décoration d'intérieur
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Des lampes poétiques ornées de canaris, des têtes de mort dorées, des corbeaux empaillés : la déco d’Arty Dandy, boutique rock chic en plein Saint-Germain-des-Prés détonne. Et à en croire leur slogan « sélection remarquée pour personnes remarquables », c’était bien l’objectif. Installée d’abord dans une galerie d’art puis au Bon Marché (excusez du peu), la boutique d’Axel Teinturier distille une odeur de baroque avant-gardiste. De l’arty dandy ? En gros, on y trouve des objets raffinés, souvent introuvables ailleurs, au carrefour entre l’art, le design, la mode et la culture.  Des trésors tout droit sortis d’un cabinet de curiosités, comme le cadre exosquelette de papillon (140 €), de la déco classique voire inoxydable (seau à champagne en acier massif signé Christofle, 560 €) et même des accessoires, disons-le, un brin kitsch – nœud papillon imprimé dollar (Laurent Desgrange, 59 €). Et parce qu’il ne suffit pas de se dire arty pour l’être, la boutique propose tous les mois des expos d’artistes. On y a croisé Dan-ah Kim, une illustratrice américaine aux œuvres sombres et fleuries, et plus récemment Geoffrey Guillin.

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Démocratie
  • Shopping
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4

Fondée en 2011, cette boutique multimarques diffuse un soupçon de culture underground dans le quartier touristique de Saint-Michel. Kimo et Diana, deux sœurs, ont repris le local du disquaire et bouquiniste ‘Silly Melody’, alors tenu par Kimo et son père. Insufflant au passage une nouvelle vie et une nouvelle philosophie au lieu, en le modernisant façon concept-store londonien ou berlinois. Au rez-de-chaussée, une sélection d’objets et accessoires design, de livres et de magazines, avec une touche rétro. Pour la mode femme et homme, direction le premier étage où l'on retrouve un bon choix de streetwear, avec des marques comme Vans, Dunderdone et Be Street, mais aussi les sacs aux motifs ethniques de Pendelton et les chaussures tendance de Jeffrey Campbell, connu pour ses paires de creepers très punk. La démocratie ici, c’est que chacun peut y trouver son mode d’expression vestimentaire ou culturelle, il y en a pour tout le monde. Mais le gros plus de cette adresse est à chercher dans le sous-sol, l’espace disquaire hérité de ‘Silly Melody’, qui contient une sélection vaste et pointue de vinyles.

Sabbia Rosa
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  • Lingerie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 4 sur 4

Lorsque l’on pénètre au 73 de la rue des Saints-Pères, nos narines sont chatouillées par le parfum poudré qui en émane. Si cette boutique de lingerie évoque un Paname des années 1970, c’est qu’elle a effectivement ouvert ses portes vers la fin de ces eaux-là, il y a plus de 35 ans. Un repaire coquin et follement chic, un endroit où hommes et femmes sont accueillis avec révérence. Sabbia Rosa se consacre aux matières naturelles, ne donnant que dans la soie. Et quelle soie ! Des myriades de couleurs (trente coloris et douze motifs créés par an) soyeuses aguichent les pupilles, parées de leurs dentelles assorties. « Ici on fait dans le dessus et dans le dessous », nous souffle la maîtresse des lieux. Ainsi, les différents modèles, déclinés en quatre tailles (taille, mi-cuisse, genou et cheville), peuvent pour les plus téméraires, se porter dessus. Une robe de chambre se transformant en manteau, une chemise de nuit s’improvisant robe du soir, une combinaison imitant une robe de jour... Et à celles-ci, correspondent des cardigans en cachemire (20 coloris) et des sous-vêtements : soutien-gorges et petites culottes jouant sur les mêmes tons. Une petite boutique de petites mains s’appliquant dans des ateliers installés à Lyon : les teintures, tout comme la couture sont exclusivement françaises. Si les tailles 38 à 44 sont disponibles sur place, il est toutefois possible de se faire confectionner du sur mesure sans surcoût (heureusement, les prix oscillent déjà entre 180 € pour un top

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • Chocolateries et confiseries
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les gros gourmands qui veulent un chocolat "qui en jette"Choco culte ? Les laits, pralinés, rochers... Et surtout, surtout, la demi-sphère fourrée au caramel coulant/citron vert.  Fou de motos et d'art, Patrick Roger a choisi dès l'âge de dix-huit ans l’univers du chocolat pour exprimer sa créativité. Après avoir ouvert sa première boutique à Sceaux (avec un labo dernier cri), le zigue s’est installé à Paris. Ses bonbons de chocolats, très gourmands, parfois un peu trop sucrés à notre goût, font surtout les délices des amateurs de chocolat au lait.  C'est pas pour rien qu'on le surnomme le Rodin du chocolat : chaque fête est pour lui l'occasion de créer de nouvelles sculptures totalement dingues — on se souvient encore de cet arbre de Noël de dix mètres pour le Téléthon. Et visiter l'une de ses boutiques ressort presque de la démarche muséale : on vient reluquer ses primates géants en chocolat, sculptés au détail prêts, comme on admirerait une toile expressionniste. Patrick Roger, c'est aussi et surtout un empire qui pèse, autant que votre taux de cholestérol : pas moins de dix boutiques en tout ! Une à Sceaux, une à Saint Germain-en-Laye, sept à Paris et une à Bruxelles, employant une vingtaine de personnes en atelier et une quarantaine dans les magasins. A ceux qui lui diront qu'il s'est pierre-cardinisé (ou pierre-hermé-isé), le MOF Chocolatier de l'an 2000 répondra qu'il continue de mettre un point d'honneur à sourcer des produits de qualité : oranges de Corse,

Cartes d'Art
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  • Art, artisanat et loisirs
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 1 sur 4

La rue du dragon couve jalousement quelques petits trésors : la galerie du Loft du 34, le restaurant Aux Prés et le bar Le Dragon. Mais aussi Cartes d'Art. Une séduisante créature aux écailles de papier qui, une fois le badaud curieux attrapé dans ses serres colorées, le retient prisonnier de son envie de tout acheter. Un lieu à mettre dans ses petits papiers L'envoûtement commence par les carnets de voyage et les cahiers de brouillon aux pages enluminées puis se poursuit avec les goodies à l'effigie de Paris. Magnets en forme de plateau de charcuterie bien de chez nous, porte-photo tour Eiffel, tote bag animalier... Une aubaine pour les touristes avisés souhaitant ramener un souvenir insolite de leur virée dans la Ville Lumière. Mais si les Parisiens pur jus ne se sentiront pas concernés, ils succomberont très vite aux autres charmes de la boutique. Car la bête regorge de trouvailles : taille-crayons mappemonde touchant au cœur les nostalgiques de l'époque primaire, broches en tissu pour moins de 10 €, stylos fantaisie à 1, 2 ou 3 € et stabilos/flacons de vernis fluo raviront les amoureux de plaisirs futiles mais délicieusement nécessaires. Notamment ceux dont l'argent de poche fuit les leurs en fin de mois. Quant aux cartophiles plus sérieux, qui ne se laissent pas si facilement attendrir par des confettis en carton ou des kits à cupcakes, ils auront ici trouvé ce qui se rapproche le plus du paradis. Pour preuve : une variété de cartes postales originales, artistiques ou si

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  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

A peine a-t-on franchi la porte d’entrée de Buly que l’on se retrouve comme dépaysé. Avec son comptoir d’apothicaire en marbre et bois de noyer, et les symphonies romantiques qui émanent de ses enceintes, cette échoppe semble sortie tout droit d’une autre époque : le XIXe siècle. Même l’inscription sur la plaque vissée à l’entrée annonce la couleur : « En 1837, Honoré de Balzac s’inspira du parfumeur Jean Vincent Bully et de son officine pour son roman 'César Birotteau'. » Ambiance carte postale Si le livre n’est pas le plus connu de l’auteur (son personnage encore moins), c’est grâce à Arnaud Montebourg que Ramdane Touhami - pas gynécologue mais franchement adepte des grands écarts (deux marques de vêtements, un concept store, l’ex-Parfumerie Générale, la Cire Trudon…)- a trouvé les prémices de son dernier projet en s’inspirant du bonhomme. Exit un « l » pour l’esthétisme et place à la sainte trinité parfumer-hydrater-protéger dans une ambiance de carte postale.  Au menu, tous les condiments du cosmétique avec de drôles de noms désuets : « Eau de la belle haleine » (29 €) et « opiat dentaire » (20 €) pour la bouche ; « eau superfine » (35 €) et « pommade virginale » (40 €) pour le visage ; « huile antique » (38 €) et « pommade pogonotomienne » (29 €) pour le corps… Ca fleure bon la lavande, la rose et la qualité au naturel, sans conservateur. Cocorico : tout est made in France sauf les huiles sur les étagères, ici et là, qui proviennent, elles, de tous les recoins de la Terr

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  • Décoration d'intérieur
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

C’est un lieu qui n’a jamais cessé d’aimanter les amoureux de déco. Ici, depuis plus de vingt-cinq ans, une pléiade d’objets sont exposés avec chic et élégance, et redonnent du piment à votre logement aussi fade qu’un bouillon de légumes sans sel. Caravane, créateur d’intérieur solidement installé dans quatre adresses parisiennes, propose tous les condiments pour embellir notre maison. Et plutôt que de visiter le sacro-saint magasin du Marais, on a traversé la Seine pour squatter le temps d’une après-midi l’appartement-boutique rive gauche, ouvert en 2013. Et autant dire qu’en pénétrant l’immense espace de 170 m2, on se sent comme un Sim qui voit sa jauge de bien-être exploser. Du canapé en lin sauvage hyper confortable (3 450 €) aux assiettes creuses fleuries fabriquées artisanalement au Portugal (18 €), en passant par le très gracieux lit Pacha (1 500 €), les choix sont nombreux et les faux-pas presque inexistants. Vu notre budget, on se contentera des bougies parfumées présentées dans un caillot en coton (50 €) et des coussins de nuque et leurs imprimés géométriques (50 €), qui épousent parfaitement la forme de notre tête. A la fin de la visite, on se sent bien comme après avoir plongé dans un bain de poésie. Surtout, on sort de là avec une certitude : plus de deux décennies après sa création, et tel l’hydre de Lerne, la griffe Caravane continue encore et toujours son renouvellement permanent. Et ça ne semble pas prêt de s’arrêter.

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