Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

Le coeur de Paris bat encore

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Qui n’a jamais eu rendez-vous devant la fontaine Saint-Michel ? Ni sillonné les ruelles labyrinthiques du quartier avant de finir fourbu devant une onéreuse tasse de café ? Circonscrit d’un côté par les odeurs de chênes du jardin du Luxembourg et de l’autre par le cours tempétueux de la Seine, le Paris des belles-lettres fait depuis toujours fantasmer des générations d’amoureux du vers. A la terrasse du Flore, on croise invariablement touristes en goguette, jeunes chevelus, sorbonnards torturés, et toute une faune d’écrivains (plus ou moins) médiatiques. Le prix du Perrier citron vous fera sans doute tousser, mais le mètre carré coûte bien cher par ici. Aucune surprise alors à voir les boutiques de luxe se suivre comme des perles sur un collier : Rykiel, Cartier, Mont-Blanc, Joseph… Saint-Germain-des-Prés fait la part belle au chic parisien. Si les silhouettes de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ne sont plus, ce petit bout de Paris n’a cependant pas abandonné son mythique contrat culturel.

Que vous vouliez swinguer sur du bon son (Jazz à Saint-Germain en mai), débattre autour de la programmation d’Olivier Py (actuellement directeur du théâtre de l’Odéon) ou revoir un Jerzy Skolimowski au Champo, l’arrondissement se pliera en quatre pour vous. Qui sait, le charme désuet des pavés, conjugué à l’aura existentialiste des brasseries, vous donnera peut-être envie de dévorer le dernier Goncourt ?

Restaurants à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Saint-Michel
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Comme le réverbère ou la mauvaise humeur, la frite est une invention parisienne ! Taillée d’abord en rondelle, elle devient un mets populaire vendu à la sauvette (souvent par des femmes) sur le Pont-Neuf au début du XIXe siècle, avant de prendre sa forme de bâtonnet caractéristique puis son essor définitif dans les foires de Belgique. Si les baraques dédiées à la divine barrette blonde sont légion dans le Plat Pays et les Hauts-de-France (elle a même un championnat du monde à Arras tous les ans !), à Paname elles font cruellement défaut. C’est ce que s’est dit Hugo Des Jamonières, restaurateur ayant de la frite dans les idées, en ouvrant cette casemate orangée sommaire à larges friteuses fumantes, comptoir de briques et fenêtre ouverte sur la rue (à ne pas confondre avec Patate Records).  Au menu ? Des frites, des frites, des frites comme dirait le père Tuche. En l'occurrence, en cette saison, une cartoufle (et bim un synonyme de patate pour briller au Scrabble) de variété nazca, fraîchement coupée du matin en barettes réglementaires de 1cm de côté, cuites en double bain d’huile végétale (donc compatible régime végétarien), avant d’être salées et mises en cornet. Des frites croustifondantes, exhibant un début de dorure seyant et un goût de reviens-y redoutable (petit: 4 €, moyen: 5,5 €, grand: 7,5 €).  Sur place debout ou à emporter, on les trempouille dans des sauces maison qui défouraillent: mayonnaise indispensable, ketchup pimenté, barbecue au cognac et à l’orange ou...
  • Japonais
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Enroulez c’est plié. La discrète bataille des meilleurs handrolls de Paris est déjà finie et le vainqueur fait salle comble à Odéon. C’est Kaïto, enclave nipponne et inox dont le blase signifie « l’homme de la mer », tenue par Takuya Watanabe (Taku pour les intimes), maître sushi à l'origine de l’inoubliable Jin. La petite salle (un couloir en fait) a de quoi surprendre : un comptoir en marbre bleuté qui court le long de la cuisine avec quelques couverts dressés pour s’y accouder… Sans poser ses fesses, car comme dans les bars tokyoïtes du marché aux poissons (et la chanson de Johnny), il faut rester debout.  Au menu déjeuner, pour les heureux élus qui se pointent dès 12h15, les Rolls des rolls défilent par trois, quatre ou cinq, escortés d’une soupe miso – qu’on laperait à même le marbre – et d’une fraîche salade d’algues au concombre. Dans la feuille de nori craquante sélectionnée entre mille sont emmaillotés, d’un tour de main expert, grains nacrés de riz tiède, soja maison et surtout du poisson de première bourre ciselé, tel le thon rouge bluefin ou le maigre de ligne. Parmi les signatures, c'est le Kaïto maki, sirène deux thons (ventrèche et akumi, thon rouge taillé à la verticale), courge marinée, shiso et sésame, qui remporte le titre de Monsieur bien roulé ! Pour rester thon sur ton, on accompagne ça d’un ramequin de dés de ventrèche aux asperges blanches et wakame infiniment printanier. En unique dessert, une terrine chocolat blanc-matcha goûtue mais un peu dense...
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  • Gastronomique
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Mise à feu du deuxième étage de la fusée Esu Lee ! Après JIP, meilleur rapport kif-prix aux Time Out Food & Drink Awards 2025, le chef coréen ouvre le flamboyant Orson dans la très appropriée rue du Dragon (à deux pas du Bar des Prés de Lignac). Une enclave plutôt chic et sage, mobilier en bois exotique, murs gris cendre et plafond inox des omniprésentes gaines d’aération. Car il s’agit d’aérer le monstre chromé qui occupe le fond du restaurant, un barbecue géant à trois foyers, manivelles et circuit d’eau pour refroidir les fumées, unique moyen utilisé pour cuire les aliments. Chez Orson, Esu Lee réussit à faire se sentir comme à la maison une cuisine coréenne populaire dans le cadre élitiste d’un menu gastronomique à la française, avec amuse-bouche, pré-dessert, mignardises et service au cordeau. Durant ce profus dîner en quatre étapes (mais quinze assiettes !), on baguette ainsi un très classieux sashimi de thon rouge fumé au foin, un gimbap au craquelin de riz, chou-fleur et guanciale, ou un délicat maigre grillé et son jus de crabe, mais on se retrouve à manger avec les mains des moules de Galice baignant dans une sauce sambal indonésienne de feu ou à attaquer un plat en alu de légumes à la flamme (en généreux accompagnement d’une démente bavette de wagyu). Car Esu Lee n’oublie jamais de concilier l’inventivité et la précision avec la générosité des tables familiales coréennes, et cela fait -déjà- d’Orson une grande table singulière ! Chez Time Out, tous les...
  • Japonais
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Derrière Saint-Michel, se cache une intrigante porte rouge miniature. On dirait le sas d’accès d’une villa hobbit, c’est en fait celui d’un izakaya silencieux qui joue à cache-cache avec le tumulte des passants dans une ancienne cave de poutres et de pierres. À l’intérieur, s’imbriquent des comptoirs de bois clair où faire tenir tout juste une équipe de foot (sans les remplaçants).  On s’y installe façon Tetris pour un gueuleton nippon bien troussé. Bandana enroulé autour de la tête, le chef Ryota Suzuki (ancien de chez Abri) chantourne, au dej, une formule à 21€ qui jure avec les rapports qualité/prix scabreux du quartier. Après une soupe miso et un zensai (petit hors d’oeuvre de haricots verts-thon), est servi avec le sourire un plat pour appétits dimensionnés comme la porte d’entrée : assortiment de tranches de poisson cru, bar, saumon, thon, toro en degradé de couleur avec son -vrai- wasabi, ou poulet frit karaage et salade verte voire chirashi pour quelques euros de plus. En supplément dessert, on ajoute une pimpante mousse choco-yuzu sous une poire confite au whisky japonais (9 €). Le soir, à la carte, le chef passe en mode super saiyan et envoie des kamehameha: croquettes fondantes à la crème et chair de crabe (12 €), morue charbonnière au miso (19 €), sushis et sashimi sans afféteries (25-29 €)...  A boire, de sacrés sakés, chauds ou tièdes, venus des quatre coins de l’archipel: d’Akita à Gifu, en passant par Yamaguchi (9-17 € les 12cl) mais aussi quelques vins dès...
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  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pour qui ? Ceux qui veulent dévorer des sushis et makis créatifs sur fond de rap US. Plat culte ? Les makis, la grande spécialité de la maison.  Après un (nouveau) passage remarqué dans ce temple du cool (poutre apparente, lanternes multicolores et rap US), il n’y a pas à dire : Blueberry trône toujours dans notre eat-parade des planques japs de la capitale ! Sise au cœur de Saint-Germain, ce spot à sushis et makis créatifs casse la baraque avec ses délices roses, oranges, verts… Des rainbow makis tout sauf conventionnels, répondant à des noms plus loufoques les uns que les autres : convaincants Trublions (sushis, tartare de saumon, grenade et sauce explosive au tobiko) ; graphique Transsibérien (crabe des neiges, gambas, pomme, pamplemousse, mayonnaise, avocat, aneth, œufs de saumon, nori) ; ou mythique Rackham le Rouge (tempuras de gambas, thon mariné, carpaccio de truffe, concombre, sauce épicée, tobiko, nori… notre préféré). Comptez 14-21 € les six, tous testés et approuvés.  Également à la carte, un crispy ceviche de daurade (14 €) ou une addictive "Geisha de la rue du Sabot", soit une crêpe croquante fourrée au thon et à la crème de truffe (7 €). Sans oublier les mochis artisanaux (5 € pièce) et cet original tiramisu à la crème de sésame noir (12 €). Côté glouglou, vous avez le choix entre de bons vins français (autour de 25 € la quille), deux bières japonaises (7-8 €), et quelques sakés (une vingtaine d’euros la bouteille). Un conseil ? Foncez plutôt sur les...
  • Crêperie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Little Breizh
Little Breizh
Pour qui ? Un touriste en extase devant ze crêpe !Galette culte ? La Say Cheese (9,90 €), garnie de chèvre chaud, de pommes cuites, de noix et de miel, juste équilibre entre sucré et salé, avec un léger parfum de romarin. Malgré son emplacement, en plein milieu d'une rue touristique, Little Breizh promet une expérience différente. Des crêpes à jeu de mots (la Sea Chic, la Say Cheese) et des ingrédients de qualité. Après plusieurs tentatives de réservation (personne au téléphone), on se déplace directement. La cahute est bien ouverte. Cuisine ouverte, drapeau breton et vieilles poutres en bois : comme à Plouezoch' ! En arrivant assez tôt, on a une table (gaffe : la petite salle se remplit vite). Parfaitement cuites, les noix de Saint-Jacques de la Coquine Saint-Jacques (13 €) reposent sur un lit de fondue de poireaux, pimpées d’une sauce soubise (oignons à la crème). La Say Cheese (9,90 €), garnie de chèvre chaud, de pommes cuites, de noix et de miel, trouve le juste équilibre entre sucré et salé, avec un léger parfum de romarin. La galette elle-même est savoureuse et croustillante, quoique pas tout à fait au même niveau que celle du Breizh Café. Côté sucré, on explose le calorimètre avec la Teddy Breizh (10,90 €) : deux crêpes sous une montagne de sauce chocolat, de caramel au beurre salé, de poudre de spéculoos... Le tout pimpé à grand renfort d'oursons en guimauve, de chantilly et de glace vanille ! Bon à savoir : si aucune des neuf spécialités proposées ne vous tente,...
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  • Brasserie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Plus nourrissante que le Flore, cette brasserie alsacienne dispense choucroutes et harengs Bismarck depuis 1880 aux bidons germanopratins. En 1920, l’ambitieux Marcelin Cazes, légende des Auvergnats, met la pogne sur cette belle affaire qu’il agrandit et céramise façon Art nouveau jusqu’au plafond. Les banquettes en moleskine ont vu passer leur pesant de fameux fondements, de Trenet à Madonna via Hemingway. Il faut dire que, dès la porte, l’étiquette est de mise ! Des panneaux anciens exigent une tenue correcte (et interdisent chèque, chien ou pipe…) tandis que la dame du vestiaire impose son flow aux manteaux. Question décor, pour sûr, on en a pour son pognon. Et dans l’assiette ? Bonne surprise : ça suit ! Fière de sa carte conservée dans un formol alsaço-bougnat sauce parigote, la brasserie fétiche de feu Mitterrand sait accommoder les petits plats à l’ancienne. Quelques hors-d’œuvre légumiers chérots (poireau mimosa vinaigrette, mâche-betteraves très 50’s) luttent vaillamment contre rosette lyonnaise, cervelas rémoulade ou pieds de porc. Le semainier égraine ses plats du jour, tel ce vol-au-vent du mercredi, petite bombe feuilletée garnie de ris de veau, volaille, épinard et pleurotes fleurant le sous-bois dont on n’aura garde de laisser une miette, en l’arrosant d’un mâcon classico (6,50 € le verre). Depuis la cuisine rikiki – 25 m2 les bras levés –, l’équipe du Poitevin Pascal Jounault envoie en continu jarret-lentilles, choucroutes garnies, purée au beurre et… parmi...
  • Bars à tapas
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Plus besoin de présenter Cyril Lignac, sa bouille enjouée, son accent du soleil et son CV long comme le bras de Rudy Gobert. Parmi ses plus franches réussites ? Sa triplette d’adresses qui enflamment la rue du Dragon, dont notre préférée, le Bar des Prés, ex-institut de bronzage devenu crépusculaire comptoir d’inspi nippone à la sauce Lignac. La déco chicos signée Studio KO invente l’izakaya de luxe avec ses tables marbrées, ses luminaires en osier et ses banquettes à motifs paon, tandis que la cuisine envoie blockbusters du chef et tueries japonisantes. L’autre soir, flottant dans une faune BCBG ascendant Rolex sur fond de muzak gentiment électro, on cale nos coudes sur le bar pour commander au staff avenant LE gimmick Lignac : sa craquante et fine galette de chair de tourteau et avocat, génialement parfumée au curry Madras (28 €), suivie d’un assortiment de six sushis chèrement facturés (38 €) mais parfaitement fondants et exécutés, entre otoro (ventrèche de thon gras), anguille laquée et Saint-Jacques. On enchaîne avec des moins convaincants california de crevettes croustillantes, sésame wasabi et mayonnaise thaïe (28 €). Avant de ne laisser aucune chance à des oursins marinés au tosazu (vinaigre de riz à la bonite fumée), cébette et citron vert, génial plat méconnu de la préfecture de Kōchi (au sud du pays). On fait passer tout ça avec des cocktails plutôt bien troussés, comme ce doux et acidulé Tokyo Garden (gin, saké, yuzu, shiso, litchi) à 19 €. Fin de partie avec...
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  • Café-restaurant
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 4 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pour qui ? Longtemps le QG des artistes et intellectuels de la rive gauche, le Flore continue d'attirer quelques célébrités, qui partagent l'endroit avec les bourgeois du quartier et des touristes qui n'en croient pas leurs yeux lorsqu’arrive l'addition !Boire quoi ? Un chocolat chaud à l'anciennePour une expérience plus authentique, préférez la salle Art déco à la terrasse, et commandez un chocolat chaud à l'ancienne ou un plat à la carte, en évitant les croques et les omelettes qui n'ont rien d'extraordinaire. Et surtout rappelez-vous qu'ici vous ne payez ni la qualité des produits ni l'amabilité du service, mais la légende ! Alors, vous ne serez pas trop déçus.
  • Japonais
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Paré pour le triple (nip)pontage ? Direction Shu, l’unique restaurant parisien consacré aux kushiage, ces brochettes japonaises enveloppées minute d’une subtile panure puis frites quelques secondes dans une mer d’huile. On rentre chez Shu littéralement par la petite porte (elle ne fait pas plus d’un mètre de haut !), avant de descendre dans cette cave zen avec poutres et pierres de taille, s’accouder au mini-comptoir ou harponner l’une des quelques tables à banquette vert pomme.  Deux menus au choix : le Kaze, majoritairement composé desdites brochettes, ou le Suzu, qui va folâtrer avec poisson cru, sashimis (impec’ sériole, bar et daurade ce soir-là) et mafflu sushi de maquereau (80 grammes à vue de nez). Puis, pas moins de 15 kushiage, délicieuses, plutôt légères et servies brûlantes : aubergine, poulet sauce miso-yuzu, bœuf haché, Saint-Jacques, canard, œuf de caille, courgette… À assaisonner de sauce tonkatsu (une Worcestershire à la nipponne) ou de quelques gouttes de citron vert. Avant de faire sauter le dernier bouton avec des nouilles fines inaniwa à tremper dans une sauce soja-vinaigre de riz, puis un dessert étonnant servi dans une verrine, à base de gelée de pamplemousse coiffée d’une autre gelée de sirop d’érable.  On éponge le tout avec une Asahi bien fraîche (6 € les 25 cl), de l’umeshu (8 € le verre), un verre de saké floral Dewazakura junmaï ginjo (13 € les 8 cl) ou un High Ball (eau gazeuse et whisky Yamazaki à 10 €)… Et shu au lit ! Chez Time Out, tous...

Musée & Galeries à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • Musées
  • Spécialisés
  • Saint-Germain-des-Prés
En 1857, Eugène Delacroix quitte le quartier de la Nouvelle Athènes pour investir ces appartements proches de l’église Saint-Sulpice, dont il est chargé de peindre l’une des chapelles. Réveillé tous les matins, écrit-il, par « le soleil le plus gracieux » posé devant sa fenêtre, il passe les six dernières années de sa vie à cette adresse « décidément charmante ». La demeure et son atelier, planqué dans le jardinet de la propriété, abritent aujourd’hui un musée intimiste dédié à la vie et à l’œuvre du peintre romantique. La collection recèle environ 1 200 œuvres, présentées à tour de rôle dans le musée. S'y côtoient des petites toiles, comme la Madeleine au désert et Roméo et Juliette au tombeau des Capulet, des études, des pastels et des lithographies, ainsi que les trois esquisses des fresques que Delacroix réalisa à Valmont en 1834. On y découvre aussi une palette et une poignée d’objets amassés par le maître de l’orientalisme lors de son voyage au Maroc en 1832 : un sabre, une sacoche à pistolets, des gargoulettes… Quelques œuvres de ses maîtres, de ses disciples et de ses amis viennent compléter l’ensemble. En parallèle de la collection permanente, le musée présente des expos temporaires thématiques et est investi à l'occasion d'événements comme le festival Photo Saint-Germain ou la Nuit des musées.
  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
En 1947, l’ancienne muse d’Aristide Maillol, Dina Vierny ouvre sa galerie, sur les conseils d’un certain Matisse. Toujours en activité dans son écrin d’origine signé Auguste Perret, sa galerie s’impose tranquillement comme la doyenne du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Spécialisée dans l’art moderne, Dina Vierny a toujours pris des risques et s’est rapidement démarquée par son grand éclectisme. École de Paris, peinture naïve ou non-conformisme russe, pas question pour cette grande esthète de faire d’autres choix que ceux du cœur. Aujourd’hui gérée par ses petits-fils, Pierre et Alexandre Lorquin (également à la tête de Pal Project), la galerie représente, bien sûr, la succession d’Aristide Maillol, mais aussi (acquise plus récemment), celle de Michel Haas ou de Robert Couturier.
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  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
Des expressions conceptuelles, pimentées, la plupart du temps, d’un soupçon de subversion et d’une pincée de star system : voilà où se situe, à peu de choses près, la galerie de Georges-Philippe et Nathalie Vallois. En témoigne la brochette d’illustres iconoclastes qu’ils défendent, comme le provocateur américain Paul McCarthy ou le Britannique Keith Tyson, dont les extravagances post-YBA (Young British Artists) ont été récompensées d’un prix Turner en 2002. Côté français, la « nouvelle génération » des trente/quarante ans est dignement représentée par Alain Bublex, Gilles Barbier ou Winshluss, tandis que des hommages sont ponctuellement rendus aux dinosaures du nouveau réalisme (Arman, Martial Raysse, Yves Klein, César, Niki de Saint Phalle…). A signaler que le feu affichiste Jacques Villeglé était aussi soutenu par la galerie de manière permanente.
  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
C’est un des spots incontournables des passionnés de design. Depuis 1999, la galerie Alexandre Guillemain est un peu la pionnière des galeries d’art déco et accueille le haut du panier entre ses murs. Spécialisée dans le mobilier américain du XXe siècle, le luminaire français et italien des années 1950-1970 et la céramique française des années 1950-1960, la galerie a exposé et vendu les plus grands blazes du siècle dernier. Frank Lloyd Wright, Pierre Paulin, Gio Ponti ou George Nakashima, tous ont eu droit à leur expo monographique. La galerie Alexandre Guillemain propose également des expositions thématiques dans lesquelles elle rassemble des pièces d’exception de créateurs divers. Une institution. 
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  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba)
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba)
Depuis 1806, l’école d’arts plastiques la plus réputée de la capitale réside dans les vestiges du couvent des Petits-Augustins. À ce dernier, dont la construction avait été commanditée par la reine Margot au début du XVIIe siècle, se sont ajoutés d’autres bâtiments plus récents comme l’Hôtel de Chimay (XVIIIe) et des extensions provenant de châteaux Français. L’ensemble abrite d’abord un musée de monuments français avant de se convertir en école d’art. Aujourd’hui, en plus de leur vocation d'enseignement, les Beaux-Arts de Paris accueillent régulièrement des expositions qui, tout naturellement, présentent souvent les travaux de leurs étudiants ou d'anciens élèves, parmi lesquels on compte Delacroix, Degas, César ou Géricault.
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
Voilà une galerie qui a su conserver un peu de la verve du Saint-Germain-des-Prés de la grande époque. C’est avec une certaine audace que Liliane Vincy, fille de la fondatrice de l’établissement, mène son petit monde au 47 rue de Seine depuis les années 1970. Au programme : des happenings extravagants dans l’esprit du mouvement Fluxus des seventies et des expositions monographiques originales, qui jouent sur des environnements sonores ou déclinent des thèmes à caractère sociologique. Après avoir défendu pendant de longues années d’éminents iconoclastes comme Pierre Restany ou Bertrand Lavier, elle continue de renouveler son regard, s’échinant à vivre l’art comme une aventure créative, au travers de Ben, Peter Vogel, Jean-Luc André et autres agitateurs confirmés.
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  • Librairies
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
Comme dans une banque, il faut sonner à l’entrée pour pouvoir rentrer. Et pour cause : la librairie Abbaye-Pinault – rien à voir avec la célèbre famille de business men français cependant – recèle de nombreux trésors qui, depuis sa fondation en 1917, ont suscité bien des convoitises. En février 2007, la boutique a d’ailleurs fait l’objet d’un cambriolage dont le préjudice s’élevait à plus 70 000 €. Dans les vitrines, ce ne sont pourtant pas des parures de saphirs et des cascades de diamants qui s’exposent, ce sont des livres. Mais quels livres ! Montesquieu, Montaigne, Molière, La Fontaine… Les plus grands écrivains de France et de Navarre occupent, dans leur chasuble finement reliée, des étagères à faire pâlir d’envie les bibliophiles avertis. Du beau monde devant et derrière le comptoir  Dans une ambiance chaude et intimiste, autour d’une table en chêne verni tel un îlot de bois massif, les lecteurs de toutes plumes peuvent admirer des ouvrages classiques du XIVe au XXIe siècle, des documents anciens ou des manuscrits originaux aux tranches dorées, magnifiquement ouvragées. Pour quelques centaines d’euros, on peut également s’accorder une page de l’Histoire au travers des correspondances, de notes, de dessins et d’autres autographes rédigés par des artistes de renom (Colette, Zola, Cocteau et Baudelaire pour ne citer qu’eux), qui se laissent effeuiller avec émotion. Et si nos finances ne permettent pas cet écart caméral, on peut toujours jeter son dévolu sur des...
  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
Avec à sa tête le galeriste Charles-Wesley Hourdé et la consultante en arts visuels Clémence Houdart, la réputation de 31 PROJECT n’est plus à faire. Sa ligne ? Exposer aussi bien des créateurs issus des scènes africaines de l’art contemporain que des objets plus anciens du continent. Si le spot était jusqu’alors alangui au 31 rue de Seine, c’est quelques enjambées plus loin, au numéro 41, que l’on pourra bientôt découvrir son nouvel espace baptisé les Verrières. Rendez-vous le 9 février pour le vernissage de deux expos : un group show avec l’ensemble des artistes de la galerie et une sélection de sculptures anciennes provenant d’Afrique et d’Océanie présentes dans la collection de Charles-Wesley Hourdé. Et pour plus de lieux où voir de l'art africain à Paris, c'est par ici !  
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  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
  • Recommandé
Galerie Loevenbruck
Galerie Loevenbruck
Lorsqu’elle ouvre ses portes en 2001, la galerie Loevenbruck sème une bonne pincée d’humour sur Saint-Germain-des-Prés en exposant des artistes comme Virginie Barré, Philippe Mayaux, Bruno Peinado ou Olivier Blankaert, dont l’œuvre interroge l’art conceptuel avec dérision et légèreté. Depuis son déménagement en 2010, elle brille en outre par son nouvel espace de 130 m2, lumineux et épuré : de quoi mettre en valeur la jeune scène française que Loevenbruck défend depuis ses débuts, auprès de nombreux espoirs internationaux comme l’Autrichien Werner Reiterer ou l’Irlandaise Blaise Drummond. Une belle programmation épicée, toujours, de ce délicieux parfum d’ironie qui caractérise cette galerie pas vraiment comme les autres. Et fidèle aux grands rendez-vous annuels du marché de l'art parisien que sont la FIAC et Paris Photo.
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Loft du 34
Loft du 34
Le Loft du 34, c'est la mort des "white cubes". Cet espace atypique, situé en plein coeur de Saint Germain des Prés, au fond d'une cour pavée de la rue du Dragon, ressemble en effet plus à un appartement qu'à une galerie d'art. La cuisine américaine, ouverte sur les tableaux des meilleurs street-artistes accrochés en ces lieux, témoigne d'ailleurs du passé immobilier de l'endroit.Ayant conservé le charme de ses murs en pierres et de ses poutres apparentes, le Loft du 34 a donc la chaleur d'un chez-soi plus que d'une salle d'exposition aseptisée. Une ambiance accueillante et conviviale que renforcent les oeuvres colorées que l'on peut y admirer, de même que le sourire de ses propriétaires. Sans oublier, cerise sur le gâteau, que le Loft du 34 est couplé avec un appartement (au 3e étage) où les plus grands virtuoses de la scène urbaine (Astro, Dacruz, Marko93...) s'en donnent à coeur joie sur les murs, le sol, et même le plafond !

Bars à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la série "les Parisiens réinvestissent les épicentres à touristes", après Montmartre et Chez Eugène, voilà le quartier Saint-André-des-Arts et le bar à cocktails de l'hôtel Dame des Arts. Pour échapper aux mauvais paninis, aux bières surtarifées et aux quarterons de Britanniques en ayant abusé, passez donc d’un air décidé la porte de ce chic hôtel sorti de terre en 2023. On pourrait rester dans son patio néo-Art déco dessiné par Raphaël Navot, avec plancher en bois noirci à la flamme, tubes de chêne lambrissant les murs et banquettes en velours bleu nuit. Mais non, le Parisien hautain sait prendre de la hauteur. Direction donc l’ascenseur et le 5e étage pour un des rooftops les plus zinzins de la rive gauche (et sur le podium si on considère toute la ville). Quelle vue démente ! Là, Notre-Dame à un jet de mégot ; de l’autre côté, la tour Eiffel qui se glisse entre le clocher de Saint-Germain et le dôme des Invalides, le tout sur un océan de toits bien entretenus (c’est le 6e, bébé). Vous n’avez jamais utilisé le réglage panoramique de votre téléphone ? C’est le moment ! Quand vous vous êtes assez enivré de la vue, passez aux cocktails avec une courte carte de trois propositions avec alcool et autant sans. On opte d’abord pour un Uno Mas (18 €), plaisante variante de la Tommy’s Margarita avec tequila, sirop d’agave et cardamome agrémentée de sel et d’une feuille de sauge. Le Shakerato des Arts (16 €), petite bombe rafraîchissante qui mêle Select, citron et fleur...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec sa devanture tout bois, entre relais de trappeur et cabane à sucre, le Castor Club détonne toujours en plein quartier Saint-Michel. Depuis son ouverture en 2012, le cadre n’a pas changé – ou si peu (seul le sous-sol, jadis réservé aux soirées du week-end, est désormais fermé). Tout en longueur, avec son comptoir bordé de velours et ses murs boisés, l’établissement cultive une ambiance cosy plus Twin Peaks que Jeremiah Johnson. Quant au fidèle castor empaillé, celui-ci, flegmatique, trône toujours à l’entrée du bar. Côté cocktail, Thomas Codsi – le taulier – et Louis Bonnevie délivrent une carte partagée entre signatures intemporelles et créations du moment aux influences classiques. La soirée débute avec un Humo-Ja, aux saveurs de tequila bien présentes. La recette propose un bon équilibre entre l’acidulé du citron vert, le doux-amer de l’aperitivo et le fumé légèrement pimenté du chipotle. L’effervescence du champagne apporte une touche rafraîchissante, tout en renforçant la dimension apéritive du drink. Dans un registre radicalement différent, le Corazon de Alcachofa, convainc lui aussi. Mezcal et Cynar confèrent une note végétale, la Chartreuse jaune, un peu de rondeur et le sherry, une discrète complexité oxydative. Le passage en fût vient apporter un certain « fondu » à l’ensemble. En résumé, le Castor Club reste une valeur sûre de cette Rive gauche, finalement assez peu prodigue en authentiques bars à cocktails surtout ouverts après 2h. Chez Time Out, tous les...
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  • Bars à cocktails
  • Odéon
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ce passage historique débouchant sur le boulevard Saint Germain et la statue de Danton, avec ses pavés chenus, sa largeur médiévale et ses terrasses à loupiotes, ressemble plus à un décor de comédie romantique américaine qu’à une vraie rue parisienne. Mais avouons que l’idée d’aller boire un cocktail dans ce cadre à la limite du toc a le bon goût de l’inédit. Le bar Grouvie se cache sous les combles de la Brasserie des Prés, dernière adresse en date de la Nouvelle Garde (brasserie Bellanger…). La salle tout en longueur, tons rouges et poutres centenaires en jette sérieusement dans le genre bonbonnière instagrammable. Le Dorénavant Studio, saupoudrant drapés, boules à facettes et vinyles, a bien bossé et l’adresse attire déjà une faune aussi bien coiffée qu’anglophone. Jennifer Le Nechet (ex-Mino) s’est chargée d’une carte de liquides recherchée avec une douzaine de recettes pop aux saveurs savantes comme ce Bowie, cocktail ample et addictif qui mélange rhum, liqueur de coing, jus de poire, sirop de châtaigne et tonka. Le Night Fever (banyuls, blanche d’armagnac, shrub de betterave, liqueur Amour Matador) se montre plus tellurique et subtil que son nom disco le suggère. Même la courte offre sans alcool assure. Pour les petites faims, il est possible de faire monter des assiettes de la brasserie : bonnes croquettes de pied de porc ; tranches de comté… Le Grouvie s’occupe aussi des zygomatiques avec un comedy club les mardis et un bingo dominical. Est-ce qu’on ne tiendrait...
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans le game des bars à thème, le Blitz Society s'impose comme une grosse pièce. Cette adresse chicos de Saint-Germain-des-Prés, tout en poutre, pierre de taille et parquet designé par Sandra Benhamou, ne fait pas semblant : on y vient pour jouer aux échecs ; et seulement pour jouer aux échecs. Les deux salles, élégantes, proposent 27 tables en laque noire avec échiquier et minuteur intégrés, donc pas vraiment carénées pour accueillir des grosses pintes… Mais les futurs Kasparov biberonnés au Jeu de la dame vont être comme des fous (en b2/g2).  Romain Benhamou, à l'origine du projet, aime évoquer l'ambiance de Washington Square à New York, où les amateurs poussent le bois qu'il pleuve ou qu'il vente. Deux précisions s'imposent : on a la même chose au Luxembourg (mais c'est moins glam apparemment) et au Blitz Society, il faut payer 10 € l'heure. Certes, un soft (à 5,40 €)  est offert mais notons qu'aller dans un troquet lambda avec son échiquier en plastique sous le bras coûte bien moins cher. La carte n'est pas spécialement donnée : Gallia bouteille (8 €), pays-d’oc rouge Naturalys de Gérard Bertrand (6,20 €)… Pour réussir ce gambit financier, le lieu propose une appli pour tisser un réseau d'habitués du bar avec un classement des meilleurs joueurs et l'organisation de tournois. A voir si cela suffira à se faire adouber par la commu des amateurs. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme...
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  • Bars à cocktails
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
L’argent ne fait pas le bonheur, il fait monter les bars en hauteur. Ce pourrait être la nouvelle devise de Franck Audoux qui, en ayant vendu la marque Cravan à Moët Hennessy, a pu offrir à Paris son plus grand bar à cocktails. Le Cravan, deuxième du nom, se déploie dans un immeuble entier, quatre étages, quatre ambiances et trois comptoirs à un jet de mocassin à glands de l’église Saint-Germain-des-Prés. Dingue. La finance n’étant plus l’ennemi, Franck Audoux, désormais DA de la marque Cravan, et le designer Ramy Fischler ont pu aller à fond sur l’idée, très dadaïste (ou debordienne), du spectacle du décor comme décor. Dès l’entrée, dans la reproduction (en moins mignonne) du Cravan Art nouveau du 16e arrondissement, le plafond de verre s’arrête à un mètre des murs ; de même dans l’escalier du XVIIe siècle, l’envers des cloisons reste en bois brut. Une conception maline de la parenthèse et du contraste. On s’installe au 1er étage, au sein d’un cocon de chevrons chromés (évoquant le Drugstore Saint-Germain des 70’s) dans un joyeux brouhaha (la bibli du 2e et le bar du 3e sont beaucoup plus calmes) afin d’entamer d’exploration d’une carte replète :  22 cocktails dont quatre au champagne. Entame avec un brutaliste Royal Immortelle (27 € !) au Veuve Cliquot extra brut et fleur d’immortelle qui apporte une (très) subtile touche de curry à ce verre charpenté. Le Lady From Shanghai (gin à la pêche, thé au jasmin, citron vert) illustre très bien la géniale touche Audoux. Une...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pour qui ? Votre date (non sujette au vertige)Boire quoi ? Un verre de vin à 6 €Nul besoin de crapahuter en haut de la Tour Eiffel pour prendre de la hauteur : il suffit de monter sur le toit-terrasse du 43 Cocktail Bar, au neuvième étage de l'éco-hôtel Holiday Inn Notre-Dame. De loin la plus belle vue de Paris ! Cumulant cathédrale Notre-Dame, Tour Eiffel, Sacré-Cœur... Tout là-haut, on profite pleinement du soleil, d'une légère brise et d'un calme rare. Est-ce pour cette raison que la carte n'est pas donnée (10 € la pinte, 15 € le cocktail) ? Sûrement. Mais c'est le prix à payer pour allumer des étoiles dans ses yeux ! Jeunes branchés, touristes séjournant à l'hôtel, couples en quête de romantisme... La clientèle est hétéroclite, et en mode selfie. Ouvert seulement pendant la saison estivale, de 17h à 22h30, uniquement sur réservation... Conseil : réserver au moins deux semaines en avance, et y aller au coucher du soleil. 
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  • Bars à tapas
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Plus besoin de présenter Cyril Lignac, sa bouille enjouée, son accent du soleil et son CV long comme le bras de Rudy Gobert. Parmi ses plus franches réussites ? Sa triplette d’adresses qui enflamment la rue du Dragon, dont notre préférée, le Bar des Prés, ex-institut de bronzage devenu crépusculaire comptoir d’inspi nippone à la sauce Lignac. La déco chicos signée Studio KO invente l’izakaya de luxe avec ses tables marbrées, ses luminaires en osier et ses banquettes à motifs paon, tandis que la cuisine envoie blockbusters du chef et tueries japonisantes. L’autre soir, flottant dans une faune BCBG ascendant Rolex sur fond de muzak gentiment électro, on cale nos coudes sur le bar pour commander au staff avenant LE gimmick Lignac : sa craquante et fine galette de chair de tourteau et avocat, génialement parfumée au curry Madras (28 €), suivie d’un assortiment de six sushis chèrement facturés (38 €) mais parfaitement fondants et exécutés, entre otoro (ventrèche de thon gras), anguille laquée et Saint-Jacques. On enchaîne avec des moins convaincants california de crevettes croustillantes, sésame wasabi et mayonnaise thaïe (28 €). Avant de ne laisser aucune chance à des oursins marinés au tosazu (vinaigre de riz à la bonite fumée), cébette et citron vert, génial plat méconnu de la préfecture de Kōchi (au sud du pays). On fait passer tout ça avec des cocktails plutôt bien troussés, comme ce doux et acidulé Tokyo Garden (gin, saké, yuzu, shiso, litchi) à 19 €. Fin de partie avec...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dragon
Dragon
Pour qui ? Un vieux jazzman, pour vous conter les grandes heures passées du quartierBoire quoi ? Un très délicat Princesse Jasmine (saké, jasmin, jus de yuzu, liqueur Velvet Falernum, 20 €) La rive gauche doit être construite sur un cimetière d’Indiens abstinents pour galérer autant à produire un bar à cocktails à la hauteur de ceux de l’autre côté de la Seine (à part le Castor Club, notre chouchou). Cyril Lignac, au CV long comme celui de Khaleesi, tente de contrer la malédiction, et fait atterrir son Dragon dans la rue du même nom, où il possède déjà deux adresses (Aux Prés et le Bar des Prés). On retrouve les usual suspects des affaires du chef télévisuel : à la déco, le Studio KO, et à la carte, Marco Mohamadi. Le premier propose, dans un volume digne d’un wagon de l’Orient-Express, une ambiance cosy de club de gentlemen tokyoïte avec maousse comptoir en onyx, murs marouflés d’or, joufflues banquettes hautes et aquarium où vaquent d’élégants poissons. Le deuxième concocte douze recettes asiatisantes un peu trop raisonnables, comme ce doucereux Baiser du dragon (vodka, citronnelle, tonic à l’aloe vera, sirop de vanille maison, shiso, citron ; 17 €) ou le Kung Fu Pandan (rhum infusé à l’ananas, sirop de pandan maison, poivre de Penja, jus de citron, 16 €), empêtré dans sa sucrosité. On sirote tout ça bercé par une inoffensive muzak électro entouré de trentenaires bien coiffés qui picorent mortadelle à la truffe (10 €) ou tarama (15 €). Une chose est sûre : avec ses...
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  • Cafés-concerts
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Descendre la rue Jacob, c’est comme remonter le temps. Dans cette petite rue historique occupée par des hôtels de luxe discrets et des librairies au charme d’antan, on trouve le Caveau des Légendes. Cette cachette discrète attire des invités prestigieux comme René Urtreger ou Peter King, qui représentent le jazz des années 1950 à nos jours. Une armure de chevalier vous accueille à la porte et déjà, on se sent emporté par la légende fantastique qui hante les lieux. En bas des escaliers, derrière la lourde porte en chêne, on arrive dans une taverne médiévale éclairée par les lustres en fer qui pendent du plafond voûté et des candélabres accrochés aux murs en pierre. On se croirait dans les douves d’un château. L’ambiance est parfaite pour les soirées voyance du mercredi. On frissonne alors dans un face-à-face avec les cartes de tarot de Marseille pour avoir un aperçu de son avenir. Un piano quart-de-queue qui se niche dans une alcôve est emprunté par les musiciens lors des soirées musicales ou cabaret. L’espace se prête également à des pièces de théâtre. N’hésitez pas à consulter leur programmation pour en savoir plus.
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cézanne, Picasso et Braque, alors étudiants des Beaux-Arts voisins, avaient leurs habitudes dans ce bar. Un siècle plus tard, Ernest Hemingway, Jim Morrison et Harrison Ford venaient soulever le coude ici-même. Aujourd’hui, la Palette est surtout fréquenté par la jeunesse BCBG très 6e, en mocassins, polo blanc et robe trapèze. Bienvenue à Saint-Germain-des-Prés. Le bar est désormais classé monument historique, grâce aux vestiges d'époque, surtout son bar et la salle du fond, qui ont conservé au mur les croûtes d’origine et des céramiques des années 1930. A l’extérieur, sa belle devanture à l’ancienne fleurie et sa terrasse ensoleillée sous la tonnelle sont particulièrement agréables pour prendre un verre, entre les galeries d’art de la rue de Seine. A l’heure de l’apéro, armez-vous de patience car la queue est longue pour obtenir une table à l’extérieur. Voir tous les bars de Paris : cliquez ici. Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.

Shopping à Saint-Michel / Saint-Germain-des-Prés

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  • Librairies
  • Quartier latin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis 1951, Shakespeare & Company est un lieu de rencontres et d'échanges incontournable pour les amoureux de littérature anglo-saxonne. Quand George Whitman, décédé en 2011, propriétaire des lieux, collectionnait les livres en langue anglaise qu'il prêtait de temps en temps à ses amis, il ne se doutait pas que sa passion ferait de Shakespeare and Company la meilleure librairie parisienne pour lecteurs anglophones. Après avoir été un refuge pour les poètes de la Beat Generation – Allan Ginsberg ou William Burroughs y ont créché –, il serait aujourd’hui celui de la styliste Olympia Le-Tan, qui y trouve de l'inspiration pour ses minaudières, des boîtes en forme de livres faites main. Comme le souhaitait George Whitman, Shakespeare and Co a ouvert son café en octobre 2015, juste à côté de la librairie, avec l’ami ricain et serial restaurateur Marc Grossman. Sur l’ardoise : café filtré, chai latte et quelques solides, comme ces bagels tous veggies et mitonnés avec des ingrédients ultra-frais. Ultime bon plan : la librairie a mis en place un système d’abonnement annuel avec 12 livres choisis par les libraires, à recevoir pendant un an sans bouger le petit doigt.
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  • Saint-Germain-des-Prés
  • 4 sur 5 étoiles
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Les Deux Magots, le Café de Flore, la Brasserie Lipp… Avec des voisins aux historiques aussi encombrants, l’Ecume des Pages devait trouver son créneau. Ce sera les horaires à rallonge ! Lancée au début des années 1980, cette librairie – rachetée par Bolloré à l’été 2023 mais bénéficiant d’une charte d’indépendance qu’on n’espère pas fictionnelle – est aujourd’hui le marque-page des lecteurs membres de la branche CGT Insomnie, les accueillant tous les soirs (sauf le dimanche) jusqu’à minuit.   Premier conseil de visite (éprouvé) : venir tard. Vous allez voir, l’ambiance y est un peu particulière, entre pas feutrés, regards en coin et bons conseils des libraires glissés à voix (presque) basse. Comme les horaires, le fonds, garni de plus de 40 000 ouvrages, amadoue le plus grand nombre, entre généralités et refs plus pointues. L’alcôve dédiée aux livres d’art est abondamment fournie, idem pour le rayon jeunesse. Il y a aussi de quoi faire côté littérature étrangère, en sciences humaines ou en poche tout au bout de l’échoppe. En passant à la douloureuse, vous tomberez sur un mur entier réservé aux volumes de la Pléiade. En parallèle des rencontres, des focus réguliers sur des auteurs et éditeurs animent les étals. Bref, une librairie à recommander… Mais pas trop fort, les voisins, vous savez comment ils sont.
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  • Chocolateries et confiseries
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Cette jeune marque créée en 2018 par le milliardaire brésilien Guilherme Leal (Natura, Body Shop) a choisi Paris comme première implantation hors du Brésil. Ici on ne plaisante pas avec l’écoresponsabilité et les circuits courts : tous les ingrédients proviennent exclusivement du Brésil, les fèves uniquement de petites fermes de la région de Bahia préservant l'écosystème de la forêt atlantique et Dengo (câlin en brésilien) s'engage à doubler les revenus des planteurs de cacao d'ici à 2030. Même les vendeurs parlent avec l’accent ! La spécialité de Dengo ? Les quebra-quebra, des grandes plaques de chocolat (noir, au lait ou blanc) garnies de fruits et de noix tropicaux, dont on achète des morceaux. La boutique en propose une dizaine de recettes. Parfois agréablement étonnantes comme celle à l’aigrelet cupuaçu et noix de cajou ou au biju (un biscuit au blé), mais les plus classiques (au grué et fleur de sel) font aussi le boulot. La présentation un peu roots des éclats de chocolat change agréablement des boîtes trop sages ! À noter que vous pouvez aussi acheter des tablettes (de 38 % à 85 %) de format plus habituel.
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  • Lingerie
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 4 sur 4
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Sabbia Rosa
Sabbia Rosa
Lorsque l’on pénètre au 73 de la rue des Saints-Pères, nos narines sont chatouillées par le parfum poudré qui en émane. Si cette boutique de lingerie évoque un Paname des années 1970, c’est qu’elle a effectivement ouvert ses portes vers la fin de ces eaux-là, il y a plus de 35 ans. Un repaire coquin et follement chic, un endroit où hommes et femmes sont accueillis avec révérence. Sabbia Rosa se consacre aux matières naturelles, ne donnant que dans la soie. Et quelle soie ! Des myriades de couleurs (trente coloris et douze motifs créés par an) soyeuses aguichent les pupilles, parées de leurs dentelles assorties. « Ici on fait dans le dessus et dans le dessous », nous souffle la maîtresse des lieux. Ainsi, les différents modèles, déclinés en quatre tailles (taille, mi-cuisse, genou et cheville), peuvent pour les plus téméraires, se porter dessus. Une robe de chambre se transformant en manteau, une chemise de nuit s’improvisant robe du soir, une combinaison imitant une robe de jour... Et à celles-ci, correspondent des cardigans en cachemire (20 coloris) et des sous-vêtements : soutien-gorges et petites culottes jouant sur les mêmes tons. Une petite boutique de petites mains s’appliquant dans des ateliers installés à Lyon : les teintures, tout comme la couture sont exclusivement françaises. Si les tailles 38 à 44 sont disponibles sur place, il est toutefois possible de se faire confectionner du sur mesure sans surcoût (heureusement, les prix oscillent déjà entre 180 € pour un...
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  • Parfumeries
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
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Le Labo
Le Labo
Imaginé par Edouard Roschi et Fabrice Penot en 2006, Le Labo s’inscrit dans un désir d’expertise et d’exclusivité, dans une volonté de proposer des parfums frais, unisexes, complexes et faits main. Si on compte quatre boutiques parisiennes, la marque ne recense que vingt-deux boutiques dans le monde et une quarantaine de corners. Le Labo a fait du chemin depuis son entrée chez Colette. « Nous travaillons sans stock, explique Agatha, responsable des boutiques parisiennes. Pour garder un maximum de fraîcheur, les parfums sont mis en flacon sur place devant les clients. » Un processus expliqué avec pédagogie, fiole à la main. « Les clients ont parfois une idée erronée des senteurs qu’ils aiment parce qu’elles sont associées à des parfums qu’ils portent ou qu’ils apprécient. » L’orgue à parfums situé derrière le comptoir devrait étouffer quelques idées reçues sur le patchouli, la bergamote ou le vétiver. Flacon minute Ce n’est qu’après avoir sélectionné la fragrance de votre choix parmi les quinze propositions (de la plus légère Ambrette 9 à la plus puissante Patchouli 24), que le technicien procède au mélange d’alcool, d’eau et d’huiles dans le coin labo. Le cœur du parfum – les huiles maturées – est conçu au préalable par un nez (Annick Menardo, Maurice Roucel, Daphné Bugey…) et ensuite élaboré par des laborantins. Le numéro accolé au nom correspond au nombre d’ingrédients qui composent le parfum et le rendent si complexe, 31 pour la Rose, 17 pour le Jasmin. Une quinzaine...
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  • Fripes et vintage
  • Saint-Germain-des-Prés
Entourée de marchands d’art et d’antiquaires, Preclothed – qui a commencé par un e-shop ouvert depuis 2020 – ressemble beaucoup à une des galeries d’art du quartier (comme dans celles-ci, il faut sonner pour entrer), mais sa décoration exquise sert surtout à mettre en valeur les pièces de seconde main qu’on peut y trouver. Des raretés, remises à neuf par des artisans français, bien souvent issues des plus belles marques (Giorgio Armani, The Row, Hermès…) qui ont en commun une attention au détail et aux belles matières qui ne dépare pas avec le lieu. Pour compléter l’expérience, digne des plus grandes boutiques de luxe, il ne faut pas hésiter à demander si l’on recherche quelque chose en particulier, pour qu’on vous fasse une sélection personnalisée avec des pièces qui ne sont pas toutes exposées en rayon.
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  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
A peine a-t-on franchi la porte d’entrée de Buly que l’on se retrouve comme dépaysé. Avec son comptoir d’apothicaire en marbre et bois de noyer, et les symphonies romantiques qui émanent de ses enceintes, cette échoppe semble sortie tout droit d’une autre époque : le XIXe siècle. Même l’inscription sur la plaque vissée à l’entrée annonce la couleur : « En 1837, Honoré de Balzac s’inspira du parfumeur Jean Vincent Bully et de son officine pour son roman 'César Birotteau'. » Ambiance carte postale Si le livre n’est pas le plus connu de l’auteur (son personnage encore moins), c’est grâce à Arnaud Montebourg que Ramdane Touhami - pas gynécologue mais franchement adepte des grands écarts (deux marques de vêtements, un concept store, l’ex-Parfumerie Générale, la Cire Trudon…)- a trouvé les prémices de son dernier projet en s’inspirant du bonhomme. Exit un « l » pour l’esthétisme et place à la sainte trinité parfumer-hydrater-protéger dans une ambiance de carte postale.  Au menu, tous les condiments du cosmétique avec de drôles de noms désuets : « Eau de la belle haleine » (29 €) et « opiat dentaire » (20 €) pour la bouche ; « eau superfine » (35 €) et « pommade virginale » (40 €) pour le visage ; « huile antique » (38 €) et « pommade pogonotomienne » (29 €) pour le corps… Ca fleure bon la lavande, la rose et la qualité au naturel, sans conservateur. Cocorico : tout est made in France sauf les huiles sur les étagères, ici et là, qui proviennent, elles, de tous les recoins de la...
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  • Librairies
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
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Un Regard Moderne
Un Regard Moderne
Vous vous rappelez des géniales idées de rangement de livres de Gaston Lagaffe ? Eh bien le Regard Moderne, c'est pareil... en mieux. Des piles de bouquins hautes de plusieurs mètres, des étagères inaccessibles cachées derrière des colonnes et des colonnes de papiers, des couloirs où l'on ne peut passer qu'en rentrant le ventre, qu'en y progressant lentement de peur de faire bouger un livre qui ferait s'écrouler tout ce précaire édifice. C'est Jacques Noël qui a imaginé cet endroit, avant de laisser à sa mort son successeur prendre l'échelle pour ranger immuablement ces précieux volumes, qu'il s'agisse de beaux ouvrages sur Duchamp, des fascicules immenses de Blanquet et de United Dead Artists, des recueils de poésie surréaliste, des romans beat en VO et autres trucs SM bizarres. Libraire depuis les années 1960, longtemps aux Yeux fertiles à quelques mètres de là, Jacques a ouvert ce magma d'encre et de papier en 1991, entretenant l'héritage de la Beat Generation : on ne dirait pas aujourd'hui, en regardant les luxueux hôtels pour touristes qui encadrent l'angle de la rue Saint-André-des-Arts, mais c'est bien ici qu'échouèrent Ginsberg, Burroughs & Co, il y a plusieurs décennies de cela. Vous l'aurez compris, Un Regard Moderne, dont le nom évoque évidemment le supplément de Libé que pilotaient les graphistes de Bazooka à la fin des années 1970, ne propose pas que du neuf. Ici, il y a absolument tout : de la musique à la BD, des brochures autoproduites aux petits romans...
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  • Librairies
  • Saint-Germain-des-Prés
Dire que La Hune est une institution de Saint-Germain-des-Prés est un euphémisme ! Installée depuis 1949 dans le quartier le plus bohème de Paname, cette librairie-galerie a connu une multitude de vies. En 2015, elle a troqué son look vieillot pour une enveloppe ultra-contemporaine en s’associant à YellowKorner avant d’être ravagée par les flammes seulement deux années plus tard. Souvent ébranlée, la librairie ne rompt pas et campe fièrement rue de l’Abbaye – depuis sa réouverture de 2018 –, proposant une sélection de livres de photos et d'œuvres d’art. Le parti pris ? Inviter un seul éditeur par an, pour promettre aux clients un ensemble d'ouvrages introuvables sur Amazon. Honnêtement, le rachat par YellowKorner a fait flipper tous les habitués, mais l’identité de La Hune est si forte qu’elle n’a que faire de son nouveau proprio.  On y achète quoi ? Un portrait de Jeff Koons par Bruno Mouron et Pascal Rostain, des coffrets limités livres/photos et des photos de Melody Gardot.
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  • Chocolateries et confiseries
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Pour qui ? Les gros gourmands qui veulent un chocolat "qui en jette"Choco culte ? Les laits, pralinés, rochers... Et surtout, surtout, la demi-sphère fourrée au caramel coulant/citron vert.  Fou de motos et d'art, Patrick Roger a choisi dès l'âge de dix-huit ans l’univers du chocolat pour exprimer sa créativité. Après avoir ouvert sa première boutique à Sceaux (avec un labo dernier cri), le zigue s’est installé à Paris. Ses bonbons de chocolats, très gourmands, parfois un peu trop sucrés à notre goût, font surtout les délices des amateurs de chocolat au lait.  C'est pas pour rien qu'on le surnomme le Rodin du chocolat : chaque fête est pour lui l'occasion de créer de nouvelles sculptures totalement dingues — on se souvient encore de cet arbre de Noël de dix mètres pour le Téléthon. Et visiter l'une de ses boutiques ressort presque de la démarche muséale : on vient reluquer ses primates géants en chocolat, sculptés au détail prêts, comme on admirerait une toile expressionniste. Patrick Roger, c'est aussi et surtout un empire qui pèse, autant que votre taux de cholestérol : pas moins de dix boutiques en tout ! Une à Sceaux, une à Saint Germain-en-Laye, sept à Paris et une à Bruxelles, employant une vingtaine de personnes en atelier et une quarantaine dans les magasins. A ceux qui lui diront qu'il s'est pierre-cardinisé (ou pierre-hermé-isé), le MOF Chocolatier de l'an 2000 répondra qu'il continue de mettre un point d'honneur à sourcer des produits de qualité : oranges de...
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