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© YACINE SADIK
© YACINE SADIK

Les meilleurs restaurants ouverts le dimanche à Paris

Du déjeuner au diner, 14 tables dominicales où se régaler à coup sûr

Antoine Besse
Contributeur: Aitor Alfonso
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Coincé entre une matinée en gdb post-clubbing et une soirée en spleen pré-lundi, le dimanche, reste un jour à part dans la restauration souvent calée sur un mardi-samedi.
En dehors du brunch, peu d’adresses osent l’ouverture dominicale toute la journée autant par manque de clientèle, que pour le repos des équipes. Mais quand on a la flemme de se lancer dans un poulet rôti du midi ou dans un repas d’anniversaire (naitre un dimanche, quelle chance !), il est bien utile de savoir où aller s’attabler à deux ou en bande. Voilà donc notre sélection des restaurants où bien manger le dimanche, midi et soir, sans trop se ruiner !

  • Bistrot
  • Roquette
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après trente ans de règne, Régine Robert d’À la Renaissance a donc passé la main dans ce monument de bistrot à Carina Soto Velásquez et Joshua Fontaine de Quixotic Projects ménagent l’ancien et le moderne. Le chef sud-coréen Minwou Choi fait dans la rétronomie bien tempérée, entre minimalisme et nostalgie : artichauts poivrade, kiffant faux-filet maturé d’un demi-kilo se mirant dans sa sauce à l’estragon. Bref, ce bistrot enveloppant à la terrasse mortelle a tout pour devenir notre nouveau QG !

Où ? 87 Rue de la Roquette, Paris 11e

  • Quartier latin
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Depuis 2022, cet izakaya à la française redonne des couleurs culinaires à la rue Mouffetard, étouffée par les crêperies hypercaloriques et les bistrots interchangeables.
Dans une ambiance pas bégueule (voire tonitruante), on se poste autour de la cuisine centrale ou au bar cuivré pour avaler des petites assiettes pan-asiatiques, parfois sorties du grill (shiitaké à l’huile de sésame, saisis), parfois de la friteuse (choux-fleurs à la coréenne, crousti).

Où ? 5, rue Mouffetard, Paris 5e

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  • Laotien
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La cantine ouverte par la famille Souksavanh exilée du Laos il y a quarante ans tient toujours le pavé, passée du statut de boui-boui à celui d'institution. Les trois frères, Fred, Nicolas et Alexandre ont repris l'affaire et conservé l'essentiel : une carte à rallonge et à l'ancienne où se mêlent des plats de Thaïlande, de Chine, du Viêt Nam et du Laos (reconnaissables aux lettres T, C, V et... S sur le menu) : Tigre qui Pleure, riz cantonais et porc char siu, bo bun, crackers de riz… 

Où ? 49 rue de Belleville, Paris 19e

  • Israélien
  • Réaumur
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Tekés ("cérémonie" en hébreu), adresse grège et terracotta d’Assaf Granit postée à l’entrée du Klay, la chicos salle de sport de Montorgueil anime tout le dimanche sans l'aide de protéine animale. Le midi c'est maousse brunch à volonté et le soir des assiettes levantines et végé comme ces oignons farcis grillés à la flamme ou des daikons au beurre noisette.

Où ? 4 bis rue Saint-Sauveur, Paris 2e

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  • Brasserie
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Rassurante tête de pont d’un retour aux classiques français qui régalaient déjà Gambetta, la Grande Brasserie d'Adrien Spanu continue sans esbroufe son apostolat calorique. La déco, où se mêlent vestiges historiques de l’ex-Petit Bofinger (mosaïque au sol, banquettes bordées de cuivre, fresque hédoniste de 1945) et touches plus modernes comme ce Time Out Food & Drink Award du meilleur rétro, dégage une rassurante atmosphère ouatée d’un restaurant dominical de province.

Où ? 6 rue de la Bastille, Paris 4e

  • Marocain
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À l’image de Marie-Josée Mimoun, sa taulière solaire, voilà une adresse chaleureuse et familière (même si vous débarquez pour la première fois), qui apparaît encore aujourd’hui comme une délicieuse anomalie dans le monde du couscous parisien. Le cadre la joue khaïma saharienne (lanternes ajourées, tissus plissés au plafond, zellige…) mais l’important se joue ailleurs, en cuisine. Dans d’immenses marmites, le chef Driss fait frissonner le bouillon préparé avec des légumes bio, qui va rejoindre les viandes bien sourcées et la graine aérienne d’un des meilleurs couscous de la ville. 

Où ? 13 rue de Crussol, Paris 11e

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  • Gare du Nord
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Reniflant toujours l'arrière-train de l'église Saint-Vincent-de-Paul, l'ancienne Pointe du Grouin du Thierry Breton a finalement rejoint la grande famille des Avant-Comptoirs de Julien Camdeborde (neveu d’Yves). Une vaste salle-atelier où venir en bande piocher dans des petites assiettes canailles (majoritairement viandardes, largement porcines et bien castées avec les charcuteries d’Éric Ospital ou de Christian Parra). Pour choisir avec quoi mouiller tout ça, vous pouvez aller vous promener dans la cave de plain-pied très nature et plutôt raisonnable.

Où ? 8 rue de Belzunce, Paris 10e

  • Bistrot
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans cette enseigne vespérale qui prend bien la pose d’antan (mais elle date de 2020 !), Édouard Vermynck (ex-L’Entrée des Artistes) cultive une bistronomie fière et droite, viandarde et champignonneuse, aux mitonnages savants. Dans la lumière beurrée des globes d'opaline on se régale d'une poêlée de pleurotes en persillade, d'une volaille fermière au jus érogène ou d'un diabolique baba au rhum... De quoi lutter efficacement contre le blues du dimanche soir !

Où ? 6 Rue des Tournelles, Paris 4e

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  • Chinois
  • 6e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Caché derrière une véranda sans âme, ce joyau du boulevard étincelle depuis 1971 avec la promesse d’une cuisine 100% maison qui arpente toutes les provinces de Chine. Œcuménique et partageur, le clan Kong a en effet l’ambition folle de faire goûter l’Empire du Milieu par tous les bouts, du Yunnan au Shandong. Raviolis aigres de Xi’an au bouillon pimenté, guō tiē arrosés de sauce piquante du Chaozhou, fameux poulet vapeur au gingembre du Hainan, volcaniques burning noodles de Yibin...

Où ? 161 bd du Montparnasse, Paris 6e

  • Végétarien
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Sous l’égide de la triplette Julia Chican, Marine Ricklin et Mehdi Favri, l’ancien atelier d’estampage du XIXe, avec ses trois niveaux, ses poutres rivetées rouge coquelicot et son atrium d’où pendent des fils de lumière, en jette sérieusement ! Les habitués de Maslow seront contents de découvrir des nouveautés au menu avec une ligne toujours 100 % végétarienne avec un beau boulot sur les sauces : umamiesque demi-pithiviers aux shiitakés et son sapide jus de légumes réduit ; un artichaut à tremper dans un velours de sauce satay, tarte choco rehaussée d’un pralin de courge 

Où ? 32 rue de Picardie, Paris 3e

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  • Britannique
  • Epinettes
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Gros comptoir, plancher sombre, murs vert bouteille : cette adresse joue la dégaine classique du pub où les Clash et les Prodigy font vibrer la mousse de la Guinness. Au menu des solides façonné par Alexandre Chapier, taulier plus tatoué qu’un virage de supporters mancuniens, des assiettes offrant assez de calories pour traverser la Manche à la nage, comme ce maousse et déjà mythique fish & chips. En légumes ? Un ramequin de sauce tartare et un de purée de brocolis ! Parfait pour un lendemain de GDB.

Où ? 17 rue Guy-Môquet, Paris 17e

  • Bistrot
  • Batignolles
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Welcome au Cyrano version bistrot ! Les mosaïques Art nouveau, les peintures sous verre et les miroirs piqués d’époque ont été repris par une équipe venue du Café Noir, qui ouvre du premier kawa du matin au dernier verre le soir. Charleyne Valet, cheffe autodidacte passée par Nord Nord, cuisine pour dîner de petites assiettes d'humeur voyageuse : soupe de maïs, vitello tonnato tout en onctuosité, marquereau mariné et bouillon dashi...

Où ? 3 rue Biot, Paris 17e

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  • Japonais
  • 1er arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Une salle aux murs de pierres nues large comme un sumo et une poignée de places assises dont la moitié sur des fûts de bière… Ce n’est pas ici qu’on va passer un déjeuner à rallonge avec sa bande mais c’est bien là que se cachent les meilleurs ramen d’un quartier pourtant riche en concurrents. Le chef Makoto Saegusa fait venir ses nouilles de chez Kintaro (c’est le même groupe) mais chantourne lui-même ses chauds bouillons, dont les volutes transforment sa micro-cuisine en appétissant sauna.

Où ? 41, rue Sainte-Anne, Paris 1er

  • Belleville
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un esprit “junk deluxe” règne sur le menu de cette cambuse menée par cohorte aussi internationale qu’un village olympique : Lucy Rosedale (Angleterre), Mathias Degn (Danemark), Omar Radejko (Palestine/Ukraine) et Harry Wilson (Australie). Dans les assiettes?  Des inspi street food pleines de punch et de piment : deliciosa tostada mexicaine sous un tertre d’ail frit, d’herbes, d’avocat et de crevettes crues (9 €) ; libidinal petit sandwich au porc débordant de sauce bulldog (7 €), barbue grillée à la sauce au crabe épicée, plus caliente que le déhanché de Rosalía (14 €). 

Où ? 50 rue Piat, Paris 20e

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