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© Time Out
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Où manger les meilleures pâtes de Paris ?

Où dévorer les meilleures pâtes italiennes et asiatiques de Paris… Grand dossier pour ne pas avoir l'air nouille !

Par Tina Meyer
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On a longtemps cru que Marco Polo les avait ramenées à Venise en 1296, de son expédition sur la route de la soie. Emblème de la gastronomie italienne, la pasta serait donc… chinoise ? En réalité, c'est plus complexe. Comme l'atteste le plus vieux livre de recettes connu (un traité culinaire mésopotamien de 1700 av. J.-C.), les habitants se nourrissaient déjà là-bas de pâtes concoctées avec de la farine de blé et de l’eau, émiettées dans un liquide bouillant. 

Les pâtes sèches auraient été inventées par les Arabes, et introduites en Italie lors de leur conquête de la Sicile au IXe siècle. Ce sont aussi eux qui les ont vraisemblablement amenées en Chine, en colonisant une partie de l'empire du Milieu – on retrouve trace de cet héritage dans les laghman, les pâtes ouïghoures des Chinois musulmans. 

Ce qui est sûr, c'est qu'en matière de pastas, Paris n'est pas en reste. Et compte depuis une petite décennie une bonne palanquée de restos italiens et asiatiques reconnus, de Passerini (trattoria romaine d'anthologie) à Abri Soba (temple des nouilles japonaises), en passant par les nouilles dandan sichuanaises de Trois Fois Plus de Piment !

Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Les meilleurs restaurants de pâtes de Paris

Kitchen Ter(re)

4 sur 5 étoiles
Restaurants Fusion 5e arrondissement

Quelle vibe ? Les amateurs de pastas épris de Méditerranée et d’Asie du Sud-Est seront ici comblés. Chez Kitchen Ter(re), la troisième adresse du chef William Ledeuil, pas de décorum superficiel, le spectacle est dans l’assiette ! Les pâtes du meunier boulanger Roland Feuillas, toutes élaborées à partir de céréales ou blés anciens et fagotées de drôles de noms francisés (“girolette”, “dentelle de Cucugnan”), tiennent le premier rôle. 
Pâtes culte ? Un “blésotto”, risotto de petit épeautre accompagné d’encornets snackés et d’algues japonaises aosa, le tout lié par un tom kha de crevettes (soupe thaïlandaise à base de lait de coco). 

Restaurant Passerini

5 sur 5 étoiles
Restaurants Italien 12e arrondissement

Quelle vibe ? Depuis son ouverture en 2016, guettée par les tifosis de Giovanni Passerini (ex-Rino), ce restaurant est notre pépite italienne, notre table reviens-y ! Émulation et presse dithyrambique obligent, mieux vaut réserver en amont pour avoir la chance d'y poser ses coudes. Mais que la récompense est belle : accolé à Pastificio, magasin de pâtes fraîches cornaqué par sa femme Justine, le lieu a sobrement de la gueule avec sa salle signée Asma Architects (bois blond, sol terrazzo, luminaires design). 
Pâtes culte ? La pasta all'amatriciana ! On en salive encore...

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Abri Soba

5 sur 5 étoiles
Restaurants Japonais Faubourg Montmartre

Quelle vibe ? Après son micro-restaurant bistronomico-nippon, le chef Katsuaki Okiyama a monté sa deuxième adresse pour soba-philes – les amoureux de ces nouilles au sarrasin qui se dégustent dans un bouillon chaud ou froid. Et depuis notre premier passage en 2016, toujours aucun doute : Abri Soba est encore notre japonais préféré à Paris. Dans une belle salle qui aligne les habituels gimmicks (murs boisés, béton au sol, grand comptoir et cuisine ouverte), les cuisiniers chorégraphient avec habileté la confection de ces soupes simples et entêtantes.
Pâtes culte ? Ce tsukimi soba, bouillon chaud au poisson parfumé avec son œuf mollet. Ou froid ! Comme ces zaru soba (des nouilles froides sauce soja) : tout simple, tout bon !

Racines

5 sur 5 étoiles
Restaurants Italien 2e arrondissement

Quelle vibe ? Ah, le Racines… Un rêve de bistrot tout en boiseries et clair-obscur, passage des Panoramas, comme sorti du Paysan de Paris d'Aragon. On pourrait parler des heures de chaque détail : les vieilles affiches au mur, les carreaux de ciment vintage au sol, ce mobilier patiné… A travers la cuisine grande ouverte s'agite le chef Simone Tondo, assisté d'une batterie de trois quatre cuistots. Appétits d'oiseau s'abstenir : les assiettes qu’envoie le Sarde sont fougueuses et généreuses.
Pâtes culte ? Les tagliatelles à la joue de bœuf, câpres et parmesan (22 €). 

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MAXIME REVERT

Osteria Ferrara

5 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Charonne

Quelle vibe ? A Paris, les vrais bons italiens se comptent sur les doigts des deux mains. Parmi nos chouchous ? Le Romain Giovanni Passerini, le Sarde Simone Tondo… Et bien sûr Federica Mancioppi et Fabrizio Ferrara, milano-siciliens, ex-tauliers du mythique Caffè dei Cioppi, fermé en avril 2015… Le duo – ô joie ! – a eu la bonne idée d'installer à quelques rues de leur ancienne adresse cette sublime osteria, nichée dans un vieux bistrot.  
Pâtes culte ? Ces spaghettoni Monograno aux moules et palourdes sortant de l'eau, comme on en mange (trop) rarement à Paris… 

Trois Fois Plus de Piment

4 sur 5 étoiles
Restaurants Chinois 3e arrondissement

Quelle vibe ? La file d'attente devant cette cantine sino-branchée de la rue Saint-Martin, tout en tuyaux apparents, briques et bois blond design, ne surprend pas. Faut dire que comme dans la première adresse du patron (le génial Deux Fois Plus de Piment, dans le 11e), les prix sont plus que sages, les plats allant de 5,20 à 12,60 €. Et puis dans ce coin de Beaubourg, les vrais sichuanais ne sont pas légion ! La spécialité ? Les nouilles maison. Bien sûr, vous précisez au préalable au serveur le degré de piment que vous souhaitez, sur la fameuse échelle de 1 à 5. Faites pas les malins : ne dépassez pas le 2. 
Pâtes culte ? Les nouilles dan dan nageant dans un bouillon de cochon dégraissé, agrémenté de ciboulette, coriandre, chou chinois, cacahuètes et ail (10,40 €). 

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Sanjo

4 sur 5 étoiles
Restaurants Japonais 1er arrondissement

Quelle vibe ? Vous avez déjà essoré les mille et un jap' du quartier Saint-Anne, et vous ne savez plus où aller ? Bonne nouvelle, il suffit de traverser l’avenue de l’Opéra pour que l’horizon se dégage à nouveau, avec Sanjo. Soit une cantine qui se serait pimpée, tout en bois, béton et grande baie vitrée, cuisine visible mais pas bruyante. Soit, aussi, zéro réservation et deux services deux ambiances : gastro japonaise smart le soir (aubergines miso, poulet karaage), et beaux bols de ramens le midi.
Pâtes culte ? Clairement les ramens Sanjo (porc, œuf, bambou épicé & co), nouilles superfines, faites main par le duo de Japonais en cuisine !


Dilia

5 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Belleville

Quelle vibe ? Repris en 2015 par le Toscan Michele Farnesi, Dilia est vite devenu un des repaires des amoureux de la cuisine italienne. Pour cause : ces assiettes gastronomiques, précises, raffinées et généreuses. Bon plan ? Chaque midi en semaine, deux formules (17 € et 32 €), avec toujours un plat de pastas au choix. 
Pâtes culte ? Des rigatonis aux abats menthe et pecorino.

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Kodawari Tsukiji

4 sur 5 étoiles
Restaurants Japonais Louvre

Quelle vibe ? Fake poissons et coquillages, sacs plastoc suspendus çà et là, gants de poissonnier, bande-son made in Japan… Ancrée rue de Richelieu, la 2e adresse de Kodawari Ramen déboîte avec ce décor immersif et délirant, recréant rien de moins que feu le plus grand marché aux poissons du monde : Tsukiji, vénérable institution tokyoïte, fermée en octobre 2018 après 83 ans d’existence. Un vrai shot nippon, le décalage horaire en moins ! 
Pâtes culte ? Le ramen « paitan de daurade royale et lotte » et son succulent bouillon de 5 heures

Norma

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Arts et Métiers

Quelle vibe ? O madonna mia ! ("Bonne mère !", comme on dit là-bas). Il semblerait que la timide vague sicilienne, amorcée en 2001 par Giuseppe Messina (Les Amis de Messina, Non Solo Cucina…) puis Cédric Casanova (La Tête dans les Olives), déferle pour de bon sur la capitale. Déjà à la tête de l’épicerie fine Rusidda et de la Massara (pizzeria sise pile en face de la Norma), le couple franco-sicilien Francesco Lombardo et Amélie Michel de Chabannes remet le couvert avec ce spacieux resto à terrasse, abritant en son cœur un pastificio (atelier de pâtes fraîches).
Pâtes culte ? Des pastas alla norma de Catane, ou des busiate, longues pâtes typiques de la région de Trapani, aux palourdes et asperges vertes (21 €). 

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Mulino MulË

Mulino Mulè

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien 10e arrondissement

Quelle vibe ? Ceux qui cherchent une alternative aux restos italiens (avec file d’attente intégrée), les « sans gluten » qui ne le sont pas tout à fait, seront ravis. Dans ce mouchoir de poche (18 couverts) lancé par Cédric Casanova (La Tête dans les Olives), on ne jure que par les blés anciens, transformés sur place en farine pour préparer la pasta fresca. Cuisine ouverte, mur de brique rouge, sacs de farine et moulin (au repos le soir) font le décor. 
Pâtes culte ? Des trofies fondantes à la farine de châtaigne, caviar d’aubergine, amandes et pecorino.

Miam Miam Cool

5 sur 5 étoiles
Restaurants Chinois Chaussée-d'Antin

Quelle vibe ? Notre cantine fétiche. Rien que le nom, déjà. Carte ultra-ramassée (bon signe !), nouilles fraîches, une dizaine d’euros le gros bol. Et puis c’est le temple du piment sichuanais premium. Et ça, pour l’addict que nous sommes, c’est un argument de poids. Cinq niveaux, sachant qu’on score à 4 sur 5. Le bon plan : se pointer passé le coup de chaud de 15h, car ici – youpi –, on sert non-stop jusqu’à 21h.
Pâtes culte ? La soupe de nouilles ET raviolis. 

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littlebouillon

Les Amis des Messina (Faubourg Saint-Antoine)

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Picpus

Quelle vibe ? C’est dans une salle tout en longueur, perdue à deux pas du marché d'Aligre, que se cache l’une des tables italiennes les plus savoureuses de Paris. Italienne ? Disons plutôt sicilienne. Car si les amis d’Ignazio Messina traversent toute la ville pour s’attabler dans sa petite trattoria, ils le font avant tout pour déguster les spécialités familiales de ce chef natif de Cefalù, près de Palerme. Lancée en 2001, l'adresse mère du clan Messina (Non Solo Cucina, Non Solo Pizza, Les Amis des Messina Sentier…) évite les écueils du pittoresque. 
Pâtes culte ? L’incontournable plat de rigatonis aux olives, câpres, anchois et piment.

Rooster

5 sur 5 étoiles
Restaurants Méditerranéen Batignolles

Quelle vibe ? Cocorico ! Rooster (« coq » en anglais) marque le grand come-back dans la capitale du chef Frédéric Duca. Après quatre années à New York (Racines), cette toque marseillaise biberonnée au Petit Nice de Passédat, Taillevent et Fouquet’s, couronnée d’une étoile en 2013 par le guide du pneu (L’Instant d’Or, avenue Georges V), fait sensation aux Batignolles. Des assiettes précises et personnelles, avec du liant, de la gourmandise, loin d'une cuisine d'assemblage facile… Une bénédiction dans ce quartier où les vraies grandes tables se comptent encore sur les doigts d'une main (Gare au Gorille, Le Bouchon et l'Assiette, Coretta).
Pâtes culte ? Les agnolotti maison  

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Atelier Mala

4 sur 5 étoiles
Restaurants Chinois Saint-Georges

Quelle vibe ? Stanislas Deniau aurait pu devenir un grand méchant loup de Wall Street. Coup de bol pour nous, après avoir étudié le commerce international en Chine, le gusse a préféré lancer en 2016 cette cantine épurée et pop, aux abords de Saint-Georges. Laquelle pousse haut les couleurs du Sichuan, région (et gastronomie) chère à notre cœur, célèbre pour son super-poivre (ma) et piment (la). Nouilles de blé maison, pasta archi-fraîche et coupée minute avant chaque service. La déco ? Sobre, de bon ton, ponctuée çà et là de détails graphiques : fresque stylisée au mur, dragon de papier au plafond… 
Pâtes culte ? Les nouilles dan dan mian

 

Nonna Clelia

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Mairie du 18e

Quelle vibe ? Ancrée en plein 18e popu, dans un mouchoir de poche entre Simplon, porte de Clignancourt et Jules Joffrin, cette trattoria miraculeuse est une bénédiction. Carte peu bavarde (bon signe), changeant chaque jour en fonction du marché, pastas maison, et prix plus qu'honnêtes… Jugez plutôt : le midi, plat du jour à 13 €, formule à 20 € et menu complet pour 25 balles ! Passé des agences de pub aux fourneaux, le zigue vous brosse en toute humilité une cucina domestica du nord de la Botte, louchant du côté de la Lombardie et du Piémont. 
Pâtes culte ? Les pappardelles cacio e pepe – au fromage de brebis râpé et poivre, un plat pour le coup de la région de Rome !

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Uncino

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Saint-Georges

Quelle vibe ? Gabriele Muti, sommelier/cuistot né sur l’île d’Elbe, et sa femme Tala ont ouvert ce joli bistrot en bois niché à deux pas des Canailles. Palais sensibles s’abstenir : bonjour les tripes elboises à l’ancienne en entrée (14,50 € quand même). C’est généreux, fort en goût, parfait pour vous mettre en appétit. 
Plâtes culte ? Les spaghettis à l'araignée de mer et tourteau 

Solina

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien 12e arrondissement

Quelle vibe ? Au Ground Control, ne ratez surtout pas le pastamaniaque Riccardo Ferrante et sa squadra 100 % transalpine. L'ex-second de Pierre Jancou chez Achille (1er), n'a pas son pareil pour vous dépoter minute des pâtes fraîches de chez lui (la région des Abruzzes, terre sauvage et montagneuse proche de Rome). C'est de là aussi que vient la fameuse solina — la farine bio utilisée pour préparer ces pastas, glissées ensuite sans façon dans une boîte en carton.


Pâtes culte ? Les caserecce all’amatriciana (joue de cochon, parmesan et sauce tomate, 11 €).

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Muqam

4 sur 5 étoiles
Restaurants Chinois Faubourg Montmartre

Quelle vibe ? On le sait peu, mais il existe une minorité musulmane en Chine. Cette ethnie turcophone vit dans le Xinjiang, au nord-ouest du pays. Dolan dans le 5e arrondissement et Tarim dans le 11e ayant fermé, Muqam est donc le seul resto parisien dédié à cette belle cuisine mixant saveurs chinoises et turques. Alors que dans le reste du pays, le riz est l'aliment de base, chez le peuple ouïghour, ce sont les pâtes, appelées laghman. Comme en Italie, toutes sont faites à la mano, la préparation prenant de 4 à 5 heures. 
Plat culte ? Le savoureux et gargantuesque Toho Qordaq (14 €) : de loooongs rubans à slurper !

Il Bacaro

5 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Roquette

Quelle vibe ? Planqué dans une ruelle, juste au-dessus de la place Léon-Blum, ce baccaro, nom donné aux tavernes du nord de l’Italie, déboîte. Ici, on sert la belle cuisine du Frioul-Vénétie julienne, région frontalière de l'Autriche et de la Slovénie, bordant la mer Adriatique. On parle fort, on s’attable le midi, un verre de blanc à la main (belle carte de vins italiens évidemment, bio notamment), devant une généreuse assiette de jambon San Daniele 18 mois (14 €), fin et moelleux.
Pâtes culte ? Les raviolis farcis à la crème d’aubergine et ricotta fumée (18 €).

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Tempilenti

4 sur 5 étoiles
Restaurants Italien Roquette

Quelle vibe ? Imaginez un bistrot italien perdu près du cimetière du Père-Lachaise où l'on se régalerait simplement de bons plats de pâtes de Francesca, sarde d’origine. Imaginez un endroit encore méconnu, à l’abri des regards indiscrets et du tumulte bobo parisien. Maintenant, imaginez que cet endroit existe et régalez-vous. De l’entrée au dessert, en passant par le vin, embarquez pour un voyage sous le doux soleil de la Botte.
Pâtes culte ? Les spaghettis au beurre, anchois et pain. 

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Parler de cuisine italienne, c’est parler au pluriel. Du nord au sud de la Botte, de l’est à l’ouest en passant par le centre et les îles, que de différences ! C’est pourquoi on a tenu à glisser deux mots à chaque fois sur l’ancrage géographique de chaque spot. Sachez où vous mettez les pieds !

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