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© Mary Pio
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Que faire à Paris cette semaine du 19 janvier 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 19 janvier 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 19 janvier 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 19 janvier 2026 ?

  • Musique

Il fallait être là le 29 septembre dernier quand Time Out profitait du lancement de la Fashion Week printemps-été 2026 pour transformer la planque à pizzas Rori et ses abords en dancefloor éphémère. Les absents ont toujours tort et beaucoup nous ont demandé une redite, on a décidé d’exaucer leur souhait en faisant encore plus fort : le 21 janvier 2026, toujours en pleine Fashion Week, Time Out se maque avec l’équipe de Chop Chop et Hugo Mendoza, de la marque Awake, pour investir le Badaboum de 20h à 3h. Rien de moins que notre première soirée clubbing. Une noce qui investira tous les espaces du club de Bastille, entre bars à vin nature et cocktails dès 20h et une affiche bien dans son époque, inclusive, diverse, associant pionniers ayant posé les bases et nouvelles figures pavant d’ores et déjà leur héritage. Cette soirée, elle commencera par un triptyque de concerts d’artistes féminines avec K-Reen, légendaire pionnière du RnB local ; la MC star de la baile funk Deize Tigrona ; ou la Parisienne Bonnie Banane, polisseuse d’une si singulière pop. Ça aurait pu suffire à blinder le club, on a voulu y ajouter Bamao Yendé, chef du culte gang Boukan Records ; Fetva du label High Heal aux sets toujours éclectiques et percutants ; ou l’incontournable Andy 4000, vue dans Nouvelle École, dont les selectas slaloment entre sonorités hip-hop, afro ou caribéennes. Pour info, Andy fêtera ce soir-là son anniversaire, et l’an dernier, elle avait ramené Theodora en invitée surprise. Ça laisse rêveur. Également sur le flyer ? Broodoo Ramses, expert pour mêler ambiances baile funk, footwork et mille autres choses ; le vieux loup des clubs parisiens Guillaume Berg, connu pour avoir bossé chez Bromance ou Off-White avec Virgil Abloh ; ou DJ Là-Bas, derrière le collectif chkoun is it ? aussi connue sous le nom de Canal Chouf, dont le premier livre Vie Mort Vie, a été validé par le prix Nobel de littérature Annie Ernaux en personne. Rien que ça. Vous l’avez compris, cette soirée, c’est plus qu’une soirée, c’est un manifeste et une histoire qui s’écrivent en dansant. Il faudra être là cette fois.

Pour prendre vos billets dont les tarifs débutent à 13 € (!), c’est par ici que ça se passe

  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Autrefois, l’adresse abritait le Sherry Butt, repaire des amateurs de whisky sous toutes ses formes. Après quelques mois de fermeture et de réglages, place à Memento, né de l’association entre deux vétérans du Moonshiner – l’Italien Matteo Grotti et l’Argentin Joaquin Malki - et Marco Duce, proprio de la cave à vins voisine, Magnum. Le menu propose une dizaine de cocktails voyageurs, avec une partie modérément alcoolisée pensée pour l’apéritif. Justement, l’on débute par un effervescent Saint Paul, inspiré de la version argentine de l’Americano. Ici, le drink mêle harmonieusement l’amertume herbacée – avec une pointe de menthol – des deux Fernet Branca à la douceur du mix de vermouths et de la liqueur d’orange. Une réussite. Registre différent, mais tout aussi réjouissant, pour le mexicain Mariposa Monarca, un cocktail puissant, à base de bourbon « fatwashé » au mole mexicain maison. Un sirop d’agave infusé aux épices vient apporter du contraste en titillant le bout de la langue, tandis que l’ajout de tagète mexicaine procure le réconfort de notes d’estragon légèrement anisées. Memento se souvient qu’il possède une vraie cuisine et, comme Superfine, propose une consistante carte de solides. Elle navigue entre grignotage (olives, pain brioché avec anchois) et plats plus consistants (tartare de bœuf, picadillo de poulpe), à l’image du généreux Rye tonato sandwich, un roboratif vitello tonato en croque-monsieur (qui aurait gagné à plus d’acidité). Bref voilà une adresse séduisante à ne pas oublier à l’heure de l’apéro !

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  • Art
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Bien qu’encore étudiants il y a quelques mois, certains de ces jeunes artistes n’ont rien à envier aux vétérans du milieu et jouissent même d’un avantage certain sur leurs aînés : une compréhension neuve et vive du monde dans lequel nous vivons. Un point sur lequel le commissaire de l’exposition, Mathieu Kleyebe Abonnenc, s’est appuyé pour créer un parcours en ancrage total avec notre société contemporaine, entre désir de réenchantement et critique acerbe. Photo, vidéo, peinture, sculpture, c’est simple : c’est tout le futur de l’art made in Paris qui s’est donné rendez-vous entre les murs de la prestigieuse école, pour un dernier tour de piste avant de quitter leurs ateliers confortables pour le grand bain.

4. Faire un tour à la Maison de la Radio pour l'Hyperweekend Festival

Pas la peine de tourner autour de la Maison de la Radio : il va encore falloir compter sur l’Hyperweekend cette année. Une assertion à mettre en miroir avec les noms de la cinquième édition du festival de Radio France, prévue du 23 au 25 janvier 2026 dans tous les coins de la Maison ronde. Sur la prog, qui mêle encore créations originales, nouvelles têtes et duos de qualité, on repère Youssoupha qui chantera Balavoine, Camille en mode symphonique, le nouvel héraut du flamenco Yerai Cortès, la nouvelle figure canadienne de la pop Charlotte Cardin, ou des odes à Dolly Parton et François de Roubaix, respectivement par Baptiste W. Hamon et AMG. Dernière mention pour le plateau hip-hop/RnB du samedi au studio 104 avec l’Essonnienne Ronisia, la puissante Juste Shani, la finaliste de la dernière saison de Nouvelle École 2L ou encore cet intriguant flirt entre le rappeur Gen et le mage électronique Canblaster.

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  • Cinéma

Comment dire que la lutte paie sans dire que la lutte paie ? Facile : la Clef rouvre à partir du 14 janvier ! Le cinéma de la rue Daubenton, fondé en 1973, va proposer deux salles (120 et 65 places), une entrée à prix libre et une programmation hors des sentiers commerciaux du mercredi au dimanche. Dire qu’en mars 2022, la police évacuait les lieux ! C’est le joyeux épilogue de huit ans de lutte pour une poignée de passionnés, réunis dans l’association La Clef Revival. En 2018, la salle ferme : l’exploitant ne peut plus payer le loyer demandé par le propriétaire des murs, le CSE de la Caisse d’Épargne Île-de-France. L’année suivante, les membres du collectif ne s’avouent pas vaincus et squattent le cinéma pour le transformer en utopie libertaire : 1 300 films y sont projetés, des AG y sont tenues tous les jours de 6 h à minuit durant les 30 mois d’occupation. L’idée de racheter la Clef y éclot. Durant un an et demi, ils vont négocier le prix (de 4 à 2,3 millions !) puis trouver les fonds – de la Ville, de la Région, des milliers d’anonymes mais aussi de Tarantino ! – et enfin rénover les lieux. Une épopée qui mériterait au moins un film !

  • Bars à vins
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le Marché des Enfants Rouges, l’un des foodcourts parisiens qui cartonne sans faiblir depuis des années, continue d’évoluer. Dans l’un des rares emplacements couverts (et chauffés !), le DJ-producteur/viticulteur grec Nikolaos Symeonidis vient d’installer ce Kissa, enclave minimaliste de pierres grattées, poutres métalliques et guéridons en marbre. Le nom japonais (« café ») ne doit pas vous tromper : voilà un bar à vin 100 % nature qui propose une sélection pointue et internationale : l’électrique Eskalation Potential d’Habibi Wine (le domaine -allemand !- du patron), cabernet hongrois de Kolonia 52, Voï du grec Jason Ligas… Depuis la cuisine (pas ouverte !), la cheffe Daniela Jaber concocte des petites assiettes entre influences gréco-turques (börek aux épinards, feuilles de vigne), classiques de barav (un mont-d’or chaud à attaquer avec une pita) ou inventions bien vues comme cet œuf mayo twisté en houmous (émulsion d’œuf et vinaigre et citron, un peu de mayo, jaune cru) qui se tartine à plusieurs sans effort. Le tout baigné dans une bande-son érudite, piochée par Nikolaos dans sa collection de vinyles (même si, lors de notre visite, la présence de l’ex-footballeur Raí a poussé le patron à mettre le pressing sur les pépites bossa). Une adresse à la DA forte qui mérite sa place dans les itinéraires des affamés de Fashion Weeks !

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  • Malaisien
  • SoPi (South Pigalle)
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Manogeran Shasitharan, cuistot malaisien à l'œil de tigre et à la natte serrée, est arrivé par un coup du sort en France où il a touché le fond de la galère avant de trouver une échappatoire dans la cuisine tradi. Depuis, il a développé son propre langage culinaire sur la côte picarde (à l’Itinérance) avec son acolyte Jonathan Caron. L’improbable duo épate désormais Paris dans cette salle toute noire à beau comptoir de marbre vert où la pénombre ambiante fait caisse de résonance aux coups d’éclat du chef. Le menu en une dizaine d’étapes (variable suivant l’inspi du chef, 89€) révèle une gastronomie de confluences puissante et singulière : c’est Kuala Lumpur-sur-Seine ! Parmi ses hits, il y a un bouillon végétal au curry d’une profondeur de nuit noire ; une sériole en marinade d’oignons, gelée d’eau coco et neige de coco fraîche en clair-obscur ; un bluffant pisang goreng, populaire beignet de banane en tempura avec vinaigrette de crevettes fermentées… Le menu s’emballe avec un sambal, cette pâte de piment typique de l’Insulinde, ici à base de homard fermenté à l’umami ravageur, sous une queue du même crustacé au tamarin fumé - sensationnel ! En dessert, on cuillère une convaincante mousse au chocolat au caramel de crevettes ! Côté cave, Jonathan est un dénicheur invétéré, nature ou pas, dont ce rouge bourguignon du domaine des Astrelles qui a tout d’un grand. Une cuisine jamais goûtée avant, qui pousse le sucré-salé et les épices jusqu’à leur exact point de surkiffance. Bref, une adresse malaise très balaise !

8. Prendre ses places au premier rang de l'Olympia de Panayotis Pascot

Après Presque, Panayotis Pascot a fait son retour sur scène avec Entre les deux à Bobino à la rentrée, et sera à l'Olympia du 20 au 24 janvier. Des titres que ne renierait pas Jean-Michel Apeupré, jouant amoureusement sur les notions d'ambiguïté et de vague à l’âme, que le comédien et auteur à succès, qui semble aujourd’hui avoir trouvé la paix, n’a de cesse d’explorer. Entre les deux, c’est cette zone interstitielle et hasardeuse que représente la vingtaine, celle des grands adolescents et des adultes enfants. Un sujet qui permet notamment à l’humoriste, après avoir longtemps analysé (à travers son livre et son précédent spectacle) son rapport au père, d’envisager lui-même la paternité.

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  • Dans nos Verres

Quand on rappelle qu’il cause 41 000 décès par an selon l’Inserm (en 2015), l’alcool n’apparaît pas si cool que ça et on se dit que le Dry January représente une bonne occasion de questionner sa consommation. Les raisons d’arrêter de s’alcooliser vont du défi presque ludique à l’impérieuse nécessité personnelle, en passant par l’envie de donner un répit à son foie, et elles sont toutes valables ! On vous propose 5 plans pour se faire plaisir durant ce mois (ou plus) d’abstinence. Histoire de supporter les remarques de ceux qui pensent l’ébriété comme la valeur cardinale de l’épicurisme…

  • Art

Entre Wes Anderson et Joseph Cornell, les points communs sautent aux yeux : les deux Américains partagent le même amour du passé, du fait-main, et de la boîte. Dans ses fameuses Boxes conçues comme des micro-mondes, Cornell – artiste autodidacte copain de Marcel Duchamp et mort en 1972 – plaçait coquillages, billes ou cartes postales, autant d’objets tirés de son “département des pièces détachées” au sous-sol de sa maison/atelier, qu’il remplissait au fil de ses explorations dans Manhattan. Wes Anderson, lui, a largement démontré son obsession pour les malles à travers sa filmographie, et le bâtiment du Grand Budapest Hotel ressemble à un hommage direct à la boîte Pink Palace de Cornell. Pour cette exposition à la galerie Gagosian Paris, titrée The House on Utopia Parkway, le cinéaste a récréé le micro-monde du reclus Joseph Cornell, conçu comme une grosse boîte évidemment, qu’on pourra voir directement depuis la rue Castiglione, à la manière d’une vitrine de Noël. Avec la scénographe Cécile Dégos et le commissaire Jasper Sharp, Wes Anderson a réuni plus de 300 objets et curiosités issues de la collection personnelle de l’artiste, dont des boîtes inachevées et inédites pour ce qui sera la première présentation individuelle des œuvres de Joseph Cornell à Paris depuis quarante ans.

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11. Assister au nouveau spectacle de Joël Pommerat

Bonjour, Joël Pommerat est de retour. Après Le Petit Chaperon rouge ou Cendrillon, notre auteur et metteur en scène préféré s’attaque (du 18 décembre 2025 au 24 janvier 2026 aux Amandiers) à un nouveau récit clé de notre enfance : Les Petites Filles modèles de la comtesse de Ségur. Ses Petites Filles modernes, à lui, s’adressent aussi bien — peut-être surtout — aux adultes qu’aux petits. À partir d’un pacte scellé entre deux jeunes héroïnes, il fait surgir le surnaturel et oppose à la raison un grand bal de magie.

12. Plonger dans les univers oniriques et sensibles d'Eva Jospin et Claire Tabouret au Grand Palais

L’année 2025 se termine en beauté au Grand Palais avec deux cartes blanches d’exception données à deux grands noms de l’art contemporain : Eva Jospin et Claire Tabouret. Après avoir réenchanté le palais des Papes (Avignon) ou le château de Versailles, réalisé des scénographies pour Dior et brillé à la Biennale de Venise, Eva Jospin est donc invitée à s’emparer des galeries du Grand Palais avec ses monumentales sculptures de carton et broderies d’orfèvre. Au même moment, la peintre et plasticienne Claire Tabouret y introduira son monde ultra-sensible peuplé d’enfants, de larmes et de rouge à lèvres défait.

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