La Station
© Wendy Keriven | Photo prise dans l'espace extérieur de la Station.
© Wendy Keriven

Que faire à Paris cette semaine du 18 mai 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 18 mai 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 18 mai 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 18 mai 2026 ?

1. Veiller pour la nouvelle édition de la Nuit des musées

Pleins phares sur la 22e édition de la Nuit des musées ! Classique arty du printemps, l'événement sera de retour le samedi 23 mai 2026 avec toujours le même (et aguichant) credo : l'ouverture nocturne et gratuite de 3 000 lieux culturels en France, dont plusieurs centaines rien qu'à Paris et en Île-de-France. Le tout en proposant des visites thématiques, des performances artistiques en tous genres et des ouvertures d'espaces exceptionnelles. On vous laisse en charge de trouver l'after.

  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle. Bref, un resto qui grille de mille feux.

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  • Art
  • 16e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste.

  • Musique

Il y a quelques semaines, la précieuse Station annonçait sa future pause pour trois ans de travaux. Passée l’émotion, il est désormais temps de profiter à fond du lieu d’ici à sa fermeture le 31 octobre - soit un bon moyen pour aider le lieu à amortir ce triennat de pause forcée. Première quille ces 20 et 21 mai avec la dixième édition de son festival maison Garage Mu, du nom de l’originel espace ouvert par le collectif Mu, les tenanciers de la Station. Un millésime jubilé qui célébrera ce pan punko-électronico-rock bien inscrit dans les marges cher au lieu. Il y aura le tambourinant duo catalan Dame Area ; les Irlandais bien post-punk bien militants M(h)aol ; le poppeux aussie Way Dynamic ; ou encore le trio de Nantaises Île de Garde, dernière trouvaille du label Born Bad, et leur style cinémato-synthétique bon à accompagner un thriller féministe. Tellement Station.

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  • Cinéma

En parallèle de Cannes, un autre festival de cinéma vient de débuter, qui devrait ravir les cinéphiles : la 11e édition du Festival du cinéma chinois en France. Du 10 mai au 30 juin, cette célébration du 7e art selon l’Empire du Milieu propose aux spectateurs de dix villes françaises – Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Cannes, Strasbourg, Brest, Montargis, Sainte-Marie à La Réunion et Dumbéa en Nouvelle-Calédonie – de découvrir de nouvelles productions, des classiques restaurés et un documentaire. Inauguré dimanche soir par une cérémonie d’ouverture au Pathé Palace, suivie d’une avant-première de Scare Out, le nouveau film du réalisateur Zhang Yimou, en présence d’Isabelle Huppert et de Jia Zhangke, ce festival a pour vocation de « présenter de manière systématique au public français l’exploration artistique, les préoccupations réalistes et la vitalité culturelle du cinéma chinois contemporain ». Au programme : dix films inédits (thriller d'espionnage, drame social, comédie historique, animation) accompagnés de quatre classiques restaurés, parmi lesquels La Divine de Wu Yonggang (1934), ressuscitée en 4K pour la première fois en France. Sans oublier Shenzhou 13, documentaire tourné en 8K dans l'espace, une première mondiale. Un rendez-vous (ayant déjà attiré plus de 250 000 spectateurs lors de ses précédentes éditions) qui se tiendra jusqu’au 24 mai dans les salles parisiennes, du Pathé Palace au Pathé Les Fauvettes, en passant par le Christine Cinéma Club et la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, avant d’entamer son tour de France jusqu’à la fin du mois de juin.

  • Bars à vins
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Vous prendrez quoi pour accompagner votre verre de vin ? Un bol de pop-corn et un court-métrage ! Bienvenue au Out Of The Blue, premier bar à films de Paris (voire d’Europe) lancé en 2025 par la réalisatrice Chloé Bourgès (filleule d’Antoinette Fouque, une des créatrices du MLF) juste à côté du Café Content. Pas vraiment un concept au sens rentable du terme plutôt un projet aussi inclassable et indépendant que le film éponyme de Dennis Hopper. Le cadre de la minuscule enclave a été soigné et moquetté par studio Etttore. La carte des vins nature est à peine plus longue que la liste des réalisatrices oscarisées : un blanc, un rouge, un « blouge » et une bulle. Le néon rouge « cinéma » au-dessus de l’escalier qui descend indique assez clairement que la suite se déroule au sous-sol. Un antre bleu nuit, un canapé Pierre Paulin face à un grand écran où on peut visionner (gratuitement) un court-métrage (en boucle entre 18 h et 22 h) tout en sirotant son vin et grignotant son assiette de fromage (8€) pour un moment rare au cœur de l’image. La programmation change tous les mois et brasse large : Herzog, Lynch, Triet, Chaplin, Panahi… Et le dimanche, c’est long-métrage surprise. Bref voilà une parenthèse hors norme et un peu folle qu’on ne peut qu’aimer !

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7. Déconstruire caustiquement la maternité avec Marine Leonardi

C’est l’anti-petite mamounette. Pourtant, ses premiers pas sur scène sont quasi concomitants à la naissance de sa fille, il y a maintenant cinq ans. Et la maternité est un de ses sujets de prédilection. C’est qu’elle l’aborde sans mièvrerie aucune (au théâtre des Variétés du 14 au 30 mai), et à travers toutes ses difficultés : des fuites urinaires à une charge mentale inégalement partagée avec son conjoint. C’est caustique, mordant, tout le monde prend cher (elle comprise), et ça fait du bien.

  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville.

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  • Cinéma

Premier du genre en France et en Europe, le Star Wars Store by King Jouet a ouvert ses portes le 30 avril au 43ter rue Étienne Marcel, dans le 1er arrondissement de Paris. Depuis la rue, la devanture entièrement vitrée au look rétro-futuriste capte l'œil avant même d'entrer : deux étages, 300 m², et un millier de références produits pour les fans de la saga, des jouets aux livres en passant par une collection mode exclusive et même une gamme beauté. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré à The Mandalorian and Grogu, le film de Jon Favreau qui sortira en salles le 20 mai prochain, avec une scénographie soignée, des personnages grandeur nature et plusieurs points photo pour immortaliser sa visite. À l'étage, l'ambiance bascule : tons métalliques, mobilier aux allures de vaisseau spatial, un atelier de fabrication de sabre laser pour s'initier au maniement de l'arme emblématique de la saga, et des démonstrations de la nouvelle gamme Lego Smart Play. Un espace café propose des spécialités inspirées des personnages de la saga, avec une carte qui promet d'être régulièrement renouvelée. Le lieu accueille aussi un calendrier d'événements ponctuels, notamment lors de week-ends dédiés. Un programme à suivre directement en magasin.

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé autant de chefs-d'œuvre de cette dernière décennie de la vie de l'artiste, faisant cohabiter L'Escargot avec La Gerbe, les Acanthes ou encore Zulma, grâce notamment à des prêts d'exception qui prouvent que, même lorsque l'on croit avoir déjà tout vu de Matisse, le mec cache encore quelques secrets.

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  • Café
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec ses murs grattés, ses mignonnes petites tables de bois et sa population à néo-mulet, le Pontochoux café, annexe du minuscule spot à curry japonais voisin, n'aurait pu n'être qu'un coffee shop du Marais de plus. Un agréable café où boire un bon espresso de chez Coffee Collective (une brûlerie de Copenhague) ou des thés japonais Kagoshima. Mais le magicien du sucré Akira Takahashi en a décidé autrement. Derrière le comptoir bariolé, cet ancien ensorceleur de feu Les Climats mitonne de vrais petits desserts gastros – de 12h30 à 17h uniquement ! Des compositions affûtées et vives, à l'image, ce jour-là, d'un Mont-Blanc d'anthologie – l'une des pâtisseries préférées des Japonais. Un vrai numéro de prestidigitateur, articulé autour d'une glace au chocolat et thé hojicha soyeuse, d'une mousse à l'armoise à la texture évanescente et des incontournables vermicelles de marron. Le coulis de yuzu bien caché électrise tout ça avec élégance et sans zèle glycémique. On l’arrose de la boisson signature des lieux, l'Aki Tonic, touillant dans son chapeau haut de forme café, jus d'orange et tonic, à boire frappée.

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