Cuisine libanaise
© Kubri
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Que faire à Paris cette semaine du 6 avril 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 6 avril 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 6 avril 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 6 avril 2026 ?

  • Français
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Contrairement à ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice Brée (ex-Pages) et Margaux Baju (croisée au Perchoir période Alice Arnoux). Ce duo de choc au goût sûr, a relooké une ancienne cantine végé à Goncourt avec le cabinet Lieu. Résultat ? Un cœur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylé que Jules Koundé arrivant à Clairefontaine. Les idées claires se ramassent aussi à la fourchette dans le menu du soir à 49€ (4 envois + amuse-bouche & mignardise) : un coloriste crudo de saint-jacques à l’huile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crème de citron aux noisettes ; avant un plat de haute précision fonctionnaliste à base de filet de julienne, de blette, d’asperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. Le goulot la joue naturel. Et bientôt le dimanche, l’occaz sera aussi à saisir car les deux cuisinières ont des talents de brocanteuses et vont vendre leurs trouvailles en servant des petits coups. On pressent qu’elles iront loin: n’hésitez pas à sauter sur ce resto.  

  • Art

Il y en a qui chassent les œufs, d’autres les pépites artistiques : pour ceux-là, rendez-vous du 8 au 26 avril 2026 à la Grande Halle de la Villette pour la 8e édition de 100% l’Expo, qui réunit de nouveau une sélection d’artistes fraîchement diplômés, aka le rendez-vous parfait pour prendre le pouls de l’art contemporain de demain. Devenu un tremplin important à Paris depuis 2018, l’événement rassemble une trentaine d’artistes sorti(e)s il y a moins de cinq ans d’une école supérieure d’art française, et leur offre leur première exposition collective d’envergure. A quoi réfléchissent les jeunes artistes en 2026, dans ce monde en pleine mutation ? Et de quel statut hériteront-ils à l’avenir ? Une partie des réponses sont à découvrir dans les 3 000 m² de l’expo ce mois-ci, à travers une belle série d’audaces entre les artefacts de sorcellerie numérique d’Alexandre Espagnol, le Far-West reconstitué de César et Nora Kaci, ou les récits de migration multidimensionnels de Lê Hoàng Nguyên. A noter que les deux semaines d’expo seront rythmées par un programme de performances, dont le spectacle In Relation to Whom? des artistes palestiniennes Marah Haj Hussein et Nur Garabli les 9 et 10 avril, et “un grand week-end de performances” les 18 et 19 avril.

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3. Bosser le cardio avec Josman à Paris La Défense Arena

Josman toujours plus haut ! Après avoir mis un foin pas possible dans les salles du pays – dont une date à l’allure de consécration à Bercy – le rappeur venu du Cher (le département) sera de passage le 10 avril 2026 à Paris La Défense Arena, rien de moins que la salle intérieure la plus grande d’Europe. Ce qu’on devrait y entendre ? Un grand panorama de sa discographie, dont le dernier projet en date, Dom Perignon Crying, sorti à l’automne dernier. Il y est toujours aussi facile, entre placements et rimes insolentes. Puis, il faut se le dire : Josman en live, c’est un rouleau compresseur, entre tubes à ne plus savoir quoi en foutre – on entend déjà les 40 000 spectateurs le backer sur « Carlo » –, une scénographie ultra léchée et une communauté plus fidèle qu’un grognard napoléonien. Déjà l’un des concerts de 2026.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Le Festival Ciné-Palestine, qui entretient la culture palestinienne à Paris et Marseille avec ses ciné-clubs réguliers, chauffe les projecteurs avant sa 12e édition avec une soirée de soutien à la Station - Gare des Mines samedi 11 avril entre cinéma engagé et DJ sets inspirés. Au programme : une sélection de courts-métrages pour capter la vitalité du cinéma palestinien, suivie d’une discussion qui s’annonce épineuse titrée “50 nuances de boycott culturel”. Puis, place à la musique avec les DJ sets de Promesses, Paloma Colombe, dont on vous a raconté la renaissance dans cet article, et Kasbah, derrière le projet et la série de compilations Musique de Fête. Et derrière la fête, des actions concrètes puisque chaque billet permettra de soutenir les jeunes cinéastes palestinien(ne)s et les projections du festival.

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  • Cinéma

VAR demandée pour la filmo de Pedro Almodóvar ! En attendant la sortie de son vingt-cinquième film « Bitter Christmas » prévue pour cette année, le culte cinéaste espagnol sera célébré du 8 avril au 26 mai le temps d’une rétrospective intégrale coorganisée par le Centre Pompidou et MK2, dans le complexe du 13e de ces derniers. Cela signifie que tous les films du réalisateur seront projetés au fil du cycle, avec en bonus de nombreuses présentations et masterclasses. Et que ce soit la soirée d’ouverture avec La Fleur de mon secret présentée par Rossy de Palma, l’une des « chicas Almodóvar », la discussion avec le producteur (et frère) Agustín Almodóvar et la rédac-cheffe de Trois Couleurs Timé Zoppé après la projection de La Loi du désir ou une masterclass du réal lui-même, le générique de ce cycle aguiche sacrément. L’occasion de plonger la tête la première dans une œuvre née au début des années 1980, originellement perfusée de la liberté de la Movida madrilène, intrinsèquement queer, féministe et au cœur de l’intime de la société espagnole. De quoi vous refaire une bonne éducation cinématographique.

6. Flirter avec les expérimentations pop des Norvégiennes de Smerz

En novembre dernier, le concert de Smerz à Main Room laissait nombre de suiveurs parisiens sur le carreau. Heureusement, juste avant Noël, les Norvégiennes ont annoncé une nouvelle date sous nos latitudes le 12 avril à la Gaîté Lyrique. L’occasion d’entendre et chanter les titres de Big City Life, leur révéré deuxième album sorti l’an dernier, curiosité pop dans ce qu’elle a plus aventureuse et non codifiée. Dans ce disque traversé et guidé par des voix nonchalantes et éthérées, ça bidouille, explore et imbrique un peu de jazz, de post-punk, de dream pop, de shoegaze, des ambiances de musiques de film ou des choses plus électroniques, pour un résultat aussi gracile qu’onirique à tomber par terre.

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  • Art

Martin Parr est éternel. Décédé en décembre dernier, le culte photographe britannique continue en effet à plus que jamais occuper les cimaises parisiennes. Alors que son exposition Global Warning fait chauffer les tourniquets du Jeu de Paume, une rétrospective parallèle se déploie jusqu'au 30 mai dans la galerie Clémentine de la Ferronnière. Le tout en accès libre. Elle aussi préparée en collaboration directe avec l’artiste, cette expo célébrera la série Small World – qui occupe également une section au Jeu de Paume –, initialement éditée en 1995 avant d’être constamment mise à jour par Martin Parr. Lequel a concentré son regard acide et sa focale – avec flashs et contrastes poussés à fond de rigueur – sur les phénomènes de consommation et plus précisément son pan touristique. Ou comment shooter l’absurde de ces comportements humains aussi convulsifs et codifiés qu'infiniment décalqués. Parmi les clichés présentés, on repère cette partie d’échecs dans les fumants thermes de Budapest, ces dizaines de gens tentant de redresser la tour de Pise, ces tours Eiffel multicolores, ces cartes postales en bord de pistes, ce parapluie point de rencontre sur la place Saint-Marc ou la Joconde photographiée à bout de bras et sans trop regarder.

  • Japonais
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Auréolée d’une réputation (justifiée) de méticulosité et souvent adossée à des prix assez raides, la cuisine japonaise de Paris peut parfois faire oublier qu’au pays, elle reste largement populaire et avalée aux comptoirs d’izakaya ou d’échoppes de rue. Un peu planquée dans une ruelle calme du 10e, Motsuya donne une salutaire piqûre de rappel. Cette guitoune sans devanture, alignant 8 places, décorée de deux plantes et autant d’extincteurs propose des bentos tout maison au tarif imbattable de 12 €. Derrière le comptoir, un couple de septuagénaires, Fumishi Yokota et son épouse Wako, remplissent à leur rythme les plateaux en alu pour un petit défilé d’habitués. Le choix est réduit comme une retraite nippone : deux propositions végé (gyozas aux légumes ou tofu) et deux viandardes (tonkatsu ou karaage). Après une épaisse soupe miso (1,20 € !), on part sur le bento au porc pané bien croustillant, entouré d’edamame, de riz blanc et d’aubergines marinées. Bien que très simple, le plateau apporte des goûts nets et des textures variées. Si vous avez encore faim, vous pouvez compléter avec une part d’omelette (3 €). On termine avec une souple mousse au chocolat. Bref, plus qu’une pause déj, Motsuya représente un vrai moment à part. Pas mal pour 16,20 € !

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  • Dans nos Verres

Depuis le 31 mars, Radio Sofa, animée par un collectif de DJ et d'artistes depuis 2020, a ouvert Antenne 47 en bas des Buttes-Chaumont non loin du bar à vins Marnes Bleues. Le lieu ? Un petit rade à la déco très minimale (sol en béton, murs nus, deux tableaux lumineux au plafond et... zéro sofa !). Au fond, une boîte vitrée en bois héberge les platines où les DJ, isolés phoniquement, vont mixer pour les auditeurs en ligne et les buveurs au comptoir. Ceux-ci peuvent descendre des demis pas chers (3,5 €), du vin nature et des cocktails classiques. Bon à savoir : les impétrants DJ peuvent déployer leur talent là-bas (à condition de s’inscrire sur le site d'Antenne 47) un peu comme au Discobar !

  • Libanais
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Sortir la cuisine libanaise parisienne de ses sempiternels baba ganoush et autres poulets shawarma ? Les frangines franco-libanaises Mayfrid et Ingrid Chehlaoui, qui ont déjà une affaire à Beyrouth, ont répondu chiche (taouk). Leur Kubri, voisin du Cirque d'Hiver, déploie, derrière l'étroite façade, une vaste salle chaulée et terracotta, toute en longueur, où, accoudé au comptoir, on peut admirer le ballet des cuisiniers sur fond d'électro-pop au kilomètre. La cheffe franco-libanaise et autodidacte Rita Higgins y signe une carte joliment moderne, version levantine de notre bistronomie (bistrorientale ?), aux multiples ingrédients du cru, où l'on avise tartare d'agneau ou bar en papillote de feuille de vigne. Dans l'idée du mezzé, tout arrive en même temps : frais labneh fouetté et coiffé d'un buisson d'herbes ; chou pommé revenu au beurre et cacahuètes krikri (enrobées de blé) excitées de chanklich (un fromage de vache aux épices) et asperges vapeur caressées par une sauce au yaourt sous un crumble de fatteh (morceaux de pita frit) et poutargue. On se désaltère de crus bio libanais (Lunatiq du domaine Sept à 38 €) ou français (Auvergne Moitié Route des Vins Bariolés à 43 €), mais aussi de cocktails orientalisants (gin-to au zaatar…).

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

À l’approche du printemps et après une cuvée 2025 fréquentée par 550 000 visiteurs (oui oui), le démesuré parc planté dans le 92 a annoncé le retour du 4 au 19 avril 2026 de sa célébration d’Hanami, cette fête nippone honorant la période de floraison des sakura (les cerisiers). Comme tous les ans, l’attraction principale aura lieu dans le parc de 180 hectares où l’on trouve une collection unique de centaines d’arbres, avec, d’un point de vue colorimétrique, plutôt des fleurs blanches dans le bosquet nord – le plus impressionnant avec ses 144 spécimens – et des roses dans le sud. Outre la contemplation des sakuras, à zieuter cette année depuis une passerelle culminant à six mètres, le domaine se tapissera de plans en lien avec l’événement et la culture japonaise, dont plusieurs premières à Sceaux. On verra par exemple la performance de maîtres du cerf-volant, spécialement venus du Japon, ou une démonstration de spogomi, une discipline créée en 2008 à mi-chemin du sport et de l’écologie. Aussi sur le programme : la possibilité de déposer un souhait dans un « arbre à vœux » ; assister à des concerts de taïko, l’art du tambour, à un spectacle itinérant en trois actes ou être bercé par des contes japonais au milieu du bosquet. Mais la grosse nouveauté de l’année, c’est la mise en place d’un formulaire de réservation pour accéder gratuitement au bosquet nord afin de limiter l’accès quotidien à 3 500 personnes.

  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Du pied à la vigne il n'y aurait qu'un pas… Après Delicatessen, voilà donc une autre cordonnerie ressemelée en bar à vins dont le patronyme très premier degré rend un hommage clair à son ancienne vie artisanale. Le couple Nora Hauber et Jonathan Schweizer (Café des Deux Gares) n'a pas forcé son talent de décorateur : devanture en lettrage 70s intacte, murs grattés, pub Topy, mobilier bistrot dispersé dans la salle et envoyez la chausse. Derrière le petit comptoir en bois sculpté, Nora pioche dans ses racines allemandes (mais pas seulement) pour régaler les apéroteurs : éclatante salade betterave-orange dans une vinaigrette au raifort, dodus knödel au comté escortés de chou fermenté, obatzda (préparation au fromage bavaroise) à tartiner, mais aussi, en plus sudiste, assiette d'anchois à l'huile ou œuf mayo à l'aïoli. Pour l'hydratation, une proposition naturaliste qui en a sous le pied. À noter que La Cordonnerie sert aussi dès le matin des cafés signés Trinci et des cookies pour un petit-déjeuner cosy en terrasse sur la petite rue piétonne. La Cordonnerie, un lieu bien dans ses pompes !

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13. Mettre la focale sur l'œuvre de l'icône de la photo Lee Miller

Artiste, muse et mannequin dont la trajectoire exceptionnelle fut le sujet d’un biopic sorti en salles en 2024, Lee Miller fera l’objet d’une grande rétrospective au printemps 2026 au musée d’Art moderne. Organisée en collaboration avec la Tate Britain et l’Art Institute de Chicago, l’expo retracera toute l’ampleur et la diversité de son œuvre en tant que photographe : mode, paysage ou portraits mais aussi reportages de guerre dans les années 40. Une traversée artistique et biographique qui fera voyager le visiteur par le biais de clichés pris dans une vie en constant mouvement.

  • Art
  • Chaillot
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Les produits de beauté coréens sont devenus incontournables. Un phénomène K-pop, K-drama et compagnie que le musée Guimet s'attache à replacer dans son contexte avec « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène », visible du 18 mars au 6 juillet 2026, pour les 140 ans des relations diplomatiques franco-coréennes. Pour retracer l'évolution de ce concept, l'exposition remonte près de 300 ans en arrière, à la fin de l'époque Joseon, pour explorer les canons de beauté de l'époque — féminins surtout, masculins à la marge — immortalisés par des artistes comme Shin Yun-bok. Une introduction qui pose les bases historiques et montre comment cet idéal irrigue encore aujourd'hui des disciplines aussi diverses que la mode, le manhwa ou le webtoon. L'exposition ne lésine pas sur les pièces rares, entre les fonds du musée, l'un des plus importants d'Europe, et des trésors nationaux prêtés par des institutions coréennes. La démarche rappelle celle de l'exposition « Manga, tout un art ! », du même Guimet — et on lui prédit un succès similaire. On regrettera simplement qu'elle soit un peu moins généreuse que cette dernière, car le sujet est fascinant et aurait mérité qu'on s'y attarde davantage, malgré la belle variété de sources et de médias réunis.

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