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Que faire à Paris ce week-end ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire à Paris !

Écrit par
La Rédaction
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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistro de quartier, une expo pour remplir sa caisse à culture ou un concert pour pogoter. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici, un petit paquet d’idées qui devraient donner du coffre à votre vie sociale pour cette semaine. Cadeau.

Les meilleurs plans du week-end

  • Santé et beauté
  • Spa

Paris regorge de superbes adresses pour remédier à votre humeur de chien. Le temps d'un dossier, on vous a donc sélectionné les meilleurs spas à Paris, tous genres confondus, qu'ils soient nichés dans un salon ou dans un hôtel cinq étoiles. Et croyez-nous, après la lecture de cet article, vous vous sentirez déjà mieux. C'est peut-être ça que Kundera appelle « l’insoutenable légèreté de l’être. »

  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Du haut de ses 27 ans, Pamela Tulizo n’en finit pas de secouer le monde de la photo ! Lauréate du prix Dior de la photographie et des arts visuels pour jeunes talents en 2020, la photographe congolaise s’expose aujourd’hui à la Maison européenne de la photographie (excusez du peu !). Si son palmarès est impressionnant, son expo délaisse strass et paillettes au profit d’un témoignage poignant sur le regard porté sur les femmes de son pays. Entre représentation victimaire véhiculée par la presse et quotidien de battantes, la double identité des femmes congolaises est saisissante. Utilisant les codes ultra-léchés de la mode, l’artiste cherche à révéler la beauté et la puissance intérieure de son unique modèle, tiraillé entre émancipation et tradition, entre représentation et présentation au monde.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Arrimé à son coin de Belleville, ouvert par Marie-Anna Delgado et Olivia Brunet, deux copines des Beaux-Arts de Paris, cet estaminet coche toutes les cases du bon plan. Une salle claire et minimale avec brique grattée, Placo brut et mobilier bistrot ; une cuisine simple, ambiance retour de Catalogne. Le midi, la formule entrée/plat/dessert s’affiche ainsi à un minuscule 15 balles. Dans les assiettes chinées arrive un velouté de champignons doux comme un agneau, accompagné d’un croustillant à la scarmoza. Puis enchaîne un fondant ragoût de seiche avant un retour en enfance pour le dessert : un chausson aux pommes et sa bonne cuillère de crème fraîche ! On fait couler tout ça avec un verre de muscadet Bohale de Romain Petiteau (6 €), pioché à l’ardoise naturophile et sulfitophobe. Le soir, l’ambiance bascule de cantine à cantina avec des tapas délurées.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Divisée en six parties, l’expo nous plonge dans l’histoire d’un genre longtemps négligé, moqué, mis de côté. Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre, passant des quais du métro parisien aux ondes radios ou au petit écran avec H.I.P. H.O.P, émission animée sur TF1 par Sidney dans les 80’s. Mais attention, le hip-hop, ce n’est pas que du gros peu-ra. Danse, block party, graff et mode, chaque pan de la culture est passé au crible par la Philharmonie qui propose un ensemble d’archives photo, de sapes, ou même une reconstitution d’une rame de métro dans laquelle on est – pour une fois – content de monter. Mais le clou du spectacle réside dans une immense salle immersive à 360 degrés où l’on peut entendre Diam’s chanter qu’elle “emmerde le Front national" et NTM foutre le feu à la scène.

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  • Cinéma
  • Cinéma

C'est une programmation qu'il convient d'apprécier en mangeant du pop-corn. Après une cuvée 2021 annulée, le magazine Télérama est de retour avec la 24e édition de son festival de cinéma. Du 19 au 25 janvier 2022, 15 films de l'année écoulée et six avant-premières ayant trusté les T dans les pages de l'hebdomadaire vont être projetés dans 450 salles d'art et d'essai en France, dont une grosse trentaine à Paris et en proche banlieue. Le tout avec son traditionnel ticket d'entrée à 3,50 € la séance.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • 1er arrondissement
  • prix 3 sur 4

Oh le beau ! Mélangeant des éléments années 20 avec du mobilier moderne signé du studio Uchronia, le café Nuances en jette sérieusement. Les frères Charles et Raphaël Corrot ont dégoté eux-mêmes les crus proposés avec un sourcing vénère autour de la production éthique et de la culture durable. Résultat, ça se ressent sur la cuenta : les cinq crus s’échelonnent entre 18 € et 23 € les 250 g ! Si vous n’avez pas de livret A à siphonner, vous pouvez aussi vider des tasses sur place. Les expressos (2,50 €) sont déments et existent en deux origines : le Burundi à la belle vivacité ou le Brésil plus rond. La carte propose évidemment latte, cappuccino, macchiatos et des spécialités maison. Le tout se déguste avec une babka de chez Zana (4 €) et un bon sens de l’équilibre (les tabourets ayant préféré le design à la stabilité).

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Salon de massage
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4

Créé par deux jeunes infirmières, ce nouveau lieu dédié à la femme par des praticiennes féminines a une vocation annoncée : “accompagner les femmes pour les aider à s’épanouir à chaque étape de leur vie, de la puberté à la maternité sans oublier la ménopause.” Son nom ? Gynécée, soit le terme qui désignait dans les antiquités grecques et romaines l’appartement des femmes situé à l’arrière d’une maison. Ici aussi, c’est dans une maisonnette cachée dans une cour du 9e, que se regroupent psychologues, sages-femmes, profs de yoga et praticiennes de soins. Des groupes de parole y sont organisés sur des sujets très variés. On teste ce jour-là un massage à quatre mains pour notre plus grand plaisir. A noter que ces dernières années, de nouveaux soins sont nés pour se reconnecter à la nature. Si certains renient la science et nourrissent les complots, d’autres s’intéressent à l’infiniment petit pour se guérir.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Le Marais

Jusqu'au 20 mars, le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance. Plinthes, niches et volutes forment une Galleria unique, structure de 4 mètres de haut accueillant une série de motifs minutieux et une expo d’arbres plus vrais que nature. Un studiolo revisité, sauce XXIe siècle ! Au-delà de la prouesse technique, l’artiste joue sur les échelles et les mises en abyme, créant ses propres espaces d’exposition au sein des galeries du musée. Sous ses mains expertes, son matériau pas si pauvre devient ruine antique, tombeau ou Balcon tout droit sorti d’un drame shakespearien. Eva Jospin profite de l’occasion pour inviter ses potes Guillaume Krattinger, Faustine Cornette de Saint-Cyr ou encore Aurore d’Estaing à investir à leur tour les murs du musée.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Théâtre
  • Champs-Elysées

Au théâtre du Rond-Point, Laetitia Casta prête son corps et sa voix à la musicienne Clara Haskil, l’incarnant de sa plus tendre enfance jusqu’à sa mort. Mais c’est à la jeune pianiste turco-belge Isil Bengi qu’il revient de prêter son doigté de fée pour offrir un contrepoint musical au récit de cette vie essentiellement marquée par l’amour du jeu. Le duo qu’elles forment toutes deux est une des plus belles trouvailles de la mise en scène. La subtile chorégraphie qui les fait évoluer en dialogue sur le plateau, comme dans un jeu de miroirs, insuffle beaucoup de tendresse et quelques beaux moments de grâce à ce portrait qui se retrouve comme dédoublé. Un spectacle plutôt harmonieux… qui aurait pourtant gagné à faire entendre plus de dissonances.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Les tauliers de ce bistrot miniature ont fait parigot LV1 : Anastasia Rohaut (ex-archi) en cuisine et Vincent Bielhy en salle ont dénudé les vieux murs d’un local en déshérence, coulé un sol piqué de carrés noirs et dressé des tables de bois blond pour faire entrer la lumière dans leur chaleureux bouclard de proximité. Dans la formule dèj du jour (22 €), on nous donne une becquée pleine d’entrain et de gaieté. Ce qu'on a trouvé au menu ? Un filet de hareng puissant comme un coup de mer arrive emmitouflé dans une crème crue infusée à l’aneth, un tartare de bœuf au couteau ou une île flottante nougatinée sur la face nord, en dos crawlé dans son étang de crème anglaise à la tonka. Même habileté du côté des glouglous nature. On sait qu’on va revenir avant même d’avoir réglé l’addition. Vingtiémistes résidents ou de passage : voici votre nouvelle cantine.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Les Halles

À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais la centaine de pièces exposées ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme. Non tout y passe : le chat d’à côté, les rues de son Tokyo natal et même le ciel, juste le ciel. Au risque d’avoir concocté un bouquet de photos disparates ? Du tout. Dans cette mosaïque sculptée dans le noir et blanc, chaque motif valse avec la mort. Un voyage au cœur du drame d’un homme dont la fibre autobiographique a autant inspiré Sophie Calle que Nan Goldin, et où l’on regrettera seulement l’absence de cartels.

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  • Shopping
  • Boulangeries

A peine fini de vous goinfrer à Noël que ressurgissent les tournées de galettes et leur dose de bon beurre… Dites non au winter body ! L’avantage, c'est que si l'Epiphanie tombe le 6, vous avez tout le mois de janvier pour tenter de choper la fève. Pour l’occasion, on célèbre les rois mages avec une sélection pas très catholique mêlant recettes tradis et galettes dépoussiérées, garnies à la noisette, au chocolat ou… aux haricots rouges confits. Aspect, feuilletage, équilibre, voici les sept galettes qui nous ont fait tourner la tête !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4

On déboule dans une cave de 6 mètres de haut toute boisée et baignée dans une élégante lumière orangée. Au plafond, des lustres/anneaux géants clignotent, des enceintes en Plexi délivrent un son pur comme l’idéal socialiste et au bout du couloir, un fumoir pour ne pas avoir à sortir dans la toundra… En Stakhanov des shakers, on trouve le duo John Lenoir et Dylan Kavak, qui mettent en orbite d’élégantes créations (15 €) comme l’étonnant Nazcal qui mélange mezcal, liqueur Kamm & Sons, maïs, coriandre, citron vert et piment. Les apparatchiks qui boument (tchi boum) ne sont pas oubliés puisqu’un recoin dessine une piste de danse où des DJ invités viendront passer de la musique des sphères (quand ce sera de nouveau autorisé par le Komintern bien sûr). Bref, pour le Spootnik, on dit da !

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie
  • Louvre

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Le joyau de l'expo ? La nef centrale qui sublime des pièces remarquables grâce à un ensemble digital conçu par les équipes du studio DS+R. Des écrans cernent les créations contemporaines signées Cartier et proposent aux visiteurs de découvrir les mécanismes de fabrication d’un bijou grâce à des projections dignes de l’Atelier des Lumières. Que ce soient les bijoux présentés, la richesse des archives, les différents artefacts issus des arts de l’islam ou la merveilleuse scéno du MAD, tout est réuni pour créer l’expo de joaillerie parfaite. Et si la fratrie PNL ressort de Cartier avec de “l’or jaune, or gris, or rose” dans Luz de Luna, nous, on est repartis du MAD avec des étoiles plein les yeux. Y a pire comme lot de consolation !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Saint-Georges

La voix posée et la courtoisie à la boutonnière, Barnabé Lahaye (ex-Maison Rostang) nous accueille mezza voce dans cette caverne de standing. On est ici dans un resto à la daron(ne), fort urbain, où le chef Sukwon Yong plie la carte du monde avec adresse pour faire se toucher Séoul et Paris. Résultat ? Une belle affaire de formule dèj à 35 € entrée-plat-dessert ! A la carte : des raviolis aux gambas grillées et bok choy, des tagliatelles à la crème de crustacés et œufs de saumon, barrées d’un filet de poisson qui rascasse la baraque ou une joue de bœuf glacée d’un joli jus tigré et ses blettes photogéniques. Dans le godet, du pinard sans jeu de mots potaches sur la bouteille. Au total, des bouchées qui ont du style et d’autres plus scolaires qui mériteraient parfois de jeter un peu d’académisme aux orties. Mais à ce prix-là, on y retourne. On voit dans notre boulette de cristal que l’étoile Michelin ne devrait plus être bien loin.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Chaillot

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

  • Restaurants
  • Dans nos Verres

L'association Aurore et l'entité Yes We Camp, parties prenantes des Grands Voisins inaugurent un tout nouveau tiers-lieu. Ça s'appelle Les Amarres, c'est situé à touche-touche avec le Wanderlust et ça déboîte une fois de plus. Plus précisément, ces Amarres investissent d'anciens locaux des ports autonomes de Paris. Au total, l'endroit s'étale sur 4 000 mètres carrés, centrés autour de la terrasse avec vue sur Seine, d'un immense hall avec ses 11 mètres sous plafond et de deux accueils de jour – hommes et familles – aménagés sur ses flancs. La soirée venue et tous les week-ends, Les Amarres ouvrent leurs portes au public, avec une buvette solidaire servant mousses, vins nature et autres potions, et proposeront des événements « orientés sur l'hospitalité et les justices sociales ». Ça sent bon les embruns des Grands Voisins, autant dire une bien belle étoile.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4

Aimer, dernier-né du groupe Les As (Popine, Bijou…), n'est pas grand, mais il est vaillant. Prenez sa carte de huit créations bien pensées : elle prouve bien que ce n’est pas le pizzaïolo de Popine qui s’est penché sur les cocktails, mais un vrai pro – en l’occurrence Baptiste Duchamp, affable moustachu par le Lipstick. Posé sur la banquette en vaguelette et velours olive, sous la boule à facettes, bercé par du bon hip-hop à l’ancienne, on se laisse tenter par un Butter Faster Stronger, une douceur de rhum « fatwashé » au beurre de cacahouète, bitter cacao et sherry fino. Ou par un Réponse D, un Negroni qui twiste avec du verjus et une cerise à l’eau-de-vie. On déniche aussi quelques canons nature comme le morgon Côte de Py de Jean Foillard. Pour éponger tout ça ? Des petites assiettes Erasmus : houmous, scotch egg, buratta… Bref, pour paraphraser Fabcaro : et si Aimer, c’était de l’amour ?

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Israélien
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4

Chez Dizen, on se croirait devant un comptoir d’aéroport 70’s, à l’époque où ça fumait des Gauloises à bord et où les costumes Air France étaient designés par Balenciaga… Ce qu'on y sert ? Le sabich, ce casse-dalle star de Tel-Aviv, kiffant fourre-tout végétarien qui contient une foule d’ingrédients. Ces monomaniaques bichonnent leur pita, pleine à craquer de chou, céleri, oignon, harissa verte maison, aubergine frite à la farine de polenta, œuf mollet cuit dans un vaillant bouillon, betterave attendrie en croûte de sel et amba maison, cette sauce aigre-douce à la mangue et au fenugrec… Un fracasse-dalle ultra-texturé et savoureux que l’on déballe posés sur un banc du boulevard de Clichy.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Derrière le petit comptoir, Nika Endeladze, sympathique barbu lui-même vigneron en Géorgie, se charge de déchiffrer pour vous les étiquettes à l’alphabet cabalistique et de vous faire découvrir l’incroyable diversité des nectars de ce pays qui vinifiait déjà quand Michel Drucker était jeune (il y a plus de huit mille ans). On découvre des vins de maturation ambrés, frais et délicieusement oxydatifs qui ont passé une partie de leur vie dans des amphores enterrées, la méthode traditionnelle de fermentation géorgienne ; des blancs secs et lumineux, des rouges complexes mais à haute picolabilité… Que du bon parmi les 50 références disponibles sur les étagères de trois quarts. Une mini-cuisine délivre des petites assiettes typiques pour tenter d’éponger.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Ambroise

Dans cette incroyable cathédrale de fer forgé déployant 9 mètres sous plafond et 8 000 mètres carrés, Lionel Bensemoun (le Baron à l’éééépoque, le Petit Palace maintenant) et toute son asso GANG s’échinent depuis septembre 2020 à délivrer une programmation singulière, souvent perchée et toujours arty (une grosse vingtaine d’artistes sont d’ailleurs en résidence dans les étages). Derrière les immenses rideaux colorés signés par le duo de créatrices Pangea, la musique est acoustique et la lumière fournie par des bougies posées sur des vieux tapis. Ici, déroulent des spectacles de danse imaginés par des compagnies pointues, des lancements de revues d’avant-avant-garde, des expos, de la cartomancie, des conférences éco-féministes et aussi de temps à autre des soirées électro… Et qu’est-ce qu’on se met dans le cornet avec tout ça ? Des assiettes du marché et veggie envoyées par des chef(fe)s qui chauffent (comme Keltoum Arrachidi passée par les Pères Pop) et du vin nature (sélectionné par Chambre Noire). 

En vrac :

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