"School of Beauty, School of Culture" de Kerry James Marshall
© Kerry James Marshall Courtesy de l'artiste et Jack Shainman Gallery, New York Photo : M. Sean Pathasema | "School of Beauty, School of Culture" de Kerry James Marshall
© Kerry James Marshall Courtesy de l'artiste et Jack Shainman Gallery, New York Photo : M. Sean Pathasema

Que faire à Paris ce week-end du 18 au 20 septembre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire ce week-end à Paris !

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Tous les jeudis, les groupes d’amis échafaudent leurs plans d’attaque, entre nuits sans fin, expos à gogo, restaurants tout chauds, rooftops en ébullition, guinguettes qui chaloupent, restos tout chauds ou nouvelles friperies à explorer. Vous l’avez reconnu : le week-end est en approche ! Et pas n'importe lequel, celui du 18 au 20 septembre. Comme chaque semaine, chez Time Out Paris, on a passé la capitale au peigne fin, des grandes institutions culturelles aux petits spots bien planqués, pour dénicher les meilleures idées de sorties à Paris ce week-end. 

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Que faire ce vendredi 18 septembre ?

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Paris
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Meïda à Saint-Ouen et Meatpack Steakhouse à Rosny-sous-Bois, Mohamed Cheikh se décide à entrer dans Paris pour explorer la cuisine de rue. Le gagnant de Top Chef 2022 ouvre donc, aux pieds brutalistes de la fac de Tolbiac, El Cheikh, une guitoune colorée qui (sur)joue les codes algérois : tabourets en caisse plastique, tables ornées du faux vieux logo (caramel Caprice ou limonade Cigogne), calligraphie au sol. Ce Cheikh n’est pas sans provision avec une carte courte de cinq sandwichs, dont trois végé à prix tenus pensés pour les étudiants (ça commence à 4,90€ et ne dépasse pas 10€). Joie de trouver rive gauche un sandwich à la karantika, ce flan de pois chiche et cumin glissé dans une demi-baguette tartinée d’harissa, le casse-dalle popu typique des rues d’Alger et du boulevard de la Chapelle ! Pour les amateurs de protéines animales, le kefta de merguez et boeuf, roulé dans une galette avec sauce toum, menthe, concombre et persil fait carrément le boulot pour caler pour le déjeuner. On l’escorte de pommes gaufrettes à tremper dans une efficace sauce algérienne maison et d’une canette de Selecto et son inimitable deuxième bouche chimique. L'Algérie nouveau paradis de la street food !

  • Bars à cocktails
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La haute gastronomie est-elle soluble dans un shaker ? À cette question, Anne-Sophie Pic répond brillamment avec Utopic, son premier bar à cocktails. Situé au sein de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, il joue la carte de la lumière avec de grandes baies vitrées, des tons crème et du bois clair avec vue imprenable sur le Louvre. Derrière le comptoir, Maël Jego (Little Red Door) propose 22 cocktails, dont six sans alcool, conçus par Anne-Sophie Pic et le responsable mixologue du groupe, Mike Kassabian. Cette carte XXL s’articule autour de créations, parfois inspirées par des plats emblématiques de la cheffe, et de variations de classiques éprouvés. Ainsi, l’Idylle navigue entre Kir Royal et Champagne Cocktail, où une liqueur de reine-des-prés et de vanille est allongée au champagne dans une élégante effervescence. Plus fou, le Sacrilège fait dialoguer olives de Nyons et chartreuse. Comme une évidence ! L’offre de nourriture, particulièrement étoffée (17 propositions) et soignée pour un bar, reprend quelques classiques de la cheffe comme le cromesqui mentholé d’escargot ou Croq’ Utopic, composé de jambon blanc truffé, Mornay au comté et vanille fumée. Bref voilà un bar déjà en forme olympic.

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3. Assister à la résurrection de fenêtres des tours Nuages

À Nanterre, les tours Nuages conçues par Émile Aillaud, grand ensemble labellisé « Patrimoine du XXe siècle », font actuellement l'objet d'une réhabilitation. Dessiné en 1973 par l'architecte, cet ensemble tire sa singularité de ses fenêtres taillées en forme de feuille de sauge, à travers lesquelles Aillaud entendait faire entrer la poésie jusque dans le quotidien des habitants. Ces vitres emblématiques doivent aujourd'hui être remplacées. Plutôt que de les laisser disparaître, le Pavillon de l'Arsenal s'associe aux designers et architectes Anaïs Fernon, Clémence Bondon et Camille Sardet, ainsi qu'à des institutions culturelles locales, pour leur donner une seconde vie (du 9e au 23 septembre) au sein du collectif Feuille de Sauge, qui entend ainsi retracer l'histoire de ces tours et interroger la mémoire qu'elles incarnent dans le patrimoine architectural de la ville. À l'occasion de la Paris Design Week 2026, des Journées européennes du patrimoine et du programme de rénovation urbaine du quartier Parc Sud à Nanterre, le collectif présente une exposition réunissant treize créateurs, designers et architectes, parmi lesquels le collectif Hall Haus ainsi que les designers Anna Saint-Pierre et Alice Pandolfo, invités à réinterpréter ce matériau chargé d'histoire pour lui offrir une seconde vie.

4. Avoir la chance de voir les collections du FRAC

C'est l'un des lieux les plus confidentiels de la culture parisienne. À deux coups de pédale de la porte de la Chapelle, un ancien centre de tri postal réhabilité de plus de 2 000 m² en lisière du futur parc Chapelle-Charbon abrite les réserves du Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris. Derrière ses portes attendent sagement quelque 11 000 œuvres (sur les plus de 23 000 que compte la collection), rangées dans sept salles classées par médium, des arts graphiques à la photographie. Parmi elles, des pièces de Pierre Soulages, Raymond Depardon, Sophie Calle, Kader Attia ou Camille Henrot, mais aussi des œuvres bien plus anciennes : la Ville achète de l'art aux artistes vivants depuis 1816, et ce fonds longtemps connu sous le nom de FMAC brasse aujourd'hui deux siècles de création, des bronzes du 19e siècle aux installations contemporaines. Si la collection est « volante », vouée à essaimer dans les écoles, les mairies, les Ehpad et jusque dans les prisons (quand elle ne s'exporte pas à l'étranger le temps d'une exposition), une grande partie de ses trésors demeure néanmoins à quai. À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, vous pourrez exceptionnellement pénétrer dans cet envers du décor, habituellement réservé aux conservateurs et aux restaurateurs. Rendez-vous est donné le vendredi 18 septembre, à la mi-journée, pour deux créneaux de visite d'une heure – gratuits, mais sur réservation uniquement. 

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  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez?

  • Clubbing
  • Recommandé

Dans un panorama festif constitué d’open airs forcément saisonniers, de soirées éphémères et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressé la liste de nos clubs sûrs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’année ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivité, la diversité et la sécurité pour toutes et tous. Un dossier qui entremêle les décors – friche, béton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques électroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sélection garantie sans entrée gratuite pour les filles.

Que faire ce samedi 19 septembre ?

  • Pizza
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un ancien de la banque qui se réoriente vers les cuisines, on connait l’histoire… Sauf que là, Blaise Hasselweiler, 26 printemps et un air poupin, n’a mis qu’une poignée de mois avant de se lasser de la finance et d’ouvrir en solo le comptoir à pizza le plus original de Paris ! Déjà de sa pizzeria MAD, pour « Maker Artisanal Dough » ou fabriquant de pâte artisanale, ne sortent que des cartons rectangulaires (dessinés par lui). Pas de disques fumants ici mais la version épaisse dite de « Detroit », un peu comme chez Red Sauce, cuite dans un moule en alu.  La pâte ? Une merveille au blé français et levain élevé avec amour par Blaise, une sorte de focaccia sans huile, alvéolée et hyperdigeste. Le jeune pizzaïolo la garnit d’ingrédients bien castés (comté 18 mois, sauce tomate maison…) dans six recettes classiques mais joliment twistées : cacio e pepe, champignon, pepperoni. Arrivant tôt car les pâtons partent vite, on repart avec une MAD in France aux oignons confits et jambon Prince de Paris. Nous voilà à l’opposé de la pizza napolitaine, mais on est bien ! Le sucre des oignons équilibre l’aimable pointe d’acidité du levain et de la tomate, le jambon a du goût et le bord de la pizza en collerette de fromage grillé se mange comme une confiserie. Pas de trottoir, que du plaisir ! On ne peut que souhaiter que Blaise puisse s'agrandir tout en gardant cet esprit artisanal précieux, voire proposer quelques places assises pour des pizzas qui donnent envie de faire une ovation debout.

  • Dans nos Assiettes

Nouveau tampon dans le passeport du festival Food Temple. Après la Colombie, l’Australie ou le Brésil, ce rendez-vous de la rentrée à Paris continue d’explorer les gastronomies du monde avec une 10ᵉ édition consacrée au Maroc. Parrainé par l’emblématique cheffe Fatéma Hal (Sonia dans le 17ᵉ) et Abdel Alaoui (taulier de Choukran), ce festival sur trois jours va être l’occasion de goûter la diversité des recettes marocaines avec des stands de la Cuisine de Souad, de la Maison Gazelle (6ᵉ) ou de La Mouette et les Dromadaire à Essaouira. Le tout entre des photos de Yasmine Hatimi et Salma Jourani ou des affiches graphiques de Merieme Mesfioui.

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3. Voir le retour sur scène de Céline Dion

Sept ans - sans compter son passage à la cérémonie d'ouverture des JO - après son dernier concert parisien, Céline Dion est de retour sur une scène de la capitale avec 16 concerts à la Plenitude Arena de la Défense, prévus entre 12 septembre et le 17 octobre prochains. Un comeback pour lequel plus de neuf millions de personnes ont tenté leur chance pour obtenir des billets. Tout simplement. Le ballet peut commencer.

  • Art

Oubliez Marilyn Monroe et les canettes de soupe. Cet automne, ce sont les dessins d’Andy Warhol qui auront l’honneur d’une exposition au musée du Luxembourg, La Ligne et l’image, qui se tiendra du 16 septembre au 10 janvier 2027. Car derrière les sérigraphies et la peinture, le pape du pop art a dessiné toute sa vie, à ses débuts dans les années 40 pour trouver son style, avant d’y revenir dans la dernière partie de sa carrière. Quelque 150 dessins – mais aussi photos, documents ou peintures – remontent le fil de cette passion, d’un Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique de La Dernière Cène en 1986 (l’année précédant son décès), entre portraits, caricatures, illustrations publicitaires… Une expo qui permettra de rentrer un peu dans l’esprit de Warhol, qui utilisait dans ses dessins des techniques comme le tampon, le pochoir ou le collage, anticipant la reproduction sérigraphique qui fera sa gloire.

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  • Grec
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Faut-il encore présenter les frères Mavrommàtis, les amphitryons parisiens de la gastronomie hellène ? Dès 1981, le trio a voulu proposer une autre cuisine grecque. Trente-cinq ans plus tard, mission accomplie ! On voit bien le chemin parcouru avec Thalie, leur 5ᵉ restaurant, posé le long du jardin du Palais-Royal. La mise ? Une élégante bonbonnière, rose poudrée, draperies et miroirs, bien loin du folklore, mais surtout une splendide terrasse dans le jardin de Port-Royal. Une des plus belles de Paris ! La carte élaborée par Andreas Mavrommàtis s’articule autour des petites assiettes et d’entrées (avec de très nombreuses possibilités végé) : poulpe et purée de pois chiche, aubergine confite, halloumi grillé… Que complètent quelques plats classiques (brochettes, moussaka) ou nettement moins (joue de bœuf sauce stifado ou pâte d’avoine aux champignons). À la tête de la cave on trouve -logiquement- Dyonisos Mavrommàtis qui sillonne les AOP grecques.

  • Dans nos Assiettes

Un article dans le Washington Post, une pleine page dans le Times, une dépêche d’Associated Press… tout ça dans la touffeur de l’été 2026. Quelle est donc l’incroyable nouvelle qui mérite une telle couverture internationale ? Tout simplement l’ouverture de Butter Shop, première boutique parisienne dédiée aux beurres ! Derrière cette idée toute bête et assez maligne se trouve Erwan Leo. L’accueil – évidemment bilingue – se montre très efficace, souriant mais manque de temps pour la pédagogie. Les parfums sont très variés et parfois chelous : sucre d’érable et coriandre ; piment d’Espelette ; truffe ; oignons de Roscoff, framboise… « les plus grands succès sont Ail des Ours ou Chocolat, des beurres qui ne laissent personne indifférent ». Gros atout de l’adresse : il est possible de tout gouter pour se faire une idée (sur une cuillère en bois, pas un morceau de pain). Ainsi on trouve le parfum chocolat, énorme carton sur les réseaux, moins intéressant que celui au paprika par exemple. Bilan de la visite : on repart avec une crémeuse plaquette au sarrasin (5€) qui transforme toute tartine en une galette bretonne et une au sel fumé (6,5€) qui sublime une purée d’un coup de noisette magique. Certes, les prix sont raides mais demeurent abordables pour des produits de grande qualité. 

Que faire ce dimanche 20 septembre ?

  • Art

Depuis le début des années 1980, Kerry James Marshall peint les personnes noires dans des toiles monumentales, lui qui est né en 1955 à Birmingham, Alabama, en pleine ségrégation. Pour sa première grande exposition française, « The Histories* », le Musée d'Art Moderne de Paris accroche du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 quelque 70 œuvres, dont huit peintures inédites créées pour l'occasion, dans un parcours conçu par la Royal Academy de Londres avec le Kunsthaus de Zurich. Ses tableaux racontent l'esclavage, la ségrégation, le moment émancipateur des droits civiques, convoquent des figures de l'histoire africaine, revisitent les icônes de la peinture occidentale ou saisissent le quotidien, pique-nique et salon de coiffure, en piochant aussi bien chez les maîtres anciens que dans l'esthétique des cartes de vœux américaines. À voir absolument : « Wake » installation évolutive entamée en 2003 autour de la traite transatlantique, bateau de bois, chaînes en or et filets de pêche, que l'artiste enrichit à chaque présentation d'un médaillon au portrait d'une personne déportée.

  • Café
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec 167 nouveaux coffee shops ouverts à Paris ces 12 derniers mois, la capitale ne frôle-t-elle pas l’embolie du latte ? Il serait pourtant judicieux de se montrer magnanime envers Joy x Beck, grand café d’angle à la façade émeraude imaginé par la pâtissière et photographe Yene Linda Lam, connue des réseaux sociaux sous son pseudo @hinalys, et son associé Varasy Veopraseuth. On y vient, d’abord, pour les gâteaux (le salé devrait arriver plus tard) dignes des meilleures pâtisseries de la capitale. On pense par exemple à ce cheesecake singulier, couvert d’un mélange de coco, sésame et cacahuètes grillées. Ici le pandan est roi, plante d’Asie du Sud-Est au goût nostalgique d’amande et de vanille, qu’on trouve dans un splendide flan marbré à la vanille ou dans une crème addictive dont on caresse une brioche feuilletée remarquable. Mais aussi dans cette boisson déjà signature des lieux, le coconut pandan cloud : une eau de coco glacée surplombée d’une crème légère au pandan et à la noix de coco. Parfait pour s’attarder dans ce joli espace à la lumière diaphane, dont les meubles en bois brutaliste et la vaisselle coquette font le charme. Les liquides bénéficient d’ailleurs d'autant de soin que le sucré, à l’image des cafés du Laos et de la Thaïlande, ou de ce thé rouge thaï glacé acidulé. Un lieu singulier et lumineux, à en redonner foi à ceux qui n’en peuvent plus du pullulement des coffee shops sans âme.

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  • Art

Chaque année à la rentrée, le design est chez lui, à Paris. Et pas n'importe où. Excroissance urbaine et gratuite du salon Maison&Objet, la Paris Design Week (PDW) déborde sur des centaines d'adresses, du Marais à Bastille, et attire quelque 250 000 visiteurs, sans badge ni carton d'invitation. Mais son programme le plus spectaculaire se joue plus haut : avec Design sur cour, les monuments les plus éloquents de la ville se voient redessinés par une joyeuse équipée de créateurs, artistes et autres maisons d'édition triés sur le volet, invités à travailler in situ. Comprendre : pas des expos posées là, mais des œuvres taillées sur mesure pour les lieux. L'Arc de Triomphe, la colonne de Juillet, le Grand Palais… Du 10 au 19 septembre 2026, le patrimoine prête ses plus beaux atours à la création contemporaine. En voilà quatre à (re)visiter absolument pour donner des couleurs à votre rentrée.

  • Musique

Philippe Katerine ne connaît pas le solfège, il le dit lui-même. Ce qui ne l'empêche pas de citer Bach comme « sa source », une musique « aussi élégiaque que mathématique ». Les 19 et 20 septembre, l'hurluberlu de la pop française prend ses quartiers pour deux soirs dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, autrement dit au saint des saints du répertoire classique. Le spectacle s'appelle « Aux anges » et n'est pas né d'hier : le chanteur l'a créé en janvier 2023 à l'Hyper Weekend Festival de Radio France, un samedi, deux fois dans la même journée, épaulé par l'Orchestre philharmonique maison. Cette fois, c'est l'Orchestre national d'Île-de-France qui l'accompagne, toujours sous la baguette de Bastien Stil, directeur musical de la Garde républicaine à la ville, passé par des projets avec Wayne Shorter comme avec Magma, et dans les arrangements du contrebassiste Lucas Henri. Sur le papier, les tubes lofi-loufoques du bonhomme n'avaient rien demandé aux cordes ; dans les faits, les voilà changés en épiques fresques cinématographiques, sans une once d'absurdité en moins.

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  • Burgers

Et voilà, ça devait arriver : c’est le week-end, et votre jauge d’énergie allouée à cuisiner est aussi vide que votre frigo. Une seule solution s’impose : trouver un brunch salvateur, ce mot-valise inventé en Angleterre en 1896, qui depuis les 80’s s’est infiltré dans nos menus plus sûrement que les fleurs en plastique décorent les façades des restos branchés. Mais la vraie question, c’est où bruncher à Paris sans se tromper ?
Pas de panique, on a fait le boulot pour vous : on vous a sélectionné les meilleures adresses pour un brunch d’anthologie. D’humeur levantine, californienne, végé, ou juste avide de pancakes dégoulinants de sirop d’érable ? Il y en a pour tous les goûts. Et pas que ! Des options pour tous les budgets, que vous soyez en famille avec poussette, entre potes prêts à attaquer la journée, ou en amoureux pour prolonger la matinée. Et après ce festin ? Une sieste, bien sûr !

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Enseigne incontournable chez les mélomanes et amateurs de vinyles au Japon, avec notamment cet impressionnant vaisseau amiral, un magasin de disques de huit étages (chacun consacré à un style de musique), dans le quartier de Shinjuku à Tokyo, Disk Union débarque à Paris pour un pop-up de trois mois chez Miniwax, le nouveau disquaire/café installé depuis un an du côté de République. Disk Union, dont le logo trône au-dessus de celui de Miniwax sur la devanture, proposera jusqu’au 5 décembre plusieurs centaines de références dans le sous-sol du magasin. Une sélection assurée par le curateur Ken Hidaka, entre jazz japonais, J-pop, soul, disco, hip-hop, musique électronique… Le stock sera réapprovisionné en nouveautés toutes les deux semaines. On y trouvera aussi le merch officiel de la boutique japonaise, des pièces exclusives Disk Union × Miniwax, et les iconiques sacs à disques en noir et rouge.

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