Les derniers restos et bars qu’on a testés
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Les derniers restos et bars qu’on a testés

Entre bistrots qui font parler d’eux, bars planqués derrière un rideau et tables d’auteur où tout Paris se bouscule, la rédac a sorti ses carnets de notes. Voici nos dernières critiques, les vraies, celles écrites le ventre plein.

Antoine Besse
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Nos dernières critiques restos

  • Bistrot
  • 15 arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si depuis votre passoire thermique de la rue Saint-Maur, vous considérez le 15ᵉ comme un lointain village provincial, alors ce bistrot ne risque pas de vous faire changer d’avis. Installé à côté d’une coquette placette d’église (Saint-Lambert-de-Vaugirard) flanquée de deux marronniers, dans le calme ouaté d’une circulation inexistante et avec une terrasse à l’ombre… Il ne manque que des boulistes pour se croire à Saujon ou à Saint-Céré ! Les Pères Siffleurs, avec son mobilier bistrot, ses banquettes carmin et son comptoir en zinc, ont l’air plus parisiens qu’une fontaine Wallace récitant du Michel Audiard, pourtant il a été repris en 2019 par le Montréalais Philippe Polla, associé avec un chef japonais, Shunsuké Takano (ex Sola et ERH). Cela donne une carte plus voyageuse et gastronomique qu’on peut s’y attendre : le gaspacho côtoie la terrine de campagne et le zuké de thon, le carré de cochon. Ce midi de canicule, on se rabat sur le menu déjeuner (32€ la totale) tout en nuances de fraîcheurs : d’abord un délicat ceviche de dorade dans une salade de pêche et de betterave avant un superbe aburi de saumon (des tranches léchées à la flamme) pour une version méditerranéenne du donburi où le taboulé remplace le riz vinaigré et un souple aïoli au curry, la mayo japonaise. On finit de se climatiser les papilles avec une glace à la mangue nageant dans une soupe de pastèque. La carte des vins n’a pas fait le saut du 100 % nature (le 15ᵉ reste conservateur) avec une cinquantaine...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Belleville
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Alors que, pour se démarquer, les comptoirs à sandwichs vont chercher l’inspiration au Brésil ou au Japon, deux compères décident de rester en France et de remettre sur le devant de la scène le bon vieux jambon-beurre. Marius Bernini, ancien pilier de rugby à Asnières (qui a failli perdre sa jambe lors d’un match), et Alfred Drevon, chef passé par Ventrus, ont installé sur la pente de la rue de Belleville, ce Miett, une petite salle en pierres grattées et pin brut. « Ici on fait tout nous-mêmes sauf le pain », assène Marius. Pour leurs trois recettes au menu, ils rôtissent le poulet, font cuire le jambon dans un bouillon aux herbes (pas courant !), poêlent les palets de pomme de terre…   On opte pour le Parisien complet (9,50€ dont 2€ de fromage) : des tranches fines de jambon blanc, des pickles de concombre maison, trois lanières de comté 18 mois (ça fait cher le supplément) glissés dans une demi-baguette de chez Mamiche. Ce sandwich doit sa gourmandise autant au subtil goût de thym de son jambon qu’à son super beurre noisette à la levure maltée. À noter qu’il est possible de composer un moitié/moitié : un quart de baguette avec une recette et l’autre avec une autre. Du beau boulot, même si cela représente une pause midi plutôt frugale (il n’y a pas de légumes ou de chips en accompagnement). Disons que ça laisse de la place pour le dessert, en l’occurrence un calorique financier au sarrasin et son efficace praliné. Le plus dur pour Miett va être sans doute de choisir son...
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  • Bars à cocktails
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ruba Khoury, cheffe d’origine palestinienne qui en a sous le pied côté popote (elle est passée par Yam’Tcha ou Septime ) a ouvert, en 2019, son bar safe et inclusif au drôle de nom. Mais au fait, pourquoi Dirty Lemon ? Réponse : en souvenir d’une intoxication au citron (?) dans un bar lesbien. Mais pas d’inquiétude, dans la mignonne petite salle en pierres grattées, aux couleurs pastel, et ouverte sur la rue grâce à sa vitrine rétractable, les ingrédients sont au top ! Pour preuve, la cheffe vient de remporter l’édition 2026 de Top Chef Middle East. Dans une ambiance conviviale, entre habituées du quartier et touristes attirés par la récente notoriété internationale de la proprio, on commande un La Divorcée, cocktail à base de rhum brun, amaro, clémentine et bitter fenugrec. Bien équilibré et facile à boire, les notes d’agrume dominent, avec la pointe de fenugrec en fin de bouche pour apporter de la longueur. Profil différent pour The Morning After (eau-de-vie grecque à la coriandre infusée au yaourt grec, cordial de « pico de gallo » - un mix mexicain de tomates, oignons et piments-, citron vert, bitter céleri). Un drink sapide, inspiré du Bloody Mary, au céleri présent et dont le sel sur le verre agit comme un exhausteur de goût. A accompagner d’olives parfumées ou d’un généreux pain au levain et son beurre au dattes légèrement sucré. Bons points supplémentaires pour la cuisine ouverte jusqu’à 1h du matin et la formule brunch du week-end autour de spécialités de la...
  • Bistrot
  • Alésia
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Faut-il prendre ses distances avec une légende pour exister ? Arnaud Duhem, ancien directeur des restaurants du Shangri-La, semble répondre par l’affirmative. Quand en 2020, il reprend à Bruno Doucet la mythique Régalade (où, rappelons-le, en 1992, Yves Camdeborde inventa ce qui allait devenir la bistronomie), son premier geste fut de changer le nom en Petits Parisiens et de pimper la déco d’un dégradé de rose et de grège qui donne un petit air Barbie à ce bouclard de bonshommes.  Arrivé à l’automne 2025, le chef Lucas Felzine, passé par des belles maisons (Ze Kitchen Galerie, L’Arpège), insuffle, sans en faire des caisses, un peu de nikkei (la fusion nippo-andine) dans la partition bistrot. On retrouve ainsi au fil du menu miso, kombu, poulet karaage et sashimi… Ce midi-là, on entame avec des asperges vertes croquantes accoudées à un moelleux sabayon d’ail des ours dans lequel on a envie de se lover. Puis le Fin Gras du Mézenc, ce bœuf qui a pâturé dans les prés d’altitude de la Haute-Loire (disponible que de mars à juin !), met tout le monde d’accord : la viande à la cuisson chirurgicale se découvre la meilleure amie d’une puissante sauce au cacao. Et pour bien prendre conscience de la finesse des goûts de cette AOP, une bouchée en tartare l’accompagne. Splendeur carnassière ! Ce repas maîtrisé et très personnel se conclut sur la cabosse avec un torpide sorbet choco accompagnant un délicat crémeux au matcha. Aux manettes de la carte des vins se trouve un vétéran du...
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  • Chinois
  • Chaillot
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ni à Belleville, ni Porte d’Ivry : et si le restaurant chinois le plus kiffant de Paris se cachait dans le 16e arrondissement ? Il faut attaquer la pente de la rue Freycinet et aviser l'enseigne ancienne d’une teinturerie, pour trouver où Sophie Ya a amarré sa Table. C'est une version plus élaborée mais tout aussi cantonaise de sa cantine Feel Ling aussi dans le 16ᵉ. Dans cette ambassade du wokistan, la cheffe fait danser la grande poêle sur la flamme vive derrière sa cuisine vitrée.  Au menu, des classiques de Guangzhou dans la meilleure version d’eux-mêmes. Les bouchées vapeurs au poulet fermier et shiitake rayonnent (10€ les 4), les rouleaux au porc fondants régalent fort (12€ les 6) et le gâteau au radis daïkon grillé et à la saucisse se dévore tout seul (8€ les 3). Le duo de porc s’impose comme la star de la carte avec une échine laquée et une poitrine croustillante à leur prime (25€ la belle assiette), suivie de près par le poulet fermier croustillant dans une sauce aigre-douce maison en généreuse portion (24 €). En dessert, le gâteau de riz gluant fait le boulot (6,50 €).  À boire, des vins naturels (dès 7€ le verre) et des bières Tsingtao (5 €), mais surtout des softs aussi bien faits que le reste, dont une délicieuse boisson maison au coco et au pandan (8 €). Prix tenus et gourmandise déchaînée : Feel Ling La Table nous prend par les sentiments !  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque...
  • Burgers
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis une bonne quinzaine d’années, le hamburger s’est émancipé des comptoirs de fast-food popu pour s’incruster, en perdant son « ham » (et son âme ? lol), sur les cartes plus chics. Et, en 2011, débarquaient en escadrille Blend, le Camion Qui Fume et Big Fernand sur le créneau des burgers « gourmet ». Tout ça pour dire que l’enseigne Beau, qui a ouvert fin mai sa première adresse parisienne de « fast-food chic », peut difficilement passer pour pionnière ! Créée en 2023 par Samy Bennani Ziatni et Sacha Auger, deux trentenaires sortis de l’Edhec, Beau a d’abord éclos avec succès à Dubaï et Abu Dhabi, points chauds du bon goût mondial, avant de remonter, tel un saumon à Rolex, le courant des hautement solvables via Cannes pour la rue Marbeuf. La salle de ce Beau se montre plus petite que le placard à socquettes de l’émir du Koweït : un comptoir en bois, 8 places assises et des moulures pour la touche haussmannienne. Le menu aussi affiche un minimalisme rassurant : quatre variations de smash ; 2 burgers poulet et 1 végé. Histoire de mettre du faste dans le fast, une partie « caviar » se glisse, entre « sides » et « sauces », à 55€ les 30 g ou 75€ avec des tenders (mais le soir seulement). Désireux de garder le contact avec la terre, on opte pour le smash à la truffe (18€ !) avec des frites (5€) escortées de 2 doses de ketchup Heinz comme chez Ronald (ça fait un peu cheap). Le bilan ? Un honnête burger avec un bun léger et deux steaks bien croustillants, mais où le goût de...
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  • Gastronomique
  • 4e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il y a quelque chose de monacal dans le cérémonial proposé chez Bittikesu, la toute jeune table du Québécois Jules St-Cyr, passé par quelques restaurants-monuments de notre continent, de Noma (Copenhague) à Ernst (Berlin). D’abord sa grande salle immaculée, articulée autour d’un long comptoir en chêne clair où prennent place les 10 convives du service, façon comptoir à sushi. Pas une table en rab, la vaste entrée à la lumière diaphane est laissée volontairement vide. Puis le service façon procession, deux par soir, cloches sonnées à heure fixe, pour un quinze temps à la musique bien rodée Une liturgie contée par quatre garçons-mannequins qu’on dirait sortis d’un défilé Rick Owens. Ciselée comme une icône, cette sobriété se met au service de la cuisine du jeune chef, dont la délicatesse réclame un recueillement d'anachorète. Pas de sauces opulentes, ou de condiments inorthodoxes. Peu, même, d’acidités marquées. Mais une certaine vision de la pureté, contemporaine et sereine, à célébrer les produits des maraîchers du coin ou du jardin du chef, dans son cloître montreuillois. C’est flagrant dans cette tempura d’armoise à l’amertume lancinante, arrosée d’une sauce nappante à l’araignée de mer – la protéine animale joue souvent les condiments avec habileté. Ou la belle épiphanie de ce navet cuit sur des feuilles de figuier, mouillé d’un velouté de fanes. A de rares moments, la partition confond délicatesse et timidité – ce gros tronçon de concombre un peu balourd, pas vraiment...
  • Japonais
  • 1er arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Rêver grand et habiter petit ! Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama de Dreamin’ Man continuent leur collection d’espaces aussi réduits que nippons. À quelques pas de leur mini-roastery de la rue Coquillère, ils ouvrent Our House, nano-échoppe 50 % cuisine inox, 50 % salle en bois et comptoir en U où se glissent, façon Tetris, 14 convives pas trop épais. La carte, aussi réduite que l’espace, propose quatre teishoku, un mot rare chez nous mais une façon commune au Japon de présenter tous les mets sur un même plateau. La cheffe Maki Fujii en propose une version au poulet karaage, une au saumon grillé au miso ou à un étonnant (voire chelou) steak haché nappé de sauce cuivrée. On opte pour le quatuor de bouchées vapeur au porc et crevette, des boulettes dodues débordantes de goût qui arrivent en escadrille avec une soupe miso aux lanières de tofu, un bol de riz aux champignons délicieusement umami, une salade de macaroni à la mayo Kewpie et quelques pousses de pak choï. Tout s’avère fin, précis et sapide. Impeccable pour une pause déj en solo ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Un Crocus qui éclot au printemps, c’est logique finalement, mais ça fait du bien un peu de respect des saisons dans ce monde déréglé ! Voilà donc un nouveau bistrot sur les hauteurs du 20ᵉ (attention à ne pas confondre avec son homonyme dans le 14ᵉ) où chaises Baumann, sol en casson et murs clairs dessinent un décor archétypal mais rassurant. La petite cuisine pas ouverte est le nouveau royaume du chef trentenaire Louis Chaulet (passé par le Divellec et le Pantagruel de Jason Gouzy) qui propose une carte ramassée autour de 3 entrées, 3 plats et 2 desserts le soir et d’un menu unique le midi, avec des « / » entre les ingrédients comme en 2009 ! On sent que le discret lascar a fait ses armes dans des adresses gastronomiques tant ses assiettes, derrière une simplicité de façade, se montrent précises et techniques. Ce midi-là, on entame avec un velouté de courgettes d’une douceur de bébé cocker où des pointes de crème aigre et des gouttes d’huile de ciboulette esquissent un frais paysage printanier. Puis l’assiette de bœuf confit (qui se mange à la cuillère) convoque la puissance d’un jus de viande et la délicatesse aérienne d’une purée d’artichaut au siphon. La petite carte des vins plutôt propre à des tarifs plus que réglo : Loire d’Alexis Hudon et Jérôme Loubert à 29€, Savoie de Charlotte Sonjon à 45€… On termine avec une efficace mousse au chocolat au sarrasin en se disant que la bistronomie a encore de beaux repas devant elle ! Chez Time Out, tous les établissements sont...
  • Café
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Et de trois pour la famille Haïkara. Après l’Izakaya et le Deep Fried (Award de la meilleure friture en 2024), Sho Miyashita et Jérémy Mégaly portent les fonds baptismaux de leur kissaten, soit le café à la mode nippone. Le portrait du bébé ?  Une élégante salle de poche couleur brou de noix sonorisée par un ampli Marantz vintage et des vinyles prog rock. La carte propose de nourrir le chaland du matin au gouter avec des pâtisseries (gâteau au chocolat ou cookie) et des sandos briochés à la pâte d’haricot rouge ou à l’œuf. Le midi, l’offre s’étoffe : tel un salaryman en pause, on harponne un convaincant sandwich au thon mayo réchauffé par une rasade de sriracha, un onigiri dodu (servi tiède) à la prune marinée, avant des fruits à la crème fouettée entre deux tranches de pain de mie. Tonis Gomis en mode barista propose la création du lieu, le rafraîchissant « Milk Pims », un café clarifié aux notes chocolatées surmonté d’une émulsion à l’orange. À noter que les cafés torréfiés par Fève percolés par une La Marzocco chromée sont vendus à des prix raisonnables pour le quartier (2,5€ l’expresso bien équilibré, 5,5€ le iced latte). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Nos dernières critiques de bars

  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
C’est peu dire que l’ouverture, en 2023, du premier projet parisien porté par Rémy Savage (Abstract bistrot) et les jumeaux Sara et Hadrien Moudoulaud (ex Little Red Door et Le Syndicat) a fait parler. Grand comme un mouchoir de poche (16 m2, à peine une dizaine de places), Bar Nouveau, avec sa déco à la Hector Guimard, rend hommage à l’Art nouveau des années 1900 : encadrements de miroirs façon pampre, élégantes suspensions en forme d’arum (ou de chanterelle) et murs azuréens se reflètent dans le miroir « piqué » au plafond. Derrière le comptoir en U et en marbre, Sara Leonor shake une carte délicate de sept cocktails, chaleureusement servis en salle par Sullivan Carle, sur une B.O. 100 % française (tiens Amour à la plage de Niagara). Un avant-goût des vacances, justement, avec le Bellini. Ici, ce classique vénitien à la pêche se pare d’atours floraux, entre violette et jasmin, auxquels une rhubarbe effervescente confère du « peps ». Très réussi. Place, ensuite, à l’une des créations de l’établissement : le Ramos. Composé de vodka, liqueur de fleur de sureau, et yaourt vanillé, ce cocktail onctueux aurait déjà pu constituer un bon drink, s’il n’avait pas, en plus, des notes de whisky tourbé prenant le contrepied de la gourmandise augurée par la recette. De ce contraste naît la véritable réussite de ce cocktail sans pareil, à la hype internationale justifiée. Bar Nouveau possède un sous-sol, désormais réservé à une séance de dégustation premium de six cocktails, uniquement...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ruba Khoury, cheffe d’origine palestinienne qui en a sous le pied côté popote (elle est passée par Yam’Tcha ou Septime ) a ouvert, en 2019, son bar safe et inclusif au drôle de nom. Mais au fait, pourquoi Dirty Lemon ? Réponse : en souvenir d’une intoxication au citron (?) dans un bar lesbien. Mais pas d’inquiétude, dans la mignonne petite salle en pierres grattées, aux couleurs pastel, et ouverte sur la rue grâce à sa vitrine rétractable, les ingrédients sont au top ! Pour preuve, la cheffe vient de remporter l’édition 2026 de Top Chef Middle East. Dans une ambiance conviviale, entre habituées du quartier et touristes attirés par la récente notoriété internationale de la proprio, on commande un La Divorcée, cocktail à base de rhum brun, amaro, clémentine et bitter fenugrec. Bien équilibré et facile à boire, les notes d’agrume dominent, avec la pointe de fenugrec en fin de bouche pour apporter de la longueur. Profil différent pour The Morning After (eau-de-vie grecque à la coriandre infusée au yaourt grec, cordial de « pico de gallo » - un mix mexicain de tomates, oignons et piments-, citron vert, bitter céleri). Un drink sapide, inspiré du Bloody Mary, au céleri présent et dont le sel sur le verre agit comme un exhausteur de goût. A accompagner d’olives parfumées ou d’un généreux pain au levain et son beurre au dattes légèrement sucré. Bons points supplémentaires pour la cuisine ouverte jusqu’à 1h du matin et la formule brunch du week-end autour de spécialités de la...
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  • Bars à cocktails
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis son ouverture (en juin 2017 déjà), Combat continue à dominer sans forcer le game de la mixologie bellevilloise. Même s’il y a désormais une petite concurrence (Kissproof) et que la cheffe pugiliste, Margot Lecarpentier, se fait plus rare derrière le comptoir en inox, l’équipe en charge du petit bar brut à plafond végétalisé continue d’envoyer des verres qui calment des gosiers plus en pente que la rue.  A la carte, on retrouve des créations toujours futées et affutées, comme ce réussi Bou Rou, inspiré du classique Boulevardier (un negroni, mais au bourbon). Ici, ce cocktail composé de whisky japonais, amer à l’artichaut et vermouth rouge regarde vers l’Orient, avec l’ajout de sauce soja pour le soyeux et du tamarin pour adoucir l’amertume de la recette originelle. D’un continent l’autre, avec le Combat Margarita, l’un des incontournables du lieu. Composé, ici, de tequila, camomille, saké, dry curaçao, citron vert et CBD, le drink prend le parti de faire briller d’autres ingrédients, comme les notes d’orange du dry curaçao, plutôt que la seule agave. Le saké nigori apporte de la texture, tout en rééquilibrant l’acidité du citron vert et l’huile de CBD s’accorde parfaitement à la bande son 100% dub ce soir-là. Mention spéciale pour l’offre cocktails sans alcool, auxquels Margot fut l’une des premières à accorder de la considération. Maline proposition d’accord cocktail Impecâpre à la gentiane / assiette d’artichauts et noisettes pour une autre idée du végétal. Tout...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis 2013, Dirty Dick a mis Pigalle sur la carte mondiale du Tiki. Mais, au fait, c’est quoi le Tiki ? Un style de bar, né au milieu des années 1930 à Los Angeles qui surjoue l’exotisme des îles paradisiaques comme passeport pour l’évasion, à l’aide de cocktails mariant rhums et ingrédients tropicaux. L’établissement, qui a emprunté son nom à l’ancien bar à hôtesses dans lequel il s’est lové, ne déroge pas aux lois du genre : mobilier en rotin, totems polynésiens, et grande fresque kitsch d’une pin-up devant un coucher de soleil. La bande son, à l’avenant, mixe deux mesures de surf rock pour une mesure de mambo, avec un trait d’Exotica. Aux shakers, le solide Scotty Schuder - présent depuis l’ouverture ! -, Matteo Bragutti et leur équipe confectionnent des potions aussi colorées que leurs chemises. La carte navigue entre créations fidèles à l’esprit Tiki et grands classiques de la spécialité. A l’image de ce Maï Taï, réalisé dans les règles de l’art, où les rhums, la liqueur d’orange amère et le jus de citron vert se font caressants grâce aux notes d’amandes torréfiées du sirop d’orgeat maison. Ceux qui croient aux forces de l’esprit oseront le Zombie. Servi dans un grand Tiki mug, ce cocktail tout feu tout flamme dissimule sa véritable puissance arhumatique à grand renforts d’ingrédients secrets pour un résultat étonnamment fruité, avec des notes de cannelle. Attention : plus de 2 verres de ce breuvage et vous serez bons pour la chorégraphie de Thriller dans le fumoir...
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  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après s’être un temps cherché entre mixologie ambitieuse et bistrote japonisante, Mesures trace désormais son sillon de bar à cocktails audiophile, doublé d’un authentique comptoir à saké. Depuis son ouverture en 2023, le cadre n’a pas changé : une salle épurée, avec de grandes baies vitrées, au mobilier en bois sombre. Près du bar, la hifi-fi 100% analogique joue son lot de vinyle : jazz classique ou nippon en début de soirée, puis funk-soul-discoïde au fil de la soirée pour faire monter la température (rajoutez une résidence post punk/electro un vendredi par mois). La carte, signée du boss Guillaume Castaignet venu du Très Particulier se révèle particulièrement riche. La section cocktails mixe les signatures intemporelles de la Maison, un choix de classiques, et - nouveauté ! -  des cocktails au saké influencés par la saisonnalité. On se laisse tenter par un The Bridge, à base de saké au jasmin. Un verre délicat et floral, où les notes de jasmin laissent, dans un second temps, place à l’alliance heureuse de la mandarine et du cacao, auquel l’ail noir apporte une étonnante longueur. Même réussite avec le Haitian Fight Song, signature mêlant harmonieusement les notes oxydatives du Savagnin aux clairin haïtien et whisky japonais. Banane et beurre noisette apportent une touche gourmande sublimée par l’essence d’estragon et le cacao.  Hormis les cocktails, Mesures propose, désormais, près d’une vingtaine de sakés à la dégustation sous trois formats : verre / carafe /...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Gros changement d’identité pour ce bar à cocktails intimiste du 11ᵉ. Dans la déco d’abord où les murs noirs et les lumières chiches ont été remplacés par du vert bouteille et davantage de lumens. Plus subtilement, l’Antoine de l’enseigne ne désigne plus Antoine Delafoy, joué par Claude Rich dans les Tontons Flingueurs (la référence commençait à dater), mais Antoine Parmentier, le pharmacien agronome qui a donné son nom au hachis et à l’avenue sur laquelle donne la terrasse du bar. Surfant sur cette vague apothicaire, le nouveau duo de tauliers, Julie Martin (passée par Amaro) et Vincent Goettle, remplaçant Vincent Pinceloup parti pour Superfine, propose une carte comme une prescription médicale, écriture difficilement lisible et noms latins inclus ! Parmi la dizaine de créations fûtées, on y pioche cette Cuvée 404 mixant calvados, oloroso, fino, feuille de curry et fenugrec qui reproduit les notes oxydatives et de sous-bois d’un vin d’Arbois ou le Solanum lycopersicum (mezcal, liqueur de piment, jus de tomate maison et bière) frais et hot à la fois. Monsieur Antoine propose aussi quelques solides qui vont au-delà de la sempiternelle planche : fondant poireaux à la vinaigrette bien citronnée ; gravlax et betterave ; courge rôtie parsemée de miettes de lard… Voilà un bar de quartier qui pourrait bien se faire un prénom dans la compétition très disputée des apéros du 11ᵉ.   Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
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  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Candelaria
Candelaria
En 2011 (déjà !), Carina Soto Velasquez et Josh Fontaine, tous deux passés par l’Expérimental Cocktail Club, ouvraient, avec Candelaria, l’un des établissements les plus marquants de la scène mixo parisienne. Le concept ? Une micro-taqueria derrière laquelle se dissimulait un bar à cocktails top niveau revendiquant un fort tropisme pour l’agave (tequila, mezcal…). Quinze ans après, l’équipe a étoffé ses adresses avec le Mary Celeste voisin, et, plus récemment, La Renaissance. Alors quoi de neuf dans ce bar, pionnier du speakeasisme parisien ? Le scénario n’a pas changé : se frayer un chemin parmi les amateurs de tacos, pousser la porte aveugle au fond et débarquer dans l’agréable salle en pierres grattées, à la pénombre savamment entretenue par un éclairage tout bougie. Derrière le comptoir, la cheffe bartender, Louise Lai, propose une carte des cocktails faisant sa révolution tous les 2-3 mois. On débute avec un Testa Rossa, long drink carmin à base de rhum haïtien, vin blanc, bitter, épices. Les notes caractéristiques de fruits exotiques mûrs du rhum dominent, avant de laisser place à une douce saveur évoquant l’amande. L’effervescence du drink donne du peps à l’ensemble, pour un résultat très convaincant. Tandis que l’ambiance monte crescendo au fil de la soirée, quittons les Caraïbes pour le Mexique, avec le El Dorado (tequila reposado, piloncillo, maïs, chataigne). Un milk punch clarifié plaisant et facile à boire, entre douceur céréalière du maïs, et un côté presque...
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cravan Paris 16
Cravan Paris 16
A la fameuse question « Qu’est-ce que l’audace ? ». Franck Audoux, ancien du Chateaubriand canal historique, a répondu en 2018 : ouvrir un minuscule bar à cocktails au fin fond du 16e (avant de se dire qu’ouvrir un immense bar à cocktail dans le 6e marchait aussi !) En 2026, Cravan, en hommage au poète et boxeur éponyme, reste vaillant. Le charme du lieu continue d’opérer à fond, avec ses faïences Art déco, ses chaises Thonet, et ses peintures sous verre de 1911. Le comptoir ne peut pas accueillir plus de deux personnes ? Peu importe,  même attablé en salle, on peut discuter avec l’équipe derrière le bar sans élever la voix ! Alternative de luxe : Cravan dispose d’une charmante terrasse pouvant accueillir une vingtaine d’hôtes de passage. La carte offre une version miniature du menu proposé à Cravan St Germain, plus deux ou trois exclus. Révisons nos classiques de la maison avec le Yellow. Un cocktail modèle d’équilibre, entre l’amertume aux saveurs caractéristiques de la gentiane, la sucrosité végétale de la Chartreuse jaune et l’acidulé du citron. Deuxième round avec un Troca (uniquement dispo dans le 16e actuellement), une recette apéritive « dans l’esprit d’un Americano », selon Lucas Davoine – meilleur apprenti de France barman 2025 - et Maxime Vidal, aux shakers ce soir-là. Une boisson apéritive convaincante, entre vinosité du vermouth, effervescence de l’eau gazeuse, et coup de fouet de l’agrume. A accompagner, idéalement, d’une gilda (olive/anchois/piment...
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  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec sa devanture tout bois, entre relais de trappeur et cabane à sucre, le Castor Club détonne toujours en plein quartier Saint-Michel. Depuis son ouverture en 2012, le cadre n’a pas changé – ou si peu (seul le sous-sol, jadis réservé aux soirées du week-end, est désormais fermé). Tout en longueur, avec son comptoir bordé de velours et ses murs boisés, l’établissement cultive une ambiance cosy plus Twin Peaks que Jeremiah Johnson. Quant au fidèle castor empaillé, celui-ci, flegmatique, trône toujours à l’entrée du bar. Côté cocktail, Thomas Codsi – le taulier – et Louis Bonnevie délivrent une carte partagée entre signatures intemporelles et créations du moment aux influences classiques. La soirée débute avec un Humo-Ja, aux saveurs de tequila bien présentes. La recette propose un bon équilibre entre l’acidulé du citron vert, le doux-amer de l’aperitivo et le fumé légèrement pimenté du chipotle. L’effervescence du champagne apporte une touche rafraîchissante, tout en renforçant la dimension apéritive du drink. Dans un registre radicalement différent, le Corazon de Alcachofa, convainc lui aussi. Mezcal et Cynar confèrent une note végétale, la Chartreuse jaune, un peu de rondeur et le sherry, une discrète complexité oxydative. Le passage en fût vient apporter un certain « fondu » à l’ensemble. En résumé, le Castor Club reste une valeur sûre de cette Rive gauche, finalement assez peu prodigue en authentiques bars à cocktails surtout ouverts après 2h. Chez Time Out, tous les...
  • Bars à vins
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vous prendrez quoi pour accompagner votre verre de vin ? Un bol de pop-corn et un court-métrage ! Bienvenue au Out Of The Blue, premier bar à films de Paris (voire d’Europe) lancé en 2025 par la réalisatrice Chloé Bourgès (filleule d’Antoinette Fouque, une des créatrices du MLF) juste à côté du Café Content. Pas vraiment un concept au sens rentable du terme plutôt un projet aussi inclassable et indépendant que le film éponyme de Dennis Hopper. Le cadre de la minuscule enclave a été soigné et moquetté par studio Etttore : lumière violette, coin cuisine en guise de comptoir, plafond miroir et étagères remplies de DVD pointus édités par Potemkine (nos Criterion à nous), des beaux livres sur le cinéma ou des numéros de la revue arty féministe Gaze (la rédac est à côté). La carte des vins nature est à peine plus longue que la liste des réalisatrices oscarisées : un blanc, un rouge, un « blouge » et une bulle, venant du Clot de l’Origine dans le Roussillon. Le néon rouge « cinéma » au-dessus de l’escalier qui descend indique assez clairement que la suite se déroule au sous-sol. Un antre bleu nuit, un canapé Pierre Paulin face à un grand écran où on peut visionner (gratuitement) un court-métrage (en boucle entre 18 h et 22 h) tout en sirotant son vin et grignotant son assiette de fromage (8€) pour un moment rare au cœur de l’image. La programmation change tous les mois et brasse large : Herzog, Lynch, Triet, Chaplin, Panahi… Et le dimanche, c’est long-métrage surprise. Bref voilà...
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