Les derniers restos et bars qu’on a testés
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Les derniers restos et bars qu’on a testés

Entre bistrots qui font parler d’eux, bars planqués derrière un rideau et tables d’auteur où tout Paris se bouscule, la rédac a sorti ses carnets de notes. Voici nos dernières critiques, les vraies, celles écrites le ventre plein.

Antoine Besse
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Nos dernières critiques restos

  • Thaïlandais
  • Réaumur
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Et hop, d'un coup de baguette, Street Bangkok, la chaîne d'inspi thaï créée en 2015, a été adoptée par la Bao Family. Les parents, Céline Chung et Billy Pham, ont redécoré complètement la chambre du petit. Fini le tout alu simili urbain pour une déco pop acidulée signée par Imagina Studio avec gants de boxe, boîtes de thé multicolores, néon rose sur fond de gros hip-hop US. Au final, on a plutôt l'impression de manger dans un diner américain Asie muté que dans un boui-boui bangkokien. Le menu égraine les classiques siamois à prix doux : soupe aux crevettes Tom Yum (6 €), pad thaï (13 €), Tigre qui pleure (16 €), curry vert (13 €)… Avec un fort tropisme pour le poulet mariné, frit ou grillé, qu'on retrouve dans une majorité d'assiettes. On opte pour une efficace salade Som Tam à la papaye où l'on peut choisir entre trois niveaux de piment (le 2 reste très compatible avec les papilles des farangs). Avant une doublette de brochettes de poulet grillé à plonger dans une sauce satay de bon aloi. Un repas rapide, abordable et efficace, à défaut d'être très exotique. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Français
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Contrairement à ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice Brée (ex-Pages) et Margaux Baju (croisée au Perchoir période Alice Arnoux). Ce duo de choc au goût sûr, a relooké une ancienne cantine végé à Goncourt avec le cabinet Lieu. Résultat ? Un cœur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylé que Jules Koundé arrivant à Clairefontaine : banquettes 70’s, mobilier de designers, couverts chinés et rideau lynchien mais avec la voix de Maïté diffusée aux WC (où se cache en sus une jolie mosaïque).  Les idées claires se ramassent aussi à la fourchette dans le menu du soir à 49€ (4 envois + amuse-bouche & mignardise), profilé comme une chaise Bauhaus : un coloriste crudo de saint-jacques à l’huile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crème de citron aux noisettes ; avant un plat de haute précision fonctionnaliste à base de filet de julienne, de blette, d’asperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. On s’accorde le trou glacé (+10€) au sorbet betteraves, raifort et vodka alliant le terreux et le brûlant. Puis, en jeu de mets conlusif, un “célerimisù”, une subliminale version maraîchère du dessert italien, et c’est très bon.  Le goulot la joue naturel (verres dès 7 €, bouteilles dès 32 €) ou sans alcool avec les kombuchas Archipel (6 €). Et bientôt le dimanche, l’occaz sera aussi à saisir car les deux cuisinières...
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  • Laotien
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si, walkman et jean neige, vous vous promeniez à Belleville en 1987, il y avait déjà un bon raidillon à grimper, déjà le Baratin et déjà Lao Siam ! Quarante ans plus tard, tout a changé mais rien n'a changé. La cantine ouverte par la famille Souksavanh exilée du Laos tient toujours le pavé, passée du statut de boui-boui à celui d'institution. Les trois frères, Fred, Nicolas et Alexandre ont repris l'affaire des parents, rajouté du superflu (de la merch, un livre de recettes), gonflé un peu les prix mais conservé l'essentiel : une carte à rallonge et à l'ancienne où se mêlent des plats de Thaïlande, de Chine et du Viêt Nam (reconnaissables aux lettres T, C et V sur le menu) : Tigre qui Pleure, riz cantonais et porc char siu, bo bun… Une profusion qui fait un peu désordre en 2026. Sous le regard indifférent des poissons rouges dans leur aquarium, on décide d'opter pour les recettes typiquement laotiennes (précédées d'un S, comme spécialités) avec des crackers de riz à tartiner d'une redoutable sauce curry à la crevette et au porc haché, avant un Mou nam tok, une grillade de porc mariné au bon goût fumé, à plonger dans une sauce au tamarin et escortée de riz gluant. Sur le versant glucidique, on repère un mystère (qui fut longtemps et pour une raison inconnue le dessert de tous les restos asiatiques de Paris) mais on choisit un « rubis » au lait de coco et gelée de fruits, plus coloré qu'une tenue d'Eurovision et vraiment très (trop) sucré. En conclusion, voilà une adresse...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la famille de l'authentique pause déj' nipponne, on demande les mamans ! Hitomi Parsi et Aiko Mitsutake (passée par la Villa9Trois) ont décidé d'allier leur envie de Japon et de cuisine en ouvrant ce micro comptoir de 6 places assises (mais un parc se déploie sur le trottoir d'en face) au bout de la rue de Vaugirard. Au menu, le casse-dalle japonais par excellence : des solides onigiris faits minute (8 recettes dont œuf mariné, algue kombu ou thon mayo) mais aussi des onigirazu, une version joufflue des premiers, comme un burger en riz drapé d'algue nori avec 7 variations possibles : saumon et crème miso, crevette panée et sauce tartare, légumes sautés… On se jette sur cette nouveauté dans sa formule à prix d'ami (10,50€) arrivant avec de la saucisse fumée japonaise, une poignée d'edamame et deux parallélépipèdes d'omelette. Faire plus japonais demanderait 14h d'avion ! L'onigirazu au poulet teriyaki s'avère copieux et sapide avec du poulet grillé maison nappé de sauce sucrée-salée, un riz moelleux et des feuilles de salade pour le croquant. La conscience professionnelle nous pousse aussi à goûter un onigiri d'un beau gabarit au bœuf et miso tout en rondeur (3,90€). Pour un total cosplay de déjeuner d'écolier tokyoïte, on fait couler tout ça avec une Ramune (une limonade pétillante au goût tellement chimique qu’il fait passer une fraise tagada pour une gariguette fraichement cueillie) avant de mordre dans un mochi maison au sésame noir souple comme une gymnaste. Bref,...
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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le chef japonais Masafumi Nomoto, pionnier de la gastronomie popu japonaise à Paris (il officie depuis 1991 !), continue d’étendre son petit empire du goût dans cette portion de Paris Centre. Après Charbon Kunitoraya et Stand Tora voilà le dernier-né : Tora Tora, un comptoir inox donnant sur la rue, jouxtant Kunitoraya, son bistrot à udon. L’étal se hérisse d’une palanquée de triangles de riz garnis, vedettes des pique-niques nippons et équivalent japonais de notre jambon-beurre. Ici tout est réalisé à la main avec les bons produits du restau ce qui explique les prix assez relevés (par rapport à ceux d’Omusubi Gonbei à deux pas). Mais quand on aime une pause déj dans les jardins du Palais-Royal on ne compte pas… Parmi les 17 modèles (dont 8 veggie) sculptés dans du bon riz de Niigata à la cuisson impeccable, on pioche un saumon manquant un peu de punch (celui agrémenté d’œufs du même poisson est plus intéressant), un aux shiitakés satinés très agréable et surtout un poulet frit hyper gourmand avec son onctueuse mayo japonaise. On reviendra tester ceux garnis de poulet au curry ou à l’anguille. La préposée qui tient le comptoir avance que trois onigiris suffisent pour caler un adulte, un de plus n’aurait pas été de trop mais ça commence à chiffrer ! À noter que le comptoir propose aussi des bentos tarifés pour les cadres (à partir de 25€). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme...
  • Réunionnais
  • Belleville
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Belleville, terre de cantines ? Sans aucun doute ! Après les formules miraculeuses de Paloma et Ostara, c’est au tour de Fami de faire honneur à la fringale méridienne sans (trop) léser le portefeuille. Posée pépouze dans la riante rue de Tourtille, cette enseigne décorée de bric et de broc se dédouble: resto la journée avec coin terrasse, café associatif et recyclerie l’après-midi, à la manière d’une Zone À Nourrir défendue avec entrain par le binôme Juliette Stive et Maxime de Bollivier. Ensemble, ils troussent une popote réunionnaise des fami(lles) - en l'occurrence celle de ce dernier, originaire de l’île de l’océan indien. La formule entrée-plat-dessert à 15,50 € (qui dit mieux ?) envoie une paire de juteux samoussas poulet-combava avec mention très bien en trigonométrie alimentaire, puis une salivante gamelle de rougail saucisse, lestée de haricots rouges, de riz, d’herbes fraîches, de concombres pimentés, à engluer dans une sauce savante. Un délectable rougail dispo aussi en version sandwich (mastard !) dans une baguette fraîche (6,50€) et pour les végétariens, le cari de chou fleur s’avère de bon aloi (10,50 € le plat seul - tremble Tasty Crousty) ! Et en dessert, on gobe un petit chou coco-citron vert frais du jour. Côté liquides, il y a des bonnes limonades jurassiennes Elixia, des vins au verre tirés de cubi ou des bières bio Silly (3-5 €). Bref, de la cantoche amène à prix copain qui casse la dalle comme Chuck Norris des parpaings avec son front. D’ailleurs,...
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  • Français
  • Bercy
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vous voulez prendre un peu de distance avec la hype de la rue Saint-Maur ou vous croire en province sans quitter la rive droite ? Alors direction ce bout de 12e jadis dévolu au business vineux. Au pied d’un immeuble mo(che)derne non loin du cours Saint-Emilion, niche cette auberge reprise par Fabien Raynaud, méritant neveu du fondateur Georges Bouet, qui déploie une kitschissime déco rustico-médiévale en stuc qui ferait passer les attractions de Disneyland pour des reconstitutions d’historiens. Qu’importe, il y a foule pour s’installer aux tables nappées de carreaux.  Habitués abonnés au semainier ou gaillards venus se caler les joues, les clients savent pouvoir compter sur la caille confite, les tripoux de Naucelles ou le divin chou farci façon Lioujas. Mais la vedette ici, c’est l’aligot. Fameuse d'en organiser chaque mois de mars un concours du plus gros mangeur, cette auberge ne plaisante pas avec ce petit chef-d’œuvre fromagé, servi avec ou sans ail selon les palais. Filant doux, dense et bien poivré, ce fleuron du menu est fait sur place, une rareté en soi : c’est l’un des deux seuls à Paris (avec l’Ambassade d’Auvergne). Compagnon de l’agneau de Lozère, du veau du Ségala, de la saucisse charcutière ou de la truite d’Aubrac au foin, il cale et régale les nostalgiques du buron. Les plus braves enchaînent avec un des plantureux desserts maison, tels que le vertigineux mille-feuille, classique du lieu. Ou, plus sûrement, la merveilleuse Tatin qui coiffe au poteau ses...
  • Gare du Nord
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Reniflant toujours l'arrière-train de l'église Saint-Vincent-de-Paul, l'ancienne Pointe du Grouin du Thierry Breton a finalement rejoint la grande famille des Avant-Comptoirs de Julien Camdeborde (neveu d’Yves) qui comptait déjà quatre membres. Ce changement d'état civil ne se répercute qu'à la marge dans la déco de la vaste salle-atelier (lumière zénithale, placards grillagés, mange-debout) où quelques fresques cochonnes ont été peintes ici et là. Le nouveau taulier étant revenu dans la zone euro, l'antique distributeur de « groins » avec lequel on payait ses tapas à l'époque Breton prend désormais la poussière à un bout du vaste zinc. L'ambiance comme la carte s'affichent canaille mais dans une version doudoune sans manches d'un afterwork à Saint-Jean-de-Luz. On pioche parmi l'intimidante palanquée de petites assiettes (majoritairement viandardes, largement porcines et bien castées avec les charcuteries d’Éric Ospital ou de Christian Parra) : un shot de boudin mixé et mélangé à du bouillon de volaille, plus étonnant que bon ; de convaincants choux de Bruxelles grillés et lustrés d'un beurre citronné ; un trio de coquettes croquettes de jambon comme à Barcelone et une poitrine de cochon bien fondante, réveillée par des pickles d'ail et de chou rouge. Pour choisir avec quoi mouiller tout ça, vous pouvez aller vous promener dans la cave de plain-pied très nature et plutôt raisonnable ou faire confiance à l'efficace serveur-sommelier : occitan Libertat de Terre Ensems (35 €)...
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  • Arts et Métiers
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la famille des adresses qui jouent à saute-frontières et fusionne joyeusement les héritages, ce Café de l’Arc met dans le mille en se postant aux confluences de l’Afrique de l'Ouest, de la France et de l'Italie. Le cadre ? Celui, minimal, d'un ancien PMU de quartier arrimé à la rive la moins glamour du bd Saint-Denis (côté 3e). Ramy Ndione (Chop Chop) compte bien réitérer le miracle de sa Chope des Artistes (actuellement fermée) et le transformer en QG modeux et multiculturel à coups de vins nature et d'assiettes bien troussées. Pour ces dernières, c'est la cheffe Christina Ogiefa, prodige italo-nigériane venue de Rome, qui s'y colle. Ce soir-là on pioche dans la carte qui secoue des plats de la Botte avec des ingrédients exotiques : tartare de bœuf épicé par une sauce yassa (un poil salée) et un gel de piment scotch bonnet ; moelleux gnocchis d'igname nappés d'une crème au pecorino ou épaule d'agneau fondante alanguie sur une rare purée de plantain. On fait couler avec un verre de Bambara da Casa, un vin nature italien de Luca Bambara (au nom totalement adapté à la DA du lieu !) pioché dans une carte transalpine où l'on croise Enigma resistenza du Sicilien Giardini ColeRinger (60€) ou Crucella (34€) d'Antonio Gismondi. Comme la Chope des Artistes juste après sa reprise, l'ambiance reste encore timide mais on ne doute pas que la hype va décoller, attirée par le trio magique des prix raisonnables, de la super terrasse et de la plus grande tolérance au bruit des...
  • Pizza
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ancien journaliste devenu néo-boulanger, Adriano Farano a l'accent chantant et une idée fixe : rendre plus digeste le pain. Après un travail de fournil avec des chercheurs sur le sujet, il cumule désormais les bonnes pratiques : farine de blé ancien sicilien, meule de pierre, levain vieux de 130 ans et fermentation longue ! Et quitte à faire des miches, en bon Napolitain il s'est aussi mis à la pizza. Cette Pizza Viva planquée dans le 16e depuis décembre 2025, tout en terracotta et crème, est la petite sœur de la première adresse dans le 5e. Sans surprise, l'ambiance se montre nettement plus sage que chez Acid Lactic ou Oobatz… Au menu, 13 recettes très classiques (marinara, margherita, 4 fromages…) cuites dans un four à bois Grimaldi. Adriano ne rigole pas avec ses ingrédients : tomate bio des Pouilles, mozzarella du Perche, anchois de Cetara… Ce qui explique les prix assez relevés (rien à moins de 10 €). On opte pour une bonne vieille Regina, bien chargée en jambon blanc artisanal. Surprise, Adriano a pris des libertés avec la recette de sa ville natale : trottoir réduit et pâte assez croustillante. Celle-ci, objet de toutes les attentions, présente une acidité assez marquée (due au levain), étonnante mais pas désagréable. On lui trouve même des touches de sarrasin ! Pour être sûr de bien tester les allégations de santé annoncées, on n'en laisse pas une miette ! Bilan : certes, pas de KO postprandial, mais pas non plus une révolution digestive. Juste une très bonne...

Nos dernières critiques de bars

  • Bars à tapas
  • République
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Régulièrement ressurgit chez l'observateur des zincs, cette lancinante question : pourquoi ce bar marche plutôt qu'un autre ? On se l'était déjà posée devant le succès incompréhensible de la Perle au tournant du millénaire, puis pour Chez Jeannette un peu plus tard et voilà qu'en 2026 l'Oursin la fait éclore comme le printemps, les jonquilles. Remplaçant Les Voisins, une adresse sans histoire de cette calme rue du 10e, ce bar est devenu en quelques mois le rendez-vous modeux où il faut être vu et avoir bu. New-Yorkais sapés venus chercher leur shoot de "vraypahri", salariés des galeries alentour et curieux désirant respirer l'époque, tous se piquent (lol) d'apéroter à l'Oursin. Ne soyez pas dupe de ce faux air de rade pompidolien avec miroirs fumés, néon et opaline, ici les tables s'arrachent plus vite qu'une place de concert de Rosalía. Pas de résa ? Pas d'espoir hors d'un bout de comptoir ! Aux manettes, on ne trouve même pas une équipe de chevronnés de la limonade mais une bande de vingtainaires plutôt débutants : Hippolyte et Aristide Cochin, Louis Plichet (des Enfants Perdus) et la cheffe autodidacte Louise Perry. Celle-ci propose une carte de recettes d'un peu partout (qui arrivent dans leur plat alu pour faire popotte popu) : très protéinées tsukune (boulettes de poulet grillées) à tremper dans un jaune d'œuf, escalope milanaise balaise, ou un panier de pommes allumettes bien crousti… Toute cette hype vous donne soif ? Piochez une bouteille nature à la courte carte...
  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Du pied à la vigne il n'y aurait qu'un pas… Après Delicatessen, voilà donc une autre cordonnerie ressemelée en bar à vins dont le patronyme très premier degré rend un hommage clair à son ancienne vie artisanale. Le couple Nora Hauber et Jonathan Schweizer (Café des Deux Gares) n'a pas forcé son talent de décorateur : devanture en lettrage 70s intacte, murs grattés, pub Topy, mobilier bistrot dispersé dans la salle et envoyez la chausse. Derrière le petit comptoir en bois sculpté, Nora pioche dans ses racines allemandes (mais pas seulement) pour régaler les apéroteurs : éclatante salade betterave-orange dans une vinaigrette au raifort, dodus knödel au comté escortés de chou fermenté, obatzda (préparation au fromage bavaroise) à tartiner, mais aussi, en plus sudiste, assiette d'anchois à l'huile ou œuf mayo à l'aïoli. Pour l'hydratation, une proposition naturaliste qui en a sous le pied : ardéchois Pic-Cul des Agrions (7 € le verre), côtes du Jura des Pieds sur Terre (63 €), loire Tout Seul Les Deux de Simon Rouillard (34 €)... À noter que La Cordonnerie sert aussi dès le matin des cafés signés Trinci et des cookies pour un petit-déjeuner cosy en terrasse sur la petite rue piétonne. La Cordonnerie, un lieu bien dans ses pompes ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Bars à bières
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ménilmontant, haut lieu des apéros à rallonge, et la hype de la bière artisanale auraient dû aller ensemble comme reggaeton et sudation. Et pourtant, par un mystère étrange, on ne compte qu’une unique microbrasserie sur le boulevard : Balthazar, créée en 2017 par Florian Namias, ancien ingénieur du son devenu ingénieux du malt. Il a investi ses économies et un ancien bazar pour y poser cuves et comptoir. Côté déco de ce vaste bar à bières, ça ne va pas chercher beaucoup plus loin (avec quand même du papier peint en pages de BD et une façade peinte par Da Cruz). Balthazar compte plutôt sur la chaleureuse atmosphère apportée par les habitués et sa maxi terrasse. Les becs délivrent une demi-douzaine de bières dans toutes les teintes, brassées sur place : efficace blonde de soif « Menilmuche » (6,50 € la pinte), gouleyante New England India Pale Ale « Grand Chevalin » pas trop houblonnée (8,50 €), mais aussi, pour les amateurs de fruit : sour à la framboise ou blanche aux agrumes… À noter que Balthazar n’oublie pas les abstèmes avec une IPA à 0 % et un kombucha maison. Et dans un louable effort du tout maison, on éponge avec de très correctes et rustiques pizzas carrées Margherita, patates-mozza, saucisse (entre 5 et 7 € la part) qu’on attend en compagnie d’un sablier au lieu de ces horribles buzzers. Rajoutez à ça des soirées quiz et des karaokés et vous avez là un excellent QG houblonné. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en...
  • Bars à vins
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La rue Sorbier se montre tellement plus demi que ballon qu’on pourrait demander au Conseil de Paris de la rebaptiser Sorbière. Pourtant, c’est bien sur ce haut lieu des apéros ménilmontesques que vient d’éclore Pipa, bar à vin où l’on mange bien. La jeune taulière Margot Lavialle, venue de Brigade du Tigre, y a posé étagères de bouteilles, chaises bistrot et maousse terrasse. Dans la cuisine ouverte, s’active Morgane Saguedolce, autodidacte marseillaise qui n'hésite pas à enflammer la pitance de piments, de poivres, de condiments puissants. Après Marnes Bleues ou Uva, les baravs 100 % féminins s’installent donc dans le paysage et c’est tant mieux ! Avant 19h, la carte se limite à trois petits plats à grignoter, comme cette aérienne mousse de betterave énervée par du raifort. Après 19h, la cuisine gagne en consistance. Les sardines marinées, chips d’ail et tronçons de jalapeño a du mordant et de l'iode comme un tigre oublié à fort Boyard, tandis que la raviole épinard et ricotta se love dans une splendide crème de fenouil au chipotle fumé. Et on boit quoi avec ça ? Nul picrate chez Pipa mais une jolie carte naturiste : autrichien Grüner Veltliner du domaine Fidesser (7,5 € le verre), beaujolais Les Volets Rouges (44 €), loire La Grange Tiphaine (43 €)… À noter : le jeudi de 18h à 21h, c’est oyster hour avec 2 huîtres et un verre de blanc pour 7 €. Pas de pipeau, on en pince pour Pipa ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en...
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  • Bars à bières
  • Paris et sa banlieue
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Anciennes usines retapées en bistrots pour cadre, bleus de travail facturés un billet vert dans le Marais ou ateliers devenus lofts inabordables, le Paris industriel actuel sonne aussi faux qu’une vidéo de campagne. Si vous cherchez de l’ambiance authentiquement industrieuse et de l’entrepôt qui en fait pas semblant, direction Pantin ! Là, Gallia a eu la riche idée d’aménager sa brasserie en lieu de vie. Entre le labo où s’élaborent les futures mousses et les hautes cuves d’inox (qui se visitent), le bar Gallia apparait comme un joyeux bric à brasse, déglingué mais réjouissant. L’impressionnante collec’ de becs derrière le comptoir en formica rappelle que la bière reste la vedette du lieu autant pour hydrater la pause midi d’un galopin que comme carburant d’apéros à rallonge. Onze bières maison (autour de 5€ le demi), traductions liquides de la créativité houblonnée du brasseur Gabriel Frelet, ancien de Fauve : ronde ambrée au miel de sarrasin ; rafraichissante sour ananas coco ou une étonnante version fruit de la passion d’une New England Indian Pale Ale… Ce lieu a su se faire une place comme ambianceur tous azimuts du quartier avec des événements chaque soir (tournoi d’échecs, lancement de brassin, DJ sets…) mais aussi une offre de restauration du midi avec une formule à 16€ au rapport quantité-prix assez imbattable. On a pu y manger une très honnête soupe de butternut, un bœuf bourguignon (qui ressemblait plutôt à un rougail) et deux énormes tranches de cake à la...
  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Autrefois, l’adresse abritait le Sherry Butt, repaire des amateurs de whisky sous toutes ses formes. Après quelques mois de fermeture et de réglages, place à Memento, né de l’association entre deux vétérans du Moonshiner – l’Italien Matteo Grotti et l’Argentin Joaquin Malki - et Marco Duce, proprio de la cave à vins voisine, Magnum. La salle tout en longueur et pierres apparentes a troqué les lumière chiches et l’ambiance très feutrée de son ancienne vie contre plus de couleurs, une longue banquette veloutée et une atmosphère moins guindée. Le menu propose d’une dizaine de cocktails voyageurs, avec une partie modérément alcoolisée pensée pour l’apéritif. Justement, l’on débute par un effervescent Saint Paul, inspiré de la version argentine de l’Americano. Ici, le drink mêle harmonieusement l’amertume herbacée – avec une pointe de menthol – des deux Fernet Branca à la douceur du mix de vermouths et de la liqueur d’orange. Une réussite. Registre différent, mais tout aussi réjouissant, pour le mexicain Mariposa Monarca, un cocktail puissant, à base de bourbon « fatwashé » au mole mexicain maison. Un sirop d’agave infusé aux épices vient apporter du contraste en titillant le bout de la langue, tandis que l’ajout de tagète mexicaine procure le réconfort de notes d’estragon légèrement anisées. Memento se souvient qu’il possède une vraie cuisine et, comme Superfine, propose une consistante carte de solides. Elle navigue entre grignotage (olives, pain brioché avec anchois) et...
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  • Bars à vins
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Marché des Enfants Rouges, l’un des foodcourts parisiens qui cartonne sans faiblir depuis des années, continue d’évoluer. Dans l’un des rares emplacements couverts (et chauffés !), le DJ-producteur/viticulteur grec Nikolaos Symeonidis vient d’installer ce Kissa, enclave minimaliste de pierres grattées, poutres métalliques et guéridons en marbre. Le nom japonais (« café ») ne doit pas vous tromper : voilà un bar à vin 100 % nature qui propose une sélection pointue et internationale : l’électrique Eskalation Potential d’Habibi Wine (le domaine -allemand !- du patron), cabernet hongrois de Kolonia 52, Voï du grec Jason Ligas… Depuis la cuisine (pas ouverte !), la cheffe Daniela Jaber concocte des petites assiettes entre influences gréco-turques (börek aux épinards, feuilles de vigne), classiques de barav (un mont-d’or chaud à attaquer avec une pita) ou inventions bien vues comme cet œuf mayo twisté en houmous (émulsion d’œuf et vinaigre et citron, un peu de mayo, jaune cru) qui se tartine à plusieurs sans effort. Le tout baigné dans une bande-son érudite, piochée par Nikolaos dans sa collection de vinyles (même si, lors de notre visite, la présence de l’ex-footballeur Raí a poussé le patron à mettre le pressing sur les pépites bossa). Une adresse à la DA forte qui mérite sa place dans les itinéraires des affamés de Fashion Weeks ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel...
  • Bars à vins
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Soif, l’agence vino-musicale qui aime autant trinquer que danser, se sédentarise à un jet de bouchon des Buttes Chaumont. La team de Céline Maguet et Vincent Ribault a l’habitude de poser des tireuses à vin et des gros sons en festival mais sait aussi fixer des étagères, gratter des murs et décoller du lino. Sous celui de ce local, ils ont découvert un sol de carrelage brisé qui leur rappelle les marnes bleues, ces roches typiques du vignoble du Jura. N’en jetez plus, leur bar à vin a trouvé son nom !Sous les passe-câbles à nu du plafond, fusent des godets à prix modiques extraits par les taulières Heloïse Arnault et Sabah Borg de neuf robinets chromés fixés au mur: riesling alsacien de Clément Goepp, beaujo’ primeur de Nicolas Chemarin, grenache catalan du domaine Riberach, sylvaner de JM Dreyer (5-6€ le verre)... Contre un droit de bouchon de 10€, on peut aussi vider sur place, par exemple, toute la panoplie de La Paonnerie, le domaine ligérien de Marie Carroget ou les dingueries rhodaniennes d’Etienne Seignovert (dès 20€ la bouteille).  Côté solides, on se pourlèche des inspirations végétales aux sauces enjouées de la cuisinière Vittoria Durand (passée chez Gargouille): pimpants rouleaux de crudités dans un saté dûment cacahuété (8 €) ; kiffants brocolis croquants dépravés au tahini et granola salé (8 €) ; adorables gnocchi miniatures dans un fameux jus réduit de champi (14 €) ; avant une très habitable île flottante au mélilot en dessert (7 €). Autant de qualités qui...
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  • Bars à cocktails
  • Bastille
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Les fans de Morrissey avaient vécu la fermeture du Motel comme la fin d’une époque. Sur les vestiges du mythique bar rock indé, Delphine Laguerre (Kern) en cuisine, Étienne Gatti et Vincent Pinceloup (Monsieur Antoine) ont ouvert Superfine. Après un lifting complet, le lieu a gagné en propreté, en élégance et en volume. Présenté comme un dive bar (un « bouge » en argot US), le Superfine apparaît plutôt comme un diner propret. Posté au comptoir circulaire « historique » désormais paré d’inox, on découvre la carte d’une douzaine de cocktails très variés (quatre sans alcool) conçue avec Raphaël Blanc (ex-Midi Minuit) selon les moments de la journée. On débute en main course avec le Not A Bloody Mary. Servi dans une coupette, le cocktail translucide est une réussite. Les notes fumées du mezcal s’accordent avec l’ananas, tandis que la légère salinité du céleri et le piment de la harissa à boulotter à côté donnent du relief à l’ensemble. Même satisfaction avec le White Forest Martini, qui emmène le classique Dry Martini vers des territoires inexplorés où la coco et le végétal (sapin, huile d’estragon) dialoguent en harmonie. La cuisine d’inspiration street food US n'est pas là pour faire de la figuration. Le Super Dog, avec sa saucisse de volaille, étonne son monde grâce un habile relish au curcuma. Et on se régale d'une Puff Pizza, inspirée de la pizza fritta napolitaine, bien joufflue, avec de la crème de ricotta, du beurre de harissa et du fromage provolone. Que des...
  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si vous trouvez que le Marais ressemble de plus en plus à un plateau géant pour influenceurs Insta, ce Rojo risque de ne pas vous rassurer ! Ouvert au printemps 2025 par la discrète Yunyun Gui, qui possède déjà le Sevenly Heart à deux pas, ce bar / comptoir à tapas, dont l’enseigne est un œuf, envoie du lourd côté plumage : une succession théâtrale de tabliers de cheminées, d’urnes de jardin, de bougeoirs et d’appliques à pampilles qui ferait passer un antiquaire du marché Paul Bert pour un amateur d’épure. Mais ça marche, et une population largement anglophone fait la queue devant la porte encadrée de deux colonnes en marbre, autant pour avoir une table que pour se prendre en photo… La carte des cocktails décline l’œuf en jeux de mots plutôt qu’en ingrédient, comme ce Eggs-boyfriend (tequila, St-Germain, verjus et petit-lait) gentiment amer. L’Egg-cellent, au cognac, yuzu, tamarin et blanc d’œuf, offre d’agréables notes veloutées d’agrumes. À noter que pour avoir le garnish du verre (un cure-dent avec du porc séché), il faut rajouter 1 € à un tarif déjà costaud (17,50 €). Pour accompagner les liquides, On peut piocher dans une carte d’une dizaine de tapas mondialisées (burrata, poulet karaage, piments de Padron…) pour accompagner les liquides, comme cette triade œuf brouillé, mariné et vapeur, plus gadget et que donnée (19€). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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