Les derniers restos et bars qu’on a testés
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Les derniers restos et bars qu’on a testés

Entre bistrots qui font parler d’eux, bars planqués derrière un rideau et tables d’auteur où tout Paris se bouscule, la rédac a sorti ses carnets de notes. Voici nos dernières critiques, les vraies, celles écrites le ventre plein.

Antoine Besse
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Nos dernières critiques restos

  • Indien
  • 2e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Renversant le concept d’appropriation culturelle tel un disciple d’Hanuman, saint patron des lutteurs, le chef indien Manoj Sharma (Jugaad et Sharmarji) ouvre de l’inédit à Paris : un pub anglais aux accents de Delhi. Du premier, il en reprend les codes cosy : nature morte chinée à Londres, chaise à tartan et briques vermillon. L’inspiration indienne s’immisce, elle, dans la carte avec une fusion futée des classiques de gastropubs et des ingrédients pan-indiens : friture d’éperlans à tremper dans une mayo au cumin, kerala fried chicken à la coco et au curry, aguichant scotch egg dans sa panure de masala et porc haché sur un doux dahl de lentilles corail ; souple travers de porc mariné façon vindaloo (à l’ail et au vinaigre)… Nous l'avons accompagné d’oubliables frites (maison ?) aux épices alors qu’il aurait fallu sauter sur le pav, brioche aux épices pour éponger le succulent jus de viande. À faire couler avec un cocktail, une Guinness ou une ale maison pour compléter la panoplie anglo-indienne. Voilà un mariage avec un goût d'évidence qui réussit à surprendre en évitant le saugrenu. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Café
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec 167 nouveaux coffee shops ouverts à Paris ces 12 derniers mois, la capitale ne frôle-t-elle pas l’embolie du latte ? Il serait pourtant judicieux de se montrer magnanime envers Joy x Beck, grand café d’angle à la façade émeraude imaginé par la pâtissière et photographe Yene Linda Lam, connue des réseaux sociaux sous son pseudo @hinalys, et son associé Varasy Veopraseuth. On y vient, d’abord, pour les gâteaux (le salé devrait arriver plus tard) dignes des meilleures pâtisseries de la capitale. On pense par exemple à ce cheesecake singulier, couvert d’un mélange de coco, sésame et cacahuètes grillées. Ici le pandan est roi, plante d’Asie du Sud-Est au goût nostalgique d’amande et de vanille, qu’on trouve dans un splendide flan marbré à la vanille ou dans une crème addictive dont on caresse une brioche feuilletée remarquable. Mais aussi dans cette boisson déjà signature des lieux, le coconut pandan cloud : une eau de coco glacée surplombée d’une crème légère au pandan et à la noix de coco. Parfait pour s’attarder dans ce joli espace à la lumière diaphane, dont les meubles en bois brutaliste et la vaisselle coquette font le charme. Les liquides bénéficient d’ailleurs d'autant de soin que le sucré, à l’image des cafés du Laos et de la Thaïlande, ou de ce thé rouge thaï glacé acidulé. Un lieu singulier et lumineux, à en redonner foi à ceux qui n’en peuvent plus du pullulement des coffee shops sans âme. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos...
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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pour lutter contre la crise de la pause midi, les restaurateurs futés se coulent tel le cheddar du grilled cheese dans le monde du sandwich cuisiné. Abordable, rapide et possiblement savoureux, l’exercice de l’entrepain coche toutes les cases du déjeuner désirable en 2026. Michaël Babo du bar à vins Chez Babo (en face), associé à Niels Kammermann, ancien chroniqueur food, ont donc ouvert au printemps 2026 ce Babz tout d’écru vêtu. Au comptoir (mais plus probablement sur le quai du canal Saint Martin voisin), on peut mordre dans un des quatre sandwichs à l’ardoise : à l’œuf, fromage, poulet ou roastbeef lors de notre visite. Quoi qu’il en croûte, ici tout est fait maison (notamment les sauces qui remplacent le beurre ou la mayo) et assemblé à la commande. À l’image du Chicken’z où un pain semoule de la Maison Ounissi se tartine de sauce tartare avant d’accueillir un effiloché de poulet rôti des pickles de chou et de la salade. Un sandwich bien nourrissant, pas sec sans être trop gras, qui se boulotte sans crier gare. On reviendra pour goûter le modèle Vit’oz au rôti de veau, capre et sauce tonnata (disponible les vendredi et samedi seulement). Une vraie bonne adresse du midi qui mérite de se faire une place dans ce coin hautement concurrentiel. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. La déco (du gris, des miroirs, du travertin) et l’arrondissement (le 8ᵉ) faisaient craindre une adresse janséniste pour cadres insup en repas d’affaires. Erreur ! Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme...
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  • Népalais
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Petit à petit, Paris creuse son offre des gastronomies du monde. De la Chine (ou de l’Italie), on peut (on doit) choisir de manger de la cuisine du nord ou du sud du pays. Du Népal, mince bande coincée entre le Tibet et l’Inde, on ne connaissait depuis une décennie que les momos, ces raviolis vedettes des échoppes de rue, et voilà que Jatra ose d’autres plats des hauts plateaux. À la tête de cette claire cantine garnie de masques tradi et de banquettes colorées, se trouve Shirish Bhandari, vingtenaire à la barbe fournie, qui s’est lancé dans la restauration à la suite de ses parents forgés dans le même Népal (ils possèdent les enseignes Momo House). La carte fait une large place aux recettes végé et surtout aux ingrédients de là-bas ramenés de ses voyages par le taulier, comme ces batuks (des beignets de lentilles moong) ou la farsi (un ragoût de courge à l’ail des ours népalais). Ce midi-là, on fonce sur la formule midi (20€ la totale) avec, en ouverture, une triplette de dodus momos bien garnis d’une farce aux légumes avant un réjouissant chilly chicken, du poulet mariné à l’ail et frit qui gagne ses galons grâce à une sauce au poivre de Timut (cousin de celui du Sichuan) pleine de fougue et de chaleur, servi avec des pickles et du riz aux épices. Le dessert continue d’étonner : un kheer, sorte de riz au lait indien avec, ici, du millet, du lait de coco et de la cardamome.   Bref voilà une vraie proposition dépaysante et savoureuse qui fait du bien ! Chez Time Out, tous...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si on manque d’archéologues de la cuisine de rue pour identifier avec certitude le plus ancien kebab de la ville, il faut reconnaitre que le Cristal, affichant fièrement 1981 sur sa devanture, se présente comme un bon candidat. L’affaire de la famille Ayan – où le père a été employé puis patron -  continue de bien tourner, comme sa broche qui occupe une large portion de cette minuscule cambuse triangulaire des Grands Boulevards. Le père Yavuz a cédé sa place à Anil, son fiston, qui a repris le flambeau sans rien changer à la recette ou à l’organisation (il est aidé par Mehmet, un petit jeune avec 30 ans de maison). Ainsi la viande, un mélange de veau et d’agneau mariné une journée et haché sur place, est assemblée chaque matin au 1ᵉʳ étage avant d'être descendue dans la boutique via un trou dans le plafond ! À part cette originalité architecturale, on propose ici sur un kebab très classique, une sorte de mètre étalon de l’exercice, identique à ce que les clubbers allant aux soirées Jungle du Rex Club en 1986 avalaient déjà. Pas de pickles, pas de sauces cheloues juste un souple pain turc maison (ou alors, pour faire comme les anciens, une baguette du boulanger d’à côté) avec sauce blanche, harissa salade, tomate, oignon… Simple, basique et efficace. Seule concession à la modernité, Anil n’appelle pas le client « chef » ! Attention, le Cristal n’offre que deux tabourets dehors en compagnie des pigeons et c’est tout. Préparez-vous à bouloter votre  sandwich sur un banc. À...
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  • Grec
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Faut-il encore présenter les frères Mavrommàtis, les amphitryons parisiens de la gastronomie hellène ? Dès 1981, le trio a voulu proposer une autre cuisine grecque alors coincée entre Charybde des tavernes festives au tarama bronzant sous les spots et Scylla des mauvais gyros. Trente-cinq ans plus tard, mission accomplie ! Spanakopita, souvlaki ou moussaka ont acquis leurs lettres de noblesse. On voit bien le chemin parcouru avec Thalie, leur 5ᵉ restaurant, posé le long du jardin du Palais-Royal. La mise ? Une élégante bonbonnière, rose poudrée, draperies et miroirs, bien loin du folklore, mais surtout une splendide terrasse. Une des plus belles de Paris ! La carte élaborée par Andreas Mavrommàtis s’articule autour des petites assiettes et d’entrées (avec de très nombreuses possibilités végé) : poulpe et purée de pois chiches, aubergine confite, halloumi grillé… Que complètent quelques plats classiques (brochettes, moussaka) ou nettement moins (joue de bœuf sauce stifado ou pâte d’avoine aux champignons). À la tête de la cave on trouve -logiquement- Dyonisos Mavrommàtis qui sillonne les AOP grecques : blanc ionien Robola de Céphalonie du domaine Gentilini (52,50€) ; cyclades Hatzidakis (88€) ; thessalie du domaine Dougos (72€) Entre touristes selfisant sous les tilleuls et costumes en pause, on se lance avec la formule midi (39€). Un souple duo de croquettes d’aubergine aux pignons se met en trouple croustillant avec une boulette farcie à la menthe et l’agneau sur un suave...
  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Entre les passages Dieu et Satan, dans le 20ᵉ, se trouve une adresse logiquement très humaine. Ouvert en août 2026, Les Orteaux fait partie de cette modeste (et précieuse) famille des restaurants sans concept, juste guidés par l’envie de bien nourrir le chaland. Une adresse de quartier, murs blancs, sol en casson et accueil aux petits oignons, portée par Joseph Napias (ex-Gypse à Montreuil) qui s’active en salle. La cuisine sérieuse de Lorène (cheffe aussi venue de Gypse) garde la saison en ligne de mire tandis qu’elle navigue entre Méditerranée (vitello tonnato, croquettes de jambon) et Japon (tataki de thon). La carte des vins dessinée par le patron préfère le bio au nature : muscadet du domaine de la Haute Févrie (36€), Puy-de-Dôme GPS de Benoit Montel (35€), Nuits-Saint-Georges du domaine Les Astrelles (80€). La formule midi entame avec le sucré-salé d’un siphon de bleu d’Auvergne au crumble aux noix et quartiers de nectarine (ça tient presque du dessert). Puis une plaisante aubergine rôtie garnie de stracciatella fumée, figues, pignons et croutons montre qu’un plat végé bien fait se suffit à lui-même. On termine avec un honnête riz au lait pour une raisonnable cuenta de 25 €. Efficace ! Le soir, l’adresse tente de faire perdurer les petites assiettes à partager (entre 7 et 20€). Bref voilà un bistrot qui se fiche des tendances et qu’on aimerait en avoir en bas de chez soi Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
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  • Burgers
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ah Toulouse, ses Airbus, son rugby et… ses burgers smashés ! Après le succès de sa Superette ouverte en 2022 place de l’Estrapade, Vincent Louw a décidé à l’été 2026 d’exporter le concept à Paris. La dégaine ? une cambuse minimale, inox et béton ciré, sonorisée au hip-hop US qui ne devrait pas dépayser les habitués de Dumbo, Spécimen ou Echo. La carte -écrite en anglais pour faire américain !- reste campée sur les fondamentaux : 2 recettes au bœuf (smashé ou pas), une au poulet frit, une végé (à base d’œuf) et voilà. On opte pour la version à deux steaks smashés avec cheddar (10€). La viande venue de chez Bidoche est glissée dans un souple pain à la fécule de pomme de terre signé Martin’s (fournisseur de la mythique chaîne new-yorkaise Shake Shack) escorté des classiques oignons, pickles, ketchup et moutarde. Les goûts attendus sont au rendez-vous, notamment celui bien grillé du bœuf. Pas un recette « gourmet » compliquée, juste un burger classique et efficace comme une finale de Top 14 avec le Stade toulousain. Les à-côtés se montrent également très plaisants : des frites (4€) bien croustillantes à plonger dans une sauce maison qui rappelle celle, secrète, de Ronald et un sundae (6,5€) qui se la joue gastronomique avec une glace au riz au jasmin torréfié, habillée de riz soufflé, de cerise amarena au sirop et de poudre framboise. Comme dirait Antoine Dupont : bien joué ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
  • Bistrot
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vif comme l’épervier en piqué, le discret Pierre-Étienne Leseute, passé par Pétrelle, ouvre déjà une deuxième adresse après son bistrot Les Collonges, lancé en 2025 de l’autre côté de la butte Montmartre. Toujours dans la ligne vintage chic, ce Chamoiseau affiche une belle gueule d’atmosphère avec son long comptoir en marbre, son argenterie chinée et ses appliques Art déco. Depuis la cuisine, œuvre le chef Paul François, qui vole de ses propres ailes après avoir été second chez Fief, pilote une carte ancrée dans la saison, carrément bistrotière le midi (Un poulet basquaise ! Un clafoutis !) et plus gastronomique le soir. Si seulement il existait un mot-valise pour décrire cette double identité…  Ce midi-là, on embarque dans la formule déjeuner à 32€ (où les végétariens ne sont pas oubliés). L’envol débute avec un asiatisant chinchard en sashimi, juste roussi à la flamme, barbotant dans une eau de concombre, feuilles de shiso et un condiment tomate entame le récital. La promesse d’une belle fraîcheur se montre malheureusement atténuée par des tagliatelles de concombre un poil salées. Tout se recale avec l’aile de raie à la grenobloise où des câpres joufflues et un élégant condiment citron apportent la vivacité tandis que la sucrine grillée se charge de l’amertume. Atterrissage rafraîchissant grâce à un rare sorbet à l’hibiscus, escorté de nectarines pochées et de lait ribot. Carte des vins ramassée mais propre : loire Radicalement Gris des Vignes du Fresche (32€), Morgon...

Nos dernières critiques de bars

  • Bars à cocktails
  • Pigalle
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Toujours aussi queer, toujours aussi cool. Cette boîte à chaussures turquoise et noire a réussi l’impossible : faire perdurer en 2026 l’esprit bohème et sulfureux de Pigalle, quartier qui partout ailleurs s’embourgeoise comme jamais. Sans pasticher, ni forcer le trait, Joseph Boley et Jen Riley (passée par la Candelaria), désormais en alternance dans leur bar en Angleterre, ont su trouver le barycentre du bath entre claque laqué et couloir rock. Sans oublier les cocktails bien sûr ! Depuis 2018, les verres aux noms de chansons, s’ils ne sont pas les plus complexes de Paris, font partie intégrante de l’expérience Sister. La carte isole les déjà classiques du lieu comme le I Wanna Be Your (Salty) Dog (gin, Aperol, cordial de pamplemousse), amer et puissant, des créations saisonnières à l’image de ce Bette Davis Eyes au pisco aromatisé au chocolat blanc, St-Germain et crémant. Ne manquez pas le week-end quand les drags jouent des coudes et du khôl pour mettre un joyeux bordel. La Mano Negra avait tort, Paris la nuit, c’est pas fini à Galle-pi. La soirée ne fait même que commencer. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Arrivés mi-2024 aux manettes du Little Red Door, Hugo Gallou et Hyacinthe Lescoët du Cambridge Public House ont désormais bien pris leurs marques dans cette institution charnière du cocktail parisien. La nouvelle déco dans les tons rouille, cuivre et bois quitte l’ambiance crépusculaire d’avant (et ce n’est pas plus mal), mais la population reste très largement anglo-saxonne, le bar étant toujours conseillé dans les guides d’outre-Atlantique. Bref la nouvelle vie de la LRD ressemble beaucoup à la précédente : un bar feutré pour amateurs de cocktails très pointus. La carte arbustive égrène des techniques d’agriculture durable et leur traduction dans les verres (même si parfois on voit mal le rapport). Ainsi le Circulaire mélange de vodka infusée au riz noir, un saké infusé au Beaufort, un cordial de sake kasu (la lie du saké) pour un résultat umami et tellurique étonnant ; ou encore le Precision (eau-de-vie, vinaigre de verjus infusé à la fraise, vermouth infusé à la gentiane) s’avère un twist très réussi du white negroni avec des notes vineuses. La Petite Porte Rouge reste un grand bar ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Bars à cocktails
  • Pigalle
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Classique, ouvert en 2021 par Hugo Combe (Minore) et Benjamin Le Seigneur (passé par l’Hôtel national des Arts et Métiers) n’a pas dévié d'un pouce son élégante dégaine de pharmacie à l’ancienne avec caducée en logo, luminaires ciselés et armoires de bois sombre remplies de bric-à-brac. Pour une troisième itération autour des cépages français, le menu très technique propose de revisiter les cocktails classiques. On peut siroter ainsi un Vieux Carré, subtil bonbon à la cerise où la liqueur de merlot infusée à la griotte, du porto et une eau d’amande remplacent le whiskey, le vermouth et le cognac de la recette originale. Toujours à fond sur l’autoroute du twist, la mauresque mixant liqueur d’ugni blanc et fenouil, orgeat de pignon et bitter lavande, devient un verre très gourmand (il y a un œuf entier dedans !). Est-ce pour préserver votre foie que ces apothicaires des shakers proposent en majorité des verres peu alcoolisés ? Pas vraiment. Ce choix découle en vérité des limites de la licence III du lieu ! Si vous voulez siroter des décoctions plus charpentées, comme cette Paloma (tequila, calvados et Gewürztraminer), il va falloir les accompagner d’une honnête assiette apéritive : carpaccio de poulpe (12€), huîtres (15€ les 6) ou sélection de fromages (16€). Bref un bar (et sa terrasse en or) à la personnalité très affirmée, tout sauf classique finalement. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque...
  • Bars à cocktails
  • Charonne
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dix ans et un plumage toujours pimpant, ce Bluebird, au nom inspiré de Bukowski ! Le temps semble avoir coulé comme l’eau sur un colvert. La déco néomoderniste 60’s n’a pas pris une ride avec ses appliques en verre coloré, ses pierres de lave et surtout cet aquarium turquoise hyper photogénique. Dans les verres ça assure aussi, merci à Pasa Omerasevic, ancien du Moonshiner et maitre des shakers depuis l’ouverture. Attention, le menu, qui change chaque saison, s’avère plutôt minimaliste, il décrit la douzaine de créations en trois mots (deux ingrédients et une saveur) et on doit se débrouiller avec ça. Ça oblige à prendre langue avec l’autre côté du comptoir pour mieux cerner les cocktails (entre 12 et 14€). L’exotique Wednesday au rhum, curry et noix de coco se montre très rafraichissant avec un nez citronné. Servi à la tireuse, le Roub est un verre effervescent avec du whisky infusé à la pita et au tahin et une saveur fumée très prononcée. Le temps passe mais le Bluebird reste ce nid douillet irremplaçable pour les amateurs de cocktails et de roucoulades de Frank Sinatra ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Bars à cocktails
  • 2e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Danico
Danico
Mine de rien, cela fait 10 ans que Danico, caché au fond de la pizzeria Daroco, régale les amateurs de cocktails parisiens. Autant dire que le bar à tendance palace new-yorkais, lancé par Nico de Soto, avec sa verrière haut perchée, son comptoir en chevrons marbrés et ses fauteuils en velours, fait maintenant partie des institutions mondiales du shaker. Un temple pas ramenard, limite discret, où la technique des bartenders menés par Corentin Gaudin reste toujours au service du goût précis et juste. Pour fêter cette décennie de cocktails, le menu anthracite ravive pas moins de trente recettes (17€) servies ici depuis 2016, classées par années. On commence ce voyage à siroter dans le temps en 2019 avec un Sweet Banane, un délicat et exotique milk punch au rhum, eau de coco et banane, puis on enchaîne avec un Fat Beet (2020), brillant mix façon gimlet de sochu, de calva et d’un cordial maison de kiwi et de betterave. Que du bon mais attention, certains stocks sont limités… Bref, Danico repart pour une deuxième décennie comme mètre étalon du cocktail parisien ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bars à vins
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après Géosmine, sa table gastronomique, Maxime Bouttier continue d’explorer la rue de la Folie-Méricourt et les noms de molécules avec cet Éthanol, ouvert au printemps 2026 dans une ancienne cordonnerie. L’idée ? Un comptoir à apéro/bar à vins dans les tons rouille, béton et bois sombre où il fait bon prolonger la soirée comme savent si bien le faire les Espagnols. Les petites assiettes à picorer – que l’on a peut-être enterrées un peu vite – se déploient en majesté sur la carte : charcuterie ibérique (chorizo de bellota, cecina de bœuf…) ; poissons atlantiques (thon séché de Barbate, anchois de Cantabrie…) ; fromages français (venus de Chez Virginie). Ce soir-là, installé sur le trottoir, on veut tâter de la cuisine du chef, donc on harponne des artichauts poivrade et shiso posés sur un ajo blanco à la noisette (16€). Frais comme un plongeon au large des Asturies ! Puis on s’improvise un plat principal avec une assiette de haricots verts et un (petit) ris de veau laqué comme un meuble chinois sur un miroir d’un puissant jus de viande. C’est bon mais à 34€ l’ensemble, ça pique. Il aurait sans doute mieux valu explorer deux assiettes différentes et rester dans l’esprit apéritif. On conclut avec une convaincante crème caramel, métamorphosée par du safran. La carte des vins se montre étonnamment vaste, vu la taille du bouclard, avec des prix plutôt raides qui s’étalent de 52€ pour un Chenin de Mosse à 2500€ pour l’Échezeaux Grand Cru de la Romanée-Conti (on a vu aussi un...
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  • Bars à vins
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après s'être imposés avec leur coffee shop Grave sur une des artères les plus caféinées du Marais, voilà que Romain Détriché et Nicolas Papadato tentent de se faire une place avec un bar dans la rue Sorbier, épicentre des apéros du 20e. La mise de leur Bordel ? Une salle brute format boîte à chaussures avec six places au comptoir et des enceintes vintage qui crachent des BPM. L'atout évident de l'adresse reste bien l'immense terrasse où lutter à coups de verre de vin bio et de petites assiettes (mais oui) contre la litanie des canicules. On repère ainsi sur la courte carte à tarifs tenus : un Fié Gris d'Antoine et Philippe Delaunay, un beaujolais bio de Fabien Forest (28€), l'Arbois En Paradis de Jérôme Arnoux (46€), un coteaux bourguignons Sextant de Julien Altaber (49€)... ou sinon des bières craft en bouteille. Autre atout : la cheffe (et associée) Emma Chaperon qui, en solitaire derrière le comptoir, envoie des assiettes simples et bien troussées : crudo de dorade réveillé par de l'abricot, efficaces œufs mayo saupoudrés de poudre d'olive et surtout des glaces de champion, sésame noir ultra velouté ou splendide fraise et poivre de Timut. À noter que Bordel démarre dès le matin avec des cafés et des cookies maison. Après Pipa, la rue Sorbier confirme sa mue vineuse ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bars à cocktails
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
C’est peu dire que l’ouverture, en 2023, du premier projet parisien porté par Rémy Savage (Abstract bistrot) et les jumeaux Sara et Hadrien Moudoulaud (ex Little Red Door et Le Syndicat) a fait parler. Grand comme un mouchoir de poche (16 m2, à peine une dizaine de places), Bar Nouveau, avec sa déco à la Hector Guimard, rend hommage à l’Art nouveau des années 1900 : encadrements de miroirs façon pampre, élégantes suspensions en forme d’arum (ou de chanterelle) et murs azuréens se reflètent dans le miroir « piqué » au plafond. Derrière le comptoir en U et en marbre, Sara Leonor shake une carte délicate de sept cocktails, chaleureusement servis en salle par Sullivan Carle, sur une B.O. 100 % française (tiens Amour à la plage de Niagara). Un avant-goût des vacances, justement, avec le Bellini. Ici, ce classique vénitien à la pêche se pare d’atours floraux, entre violette et jasmin, auxquels une rhubarbe effervescente confère du « peps ». Très réussi. Place, ensuite, à l’une des créations de l’établissement : le Ramos. Composé de vodka, liqueur de fleur de sureau, et yaourt vanillé, ce cocktail onctueux aurait déjà pu constituer un bon drink, s’il n’avait pas, en plus, des notes de whisky tourbé prenant le contrepied de la gourmandise augurée par la recette. De ce contraste naît la véritable réussite de ce cocktail sans pareil, à la hype internationale justifiée. Bar Nouveau possède un sous-sol, désormais réservé à une séance de dégustation premium de six cocktails, uniquement...
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  • Bars à cocktails
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis son ouverture (en juin 2017 déjà), Combat continue à dominer sans forcer le game de la mixologie bellevilloise. Même s’il y a désormais une petite concurrence (Kissproof) et que la cheffe pugiliste, Margot Lecarpentier, se fait plus rare derrière le comptoir en inox, l’équipe en charge du petit bar brut à plafond végétalisé continue d’envoyer des verres qui calment des gosiers plus en pente que la rue.  A la carte, on retrouve des créations toujours futées et affutées, comme ce réussi Bou Rou, inspiré du classique Boulevardier (un negroni, mais au bourbon). Ici, ce cocktail composé de whisky japonais, amer à l’artichaut et vermouth rouge regarde vers l’Orient, avec l’ajout de sauce soja pour le soyeux et du tamarin pour adoucir l’amertume de la recette originelle. D’un continent l’autre, avec le Combat Margarita, l’un des incontournables du lieu. Composé, ici, de tequila, camomille, saké, dry curaçao, citron vert et CBD, le drink prend le parti de faire briller d’autres ingrédients, comme les notes d’orange du dry curaçao, plutôt que la seule agave. Le saké nigori apporte de la texture, tout en rééquilibrant l’acidité du citron vert et l’huile de CBD s’accorde parfaitement à la bande son 100% dub ce soir-là. Mention spéciale pour l’offre cocktails sans alcool, auxquels Margot fut l’une des premières à accorder de la considération. Maline proposition d’accord cocktail Impecâpre à la gentiane / assiette d’artichauts et noisettes pour une autre idée du végétal. Tout...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Ruba Khoury, cheffe d’origine palestinienne qui en a sous le pied côté popote (elle est passée par Yam’Tcha ou Septime ) a ouvert, en 2019, son bar safe et inclusif au drôle de nom. Mais au fait, pourquoi Dirty Lemon ? Réponse : en souvenir d’une intoxication au citron (?) dans un bar lesbien. Mais pas d’inquiétude, dans la mignonne petite salle en pierres grattées, aux couleurs pastel, et ouverte sur la rue grâce à sa vitrine rétractable, les ingrédients sont au top ! Pour preuve, la cheffe vient de remporter l’édition 2026 de Top Chef Middle East. Dans une ambiance conviviale, entre habituées du quartier et touristes attirés par la récente notoriété internationale de la proprio, on commande un La Divorcée, cocktail à base de rhum brun, amaro, clémentine et bitter fenugrec. Bien équilibré et facile à boire, les notes d’agrume dominent, avec la pointe de fenugrec en fin de bouche pour apporter de la longueur. Profil différent pour The Morning After (eau-de-vie grecque à la coriandre infusée au yaourt grec, cordial de « pico de gallo » - un mix mexicain de tomates, oignons et piments-, citron vert, bitter céleri). Un drink sapide, inspiré du Bloody Mary, au céleri présent et dont le sel sur le verre agit comme un exhausteur de goût. A accompagner d’olives parfumées ou d’un généreux pain au levain et son beurre au dattes légèrement sucré. Bons points supplémentaires pour la cuisine ouverte jusqu’à 1h du matin et la formule brunch du week-end autour de spécialités de la...
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