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Passerelle Simone de Beauvoir - BnF
ShutterstockPasserelle Simone de Beauvoir - BnF

Butte aux Cailles / Bercy

Entre rive gauche et rive droite, tour d'horizon d'un quartier en pleine effervescence

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La butte aux Cailles est au sud ce que la butte Montmartre est au nord : un village préservé des grands travaux haussmanniens, avec ses rues pavées labyrinthiques autrefois parsemées de moulins à vent, ses placettes arborées en pente douce et ses petits vieux sur les bancs, immuables. Pourtant toute proche du centre commercial ultra moderne et des cinémas de la bourdonnante place d’Italie, la butte aux Cailles est un havre de tranquillité qui a gardé son charme d’antan et reste méconnu des touristes. Comme une escapade en plein Paris, on aime s’y perdre entre les maisons ouvrières et leurs jardinets, emprunter des passages étroits tapissés de lierre, découvrir les dessins de Miss Tic et Nemo sur les murs. On vient dîner Au Temps des Cerises entre amis, prendre un verre au Merle Moqueur ou à La Folie en Tête, des noms tirés de la même célèbre chanson (si, si, fredonnez-la !). La charmante rue des Cinq Diamants égrène ses petits restaurants, dont le fameux Chez Gladines, toujours plein à craquer. A quelques stations de métro, Bercy est au contraire un quartier ultra moderne construit sur les anciens entrepôts de vins de la capitale, autour d’un paquebot architectural : le ministère des Finances. Le Palais omnisport avec ses événements sportifs et ses concerts, l’agréable et ludique parc de Bercy, la Cinémathèque et le « Village » avec son cinéma, ses magasins et ses restaurants, ont donné une dynamique nouvelle à ce quartier excentré auquel on reprochait son ambiance froide. Sur l’autre rive se dressent les tours de la BnF, un pôle culturel exceptionnel où sont proposées des expos remarquables. Si on aime les fêtes sur les bateaux, on vient profiter d’un concert de musique expérimentale à la Dame de Canton ou danser sur des beats électro dans les cales du Batofar. L’été, une plage s’installe sur les quais, donnant aux bords de Seine des airs de station balnéaire.

Restaurants à Butte aux Cailles / Bercy

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? La poignée de chanceux qui peuvent découvrir, quatre déjeuners par semaine, cet as des fourneaux.Plat culte ? Suivez le bon vouloir de Madame ! Miss Lunch était jusque-là un cordon bleu clandestin aux commandes de Lunch in the Loft, salle à popotte planquée dans son propre appart. Et si elle sert toujours ses délicieux plats frais et inspirés dans le creux de son huis clos parisien, elle mitonne également depuis quelques années dans ce génial boui-boui d'Aligre. Des origines belges et canadiennes, une famille égyptienne et sud-africaine, des allers-retours sur l’île italienne de Pantelleria… Autant d’inspirations qui nourrissent à fond la créativité de cette cookeuse. Et de la créativité, il lui en fallait pour installer son labo gourmand ici : le bail de l’établissement interdit toute odeur de cuisson, donc exit four et plaques et bonjour micro-ondes !Tablier enfilé, la dame relève le défi, épouse la contrainte et étonne ses convives avec de vrais menus, inventifs et maîtrisés. Depuis sa cuisine ouverte grande gueule sur son public, elle prépare au dej' deux entrées, deux plats et deux desserts. Pour notre passe, on a eu le droit à : soupe de tomate relevée au piment de Cayenne, œuf cocotte à la purée de brocolis, alouette sans tête (paupiette de bœuf farcie au porc – belle allure, belle texture et sauce parfaite) ou assiette composée (brie et neufchâtel, mâche et scarole, impeccables chutney et confit de figue). Puis viennent les desserts, tout aussi dingues : un

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

Souvent, elle se plaint. Simplement mauvais, trop imposant ou a contrario minimaliste, vieillot, trop moderne… Au déjeuner comme au dîner, l’épreuve est toujours de taille. Mais la découverte de Tempero vient changer la donne : voici l’un des très rares lieux ayant réussi à convaincre mon insatisfaite de mère. Et pour cause, la pétillante Alessandra Montagne fait des merveilles avec des produits simples, peu onéreux, magnifiés en une cuisine néo-bistrotière pour des assiettes élégantes et conséquentes, ayant de quoi ravir ogres et esthètes. De l’entrée (impeccables croustillants de porc avec une mayonnaise au sate) au dessert (une surprenante poire pochée avec une compotée d’aubergine et une glace vanille-romarin) en passant par une imposante pièce de porc superbement braisée (avec purée de céleri, betterave et carottes glacées), le sans-faute est assuré. Le tout pour 20 euros : on peine à y croire ! Ces prix au rabais, on les retrouve sur la carte des vins (un peu courte ?) qui débute avec un verre à 3 euros de Domaine du Mas Rouge pour plafonner à 5 ou 6 euros avec le Grololo – cépage unique 100 % Grolleau – du Domaine Pithon-Paillé. Aux fourneaux comme en salle, la magie opère grâce au sourire immuable d’Alessandra qui s’occupe en partie du service et que l’on peut observer évoluer sur son piano, derrière les vitres d’une cuisine semi-ouverte sur la petite salle d’une trentaine de couverts. Brésilienne, notre chef mijote chaque premier mercredi du mois une feijoada qui bén

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Dersou
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Bastille
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Une date, un soir. Un blazé qui croit avoir tout goûté. Plat culte ? Ce soir-là, un ceviche de maigre, chou-rave, coques, vif et précis, surmonté d'une “neige” de fromage blanc réduit en poudre. Le tout boosté par un explosif cocktail mixant gin, saké, kiwi et poivre noir ! Murs grattés jusqu'à l'os, parpaings en béton, tables en bois brut : Dersou, c’est avant tout un lieu. Mais aussi un chef ultratalentueux, le Japonais Taku Sekine, grosse reusta d’Instagram (également à la tête de Cheval d’Or) qui a lancé un bête de concept : des assiettes accordées à des minicocktails archi-bien shakés par un ancien de l’Experimental Group – Amaury Guyot, qui a mis sur orbite le Sherry Butt avant de s'envoler dans le 5e chez Chinaski. Contre le mur court une rangée de tables (de deux couverts chaque), elle fait face au comptoir-cuisine et sa batterie de commis. Le week-end, à l’heure du déj, c’est carrément la meilleure place pour poser ses seufs : vue imprenable sur le dressage live des assiettes !  Mais c’est le soir que l'expérience est la plus orgasmique (uniquement sur réservation et sur fond d'accords bien shakés) : ambiance tamisée, décibels en sourdine et menu imposé. Le moins cher est à 95 € : cinq plats et cinq petits cocktails en pairing. Mais quelle expérience ! La cérémonie commence ce soir-là par un odorant bouillon de légumes au beurre clarifié. Impossible de tout citer, on retiendra le plus marquant : exquis ceviche de maigre, chou-rave, coques, saupoudré d'une

L'Amarante
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Bastille
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les branchouillardsPlat culte ? Des tripes ravigotantes aux olives, avec copieuse purée maison Banquettes bordeaux, murs blancs, quinqua bedonnants... Tout sauf tendance, mais ô combien génial. Parfois, ça fait du bien d'envoyer valser les ampoules suspendues, les assiettes chiches, et de revenir aux fondamentaux. Un rêve de bistrot, qui doit beaucoup au chef, Christophe Philippe. Lequel n'a pas son pareil pour vous mijoter pendant trente (!) heures une tendrissime joue de veau, mœlleuse à souhait (même pas besoin de couteau : elle se découpe à la fourchette). Ou une langue de veau sublime, très finement tranchée, flanquée de sa mayo maison (12 €).  L'Amarante, cest notre petit rituel, notre chasse-grisaille : on réserve par sms/texto sur le portable de l'ami Christophe. Sinon par voix (les vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi). Le jour J, accueil tout sourire, un ballon de bon pif (rouge Raffut 2015 de Sylvain Bock, 5 € le verre) et c'est tipar pour le bien-nommé "menu du travailleur" à 22 boules (12h30-14h30). Ou l'imbattable formule à 19 €, comme ce midi-là, avec en entrée un fat tarama de sole (manquant de sel, dommage), flanqué d'une salade verte ultra-fraîche et parfaitement assaisonnée. La suite crescendo : des tripes ravigotantes aux olives, dinguissimes, reposant sur une copieuse purée maison... Plus de place pour le dessert, et desserrage de ceinture obligatoire en sortant... Mais vingt dieux, qu'est ce que c'est bon !  Chez Time Out, tous les étab

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Restaurant Passerini
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les orphelins inconsolables de Rino, ceux qui veulent découvrir le maestro Passerini et sa cuisine d’amour Plat culte ? La pasta all'amatriciana ! On en salive encore. Depuis son ouverture en 2016, guettée par les tifosi de Giovanni Passerini (ex-Rino), ce restaurant est notre pépite italienne, notre table reviens-y ! Émulation et presse dithyrambique obligent, mieux vaut réserver en amont pour avoir la chance d'y poser ses coudes. Mais que la récompense est belle : accolé à Pastificio, magasin de pâtes fraîches cornaqué par sa femme Justine, le lieu a sobrement de la gueule avec sa salle signée Asma Architects (bois blond, sol terrazzo, luminaires design), son comptoir pour manger perché et sa cuisine ouverte sur le public… Dans laquelle s'active Monsieur Passerini, bien accompagné par sa brigade en salle, qui nous interprète une pièce chorégraphiée au millimètre. Dans l’assiette ? Une cuisine précise mais qui suit la tradition, avec une belle simplicité et une franchise de goût. Sans oublier beaucoup, mais alors beaucoup d'amour ! Chaque jour à midi : deux entrées, deux plats de pâtes, un plat et un dessert. Comme cette puissante langue de veau snackée, tomates marimba, stracciatella, anchois. Ou ce plat de tagliatelles au ragoût de canard, version twistée des pastas al ragù, qu’on a plus l’habitude de s'enfiler à la baraque qu’au restaurant. Apothéose au dessert avec cette tartelette ricotta et fraises flanquée d'un sorbet rhubarbe, qui vient clôturer avec brio

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Boulangeries
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les Parisiens qui se demandent où sont passées leurs boulangeries de quartier. La pâtisserie culte ? Un Mont Yazuki version nippone du Mont Blanc. Du pain au levain, des gâteaux faits maison, des croissants et pains au chocolat préparés avec amour. C’est peut-être un détail pour vous mais pour nous, eh bien ça fait tout. Car elles ne sont plus très nombreuses les boulangeries parisiennes qui produisent tout de A à Z. Bien trop souvent, on déguste des pains préparés à base de mix de farines et des pâtisseries en kit. C’est Olivier qui a repris cette boulangerie en 2014. Ce pâtissier de formation propose ici tout ce qu’on trouve dans une boulangerie tradi et bien plus encore comme ce pain fumé à base de farine 65 et de levain liquide à la croute épaisse et à la mie entêtante ou le Bo Paysan, pain à base de blé ancien. Mais ce serait un crime de partir d'ici sans embarquer un gâteau. Parmi les classiques, on retrouve la tarte citron, l’éclair choco, le Paris-Brest et le millefeuille. Mais on vient aussi pour les créations comme ce mont Azuki (5,50 €), version nipponne du Mont Blanc aussi beau et délicat qu’il est délicieux avec ses vermicelles de haricot blanc à la fleur de cerisier, sa chantilly, son cœur meringué, son coulis de fraise, sa crème d’amande et son fond sucré. Difficile également de dire non aux viennoiseries comme ces roulés à la cannelle ou cette brioche pralinée. On déménagerait presque rue de Charenton pour le bonheur de passer ici tous les matins (e

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Un homme/une femme de goût ! Plat culte ? Ce jour-là, la lotte de ligne, émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés.  Aux antipodes des étoilés froids et consensuels, la déco chinée par l’architecte Marcelo Joulia (qui a aussi pimpé le viandard Unico) vous explose la rétine à peine la porte franchie. Tout est dans le détail : ces céramiques vintage aux formes pleines, ces luminaires éclatants 60-70’s, cette vaisselle sensuelle aux courbes ovoïdes… Rarement une déco d’intérieur aura été aussi assortie à un lieu et une cuisine. Aucune vulgarité ni facilité, ça enrobe et caresse en toute harmonie, à l’image de la cuisine à quatre mains de la Japonaise Chiho Kanzaki et de l'Argentin Marcelo di Giacomo. Deux pointures, anciens du triple étoilé Mirazur à Menton, également passés par La Ferme Saint-Simon dans le 7e arrondissement. Le menu dégustation ? A l’origine à 64 € (époque bénie), il est passé à 85 € depuis notre dernier passage mais avec toujours la même générosité : une mise en bouche, deux entrées, deux plats et deux desserts ! A retenir cette fois-là ? Une réjouissante lotte de ligne faisant la planche dans une émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés… Ou un délicat ceviche de Saint-Jacques au chou-fleur et pomme granny smith crus, sorte de perce-neige culinaire qui annonce déjà le printemps… C’est d’une justesse ! Le meilleur pour la fin : les desserts, peu sucrés, explosant en goût, en créativité,

Ngoc Xuyen Saigon
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Vietnamien
  • Quartier de la Gare

Pour qui ? Un(e) gargote-lover en vadrouille à Chinatown. Ou un(e) soupophile sachant slurper ! Plat culte ? Le délicieux bun riêu cua : bouillon avec vermicelles de riz, crabe et tomate (uniquement le jeudi)   Est-ce à cause de son blaze, imbitable pour tout non-vietnamophone ? Toujours est-il qu’on n’en parle pas suffisamment, de Ngoc Xuyen Saigon (vous pouvez juste dire : Ngnoc – comme le début de "gnocchi" – et Saïgon –comme la ville). Dommage. Car les fumets qui s’échappent des marmites jouxtant la porte d’entrée ne trompent pas. C’est l’un des meilleurs spots à sousoupe viet de la capitale ! Outre le pho bo (soupe tonkinoise), le hủ tiếu ngoc (soupe saïgonnaise) et le bún bò huế (soupe royale, piquante mais pas trop), servis tous les jours, ce boui-boui d’amour zéro-style-tout-dans-l’assiette déroule un semainier aux petits oignons. Le mardi, c’est bún măng gà (potage poulet/bambou) ; le mercredi, bánh canh cua (soupe au crabe à la façon de huế); le jeudi, notre préf’ : dingo soupe de vermicelles au crabe (bun rieu cua gio heo)… Traduction ? Des vermicelles de riz ("bun"), une sauce légèrement acide ("rieu"), parfumée au crabe ("cua"). Typique du nord du Vietnam ! Et le week-end ? ça brunche autour d’un bún mắm (soupe à la saumure de poisson) ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • 13e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les amateurs de bistronomie du Tout-ParisPlat culte ? La mousse au chocolat tiède sur glace vanille (7 €) Avant, on vadrouillait au Jardin des Plantes, on prenait un thé à la Grande Mosquée et pour manger un morceau ? Cap sur un autre quartier ! Pas vraiment réputé pour sa gastronomie, Saint-Marcel accueille enfin une adresse de renom, Sellae (oui, comme « chaise » pour les latinistes), ouverte par le télégénique Thibault Sombardier (après Top Chef en 2014, il a lancé Antoine puis Mensae – et récememment a conçu la carte du Jacopo). On avoue, tomber nez à nez avec la Salpêtrière à la sortie du métro ne met pas en appétit. Mais une fois en terrasse du resto, dans une rue calme, la lecture de la carte rassure. Et surprend : cuisses de grenouille, escargots… On va la jouer classique : tourteau rémoulade rehaussé de citron vert (16 €) suivi d’un merlu, fenouil et pommes de terre, sauce bouillabaisse (23 €), d’un suprême de pintade avec caponatina (22 €). Voilà la bistronomie qu’on aime : inventive, gourmande, avec des jus corsés, des assaisonnements justes (petit bémol sur le plat de poisson, arrivé pas assez chaud). Et les desserts ? Goûtez la tuerie de mousse au chocolat tiède (au siphon, hyper légère), qui recouvre une glace vanille maison (évidemment) et sablé à la fleur de sel, vous succomberez de plaisir. Et bon point à notre serveur, ancien de Mensae, une perle !

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Croate
  • Bastille
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui recherchent la sincérité gastronomique, de surprenants accords… Et qui veulent être largement rassasiés le repas fini !Plat culte ? Tout ce qui contient de l’iode : poulpe, seiche, sardines ou maquereaux, frais du jour et que le chef accommodera selon son humeur. Vous en connaissez beaucoup, vous, des restos italo-croates ? Non ? Nous non plus. Hvala mille au génial Giovanni, originaire des deux pays, pour avoir déboulé à deux pas de la Place d'Aligre avec son resto sobre mais chaleureux, loin des sempiternelles ampoules suspendues (enfin !) Chez Adria, pour "adriatique", c'est générosité à tout va : dans le service, ultra sympathique et sincèrement désireux de faire plaisir. Et dans la gamelle à l’image de notre entrée « aubergine, tomate, jambon », fondante, qui embaume tout le palais comme le soleil de midi sur la peau. Trois mots sur la carte pour une claque en bouche : la simplicité est l’apanage des grands chefs.  Le poulpe et ses fregula sarda en escabèche fait muter ce déjeuner tranquille en petit événement, c’est terriblement équilibré, gras comme il faut, délicat sur la cuisson – « on mangerait son propre père à cette sauce » comme dirait G. de la Reynière ! Et pour prendre le large des vins croates, slovènes ou italiens, dont certains sont vieillis en amphore, choisis par le chef avec une attention rare. La preuve ? Ce Moja M, un vin orange de Dalmatie, introuvable et dont on peut boire ici les dernières bouteilles (48 €). Ici, ni manie envahiss

Musées & Galeries à Butte aux Cailles / Bercy

  • Art
  • Quartier de la Gare
  • prix 0 sur 4

Si toutefois l’envie vous prenait de faire un tour par la ZAC Paris Rive Gauche imaginée par l’urbaniste Christian de Portzamparc dans le 13e arrondissement, il serait dommage de manquer le centre d’art et de recherche Bétonsalon. Un laboratoire d’expérimentation installé dans les anciens Grands Moulins de Paris et la Halle aux Farines, réhabilités par Rudy Ricciotti et Nicolas Michelin. Lieu d’échange et de réflexion à deux pas de l’université Paris 7, cette association, fondée en 2003 par Mélanie Bouteloup, se donne comme but de « développer un espace de réflexion et de confrontation à la confluence de l’art et la recherche universitaire ». En travaillant avec des acteurs issus de disciplines diverses – philosophie, science, sociologie ou encore danse –, Bétonsalon appréhende avec pertinence l’hétérogénéité des arts. Ce lieu culturel et esthétique s’enrichit de réflexions sociales et politiques au contact d’étudiants, d’enseignants et d’habitants du quartier. Expositions, ateliers, conférences, visites, festivals… Pas de doute, Bétonsalon ne chôme pas.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Centres d'art et instituts
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

A l’image d’une laverie automatique – ceux qui n’ont pas de machine à laver le linge chez eux le savent bien –, le Lavo//Matik est un lieu de rencontre où flottent un parfum de légèreté, de fraîcheur et une tranquille moiteur. Mais la comparaison s’arrête là car le Lavo//Matik se révèle bien plus chaleureux ! Ici, les murs blancs – qui ne le sont d’ailleurs plus vraiment – sont recouverts d’œuvres originales signées Jef Aerosol, Rea One ou Jérôme Mesnager, en fonction des expositions temporaires dont les vernissages se déroulent toujours autour d’une petite mousse. Quant au doux vrombissement des tambours il a, lui, été remplacé par l’énergie étourdissante d’une batterie punk ou d’une basse aux accents reggae. Lâchez l'hybride ! Dans ce lieu atypique, fondé en 2014 par le musicien-écrivain-graffeur Benoît Maître (alias Ben Spizz), on jongle avec l’art urbain coloré autant qu’avec le rock’n’roll trash. Presque seul au milieu du grand boulevard du Général Jean-Simon, aux portes du 13e, le Lavo étend son univers jusqu’aux murs mitoyens où bon nombre d’artistes viennent y apposer leur patte picturale. On peut y buller, se laisser embarquer et dériver sans crainte de se perdre dans ce bouillon de cultures. Car il y aura toujours quelqu’un pour vous ramener sur la berge en vous proposant une chaise, histoire de feuilleter une monographie de C215 à l’aise. Ou juste pour vous conseiller un vinyle introuvable de petits labels indépendants à 6 €, un CD de Magnetix ou une anthologie des

  • Art
  • Quartier de la Gare
  • prix 0 sur 4

Après avoir été aux manettes d’un espace public à Lyon, Laurent Godin se fait rapidement une place sur la scène parisienne avec sa petite galerie, inaugurée en 2005. Au programme : un mélange aussi trans-générationnel d’artistes contemporains, français et internationaux. À deux pas du Centre Pompidou, Wang Du, l’expert du papier froissé, croise Haim Steinbach, roi du néo-pop new-yorkais et Vincent Olinet, dont les installations étranges sont souvent imbibées d’eau et d’interrogations historiques. Godin, qui ne rate pas une édition de la FIAC ou de Paris Photo, propose aussi des multiples (œuvres originales existant en plusieurs tirages) à ses clients, dans l'idée de promouvoir l’accessibilité de l’art contemporain.

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  • Art
  • Art contemporain
  • Quartier de la Gare
  • prix 0 sur 4

Galerie d'exposition ou atelier d'encadrement ? Un peu des deux, mon n'veu ! Car la Galerie Art&Craft, ouverte il y a un peu plus de cinq ans par l'encadreur Vincent Tiercin - vocation professionnelle mais aussi héritage familial perpétué de génération en génération -, est le fruit d'une collaboration entre artistes et artisans de talent. Passionné par la fabrication minutieuse de l'objet autant que par l'objet lui-même, Vincent Tiercin aime exposer des créateurs partageant son savoir-faire et sa vision brute de l'art contemporain et aborigène. Et dont le design des œuvres, comme de ses cadres, oscille entre modernité et tradition, minimalisme et ornementation ouvragée.

  • Musées
  • Histoire
  • Bel-Air
  • prix 1 sur 4

Construit en 1931 à l’occasion de l’Exposition coloniale internationale, l’imposant palais de la Porte Dorée, érigé dans le plus pur style arts & crafts des années 1930, a été tour à tour musée des Colonies, musée de la France d’Outre-mer, musée des Arts africains et océaniens puis musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie. Ironie du sort, ce temple initialement édifié à la gloire de la colonisation et de l’Empire devient en 2007 la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, avant de se voir renommé Musée national de l'histoire de l'Immigration.  Prudent mais pertinent, le musée se révéle éloigné du fameux débat sur « l’identité nationale » puisque son objectif principal est de rendre hommage aux peuples étrangers venus s’installer en France. Mais aussi et surtout, sensibiliser le public aux luttes et aux douleurs qui ont marqué l’histoire de cette immigration massive.Pédagogique, l'exposition permanente 'Repères' - dont le parcours a été repensé en 2014 - présente deux siècles d’histoire de l’immigration. Peuplée de témoignages, documents d’archives, photographies et œuvres d’art, cette galerie retrace les temps forts de l’Histoire de France depuis le 19e siècle. Ou comment mettre l’accent avec humanité et intelligence sur le vécu des immigrés, évoquer la manière dont la nostalgie du pays natal se mêle au rapport ambigu à la terre d’adoption, et interroger le processus d’une intégration sociale facilitée par le sport, la culture, le travail ou l’apprentissage de la

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  • Musées
  • Art et design
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

C’est ici, à quelques encablures de la place de la Bastille, que les affamés d’art contemporain échouent pour se ravitailler en expositions temporaires de qualité. Fondée par le collectionneur Antoine de Galbert, la Maison Rouge organise certains des meilleurs événements artistiques de Paris, voguant souvent au large des sentiers battus. Ni galerie, ni vraiment musée, on se sent comme chez soi dans cette ancienne imprimerie dotée d’une cour intérieure et d’un café tenu par Rose Bakery, adresse bio à l’anglaise, idéale pour un afternoon tea consolidé de cakes potelés. Les habitués s’y retrouvent après avoir sillonné l’exposition du moment, qui met souvent art contemporain, artisanat, oeuvres classiques et documents historiques sur un pied d'égalité : les collections éclectiques de Thomas Olbricht et David Walsh, les arts sous l'emprise de la drogue ('Sous influences') ou les avant-gardes déjantées de Winnipeg, ville la plus froide au monde, y ont déjà eu droit de cité. Quand on vous dit que la Maison sert de bons bols d’art frais.

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  • Musées
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Cette manufacture de tapisseries royales a été fondée par Colbert au même moment que la Manufacture royale des Meubles de la Couronne en 1662. Elle est nommée d’après Jean Gobelin, un teinturier à qui appartenait le site. C’est pendant l’Ancien Régime qu’elle atteint le pic de son succès, elle produit alors les tapisseries conçues par des artistes comme Le Brun, destinées aux résidences royales. Des tapisseries sortent encore des ateliers des Gobelins, qui ont fait travailler des artistes contemporains célèbres (Alexandre Calder, Fernand Léger, Joan Miro…). Les visiteurs peuvent même regarder les tapissiers à l’œuvre. Chaque année, ce sont six à sept pièces qui « tombent du métier ». La galerie a été rénovée à partir de la fin des années 1970 afin de retrouver sa mission d'origine, être un espace d'exposition. Elle a fêté son 400e anniversaire lors de sa réouverture au public en mai 2007.

Bars & Clubs à Butte aux Cailles / Bercy

Le Baron Rouge
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Le Baron Rouge est un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de bonne chère qui viennent faire leurs courses sur le marché d’Aligre, à l’heure ou les stands plient boutique et où les estomacs crient famine. On vient ici satisfaire son palais avec des bons crus du terroir, dans une ambiance franchouillarde, sans devoir étaler ses connaissances en œnologie. Le dimanche on peut même y déguster des huîtres avec un bon Sancerre, ou un bon rouge charpenté avec une assiette de charcuterie.Dans cet antre minuscule à la gloire de Bacchus, les murs sont tapissés de bouteilles et de tonneaux empilés du sol au plafond. A l’heure de l’apéro, si vous arrivez un peu tard, n’espérez pas poser un demi-coude sur le zinc, vous resterez probablement sur le trottoir comme la plupart des clients. Les initiés du quartier portent ici leurs bouteilles vides pour acheter du vin en vrac puisé à la barrique. Les autres peuvent choisir de bons crus dans une sélection à emporter.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • House, disco and techno
  • 12e arrondissement

Pour se remettre d’un coup dur (rupture de colocation, hack de son Tinder, échec au permis), vous pouvez lire des livres genre Tomber 9 fois, se relever 10 (tout en vous demandant comment on peut se relever une fois de plus qu’on est tombé…) ou alors passer une nuit à Dehors Brut. Voilà un lieu miraculeux, une ode à la résilience imaginée dans l’urgence de la fin brutale (en juillet 2019) de Concrete, barge mythique des années 2010. Là où Brice Coudert et sa bande auraient pu démouler trop chaud une Concrete bis sans saveur, ils offrent à la capitale un club inouï, doté d’une personnalité en béton, devenu en quelques mois le mastodonte de la fête parisienne. Une sorte de microfestival hebdomadaire délivrant à une foule (très) compacte la bonne parole électro, qu’il pleuve ou qu’il vente (car le voilà complètement couvert en mode hiver). La déco fleure bon le DIY, avec plafond en bâches, bars en agglo et échafaudages visibles, posé au milieu d’une friche SNCF entre impeccable pelouse du tram et hangars de triage décatis. Ce côté bricolo berlinois ne doit pas faire oublier que, techniquement, DB envoie du bois avec son orga au cordeau et un redoutable système son suspendu qui immerge sous les BPM chaque recoin de la piste. A la programmation, Brice Coudert déroule du solide entre les pointures house, techno ou minimal (Tiga, Daniel Avery…) et DJ’s plus confidentiels (le Parisien HollSön lors de notre visite). Concrete a façonné les nuits de la décennie précédente, Dehors Brut i

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China
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • prix 3 sur 4

Le China est un bar-restaurant café-concert asiatique chic qui emprunte son décor exotique à un club colonial du Shanghai des années 1930. Canapés Chesterfield en cuir capitonné, murs rouges, boiseries sombres, dallage en damier noir et blanc, cette pénombre chaleureuse est lounge comme un salon de gentlemen anglais. Derrière un superbe et vaste comptoir chromé, des serveurs polis et discrets préparent des cocktails subtils, comme l’Hemingway (savante alchimie entre rhum brun cubain, Cointreau, citron vert et pamplemousse). La carte des vins est aussi très vaste, pour ceux qui préfèrent un verre de bon cru. Si vous n’avez pas peur de faire chauffer votre carte bleue, passez à table pour goûter une cuisine asiatique fusion, comme le tendre médaillon de poulet finement aromatisé au schitakés et citron thaï. Envie d’un digestif ? Montez à l’étage boire un bon cognac dans le fumoir à cigares, décoré d'une cheminée et d'une bibliothèque de vieux livres. Vous y trouverez un "vrai fumoir" à l'extéireur, dans un jardin d’hiver agrémenté de bambous. Au sous-sol, deux concerts gratuits sont programmés par soir, plutôt jazz, soul, pop et musique du monde (la programmation est disponible sur leur site). Le lieu étant réputé pour sa bonne programmation, les confortables canapés en cuir sont vite pris. Un conseil : arrivez tôt ou réservez une table si vous ne voulez pas finir debout.   Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste co

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4

La Folie en Tête est un bar agréablement situé sur une petite placette sur les hauteurs de la Butte aux Cailles, branché musique du monde. On a envie d'essayer tous les instruments de musique accrochés aux murs, amassés aux quatre coins du globe avant d'être exposés ici. Son ambiance décontractée, ses verres pas chers, sa musique world, rock et jazz agréable et la gentillesse des serveurs attirent des habitués du quartier à toute heure. L’après-midi on s’y sent comme chez soi, tant l'endroit est paisible pour feuiller son journal. Le soir le volume monte à l'heure de la longue happy hour (17h-20h), on en profite pour boire des pintes au prix du demi, goûter le ti-punch maison ou la caïpi-fresh (caïpiroska aux fruits frais : kiwi, fraise ou framboise) à 5 euros. On peut quelquefois assister à des concerts mais ce bar est assez petit. Concert ou pas, on a vite chaud et le soir, trouver une place assise relève du miracle.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

La scène électronique parisienne serait-elle ce qu’elle est aujourd’hui sans l’ouverture de Concrete au début des années 2010 ? La question mérite d’être posée, tant la péniche de Quai de la Rapée a bouleversé la nuit parisienne. Avec son after dominical « 7h-2h », la mythique Concrete a fracassé à coups de barre à mine les codes d’une scène parfois trop frileuse et conventionnelle. Et si la plage horaire fut progressivement élargie – notamment avec le nouveau format Samedimanche récemment instauré – , la  barge s’est signalée en ramenant la crème de la crème de la nouvelle scène mondiale, le tout dans un lieu bon à faire flamber le compte Instagram d’un touriste japonais. La décennie écoulée a fait de la péniche un incontournable pour quiconque souhaite se détendre les ligaments croisés des genoux dans la capitale. 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent découvrir la Caverne d’Ali Baba des jeux de sociétéBoire quoi ? Une bolée de cidre accompagnée d’un hot-dog salvateur Tout à côté d’un complexe Warhammer et pas si loin de Troll2Jeux, voilà La Revanche, bistrot ludique qui fait sa place -la communauté des joueurs est difficile mais ne se trompe jamais. Ici pas de boutique, l’espace est dédié à sa gigantesque ludothèque. Il vous faudra parfois même utiliser une échelle : ambiance de bibliothèque merveilleuse. La disposition des boîtes y est parfaite, tout est proprement rangé et prêt aux regards (cette fabuleuse luminosité qui rend le lieu et vos parties si appréciables). Comme chez son cousin Le Nid (avec lequel il partage sa carte de fidélité), l’accès aux jeux est de 3 € par personne, avec une boisson à commander à l’arrivée et à renouveler toutes les deux heures. Menu simple mais pratique-efficace : planches pas chères, cidre et hot-dog salvateurs. Fermé le lundi mais ouvert jusqu’à une heure du matin pour celles et ceux qui préfèrent Dixit avant de dormir plutôt que l’ASMR. Qu’il est rare de voir un tel ratio de nouveauté dans une collection, et c’est louable, voir essentiel. Les tables ? A la taille parfaite, bien espacées dans un décor clean indus' haut de plafond, rendant vos longues sessions bien agréables. Le confort plus que la rentabilité (n’ayez pas peur de venir à huit pour autant). Et la connaissance, l’amour que partage le gérant-fondateur Patrice Leser, qui prend toujours le temps d

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Comme la vie est bien faite. Quand Justine Priot cherche le nom de son lieu, posté à un jet de gnocchi de Passerini (où officie son Giovanni d’époux), Passerina éclot (et il se trouve que c'est aussi un nom de cépage) ! Pour une cave à manger, avouez qu’on frise la perfection patronymique. D’une façon générale, côté perfection, Passerina joue les gros cumulards. Pour commencer, voilà un endroit où la playlist enchaîne Todd Terje, Underworld et New Order histoire de lever le coude décontracté des tympans. Si on a la guinchette facile, difficile de rester vissé sur son tabouret. Ça tombe bien, la salle moderniste, mouchetée de mosaïques en travertin (et non pas de crozets de Savoie), avec sa grande table haute et son comptoir en palissandre, pousse à circuler et causer avec les voisins un verre à la main.  Y a quoi dans ce verre ? Des bijoux majoritairement transalpins, souvent jurassiens, mais toujours sulphitophobes comme ce lumineux (et confidentiel) arbois-pupillin de Julien Mareschal, vivace blanc piémontais Cascina degli Ulivi (39 € la bouteille), ou le très accorte auvergne rouge Le Matos de Mattia Carfagna (32 €). Tout cela convole en justes noces avec des balles de petites assiettes :  démente brandade de haddock à la purée de pois chiche (12 €), puissant consommé de canard où mouillent de moelleux canederli (12 €) ou bombe de baba au rhum (6 €). Et on fait le pari que le risotto minute proposé à la cantonade juste avant la fermeture de la cuisine va devenir une tradit

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bastille

C’est peu dire que l’OPA a bercé nos jeunes années. Pas de regret pour autant : le Supersonic a pris la relève début 2016, toujours à deux pas de la Bastille, et c’est franchement toujours aussi bien ! Si son allure de loft new-yorkais – coucou la mezzanine, le comptoir sauce food truck et la grande baie vitrée – ne bouleversera pas les codes de l’architecture moderne, le Supersonic nous régale avec une programmation réunissant la fine fleur de la scène indé rock – et assimilés – du moment, tant locale que de l’autre bout du monde. Et là où les tauliers font fort, c’est que le spot est ouvert 7 jours sur 7, avec des concerts programmés quasiment tous les soirs. Avec un petit détail qui fait toute la diff : une entrée gratuite garantie sauf les vendredis et samedis à partir de 23h (5 € !). Côté bar, on conseille vivement de venir tôt pour profiter du court happy hour (de 18h30 à 20h, pinte à 3,50 €). Pour les clubbeurs en Perfecto, le Supersonic pousse tous les week-ends le vice jusqu’à 5h du matin avec (entre autres) ses Nuits Hippies et Wipe Out !, la soirée 60’s qui vous téléporte dans le « Swinging London ». Et histoire de finir la semaine comme il se doit, sont proposés un dimanche sur deux les Sunday Tribute, pour célébrer les grands classiques du rock et hurler comme Oasis « I’m feeling supersonic / Give me gin and tonic ».

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L'Express de Lyon
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les voyageurs en transit à Gare de Lyon. Et les parisiens qui veulent voyager en s’aventurant entre certaines des meilleures bières du globe.Boire quoi ? Ah clairement, il y a le choix : une dizaine de tireuses et de très nombreuses bouteilles, avec un fort tropisme pour les bières belges. Chers, craignos, sales, envahis par les valises et leurs touristes… On ne va pas se mentir : la plupart des bars aux abords des gares parisiennes ont plutôt mauvaise réputation ! Heureusement pour le voyageur, L’Express de Lyon est d’une toute autre trempe - de ces bars stratégiquement situés qui vous pousseraient presque à rater votre train. Pour un peu, on traverserait même Paris pour mousser sa soirée avec quelques bières, à la coule sur la terrasse ou dans la grande salle bien tenue. Car question bières et choix, et même si le spot ne paie pas de mine (l’habit ne fait pas la soif !), préparez-vous à en boire de la bonne et de toutes les couleurs. Au line-up ? Un bataillon d’une dizaine de tireuses alignées sur le zinc, avec la crème de la crème du houblon : Punk IPA de chez Brew Dog, Cuvée d’Oscar de Craig Allan, du Page 24, des nectars signés De Molen…. Quant aux bouteilles, elles ne sont clairement pas en reste avec un large choix de binouzes du plat pays.  Bref, pas de doute, on a affaire à des passionnés, comme en témoignent les moult rencontres organisées avec des brasseurs. Alors si la bière est forcément plus chère que dans un rade lambda, microbrasseries obligent, on

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Il est des adresses parisiennes qu’on garderait volontiers pour soi, égoïstement. Mais l’implacable rigueur déontologique d’un journaliste de Time Out Paris lui impose de partager cette petite pépite du 12e arrondissement : un simple et pourtant incontournable caviste. Les guides touristiques évoquent systématiquement le sympathique Baron Rouge comme « la » référence pour boire un ballon dans le coin d’Aligre. Quelle erreur lorsqu’on connaît l’existence des Caves de Prague, cinquante mètres plus loin.Le lieu pratique un droit de bouchon plus que raisonnable : pour déguster une bouteille sur place, il faudra rajouter 3 euros par rapport au prix à emporter — et ce à partir de 13 €. Avec un budget minimum de 16 euros donc, on n'hésitera pas à demander conseil au cœur de cet éclectique choix de vins (néanmoins franco-français), naturels ou bio pour une bonne partie d’entre eux. Succès garanti avec Les Débonnaires (Chinon), un Brouilly de Georges Descombes ou Les Cinq Elements de l’excellentissime Frédéric Sigonneau. Côté grignotage, ne pas hésiter à taper dans les divers pâtés et planches, avec du saucisson de foie, le tout servi avec un très bon pain de seigle. En hiver, on s’assied coudes à coudes sur une grande table de campagne, dans un décor rustique et boisé, le reste de l’année, on profitera de la jolie petite terrasse, au calme. Last but not least : un accueil au top grâce à Thomas, caviste passionné pas monomaniaque du vin nature mais toujours à l’affut de nouveaux vigne

Shopping à Butte aux Cailles / Bercy

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Centres d'art et instituts
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

A l’image d’une laverie automatique – ceux qui n’ont pas de machine à laver le linge chez eux le savent bien –, le Lavo//Matik est un lieu de rencontre où flottent un parfum de légèreté, de fraîcheur et une tranquille moiteur. Mais la comparaison s’arrête là car le Lavo//Matik se révèle bien plus chaleureux ! Ici, les murs blancs – qui ne le sont d’ailleurs plus vraiment – sont recouverts d’œuvres originales signées Jef Aerosol, Rea One ou Jérôme Mesnager, en fonction des expositions temporaires dont les vernissages se déroulent toujours autour d’une petite mousse. Quant au doux vrombissement des tambours il a, lui, été remplacé par l’énergie étourdissante d’une batterie punk ou d’une basse aux accents reggae. Lâchez l'hybride ! Dans ce lieu atypique, fondé en 2014 par le musicien-écrivain-graffeur Benoît Maître (alias Ben Spizz), on jongle avec l’art urbain coloré autant qu’avec le rock’n’roll trash. Presque seul au milieu du grand boulevard du Général Jean-Simon, aux portes du 13e, le Lavo étend son univers jusqu’aux murs mitoyens où bon nombre d’artistes viennent y apposer leur patte picturale. On peut y buller, se laisser embarquer et dériver sans crainte de se perdre dans ce bouillon de cultures. Car il y aura toujours quelqu’un pour vous ramener sur la berge en vous proposant une chaise, histoire de feuilleter une monographie de C215 à l’aise. Ou juste pour vous conseiller un vinyle introuvable de petits labels indépendants à 6 €, un CD de Magnetix ou une anthologie des

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Rouge, Blanc, Bulles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Si de nos jours toutes les caves ou presque vendent du champagne, peu sont celles qui en font leur spécialité. C’est justement le cas de Rouge, Blanc, Bulles, ouverte en 2000 à la place de la bien nommée Le Champagne, aux abords de la gare de Lyon. Un mur entier y est consacré à l’appellation d’origine contrôlée, exhibant les marques déjà célèbres et servant de vitrine aux plus confidentielles. Plus d’une centaine de références parmi lesquelles d’aucuns reconnaîtront les fameux Bollinger et autres Krug, tandis que les plus avertis repèreront les noms d’Egly-Ouriet (68 euros), Larmadier-Bernier (45 euros) ou encore Coessens (37 euros). Renaud, le responsable de la cave en connaît bien sûr un rayon, et saura vous conseiller. Pour ne pas (trop) casser sa tirelire, il recommande un Stéphane Herbert – subtile alliance des trois cépages principaux de la Champagne, à savoir pinot noir, pinot meunier et Chardonnay – gourmand et arômatique (19,80 euros), un Charpentier, star des anniversaires car fin et facile à boire (18,30 euros), l’élégant brut améthyste de Louis Barthélémy (25 euros), ou bien le pétillant parfait pour s’accorder au dessert (surtout ceux au chocolat) : le D. Marc (26,30 euros). Pour les fêtes, des offres spéciales sur les cartons sont prévues, une raison de plus de réveillonner à plusieurs, avec modération c’est entendu. Tout au long de l’année chez Rouge, Blanc, Bulles, c’est dégustation les samedis. Et pas seulement vinicole car la cave assure aussi en matière de

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  • Décoration d'intérieur
  • Bastille

Inutile de présenter cette figure de proue du mobilier et de la décoration. Mais on le fera quand même, juste pour le plaisir : Habitat est en effet la solution ultime pour trouver des meubles et des accessoires design à des prix raisonnables. Style industriel, élégance rustique, basiques intemporels, meubles et accessoires rétro et minimalistes... les produits restent fidèles à une bonne esthétique et à leur fonctionnalité. Etudiant ou bien PDG, tout le monde y trouve son bonheur. Le magasin Habitat du Faubourg Saint-Antoine, à quelques pas du quartier branché de la Roquette, est l’un des mieux achalandés. On y guette les soldes pour des prix encore plus bas qui pourront ainsi contribuer à la nouvelle déco de notre appartement.

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Ma ressourcerie
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  • Fripes et vintage
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4

C’est à quelques encablures de l’antre de l’obsolescence programmée que Ma Ressourcerie s’active à redorer le blason des objets que l’on dit à jeter. La petite boutique lumineuse est un antidote aux vide-greniers poussiéreux. Elle propose un espace seconde main et un espace créateurs. Le premier met en avant des vinyles à 3 €, des CD à 2 €, et des vêtements soigneusement sélectionnés : robes à partir de 4 €, sacs entre 3 et 15 €, pantalons et chemises à 7 €, veste en cuir à 20 €. Dans la partie « mieux que neuf » des créateurs, vous trouverez des objets transformés par des artistes-artisans : petit mobilier en carton, chaises en ceintures, bijoux en chambre à air, ainsi qu’un échantillon de vêtements vintage de marques (y compris pour enfants) et un rayon mercerie.Dans le mini espace atelier, vous pourrez assister au travail de création in vivo, en ce moment avec l’éco-créatrice des Dégonflés, pas dégonflée pour un sou. A noter que les créateurs et leurs œuvres sont mis en avant sur le site Internet de l’association, qui propose par ailleurs des cours de couture et de fabrication de mobilier en carton.

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  • Mode pour enfants
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4

Nouvelle née dans le secteur du MK2 Bibliothèque, Little Jeanne ne s’est pas installée dans cet horizon de buildings modernes pour rien : à sa tête, Catherine, ex-photographe professionnelle et jeune maman, a voulu participer à sa manière à la vie d’un quartier, certes en plein renouveau, mais qui reste principalement résidentiel. Il y a cinq mois, son ambition s’est concrétisée avec l’ouverture de ce concept-store pas comme les autres, destiné aux enfants mais qui s’adresse tout autant aux parents. Vêtements, accessoires de décoration, bijoux, jouets, chaussures… dans sa grande boutique lumineuse, Catherine - forte de son expérience dans les tendances pour bambins - propose une ribambelle de produits sélectionnés soigneusement par ses soins. Ethique et tact Et les critères pour atterrir dans les rayons de Little Jeanne sont pointus : les marques Made in France, voire Made in Paris, sont privilégiées. C’est ainsi que l’on retrouve notamment Collégien et ses chaussons fabriqués dans le Tarn, Pas si sages et ses adorables coussins en lin artisanaux et enfin Pöm Le Bonhomme et ses stickers muraux confectionnés entre La Ciotat et Marseille. Ce qui anime surtout Catherine, c’est l’envie de mettre en avant des produits à la fois éthiques et esthétiques, qui respectent l’environnement et les conditions de travail et de fabrication - le tout à des prix raisonnables. C’est pourquoi la vaisselle en bambou recyclé et élaboré en Chine de la marque Biobu trouve par exemple sa place au côt

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  • Epiceries fines
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

Rue d’Ivry dans le 13e arrondissement, ça n’est pas les marchés ni les épiceries qui manquent. Mais malgré la multitude de boutiques, la star des stars c’est bien Tang Frères : ce vaste supermarché situé au numéro 48 est tout simplement le temple de la cuisine asiatique. Bien connue des habitants du quartier et des férus du genre, cette adresse reste LA référence en termes de produits directement importés de Chine, du Japon, de Corée, Taïwan et Singapour. Tourbillon culinaire Têtes de seiche congelées, poulpe précuit, pak choi (chou chinois), shitake déshydratés, tofu frit, glaces au soja, porc fermenté, épices et pastèques vertes sans pépins… chez Tang Frères, on trouve absolument tout ce qui fait la richesse de la culture culinaire asiatique. Passer les portes de ce gigantesque magasin pourra être vécu de deux façons : pour les habitués, une virée dans les rayons, entre mochis, kilos de riz et thé vert à gogo, sera tout aussi banale qu’une descente au bureau de poste du coin.  Pour les néophytes en revanche, il s’agira d’un plongeon tourbillonnant dans un univers parallèle. Difficile en effet de ne pas perdre la tête à analyser soigneusement chaque étagère, décrypter chaque étiquette et chaque produit inconnu pour tenter d’en déceler l’utilité et le goût. Un monde entier qui s’ouvre, de nouvelles saveurs qui se dessinent : grâce à Tang Frères, le voyage commence d’abord là, au milieu des étalages, avant de se poursuivre dans l’assiette. Et de la jolie vaisselle...  Et pour

  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Imaginez un microsystème où la bière aurait pris le pouvoir. Bienvenue à la Biérocratie ! Oui, ce lieu existe vraiment et il est situé dans le 13e arrondissement, à deux enjambées de la Butte-aux-Cailles. Aux manettes de cette joyeuse petite boutique ? Pierre et Jaclyn, qui se sont donné pour mission de sublimer la binouze, castée aux quatre coins du globe. 100 % artisanale, leurs bouteilles proviennent tout aussi bien de grandes maisons que de microbrasseries. Si vous poussez la porte de cette cave indépendante en espérant repartir avec une Leffe ou une Chimay sous le bras pour l’apéro du vendredi, vous êtes à côté de la plaque. Ici, le maître mot, c’est qualité. L’occasion d’épater la galerie avec des saveurs inédites : vous laisserez-vous tenter par la Chocolaterie, bière au chocolat des Brasseurs du Grand Paris ? Par la Dark Humor Club Coconut de la Sori Brewing, aux arômes de noix de coco ? Mieux, si l’envie vous en prend, vous pourrez vous procurer un kit de brassage maison, en mode DIY, histoire de montrer à votre bande de potes qui est vraiment le patron (ou la patronne). Et pour aller plus loin dans la culture bière, Biérocratie propose des ateliers pairing binouzes/fromages. A bon entendeur…

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Paris Store
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  • Supermarchés et supérettes
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

A Paris Store, au 44 avenue d’Ivry, comme dans ses alentours, l’ambiance est à l’Asie. Immenses vases d’inspiration Ming, statuettes de faux jade, de faux or et de fausse laque : c’est beau comme là-bas, ou presque. A l’étage, vous trouverez vaisselle (petits bols à moins de 3 euros), déco, et cuiseurs vapeur (29 euros pour celui de 1,2 litres), en bas tous les ingrédients pour mitonner de bons petits plats parfumés : sacs de riz de 5 kg, poisson frais, viandes, volailles, sauces (de 0,40 à 5,95 euros) et épices à tire-larigot, nouilles (de 0,45 à 2,25 euros le paquet) comme s’il en pleuvait... Et tout ça à des prix défiant toute concurrence. Au rayon frais, des spécialités toutes plus exotiques les unes que les autres : raviolis, banh cuon ou bien desserts à réchauffer, des sortes de jambons (gio, entre 3,20 et 5,20 euros pour 500g) et des saucisses vietnamiennes (à savourer dans le riz cantonnais), et même une chinoiserie à faire frémir d’horreur les Occidentaux : des œufs couvés (de poule ou de canne, environ 9,70 euros) qui renferment des embryons d’oisillons et se dégustent comme un œuf à la coque avec sel, poivre, citron vert et du rau bam, une herbe vietnamienne. Sur les étals de fruits et légumes, durians, papayes, choux chinois et ciboulettes thaï vous font de l’œil, prêts à propulser votre cuisine en Orient.

Marché d'Aligre
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Quelque part entre le faubourg Saint-Antoine et la gare de Lyon, le marché d'Aligre, l'un des plus anciens de Paris, respire encore l'atmosphère joyeuse des marchés populaires. Un temps appelée « le second ventre de Paris », en concurrence aux Halles, la place fut pourtant le théâtre sanglant des barricades de 1789, puis de celles non moins violentes de la Commune de Paris. « Chaque pierre a sa légende dans cet estuaire de la révolution » écrit Prosper-Olivier Lissagaray dans 'L’Histoire de 
la Commune de 1871'. Dès ses débuts, la friperie et la brocante s’implanteront au côté des autres forains et corps de métier. Devenu marché populaire et bienveillant au fil des siècles, il continue d'en perpétuer les valeurs. On peut y faire ses courses dans une ambiance pittoresque et à moindre coût. Le matin, la place et la rue d’Aligre s’animent au fur et à mesure que les marchands s’étalent. Sur le trottoir, auprès des fleuristes, chantant à qui mieux mieux leurs bonnes affaires, primeurs et maraîchers, bio pour certains, occupent le haut du pavé. Il y a ici de quoi remplir un panier digne de ce nom : au kilo, les légumes de saison oscillent entre 50 centimes et 2,50 euros, les fruits entre 1 et 3. Dans la halle Beauveau adjacente, poissonniers, bouchers et épiciers restent ouverts toute la journée mais affichent des tarifs un peu plus élevés. Le terre-plein central, lui, reste l’emplacement traditionnel des brocanteurs. Bibelots, peintures, artisanat, livres et divers outils anciens

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