Passerelle Simone de Beauvoir - BnF
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Butte aux Cailles / Bercy

Entre rive gauche et rive droite, tour d'horizon d'un quartier en pleine effervescence

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La butte aux Cailles est au sud ce que la butte Montmartre est au nord : un village préservé des grands travaux haussmanniens, avec ses rues pavées labyrinthiques autrefois parsemées de moulins à vent, ses placettes arborées en pente douce et ses petits vieux sur les bancs, immuables. Pourtant toute proche du centre commercial ultra moderne et des cinémas de la bourdonnante place d’Italie, la butte aux Cailles est un havre de tranquillité qui a gardé son charme d’antan et reste méconnu des touristes. Comme une escapade en plein Paris, on aime s’y perdre entre les maisons ouvrières et leurs jardinets, emprunter des passages étroits tapissés de lierre, découvrir les dessins de Miss Tic et Nemo sur les murs. On vient dîner Au Temps des Cerises entre amis, prendre un verre au Merle Moqueur ou à La Folie en Tête, des noms tirés de la même célèbre chanson (si, si, fredonnez-la !). La charmante rue des Cinq Diamants égrène ses petits restaurants, dont le fameux Chez Gladines, toujours plein à craquer. A quelques stations de métro, Bercy est au contraire un quartier ultra moderne construit sur les anciens entrepôts de vins de la capitale, autour d’un paquebot architectural : le ministère des Finances. Le Palais omnisport avec ses événements sportifs et ses concerts, l’agréable et ludique parc de Bercy, la Cinémathèque et le « Village » avec son cinéma, ses magasins et ses restaurants, ont donné une dynamique nouvelle à ce quartier excentré auquel on reprochait son ambiance froide. Sur l’autre rive se dressent les tours de la BnF, un pôle culturel exceptionnel où sont proposées des expos remarquables. Si on aime les fêtes sur les bateaux, on vient profiter d’un concert de musique expérimentale à la Dame de Canton ou danser sur des beats électro dans les cales du Batofar. L’été, une plage s’installe sur les quais, donnant aux bords de Seine des airs de station balnéaire.

Restaurants à Butte aux Cailles / Bercy

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Paris
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après Meïda à Saint-Ouen et Meatpack Steakhouse à Rosny-sous-Bois, Mohamed Cheikh se décide à entrer dans Paris pour explorer la cuisine de rue. Le gagnant de Top Chef 2022 ouvre donc, aux pieds brutalistes de la fac de Tolbiac, El Cheikh, une guitoune colorée qui (sur)joue les codes algérois : tabourets en caisse plastique, tables ornées du faux vieux logo (caramel Caprice ou limonade Cigogne), calligraphie au sol. Ce Cheikh n’est pas sans provision avec une carte courte de cinq sandwichs, dont trois végé à prix tenus pensés pour les étudiants (ça commence à 4,90€ et ne dépasse pas 10€). Joie de trouver rive gauche un sandwich à la karantika, ce flan de pois chiche et cumin glissé dans une demi-baguette tartinée d’harissa, le casse-dalle popu typique des rues d’Alger et du boulevard de la Chapelle ! Pour les amateurs de protéines animales, le kefta de merguez et boeuf, roulé dans une galette avec sauce toum, menthe, concombre et persil fait carrément le boulot pour caler pour le déjeuner. On l’escorte de pommes gaufrettes à tremper dans une efficace sauce algérienne maison et d’une canette de Selecto et son inimitable deuxième bouche chimique. L'Algérie nouveau paradis de la street food ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Restaurant Passerini
Restaurant Passerini
Le Romain Giovanni Passerini a été encensé urbi et orbi dès son arrivée en France en 2010, d’abord chez feu Rino puis chez ce Passerini, plus terroir, depuis 2016. Aujourd’hui, la poussière de la hype retombée, l’adresse du quartier d’Aligre vit sa vie tranquille de grande table droite et discrète. Dans le décor épuré signé Asma Architects (terrazzo, suspensions indus’) qui a mieux vieilli que nous, le chef, toujours un pied dans la Botte, distille son talent dans une cuisine sensible, précise, éclatante.  La carte a évolué à la marge, et ça fait plaisir de retrouver les grands classiques qui ont fait la renommée du lieu, comme les tripes à la romaine, les suaves raviolis ricotta-épinards au beurre de sauge ou le mythique pigeon en deux services (98 € pour deux, ouch) dont on peut commander (si on est seul) les fabuleux tagliolini nappés d’une sauce au foie et abats du volatile, puissante et tellurique. Les meilleures pâtes de Paris ? Oui. Le plat du jour prend un peu de distance avec l’Italie mais pas avec l’équilibre : la lotte aux épices parfaitement cuite, celtuce grillée, jus de moule et cocos de Paimpol régale de fumé, d’acidité et de douceur… On l’escorte des vins nature – plutôt français – castés par Justine Passerini (Passerina) avant de conclure avec un convaincant semifreddo à la pistache et reine-claude sous un édredon de fromage blanc en espuma. Ici, c’est Passerini ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en...
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  • Vietnamien
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
May Hong
May Hong
Pour qui ? Toi, après avoir fait la razzia chez Tang Frères à côté !Plat culte ? Le fameux pho au bœuf – peut-être le meilleur de Paris mais chut, ne le répétez pas. Ou les assiettes garnies.Bon plan ? Le Cơm Gà (riz au poulet grillé) 9 €Le salon de thé vietnamien situé au cœur de la conviviale galerie d’Olympiades, véritable bouillon asiatique où l’on trouve de tout, propose d'excellentes soupes pho. Un lieu ouvert exclusivement en journée, auquel ses grandes baies vitrées donnant sur l’esplanade confèrent une atmosphère tranquille, particulièrement appréciable les jours de soleil timide d’hiver. Le menu ne s’étale pas, ce qui peut être un gage de qualité : quelques entrées classiques et incontournables (salades de papaye, rouleaux de printemps, banh cuon, banh beo tom, entre 6 et 7,50 €), des assiettes garnies (riz et viandes, de 7 à 8,50 €), les soupes traditionnelles (le fameux pho au bœuf – peut-être le meilleur de Paris mais chut, ne le répétez pas – ou au poulet à 8,30 €, ou encore par exemple la soupe impériale de Hue à 8,50 €). Les desserts commencent tous par « délice » et coûtent tous 3,90 € ; dans la famille Délices, nous avons essayé pour vous le délice de longanes et graines de lotus, un dépaysant et pas désagréable mélange de saveurs sucrées et de textures inhabituelles. Les palais curieux seront ravis d’y découvrir le jus de citron salé, un breuvage très salé à base de citrons macérés qu’on peut aussi boire avec du Perrier. C’est un peu spécial, mais...
  • Japonais
  • Bastille
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après avoir traîné son tablier dans divers pop-up à travers le monde, le chef anglais George Black a ramené la soupe à la maison. On veut parler du ramen, le bol de bouillon garni de nouilles dont ce nomade culinaire a appris l’art subtil au Japon, avant de se sédentariser rue Saint-Nicolas où il s’est offert ce joujou brutaliste à murs grattés et béton nu en lieu et place de l’ancien Dersou.Au menu minimal ? Trois recettes puristes : le végé au dashi de champi et miso ; le shio (salé) et le shōyu (sauce soja) au bouillon alchimique, frais et cristallin à base d’anguille, de poulet et de jus de yuzu, lesté de soba maison et d’une raviole de porc barboteuse, d’un œuf mariné, de tranches de porc rôti, de blanc de poulet juteux et d’herbes fraîches. Un petit bijou de potage à prolonger de mini-sides : une pimpante saladette de cœur de canard au binchotan, chicorée castelfranco et vinaigrette sésame/agrumes (10 €) ; un poulet frit très tchatcheur, maquillé de mayo et de paillettes d’algue nori (12 €) ; et en dessert, un riz au lait plus grand-maternel qu’une boîte de sablés remplie de matériel de couture (8 €).  La profondeur de cave est assurée par les allocs de l’associé du chef, Solal Martin-Grondard, boss du barav Les Oeillets (verres 8€, quilles dès 35€). Bref, une adresse qui a tout compris, un Toy satori en somme. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Chinois
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
L’Empire du Ravioli, ou le côté lumineux de la farce ! Point de jedi à l’horizon dans ce temple de la pâte farcie, mais plutôt un melting-pot de Chinois du quartier, d’étudiants désargentés et de sinophiles bien renseignés venus baguetter à l’unisson et en VO. Si on n’y va pas pour bouffer les rideaux (carrelage grisâtre, façade rouge, poutre rouge, tables de la même rutilance), force est de constater qu’à l’inverse de ses nombreux voisins, cette cantoche chinoise de poche échappe à la sempiternelle salade de méduse et aux menus longs comme des dimanches en famille. A la place ? Presque que de délicieux raviolis préparés minute par un duo de cuistotes, pas connues comme les stars de la cuisine asiatique, mais rompues à l’exercice. Parmi la dizaine de versions (porc et chou, crevette, maquereau, bœuf et céleri…), on faisait sort ce midi-là à 15 juteux agneau-coriandre (12 €), à la pâte fine et légère et à la farce sapide et moelleuse, après s’être envoyé, tout de même, quelques oreilles de cochon, lamelles de concombre et piment (8,80 €), ainsi qu’une grosse aubergine servie entière (7,80 €), imbibée de sauce soja, ciboule ciselée et buisson de coriandre fraîche. Aussi vu chez nos voisins, manifestement pas fâchés avec l’aventure : un gros bol garni de pieds de cochon lustrés de sauce soja ! Tout ça à mouiller d’une incontournable Tsingtao (3,50 € les 33 cl) ou d’un soda lambda (3 €). Le côté obscur de l’Empire se trouve peuplé de desserts industriels (perles de coco,...
  • Chinois
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il va falloir s’y faire, comme le bistrot à l’ancienne devient rare, le restaurant chinois tradi avec dragons dorés, murs laqués et menu de vingt pages disparaît peu à peu du paysage, remplacé par des cantines plus en phase avec la Chine moderne. Tel est Uncle Kang avec son nom ricain, sa dégaine indus’ rutilante et ses tauliers trentenaires. Ici, on sert une cuisine de la province du Shaanxi, dans le centre du pays, très portée sur les ragoûts. Sur le menu écrit gros, on trouve ainsi de rares rou jia mo, sandwichs de petits pains ronds feuilletés, garnis de viandes marinées plus tendres qu’un regard de l’être aimé (ou de tofu en version végé). Mais en ce soir glacial, nous nous sommes réchauffés l’âme et le corps avec un caquelon d’épaisses nouilles biáng biáng et porc effiloché baignant dans un bouillon ultra réconfortant. Une sorte de ragoût teinté d’Asie, simple, plein de saveurs et de textures (il y a des cacahuètes, du chou)… Une ode à la gourmandise où on n’a pas peur d’y laisser la langue (comme dans les atomiques bouillons sichuanais de Miam Miam Cool) et qu’on finit jusqu’à la dernière goutte. Promis, on reviendra tester les versions aux tripes ou au bœuf mariné. Bref, voilà une nouvelle adresse qui a déjà des airs de classique ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Algérien
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La joyeuse et intemporelle convivialité de cette adresse peut faire penser qu’elle a été construite en même temps que la Butte-aux-Cailles. Pourtant Abderrahmane Taibi, dit Mamane, n’a posé couscoussière et fûts de bière ici qu’en 2010. Durant 20 ans, il était installé au 23 ! Qu’importe l’adresse, Chez Mamane demeure une adresse mythique qui rayonne bien au-delà du 13ᵉ et peut même pousser certains ressortissants du 11ᵉ à prendre la 5. Vingt ans plus tard, le paternel coule – à 87 ans, il le mérite ! – une retraite paisible en Algérie tandis que, dans la fratrie Taibi, Fawzie reprend en solo les rênes de la boutique. Pratiquement rien n’a changé. On y retrouve cette ambiance en métal précieux où se mélangent générations et nationalités accoudées au comptoir ou attablées collées-serrées (toujours sans réservation !). Des fresques de street-art continuent d’orner les murs : Miss Tic, Sarcé ou les élèves d’Estienne au bout de la rue. La carte reste arrimée au fondamental de la maison : le couscous et rien d’autre. La recette paternelle déclinée en six versions (nature, poulet, mouton, agneau, merguez, royal…) reste maîtrisée avec une semoule (à volonté) très aérienne et un bouillon dégraissé (à volonté aussi) hyper savoureux où patientent carotte, navet et pois chiche. Les brochettes d'agneau et de bœuf bien cuite font parfaitement le boulot. On fait couler avec un verre de Boulaouane (4€). Mamane reste Mamane ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés...
  • Français
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Trop rapide, trop impersonnel, trop mondialisé, le XXIe siècle vous oppresse ? Notre ordonnance : un repas au Quincy. Poutres apparentes, rideaux vichy et mobilier rustique, bienvenue dans le fief de Michel Bosshard, dit “Bobosse”, 52 ans de bistrot pour 87 d’existence ! Le gaillard se montre moins truculent que par le passé, mais reste en vigie du ballet des garçons (pas tout jeunes, eux non plus !) gouailleurs et efficaces qui distribuent des classiques carrés de gastronomie hexagonale à une population de darons plus proches de Chicandier que de Pierre Niney. À peine assis, on vous sert un shot de blanc de blanc et une tranche de saucisson, histoire de commander serein et de vous mettre dans l’ambiance pas hyper végé. Le marathon protéique continue avec une tranche large comme deux doigts d’une splendide terrine maison accompagnée d’une salade de chou à l’ail « comme légume ». L’immense chou farci découpé dans une marmite en cuivre un peu plus petite qu’un évier nous fait de l’œil, mais, raisonnable, on opte pour le classique de la maison, la casserole de blanquette de veau ciselée par le chef Laurent Josefiak. Une suave beauté enveloppée dans son manteau de sauce épaisse et sapide, aux saveurs sous-bois et dégustée sous une photo de Jacques Chirac. Peut-on faire plus rétronomie ? On ne peut décemment pas manger tout ça avec une eau de régime, mais la cave se montre plus réduite qu’une retraite de millénial. Dans la quinzaine de quilles à la ficelle (et pas nature pour...
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  • Vietnamien
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Vue de Paris, la cuisine vietnamienne, avec ses pho fumants chargés de lanières de viande et ses empilements de nems au porc, n’apparaît pas comme la plus végé-compatible. Heureusement pour les amateurs de saveurs asiatiques (et de climat planétaire vivable pour les générations futures), Bep Viet, monté par les patrons de Ngoc Xuyen Saigon, un peu plus haut dans la rue, vient remettre le tofu sur les i et revisite les classiques de la gastronomie vietnamienne sans l’ombre d’une protéine animale. Les nems se garnissent de champignons et de taro, et derrière les intitulés de « canard » ou de « poisson » se cachent des protéines de soja texturées. Dans une salle bambou suréclairée, entouré d’une faune plutôt jeune et assez woke pour donner envie de livre à Beigbeder, on se jette sur un buisson croustillant de champignons enoki en beignet à plonger dans une chouette sauce sésame, avant une solide assiette à monter soi-même de « crêpes » de vermicelle, seitan fumé et une brassée de verdure (concombre, chou, menthe, shiso). Un assemblage qui se trempe dans un ramequin de sauce à la cacahuète. Frais et goûteux.  Bep Viet n’oublie pas que le vin reste un produit végétarien et propose une petite carte bio : menetou-salon de Joseph Mellot (38 €), côtes-du-rhône du domaine des Gravennes (35 €). En dessert, on se risque sur un riz gluant aussi sucré que violet au lait de coco et à la mangue, pas très convaincant. Mais cela ne change rien : Bep Viet reste une très bonne (et originale)...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il faudrait créer le CNRS, le centre national de recherche sur le sandwich, pour compiler toutes les nouveautés que les cuisiniers tentent de faire rentrer entre deux morceaux de pain. Dernier exemple en date de ce foisonnement : Johny Dwich, petite cahute terracotta et béton ciré ouverte en novembre 2025 dans ce coin du 12e non loin de Passerina. Loïc Estimbre, le taulier, étend patiemment son petit empire du goût après un café (le Magic Carpet), une cave à bière et whisky (Chinaski), un restaurant (Le Singe à Paris). Le banger des lieux ? Le sandwich baguette Bourguignon hyper gourmand, avec carottes et paleron relevé de moutarde à tremper -innovation !-  dans un ramequin de sauce de cuisson. Cela peut sembler anecdotique voire gadget mais, en réalité, cela transforme radicalement le produit, d’un en-cas à avaler vite fait, il devient un plat plaisamment libidineux à déguster avec les mains. Bien joué ! La formule à 15€ se complète d’une honnête boisson sans alcool (bissap, iced tea, citronnade au gingembre) et d’un dessert efficace ménager (un crumble pomme-cassis). A noter que si seul le Bourguignon se retrouve flanqué de sa sauce, les quatre autres modèles (9€) ont l’air cossus niveau gourmandise, comme le Canard (effiloché de confit de canard, olives et mayo épicée) ou le Raclette (fromage et confit d’oignons). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Musées & Galeries à Butte aux Cailles / Bercy

  • Musées
  • Spécialisés
  • Bercy
  • prix 2 sur 4
Cette magnifique collection d’attractions de fête foraine datant du début du XXe siècle est présentée dans un ancien entrepôt à vins de l’ère Eiffel. Des trois halls, le Salon de la Musique se démarque avec la sculpture de Jacques Rémus qui carillonne et s’illumine en même temps qu’un orgue Mortier de 1934 et un piano à queue moderne jouent 'Le Crime de l’Orient-Express'. Dans le Salon de Venise vous tournerez en rond en voguant sur une des gondoles du carrousel tandis que, dans le Salon des Arts forains, vous pourrez jouer à « la Course des garçons de café ». Dans ce jeu, le but est de lancer des balles pour faire courir des serveurs moustachus. A découvrir aussi : une belle garde-robe de costumes et d'accessoires de music-hall, récemment débarquée dans les collections du musée.
  • Musées
  • Histoire
  • Bel-Air
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Ironie de l'histoire, cet imposant temple, érigé à la gloire de la colonisation et de l’empire dans le plus pur style Arts and Crafts des années 1930, est devenu en 2007 la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, avant de se voir renommer Musée national de l'histoire de l'Immigration. Prudent mais pertinent, le musée se révèle éloigné du fameux débat sur « l’identité nationale » puisque son objectif principal est de rendre hommage aux peuples étrangers venus s’installer en France. Mais aussi de sensibiliser le public aux luttes et aux douleurs qui ont marqué l’histoire de cette immigration massive. Après avoir été repensé en 2014, le parcours dédié à la collection permanente connaîtra une nouvelle mouture en 2023 : ses espaces d'exposition passeront de 1 400 à 1 800 mètres carrés. On devrait y retrouver dix sections imaginées autour de dix grandes dates, entre 1789 et 2015, avec œuvres modernes, objets et parcours de vie. Quant aux expositions temporaires, elles continuent, alternant toujours entre portraits de peuples immigrés, dossiers thématiques comme « Frontières » et expositions monographiques autour de sujets de fond comme les photographies de banlieue de Patrick Zachmann. Toujours loin des clichés.
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  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Quartier de la Gare
« On dit une galerie mais on pourrait dire un endroit pour montrer l’envers et l’à-côté des choses… », expliquait Agnès B. en novembre 1984, date à laquelle elle inaugurait la Galerie du jour à quelques encablures de Beaubourg. La styliste, fondatrice de la griffe éponyme, y donne à voir ce qu’elle aime. Et ce qu’elle aime, c’est la peinture, la sculpture... l’art contemporain en général. Aux murs de la galerie, la photographie est légion. A titre d’exemple, Seydou Keïta, Jean-Christian Bourcart ou encore Massimo Vitali y ont été exposés. En 2020, un nouveau chapitre s’ouvre pour la galerie historique qui déménage place Jean-Michel-Basquiat dans le 13e, à la Fab., nouvel espace hybride de 1 400 mètres carrés. A l’image de sa touche-à-tout de proprio, la Fab. rassemble la galerie du jour, la collection privée d’Agnès b., une librairie et un espace dédié aux actions solidaires chères au cœur de cette grande dame de l’art. Fabulous Fab. !
  • Musées
  • 13e arrondissement
Le Mobilier national présente des expositions temporaires de meubles et de tapisseries qui, dans l'ensemble, mettent à l'honneur les trésors historiques de la Manufacture des Gobelins. L'institution du 13e arrondissement n'hésite pas non plus à inviter des artistes contemporains (en dernier lieu, Pierre et Gilles) à dialoguer avec ses collections.
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  • Musées
  • Bel-Air
  • prix 2 sur 4
Palais de la Porte Dorée Aquarium Tropical
Palais de la Porte Dorée Aquarium Tropical
Ce petit aquarium tropical est moins impressionnant que l’autre aquarium intra-muros, Cinéaqua, à l’ouest de la ville, mais n’en est pas moins attachant et une visite passionnante pour petits et grands. Construit pour l’Exposition coloniale de 1931, l’architecture art déco du lieu donne un cadre original pour présenter les collections aquatiques. Ce musée a permit aux meilleurs représentants de l’art déco de s’exprimer, tels les créateurs de mobilier Ruhlmann et Printz. L’aquarium se trouve dans le sous-sol de la bâtisse. Parmi ses locataires les plus célèbres, des crocodiles dont les ancêtres ont été ramenés de Dakar en 1948. Mais aussi des seiches, des requins et des espèces phosphorescentes provenant d’eaux profondes. La rénovation technique entreprise depuis 1985 a permis l’acquisition d’animaux ayant des exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau. Le Palais de la Porte Dorée accueille également le Musée national de l'histoire de l'Immigration.
  • Musées
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Cette manufacture de tapisseries royales a été fondée par Colbert au même moment que la Manufacture royale des Meubles de la Couronne en 1662. Elle est nommée d’après Jean Gobelin, un teinturier à qui appartenait le site. C’est pendant l’Ancien Régime qu’elle atteint le pic de son succès, elle produit alors les tapisseries conçues par des artistes comme Le Brun, destinées aux résidences royales. Des tapisseries sortent encore des ateliers des Gobelins, qui ont fait travailler des artistes contemporains célèbres (Alexandre Calder, Fernand Léger, Joan Miro…). Les visiteurs peuvent même regarder les tapissiers à l’œuvre. Chaque année, ce sont six à sept pièces qui « tombent du métier ». La galerie a été rénovée à partir de la fin des années 1970 afin de retrouver sa mission d'origine, être un espace d'exposition. Elle a fêté son 400e anniversaire lors de sa réouverture au public en mai 2007.
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  • Art
  • Centres d'art et instituts
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
A l’image d’une laverie automatique – ceux qui n’ont pas de machine à laver le linge chez eux le savent bien –, le Lavo//Matik est un lieu de rencontre où flottent un parfum de légèreté, de fraîcheur et une tranquille moiteur. Mais la comparaison s’arrête là car le Lavo//Matik se révèle bien plus chaleureux ! Ici, les murs blancs – qui ne le sont d’ailleurs plus vraiment – sont recouverts d’œuvres originales signées Jef Aerosol, Rea One ou Jérôme Mesnager, en fonction des expositions temporaires dont les vernissages se déroulent toujours autour d’une petite mousse. Quant au doux vrombissement des tambours il a, lui, été remplacé par l’énergie étourdissante d’une batterie punk ou d’une basse aux accents reggae. Lâchez l'hybride ! Dans ce lieu atypique, fondé en 2014 par le musicien-écrivain-graffeur Benoît Maître (alias Ben Spizz), on jongle avec l’art urbain coloré autant qu’avec le rock’n’roll trash. Presque seul au milieu du grand boulevard du Général Jean-Simon, aux portes du 13e, le Lavo étend son univers jusqu’aux murs mitoyens où bon nombre d’artistes viennent y apposer leur patte picturale. On peut y buller, se laisser embarquer et dériver sans crainte de se perdre dans ce bouillon de cultures. Car il y aura toujours quelqu’un pour vous ramener sur la berge en vous proposant une chaise, histoire de feuilleter une monographie de C215 à l’aise. Ou juste pour vous conseiller un vinyle introuvable de petits labels indépendants à 6 €, un CD de Magnetix ou une anthologie...
  • Art
  • Quartier de la Gare
Après avoir été aux manettes d’un espace public à Lyon, Laurent Godin se fait rapidement une place sur la scène parisienne avec sa petite galerie, inaugurée en 2005. Au programme : un mélange aussi trans-générationnel d’artistes contemporains, français et internationaux. À deux pas du Centre Pompidou, Wang Du, l’expert du papier froissé, croise Haim Steinbach, roi du néo-pop new-yorkais et Vincent Olinet, dont les installations étranges sont souvent imbibées d’eau et d’interrogations historiques. Godin propose aussi des multiples (œuvres originales existant en plusieurs tirages) à ses clients, dans l'idée de promouvoir l’accessibilité de l’art contemporain.
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  • Musées
  • Art et design
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
C’est ici, à quelques encablures de la place de la Bastille, que les affamés d’art contemporain échouent pour se ravitailler en expositions temporaires de qualité. Fondée par le collectionneur Antoine de Galbert, la Maison Rouge organise certains des meilleurs événements artistiques de Paris, voguant souvent au large des sentiers battus. Ni galerie, ni vraiment musée, on se sent comme chez soi dans cette ancienne imprimerie dotée d’une cour intérieure et d’un café tenu par Rose Bakery, adresse bio à l’anglaise, idéale pour un afternoon tea consolidé de cakes potelés. Les habitués s’y retrouvent après avoir sillonné l’exposition du moment, qui met souvent art contemporain, artisanat, oeuvres classiques et documents historiques sur un pied d'égalité : les collections éclectiques de Thomas Olbricht et David Walsh, les arts sous l'emprise de la drogue ('Sous influences') ou les avant-gardes déjantées de Winnipeg, ville la plus froide au monde, y ont déjà eu droit de cité. Quand on vous dit que la Maison sert de bons bols d’art frais.
  • Art
  • Résidences d'artistes
  • Quartier de la Gare
Les Frigos
Les Frigos
L'imposante allure des Frigos a de quoi glacer le sang. Cela a d'ailleurs été sa nature première de 1921 à la fin des années 1960, quand cette étrange bâtisse était encore le centre frigorifique pour les denrées alimentaires transitant vers le marché des Halles. Cet immense bloc de béton a maintes fois changé de forme, passant du statut de gare fluviale à celui de centre ferroviaire avant de devenir la résidence d'artistes qui accueille aujourd'hui plus de 200 créateurs en tous genres. En résulte une allure de Frankenstein culturel qui reste l'une des dernières traces d'un Paris en plein boom dans ce quartier des quais, qui a intégralement fait peau neuve. Dans ce lieu fonctionnant par cooptation, on trouve un restaurant, une galerie d'art contemporain et de nombreux artistes profitant de l'effervescence du bâtiment que l'on ne peut visiter que lors des journées portes ouvertes. Il faudra donc prendre votre mal en patience et ne pas avoir froid aux yeux pour ouvrir la porte des Frigos.

Bars & Clubs à Butte aux Cailles / Bercy

  • Bars à cocktails
  • 13e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Décollage et rétine ! Posté au 27e étage de la nouvelle tour bifide signée Jean Nouvel, le bar TacTac Skybar (ce nom…) du Too Hotel met en majesté une vue totalement inédite et véritablement fabuleuse sur Paname. Depuis la terrasse triangulaire, la salle toute vitrée ou le comptoir en alu martelé, on ne voit que la ville qui grignote l’horizon. Pas de toit zinc ou de monument à identifier comme sur les autres rooftops plus centraux, mais un océan d’immeubles modernes, fendu par la Seine et la guirlande blanche et rouge des embouteillages du périphérique. Ça fait quarante ans que le 13e s’impose comme le labo de l’urbanisme parisien, et on peut enfin contempler le résultat, un panorama de verre et d’acier digne de Los Angeles, Brooklyn ou Tokyo. Il faut évidemment venir de nuit pour l'effet Blade Runner parisien qui va bien. Le panorama est tellement la star du lieu que même Philippe Starck, chargé de décorer le TacTac, a senti qu'il fallait faire sobre : des tables en alu martelé, des fauteuils acajou classico, un petit mur vidéo et basta. Plus aurait été trop. La cornée repue, qu'est-ce qu'on se met dans le cornet ? La très courte carte propose cinq cocktails à prix quatre-étoiles (14-16 €) mais très portés sur le sucre et le fruit comme ce Too High à l’umeshu, l’amaretto et au fruit de la passion qui prend ses aises. Sinon, le verre de prosecco s’affiche à 11 €. A accompagner de petites assiettes pour compléter cet aper’haut : houmous vert d’edamame mentholé un peu...
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
China
China
Le China est un bar-restaurant café-concert asiatique chic qui emprunte son décor exotique à un club colonial du Shanghai des années 1930. Canapés Chesterfield en cuir capitonné, murs rouges, boiseries sombres, dallage en damier noir et blanc, cette pénombre chaleureuse est lounge comme un salon de gentlemen anglais. Derrière un superbe et vaste comptoir chromé, des serveurs polis et discrets préparent des cocktails subtils, comme l’Hemingway (savante alchimie entre rhum brun cubain, Cointreau, citron vert et pamplemousse). La carte des vins est aussi très vaste, pour ceux qui préfèrent un verre de bon cru. Si vous n’avez pas peur de faire chauffer votre carte bleue, passez à table pour goûter une cuisine asiatique fusion, comme le tendre médaillon de poulet finement aromatisé au schitakés et citron thaï. Envie d’un digestif ? Montez à l’étage boire un bon cognac dans le fumoir à cigares, décoré d'une cheminée et d'une bibliothèque de vieux livres. Vous y trouverez un "vrai fumoir" à l'extéireur, dans un jardin d’hiver agrémenté de bambous. Au sous-sol, deux concerts gratuits sont programmés par soir, plutôt jazz, soul, pop et musique du monde (la programmation est disponible sur leur site). Le lieu étant réputé pour sa bonne programmation, les confortables canapés en cuir sont vite pris. Un conseil : arrivez tôt ou réservez une table si vous ne voulez pas finir debout.   Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste...
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  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Nettement plus bon plan que biplan, le Baron Rouge escorte le quartier d’Aligre, ses brocanteurs, ses artistes et ses arsouilles depuis 1991. Le plan de vol de ces as de l’apéro s’inscrit sur une palanquée d’ardoises derrière le bar : une cinquantaine de références, majoritairement bio, parfois nature, déclinées au verre, au pichet ou à la bouteille, à des tarifs très corrects, comme ce saumur Poil de Lièvre de Clauzel Bobinet (6 € – 42 €) ou le Potron-Minet de Benjamin Boissier (4,50 € – 31 €). Entre le plafond lie-de-vin et le sol en vieux carrelage, le décor a un tout petit peu évolué avec les années : le mur de tonneaux s’est réduit à cinq représentants (pour repartir avec son litron de Morgon à la maison), des jus de fruits sont apparus sur les étagères … Mais heureusement, l’atmosphère bon enfant du Baron, elle, n’a pas bougé d’un pouce : un joyeux mélange des genres et des générations qui trinquent, picorent des planches de fromages et rigolent autour des tables en caisses de bouteilles. On est bien loin des baravs trop snobs ou trop geeks qui pullulent en ville, et ça fait du bien ! Il faut y faire une escale le dimanche à la fin du marché pour attaquer en piquet une assiette d’huitres avec un verre de muscadet. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
  • Bars à cocktails
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Calbar
Le Calbar
A une réunion des pantalcooliques anonymes, Thierry Malikian pourrait arborer fièrement un badge de 12 ans d’abstinence. En effet, depuis 2012, il n’a pas dévié d’une couture de la ligne de conduite de son bar : bons cocktails et… service en caleçon. L’idée n’était pas tant d’attirer les amateurs de genoux (mais pourquoi pas) que de sortir le cocktail de son côté snob. Mission accomplie puisque, dans cette petite salle postée à deux spaghettis de Passerini et décorée comme un loft new-yorkais (lumière chiche, grosse banquette chesterfield, collec de cadres), l’ambiance se montre franchement décontractée. Ça rigole et ça discute des deux côtés du comptoir sur fond de hip-hop. La magie du caleçon ! Côté verre en revanche, ça reste sérieux avec un menu très travaillé (et présenté sur une tablette) qui change deux fois par an. En ce moment, les créations s’inspirent des signes du zodiaque. Le Scorpion se pique de twister un Manhattan avec un whisky Speyside, tandis que le Verseau part tout en douceur vers le Japon avec un mélange de shochu d’orge, d’umeshu et d’une pointe d’huile de sésame. Sans doute – et sans pantalon – le meilleur rendez-vous cocktail du quartier. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Bars à bières
  • 12e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Barapapa
Barapapa
Calé.e dans un petit transat sur le quai de la Râpée, une mousse bien fraîche à la main, on profite de la terrasse baignée de soleil avec une bonne playlist dans les oreilles et une vue imprenable sur la Cité de la mode. Déco ? Pas de déco ! Un container pour le bar, un pour la cuisine, deux autres pour les toilettes... Et au milieu de tout ça de grandes tables et des bancs. Il manque quelques guirlandes et des tonnelles pour retrouver l'esprit guinguette mais l'essentiel est là. On vient surtout squatter les tables pour boire l'apéro, mais la clientèle reste éclectique, entre ceux qui tapent la belote, fêtent un anniversaire, ronflent au soleil pour se remettre de leur soirée de la veille ou même ceux qui travaillent (oui, il y en a). A glouglouter : bière artisanale parisienne à la pression (Gallia et BapBap), vin ou cocktails (le trio populaire mojito-caïpi-Spritz). En cas de grosse faim, on peut se partager une focaccia. Et pour passer le temps : ateliers DIY, cours de yoga en plein air, concerts, projections de films, etc. 
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Les bars à concept vous fatiguent ? Les lieux endimanchés, façon bordel balzacien ou pilote de Mad Men, vous laissent de marbre ? Alors direction Tolbiac et le Dancing Underground, l’endroit qui ne la fait pas à l’envers. Ce vieil hôtel, terrassé par les confinements, a été investi par l’équipe du bar d’à côté dans une ambiance de squat légal : parois pétées pour ménager trois espaces, mobilier apparemment récupéré après la fin des puces et murs recouverts de graffs… No pasaran la gentrification, et bienvenue à la ZAD du coin. Sous l’intraitable lumière rouge de guirlandes de LED, on commande un gin-to au comptoir à paillettes. Le prix nous ramène au début de l’euro et à la fin de la French Touch : 5 € !!! (7 € avec un « alcool supérieur »). Au milieu de la pièce, entre les poutres d’étayage, deux filles ondulent autour d’une grosse enceinte qui crache une playlist électrorientale, des étudiants à bob jouent aux échecs, des groupes se font avaler par les sofas. L’enceinte étant ouverte à tous les Bluetooth de bonne volonté, ça discute sur qui prend la suite, se vanne gentiment sur les choix musicaux… Une bonne gueule d’atmosphère entre le BDE d’une fac sous blocus et une coloc sous LSD. Le Dancing Underground, nouvelle façon d’épeler nuit libre, s’organise un chouïa plus les week-ends avec un vrai DJ (plutôt hip-hop apparemment) dans le bar du rez-de-chaussée. N'hésitez pas à checker en amont leur compte Instagram. Chez Time Out, tous les établissements sont testés...
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  • 12e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Liberté n’est pas seulement l’un des bars les moins chers de Paris, c’est aussi un endroit qui se veut « libertaire ». Il y règne en effet un joyeux bordel anarchique, qui voit jeunes étudiants, vieux keupons et originaux de toutes sortes tailler le bout de gras autour d’une chope. Certains en profitent aussi pour jouer aux échecs sur de vieux guéridons au pied bancal (évidemment), tandis que les autres entament un pas de danse sur un morceau de rock. Situé un peu en retrait de Bastille, à Faidherbe-Chaligny, la Liberté fait souffler son vent sur tous ceux qui s’en approchent depuis maintenant de nombreuses années, si bien qu’on peut la considérer comme une institution du Paris rock.
  • Bars à cocktails
  • Paris
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pas facile de trouver un lieu où s’abreuver en plein 13e, véritable no-go zone pour l’amateur de cocktails. Cette lacune est enfin comblée avec le Red Poppy, authentique invitation à la découverte de saveurs panasiatiques. Le dépaysement débute dès la grande porte laquée de rouge s’ouvrant sur une déco (toit pagode, lit à opium, lampions) entre In the Mood for Love et Le Lotus bleu. Derrière la commode d’apothicaire faisant office de comptoir, Mei Ho (passée par les hôtels Lancaster et 123 Sébastopol) réalise des drinks élégants, composés d’ingrédients issus de l’herboristerie chinoise et inspirés de légendes ancestrales. On s’envoûte avec un Yin (whisky blend, bitter, vermouth italien, prune fumée), mélange puissant au sourcing rigoureux où l’amertume convole avec les notes fumées et doucement sucrées de la prune. Changement de style avec le Dragon blanc (baijiu, poivre dragon blanc, fleur de sureau, eucalyptus, verjus), recette équilibrée entre le floral et l’acidulé, rehaussée de notes pimentées venant titiller le bout de la langue. Le voyage se veut aussi culinaire, avec une plantureuse carte de lèche-doigts – en partie végane – comme une déclinaison de raviolis vapeur ou le (un peu trop) roboratif gâteau de riz nian gao (entre 6 et 11 €). Véritable couteau sino-suisse du quartier, le Red Poppy offre une prog foisonnante : concerts organisés en fin de semaine au bar, mais aussi au sous-sol abritant le speakeasy Shanghai Surprise (ouvert à partir de 22h), où officie le...
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  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La bière culte ? La Chouffe, surtout la pinte à 4,50 €Pour qui ? Les noctambules qui veulent trinquer sans se ruiner La Butte-aux-Cailles, ce petit village en plein 13e, regorge tellement de bonnes adresses qu’il est parfois difficile de décider où l’on va passer notre soirée. A priori, Le Diamant n’a rien d’exceptionnel, mais c’est finalement ce qu’on aime chez lui. Un bar de quartier on ne peut plus normal, si ce n’est qu’il propose des prix vraiment attractifs et une ambiance « comme à la maison » qui ne donne qu’une envie, y retourner. Le matin, les habitués dégustent leur café en lisant tranquillement le journal pendant que le quartier s’éveille. Le soir, que l’on s’installe sur l’une des tables à l’intérieur ou que l’on trinque sur le trottoir, on ne reste jamais seul bien longtemps. Comme la plupart de ses confrères de la Butte-aux-Cailles, Le Diamant cultive la vie nocturne du quartier. Grâce à ses parois ouvertes sur l’extérieur, la clientèle s’étend tout naturellement dans les rues alentour qui se muent en terrasse géante dès 18h. Du reste, on va au Diamant pour profiter de son large happy hour (17h-21h, l’un des plus longs du quartier). Pour bien commencer la soirée, on trinque avec des pintes de Leffe, Chouffe ou Tripel Karmeliet à 4,50 €, et on continue sur notre lancée avec les cocktails à 5 €. Tous les classiques sont représentés, du Mojito au Sex on the Beach, en passant par le Gin Fizz, notre petit chouchou bien rafraîchissant.
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ce petit bar de la Butte aux Cailles est le plus animé et le plus populaire du coin. C’est aussi l’un des moins chers, où l’on vient s’envoyer au fond du gosier une mousse ou l’un ou l’une des vingt rhums et vodkas arrangés maison, accoudé au zinc. Après quelques verres, on refait facilement le monde avec son voisin, encore inconnu il y a quelques minutes. L’ambiance est franchouillarde et chaleureuse, la musique un mélange de chansons françaises et étrangères pas toutes récentes. Les serveurs sont au top de la gentillesse, les consommations abordables. L’endroit est bondé le week-end, la foule déborde largement sur le trottoir. Les filles, sachez toutefois qu’aller aux toilettes est un véritable parcours du combattant dans cet établissement.

Shopping à Butte aux Cailles / Bercy

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  • Fripes et vintage
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Celui-ci, on l’aime d’amour pour une simple et bonne raison : en plus de sa brocante, le marché d’Aligre, c’est aussi la main qui nourrit Paris-Est. À la fois marché alimentaire, couvert et en plein air, et puces à ciel ouvert, c’est un vrai repère populaire. Ouvert du mardi au dimanche, il faut y aller le week-end si on veut faire de bonnes affaires et profiter de son ambiance si particulière. Il y a vraiment de tout, dans un dédale d’étals un poil anarchiques, mais on y trouve facilement des fringues ou objets de déco vintage à très petit prix. Après avoir chiné, les viandards iront s’installer à l’étable à manger les Provinces à l’extérieur du marché (venez tôt), les autres trouveront refuge (et le calme) chez Toto, à quelques pâtés de là, pour une orgie de sushis. Pour la soif, go au Baron Rouge, bar à vins typique et ultra-populaire à côté du marché. 
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  • Picpus
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cette petite boutique complètement ouverte sur la rue et décorée comme un chalet suisse est le modeste royaume (en taille) d’Éric Lefebvre, au CV plus lourd qu’une meule d’emmental fermier. Ce descendant d’une lignée de quatre générations de fromagers, couronné MOF en 2004 et ancien président du Syndicat des crémiers fromagers d’Ile-de-France, pèse dans le game de la croûte fleurie et ça se sent à la vue de sa vitrine qui regorge de splendeurs. Quelques spécialités du chalet : le camembert Gaslonde au lait cru affiné et sélectionné par le patron (6,40 €), le stilton de Noël affiné au porto (46,80 €/kg) ou les palets de chèvre frais aromatisés (5,50 €). On y trouve aussi plus de types de raclettes que de courants écologistes (fumée, Espelette, poivre, ail des ours, à la truffe…), du mont d’or qui se décline en trois tailles ou un banon, chèvre des Alpes enveloppé dans des feuilles de châtaigner… Bref petit chalet mais grand palais du fromage !
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  • Epiceries fines
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Rue d’Ivry dans le 13e arrondissement, ça n’est pas les marchés ni les épiceries qui manquent. Mais malgré la multitude de boutiques, la star des stars c’est bien Tang Frères : ce vaste supermarché situé au numéro 48 est tout simplement le temple de la cuisine asiatique. Bien connue des habitants du quartier et des férus du genre, cette adresse reste LA référence en termes de produits directement importés de Chine, du Japon, de Corée, Taïwan et Singapour. Tourbillon culinaire Têtes de seiche congelées, poulpe précuit, pak choi (chou chinois), shitake déshydratés, tofu frit, glaces au soja, porc fermenté, épices et pastèques vertes sans pépins… chez Tang Frères, on trouve absolument tout ce qui fait la richesse de la culture culinaire asiatique. Passer les portes de ce gigantesque magasin pourra être vécu de deux façons : pour les habitués, une virée dans les rayons, entre mochis, kilos de riz et thé vert à gogo, sera tout aussi banale qu’une descente au bureau de poste du coin.  Pour les néophytes en revanche, il s’agira d’un plongeon tourbillonnant dans un univers parallèle. Difficile en effet de ne pas perdre la tête à analyser soigneusement chaque étagère, décrypter chaque étiquette et chaque produit inconnu pour tenter d’en déceler l’utilité et le goût. Un monde entier qui s’ouvre, de nouvelles saveurs qui se dessinent : grâce à Tang Frères, le voyage commence d’abord là, au milieu des étalages, avant de se poursuivre dans l’assiette. Et de la jolie vaisselle...  Et...
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  • Traiteurs
  • Quartier de la Gare
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Autre temps, autre Tempero ! On se souvient avec émotion du premier bistrot d’Alessandra Montagne (déjà) dans le 13e, il y a (déjà) dix ans. En 2022, elle fait donc renaître Tempero sous la forme d’une fringante épicerie/traiteur qui fait aussi cantine et cave (juste en face de Nosso, sa table chic) aux pieds des tours trapues du néoquartier de la Gare, chaleureux comme un huissier en gueule de bois. Dans son antre verre et bois, la cheffe brésilienne aligne ses kifs sur étagères : bocaux de recettes de ses copains (terrine signée Stéphane Jégo ou osso buco de Romain Caceres) et de ses réconfortantes feijoadas (22,90 €), farine pour réaliser des pao de queijo (addictives boulettes au fromage, à 3 € les cinq), rillettes de maquereau de Groix & Nature (3,90 €), miel béton de Zone sensible, huile d’olive Profil Grec… Au fond se cache une cave à vins avec plus de 130 refs largement nature comme ce ligérien Métairie des Barjot (10 €), mercurey La Charmée de Ludovic Brintet (30 €) ou des bas-armagnacs plus vieux que vous (1995 à 130 €). A noter que la boutique, ouverte dès potron-minet, envoie aussi des formules déj pas bégueules (28 € la totale) avec velouté de champis, cocotte de joue de bœuf et riz au lait. A revenir tester ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Vins et spiritueux
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Imaginez un microsystème où la bière aurait pris le pouvoir. Bienvenue à la Biérocratie ! Oui, ce lieu existe vraiment et il est situé dans le 13e arrondissement, à deux enjambées de la Butte-aux-Cailles. Aux manettes de cette joyeuse petite boutique ? Pierre et Jaclyn, qui se sont donné pour mission de sublimer la binouze, castée aux quatre coins du globe. 100 % artisanale, leurs bouteilles proviennent tout aussi bien de grandes maisons que de microbrasseries. Si vous poussez la porte de cette cave indépendante en espérant repartir avec une Leffe ou une Chimay sous le bras pour l’apéro du vendredi, vous êtes à côté de la plaque. Ici, le maître mot, c’est qualité. L’occasion d’épater la galerie avec des saveurs inédites : vous laisserez-vous tenter par la Chocolaterie, bière au chocolat des Brasseurs du Grand Paris ? Par la Dark Humor Club Coconut de la Sori Brewing, aux arômes de noix de coco ? Mieux, si l’envie vous en prend, vous pourrez vous procurer un kit de brassage maison, en mode DIY, histoire de montrer à votre bande de potes qui est vraiment le patron (ou la patronne). Et pour aller plus loin dans la culture bière, Biérocratie propose des ateliers pairing binouzes/fromages. A bon entendeur…
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  • Supermarchés et supérettes
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Paris Store
Paris Store
A Paris Store, au 44 avenue d’Ivry, comme dans ses alentours, l’ambiance est à l’Asie. Immenses vases d’inspiration Ming, statuettes de faux jade, de faux or et de fausse laque : c’est beau comme là-bas, ou presque. A l’étage, vous trouverez vaisselle (petits bols à moins de 3 euros), déco, et cuiseurs vapeur (29 euros pour celui de 1,2 litres), en bas tous les ingrédients pour mitonner de bons petits plats parfumés : sacs de riz de 5 kg, poisson frais, viandes, volailles, sauces (de 0,40 à 5,95 euros) et épices à tire-larigot, nouilles (de 0,45 à 2,25 euros le paquet) comme s’il en pleuvait... Et tout ça à des prix défiant toute concurrence. Au rayon frais, des spécialités toutes plus exotiques les unes que les autres : raviolis, banh cuon ou bien desserts à réchauffer, des sortes de jambons (gio, entre 3,20 et 5,20 euros pour 500g) et des saucisses vietnamiennes (à savourer dans le riz cantonnais), et même une chinoiserie à faire frémir d’horreur les Occidentaux : des œufs couvés (de poule ou de canne, environ 9,70 euros) qui renferment des embryons d’oisillons et se dégustent comme un œuf à la coque avec sel, poivre, citron vert et du rau bam, une herbe vietnamienne. Sur les étals de fruits et légumes, durians, papayes, choux chinois et ciboulettes thaï vous font de l’œil, prêts à propulser votre cuisine en Orient.
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  • Vins et spiritueux
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Cuve à son
La Cuve à son
Vous pensiez tout savoir sur les disquaires ? Christophe Lepreux vous prouve le contraire. En pénétrant dans sa Cuve à son, vous pouvez vous procurer un vinyle tout en repartant avec une bouteille de vin sous le coude. Original, non ? Et pourtant, quand on connaît le C.V. du bonhomme, tout ça semble plutôt logique. Un temps commercial pour la maison de disques Nocturne et vendeur à la Fnac au rayon variet, ce grand gaillard a bossé son palais avec des cavistes de renom, dont Michel Moulherat, l’ancien sommelier du Crillon. Mais à 45 ans, ce jeune vieux papa en « avait marre de travailler pour les autres ». Et s’est dit : « Bon, allez, je me lance. » Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a bien fait. Dans la boutique, la musique d’un compositeur sud-africain résonne, on fait semblant de reconnaître en remuant la tête tout en étudiant les lieux. Sur les murs, l’artiste Avataar s’est chargé de la déco en caricaturant des pochettes mythiques, de Dr Dre à Nirvana. C’est drôle. « Je voulais faire bon enfant. Ma boutique est pour les 7 à 77 ans. » Sur des étagères ici et là, des vins bio voire natures allant de 14 à 44 € (le magnum). On a envie d’y goûter mais on se dit qu’à 11h, c’est peut-être un peu tôt. Mais bien entendu, « le nerf de la guerre, c’est la musique ». Du neuf ou de l’occas, du vieux et du récent, dans tous les genres ou presque : jazz, rap, rock indé, punk, psyché, country ou musique africaine. Bref, ça va de la B.O. du film ‘Lego’ au premier disque de...
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  • Fromagers
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
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La façade porte encore l’enseigne « Confiserie », mais si Olga a gardé son blaze de sa vie d’avant, elle a bien viré sa cuti. Reprise par Camille Fourmont (déjà derrière Baby Love Burger), la jolie salle tout en miroirs vintage nichée à deux pas de gare de Lyon s’est transformée en une fromagerie où une sélection resserrée de laitages patiente dans une petite vitrine : tomme aux fleurs du Jura, saint-nectaire fermier, crottin de chèvre du Perche… Que du bon, que du artisanal et en grande majorité au lait cru. Pour se convaincre de la qualité, on peut commander jusqu’à 17h des casse-croûte savoureux comme ce saint-nectaire, miel et tranche de poire subtilement sucré-salé glissé dans une demi-baguette, ou des tranches de saucisse de jambon et burrata, pour une sorte de dwich parisien émigré en Italie. A faire couler avec quelques étiquettes nature comme Big Bunch Theory de Patrice Beguet ou le néo-zélandais Invierno de Kindeli. On peut se finir avec un fontainebleau maison escorté de gelée de coing. Olga a du goût ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Fripes et vintage
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Ma ressourcerie
Ma ressourcerie
C’est à quelques encablures de l’antre de l’obsolescence programmée que Ma Ressourcerie s’active à redorer le blason des objets que l’on dit à jeter. La petite boutique lumineuse est un antidote aux vide-greniers poussiéreux. Elle propose un espace seconde main et un espace créateurs. Le premier met en avant des vinyles à 3 €, des CD à 2 €, et des vêtements soigneusement sélectionnés : robes à partir de 4 €, sacs entre 3 et 15 €, pantalons et chemises à 7 €, veste en cuir à 20 €. Dans la partie « mieux que neuf » des créateurs, vous trouverez des objets transformés par des artistes-artisans : petit mobilier en carton, chaises en ceintures, bijoux en chambre à air, ainsi qu’un échantillon de vêtements vintage de marques (y compris pour enfants) et un rayon mercerie.Dans le mini espace atelier, vous pourrez assister au travail de création in vivo, en ce moment avec l’éco-créatrice des Dégonflés, pas dégonflée pour un sou. A noter que les créateurs et leurs œuvres sont mis en avant sur le site Internet de l’association, qui propose par ailleurs des cours de couture et de fabrication de mobilier en carton.
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  • Epicerie fine
  • 12e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pastificio Passerini
Pastificio Passerini
A la porte d’à côté de leur néobistrot, Giovanni et Justine Passerini mettent la main à lapasta dans leur boutique format Fiat 500, avec comme seule déco deux étagères en boisbourrées de beautés de la Botte : gressins, taralli (biscuits apéro en forme d’écrou), saucetomate au basilic, pesto, riz à risotto Carnaroli, fusilli Mancini Pastificio, huile d’oliveMuraglia…Mais si l’on se déplace dans ce temple de la pâte, c’est aussi et surtout pour les fantastiquesraviolis maison, à la pâte de farine bio artisanale des Marches passée au laminoir tous lesmatins, et dont la farce change chaque semaine. L’autre midi, on engloutissait illico pesto lesdélicieux raviolis mortadelle, ricotta et noix de muscade (41 € le kilo), ceux au pot-au-feu etsalsa verde (45 €), et enfin quelques derniers épinards-ricotta (41 €), tout en se remémorant les lumineuses recettes automnales potimarron et beurre de sauge goûtées l’an dernier, qui nous avaient mis la larme à l’œil. Et que les gluten-freaks se rassurent, Giovanni a rameuté d’autres spécialités italiennes : impeccable salade froide façon poule au pot avec carotte, câpres et olives (35 € le kilo), saucisse piquante italienne (54 € le kilo), stracciatella dégoulinante (8,50 €/pièce), et autres mortadelle, coppa et jambon italien. Certes, les prix se montrent plus bobo que boui-boui, mais que c’est bon… Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel...
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