Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche
Passerelle Simone de Beauvoir - BnF
ShutterstockPasserelle Simone de Beauvoir - BnF

Butte aux Cailles / Bercy

Entre rive gauche et rive droite, tour d'horizon d'un quartier en pleine effervescence

Publicité

La butte aux Cailles est au sud ce que la butte Montmartre est au nord : un village préservé des grands travaux haussmanniens, avec ses rues pavées labyrinthiques autrefois parsemées de moulins à vent, ses placettes arborées en pente douce et ses petits vieux sur les bancs, immuables. Pourtant toute proche du centre commercial ultra moderne et des cinémas de la bourdonnante place d’Italie, la butte aux Cailles est un havre de tranquillité qui a gardé son charme d’antan et reste méconnu des touristes. Comme une escapade en plein Paris, on aime s’y perdre entre les maisons ouvrières et leurs jardinets, emprunter des passages étroits tapissés de lierre, découvrir les dessins de Miss Tic et Nemo sur les murs. On vient dîner Au Temps des Cerises entre amis, prendre un verre au Merle Moqueur ou à La Folie en Tête, des noms tirés de la même célèbre chanson (si, si, fredonnez-la !). La charmante rue des Cinq Diamants égrène ses petits restaurants, dont le fameux Chez Gladines, toujours plein à craquer. A quelques stations de métro, Bercy est au contraire un quartier ultra moderne construit sur les anciens entrepôts de vins de la capitale, autour d’un paquebot architectural : le ministère des Finances. Le Palais omnisport avec ses événements sportifs et ses concerts, l’agréable et ludique parc de Bercy, la Cinémathèque et le « Village » avec son cinéma, ses magasins et ses restaurants, ont donné une dynamique nouvelle à ce quartier excentré auquel on reprochait son ambiance froide. Sur l’autre rive se dressent les tours de la BnF, un pôle culturel exceptionnel où sont proposées des expos remarquables. Si on aime les fêtes sur les bateaux, on vient profiter d’un concert de musique expérimentale à la Dame de Canton ou danser sur des beats électro dans les cales du Batofar. L’été, une plage s’installe sur les quais, donnant aux bords de Seine des airs de station balnéaire.

Restaurants à Butte aux Cailles / Bercy

Restaurant Passerini
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les orphelins inconsolables de Rino, ceux qui veulent découvrir le maestro Passerini et sa cuisine d’amour Plat culte ? La pasta all'amatriciana ! On en salive encore. Depuis son ouverture en 2016, guettée par les tifosi de Giovanni Passerini (ex-Rino), ce restaurant est notre pépite italienne, notre table reviens-y ! Émulation et presse dithyrambique obligent, mieux vaut réserver en amont pour avoir la chance d'y poser ses coudes. Mais que la récompense est belle : accolé à Pastificio, magasin de pâtes fraîches cornaqué par sa femme Justine, le lieu a sobrement de la gueule avec sa salle signée Asma Architects (bois blond, sol terrazzo, luminaires design), son comptoir pour manger perché et sa cuisine ouverte sur le public… Dans laquelle s'active Monsieur Passerini, bien accompagné par sa brigade en salle, qui nous interprète une pièce chorégraphiée au millimètre. Dans l’assiette ? Une cuisine précise mais qui suit la tradition, avec une belle simplicité et une franchise de goût. Sans oublier beaucoup, mais alors beaucoup d'amour ! Chaque jour à midi : deux entrées, deux plats de pâtes, un plat et un dessert. Comme cette puissante langue de veau snackée, tomates marimba, stracciatella, anchois. Ou ce plat de tagliatelles au ragoût de canard, version twistée des pastas al ragù, qu’on a plus l’habitude de s'enfiler à la baraque qu’au restaurant. Apothéose au dessert avec cette tartelette ricotta et fraises flanquée d'un sorbet rhubarbe, qui vient clôturer avec brio

Dersou
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Bastille
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Une date, un soir. Un blazé qui croit avoir tout goûté. Plat culte ? Ce soir-là, un ceviche de maigre, chou-rave, coques, vif et précis, surmonté d'une “neige” de fromage blanc réduit en poudre. Le tout boosté par un explosif cocktail mixant gin, saké, kiwi et poivre noir ! Murs grattés jusqu'à l'os, parpaings en béton, tables en bois brut : Dersou, c’est avant tout un lieu. Mais aussi un chef ultratalentueux, le Japonais Taku Sekine, grosse reusta d’Instagram (également à la tête de Cheval d’Or) qui a lancé un bête de concept : des assiettes accordées à des minicocktails archi-bien shakés par un ancien de l’Experimental Group – Amaury Guyot, qui a mis sur orbite le Sherry Butt avant de s'envoler dans le 5e chez Chinaski. Contre le mur court une rangée de tables (de deux couverts chaque), elle fait face au comptoir-cuisine et sa batterie de commis. Le week-end, à l’heure du déj, c’est carrément la meilleure place pour poser ses seufs : vue imprenable sur le dressage live des assiettes !  Mais c’est le soir que l'expérience est la plus orgasmique (uniquement sur réservation et sur fond d'accords bien shakés) : ambiance tamisée, décibels en sourdine et menu imposé. Le moins cher est à 95 € : cinq plats et cinq petits cocktails en pairing. Mais quelle expérience ! La cérémonie commence ce soir-là par un odorant bouillon de légumes au beurre clarifié. Impossible de tout citer, on retiendra le plus marquant : exquis ceviche de maigre, chou-rave, coques, saupoudré d'une

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Algérien
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Les amateurs de bons couscous, simples mais efficacesPlat culte ? Le couscous royal ! Mention spéciale pour les merguez, parmi les meilleures de Paris. Parmi les bonnes adresses de la Butte-aux-Cailles, l'algérien Chez Mamane fait figure d’institution. Cette toute petite salle rue des Cinq-Diamants, jadis cantine attitrée de Coluche, attire chaque soir habitués du quartier et étudiants affamés qui s’attroupent sur le trottoir ou au comptoir, partageant l'apéro avec l’équipe et les autres clients en attendant de casser la graine. Mur peint par la street artiste Miss. Tic, vieux zinc, nappes en toile cirée comme chez mamie... Rien n'a vraiment changé depuis vingt ans (quel bonheur), si ce n'est que le daron a laissé place au fiston, Fawzi. Lequel, tout aussi avenant, continue d'envoyer à travers le petit passe-plat de sa cuisine le fameux « meilleur bouillon de Paris » – une tuerie : coriandre fraîche, la dose de légumes (croquants et pas surbouillis)... Le couscous royal (17 €) fait un carton : des merguez grillées au tendre gigot, la viande, si elle pourrait être de meilleure qualité, reste parfaitement cuite. Le couscous poulet remplit tout autant le cahier des charges, et pour 11 balles seulement. C’est donc à deux que l’on partage une montagne de semoule, fine comme on l’aime, bien détachée. Hop ! Entre deux bouchées du festin, on s'envoie une goulée de boulaouane (3 € le ballon), ou une binouze artisanale de la Paname Brewing Company (4 € le demi). Les plus gou

L'Amarante
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Bastille
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les branchouillardsPlat culte ? Des tripes ravigotantes aux olives, avec copieuse purée maison Banquettes bordeaux, murs blancs, quinqua bedonnants... Tout sauf tendance, mais ô combien génial. Parfois, ça fait du bien d'envoyer valser les ampoules suspendues, les assiettes chiches, et de revenir aux fondamentaux. Un rêve de bistrot, qui doit beaucoup au chef, Christophe Philippe. Lequel n'a pas son pareil pour vous mijoter pendant trente (!) heures une tendrissime joue de veau, mœlleuse à souhait (même pas besoin de couteau : elle se découpe à la fourchette). Ou une langue de veau sublime, très finement tranchée, flanquée de sa mayo maison (12 €).  L'Amarante, cest notre petit rituel, notre chasse-grisaille : on réserve par sms/texto sur le portable de l'ami Christophe. Sinon par voix (les vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi). Le jour J, accueil tout sourire, un ballon de bon pif (rouge Raffut 2015 de Sylvain Bock, 5 € le verre) et c'est tipar pour le bien-nommé "menu du travailleur" à 22 boules (12h30-14h30). Ou l'imbattable formule à 19 €, comme ce midi-là, avec en entrée un fat tarama de sole (manquant de sel, dommage), flanqué d'une salade verte ultra-fraîche et parfaitement assaisonnée. La suite crescendo : des tripes ravigotantes aux olives, dinguissimes, reposant sur une copieuse purée maison... Plus de place pour le dessert, et desserrage de ceinture obligatoire en sortant... Mais vingt dieux, qu'est ce que c'est bon !  Chez Time Out, tous les étab

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Musique
  • Salle de concert
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Planqué depuis 2014 sous les impressionnantes arcades de l’avenue Daumesnil, le Pop-Up du Label, (ex-les Combustibles) combine énergiquement musique et cuisine. Pour la première, il y en a pour tous les goûts : la salle de concerts accueille aussi bien des soirées jazz, le mardi, que rock, hip-hop ou électro le reste de la semaine avec des DJ pointus qui font transpirer les corps. Pour le resto, c'est à l'étage qu'il faut se rendre. Des dessins contemporains et des lampes industrielles apportent une touche arty à l'endroit, tout comme les expos régulières. Une facette artistique davantage poussée depuis 2016 avec l'ouverture à deux pas de la galerie du Pop-Up. En cas de petite comme de grande faim, on peut dévorer des plats simples et soignés, mitonnés par le cuisiner du jour. Pour accompagner la nourriture et la musique, le Pop-Up du Label propose aussi une sélection de vins naturels et de bières artisanales.  

  • Musées
  • Art et design
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

C’est ici, à quelques encablures de la place de la Bastille, que les affamés d’art contemporain échouent pour se ravitailler en expositions temporaires de qualité. Fondée par le collectionneur Antoine de Galbert, la Maison Rouge organise certains des meilleurs événements artistiques de Paris, voguant souvent au large des sentiers battus. Ni galerie, ni vraiment musée, on se sent comme chez soi dans cette ancienne imprimerie dotée d’une cour intérieure et d’un café tenu par Rose Bakery, adresse bio à l’anglaise, idéale pour un afternoon tea consolidé de cakes potelés. Les habitués s’y retrouvent après avoir sillonné l’exposition du moment, qui met souvent art contemporain, artisanat, oeuvres classiques et documents historiques sur un pied d'égalité : les collections éclectiques de Thomas Olbricht et David Walsh, les arts sous l'emprise de la drogue ('Sous influences') ou les avant-gardes déjantées de Winnipeg, ville la plus froide au monde, y ont déjà eu droit de cité. Quand on vous dit que la Maison sert de bons bols d’art frais.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Picpus
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les mordus de Sicile Plat culte ? Le gâteau de grand-mère dont l’ingrédient principal est… la courgette.C’est dans une salle tout en longueur, perdue à deux pas du marché d'Aligre, que se cache l’une des tables italiennes les plus savoureuses de Paris. Italienne ? Disons plutôt sicilienne. Car si les amis d’Ignazio Messina traversent tout Paris pour s’attabler dans sa petite trattoria, ils le font avant tout pour déguster les spécialités familiales de ce chef natif de Cefalù, près de Palerme. Lancée en 2001, l'adresse-mère du clan Messina (Non Solo Cucina, Non Solo Pizza, Les Amis des Messina Sentier..) évite les écueils du pittoresque. Pierres grattées, tables contemporaines, chaises design, long bar donnant sur la cuisine ouverte et agréable petite salle à l’étage, quelques photos de famille... C’est sobre, de bon goût et on mise sur un clair-obscur prévenant en soirée.  Le bateau, vous le prendrez dès l’entrée avec des antipasti authentiques, comme ces sardines farcies aux raisins secs, pignons et menthe (sarde a beccafico, grand classique palermitain) ou ces artichauts au four, délicieusement gratinés avec pecorino, menthe et origan. Côté pasta, c’est l’incontournable plat de rigatoni aux olives, câpres, anchois et piment ou le solide assortiment de pappardelles à la saucisse maison et aux cèpes qui vous feront voyager vers Taormina à chaque bouchée. Cuisson al dente parfaite et assaisonnements aux saveurs franches qu’un verre de nero d’avola souligne agréablem

La Felicità
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Tout le monde et surtout les treiziémistes, pas forcément bien lotis en matière de restos italiensPlat culte ? L’incroyable burger ou la pizza margherita, classique du groupe. Un empire, sept restos en trois ans, d’East Mamma à Ober Mamma en passant par Mamma Primi, Big Love Caffé, Popolare, ou Pink Mamma. Des opus surmarketés qui ne désemplissent pas, montrant le goût d’une époque où l’on ne rechigne pas à faire la queue pour manger une pizza… Le groupe Big Mamma a vraisemblablement changé le monde culinaire parisien. Et ce petit dernier, donc, Felicità, joyeux blockbuster squattant un ex-dépôt de trains (wagons, tonnelles végétalisées) sur 4 500 m2 -plus grand resto d’Europe ! Tout ça au fin fond du 13e, dans la Station F de Xavier Niel, la Mecque des startuppers, une génération qui veut du pratique et du cool, changer le monde et entreprendre. 1 000 m2 de terrasse, plus de 1 000 places assises, huit cuisines, trois bars, une boulangerie, un glacier, et une Caffètteria. Un food court, en somme ! Pastas, pizza, burger, grill, cocktails, c’est le menu rêvé de l’ado en croissance. Et le goût dans tout ça ? Eh bien, pas mal du tout ! Pizza al taglio en règle (8 €) au Panificio, où toutes les salades nous font de l’œil. A la Hamburgheria, bonne pioche pour ce burger Big Mamma Style réunissant dans un bête de bun maison à la cannelle un steak de bœuf, du cheddar, le tout pimpé de bacon grillé et relevé avec une sauce mayo aux herbes  (10 €). Ça bipe de partout pour ind

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Un homme/une femme de goût ! Plat culte ? Ce jour-là, la lotte de ligne, émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés.  Aux antipodes des étoilés froids et consensuels, la déco chinée par l’architecte Marcelo Joulia (qui a aussi pimpé le viandard Unico) vous explose la rétine à peine la porte franchie. Tout est dans le détail : ces céramiques vintage aux formes pleines, ces luminaires éclatants 60-70’s, cette vaisselle sensuelle aux courbes ovoïdes… Rarement une déco d’intérieur aura été aussi assortie à un lieu et une cuisine. Aucune vulgarité ni facilité, ça enrobe et caresse en toute harmonie, à l’image de la cuisine à quatre mains de la Japonaise Chiho Kanzaki et de l'Argentin Marcelo di Giacomo. Deux pointures, anciens du triple étoilé Mirazur à Menton, également passés par La Ferme Saint-Simon dans le 7e arrondissement. Le menu dégustation ? A l’origine à 64 € (époque bénie), il est passé à 85 € depuis notre dernier passage mais avec toujours la même générosité : une mise en bouche, deux entrées, deux plats et deux desserts ! A retenir cette fois-là ? Une réjouissante lotte de ligne faisant la planche dans une émulsion de coquillages, délicatement parfumée à l’aneth et aux shiitakés… Ou un délicat ceviche de Saint-Jacques au chou-fleur et pomme granny smith crus, sorte de perce-neige culinaire qui annonce déjà le printemps… C’est d’une justesse ! Le meilleur pour la fin : les desserts, peu sucrés, explosant en goût, en créativité,

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Vietnamien
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un cabas plein /ventre vide, de retour du marché d'AligrePlat culte ? Les nems généreux et bien poivrés, ou le bo bun à partir de 9 €.  Poussez la porte de cette gargote vietnamienne ascendant bobo (normal, à 100 m du marché d’Aligre...) et prenez place au comptoir pour profiter de la lumière naturelle et ne rien louper du bal des casseroles. Là, commandez une Hanoi Beer. Le spectacle commence. Thi Thanh Huyen Vu, la chef, et ses commis produisent une délicieuse musique. Les lamelles de bœuf sauté aux oignons dansent dans le wok. Juste à côté, des nems version XL peaufinent leur bronzage dans un bain d’huile crépitante. On nous sert le bobun. Comme attendu, la viande est délicieuse, fondante et rosée. Les nems écrasent sans souci la concurrence avec leur farce au poulet et à la crevette, un mix qui rappelle à s’y méprendre le goût du porc haché, et le poivre à vous soigner illico un bon rhume. Dommage que la portion de crudités et d’herbes fraîches soit un peu chiche… Dans cette annexe du voisin Do & Coco, pas d’entracte, on attaque les boulettes de poulet aux feuilles de combawa, un petit agrume qui ressemble à un citron vert. On trempe notre boulette dans une sauce aux kumquats. C’est frais, puissant, on entend notre bidon chanter : « C’est d'la bombe baby ! » Clou du spectacle, des perles de tapioca au lait de coco avec mangue fraîche, banane et sésame torréfié. Avec Do et Riz, même plus besoin de traverser le globe pour un petit shot d’Asie.  Chez Time Out, to

Musées & Galeries à Butte aux Cailles / Bercy

  • Musées
  • Spécialisés
  • Bercy
  • prix 2 sur 4

Cette magnifique collection d’attractions de fête foraine datant du début du XXe siècle est présentée dans un ancien entrepôt à vins de l’ère Eiffel. Des trois halls, le Salon de la Musique se démarque avec la sculpture de Jacques Rémus qui carillonne et s’illumine en même temps qu’un orgue Mortier de 1934 et un piano à queue moderne jouent 'Le Crime de l’Orient-Express'. Dans le Salon de Venise vous tournerez en rond en voguant sur une des gondoles du carrousel tandis que, dans le Salon des Arts forains, vous pourrez jouer à « la Course des garçons de café ». Dans ce jeu, le but est de lancer des balles pour faire courir des serveurs moustachus. A découvrir aussi : une belle garde-robe de costumes et d'accessoires de music-hall, récemment débarquée dans les collections du musée.

Palais de la Porte Dorée Aquarium Tropical
  • Musées
  • Bel-Air
  • prix 2 sur 4

Ce petit aquarium tropical est moins impressionnant que l’autre aquarium intra-muros, Cinéaqua, à l’ouest de la ville, mais n’en est pas moins attachant et une visite passionnante pour petits et grands. Construit pour l’Exposition coloniale de 1931, l’architecture art déco du lieu donne un cadre original pour présenter les collections aquatiques. Ce musée a permit aux meilleurs représentants de l’art déco de s’exprimer, tels les créateurs de mobilier Ruhlmann et Printz. L’aquarium se trouve dans le sous-sol de la bâtisse. Parmi ses locataires les plus célèbres, des crocodiles dont les ancêtres ont été ramenés de Dakar en 1948. Mais aussi des seiches, des requins et des espèces phosphorescentes provenant d’eaux profondes. La rénovation technique entreprise depuis 1985 a permis l’acquisition d’animaux ayant des exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau. Le Palais de la Porte Dorée accueille également le Musée national de l'histoire de l'Immigration.

Publicité
  • Musées
  • Art et design
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

C’est ici, à quelques encablures de la place de la Bastille, que les affamés d’art contemporain échouent pour se ravitailler en expositions temporaires de qualité. Fondée par le collectionneur Antoine de Galbert, la Maison Rouge organise certains des meilleurs événements artistiques de Paris, voguant souvent au large des sentiers battus. Ni galerie, ni vraiment musée, on se sent comme chez soi dans cette ancienne imprimerie dotée d’une cour intérieure et d’un café tenu par Rose Bakery, adresse bio à l’anglaise, idéale pour un afternoon tea consolidé de cakes potelés. Les habitués s’y retrouvent après avoir sillonné l’exposition du moment, qui met souvent art contemporain, artisanat, oeuvres classiques et documents historiques sur un pied d'égalité : les collections éclectiques de Thomas Olbricht et David Walsh, les arts sous l'emprise de la drogue ('Sous influences') ou les avant-gardes déjantées de Winnipeg, ville la plus froide au monde, y ont déjà eu droit de cité. Quand on vous dit que la Maison sert de bons bols d’art frais.

Les Docks - Cité de la Mode et du Design
  • Art
  • Austerlitz

La chenille vert pomme qui roupille depuis 2005 le long de la Seine, entre la gare d'Austerlitz et la BnF, a enfin ouvert ses portes au public en 2012. Installés dans les anciennes friches industrielles des Magasins généraux, réaménagées par les architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane, les très futuristes Docks en Seine auront tardé à s’éveiller et se transformer en lieu de divertissement et de culture. Mais c’est désormais chose faite. Boutiques éphémères, bar/night-club au rez-de-chaussée (le Wanderlust, ouvert en 2012 par l’équipe du Silencio), restaurant (le Moon Roof) et bar/night-club (le Nüba, inauguré en 2013 par la clique du Baron) flambant neufs sur les toits, projections à ciel ouvert, expositions à la Cité de la mode et du design, et on en passe : derrière leur imposante façade de verre et de métal, les Docks commencent enfin à grouiller de vie. • En savoir plus sur les bars, clubs, restos et événements des Docks :Dossier Docks en Seine - Cité de la mode et du design

Publicité
  • Musées
  • Histoire
  • Bel-Air
  • prix 1 sur 4

Construit en 1931 à l’occasion de l’Exposition coloniale internationale, l’imposant palais de la Porte Dorée, érigé dans le plus pur style arts & crafts des années 1930, a été tour à tour musée des Colonies, musée de la France d’Outre-mer, musée des Arts africains et océaniens puis musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie. Ironie du sort, ce temple initialement édifié à la gloire de la colonisation et de l’Empire devient en 2007 la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, avant de se voir renommé Musée national de l'histoire de l'Immigration.  Prudent mais pertinent, le musée se révéle éloigné du fameux débat sur « l’identité nationale » puisque son objectif principal est de rendre hommage aux peuples étrangers venus s’installer en France. Mais aussi et surtout, sensibiliser le public aux luttes et aux douleurs qui ont marqué l’histoire de cette immigration massive.Pédagogique, l'exposition permanente 'Repères' - dont le parcours a été repensé en 2014 - présente deux siècles d’histoire de l’immigration. Peuplée de témoignages, documents d’archives, photographies et œuvres d’art, cette galerie retrace les temps forts de l’Histoire de France depuis le 19e siècle. Ou comment mettre l’accent avec humanité et intelligence sur le vécu des immigrés, évoquer la manière dont la nostalgie du pays natal se mêle au rapport ambigu à la terre d’adoption, et interroger le processus d’une intégration sociale facilitée par le sport, la culture, le travail ou l’apprentissage de la

  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Quartier de la Gare

Un espace expérimental et éclectique dans la fameuse rue Louise Weiss. Deux galeristes audacieux, Florence Bonnefous et Edouard Merino, issus de l’école du Magasin de Grenoble. Des artistes contemporains un brin subversifs dont Liam Gillick, Carsten Höller, Sarah Morris, Bruno Serralongue et Philippe Parreno. Si l’on ajoute à l’équation ce nom – tiré d’une œuvre de Marcel Duchamp qui renferme soi-disant quelques vapeurs de pots d’échappement made in la capitale –, on obtient Air de Paris. Cette galerie hyperactive, où se mêlent une programmation monographique et des expositions collectives intelligentes, est une institution incontournable de (ce qui reste de) la vie artistique du quartier. Très portée vers l’international, Air de Paris participe chaque année à de nombreuses foires à l’étranger, de Turin à New York et de Londres à Bruxelles.

Publicité
  • Musées
  • 13e arrondissement

Le Mobilier national présente des expositions temporaires de meubles et de tapisseries qui, dans l'ensemble, mettent à l'honneur les trésors historiques de la Manufacture des Gobelins. L'institution du 13e arrondissement n'hésite pas non plus à inviter des artistes contemporains (en dernier lieu, Pierre et Gilles) à dialoguer avec ses collections.

  • Art
  • Quartier de la Gare
  • prix 0 sur 4

Après avoir été aux manettes d’un espace public à Lyon, Laurent Godin se fait rapidement une place sur la scène parisienne avec sa petite galerie, inaugurée en 2005. Au programme : un mélange aussi trans-générationnel d’artistes contemporains, français et internationaux. À deux pas du Centre Pompidou, Wang Du, l’expert du papier froissé, croise Haim Steinbach, roi du néo-pop new-yorkais et Vincent Olinet, dont les installations étranges sont souvent imbibées d’eau et d’interrogations historiques. Godin, qui ne rate pas une édition de la FIAC ou de Paris Photo, propose aussi des multiples (œuvres originales existant en plusieurs tirages) à ses clients, dans l'idée de promouvoir l’accessibilité de l’art contemporain.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Centres d'art et instituts
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

A l’image d’une laverie automatique – ceux qui n’ont pas de machine à laver le linge chez eux le savent bien –, le Lavo//Matik est un lieu de rencontre où flottent un parfum de légèreté, de fraîcheur et une tranquille moiteur. Mais la comparaison s’arrête là car le Lavo//Matik se révèle bien plus chaleureux ! Ici, les murs blancs – qui ne le sont d’ailleurs plus vraiment – sont recouverts d’œuvres originales signées Jef Aerosol, Rea One ou Jérôme Mesnager, en fonction des expositions temporaires dont les vernissages se déroulent toujours autour d’une petite mousse. Quant au doux vrombissement des tambours il a, lui, été remplacé par l’énergie étourdissante d’une batterie punk ou d’une basse aux accents reggae. Lâchez l'hybride ! Dans ce lieu atypique, fondé en 2014 par le musicien-écrivain-graffeur Benoît Maître (alias Ben Spizz), on jongle avec l’art urbain coloré autant qu’avec le rock’n’roll trash. Presque seul au milieu du grand boulevard du Général Jean-Simon, aux portes du 13e, le Lavo étend son univers jusqu’aux murs mitoyens où bon nombre d’artistes viennent y apposer leur patte picturale. On peut y buller, se laisser embarquer et dériver sans crainte de se perdre dans ce bouillon de cultures. Car il y aura toujours quelqu’un pour vous ramener sur la berge en vous proposant une chaise, histoire de feuilleter une monographie de C215 à l’aise. Ou juste pour vous conseiller un vinyle introuvable de petits labels indépendants à 6 €, un CD de Magnetix ou une anthologie des

Les Frigos
  • Art
  • Résidences d'artistes
  • Quartier de la Gare

L'imposante allure des Frigos a de quoi glacer le sang. Cela a d'ailleurs été sa nature première de 1921 à la fin des années 1960, quand cette étrange bâtisse était encore le centre frigorifique pour les denrées alimentaires transitant vers le marché des Halles. Cet immense bloc de béton a maintes fois changé de forme, passant du statut de gare fluviale à celui de centre ferroviaire avant de devenir la résidence d'artistes qui accueille aujourd'hui plus de 200 créateurs en tous genres. En résulte une allure de Frankenstein culturel qui reste l'une des dernières traces d'un Paris en plein boom dans ce quartier des quais, qui a intégralement fait peau neuve. Dans ce lieu fonctionnant par cooptation, on trouve un restaurant, une galerie d'art contemporain et de nombreux artistes profitant de l'effervescence du bâtiment que l'on ne peut visiter que lors des journées portes ouvertes. Il faudra donc prendre votre mal en patience et ne pas avoir froid aux yeux pour ouvrir la porte des Frigos.

Bars & Clubs à Butte aux Cailles / Bercy

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent découvrir la Caverne d’Ali Baba des jeux de sociétéBoire quoi ? Une bolée de cidre accompagnée d’un hot-dog salvateur Tout à côté d’un complexe Warhammer et pas si loin de Troll2Jeux, voilà La Revanche, bistrot ludique qui fait sa place -la communauté des joueurs est difficile mais ne se trompe jamais. Ici pas de boutique, l’espace est dédié à sa gigantesque ludothèque. Il vous faudra parfois même utiliser une échelle : ambiance de bibliothèque merveilleuse. La disposition des boîtes y est parfaite, tout est proprement rangé et prêt aux regards (cette fabuleuse luminosité qui rend le lieu et vos parties si appréciables). Comme chez son cousin Le Nid (avec lequel il partage sa carte de fidélité), l’accès aux jeux est de 3 € par personne, avec une boisson à commander à l’arrivée et à renouveler toutes les deux heures. Menu simple mais pratique-efficace : planches pas chères, cidre et hot-dog salvateurs. Fermé le lundi mais ouvert jusqu’à une heure du matin pour celles et ceux qui préfèrent Dixit avant de dormir plutôt que l’ASMR. Qu’il est rare de voir un tel ratio de nouveauté dans une collection, et c’est louable, voir essentiel. Les tables ? A la taille parfaite, bien espacées dans un décor clean indus' haut de plafond, rendant vos longues sessions bien agréables. Le confort plus que la rentabilité (n’ayez pas peur de venir à huit pour autant). Et la connaissance, l’amour que partage le gérant-fondateur Patrice Leser, qui prend toujours le temps d

Le 138
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Le « 138 » (rue du Faubourg Saint-Antoine) est un bar discret à quelques pas de Bastille, et un bon plan pour prendre un dernier verre après 2h sans devoir crier dans l’oreille de son voisin pour discuter, comme dans ces clubs à la musique trop forte. Le 138 est un vaste bar confortable à la lumière tamisée, au fond musical rock bien choisi et à la déco shabby chic faussement négligée. Quelques meubles vaguement baroques, des canapés en cuir capitonné dépareillés invitent à s’affaler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. A l’entrée, un grand comptoir s’ouvre sur une salle tout en longueur, aux baies vitrées lumineuses en journée. Deux autres petites pièces en enfilade avec d’autres canapés mènent à un escalier puis à la cave où vous pouvez faire un dernier tour de piste de danse. En plus, le personnel est sympa et les cuisines sont ouvertes à toute heure pour préparer quelques plats simples (croque-monsieur, salade, tartines). Une carte de cocktails et de vins honnête et quelques bières en bouteilles changeront les blasés du demi-pression, les prix restent raisonnables même s'ils sont majorés la nuit. Happy hour jusqu'à 21h. Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.

Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4

Ce petit bar de la Butte aux Cailles est le plus animé et le plus populaire du coin. C’est aussi l’un des moins chers, où l’on vient s’envoyer au fond du gosier une mousse ou l’un ou l’une des vingt rhums et vodkas arrangés maison, accoudé au zinc. Après quelques verres, on refait facilement le monde avec son voisin, encore inconnu il y a quelques minutes. L’ambiance est franchouillarde et chaleureuse, la musique un mélange de chansons françaises et étrangères pas toutes récentes. Les serveurs sont au top de la gentillesse, les consommations abordables. L’endroit est bondé le week-end, la foule déborde largement sur le trottoir. Les filles, sachez toutefois qu’aller aux toilettes est un véritable parcours du combattant dans cet établissement.

Le Baron Rouge
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Le Baron Rouge est un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de bonne chère qui viennent faire leurs courses sur le marché d’Aligre, à l’heure ou les stands plient boutique et où les estomacs crient famine. On vient ici satisfaire son palais avec des bons crus du terroir, dans une ambiance franchouillarde, sans devoir étaler ses connaissances en œnologie. Le dimanche on peut même y déguster des huîtres avec un bon Sancerre, ou un bon rouge charpenté avec une assiette de charcuterie.Dans cet antre minuscule à la gloire de Bacchus, les murs sont tapissés de bouteilles et de tonneaux empilés du sol au plafond. A l’heure de l’apéro, si vous arrivez un peu tard, n’espérez pas poser un demi-coude sur le zinc, vous resterez probablement sur le trottoir comme la plupart des clients. Les initiés du quartier portent ici leurs bouteilles vides pour acheter du vin en vrac puisé à la barrique. Les autres peuvent choisir de bons crus dans une sélection à emporter.

Publicité
L'Oya
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Oyez ! L’Oya est un bar atypique dans un quartier qui n’en compte pas tant que ça, le 13e arrondissement au niveau du métro Gobelins. Moins bar que café récréatif, on s’y rend plus volontiers à l’heure du goûter pour tester l’un des 500 jeux de société que contient l’endroit. Venus du monde entier, chinés par les propriétaires eux-mêmes en vrais passionnés, ces jeux couvrent un si large éventail (sport, stratégie, réflexion, hasard, adresse, mémoire, culture) que tout le monde y trouve son compte. Pour 5 euros, vous pourrez boire un verre et jouer à celui de votre choix sans limites, il faudra ajouter 3 euros pour chaque nouveau jeu. Les patrons du café, eux, se feront une joie de vous expliquer les règles, ce qui, avouons-le, permet d’économiser du temps et des querelles infinies à propos de l’alinéa 3 de l’article numéro 4. Précisons pour finir que les jeux sont également disponibles à la vente, pour des prix qui varient du modique au très cher quand il s’agit d’une belle et imposante rareté. Une adresse à connaître, en somme.

China
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • prix 3 sur 4

Le China est un bar-restaurant café-concert asiatique chic qui emprunte son décor exotique à un club colonial du Shanghai des années 1930. Canapés Chesterfield en cuir capitonné, murs rouges, boiseries sombres, dallage en damier noir et blanc, cette pénombre chaleureuse est lounge comme un salon de gentlemen anglais. Derrière un superbe et vaste comptoir chromé, des serveurs polis et discrets préparent des cocktails subtils, comme l’Hemingway (savante alchimie entre rhum brun cubain, Cointreau, citron vert et pamplemousse). La carte des vins est aussi très vaste, pour ceux qui préfèrent un verre de bon cru. Si vous n’avez pas peur de faire chauffer votre carte bleue, passez à table pour goûter une cuisine asiatique fusion, comme le tendre médaillon de poulet finement aromatisé au schitakés et citron thaï. Envie d’un digestif ? Montez à l’étage boire un bon cognac dans le fumoir à cigares, décoré d'une cheminée et d'une bibliothèque de vieux livres. Vous y trouverez un "vrai fumoir" à l'extéireur, dans un jardin d’hiver agrémenté de bambous. Au sous-sol, deux concerts gratuits sont programmés par soir, plutôt jazz, soul, pop et musique du monde (la programmation est disponible sur leur site). Le lieu étant réputé pour sa bonne programmation, les confortables canapés en cuir sont vite pris. Un conseil : arrivez tôt ou réservez une table si vous ne voulez pas finir debout.   Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste co

Publicité
Le Calbar
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent se rincer la glotte… et l’œil ! Mais aussi qui cherchent un bon bar à cocktails, tout sauf prout.Boire quoi ? Un Spicy Market (12 €), agrumé-fumé sec à belle amertume, à base de mezcal Vida, marmelade de yuzu, gingembre, jus de citron frais et épices Cajun A deux pas de Passerini, on tombe la cravate (mais pas le caleçon !). Coup de cœur pour ce bar façon loft new-yorkais à briques rouges et canap' Chestefield au fond, comme sorti de la série Friends. Derrière le comptoir, un staff survolté balance vanne sur vanne, reggae, hip hop et zouk... Tout ça en calbar ! Cette idée farfelue a germé dans la tête de Christophe et Thierry après une soirée bien arrosée, alors que les deux jeunes proprios n’étaient que collègues dans l’hôtellerie de luxe. "On recherchait avant tout un concept ludique et drôle. On voulait aussi monter un bar à cocktails qui mêle l'ambiance anglo-saxonne des bars époque Prohibition, tout en restant chic" assure Thierry, tout sourire, en caleçon (sous le tablier), bretelles et nœud pap’. L'autre particularité du rade ? Les verres, tous plus improbables les uns que les autres, changeant en fonction des cocktails : Tikki, cygne, et même... paquet cadeau ! Ok c'est fun, mais est-ce bon ? Eh ben OUAIS ! A l'instar de ce Smokey Old Fash' (12 €) décoré d'un zeste d'orange ciselé, mixant Rye whisky Bulleit, sirop de bière fumée, Angostura bitter et bitter à l'orange. Sec, rond et fumé comme on aime. On enchaîne sur notre lancée avec un épa

  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 2 sur 4

Le Sputnik est un bar hybride entre cyber-café et pub anglais, qui attire les étudiants de la Cité internationale non loin, les touristes anglo-saxons de passage et les geeks du quartier. Sur un fond musical rock, on boit des pintes de Guinness et même de Delirium Tremens à la pression, en grignotant du pop-corn avec ses copains devant des écrans géants les jours de match de foot et de rugby. La grande salle est meublée de tables rondes conviviales et décorée d’expos photos temporaires. La salle du fond est consacrée à l’occupation favorite du geek, les jeux en réseau. La grande terrasse est en revanche très « Butte aux Cailles », dans cette rue presque bucolique de Paris. Wifi gratuit.

Publicité
Wanderlust
  • 4 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • Austerlitz
  • prix 3 sur 4

La Cité de la mode et du design située sur le quai d'Austerlitz compte un club qui fait parler de lui : le Wanderlust. Ne vous fiez pas à son nom qui ressemble vaguement à celui d’une saucisse allemande (en réalité « wanderlust » veut dire « envie de voyager » en anglais), cette boîte est assez classieuse. Etalée sur 1600 m2, elle compte une gigantesque terrasse en bois qui surplombe la scène, idéale pour profiter des couchers de soleil un cocktail à la main. Ne vous attendez cependant pas à trouver une terrasse sur les toits du bâtiment (cette dernière est réservée au Baron qui y ouvrira un club prochainement), elle est à ras du sol, au niveau du boulevard qui longe les quais. L’ambiance techno minimale et house menée par des DJs à l’extérieur se prolonge à l’intérieur, où la qualité du sound-system est vraiment excellente. La nuit, on peut observer les fessiers colorés se balancer en rythme à travers les grandes baies vitrées du club qui donnent directement sur le trottoir, c’est plutôt amusant. Décrété « the place to be » par les fashionistas, le Wanderlust brasse une clientèle un peu snob, mais aussi des Parisiens attirés par sa programmation de qualité et son entrée toujours gratuite. Un concept louable que l'on doit à l’équipe de Savoir Faire (également derrière le Social Club et le Silencio), puisqu’ici on peut profiter d’un set ou d’un live de la crème de la french touch 2.0 (I:Cube, Etienne de Crecy, Para One, Gilb’r ou Busy P…) sans payer. En pratique, la queue est

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4

La Folie en Tête est un bar agréablement situé sur une petite placette sur les hauteurs de la Butte aux Cailles, branché musique du monde. On a envie d'essayer tous les instruments de musique accrochés aux murs, amassés aux quatre coins du globe avant d'être exposés ici. Son ambiance décontractée, ses verres pas chers, sa musique world, rock et jazz agréable et la gentillesse des serveurs attirent des habitués du quartier à toute heure. L’après-midi on s’y sent comme chez soi, tant l'endroit est paisible pour feuiller son journal. Le soir le volume monte à l'heure de la longue happy hour (17h-20h), on en profite pour boire des pintes au prix du demi, goûter le ti-punch maison ou la caïpi-fresh (caïpiroska aux fruits frais : kiwi, fraise ou framboise) à 5 euros. On peut quelquefois assister à des concerts mais ce bar est assez petit. Concert ou pas, on a vite chaud et le soir, trouver une place assise relève du miracle.

Shopping à Butte aux Cailles / Bercy

Marché d'Aligre
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Quelque part entre le faubourg Saint-Antoine et la gare de Lyon, le marché d'Aligre, l'un des plus anciens de Paris, respire encore l'atmosphère joyeuse des marchés populaires. Un temps appelée « le second ventre de Paris », en concurrence aux Halles, la place fut pourtant le théâtre sanglant des barricades de 1789, puis de celles non moins violentes de la Commune de Paris. « Chaque pierre a sa légende dans cet estuaire de la révolution » écrit Prosper-Olivier Lissagaray dans 'L’Histoire de 
la Commune de 1871'. Dès ses débuts, la friperie et la brocante s’implanteront au côté des autres forains et corps de métier. Devenu marché populaire et bienveillant au fil des siècles, il continue d'en perpétuer les valeurs. On peut y faire ses courses dans une ambiance pittoresque et à moindre coût. Le matin, la place et la rue d’Aligre s’animent au fur et à mesure que les marchands s’étalent. Sur le trottoir, auprès des fleuristes, chantant à qui mieux mieux leurs bonnes affaires, primeurs et maraîchers, bio pour certains, occupent le haut du pavé. Il y a ici de quoi remplir un panier digne de ce nom : au kilo, les légumes de saison oscillent entre 50 centimes et 2,50 euros, les fruits entre 1 et 3. Dans la halle Beauveau adjacente, poissonniers, bouchers et épiciers restent ouverts toute la journée mais affichent des tarifs un peu plus élevés. Le terre-plein central, lui, reste l’emplacement traditionnel des brocanteurs. Bibelots, peintures, artisanat, livres et divers outils anciens

La Boutique sans argent
  • Shopping
  • Picpus

Au moins ça a le mérite d'être clair. En effet d'argent il n'est point question ici, ni même de troc. Ouverte depuis juin 2015, la boutique sans argent propose un ensemble d'objets (vêtements, chaussures, livres, vaisselle, DVD, magazines, linges, etc.) pour la modique somme de... rien. Nada. Peanuts. Zéro. Voilà. Bref, vous avez saisi. Son stock vit de dons d'objets en tout genre qui sont mis en non-vente au 181 avenue Daumesnil. Le lieu est accueillant et vous permet de commander un thé ou un café sur place pour un prix libre. Le principe est simple, on vous demande juste de ne prendre que des objets dont vous pensez avoir sincèrement besoin, et de donner ceux qui ne vous servent plus à rien. Alors bien sûr, on évite franchement de faire don de ses chaussettes trouées ou de calendriers périmés depuis quatre ans, mais si vous cherchez bien dans vos armoires il y a certainement deux, trois voire dix ou quinze fringues qu'on ne vous verra plus porter. Donc préparez votre balluchon et filez à la boutique sans argent remplir les rayons et donner une seconde vie à vos objets délaissés. Il ne faut pas hésiter à y aller régulièrement car comme on peut l'imaginer, le stock change chaque jour en fonction des dons (pour ou par la boutique). Pour l'instant, l'espace, assez restreint, reste expérimental car c'est la première fois que ce concept s'installe dans une ville aussi grande que Paris. Il n'est donc pas encore possible d'exposer de grands objets comme des meubles par exemple, ma

Publicité
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Imaginez un microsystème où la bière aurait pris le pouvoir. Bienvenue à la Biérocratie ! Oui, ce lieu existe vraiment et il est situé dans le 13e arrondissement, à deux enjambées de la Butte-aux-Cailles. Aux manettes de cette joyeuse petite boutique ? Pierre et Jaclyn, qui se sont donné pour mission de sublimer la binouze, castée aux quatre coins du globe. 100 % artisanale, leurs bouteilles proviennent tout aussi bien de grandes maisons que de microbrasseries. Si vous poussez la porte de cette cave indépendante en espérant repartir avec une Leffe ou une Chimay sous le bras pour l’apéro du vendredi, vous êtes à côté de la plaque. Ici, le maître mot, c’est qualité. L’occasion d’épater la galerie avec des saveurs inédites : vous laisserez-vous tenter par la Chocolaterie, bière au chocolat des Brasseurs du Grand Paris ? Par la Dark Humor Club Coconut de la Sori Brewing, aux arômes de noix de coco ? Mieux, si l’envie vous en prend, vous pourrez vous procurer un kit de brassage maison, en mode DIY, histoire de montrer à votre bande de potes qui est vraiment le patron (ou la patronne). Et pour aller plus loin dans la culture bière, Biérocratie propose des ateliers pairing binouzes/fromages. A bon entendeur…

Motori Italiani
  • Shopping
  • Dépôt-vente
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Motori Italiani est un repère pour les amoureux des Vespas, ces « guêpes » italiennes qui n’en finissent pas de vrombir depuis 1946 ! Symboles de liberté et d’amusement, elles offrent à leur conducteur le style et l’impertinence de l’Italie. Dans cette boutique atelier-garage, on répare et on bichonne tous les modèles. Et dans le showroom juste en face, il y en a pour tous les goûts : des scooters neufs (à environ 2 500 €) à ceux d’occasion tout droit sortis des années 1960 et 1970 (entre 1 500 € et 4 500 €). Un peu cher la pétarade ? Mauvaises langues ! Une fois le moteur en marche, il ne manque plus qu'un air de swing ou de rockabilly en fond sonore pour réincarner Audrey Hepburn et Gregory Peck dans 'Roman Holiday'... Ca en vaut bien la peine, non ? Ici, quatre mécaniciens spécialisés travaillent (en franco-italien bien sûr !) 6 jours sur 7 dont Cino, qui a créé Motori Italiani il y a une dizaine d’années, et Alex qui se perfectionne depuis 2006 (c'est-à-dire depuis ses premiers crissements de lycéen en Vespa) dans la réparation de ces engins mythique. En cas de panne, ils n'auront aucun mal à trouver les pièces détachées nécessaires, que votre bécane soit sophistiquée et parée d'électronique ou qu'elle ait été fabriquée il y a 50 ans. Bref, le succès des belles italiennes n’est pas prêt de se démentir et la production milanaise bat son plein !

Publicité
La Cuve à son
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Vous pensiez tout savoir sur les disquaires ? Christophe Lepreux vous prouve le contraire. En pénétrant dans sa Cuve à son, vous pouvez vous procurer un vinyle tout en repartant avec une bouteille de vin sous le coude. Original, non ? Et pourtant, quand on connaît le C.V. du bonhomme, tout ça semble plutôt logique. Un temps commercial pour la maison de disques Nocturne et vendeur à la Fnac au rayon variet, ce grand gaillard a bossé son palais avec des cavistes de renom, dont Michel Moulherat, l’ancien sommelier du Crillon. Mais à 45 ans, ce jeune vieux papa en « avait marre de travailler pour les autres ». Et s’est dit : « Bon, allez, je me lance. » Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a bien fait. Dans la boutique, la musique d’un compositeur sud-africain résonne, on fait semblant de reconnaître en remuant la tête tout en étudiant les lieux. Sur les murs, l’artiste Avataar s’est chargé de la déco en caricaturant des pochettes mythiques, de Dr Dre à Nirvana. C’est drôle. « Je voulais faire bon enfant. Ma boutique est pour les 7 à 77 ans. » Sur des étagères ici et là, des vins bio voire natures allant de 14 à 44 € (le magnum). On a envie d’y goûter mais on se dit qu’à 11h, c’est peut-être un peu tôt. Mais bien entendu, « le nerf de la guerre, c’est la musique ». Du neuf ou de l’occas, du vieux et du récent, dans tous les genres ou presque : jazz, rap, rock indé, punk, psyché, country ou musique africaine. Bref, ça va de la B.O. du film ‘Lego’ au premier disque de Radiohe

  • Shopping
  • Epiceries fines
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

Rue d’Ivry dans le 13e arrondissement, ça n’est pas les marchés ni les épiceries qui manquent. Mais malgré la multitude de boutiques, la star des stars c’est bien Tang Frères : ce vaste supermarché situé au numéro 48 est tout simplement le temple de la cuisine asiatique. Bien connue des habitants du quartier et des férus du genre, cette adresse reste LA référence en termes de produits directement importés de Chine, du Japon, de Corée, Taïwan et Singapour. Tourbillon culinaire Têtes de seiche congelées, poulpe précuit, pak choi (chou chinois), shitake déshydratés, tofu frit, glaces au soja, porc fermenté, épices et pastèques vertes sans pépins… chez Tang Frères, on trouve absolument tout ce qui fait la richesse de la culture culinaire asiatique. Passer les portes de ce gigantesque magasin pourra être vécu de deux façons : pour les habitués, une virée dans les rayons, entre mochis, kilos de riz et thé vert à gogo, sera tout aussi banale qu’une descente au bureau de poste du coin.  Pour les néophytes en revanche, il s’agira d’un plongeon tourbillonnant dans un univers parallèle. Difficile en effet de ne pas perdre la tête à analyser soigneusement chaque étagère, décrypter chaque étiquette et chaque produit inconnu pour tenter d’en déceler l’utilité et le goût. Un monde entier qui s’ouvre, de nouvelles saveurs qui se dessinent : grâce à Tang Frères, le voyage commence d’abord là, au milieu des étalages, avant de se poursuivre dans l’assiette. Et de la jolie vaisselle...  Et pour

Publicité
Pastificio Passerini
  • 4 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • 12e arrondissement

Quelle vibe ? Collée au resto du grand Gio, cette annexe ultra-épurée est un concentré d'Italie. On vient surtout pour les pâtes : fraîches et artisanales, à emporter crues ou cuisinées. Passez commande par téléphone pour limiter votre attente en boutique.Que choper ? Des raviolis à la queue de bœuf, à la ricotta et noisettes... Les lasagnes façon grand-mère... Mais aussi une coppa à pleurer, des fromages affinés, et des huiles d'olives rares des Pouilles (dont cette démentielle huile fumée au bois de hêtre !) 

Ma ressourcerie
  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4

C’est à quelques encablures de l’antre de l’obsolescence programmée que Ma Ressourcerie s’active à redorer le blason des objets que l’on dit à jeter. La petite boutique lumineuse est un antidote aux vide-greniers poussiéreux. Elle propose un espace seconde main et un espace créateurs. Le premier met en avant des vinyles à 3 €, des CD à 2 €, et des vêtements soigneusement sélectionnés : robes à partir de 4 €, sacs entre 3 et 15 €, pantalons et chemises à 7 €, veste en cuir à 20 €. Dans la partie « mieux que neuf » des créateurs, vous trouverez des objets transformés par des artistes-artisans : petit mobilier en carton, chaises en ceintures, bijoux en chambre à air, ainsi qu’un échantillon de vêtements vintage de marques (y compris pour enfants) et un rayon mercerie.Dans le mini espace atelier, vous pourrez assister au travail de création in vivo, en ce moment avec l’éco-créatrice des Dégonflés, pas dégonflée pour un sou. A noter que les créateurs et leurs œuvres sont mis en avant sur le site Internet de l’association, qui propose par ailleurs des cours de couture et de fabrication de mobilier en carton.

Publicité
Les Caves de Reuilly
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Picpus

Perdus du côté de la fontaine aux lions de la place Félix Eboué (Daumesnil), assoiffés que nous étions, mon ami et moi, de voir toute cette eau couler, nous nous sommes posés sur la terrasse ensoleillée des Caves de Reuilly... Et grand bien nous en a pris.Chez ce petit caviste, on trouve beaucoup de très bons vins naturels, mais aussi des bières artisanales ainsi qu'une large sélection de whiskys et de rhums. Si la déco intérieure, avec ses rayonnages de vins et ses murs en bois clair, n'a rien de surprenant pour un dealer de raisin fermenté, la terrasse, elle, étonne : aérée, elle permet de discuter en toute intimité.  Le jeune patron, sympathique et souriant, nous voyant proches de l'inanition, nous apporte de succulentes rillettes de canard maison (7 €) accompagnées de deux bonnes bières : une IPA brassée aux kumquats, répondant au doux nom de Disco Soleil (3,50 €), et une double IPA londonienne 55.01 à 9,2 % (5,50 €) pour nous remettre de nos émotions. Le soleil commence à baisser et les tables autour de nous, pour certaines réservées, se remplissent d'habitués. On continue la promenade avec du vin rouge charpenté choisi pour nous avec goût (un verre de sainte croix naturel et un carino en provenance du Languedoc, 5 €) et une planche mixte tout ce qu'il y a de plus honnête (15 €). Nos voisins ont, pour leur part, opté pour une bouteille entière (15 €), servie dans une carafe à décanter, un must appréciable et apprécié sans droit de bouchon. Pour sûr, si l'on rajoutait un

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Centres d'art et instituts
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4

A l’image d’une laverie automatique – ceux qui n’ont pas de machine à laver le linge chez eux le savent bien –, le Lavo//Matik est un lieu de rencontre où flottent un parfum de légèreté, de fraîcheur et une tranquille moiteur. Mais la comparaison s’arrête là car le Lavo//Matik se révèle bien plus chaleureux ! Ici, les murs blancs – qui ne le sont d’ailleurs plus vraiment – sont recouverts d’œuvres originales signées Jef Aerosol, Rea One ou Jérôme Mesnager, en fonction des expositions temporaires dont les vernissages se déroulent toujours autour d’une petite mousse. Quant au doux vrombissement des tambours il a, lui, été remplacé par l’énergie étourdissante d’une batterie punk ou d’une basse aux accents reggae. Lâchez l'hybride ! Dans ce lieu atypique, fondé en 2014 par le musicien-écrivain-graffeur Benoît Maître (alias Ben Spizz), on jongle avec l’art urbain coloré autant qu’avec le rock’n’roll trash. Presque seul au milieu du grand boulevard du Général Jean-Simon, aux portes du 13e, le Lavo étend son univers jusqu’aux murs mitoyens où bon nombre d’artistes viennent y apposer leur patte picturale. On peut y buller, se laisser embarquer et dériver sans crainte de se perdre dans ce bouillon de cultures. Car il y aura toujours quelqu’un pour vous ramener sur la berge en vous proposant une chaise, histoire de feuilleter une monographie de C215 à l’aise. Ou juste pour vous conseiller un vinyle introuvable de petits labels indépendants à 6 €, un CD de Magnetix ou une anthologie des

Recommandé
    Vous aimerez aussi
      Publicité