Passerelle Simone de Beauvoir - BnF
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Butte aux Cailles / Bercy

Entre rive gauche et rive droite, tour d'horizon d'un quartier en pleine effervescence

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La butte aux Cailles est au sud ce que la butte Montmartre est au nord : un village préservé des grands travaux haussmanniens, avec ses rues pavées labyrinthiques autrefois parsemées de moulins à vent, ses placettes arborées en pente douce et ses petits vieux sur les bancs, immuables. Pourtant toute proche du centre commercial ultra moderne et des cinémas de la bourdonnante place d’Italie, la butte aux Cailles est un havre de tranquillité qui a gardé son charme d’antan et reste méconnu des touristes. Comme une escapade en plein Paris, on aime s’y perdre entre les maisons ouvrières et leurs jardinets, emprunter des passages étroits tapissés de lierre, découvrir les dessins de Miss Tic et Nemo sur les murs. On vient dîner Au Temps des Cerises entre amis, prendre un verre au Merle Moqueur ou à La Folie en Tête, des noms tirés de la même célèbre chanson (si, si, fredonnez-la !). La charmante rue des Cinq Diamants égrène ses petits restaurants, dont le fameux Chez Gladines, toujours plein à craquer. A quelques stations de métro, Bercy est au contraire un quartier ultra moderne construit sur les anciens entrepôts de vins de la capitale, autour d’un paquebot architectural : le ministère des Finances. Le Palais omnisport avec ses événements sportifs et ses concerts, l’agréable et ludique parc de Bercy, la Cinémathèque et le « Village » avec son cinéma, ses magasins et ses restaurants, ont donné une dynamique nouvelle à ce quartier excentré auquel on reprochait son ambiance froide. Sur l’autre rive se dressent les tours de la BnF, un pôle culturel exceptionnel où sont proposées des expos remarquables. Si on aime les fêtes sur les bateaux, on vient profiter d’un concert de musique expérimentale à la Dame de Canton ou danser sur des beats électro dans les cales du Batofar. L’été, une plage s’installe sur les quais, donnant aux bords de Seine des airs de station balnéaire.

Restaurants à Butte aux Cailles / Bercy

  • Japonais
  • Bastille
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Après avoir traîné son tablier dans divers pop-up à travers le monde, le chef anglais George Black a ramené la soupe à la maison. On veut parler du ramen, le bol de bouillon garni de nouilles dont ce nomade culinaire a appris l’art subtil au Japon, avant de se sédentariser rue Saint-Nicolas où il s’est offert ce joujou brutaliste à murs grattés et béton nu en lieu et place de l’ancien Dersou.Au menu minimal ? Trois recettes puristes : le végé au dashi de champi et miso ; le shio (salé) et le shōyu (sauce soja) au bouillon alchimique, frais et cristallin à base d’anguille, de poulet et de jus de yuzu, lesté de soba maison et d’une raviole de porc barboteuse, d’un œuf mariné, de tranches de porc rôti, de blanc de poulet juteux et d’herbes fraîches. Un petit bijou de potage à prolonger de mini-sides : une pimpante saladette de cœur de canard au binchotan, chicorée castelfranco et vinaigrette sésame/agrumes (10 €) ; un poulet frit très tchatcheur, maquillé de mayo et de paillettes d’algue nori (12 €) ; et en dessert, un riz au lait plus grand-maternel qu’une boîte de sablés remplie de matériel de couture (8 €).  La profondeur de cave est assurée par les allocs de l’associé du chef, Solal Martin-Grondard, boss du barav Les Oeillets (verres 8€, quilles dès 35€). Bref, une adresse qui a tout compris, un Toy satori en somme. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Vietnamien
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
May Hong
May Hong
Pour qui ? Toi, après avoir fait la razzia chez Tang Frères à côté !Plat culte ? Le fameux pho au bœuf – peut-être le meilleur de Paris mais chut, ne le répétez pas. Ou les assiettes garnies.Bon plan ? Le Cơm Gà (riz au poulet grillé) 9 €Le salon de thé vietnamien situé au cœur de la conviviale galerie d’Olympiades, véritable bouillon asiatique où l’on trouve de tout, propose d'excellentes soupes pho. Un lieu ouvert exclusivement en journée, auquel ses grandes baies vitrées donnant sur l’esplanade confèrent une atmosphère tranquille, particulièrement appréciable les jours de soleil timide d’hiver. Le menu ne s’étale pas, ce qui peut être un gage de qualité : quelques entrées classiques et incontournables (salades de papaye, rouleaux de printemps, banh cuon, banh beo tom, entre 6 et 7,50 €), des assiettes garnies (riz et viandes, de 7 à 8,50 €), les soupes traditionnelles (le fameux pho au bœuf – peut-être le meilleur de Paris mais chut, ne le répétez pas – ou au poulet à 8,30 €, ou encore par exemple la soupe impériale de Hue à 8,50 €). Les desserts commencent tous par « délice » et coûtent tous 3,90 € ; dans la famille Délices, nous avons essayé pour vous le délice de longanes et graines de lotus, un dépaysant et pas désagréable mélange de saveurs sucrées et de textures inhabituelles. Les palais curieux seront ravis d’y découvrir le jus de citron salé, un breuvage très salé à base de citrons macérés qu’on peut aussi boire avec du Perrier. C’est un peu spécial, mais...
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  • Bistrot
  • Picpus
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cette ancienne ambassade landaise du foie gras et du cassoulet où officiait depuis 1973 Alain Dutournier (et qui n’est toujours pas le club BDSM de François Bayrou) n’en finit pas de bouger. Sous la houlette de patron de la Belle Équipe, Sarah Chougnet-Strudel (Regain à Marseille) l’avait relancée fin 2024, mais la voilà repartie vers d’autres aventures. Et, après plusieurs remplacements infructueux, c’est finalement Vincent Quinton, cuisinier rompu aux classiques notamment avec les frères Pourcels ou au Bistrot de Paris, qui reprend les fourneaux avec brio. Dans la salle modernisée à la marge, il propose des assiettes bistrotières plus méditerranéennes que gasconnes, électrisées d’Asie ou d’une sauce au cordeau. Ainsi en entrée, le tartare de veau et d’algue nori se retrouve nimbé d’une redoutable mayonnaise au hareng fumé et l’impeccable ris de veau, d’un succulent jus de viande au shiso Puis le vol-au-vent débordant de tagliatelle de seiche se mire dans une bisque d’étrilles avec laquelle on veut bien emménager. On clôt avec le dessert régional de l’étape, le Trou gascon, un délicat sorbet pomme-persil réchauffé d’un pruneau macéré à l'Armagnac. À noter que la formule midi à 30€ la totale s’impose comme une sacrée bonne affaire dans le coin. Voilà une table qui prouve – encore une fois – qu’il n’y a pas besoin d’être dans les quartiers à la mode pour régaler son monde !    Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
  • Italien
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Felicità
La Felicità
On peut lever les yeux au ciel et secouer les mains avec les doigts en cône à propos du groupe Big Mamma et son Italie d’école de commerce, mais il faut reconnaître qu’ils savent faire tourner des restaurants et gérer des approvisionnements. Adossée depuis 2018 à la Station F, la Felicità se veut le plus grand restaurant d’Europe (4 500 m2 d’ancien entrepôt ferroviaire sous un ciel de béton, entre wagons réhabilités, collec’ de tapis et forêt de tables) – mais si on le considère comme un food court, il est plus petit que la Communale par exemple. Il offre six lieux de restauration dans le calme et la tranquillité d’un hall de gare un 1er août : une boulangerie pour pizzas à la coupe et sandwichs à la foccacia, un comptoir à burgers, des pâtes, une pizzeria au feu de bois et une pâtisserie. Rien à dire sur la qualité des produits artisanaux transalpins (comment font-ils pour fournir de tels volumes ?), qui ne se dissout pas dans le volume dantesque de l’endroit : la pizza napolitaine margherita affiche des goûts tranchés et une pâte très honnête, les iconiques mafalde à la truffe et mascarpone bien al dente (19,50 €) se boulottent en deux coups de fourchette. Même le tiramisu n’a pas à rougir. Seul le burger déçoit par rapport à la concurrence. Notons que le service adossé à une appli hyper-rodée est plus rapide qu’une première balle d’Isner : à peine a-t-on validé que le bip-bip retentit et on doit cavaler chercher notre pitance. Pas de vins de la Botte ici, on boit des...
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  • Italien
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Romain Giovanni Passerini a été encensé urbi et orbi dès son arrivée en France en 2010, d’abord chez feu Rino puis chez ce Passerini, plus terroir, depuis 2016. Aujourd’hui, la poussière de la hype retombée, l’adresse du quartier d’Aligre vit sa vie tranquille de grande table droite et discrète. Dans le décor épuré signé Asma Architects (terrazzo, suspensions indus’) qui a mieux vieilli que nous, le chef, toujours un pied dans la Botte, distille son talent dans une cuisine sensible, précise, éclatante.  La carte a évolué à la marge, et ça fait plaisir de retrouver les grands classiques qui ont fait la renommée du lieu, comme les tripes à la romaine, les suaves raviolis ricotta-épinards au beurre de sauge ou le mythique pigeon en deux services (98 € pour deux, ouch) dont on peut commander (si on est seul) les fabuleux tagliolini nappés d’une sauce au foie et abats du volatile, puissante et tellurique. Les meilleures pâtes de Paris ? Oui. Le plat du jour prend un peu de distance avec l’Italie mais pas avec l’équilibre : la lotte aux épices parfaitement cuite, celtuce grillée, jus de moule et cocos de Paimpol régale de fumé, d’acidité et de douceur… On l’escorte des vins nature – plutôt français – castés par Justine Passerini (Passerina) avant de conclure avec un convaincant semifreddo à la pistache et reine-claude sous un édredon de fromage blanc en espuma. Ici, c’est Passerini ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en...
  • Chinois
  • 13e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
L’Empire du Ravioli, ou le côté lumineux de la farce ! Point de jedi à l’horizon dans ce temple de la pâte farcie, mais plutôt un melting-pot de Chinois du quartier, d’étudiants désargentés et de sinophiles bien renseignés venus baguetter à l’unisson et en VO. Si on n’y va pas pour bouffer les rideaux (carrelage grisâtre, façade rouge, poutre rouge, tables de la même rutilance), force est de constater qu’à l’inverse de ses nombreux voisins, cette cantoche chinoise de poche échappe à la sempiternelle salade de méduse et aux menus longs comme des dimanches en famille. A la place ? Presque que de délicieux raviolis préparés minute par un duo de cuistotes, pas connues comme les stars de la cuisine asiatique, mais rompues à l’exercice. Parmi la dizaine de versions (porc et chou, crevette, maquereau, bœuf et céleri…), on faisait sort ce midi-là à 15 juteux agneau-coriandre (12 €), à la pâte fine et légère et à la farce sapide et moelleuse, après s’être envoyé, tout de même, quelques oreilles de cochon, lamelles de concombre et piment (8,80 €), ainsi qu’une grosse aubergine servie entière (7,80 €), imbibée de sauce soja, ciboule ciselée et buisson de coriandre fraîche. Aussi vu chez nos voisins, manifestement pas fâchés avec l’aventure : un gros bol garni de pieds de cochon lustrés de sauce soja ! Tout ça à mouiller d’une incontournable Tsingtao (3,50 € les 33 cl) ou d’un soda lambda (3 €). Le côté obscur de l’Empire se trouve peuplé de desserts industriels (perles de coco,...
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  • Algérien
  • Butte-aux-Cailles
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La joyeuse et intemporelle convivialité de cette adresse peut faire penser qu’elle a été construite en même temps que la Butte-aux-Cailles. Pourtant Abderrahmane Taibi, dit Mamane, n’a posé couscoussière et fûts de bière ici qu’en 2010. Durant 20 ans, il était installé au 23 ! Qu’importe l’adresse, Chez Mamane demeure une adresse mythique qui rayonne bien au-delà du 13ᵉ et peut même pousser certains ressortissants du 11ᵉ à prendre la 5. Vingt ans plus tard, le paternel coule – à 87 ans, il le mérite ! – une retraite paisible en Algérie tandis que, dans la fratrie Taibi, Fawzie reprend en solo les rênes de la boutique. Pratiquement rien n’a changé. On y retrouve cette ambiance en métal précieux où se mélangent générations et nationalités accoudées au comptoir ou attablées collées-serrées (toujours sans réservation !). Des fresques de street-art continuent d’orner les murs : Miss Tic, Sarcé ou les élèves d’Estienne au bout de la rue. La carte reste arrimée au fondamental de la maison : le couscous et rien d’autre. La recette paternelle déclinée en six versions (nature, poulet, mouton, agneau, merguez, royal…) reste maîtrisée avec une semoule (à volonté) très aérienne et un bouillon dégraissé (à volonté aussi) hyper savoureux où patientent carotte, navet et pois chiche. Les brochettes d'agneau et de bœuf bien cuite font parfaitement le boulot. On fait couler avec un verre de Boulaouane (4€). Mamane reste Mamane ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés...
  • Chinois
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Il va falloir s’y faire, comme le bistrot à l’ancienne devient rare, le restaurant chinois tradi avec dragons dorés, murs laqués et menu de vingt pages disparaît peu à peu du paysage, remplacé par des cantines plus en phase avec la Chine moderne. Tel est Uncle Kang avec son nom ricain, sa dégaine indus’ rutilante et ses tauliers trentenaires. Ici, on sert une cuisine de la province du Shaanxi, dans le centre du pays, très portée sur les ragoûts. Sur le menu écrit gros, on trouve ainsi de rares rou jia mo, sandwichs de petits pains ronds feuilletés, garnis de viandes marinées plus tendres qu’un regard de l’être aimé (ou de tofu en version végé). Mais en ce soir glacial, nous nous sommes réchauffés l’âme et le corps avec un caquelon d’épaisses nouilles biáng biáng et porc effiloché baignant dans un bouillon ultra réconfortant. Une sorte de ragoût teinté d’Asie, simple, plein de saveurs et de textures (il y a des cacahuètes, du chou)… Une ode à la gourmandise où on n’a pas peur d’y laisser la langue (comme dans les atomiques bouillons sichuanais de Miam Miam Cool) et qu’on finit jusqu’à la dernière goutte. Promis, on reviendra tester les versions aux tripes ou au bœuf mariné. Bref, voilà une nouvelle adresse qui a déjà des airs de classique ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Japonais
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pas facile de pêcher de bons sushis japonais à Paris sans devoir pratiquer le seppuku de son portefeuille. Ce coin du 12e, moins poissonneux que la mer Morte, ne sortait pas du lot mais c’était avant que Nanyo Kurihashi et Terutaka Izumi, cuisiniers branchés de la branchie, ne plantent leurs couteaux aux abords de la place d’Aligre. Derrière le rideau calligraphié de leur cabanon de bois blond, au dej, les deux moussaillons passés par l’excellent Issé troussent minute un bento qui nous fait frétiller de la nageoire caudale : un patchwork coloriste de sashimi et nigiri de thon, daurade, maquereau, crevette, saumon et riz, avec wasabi et gingembre laminé (28 €) – c’est frais, net et sans arêtes. Midi et soir, on peut aussi tuer sa faim en ikejime d’une salade de poulpe (8 €), de palourdes au saké (14 €), d’une omelette nippone (6 €), d’un clinquant combo seiche-oursin (30 €) ou de substantiels chirashi, ces assortiments marins sur riz vinaigré (dès 25 €). Et en dessert, on vogue droit vers la glace au sésame noir (3 €).  Une jolie marée à marier à un riesling nature (6 €), un champagne extra-brut (14 € la coupe) ou un saké, ce vin de riz qui cherche à ressembler à l’eau pure (10 € le verre). Bref, Totto n’est pas là pour blaguer. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bistrot
  • Bastille
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
On dit souvent qu’un bistrot est à l’image de son taulier. Pour l’Amarante, l’adage marche à fond, mais pas de la façon qu’on croit. Le cadre minimaliste (banquette carmin, affiches vineuses, cave vitrée fournie) de cette petite salle planquée vers Bastille hurle à la bistronomie faussement canaille, à la truculence de business plan.  Erreur : vous entrez dans le royaume hors-norme de Christophe Philippe (passé par le Cinq au Georges V). Réfugié seul en cuisine, l’homme, format de menhir et timidité de gazelle, semble aussi à l’aise dans son époque qu’un zadiste dans des Berluti. On est prévenu dès le site web où il liste les qualités du commensal idéal : aimer la viande mais pas le Coca, arriver à l’heure, ne pas commander plus de deux entrées… Si vous acceptez de vous attabler chez Christophe (littéralement, il habite au-dessus de son resto), abandonnez la hype et préparez-vous à un moment très singulier. La carte n’a quasiment pas changé depuis l’ouverture en 2014 avec abats et viandes en vedette. On retient le splendide foie gras, dense comme des CGU et à l’assaisonnement minutieux ; la merveille de pied de cochon croustillant ou la cervelle grillée escortée d’une noix de beurre. En plat, impossible de faire l’impasse sur le ris de veau entier (!), là encore cuit à la perfection (et au beurre) sur son lit de purée à la souplesse de gymnaste. Mais le carré de veau rosé et ses maousses knepfle (sorte de gnocchis alsaciens géants au fromage blanc) vaut aussi le détour. à...

Musées & Galeries à Butte aux Cailles / Bercy

  • Musées
  • Spécialisés
  • Bercy
  • prix 2 sur 4
Cette magnifique collection d’attractions de fête foraine datant du début du XXe siècle est présentée dans un ancien entrepôt à vins de l’ère Eiffel. Des trois halls, le Salon de la Musique se démarque avec la sculpture de Jacques Rémus qui carillonne et s’illumine en même temps qu’un orgue Mortier de 1934 et un piano à queue moderne jouent 'Le Crime de l’Orient-Express'. Dans le Salon de Venise vous tournerez en rond en voguant sur une des gondoles du carrousel tandis que, dans le Salon des Arts forains, vous pourrez jouer à « la Course des garçons de café ». Dans ce jeu, le but est de lancer des balles pour faire courir des serveurs moustachus. A découvrir aussi : une belle garde-robe de costumes et d'accessoires de music-hall, récemment débarquée dans les collections du musée.
  • Art
  • Austerlitz
Les Docks - Cité de la Mode et du Design
Les Docks - Cité de la Mode et du Design
La chenille vert pomme qui roupille depuis 2005 le long de la Seine, entre la gare d'Austerlitz et la BnF, a enfin ouvert ses portes au public en 2012. Installés dans les anciennes friches industrielles des Magasins généraux, réaménagées par les architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane, les très futuristes Docks en Seine auront tardé à s’éveiller et se transformer en lieu de divertissement et de culture. Mais c’est désormais chose faite. Boutiques éphémères, bar/night-club au rez-de-chaussée (le Wanderlust, ouvert en 2012 par l’équipe du Silencio), restaurant (le Moon Roof) et bar/night-club (le Nüba, inauguré en 2013 par la clique du Baron) flambant neufs sur les toits, projections à ciel ouvert, expositions à la Cité de la mode et du design, et on en passe : derrière leur imposante façade de verre et de métal, les Docks commencent enfin à grouiller de vie.
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  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Quartier de la Gare
« On dit une galerie mais on pourrait dire un endroit pour montrer l’envers et l’à-côté des choses… », expliquait Agnès B. en novembre 1984, date à laquelle elle inaugurait la Galerie du jour à quelques encablures de Beaubourg. La styliste, fondatrice de la griffe éponyme, y donne à voir ce qu’elle aime. Et ce qu’elle aime, c’est la peinture, la sculpture... l’art contemporain en général. Aux murs de la galerie, la photographie est légion. A titre d’exemple, Seydou Keïta, Jean-Christian Bourcart ou encore Massimo Vitali y ont été exposés. En 2020, un nouveau chapitre s’ouvre pour la galerie historique qui déménage place Jean-Michel-Basquiat dans le 13e, à la Fab., nouvel espace hybride de 1 400 mètres carrés. A l’image de sa touche-à-tout de proprio, la Fab. rassemble la galerie du jour, la collection privée d’Agnès b., une librairie et un espace dédié aux actions solidaires chères au cœur de cette grande dame de l’art. Fabulous Fab. !
  • Musées
  • Histoire
  • Bel-Air
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Ironie de l'histoire, cet imposant temple, érigé à la gloire de la colonisation et de l’empire dans le plus pur style Arts and Crafts des années 1930, est devenu en 2007 la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, avant de se voir renommer Musée national de l'histoire de l'Immigration. Prudent mais pertinent, le musée se révèle éloigné du fameux débat sur « l’identité nationale » puisque son objectif principal est de rendre hommage aux peuples étrangers venus s’installer en France. Mais aussi de sensibiliser le public aux luttes et aux douleurs qui ont marqué l’histoire de cette immigration massive. Après avoir été repensé en 2014, le parcours dédié à la collection permanente connaîtra une nouvelle mouture en 2023 : ses espaces d'exposition passeront de 1 400 à 1 800 mètres carrés. On devrait y retrouver dix sections imaginées autour de dix grandes dates, entre 1789 et 2015, avec œuvres modernes, objets et parcours de vie. Quant aux expositions temporaires, elles continuent, alternant toujours entre portraits de peuples immigrés, dossiers thématiques comme « Frontières » et expositions monographiques autour de sujets de fond comme les photographies de banlieue de Patrick Zachmann. Toujours loin des clichés.
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  • Musées
  • Bel-Air
  • prix 2 sur 4
Palais de la Porte Dorée Aquarium Tropical
Palais de la Porte Dorée Aquarium Tropical
Ce petit aquarium tropical est moins impressionnant que l’autre aquarium intra-muros, Cinéaqua, à l’ouest de la ville, mais n’en est pas moins attachant et une visite passionnante pour petits et grands. Construit pour l’Exposition coloniale de 1931, l’architecture art déco du lieu donne un cadre original pour présenter les collections aquatiques. Ce musée a permit aux meilleurs représentants de l’art déco de s’exprimer, tels les créateurs de mobilier Ruhlmann et Printz. L’aquarium se trouve dans le sous-sol de la bâtisse. Parmi ses locataires les plus célèbres, des crocodiles dont les ancêtres ont été ramenés de Dakar en 1948. Mais aussi des seiches, des requins et des espèces phosphorescentes provenant d’eaux profondes. La rénovation technique entreprise depuis 1985 a permis l’acquisition d’animaux ayant des exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau. Le Palais de la Porte Dorée accueille également le Musée national de l'histoire de l'Immigration.
  • Musées
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Cette manufacture de tapisseries royales a été fondée par Colbert au même moment que la Manufacture royale des Meubles de la Couronne en 1662. Elle est nommée d’après Jean Gobelin, un teinturier à qui appartenait le site. C’est pendant l’Ancien Régime qu’elle atteint le pic de son succès, elle produit alors les tapisseries conçues par des artistes comme Le Brun, destinées aux résidences royales. Des tapisseries sortent encore des ateliers des Gobelins, qui ont fait travailler des artistes contemporains célèbres (Alexandre Calder, Fernand Léger, Joan Miro…). Les visiteurs peuvent même regarder les tapissiers à l’œuvre. Chaque année, ce sont six à sept pièces qui « tombent du métier ». La galerie a été rénovée à partir de la fin des années 1970 afin de retrouver sa mission d'origine, être un espace d'exposition. Elle a fêté son 400e anniversaire lors de sa réouverture au public en mai 2007.
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  • Art
  • Quartier de la Gare
Après avoir été aux manettes d’un espace public à Lyon, Laurent Godin se fait rapidement une place sur la scène parisienne avec sa petite galerie, inaugurée en 2005. Au programme : un mélange aussi trans-générationnel d’artistes contemporains, français et internationaux. À deux pas du Centre Pompidou, Wang Du, l’expert du papier froissé, croise Haim Steinbach, roi du néo-pop new-yorkais et Vincent Olinet, dont les installations étranges sont souvent imbibées d’eau et d’interrogations historiques. Godin propose aussi des multiples (œuvres originales existant en plusieurs tirages) à ses clients, dans l'idée de promouvoir l’accessibilité de l’art contemporain.
  • Musées
  • Art et design
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
C’est ici, à quelques encablures de la place de la Bastille, que les affamés d’art contemporain échouent pour se ravitailler en expositions temporaires de qualité. Fondée par le collectionneur Antoine de Galbert, la Maison Rouge organise certains des meilleurs événements artistiques de Paris, voguant souvent au large des sentiers battus. Ni galerie, ni vraiment musée, on se sent comme chez soi dans cette ancienne imprimerie dotée d’une cour intérieure et d’un café tenu par Rose Bakery, adresse bio à l’anglaise, idéale pour un afternoon tea consolidé de cakes potelés. Les habitués s’y retrouvent après avoir sillonné l’exposition du moment, qui met souvent art contemporain, artisanat, oeuvres classiques et documents historiques sur un pied d'égalité : les collections éclectiques de Thomas Olbricht et David Walsh, les arts sous l'emprise de la drogue ('Sous influences') ou les avant-gardes déjantées de Winnipeg, ville la plus froide au monde, y ont déjà eu droit de cité. Quand on vous dit que la Maison sert de bons bols d’art frais.
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  • Musées
  • Cinéma et télévision
  • Paris
C'est l'histoire d'un cas exceptionnel. La société de production de cinéma Pathé, la plus ancienne au monde encore en activité après Gaumont, s'est dotée en 2006 d'une Fondation reconnue d'utilité publique qui s'est installée dans un bâtiment à part, situé au 73 avenue des Gobelins, à l'emplacement de l'ancien théâtre dont la façade Rodin est inscrite aux monuments historiques. 2 500 mètres carrés consacrés à la mémoire du cinéma de France et d'ailleurs, ouverts à tous les publics. Photos de tournage, pellicules, films, affiches, échanges épistolaires, documents administratifs : tout chez Pathé a été scrupuleusement conservé, choyé, classé et archivé au fil des ans, ce malgré les changements de propriétaires. 

Bars & Clubs à Butte aux Cailles / Bercy

  • Bars à cocktails
  • 13e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Décollage et rétine ! Posté au 27e étage de la nouvelle tour bifide signée Jean Nouvel, le bar TacTac Skybar (ce nom…) du Too Hotel met en majesté une vue totalement inédite et véritablement fabuleuse sur Paname. Depuis la terrasse triangulaire, la salle toute vitrée ou le comptoir en alu martelé, on ne voit que la ville qui grignote l’horizon. Pas de toit zinc ou de monument à identifier comme sur les autres rooftops plus centraux, mais un océan d’immeubles modernes, fendu par la Seine et la guirlande blanche et rouge des embouteillages du périphérique. Ça fait quarante ans que le 13e s’impose comme le labo de l’urbanisme parisien, et on peut enfin contempler le résultat, un panorama de verre et d’acier digne de Los Angeles, Brooklyn ou Tokyo. Il faut évidemment venir de nuit pour l'effet Blade Runner parisien qui va bien. Le panorama est tellement la star du lieu que même Philippe Starck, chargé de décorer le TacTac, a senti qu'il fallait faire sobre : des tables en alu martelé, des fauteuils acajou classico, un petit mur vidéo et basta. Plus aurait été trop. La cornée repue, qu'est-ce qu'on se met dans le cornet ? La très courte carte propose cinq cocktails à prix quatre-étoiles (14-16 €) mais très portés sur le sucre et le fruit comme ce Too High à l’umeshu, l’amaretto et au fruit de la passion qui prend ses aises. Sinon, le verre de prosecco s’affiche à 11 €. A accompagner de petites assiettes pour compléter cet aper’haut : houmous vert d’edamame mentholé un peu...
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
China
China
Le China est un bar-restaurant café-concert asiatique chic qui emprunte son décor exotique à un club colonial du Shanghai des années 1930. Canapés Chesterfield en cuir capitonné, murs rouges, boiseries sombres, dallage en damier noir et blanc, cette pénombre chaleureuse est lounge comme un salon de gentlemen anglais. Derrière un superbe et vaste comptoir chromé, des serveurs polis et discrets préparent des cocktails subtils, comme l’Hemingway (savante alchimie entre rhum brun cubain, Cointreau, citron vert et pamplemousse). La carte des vins est aussi très vaste, pour ceux qui préfèrent un verre de bon cru. Si vous n’avez pas peur de faire chauffer votre carte bleue, passez à table pour goûter une cuisine asiatique fusion, comme le tendre médaillon de poulet finement aromatisé au schitakés et citron thaï. Envie d’un digestif ? Montez à l’étage boire un bon cognac dans le fumoir à cigares, décoré d'une cheminée et d'une bibliothèque de vieux livres. Vous y trouverez un "vrai fumoir" à l'extéireur, dans un jardin d’hiver agrémenté de bambous. Au sous-sol, deux concerts gratuits sont programmés par soir, plutôt jazz, soul, pop et musique du monde (la programmation est disponible sur leur site). Le lieu étant réputé pour sa bonne programmation, les confortables canapés en cuir sont vite pris. Un conseil : arrivez tôt ou réservez une table si vous ne voulez pas finir debout.   Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste...
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  • Clubbing
  • Austerlitz
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Wanderlust
Wanderlust
La Cité de la mode et du design située sur le quai d'Austerlitz compte un club qui fait parler de lui : le Wanderlust. Ne vous fiez pas à son nom qui ressemble vaguement à celui d’une saucisse allemande (en réalité « wanderlust » veut dire « envie de voyager » en anglais), cette boîte est assez classieuse. Etalée sur 1600 m2, elle compte une gigantesque terrasse en bois qui surplombe la scène, idéale pour profiter des couchers de soleil un cocktail à la main. Ne vous attendez cependant pas à trouver une terrasse sur les toits du bâtiment (cette dernière est réservée au Baron qui y ouvrira un club prochainement), elle est à ras du sol, au niveau du boulevard qui longe les quais. L’ambiance techno minimale et house menée par des DJs à l’extérieur se prolonge à l’intérieur, où la qualité du sound-system est vraiment excellente. La nuit, on peut observer les fessiers colorés se balancer en rythme à travers les grandes baies vitrées du club qui donnent directement sur le trottoir, c’est plutôt amusant. Décrété « the place to be » par les fashionistas, le Wanderlust brasse une clientèle un peu snob, mais aussi des Parisiens attirés par sa programmation de qualité et son entrée toujours gratuite. Un concept louable que l'on doit à l’équipe de Savoir Faire (également derrière le Social Club et le Silencio), puisqu’ici on peut profiter d’un set ou d’un live de la crème de la french touch 2.0 (I:Cube, Etienne de Crecy, Para One, Gilb’r ou Busy P…) sans payer. En pratique, la queue...
  • Cafés-concerts
  • Quartier de la Gare
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pour qui ? Les mélomanes qui aiment bronzer les peids dans l'eauLe plat culte ? Un pichet de rosé + un concert de chansons françaises Ah Paris ! Les bords de Seine, le clapotis de l’eau… Des clichés de carte postale ? Non, juste le panorama qu’offre la péniche El Alamein à ses visiteurs. Amarrée près de la Bibliothèque nationale de France (BnF) dans un quartier moderne et excentré, cette charmante péniche violette offre un vrai bol d’air pur et de détente. Sur la terrasse, un café est aménagé en été au milieu de plantes : vous savez désormais où prendre vos bains de soleil ! Mais ce bateau en a aussi dans le ventre. La cale est une superbe salle de concert avec une décoration ethnique. La programmation est très éclectique : du jazz à la chanson française en passant par du rock et des spectacles mêlant performances et musique. N’hésitez pas à y faire une escale pour vous reposer du stress parisien.
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  • Bars à vins
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Nettement plus bon plan que biplan, le Baron Rouge escorte le quartier d’Aligre, ses brocanteurs, ses artistes et ses arsouilles depuis 1991. Le plan de vol de ces as de l’apéro s’inscrit sur une palanquée d’ardoises derrière le bar : une cinquantaine de références, majoritairement bio, parfois nature, déclinées au verre, au pichet ou à la bouteille, à des tarifs très corrects, comme ce saumur Poil de Lièvre de Clauzel Bobinet (6 € – 42 €) ou le Potron-Minet de Benjamin Boissier (4,50 € – 31 €). Entre le plafond lie-de-vin et le sol en vieux carrelage, le décor a un tout petit peu évolué avec les années : le mur de tonneaux s’est réduit à cinq représentants (pour repartir avec son litron de Morgon à la maison), des jus de fruits sont apparus sur les étagères … Mais heureusement, l’atmosphère bon enfant du Baron, elle, n’a pas bougé d’un pouce : un joyeux mélange des genres et des générations qui trinquent, picorent des planches de fromages et rigolent autour des tables en caisses de bouteilles. On est bien loin des baravs trop snobs ou trop geeks qui pullulent en ville, et ça fait du bien ! Il faut y faire une escale le dimanche à la fin du marché pour attaquer en piquet une assiette d’huitres avec un verre de muscadet. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
  • Cafés-concerts
  • Bastille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Café de la Presse
Café de la Presse
« Après avoir abrité pendant de nombreuses années les imprimeries de Paris et une usine redistribuant de l’énergie, le Café de la Presse souhaite aujourd’hui reconquérir son statut de force motrice du quartier. » Voilà ce que l’on peut lire sur la page Facebook de ce bar ouvert au printemps 2014. Une épitaphe pour la presse écrite, et un beau leitmotiv pour s’imposer dans les rues de Bastille.En tout cas, on ne peut déjà plus nier l’immense popularité de ce lieu, qui propose alcool, nourriture, culture et clubbing, tout en excellant dans chacune de ces disciplines. Tous les soirs, la foule, jeune et pétillante, déborde sur le trottoir. D’ailleurs, ce jour-là, c’est toute une équipe de joggeurs en leggings fluo qui sirote un verre avant de se lancer dans la course, donnant un air joyeusement excentrique à l’atmosphère du moment.La carte des réjouissances ne fait pas mentir cette bonne humeur ambiante : les jeux de mots s’affichent sans complexe et les plats qui s’amènent sont bons, généreux, pas stupéfiants non plus mais largement suffisants pour équilibrer avec bonheur la surdose d’alcool ingurgitée. Et permettre à nos estomacs enthousiastes de se trémousser sans risque devant le DJ de la soirée.Un des principaux charmes du Café de la Presse réside dans son large espace intérieur, habillé façon post-industrielle, savant mélange d’acier et de briques apparentes surplombé par une mezzanine. Autre point culminant, la programmation hyperactive qui propose expos, projections de...
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  • Clubbing
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La scène électronique parisienne serait-elle ce qu’elle est aujourd’hui sans l’ouverture de Concrete au début des années 2010 ? La question mérite d’être posée, tant la péniche de Quai de la Rapée a bouleversé la nuit parisienne. Avec son after dominical « 7h-2h », la mythique Concrete a fracassé à coups de barre à mine les codes d’une scène parfois trop frileuse et conventionnelle. Et si la plage horaire fut progressivement élargie – notamment avec le nouveau format Samedimanche récemment instauré – , la  barge s’est signalée en ramenant la crème de la crème de la nouvelle scène mondiale, le tout dans un lieu bon à faire flamber le compte Instagram d’un touriste japonais. La décennie écoulée a fait de la péniche un incontournable pour quiconque souhaite se détendre les ligaments croisés des genoux dans la capitale. 
  • Bars à bières
  • 13e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Paillote
La Paillote
Lendemain de gueule de bois, c’est par hasard qu’on trouve remède dans ce spot mi-branché mi-décontracté, franchement relaxant, dans un coin de Paris qui n’a pas encore été gangréné par l’inflation du prix des plats. C’est ainsi qu’on amarre sur le quai de la gare - une partie de la Seine qu’on ne connaissait que trop peu de jour -, à quelques coups de rames du Batofar et de la bibliothèque François Mitterrand. Chez La Paillote, l’ambiance se veut familiale et à la coule, bien appuyée par une terrasse ensoleillée, des objets façon bric-à-brac, quelques micro-palmiers, une forêt de transats les pieds dans l’eau et une vue pleine gueule sur Bercy. Tranquille. Tranquillité prolongée par une musique suave qui ratisse très large et par le silence ouaté d’une clientèle, du landau au vieillard, surtout occupée à bouquiner ou à se relaxer; seul un chien aboyant viendra temporairement briser le mood vespéral… Pour prolonger l’ambiance et rincer la glotte, des boissons fraîches à prix sympathique (4,50 € le Ricard, 5 € le demi, 3 € le jus de fruits) et des plats à chiner sur une table à la bonne franquette - dont le toujours appréciable moules-frites maison à 15 €, qu’on dévore avec les mains façon Frank Underwood. Le tout est servi par un personnel impeccable à base de sourires ouistiti et de décontraction hippie. Si bien qu’on se dit que si Tellier rêvait de Biarritz en été, ce coin de Seine propose de solides similitudes… Le sable en moins.
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  • Quartier de la Gare
Il aura fallu environ dix ans aux Français pour comprendre qu'aujourd'hui un paquet de gens travaillent chez eux, indépendants, intermittents, créatifs, etc., et qu'ils n'ont pas les moyens de louer des bureaux. Résultat, pendant longtemps le travailleur qui voulait sortir de son domicile pour prendre l'air, tout en envoyant des mails ou en composant de beaux documents PowerPoint, se voyait dans l'obligation de traîner au bar du coin, bruyant, moche et tout nul. Mais ça, c'était avant. Désormais, les cafés dédiés au coworking sont devenus une tendance lourde de l'urbanisation parisienne, puisqu'après le Café Craft l'an dernier, c'est au tour de l'Anticafé de voir le jour en 2013."Anticafé", ça sonne comme une provocation, et c'est un peu fort de... vous avez compris la blague. Anti, parce que les fondateurs du lieu ont souhaité se démarquer de la masse des concurrents. Le concept ? Payer le temps passé au lieu des consommations. Ici, vous déboursez 5 euros pour la première heure, puis 2 euros les suivantes, ce qui vous donne accès à du café, du jus de fruit, des biscuits, des brioches et des tartines de Nutella en quantité illimitée, dans les limites des stocks disponibles. Certains à-côtés plus luxueux, comme le jus d'orange pressé sous vos yeux ébahis, exigent un modeste surplus d'un euro. Mais le grand avantage du lieu, c'est bien entendu sa capacité à accueillir les travailleurs : wi-fi, canapés confortables, tables propres et spacieuses, calme absolu, luminosité...
  • Bastille
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
C’est peu dire que l’OPA a bercé nos jeunes années. Pas de regret pour autant : le Supersonic a pris la relève début 2016, toujours à deux pas de la Bastille, et c’est franchement toujours aussi bien ! Si son allure de loft new-yorkais – coucou la mezzanine, le comptoir sauce food truck et la grande baie vitrée – ne bouleversera pas les codes de l’architecture moderne, le Supersonic nous régale avec une programmation réunissant la fine fleur de la scène indé rock – et assimilés – du moment, tant locale que de l’autre bout du monde. Et là où les tauliers font fort, c’est que le spot est ouvert 7 jours sur 7, avec des concerts programmés quasiment tous les soirs. Avec un petit détail qui fait toute la diff : une entrée gratuite garantie sauf les vendredis et samedis à partir de 23h (5 € !). Côté bar, on conseille vivement de venir tôt pour profiter du court happy hour (de 18h30 à 20h, pinte à 3,50 €). Pour les clubbeurs en Perfecto, le Supersonic pousse tous les week-ends le vice jusqu’à 5h du matin avec (entre autres) ses Nuits Hippies et Wipe Out !, la soirée 60’s qui vous téléporte dans le « Swinging London ». Et histoire de finir la semaine comme il se doit, sont proposés un dimanche sur deux les Sunday Tribute, pour célébrer les grands classiques du rock et hurler comme Oasis « I’m feeling supersonic / Give me gin and tonic ».

Shopping à Butte aux Cailles / Bercy

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  • Fripes et vintage
  • 12e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Celui-ci, on l’aime d’amour pour une simple et bonne raison : en plus de sa brocante, le marché d’Aligre, c’est aussi la main qui nourrit Paris-Est. À la fois marché alimentaire, couvert et en plein air, et puces à ciel ouvert, c’est un vrai repère populaire. Ouvert du mardi au dimanche, il faut y aller le week-end si on veut faire de bonnes affaires et profiter de son ambiance si particulière. Il y a vraiment de tout, dans un dédale d’étals un poil anarchiques, mais on y trouve facilement des fringues ou objets de déco vintage à très petit prix. Après avoir chiné, les viandards iront s’installer à l’étable à manger les Provinces à l’extérieur du marché (venez tôt), les autres trouveront refuge (et le calme) chez Toto, à quelques pâtés de là, pour une orgie de sushis. Pour la soif, go au Baron Rouge, bar à vins typique et ultra-populaire à côté du marché. 
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  • Epiceries fines
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Rue d’Ivry dans le 13e arrondissement, ça n’est pas les marchés ni les épiceries qui manquent. Mais malgré la multitude de boutiques, la star des stars c’est bien Tang Frères : ce vaste supermarché situé au numéro 48 est tout simplement le temple de la cuisine asiatique. Bien connue des habitants du quartier et des férus du genre, cette adresse reste LA référence en termes de produits directement importés de Chine, du Japon, de Corée, Taïwan et Singapour. Tourbillon culinaire Têtes de seiche congelées, poulpe précuit, pak choi (chou chinois), shitake déshydratés, tofu frit, glaces au soja, porc fermenté, épices et pastèques vertes sans pépins… chez Tang Frères, on trouve absolument tout ce qui fait la richesse de la culture culinaire asiatique. Passer les portes de ce gigantesque magasin pourra être vécu de deux façons : pour les habitués, une virée dans les rayons, entre mochis, kilos de riz et thé vert à gogo, sera tout aussi banale qu’une descente au bureau de poste du coin.  Pour les néophytes en revanche, il s’agira d’un plongeon tourbillonnant dans un univers parallèle. Difficile en effet de ne pas perdre la tête à analyser soigneusement chaque étagère, décrypter chaque étiquette et chaque produit inconnu pour tenter d’en déceler l’utilité et le goût. Un monde entier qui s’ouvre, de nouvelles saveurs qui se dessinent : grâce à Tang Frères, le voyage commence d’abord là, au milieu des étalages, avant de se poursuivre dans l’assiette. Et de la jolie vaisselle...  Et...
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  • Pâtisserie
  • 12e arrondissement
Aux Merveilleux de Fred
Aux Merveilleux de Fred
Twenty years ago, Frédéric Vaucamps opened his patisserie ‘Aux Merveilleux de Fred’ in Lille, where he perfected his recipe for ‘merveilleux’ – mini-meringues coated in chocolate whipped cream, then covered in chocolate shavings. They were an immediate hit and he has since opened many more stores in Lille, Paris and even London. Yet while other patisseries feel the need to ‘keep up’ with trends, Fred is still doing what he does best –merveilleux come in classically French variations; Speculoos, white chocolate, coffee, nuts, caramel and cherry – in either individual sizes (€3.10) or sharing size (€11-20).  With such airy meringues (imagine a cloud melting in your mouth) and good quality ingredients, it’s easy to see why Fred’s sweet treats have been so successful. But stop by any of Paris’s seven stores and it will become even more apparent. Freshly made in the window every day, pâtissiers smooth whipped cream onto each individual meringue with a spatula before rolling or patting them with chocolate flakes. Prepare to be mesmerised; it’s like a live cooking show – where you get to eat the finished product. Bliss.  
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  • Dépôt-vente
  • 12e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Motori Italiani
Motori Italiani
Motori Italiani est un repère pour les amoureux des Vespas, ces « guêpes » italiennes qui n’en finissent pas de vrombir depuis 1946 ! Symboles de liberté et d’amusement, elles offrent à leur conducteur le style et l’impertinence de l’Italie. Dans cette boutique atelier-garage, on répare et on bichonne tous les modèles. Et dans le showroom juste en face, il y en a pour tous les goûts : des scooters neufs (à environ 2 500 €) à ceux d’occasion tout droit sortis des années 1960 et 1970 (entre 1 500 € et 4 500 €). Un peu cher la pétarade ? Mauvaises langues ! Une fois le moteur en marche, il ne manque plus qu'un air de swing ou de rockabilly en fond sonore pour réincarner Audrey Hepburn et Gregory Peck dans 'Roman Holiday'... Ca en vaut bien la peine, non ? Ici, quatre mécaniciens spécialisés travaillent (en franco-italien bien sûr !) 6 jours sur 7 dont Cino, qui a créé Motori Italiani il y a une dizaine d’années, et Alex qui se perfectionne depuis 2006 (c'est-à-dire depuis ses premiers crissements de lycéen en Vespa) dans la réparation de ces engins mythique. En cas de panne, ils n'auront aucun mal à trouver les pièces détachées nécessaires, que votre bécane soit sophistiquée et parée d'électronique ou qu'elle ait été fabriquée il y a 50 ans. Bref, le succès des belles italiennes n’est pas prêt de se démentir et la production milanaise bat son plein !
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  • Supermarchés et supérettes
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • Recommandé
Paris Store
Paris Store
A Paris Store, au 44 avenue d’Ivry, comme dans ses alentours, l’ambiance est à l’Asie. Immenses vases d’inspiration Ming, statuettes de faux jade, de faux or et de fausse laque : c’est beau comme là-bas, ou presque. A l’étage, vous trouverez vaisselle (petits bols à moins de 3 euros), déco, et cuiseurs vapeur (29 euros pour celui de 1,2 litres), en bas tous les ingrédients pour mitonner de bons petits plats parfumés : sacs de riz de 5 kg, poisson frais, viandes, volailles, sauces (de 0,40 à 5,95 euros) et épices à tire-larigot, nouilles (de 0,45 à 2,25 euros le paquet) comme s’il en pleuvait... Et tout ça à des prix défiant toute concurrence. Au rayon frais, des spécialités toutes plus exotiques les unes que les autres : raviolis, banh cuon ou bien desserts à réchauffer, des sortes de jambons (gio, entre 3,20 et 5,20 euros pour 500g) et des saucisses vietnamiennes (à savourer dans le riz cantonnais), et même une chinoiserie à faire frémir d’horreur les Occidentaux : des œufs couvés (de poule ou de canne, environ 9,70 euros) qui renferment des embryons d’oisillons et se dégustent comme un œuf à la coque avec sel, poivre, citron vert et du rau bam, une herbe vietnamienne. Sur les étals de fruits et légumes, durians, papayes, choux chinois et ciboulettes thaï vous font de l’œil, prêts à propulser votre cuisine en Orient.
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  • Epicerie fine
  • 12e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Pastificio Passerini
Pastificio Passerini
A la porte d’à côté de leur néobistrot, Giovanni et Justine Passerini mettent la main à lapasta dans leur boutique format Fiat 500, avec comme seule déco deux étagères en boisbourrées de beautés de la Botte : gressins, taralli (biscuits apéro en forme d’écrou), saucetomate au basilic, pesto, riz à risotto Carnaroli, fusilli Mancini Pastificio, huile d’oliveMuraglia…Mais si l’on se déplace dans ce temple de la pâte, c’est aussi et surtout pour les fantastiquesraviolis maison, à la pâte de farine bio artisanale des Marches passée au laminoir tous lesmatins, et dont la farce change chaque semaine. L’autre midi, on engloutissait illico pesto lesdélicieux raviolis mortadelle, ricotta et noix de muscade (41 € le kilo), ceux au pot-au-feu etsalsa verde (45 €), et enfin quelques derniers épinards-ricotta (41 €), tout en se remémorant les lumineuses recettes automnales potimarron et beurre de sauge goûtées l’an dernier, qui nous avaient mis la larme à l’œil. Et que les gluten-freaks se rassurent, Giovanni a rameuté d’autres spécialités italiennes : impeccable salade froide façon poule au pot avec carotte, câpres et olives (35 € le kilo), saucisse piquante italienne (54 € le kilo), stracciatella dégoulinante (8,50 €/pièce), et autres mortadelle, coppa et jambon italien. Certes, les prix se montrent plus bobo que boui-boui, mais que c’est bon… Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel...
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  • Magasins d'électronique
  • Picpus
  • prix 1 sur 4
Rue Montgallet
Rue Montgallet
Célèbre bon plan des geeks en tout genre, bricoleurs de tours de contrôles et agrégateurs fous de disques durs ! Terre promise des fauchés et des ennemis des grands magasins, la rue Montgallet est depuis les années 2000 LE paradis de l’informatique à Paris. N’hésitez pas à demander conseil aux nombreux vendeurs très spécialisés et à annoncer vos besoins et votre budget. L’avantage est qu’ici vous pourrez vous construire un ordinateur sur mesure. Les marges prises sont moins importantes que celles pratiquées par les grands magasins, en revanche la perle rare « clé en main » n’existe pas ici ! Prévoyez donc du temps pour arpenter la rue et comparer les devis. Songez aussi à la durée de garantie souvent réduite à une année. Une manière pragmatique de faire du shopping dans le quartier de Picpus et le 12e arrondissement.
  • Shopping
  • Picpus
La Boutique sans argent
La Boutique sans argent
Au moins ça a le mérite d'être clair. En effet d'argent il n'est point question ici, ni même de troc. Ouverte depuis juin 2015, la boutique sans argent propose un ensemble d'objets (vêtements, chaussures, livres, vaisselle, DVD, magazines, linges, etc.) pour la modique somme de... rien. Nada. Peanuts. Zéro. Voilà. Bref, vous avez saisi. Son stock vit de dons d'objets en tout genre qui sont mis en non-vente au 181 avenue Daumesnil. Le lieu est accueillant et vous permet de commander un thé ou un café sur place pour un prix libre. Le principe est simple, on vous demande juste de ne prendre que des objets dont vous pensez avoir sincèrement besoin, et de donner ceux qui ne vous servent plus à rien. Alors bien sûr, on évite franchement de faire don de ses chaussettes trouées ou de calendriers périmés depuis quatre ans, mais si vous cherchez bien dans vos armoires il y a certainement deux, trois voire dix ou quinze fringues qu'on ne vous verra plus porter. Donc préparez votre balluchon et filez à la boutique sans argent remplir les rayons et donner une seconde vie à vos objets délaissés. Il ne faut pas hésiter à y aller régulièrement car comme on peut l'imaginer, le stock change chaque jour en fonction des dons (pour ou par la boutique). Pour l'instant, l'espace, assez restreint, reste expérimental car c'est la première fois que ce concept s'installe dans une ville aussi grande que Paris. Il n'est donc pas encore possible d'exposer de grands objets comme des meubles par exemple,...
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  • Fromagers
  • 12e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La façade porte encore l’enseigne « Confiserie », mais si Olga a gardé son blaze de sa vie d’avant, elle a bien viré sa cuti. Reprise par Camille Fourmont (déjà derrière Baby Love Burger), la jolie salle tout en miroirs vintage nichée à deux pas de gare de Lyon s’est transformée en une fromagerie où une sélection resserrée de laitages patiente dans une petite vitrine : tomme aux fleurs du Jura, saint-nectaire fermier, crottin de chèvre du Perche… Que du bon, que du artisanal et en grande majorité au lait cru. Pour se convaincre de la qualité, on peut commander jusqu’à 17h des casse-croûte savoureux comme ce saint-nectaire, miel et tranche de poire subtilement sucré-salé glissé dans une demi-baguette, ou des tranches de saucisse de jambon et burrata, pour une sorte de dwich parisien émigré en Italie. A faire couler avec quelques étiquettes nature comme Big Bunch Theory de Patrice Beguet ou le néo-zélandais Invierno de Kindeli. On peut se finir avec un fontainebleau maison escorté de gelée de coing. Olga a du goût ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Vins et spiritueux
  • 13e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Imaginez un microsystème où la bière aurait pris le pouvoir. Bienvenue à la Biérocratie ! Oui, ce lieu existe vraiment et il est situé dans le 13e arrondissement, à deux enjambées de la Butte-aux-Cailles. Aux manettes de cette joyeuse petite boutique ? Pierre et Jaclyn, qui se sont donné pour mission de sublimer la binouze, castée aux quatre coins du globe. 100 % artisanale, leurs bouteilles proviennent tout aussi bien de grandes maisons que de microbrasseries. Si vous poussez la porte de cette cave indépendante en espérant repartir avec une Leffe ou une Chimay sous le bras pour l’apéro du vendredi, vous êtes à côté de la plaque. Ici, le maître mot, c’est qualité. L’occasion d’épater la galerie avec des saveurs inédites : vous laisserez-vous tenter par la Chocolaterie, bière au chocolat des Brasseurs du Grand Paris ? Par la Dark Humor Club Coconut de la Sori Brewing, aux arômes de noix de coco ? Mieux, si l’envie vous en prend, vous pourrez vous procurer un kit de brassage maison, en mode DIY, histoire de montrer à votre bande de potes qui est vraiment le patron (ou la patronne). Et pour aller plus loin dans la culture bière, Biérocratie propose des ateliers pairing binouzes/fromages. A bon entendeur…
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