Martin Parr
Benidorm, Espagne, 1997. © Martin Parr / Magnum Photos
Benidorm, Espagne, 1997. © Martin Parr / Magnum Photos

Que faire à Paris en février 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en février 2026.

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Février a beau être le mois le plus court de l’année, il n’en reste pas moins très bien doté en choses à faire ! À peine les galettes digérées, on est repartis à la pêche aux bons plans avec un certain succès. Dans notre filet ? Une expo blockbuster du regretté Martin Parr, des crêpes et des restos tout chauds !

Les meilleurs plans du mois de février 2026 à Paris

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

All About Love, c’est le titre d’un ouvrage emblématique de l’auteure afro-féministe bell hooks, certes. C’est aussi celui qu’a choisi le Grand Palais pour célébrer les 20 ans de carrière de l’artiste Mickalene Thomas à travers cette incroyable rétrospective. Une coïncidence ? Pas vraiment, puisque chez hooks comme chez Thomas, les déclarations d’amour se font aux femmes noires, trop longtemps absentes des luttes féministes et queer comme des corpus artistiques. Et l’amour, lui, dépasse le cadre romantique pour devenir une affirmation collective et politique, une force d’émancipation, de jouissance et de résistance.

  • Pizza
  • Canal Saint-Martin
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

On a vu l’équipage de Chambre Noire envoyer des tacos chez Furia, des bagels chez Fitzcaraldo, du poisson chez Crudo… Le tout arrosé des pinards les plus pirates de Paname. Cette fois-ci, ils plantent leur logo à tête de Marianne vineuse dans une ancienne laverie qui a gardé son nom de lessiveuse futuriste. Au menu ? Des pizzas, mais suivant une autre recette (moins italo-talienne) que celles de la pizzaiola Marthe Brejon à Centre Culturel, autre adresse du groupuscule. Ici, quand on mange sur place, le diamètre se réduit en pizzette, histoire d’en goûter plusieurs : avec ses bords rebondis mais pas tiboinshapés, la pâte au levain du chef Ahmed Bouferrache cale et régale, dans un juste équilibre crousti-moelleux. Au choix, on a une indispensable margherita goûtue (8 €), une originelle marinara (9 €) mais aussi une bluffante épinards-miso (10 €) jamais vue ailleurs - à tremper dans une sauce au poivron piquant si on aime jouer. Gros plus : option végane avec fromages végétaux ! L’endroit fait barav et caviste, riche du catalogue de Chambre Noire, plus au naturel que le thon sans huile (dès 7 € le verre, 20€ la boutanche + 10€ de bouchon). On y retrouve le swag désinvolte, un peu clandé et très connaisseur qu’on aime, mis au service de pizz qui ont de la frappe. Une adresse qui va pousser loin la fermentation spontanée en faisant ses propres kimchi, kombucha, kefir… Bref, une fermenterie sans forfanterie !

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  • Musique

C’est le moment de monter dans le train Ino Casablanca, qui sera à la Cigale les 24 et 25 février. Une date en forme de couronnement de derniers mois hors du commun. Pourquoi autant d’enthousiasme ? Parce qu’Ino est le rookie de l’année 2025 et sans doute plus. Il nous avait déjà attrapés avec Tamara en janvier, il nous a conquis avec Extasia, sorti au début du mois d'octobre. Ino Casablanca y polit avec encore plus de finesse et d’acuité ce singulier style digne d’un futur occupant du Bureau ovale du rap (vous l’avez ?), entre flow qui claque, synthés raï entêtants, guitares méditerranéennes et beats électroniques. Et après l’avoir vu à la Boule Noire, au Grünt et à la Flèche d'Or, on peut le dire : la scène est son royaume et il ne cesse d’être meilleur à chaque concert. Prêt à chanter « Inooooooo » en chœur ?

  • Art

Préparée avec l’aide du photographe britannique avant sa disparition le 6 décembre dernier, l’exposition "Martin Parr. Global Warning" au Jeu de Paume se propose du 30 janvier au 24 mai 2026 de revisiter son œuvre depuis les années 70 “à l’aune du désordre généralisé de notre époque”. Portraitiste des temps modernes ayant écumé les cinq continents, Parr s’est fait le témoin de l’impact de l’Homme sur la nature, capturant ses congénères avec un regard critique teinté d’ironie. Une vaste exposition rassemblant près de 180 œuvres qui sera l’occasion de rendre hommage à l’un des plus grands noms de la photographie contemporaine.

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  • Français
  • Paris et sa banlieue
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Elle a été agente de vignerons nature (qu’on retrouvait notamment chez Yard), distributrice des volailles familiales, autrice de BD (avec Justine Saint-Lô), Fleur Godart, plus souple qu’un gamay d’Auvergne, se lance aujourd’hui dans une carrière de restauratrice. À un jet de bouchon de son domicile audonien, elle a ouvert Fine Fleur, une lumineuse cantine d’angle/cave, largement ouverte sur la place de la Paix et de l’Amitié entre les Peuples (quel beau nom). Vivement le retour des beaux jours pour profiter de la terrasse ! En ce venteux midi hivernal, on pioche du réconfort sur la courte ardoise : un sapide bouillon de volaille (fermière !) agrémenté de pois chiches et de citron confit (6 €) avant, en plat mijoté, un mounjet, qui n’est pas une marque d’avion mais la version catalane du cassoulet, une solide assiette de haricots blancs au bon goût de lard et garnie de saucisse et de morceaux d’agneau (15 €). À noter qu’il y a toujours une offre végé ! Et comme le lieu fait aussi refuge à petit-déjeuner et goûter, on se laisse tenter par le sucré en exposition avec un moelleux gâteau à la clémentine. Sur les étagères, les bouteilles nature ascendant punk attendent le chaland. Et le samedi, c’est poulet rôti ! Une belle parenthèse modeste, chaleureuse et sincère.

  • Art

Dans le sillage de son Grammy glané dimanche dernier pour son remix d’Abracadabra de Lady Gaga, le producteur électronique chéri de l’industrie Gesaffelstein s’incruste dans l’actu arty parisienne. Les 20 et 21 février, à l’Ellia Art Gallery dans le Marais, il présentera (en accès libre) Enter the Gamma, une installation artistique autour de son album live du même nom sorti le 23 janvier. Avec cette création éphémère, Gesaffelstein immergera les visiteurs dans ce live messianique, passé dans le monde entier et notamment à We Love Green l’an dernier – son premier concert en France depuis 2014. Il apparaissait au milieu de ses machines, cerclé d’une structure en pics minéraux, costumé et ganté tout de noir et le visage moulé d’un masque pour un rendu venu d’une autre galaxie. C’est cet univers pensé avec Pierre Claude pour la lumière et le studio Intelligence Audio pour le son qui sera retranscrit avec cette installation, avec autant des costumes de scène, des images et structures lumineuses, des machines ou des tirages pris lors de la tournée. Et pour celles et ceux qui voudraient repartir avec un petit bout de Gesaffelstein, du merch exclusif et en édition limitée sera mis en vente : briquets et étui à cigarettes gravés de la marque japonaise Tsubota Pearl, t-shirts, hoodies et vinyles de tous ses projets. 

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  • Faubourg Montmartre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’adresse avait été Pastore, table rigoureusement sicilienne, la voilà devenue Patsy, où le menu - signe des temps - met de l’eau dans sa Botte et assume une cuisine fusion sinon cosmopolite, au moins pan-méditerranéenne. Le nom du resto signifie benêt en argot italo-américain, mais la cuisine de Vasyl Andrusyshyn, chef russo-ukrainien élevé en Italie et passé par l’Assagio (et Pastore), se montre carrément futée avec une vraie maîtrise des textures et des sauces. La preuve avec cette formule déjeuner (à 38 €, par personne, pas donnée) apportée avec diligence par Alexandre Bongibault, ancien d’Eels et associé dans l’affaire : topinambours rôtis et noisettes torréfiées alanguis sur une sauce au gorgonzola et café ; agneau rosé végétalisé par une mojo verde des Canaries avec une purée de céleri plus satinée qu'un kimono de SCH, et un tiramisu recomposé avec une glace café et une gelée d’amaretto. Patsy n’est pas construit sur un cimetière indien mais sur une vaste cave, ce qui permet de proposer une carte de vins joufflue en ping-pong avec l’Italie : alsacien Complantation de Marcel Deiss (55 €) ; piémontais Derthona de Claudio Mariotto (62 €) ou luxueux Barolo Cascina Fontana (218 €). Le soir, la carte s’étoffe mais reste sur une proposition entrée/plat/dessert. Patsy s’avère une plaisante surprise dans la catégorie de la bistronomie voyageuse où fêter quelque chose !

  • Bistrot
  • Paris et sa banlieue
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’Amitié Rit de l’ami Thierry Dubourg a été un bar à vin adoré de Montreuil. Le taulier parti se dorer au soleil de Toulon, un couple de locaux, habitués des lieux, a repris l’affaire : Kailey Hoyle en cuisine et son époux Sébastien Le Coroller en salle. Si l’appétence vineuse est conservée intacte, le nom a été raccourci et l’intérieur complètement retapé en troquet immémorial avec suspensions en opaline, petit comptoir boisé et sol en casson. Depuis la mini-cuisine, la cheffe dégaine une formule midi (25 €) enluminée de recettes bistrotières simples et sapides : fraîche salade de courge shiatsu rôtie, bleu, trévise et poire ; pintade grillée caressée par une soyeuse polenta et un intense jus de cuisson ; rassurant riz au lait au caramel et sarrasin grillé. Le soir, la carte s’étoffe un peu ainsi que les prix. Originalité de l’adresse, elle abandonne le droit de bouchon. Les bouteilles alignées aux murs (Mosse à 17 €, Raffut de Sylvain Bock à 23 €, Élément de Guillaume Noir à 19 €) se destinent donc à la vente à emporter. Pour accompagner ses assiettes, il faut aller piocher dans un livre de cave replet, photo de famille du vin nature français. L’Amitié et sa license IV ne prenant -presque- pas de pause, il est possible de prendre un canon en journée ! Autant dire une adresse qu’on veut tous en bas de chez soi.

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  • Pizza
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Tout en haut de la rue de la Folie-Méricourt trônent les fines galettes craquantes d’Ave Pizza Romana et, à l’autre bout, on trouve désormais les antithèses raisonnablement joufflues d’Acid Lactic, le side-project surprise de la Fermentation Générale qui, quelques numéros plus haut, écoule miso, pain et autres kombuchas. Le taulier Valentin Orgeas s’est associé avec le maraîcher bio Cyrille Renault, le tandem de la com David Bellion et Johan Delpuech, et le pizzaïolo Dammi Welianga envoie des pizzas 100 % au levain naturel et blés anciens. Ces farines donnent à la pâte une mâche particulière, un air de « pain » et une certaine résistance intrigante qui l’éloignent de la Napolitaine ubiquiste. Sur la courte carte écrite à la main, on goûte une exquise ’nduja bien relevée, admirablement balancée par une mozzarella lactique dégotée chez Nanina, à quelques rues de là. Bel effort végétal sur la VG#3 où s’empoignent pleurotes, pesto de kale, zaatar et ricotta fumée sur une base de purée de carotte. Des quilles 100 % nature de la boutique mère font glisser le tout à des tarifs tout à fait raisonnables. Une adresse aussi sincère que schlague qui fait du bien !

  • Musique

Trop peu le savent sans doute, mais depuis des décennies, loin des grands raouts intra-muros, les départements d’Île-de-France ont des talents festivaliers cachés. On vous a déjà parlé de Banlieues Bleues, le raout séquano-dionysien ayant accueilli des noms comme Miles Davis ou Nina Simone, il est temps de vous causer de Sons d’hiver, son compère val-de-marnais, dont la 35e édition s’avance du 30 janvier au 21 février. Pendant trois semaines, le festival investira une dizaine de lieux du département, célébrant le jazz et les musiques venant du monde entier dans toutes leurs richesses, diversités et hybridations.

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  • Bistrot
  • Roquette
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Patine, c’est l’ancien Café Mirabelle où s’affairait Marion Goettlé, repris par Julien Chevallier (ex Parcelles) en cuisine et Emma Rajaud, en salle. Le duo l’a transformé en un bistrot épuré bercé par du Nougaro qui s’échappe d’enceintes vintage. Faisant mentir son nom, cette adresse ne patine pas du tout, au contraire : la trajectoire bistrotière s’avère carrément maîtrisée par le chef, qui nous conduit, bras à la portière, vers ses assiettes très personnelles, redonnant un peu de jus à une bistronomie parfois galvaudée. Dans le menu du soir à 50 €, on se régale ainsi d’un terre-mer de tagliatelles d’encornet envoûtées par de fines tranches d’oreille de cochon, avant un polychrome de lieu jaune nacré, coques, petite carotte et chou pointu sur un sapide sabayon, puis un classique (mais rare) soufflé au chocolat. Dans la carte des vins s’ébroue une belle sélection nature avec une belle offre au verre. Et le midi, la formule entrée-plat à 22 € apparaît comme la bonne affaire du quartier. Bref, inutile de freiner notre enthousiasme, Patine ne badine pas avec le bon.

12. Se faire un routier avec l'expo photo de Guillaume Blot

Ils s’appellent Le Torpédo, Chez Mimi ou La Grande Romanie. On y trouve des parkings géants, des macédoines au surimi, du baby-foot, des douches et une chaleur humaine qui tient plus du feu de camp que de la station-service. Le photographe documentaire Guillaume Blot a roulé sa bosse dans plus de 120 restos routiers à travers la France – un périple qu’il racontait déjà à Time Out en juin dernier lors d’un long entretien. Ce travail au long cours est aujourd’hui présenté à La Montgolfière Canal à travers une exposition consacrée à ces lieux à part, où l’on parle fort, où l’on mange ensemble et où la nappe en papier n’est jamais là pour faire joli. Une cartographie sensible des nationales et départementales, faite de portraits, de scènes de vie et de détails « saisis à hauteur de table », loin des aires standardisées et des repas expédiés à la va-vite. L'exposition est accessible gratuitement du 5 février au 26 mars 2026. Le vernissage aura lieu le jeudi 5 février à partir de 19h, en présence de Guillaume Blot, au 25 rue Yves Toudic, dans le 10e arrondissement de Paris.

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  • Japonais
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Derrière Saint-Michel, se cache une intrigante porte rouge miniature. On dirait le sas d’accès d’une villa hobbit, c’est en fait celui d’un izakaya silencieux qui joue à cache-cache avec le tumulte des passants dans une ancienne cave de poutres et de pierres. On s’y installe façon Tetris pour un gueuleton nippon bien troussé. Bandana enroulé autour de la tête, le chef Ryota Suzuki (ancien de chez Abri) chantourne, au dej, une formule à 21€ qui jure avec les rapports qualité/prix scabreux du quartier. Après une soupe miso et un zensai (petit hors d’oeuvre de haricots verts-thon), est servi avec le sourire un plat pour appétits dimensionnés comme la porte d’entrée : assortiment de tranches de poisson cru, bar, saumon, thon, toro en degradé de couleur avec son -vrai- wasabi, ou poulet frit karaage et salade verte voire chirashi pour quelques euros de plus. En supplément dessert, on ajoute une pimpante mousse choco-yuzu sous une poire confite au whisky japonais (9 €). Le soir, à la carte, le chef passe en mode super saiyan et envoie des kamehameha: croquettes fondantes à la crème et chair de crabe (12 €), morue charbonnière au miso (19 €), sushis et sashimi sans afféteries (25-29 €)... A boire, de sacrés sakés, chauds ou tièdes, venus des quatre coins de l’archipel: d’Akita à Gifu, en passant par Yamaguchi (9-17 € les 12cl) mais aussi quelques vins dès 8 €. Muku, c’est le Japon dans un mouchoir de poche.

  • Art
  • Dessin
  • Champs-Elysées
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Véritable caverne d’Ali Baba consacrée aux œuvres sur papier, le Cabinet d’art graphique du Centre Pompidou aligne plus de 35 000 dessins, collages, estampes, carnets et objets divers. Une collection vertigineuse, parmi les plus importantes au monde, qui raconte à même la feuille les XXe et XXIe siècles. Tel est le terrain de jeu de la nouvelle exposition du Grand Palais, qui donne par la même occasion la chance de contempler quelque 300 chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou, avant leur retour forcé à l’obscurité. Selon les règles de conservation, un dessin peut être montré au maximum trois mois, avec un certain degré d’éclairage, avant d’être « mis au noir » pendant trois ans. Cette exploration des possibilités du dessin montre comment, depuis le début du XXe siècle, il s’est affranchi de son statut secondaire pour s’imposer comme une œuvre à part entière. Un terrain d’expérimentation libre pour les 120 artistes réunis ici, prêts à dépasser la simple feuille de papier. Les commissaires font dialoguer des œuvres contemporaines ou non, sur papier, mais aussi des tableaux, des sculptures, des installations ou des vidéos, montrant toute la portée d’un geste qui peut être aussi bien analytique que politique, ainsi que la façon dont certains l’interrogent, voire le réinventent. Une démonstration à la fois claire et convaincante, malgré la pénombre qui règne dans les deux étages de galeries. On apprécie de voir ou revoir des chefs-d’œuvre comme le triptyque Men in the Cities de Robert Longo, choisi pour l’affiche, on en profite aussi pour découvrir des travaux et des artistes moins connus, ainsi que des raretés, comme les dessins de Roland Barthes ou encore l’un des carnets de Modigliani. 

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15. Rentrer dans l'œuvre du peintre romantique Paul Huet

Ce n’est sans doute pas un hasard si le musée de la Vie romantique a choisi de rouvrir ses portes le 14 février 2026, après 17 mois de travaux. On pourra alors redécouvrir la maison et les ateliers d’Ary Scheffer post-restauration, avec un nouveau parcours pour les collections permanentes mais aussi une exposition présentant l’œuvre de Paul Huet. Influencé par Turner et Constable, ce précurseur oublié de la peinture de paysage romantique en France gagne à être connu, comme le prouvent ses majestueuses représentations du ciel qui seront mises en regard de tableaux de ses contemporains.

  • Bars à vins
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le Marché des Enfants Rouges, l’un des foodcourts parisiens qui cartonne sans faiblir depuis des années, continue d’évoluer. Dans l’un des rares emplacements couverts (et chauffés !), le DJ-producteur/viticulteur grec Nikolaos Symeonidis vient d’installer ce Kissa, enclave minimaliste de pierres grattées, poutres métalliques et guéridons en marbre. Le nom japonais (« café ») ne doit pas vous tromper : voilà un bar à vin 100 % nature qui propose une sélection pointue et internationale : l’électrique Eskalation Potential d’Habibi Wine (le domaine -allemand !- du patron), cabernet hongrois de Kolonia 52, Voï du grec Jason Ligas… Depuis la cuisine (pas ouverte !), la cheffe Daniela Jaber concocte des petites assiettes entre influences gréco-turques (börek aux épinards, feuilles de vigne), classiques de barav (un mont-d’or chaud à attaquer avec une pita) ou inventions bien vues comme cet œuf mayo twisté en houmous (émulsion d’œuf et vinaigre et citron, un peu de mayo, jaune cru) qui se tartine à plusieurs sans effort. Le tout baigné dans une bande-son érudite, piochée par Nikolaos dans sa collection de vinyles (même si, lors de notre visite, la présence de l’ex-footballeur Raí a poussé le patron à mettre le pressing sur les pépites bossa). Une adresse à la DA forte qui mérite sa place dans les itinéraires des affamés de Fashion Weeks !

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  • Art
  • Textile
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Quand le jeune Azzedine débarque à Paris depuis sa Tunisie natale, en 1956, il n’a qu’un objectif en tête : devenir le nouveau « Christian Dior », celui qui révolutionnera la mode féminine et dont les jeunes créateurs admireront, à leur tour, les créations dans les pages des magazines. Par chance, le jeune couturier atterrit tout droit dans les ateliers du roi de la mode parisienne, où une pote de pote lui dégote un stage… de quatre jours. Un passage éclair qui le marque pourtant à vie et qui sert de point de départ à une véritable obsession : collectionner le plus de pièces signées Dior possible. Résultat ? Près de 600 robes, manteaux ou accessoires sont archivés, en secret. Et se redécouvrent aujourd’hui à travers une double expo parisienne, à la Galerie Dior et à la Fondation Alaïa.

  • Gastronomique
  • Necker
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans la lignée d’Épopée ou de Fugue, voilà un nouvel exemple où des cuisiniers d’origines asiatiques s’emparent de la gastronomie hexagonale. Ébène a éclos à l’hiver 2025, porté par la cheffe coréenne Jihyun Kim et, en salle, Simon Plantrou, natif de Dieppe. Le couple, passé chez Alain Passard, a fait table rase d’un ancien bar vineux pour offrir, à ce bout du 15e (et, lors de notre passage, à Olivier Roellinger sorti d’un TGV malouin), une salle blanche et épurée sur laquelle s’ouvre une vaste cuisine. Le menu du soir en six temps (96 €) est au diapason de l’ambiance, maîtrisé, généreux mais parfois un peu sage. On y croise de très belles assiettes ancrées dans la saison, comme cette splendeur maritime de langoustine au feu sur une embeurrée de chou et une bisque aux coques ; ou cette canaille mousse de foie de volaille. D’autres étapes gagneraient cependant à plus de témérité, comme dans cette Saint-Jacques crue dans une très (trop) discrète crème de pignon. La carte des vins fait la part belle aux vins propres. Loin du barouf bistrotier de l’est parisien, Ébène déploie un hommage délicat à la cuisine française, idéal pour une parenthèse ouatée dans ce coin de Paris presque provincial.

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  • Art

Kid Cudi continue d’explorer toutes les facettes de sa personnalité : après la musique, où il brille en tant que rappeur depuis son tube “Day 'N' Nite”, la mode, l’artiste s’est redécouvert une passion pour la peinture, alors qu’il se voyait bien, enfant, devenir dessinateur de BD. Kid Cudi, qui se présente sous l’alias Scotty Ramon (deux de ses vrais prénoms), a réalisé son premier tableau il y a un an, et c’est comme si un nouveau canal s’était ouvert en lui : il s’est vite lancé dans une série autour de Max, son alter ego dépeint dans différentes situations oniriques qui évoquent, comme souvent chez lui, les maux de l’esprit. Et pour cette première exposition intitulée Echoes of the Past, l’artiste américain a choisi Paris et la galerie Ruttkowski dans le Marais. Il a également préparé une bande-son spéciale pour accompagner la visite. Vernissage ouvert au public le 30 janvier de 17h à 20h, puis l’expo sera visible gratuitement jusqu'au 1er mars 2026.

  • Français
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si Chloé Charles ne faisait jamais rien comme tout le monde ? Après Lago, sa table ouverte uniquement sur privatisation, voilà que la cheffe fait encore un petit pont avec l’époque de sa Cantine, décidant de n’ouvrir son nouveau projet qu’au déjeuner ! On se retrouve donc dans la salle de Lago réarrangée façon self : la cuisine ouverte devient comptoir de commande et la grande table commune a été divisée. Dans une optique de réduction maximale des coûts, on mange dans un plateau en alu (économie de vaisselle), le semainier aux intitulés qui rappellent le lycée - hachis parmentier, blanquette, saucisse pomme vapeur - propose deux entrées et deux plats (économie de fournitures) et on débarrasse sa table (économie de personnel). Ce lundi, on remplit nos compartiments de carottes râpées pimpées d’une vinaigrette aux agrumes, d’un bourguignon de champignons hyper convaincant avec ses coquillettes (il va toujours y avoir une offre végé), avant une chouette mousse au choco et une pointe de sel. On n’est clairement pas dans de la haute gastronomie, mais tout est juste, copieux et cuisiné. Sans être aussi forte que la mythique formule midi de Paloma, cette Chloé's Cantine et son déjeuner à 19,50 € apparaissent comme une vraie bonne affaire si vous êtes dans le quartier !

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