Prairie du Canal
© Le Viet
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Que faire à Paris en mai 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en mai 2026.

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Ça y est, le mois de mai est là, avec dans sa musette le mercure qui grimpe, des ponts à rallonge et un chapelet de bons plans. La truffe humide et le poil luisant, la rédac est partie fouiner aux quatre coins du Grand Paris et dans ce dossier, plus garni qu’un panier de pique-nique printanier, vous trouverez : la crème des restos ou encore des festivals, des concerts et expos. En mai, fête vraiment ce qu’il te plaît.

Les meilleurs plans du mois de mai 2026 à Paris

  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle. Bref, un resto qui grille de mille feux.

2. Assister au triple couronnement d'Aya Nakamura au Stade de France

Remplir trois Stades de France en quelques minutes, elle fait ça « en détente », comme elle dit dans son titre « No Stress ». Pour accompagner son album Destinée sorti le 21 janvier, Aya a offert trois concerts (les 29, 30 et 31 mai) à ses follolo en forme de célébration de dix ans de carrière où elle aura marché sur la concurrence et tellement d’autres choses. Rien de moins qu’un couronnement.

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  • Art
  • 16e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste.

  • Musique

Il y a quelques semaines, la précieuse Station annonçait sa future pause pour trois ans de travaux. Passée l’émotion, il est désormais temps de profiter à fond du lieu d’ici à sa fermeture le 31 octobre - soit un bon moyen pour aider le lieu à amortir ce triennat de pause forcée. Première quille ces 20 et 21 mai avec la dixième édition de son festival maison Garage Mu, du nom de l’originel espace ouvert par le collectif Mu, les tenanciers de la Station. Un millésime jubilé qui célébrera ce pan punko-électronico-rock bien inscrit dans les marges cher au lieu. Il y aura le tambourinant duo catalan Dame Area ; les Irlandais bien post-punk bien militants M(h)aol ; le poppeux aussie Way Dynamic ; ou encore le trio de Nantaises Île de Garde, dernière trouvaille du label Born Bad, et leur style cinémato-synthétique bon à accompagner un thriller féministe. Tellement Station.

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  • Végétalien
  • Roquette
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Des pierres grattées, des chaises Thonet et des petites assiettes à partager… le tout entre Voltaire et Saint Ambroise. Voilà, à première vue, un bistrot comme le 11ᵉ en propose en quantité, comme le bien-aimé Servan à un jet de Salomon de là. Alors pourquoi donc s’arrêter sur ce Présent ouvert en novembre 2026 par le duo Raphael Francisco et Cheyma Bourguiba, déjà aux commandes de l’épicerie-snack Aujourd’hui-Demain à deux pas ? Eh bien parce que derrière les intitulés rassurants de la carte (ceviche, effiloché, pâté cornichon…) tout ici s’avère vegan ! Accoudé au zinc entre deux tables communes blindées, on entame avec une moelleuse polenta coiffée de champignons poêlés et de noix (9€) avant un cordon bleu bien crousti (11€) réalisé avec un filet végétal (signé Swap). À noter qu’une partie de la carte est disponible à partir de 17 h pour les vegapéros précoces. La carte des vins se la joue naturiste sinon bio, à tarifs raisonnables. Si vous vous languissiez d’une adresse avec grandes tablées, prix mini et petites assiettes végan, Présent conjugue habilement les trois !

  • Bars à vins
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Vous prendrez quoi pour accompagner votre verre de vin ? Un bol de pop-corn et un court-métrage ! Bienvenue au Out Of The Blue, premier bar à films de Paris (voire d’Europe) lancé en 2025 par la réalisatrice Chloé Bourgès (filleule d’Antoinette Fouque, une des créatrices du MLF) juste à côté du Café Content. Pas vraiment un concept au sens rentable du terme plutôt un projet aussi inclassable et indépendant que le film éponyme de Dennis Hopper. Le cadre de la minuscule enclave a été soigné et moquetté par studio Etttore. La carte des vins nature est à peine plus longue que la liste des réalisatrices oscarisées : un blanc, un rouge, un « blouge » et une bulle. Le néon rouge « cinéma » au-dessus de l’escalier qui descend indique assez clairement que la suite se déroule au sous-sol. Un antre bleu nuit, un canapé Pierre Paulin face à un grand écran où on peut visionner (gratuitement) un court-métrage (en boucle entre 18 h et 22 h) tout en sirotant son vin et grignotant son assiette de fromage (8€) pour un moment rare au cœur de l’image. La programmation change tous les mois et brasse large : Herzog, Lynch, Triet, Chaplin, Panahi… Et le dimanche, c’est long-métrage surprise. Bref voilà une parenthèse hors norme et un peu folle qu’on ne peut qu’aimer !

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  • Art

Comme pousser les portes d’une galerie d’art est parfois intimidant, elles seront ouvertes du 29 au 31 mai pour le retour du Paris Gallery Weekend, qui associe 77 galeries franciliennes pour trois jours d'expos et de vernissages gratuits. L'édition 2026 s'annonce chargée : plus de 200 artistes, 64 solo shows, 60 événements répartis entre le Marais, Saint-Germain, Matignon et même Romainville. L'an dernier, 19 000 visiteurs avaient fait le déplacement – et toutes les visites guidées affichaient complet. Du beau monde au programme côté galeries : Perrotin (Hans Hartung & Pierre Soulages en duo, plus Lee Mingwei), Hauser & Wirth (Paul McCarthy), Galerie Lelong (Kiki Smith et Paula Rego), Galleria Continua avec la nouvelle expo de Loris Cecchini, ou encore Rosson Crow chez Nathalie Obadia. Les Cartes blanches sont de retour avec cinq propositions cette année. À la H Gallery, le critique Olivier Kaeppelin réunit quatre artistes femmes autour d'une expo titrée Auprès du cœur sauvage, emprunté à Clarice Lispector. Chez Lilia Ben Salah, c'est Éric Mangion qui donne sa vision à travers le travail de Mohamed Lekleti. In Situ–Fabienne Leclerc accueille quant à elle Seahaven, imaginée par le duo Lou Revel & Félix Félisaz avec cinq artistes émergents. Nouveauté de l'édition 2025 reconduite cette année, les Zooms proposent des parcours thématiques transversaux. Un bon moyen de naviguer dans la programmation sans se perdre.

  • Sport

À chaque fois que la section hand du PSG débarque à l’Accor Arena, c’est toujours pour une grande occasion. Deux ans après y avoir célébré l’ultime match en club du GOAT Nikola Karabatic, les Parisiens feront leur retour le 27 mai dans la culte enceinte à l’occasion de la 28e journée de championnat contre Nantes. Rien de moins qu'un match couperet entre les deux premiers du championnat. Devant plus de 12 000 spectateurs, l’équipe entraînée par Stefan Madsen s’appuiera sur son maestro batave Luc Steins, les tonitruants Yahia Omar, Elohim Prandi ou Kamil Syprzak pour faire la diff en attaque. De l’autre côté du terrain, le PSG comptera sur son imperméable doublette de gardiens danois Jannick Green/Mikkel Løvkist, mais aussi sur son toujours fringant capitaine Luka Karabatic. Une défense parisienne qui devrait avoir un peu de travail avec la présence en face du demi-centre nantais Aymeric Minne, actuel meilleur buteur du championnat. Pour voir tout ça, dépêchez-vous, la billetterie marche très bien avec des tickets tarifiés à partir de 23,50 €. En plus du match, sont aussi prévues une flopée d'animations dont les détails seront annoncés d’ici la rencontre. Dernière info : ce 27 mai, ce soir-là, les Parisiens ont de bonnes chances de remporter officiellement leur 12e titre d’affilée. Vous avez compris, l’histoire risque de s’écrire, ce serait dommage de ne pas en faire partie.

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  • Japonais
  • 7e arrondissement
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Derrière cette sobre vitrine fumée se cache l’une des tables les plus pointues de la Rive Gauche. C’est ici que Masayoshi Hanada, passé par Sushi B, a ouvert son resto tout droit sorti de Blade Runner 2049. S’en dégage une atmosphère rituelle, renforcée par l’accueil chuchoté et l’interdiction de prendre photos et vidéos ! Il faut attendre l’arrivée du chef pour que la tension retombe. Monsieur Hanada, doux et souriant, est à mille lieues nautiques des maîtres sushis impassibles qui jouent la carte de la distance avec les convives. Lui, au contraire, répond humblement aux remarques de la dizaine de chanceux, tous ravis de découvrir ce menu omakase loin d’être à la portée de tous les salarymen (350€). Au programme de cette longue chorégraphie, des poissons d’exception, à commencer par les entrées : électrique sashimi de maigre, shiso vert, sauce soja et wasabi ; joue de raie en soupe de poisson… Le moment qui nous accroche le plus, c’est ce chawanmushi (flan salé japonais), d’une finesse folle, coiffé de caviar osciètre et relevé par une émulsion d’œuf. La suite ? Un défilé de nigiris maturés selon l’animal, si justes qu’ils viennent concurrencer ceux d’Hakuba tout en haut de la pyramide. Pour finir, le chef envoie deux desserts : glace au riz et monaka aux azuki, framboise et gelée de citron. Un grand moment de gastronomie, irrigué d’une solide sélection de sakés, de vins et de champagnes, parmi lesquels notre chouchou Jacques Lassaigne.

  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville.

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  • Dans nos Assiettes

L’année dernière, fin mai, la rue Duperré dans le 9ᵉ avait été transformée en un immense et joyeux banquet à ciel ouvert où plus de 400 convives s’étaient attablés sous le cagnard. Au menu ? Une noria de plats iconiques des restaurateurs du quartier à l’origine du projet : œufs mayo, saucisse-purée et profiteroles du Bouillon Pigalle ; pâtes à la truffe, burrata et tiramisu du Pink Mamma. Le tout sonorisé par la bande de la Machine du Moulin Rouge et le cabaret La Barbichette. Si vous l’aviez raté en 2025 ? Séchez vos larmes, l’édition 2026 vient d’être annoncée pour le 29 mai à partir de 18 h avec les mêmes équipes et les mêmes recettes ! Bonus de cette année, Fishbach remplacera Teki Latex aux platines. Comptez 41€ pour cette avalanche de bonnes choses (vins inclus !), soit une super affaire. 

Existe-t-il quelque chose de plus agréable que de bien manger à Paris ? Oui : bien manger en terrasse à Paris ! Selon un théorème qu’on n’explique pas, les assiettes ont toujours meilleur goût quand on les déguste avec une paire de lunettes de soleil sur le nez, des glaçons dans les verres et qu’on ne peut pas lire l’heure à cause des reflets. Dans cette sélection, on a réuni les terrasses parisiennes les plus agréables de nos restaurants favoris, des parenthèses où se poser pour se régaler, à la fraîche, décontractés des papilles. 

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13. Veiller pour la nouvelle édition de la Nuit des musées

Pleins phares sur la 22e édition de la Nuit des musées ! Classique arty du printemps, l'événement sera de retour le samedi 23 mai 2026 avec toujours le même (et aguichant) credo : l'ouverture nocturne et gratuite de 3 000 lieux culturels en France, dont plusieurs centaines rien qu'à Paris et en Île-de-France. Le tout en proposant des visites thématiques, des performances artistiques en tous genres et des ouvertures d'espaces exceptionnelles. On vous laisse en charge de trouver l'after.

14. Chanter le banger "Illegal" au concert de PinkPantheress

La dernière fois que PinkPantheress est venue jouer à Paris, c’était en février 2023 à l’Elysée Montmartre. Depuis, l’Anglaise a explosé dans des proportions démesurées, faisant infuser dans le monde entier sa pop sous amphèts avec la sortie au printemps dernier de Fancy That. Un projet en forme de panégyrique de la club music british du tournant du millénaire – quasi tous les morceaux samplent des bangers de stars du genre. C’est illégal comment « Illegal » entre dans la tête, hâte qu'elle vienne le chanter en live le 31 mai au Zénith.

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15. Voir rayonner la mode du continent africain

Conçue par l’excellent Victoria and Albert Museum de Londres, l’exposition Africa Fashion s’exporte jusqu'au 12 juillet 2026 à Paris après des étapes en Australie, au Canada et aux États-Unis. L’occasion de faire rayonner la scène mode du continent africain dans la capitale de la haute couture mais aussi de faire dialoguer créations contemporaines et collections historiques du musée du Quai Branly. Une confrontation entre passé et présent qui mettra en lumière une autre vision de la mode façonnée à la fois par des savoir-faire locaux et une nouvelle génération de créateurs.

16. Déconstruire caustiquement la maternité avec Marine Leonardi

C’est l’anti-petite mamounette. Pourtant, ses premiers pas sur scène sont quasi concomitants à la naissance de sa fille, il y a maintenant cinq ans. Et la maternité est un de ses sujets de prédilection. C’est qu’elle l’aborde sans mièvrerie aucune (au théâtre des Variétés du 14 au 30 mai), et à travers toutes ses difficultés : des fuites urinaires à une charge mentale inégalement partagée avec son conjoint. C’est caustique, mordant, tout le monde prend cher (elle comprise), et ça fait du bien.

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  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé autant de chefs-d'œuvre de cette dernière décennie de la vie de l'artiste, faisant cohabiter L'Escargot avec La Gerbe, les Acanthes ou encore Zulma, grâce notamment à des prêts d'exception qui prouvent que, même lorsque l'on croit avoir déjà tout vu de Matisse, le mec cache encore quelques secrets.

18. Réentendre des concerts au Café de Paris

Nouvelle majorité au Café de Paris ! Après plusieurs mois de flou programmatique, voilà que l’interlope micro-salle du 145 rue Oberkampf se dote d’un nouveau duo de prog venu du 9b. À partir du mois de mai, la salle de bal du fond de 300 places et ses faux airs de Black Lodge lynchienne – ah ces miroirs, ces peintures et ce plafond rétro-éclairée de rouge ascendant verrière – accueillera à nouveau des cabarets, des concerts et des DJ sets. Si la prog est en cours de finalisation, on peut vous filer une exclu : tous les artistes auront le loisir d’entendre leur musique amplifiée par un système-son flambant neuf assemblé par Farï, dont le créateur n’est autre que Victor Williaert, le fondateur de Tweak Soundsystem. Bonne chance pour ce nouveau mandat.

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  • Indien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pendant un siècle, ce coin de la rue Léon Frot s'appelait chez Mélac, institution aveyronnaise fondée quand le quartier Charonne était encore le territoire des Apaches. Désormais, l’endroit s'orne de photos de stars du cricket et de panneaux en sanscrit façon café de Mumbai : Bacchus s’est réincarné en Gourou, cantine euro-indienne lancée par les potes Valentin Bauer (cofondateur des pizzerias Tripletta) et le chef Adrien Bouchaud (52 faubourg Saint-Denis). On retrouve des classiques du pays de Gandhi bien tournés, à prix onzièmistes et adaptés au palais facilement inflammable de la clientèle parisienne. La paire de samoussas frits minutes est enceinte de légumes rôtis à tremper dans un chutney mangue (6€) ; le lubrique cheese naan fumant dégorge son fromage liquide (fun fact, il fut inventé à Paname en 1976, 3,50 €) ; et les currys sont au nombre de sept (14-19 €). La maison roule ses propres boules de glaces en dessert (curcuma, cajou, cardamome, coco… 3 €) et envoie aussi des gulab jamun, beignets à la rose et au citron vert (6 €). De sérieux sirops faits sur place (citron vert, menthe, tamarin… 3€) font glisser tout ça, ainsi que des cocktails comme le Mumbai mule (rhum et sirop de cumin, 10 €) ou des bières Kingfisher. Bref, une Inde de voyageurs, plus bromance que Brahma, mais la cuisine est là.

  • Café
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec ses murs grattés, ses mignonnes petites tables de bois et sa population à néo-mulet, le Pontochoux café, annexe du minuscule spot à curry japonais voisin, n'aurait pu n'être qu'un coffee shop du Marais de plus. Un agréable café où boire un bon espresso de chez Coffee Collective (une brûlerie de Copenhague) ou des thés japonais Kagoshima. Mais le magicien du sucré Akira Takahashi en a décidé autrement. Derrière le comptoir bariolé, cet ancien ensorceleur de feu Les Climats mitonne de vrais petits desserts gastros – de 12h30 à 17h uniquement ! Des compositions affûtées et vives, à l'image, ce jour-là, d'un Mont-Blanc d'anthologie – l'une des pâtisseries préférées des Japonais. Un vrai numéro de prestidigitateur, articulé autour d'une glace au chocolat et thé hojicha soyeuse, d'une mousse à l'armoise à la texture évanescente et des incontournables vermicelles de marron. Le coulis de yuzu bien caché électrise tout ça avec élégance et sans zèle glycémique. On l’arrose de la boisson signature des lieux, l'Aki Tonic, touillant dans son chapeau haut de forme café, jus d'orange et tonic, à boire frappée.

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21. Retourner danser à l’air libre

Tout le monde dehors les mains en l’air ! Après plusieurs mois d’hibernation, ce long week-end de Pâques signe le début des entrechats en extérieur avec la réouverture de plusieurs lieux bien connus. Alors que le jardin des Traverses est ouvert depuis le 21 mars, se sont dévoilés lors du week-end de Pâques les fermes festives Prairie du Canal et Jardin21 ; le club subpériphérique Kilomètre 25 ; le plus alternatif Sample ; ou la péniche itinérante du Canal Barboteur.

22. Entrer pour la première fois dans la nouvelle salle du Bal Chavaux

Dix ans après sa création, l’estimable salle montreuilloise de la Marbrerie a ouvert au printemps un second espace, le Bal Chavaux, au pied du métro Croix de Chavaux. Un cadastre qui accueillait jusqu’à son déménagement en 2015 l’historique complexe du cinéma Méliès, façonné au début des années 1970 par l’architecte compagnon de route de la ville Claude Le Goas. Le Bal Chavaux offre plusieurs salles et ambiances : l'ex-grande salle du ciné, jaugée à 500 places, accueillera autant des concerts que des soirées club, dont la DA devrait flirter du côté des « musiques actuelles et émergentes, du hip-hop aux musiques électroniques en passant par l’hyper-pop », annonçaient les tenanciers lors de l’annonce l’an dernier. 

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  • Dans nos Assiettes

Les fleurs qui poussent sur les marronniers, les terrasses éphémères sur le bitume et les lunettes de soleil sur les nez, pas de doute c’est le printemps ! C’est aussi l’époque où Plat/Form, la terrasse où ça mange et ça guinche au pied de la BNF, renaît toujours sous l’égide de We Are Constellation, agence d’un ancien de Concrete. Pour la saison 2026, le chef Romain Bréchignac, passé par le Royal Monceau et Le Meurice, va prendre la suite de Chloé Charles et Alexandre Marchon aux fourneaux. L’ambiance se veut bistrotière avec un semainier (burger le mercredi, tonnato-fenouil le jeudi, moules et sauce pimentée le vendredi…) avec une formule midi entrée-plat à 21€ vue sur la Seine comprise. Le soir, du mercredi au samedi, les assiettes montent en gamme : poulpe rôti, tajine de betteraves au za’atar (32 €), sandwich au pastrami de Will’s Deli (22 €)… Le dimanche midi, ça part en barbecue pour des brunchs de braise avec des invités comme Melt ou le bistrot Quedubon. Ça promet !

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