Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle. Bref, un resto qui grille de mille feux.
Ça y est, le mois de mai est là, avec dans sa musette le mercure qui grimpe, des ponts à rallonge et un chapelet de bons plans. La truffe humide et le poil luisant, la rédac est partie fouiner aux quatre coins du Grand Paris et dans ce dossier, plus garni qu’un panier de pique-nique printanier, vous trouverez : la crème des restos ou encore des festivals, des concerts et expos. En mai, fête vraiment ce qu’il te plaît.















































