Dans la nef de la Cité du Cinéma
© Phillipe Ayrault | Dans la nef de la Cité du Cinéma
© Phillipe Ayrault

Que faire à Paris en octobre 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en octobre 2026.

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Ça y est, on vient de débouler dans la dernière ligne droite de l’année ! Si octobre n’est pas le mois le plus drolatique, cette édition 2026 s’annonce particulièrement douce en termes de choses à faire. Point de révolution en vue (encore que), mais un dossier paré de bons plans pour vivre à fond ce début d’automne entre expos inratables, concerts, festivals et restos tout nouveaux. Un dossier à consulter comme une ordonnance du médecin.

Les meilleurs plans du mois d'octobre 2026 à Paris

  • Gastronomique
  • Louvre
  • prix 4 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Voilà Anne-Sophie Pic de retour à Paris avec un restaurant au sein de la fondation Cartier, attenant à son très réussi bar Utopic. Une élégante salle miroirs, grège et pivoines, traversée par une immense table de bois clair, frontalière avec une cuisine ouverte de marbre et d’inox. La mise en jette ! Bonne surprise, le menu déjeuner en 3 temps (en semaine) s’affiche à 120€, un prix plutôt accessible dans le référentiel de la cheffe. Attention, ce « discount » se fait au détriment de l’expérience arty réservée au soir (menu à 260€) où l’on vous coiffe d’un casque pour écouter un poème/recette sur les berlingots et une assiette de maigre évoque un tableau de Pollock… Ce midi-là, le menu en 4 étapes à 150€ cible l’essentiel, les goûts très lisibles d’une cuisine en ligne claire entre Japon et Provence, au risque d’oublier, parfois, la claque attendue d’une table gastronomique. Les moules chapeautant un flan nippon et nappées d’un beurre blanc au curcuma explorent l’acidulé, le maquereau caramélisé à la flamme (cuisson parfaite) emporte le sabayon matcha. Les grandes réussites ? Les mythiques berlingots et leur incroyable bouillon végétal fumé et ce graphique dessert à la figue et café d’un équilibre dément. Si vous êtes en fonds, foncez sur les accords proposés par la géniale sommelière Paz Levinson ! Le midi, la faune mêle cadres du quartier (de Cartier ?) et couples profitant de l’aubaine. Le soir, la population se fait plus chic, internationale et gastronome.

  • Art
  • Textile
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avant d’entrer dans l’exposition “Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle” au Palais Galliera, on associe facilement la mode féminine de cette époque à une garde-robe ultra-féminine. L’exposition prend pourtant le contre-pied de cette idée reçue en s’intéressant aux appropriations du vestiaire masculin par les femmes, “un manque important dans l’histoire de la mode” que le musée de la Mode de Paris souhaitait combler avec cette exposition, présentée jusqu’au 14 février 2027. 

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  • Dans nos Assiettes

« Je ne peux pas dire qui rachète, ça porte la poisse, mais c’est une belle histoire qui se trame », lâche Inaki Aizpitarte, revenu de vacances. La revente de son Chateaubriand, le mythique bistrot qu’il a repris en 2006 et où il a écrit les plus belles pages de la bistronomie parisienne, a eu des ratés, mais cette fois c’est la bonne : il rend les clés en décembre 2026. En attendant et jusqu’au dernier jour, le Chateaubriand continue de briller. D’abord, le chef basque va reprendre les résidences de complices et d’amis lancées en décembre dernier. On a pu ainsi goûter des quatre-mains d’anthologie avec Alexandre Gautier, Yves Camdeborde ou le regretté Bertrand Grebaut. Voilà que se profilent ceux avec Raquel Carena du Baratin (le 4/10) ; Valentin Raffali du Bus Palladium ; Hanne Grunewald, la sommelière historique du lieu, ou de Kris Yenbamroong du Night+Market à Los Angeles…  Ensuite pour son dernier trimestre le Châteaubriand se mue désormais en bistrot ! En parallèle du menu dégustation, le chef Leonardo Righini et son équipe vont aussi proposer des plats à l’ardoise, plus simples et abordables comme un steak sauce mitraillette et pommes dauphine à fourchetter au comptoir, mais aussi des propositions issues du menu (un tocino de cielo direct, quelqu’un ?). Bref vous n’avez plus d’excuse pour ne pas dire adieu à la table parisienne la plus marquante des 20 dernières années !

  • Shopping
  • Boulangeries
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’amitié culinaire franco-japonaise est un ouroboros qui n’en finit plus de se mordre la queue. Inspiré par la boulangerie française, Ryota Hirako a ouvert en 2018 à Fukuoka sa première boulangerie Amam Dacotan - “maison de blé” en japonais-  avant d’essaimer à Tokyo et Kyoto. Le voilà désormais installé à Paris dans une féérique échoppe de bois patiné et de fleurs séchées, faussement rustique mais vraiment charmante. Si Amam Dacotan reste une boulangerie, le pain brut reste cantonné aux seconds rôles et c’est le sandwich la star, comme ce petit croque-monsieur brioché parfaitement régalant à froid (et encore meilleur une fois réchauffé) ou ce faux burger boulanger, icône de la maison, avec un parfait pain aux graines enserrant haché de porc enjaillé d’épices, chou rouge et légumes rôtis savoureux. Côté sucré, pas de pâtisserie fine mais du trivial, financier, brioche au chocolat… Bonne pioche pour les quelques donuts mis sous les projecteurs – logique puisqu’au Japon le même groupe détient la fameuse chaîne “I’m donut ?”. La version matcha est divine, avec son beignet sulfureusement léger. Bref de la boulangerie fusionnante et aguicheuse à souhait.

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  • Art

Au cours de l’année 1826 – ou 1827 selon les sources –, l’ingénieur Nicéphore Niépce réalise depuis la fenêtre de sa maison bourguignonne Point de vue du Gras, la toute première photographie connue. Le point de départ d’une révolution technique, culturelle, artistique et mémorielle que la Bourse de Commerce célébrera à partir du 7 octobre avec l’exposition Remember Me, dont les œuvres seront directement puisées dans la collection Pinault. Forcément, la brochure de l’exposition fait rêver avec 700 chefs-d’œuvres de plus de 70 artistes sillonnant les époques, les courants et les avancées technologiques. Sur la photo de classe, on repère le surréaliste modeux Man Ray, l’expérimental Wolfgang Tillmans, la photographe de la Grande Dépression américaine (entre autres) Dorothea Lange, le prodige figurant les cultures afro-américaines Tyler Mitchell, Gustave Le Gray, le premier à shooter un chef d’Etat français avec Napoléon III, ou l’adepte de l’autoportrait et du brouillage des identités Cindy Sherman.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

« Comme vous le savez tous, mon agenda s’est quelque peu libéré. » Dix jours après avoir été évincé avec grand bruit de la tournée d’Ed Sheeran pour sa prise de position contre le génocide à Gaza, le chanteur américain Macklemore a annoncé dans un post Instagram le 24 septembre un « Free Palestine Tour », avec trois premières dates de concerts en Europe : à Dublin, Londres et Paris, le 29 octobre. Macklemore sera accompagné sur scène d’autres artistes qu’il a contactés, car, estime-t-il, « en 2026, être apolitique face à un génocide ne fonctionne plus ». « Lorsque les milliardaires peuvent décider quelles voix sont autorisées à monter sur scène et lesquelles sont jugées trop dangereuses pour être entendues, tout le monde devrait y prêter attention. » Les lieux des concerts, une information désormais sensible, devraient être bientôt annoncés, tout comme les noms des artistes ainsi que les dates aux États-Unis. Tous les bénéfices seront reversés à des associations soutenant le peuple palestinien.

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  • Musique

Danser sur un dancefloor de 12 000 mètres carrés sous un plafond haut de 18 mètres ? C’est la magie de la Cité du Cinéma et elle va de nouveau opérer à partir de ce week-end ! Le 2 octobre, après un échauffement l’an dernier, le triumvirat composé de Dure Vie, Wild Buzz Agency et Pedro Booking relance sa série de soirées électroniques Final Cut. Tout ça sous la nef de la Cité du Cinéma tout juste relookée en vue de sa nouvelle vie de « pôle culturel et événementiel du Grand Paris ». Parlons de ce dancefloor quand même : il prend place sous cette nef de 80 mètres de long structurée d’acier, rivets et baies vitrées, dans ce qui fut une usine électrique fournissant l’énergie du métro parisien. Un coup à filer le vertige à un chasseur alpin. Pour épousseter la piste, les tenanciers ont décidé de décliner leur festival Central, habitué aux Magasins Généraux, avec un quintet d’artistes frayant dans les chapelles techno, bass music, drum’n’bass, trance ou house. Pour la suite, la périodicité des soirées n’a pas été dévoilée mais sont d’ores et déjà prévues les venues de Nico Moreno et une résidence de la soirée mancunienne hard techno Teletech. Final Cut, première !

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Cinq ans après leur séparation, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo sont de nouveau réunis dans une exposition photo à Paris au mois de novembre. L’événement, nommé Around the World, présentera des clichés inédits des Daft Punk pris entre 1997 et 2007 lors de différentes tournées promo en France, au Japon ou aux Etats-Unis. Dans la sélection, on les voit en backstage avant une cérémonie de remise de prix, poser dans les rues de Los Angeles, ou sortir casqués du métro à Tokyo. Mais on trouve aussi des photos plus surréalistes, avec les Daft allongés sur des transats au bord d’une piscine avec des cocktails, ou à table devant le juke-box d'un bar PMU, café à la main. Les dates et le lieu de l’exposition n’ont pas encore été dévoilés, mais un pré-événement est organisé le 23 octobre dans un showroom au 58 rue Volta dans le 3e arrondissement. Il permettra aux fans de découvrir les photos en avant-première, de précommander des tirages, et d’acheter des préventes pour l’exposition à 10 €. Le showroom ouvrira à partir de 18h, et pendant 24 heures non-stop.

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  • Musique

L'Anglais James Blake, sorcier des fréquences électroniques chéri des stars de l’industrie, sera à Paris le 12 octobre, dans la démesurée et sculpturale grande salle du Grand Rex aka l'un des plus beaux cinémas du monde. Et on avoue qu’entendre dans un lieu pareil la vaporeuse voix de l’Anglais déclamer les morceaux de "Trying Times", son dernier disque autant inquiet qu’espérant, et qui flirte forcément avec la pop, le RnB ou le hip-hop, nous botte sacrément. Qui sait, peut-être qu’il rameutera certains des artistes avec qui il a collaboré durant sa carrière ; derniers en date, Dave et Monica Martin sont présents en feats sur ce dernier disque.

  • Dans nos Assiettes

Deux coques chromées côte à côte dans un vaste espace encore secret non loin de l'Étoile. Tel va être Dalad's, le prochain opus de We Are Ona et Lucas Pronzato proposé à l’occasion d’Art Basel Paris. Un banquet tenant de l’installation (à moins que ce ne soit le contraire) qui va encore faire flamber les Instagrams des convives. Cet hommage aux bateaux de pêche thaïlandais est signé de l’artiste contemporain Rirkrit Tiravanija et va servir de tables communes où Dalad Kambhu proposera un menu en 4 temps au déjeuner et huit au dîner. Pour cette troisième collaboration de la cheffe avec We Are Ona attendez-vous à une cuisine moderne qui cingle entre ses racines thaïes et ses convictions écologiques. Depuis 2019, l’agence We Are Ona (“nous sommes la vague” en anglo-catalan) réunit chefs, designers, céramistes, menuisiers afin de proposer, au-delà d'une table éphémère, une expérience globale au barycentre de la gastronomie, de l’art et de la mode. Suivant les foires d’art, de design et d’architecture comme les Fashion Weeks, We Are Ona a ainsi investi un ancien réservoir d’eau à Bâle, un parking vide à Paris, un palais à Venise ou sur la terrasse d’un hôtel à Hong Kong ! Lucas Pronzato a reçu le Prix spécial de l’expérience lors des Time Out Paris Food & Drink Awards 2025.

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  • Dans nos Assiettes

Vous rêvez de vous accouder au comptoir en noyer d’Hakuba, table japonaise au sommet de son art et sacrée meilleur restaurant lors des Time Out Paris Food & Drink Awards 2025, mais le prix du menu unique (420€) vous refroidit quelque peu ? On a peut-être une solution pour vous ! Les 16 et 17 octobre 2026, à l’occasion des Journées particulières où LVMH ouvre ses ateliers, manufacture et cave, le restaurant d’Arnaud Donckele, Takuya Watanabe et Maxime Frédéric va délivrer quelques secrets de son excellence au public. C’est une première ! Vous pourrez vivre une déambulation en trois étapes, comme autant de marqueurs de l’adresse, où vous allez procéder à la cérémonie du thé, puis confectionner un futomaki et enfin mettre la touche finale à un mochi glacé. Une occasion unique d’en apprendre plus sur l’histoire des plats et sur les produits du restaurant : thé sencha venu du Japon, légumes de la ferme Yasai en Touraine… Pour chaque expérience, vous êtes à la manœuvre et surtout vous pourrez goûter ce que vous préparez. Une parenthèse de 45 minutes de quiétude et de douceur totalement gratuite mais qui ne va être accessible que sur réservation.

Si les détails d’un lieu « branché » varient avec le temps (souvenez-vous les décos d’Ora Ito ont été à la mode... ca fait relativiser), le principe, lui, reste intangible depuis les premières huttes humaines : ce sont les endroits qui cochent toutes les cases du loto de l’époque tant en termes de nourriture (les tapas hier, le végétal demain ?) que d’atmosphère. Des lieux où la clientèle, le look et la musique comptent autant que l’assiette. On y va pour glaner le futur du cool ou se sentir adoubé par la grande famille de la hype, mais aussi pour dauber sur le retour de Von Dutch (mais vous aviez dit la même chose de la banane), avant d’aller guincher dans le club qui va bien. Bref, pendant ou après la Fashion Week on a tous une bonne raison de chercher les restaurants les plus branchés de Paris. Enfilez vos claquettes Lidl et en avant !

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  • Art

Comme chaque automne, le salon AKAA (Also Known As Africa) fait son retour durant la Paris Art Week avec une 11e édition qui se tiendra du 23 au 25 octobre 2026 au Carreau du Temple. La mission n’a pas changé : « Favoriser la visibilité, la circulation et la reconnaissance des artistes africains et afro-descendants à l’échelle mondiale », avec cette année une majorité de femmes dans le line-up. Toujours sous la houlette de son directeur artistique, Sitor Senghor, ancien directeur de la galerie Orbis Pictus, AKAA, bicentenaire oblige, mettra le focus sur la photographie, avec plus de trente galeries venues avec leurs artistes du monde entier. Dans le même esprit, le salon AKKAA mettra à l’honneur les créations sur papier, comme les pastels du Sud-Africain Anji Woodley. La pièce maîtresse du salon sera l’installation monumentale du photographe sénégalais Gabriel Dia, des photos imprimées sur textile suspendues, autour de sa série Mother’s Heritage. A découvrir également sur place, la collab Charlotte Brathwaite + Malick Welli, qui retracent les routes de l’esclavage dans la série Forgotten Paradise, ou le travail d'Amani Bodo, qui réinterprète La Jeune Fille à la perle de Vermeer. AKAA s’est également associé au dispositif culturel Micro-Folie avec la découverte de son musée numérique autour d'œuvres d'art issues de la Collection Guadeloupe-Martinique-Guyane.

  • Art

C’est la bonne époque pour se replonger dans la pensée d’Amílcar Cabral, intellectuel, agronome, homme politique et figure majeure des indépendances de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, qui considérait la culture comme un outil fondamental d'émancipation et assimilait lutte de libération politique et reconquête culturelle. Dans les années 60, ses réflexions, comme celles de Frantz Fanon, exploraient l’identité, la nation, l’appartenance ou la réappropriation culturelle, fondamentale selon lui pour « redevenir des acteurs de l’histoire » – des thèmes particulièrement d’actualité dans les années 2020. C’est pourquoi la MansA, laboratoire des cultures africaines ouvert il y a un an, a choisi de lui consacrer une exposition qui le fait dialoguer avec des artistes contemporains, titrée Amílcar Cabral : pour un humanisme radical, du 16 octobre au 13 décembre 2026.

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15. Entendre le présent et le futur du rap au Grünt festival

À peine sa brillante 4e édition clôturée que l’équipe du Grünt Festival a remis une pièce dans la machine ! La cinquième édition aura lieu les 30 et 31 octobre 2026 à la Grande Halle de la Villette, avec comme à chaque fois une volonté de célébrer aussi bien les stars des marges du rap que les membres du dernier décile de la rime et les futures icônes. 

  • Art

Après les « rêves en équilibre » de Calder à la Fondation Louis Vuitton, le sculpteur américain reprend l’air chez Hauser & Wirth. Du 19 octobre au 19 décembre, la galerie remonte le fil de ses années françaises avec Calder, François Ier, une exposition consacrée à ce moment où, dans la France rurale d’après-guerre, l’artiste quitte peu à peu les murs de l’atelier pour voir plus grand. Son nouveau terrain de jeu ? Le paysage lui-même, où mobiles et sculptures se mettent à découper le ciel. Et François Ier dans tout ça ? Pas grand-chose, si ce n’est un joli coup du hasard. En 1953, les Calder suivent en France leurs amis André Masson – électron libre du surréalisme – et sa femme Rose. Ils partagent alors leur temps entre Aix-en-Provence, dans une maison sans eau ni électricité, et la vallée de la Loire, où ils viennent d’acquérir une propriété baptisée, très simplement, « François Premier ». C’est là que Calder change d’échelle : fini les maquettes, place au corps-à-corps avec la matière et aux sculptures pensées pour le grand air. Soixante-treize ans plus tard, Hauser & Wirth rejoue la scène depuis son hôtel particulier du 8e arrondissement. Adresse du rendez-vous : rue François-Ier. Le hasard fait décidément bien les choses, et l’exposition ne se prive pas d’en jouer.

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  • Cinéma

Cinq ans après son ultime cascade vers l’au-delà, la Cinémathèque française va rendre hommage à l’œuvre de Jean-Paul Belmondo avec une grande expo et rétrospective du 7 octobre 2026 au 31 janvier 2027. On parle d’une carrière commencée au milieu des années 1950, de plus de 90 films, qui l’aura emmené du statut de héraut de la Nouvelle Vague à vedette de films grand public, collaborant avec tout le gratin des réals et comédien(ne)s du circuit, de Jean-Luc Godard à François Truffaut en passant par Claudia Cardinale, Jean Gabin, Claude Lelouch, Jean Becker, Jean Seberg, Alain Delon, Louis Malle ou Agnès Varda. Bebel quoi ! Une carrière que la Cinémathèque française résumera en une rétrospective de 35 films, avec des rencontres et conférences.

  • Dans nos Assiettes

Depuis 2010, Rimpei Yoshikawa régale Tokyo depuis son petit bistrot Pignon (baptisé en hommage à François Pignon du Dîner de cons !). Bonne nouvelle pour les Parisiens, plus besoin de rallier Shibuya pour goûter la cuisine de ce chef francophile et globe-trotter. Il a en effet été invité par Bertrand Auboyneau à tenir la cuisine de sa Cave Paul Bert du 6 au 17 octobre. Au menu, des petites assiettes qui s’inspirent autant de l’Hexagone que des voyages de Rimpei, avec toujours le Japon en ligne de mire, comme dans ces tagliatelles maison aux cèpes et au dashi, ce burger de merguez maison ou un ceviche de poulpe au bouillon de bonite… A faire couler avec la superbe sélection de vins nature piochés sur les étagères. Attention, la Cave Paul Bert offre bien moins de place que le célèbre bistrot voisin, arrivez tôt car pas de résa possible.

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  • Art

Enfin des bonnes nouvelles ! Le célèbre designer Stefan Sagmeister, qui a dessiné des pochettes d’albums pour les Rolling Stones, Lou Reed ou David Byrne (raflant deux Grammy au passage), fait son retour à la Gaité Lyrique du 15 octobre 2026 au 27 avril 2027 avec Finally, Something Good. Une expo qui succède à The Happy Show (présentée en 2014 au même endroit, dans laquelle il explorait la notion de bonheur), et qui pose une question un peu contre-intuitive : “Et s'il était temps d'être optimiste ?”

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Ça fait des chatouilles partout : la star du rap antillais Meryl sera à l'Accor Arena les 26 et 27 octobre 2026 ! Des concerts événements qui viennent consacrer le nouveau statut de la Martiniquaise qui cumule les millions de streams depuis sa révélation il y a six ans avec “Béni” . Après “Coucou”, “Ah lala” ou le contagieux “Jet Ski” avec DJ Tutuss, Meryl, toujours entre créole et français, continue d'enquiller hits entre “Shatta Confessions” et “Instrustions” respectivement en featuring avec N'Ken et Theodora. Après l’Elysée Montmartre en 2023, le Zénith en 2024, le festival Yardland en 2025, Meryl monte encore en grade en 2026 avec l’Accor Arena, une salle réservée aux poids lourds de l’industrie musicale. Il reste quoi après ?

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  • Bars à tapas
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de l’Oursin, Hippolyte et Aristide Cochin, Louis Plichet (des Enfants Perdus) et la cheffe Louise Perry gardent le cap du nom océanophile pour leur nouveau bar à l’ancienne où l’on mange bien (version 2026 d’Aux Deux Amis un peu). Avec cet Atlantic, ils abordent la rive sud de SSD, en reprenant un rade sans histoire tout en longueur, miroir et terrasse surplombant le boulevard. Le coup de génie ? Installer de véritables néons qui donnent l’impression à l’Atlantic d’avoir toujours été là ! L’idée reste de mettre un peu de cuisine dans l’apéro avec des (petites) assiettes tournées vers l’Espagne qui laissent la bouche luisante : puissant tarama d’oursin (10€) à tartiner sur des pitas au beurre de sauge (4€), grosses moules de Galice dans un curry tout en rondeur (15€), brochettes de poulet lustrées d’une sauce basquaise (12€) qui aurait mérité plus de peps. La carte des liquides mélange le faussement popu (la Jupiler à 4,5€ le demi), une quinzaine de quilles naturelles bien castées (Into the Red du Mas Foulaquier à 40€, Bambara da Casa Bianco à 45€) et des cocktails, dont un Tinto de Verano gastronomisé par rapport à sa version andalouse (vin blanc, vermouth, limonade au sureau pour 12€). L’ambiance multiculturelle et polysociale de SSD ne passe pas l’invisible frontière du boulevard. Ici, on picole entre touristes américaines abonnées aux bons comptes Insta et trentenaires à moustache qui comparent leur KPI.

  • Art

A l’heure où une photo d’un terrain de foot au milieu des décombres de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition par la mairie de Deauville – un geste désavoué par la justice –, l’IMA a pris le parti de ne cesser de parler de la Palestine. Un an après sa rétrospective Trésors sauvés de Gaza, l’Institut du monde arabe présente jusqu'au 1er novembre l’expo La Palestine photographiée par Joss Dray, une photographe française dont l’œuvre et le parcours épousent depuis quarante ans le quotidien et les luttes du peuple palestinien. Présentée dans la bibliothèque nommée d’après la diplomate palestinienne Leila Shahid (décédée en février 2026), cette expo donne à voir 65 photos, dont une partie jamais montrée, de Joss Dray. Des tirages pris lors de reportages – le dernier a été missionné par l’IMA – dans les territoires palestiniens, les camps de réfugiés ou dans les espaces investis par la diaspora entre les années 1987 et 2001. Deux balises qui correspondent aux débuts des deux Intifadas, entrecoupées par les accords de paix signés au milieu des années 1990.

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  • Goutte d'Or
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au nord du métro La Chapelle, se déploie ce catalogue d’ailleurs dont Jordan Florentin voudrait qu’on ait peur. Un mélange chamarré et bordélique où se côtoient sur le même trottoir sacs d’épices tamoules, battes de cricket afghanes et, donc, assiettes yéménites. Au Royaume de Saba, le dépaysement commence dès la vaste salle évoquant la khaïma bédouine : on se déchausse pour s’accroupir dans une alcôve tendue de tapis. Ça change des tabourets en inox des coffee shops du Marais ! En plus de petites entrées orientales classiques (fattoush, mouttabal), la carte (100 % halal) s’articule autour du mandi et du madfoon, deux spécialités yéménites de viande, cuites longuement à l’étouffé dans un four hermétique (le taboon). On opte pour un mandi de poulet, soit deux cuisses hyper fondantes au bon goût de fumée sur un lit king-size de riz basmati parfumé de cumin, cannelle, citron et safran. Il s’accompagne d’un ramequin de sahawiq, une sorte de pesto de tomate, fromage et piment plus chaud qu’un 15 août à Aden. A écoper avec des morceaux de pain plat. Un plan précieux où se sustenter pour pas cher ! La diaspora yéménite se retrouve ici, loin du bruit de la rue. Dans un box, une mère déjeune avec son fiston. Dans un autre, un homme prie. Ça s’interpelle en arabe tandis que la télé diffuse les mélopées en 4K d’une diva du Golfe.

  • Bars à cocktails
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La haute gastronomie est-elle soluble dans un shaker ? À cette question, Anne-Sophie Pic répond brillamment avec Utopic, son premier bar à cocktails. Situé au sein de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, il joue la carte de la lumière avec de grandes baies vitrées, des tons crème et du bois clair avec vue imprenable sur le Louvre. Derrière le comptoir, Maël Jego (Little Red Door) propose 22 cocktails, dont six sans alcool, conçus par Anne-Sophie Pic et le responsable mixologue du groupe, Mike Kassabian. Cette carte XXL s’articule autour de créations, parfois inspirées par des plats emblématiques de la cheffe, et de variations de classiques éprouvés. Ainsi, l’Idylle navigue entre Kir Royal et Champagne Cocktail, où une liqueur de reine-des-prés et de vanille est allongée au champagne dans une élégante effervescence. Plus fou, le Sacrilège fait dialoguer olives de Nyons et chartreuse. Comme une évidence ! L’offre de nourriture, particulièrement étoffée (17 propositions) et soignée pour un bar, reprend quelques classiques de la cheffe comme le cromesqui mentholé d’escargot ou Croq’ Utopic, composé de jambon blanc truffé, Mornay au comté et vanille fumée. Bref voilà un bar déjà en forme olympic.

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  • Musique

Sept ans - sans compter son passage à la cérémonie d'ouverture des JO - après son dernier concert parisien, Céline Dion est (enfin!) de retour sous nos lattitudes avec 16 dates à la Plenitude Arena, prévues entre le 12 septembre et le 17 octobre prochains. Un comeback pour lequel plus de neuf millions de personnes ont tenté leur chance afin d'obtenir des billets. Le ballet peut commencer.

  • Art

En 2026, la saison des mariages joue les prolongations à l’IMA. Dès le 29 septembre, l’exposition « Vive la mariée ! » va mettre l’institut à la fête. Pour explorer cette célébration foisonnante et plurielle, parcourue de rituels, qu’est le mariage au Maghreb (parfois appelé farah, joie en arabe), plusieurs portes d’entrée ont été imaginées. D’un côté, des dizaines de costumes et parures rares datant des XIXe et XXe siècles, venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. De l’autre, les regards éclairés de 32 artistes contemporains sur les traditions, leur transmission et leurs métamorphoses. À travers ces deux approches, patrimoniale et contemporaine, ce sont les femmes qui tiennent le premier rôle. La mariée, bien sûr, et son entourage féminin, mais également les artistes invitées, majoritairement des femmes. « Vive la mariée ! » devrait ainsi dessiner une généalogie féminine du mariage maghrébin, de la transmission des savoir-faire au poids des injonctions, ou au contraire à la puissance, à la sororité et à la liberté que peut receler ce moment.

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  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après avoir tous deux bossé au Fouquet’s, Léa et Jonathan ont exfiltré leurs idéaux progressistes dans ce confin du XXe. Car “Sor” - diminutif de “sororité” - s’affiche comme une safe place à vins naturels et en-cas végé, tous issus de productrices (femmes, donc) qui travaillent proprement. La DA de bar à vins ? Tons mauve, turquoise et vert d’eau, paisible terrasse sur rue piétonne, intérieur meublé comme l’appart d’une pote et vue sur 5m2 de forêt bellevilloise… Cet abri inclusif fait aussi centre culturel avec une prog d’expos (ateliers créatifs, yoga, concerts) où cultiver un engagement doux qui cherche à rendre le monde un peu meilleur, en commençant par l’apéro. Dans un menu où se côtoient planche de fromages de chez Crème (18€) ou courgettes farcies (8€) on opte pour un opulent croque “non-binaire”, ni madame ni monsieur, sans jambon ni œuf, aux pain de chez Ten Belles joliment astiqué de pesto, cream cheese, comté et parmesan - servi avec pommes au four épicées (11 €). Côté vins, un blanc salivant de Bergerac bien conseillé par la patronne parmi la quinzaine de ref (dès 5€ le verre). 

  • Art

Le million (oui oui) de diapositives auscultées par Lee Shulman continuent de livrer leurs trésors. En 2017, le cinéaste et photographe américain s’était lancé dans The Anonymous Project en récupérant des boîtes de diapositives des années 1940 à 1980 trouvées sur eBay ou envoyées par des anonymes. Il en a conservé 30 000 (qu’il connaît par cœur) dont il expose une partie lors de différentes expositions (lire son portrait ici). La nouvelle s’appelle Teenage Dream, et explore ce que c’était que d’être un ado dans les années 1950, 60 ou 70, l’époque où le terme « teenager » a été créé, comme la reconnaissance par la société de cette période de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Groupes d’ados musiciens jammant dans le salon familial, after de match de football américain, remises de diplômes, fêtes et premiers baisers : Lee Shulman raconte l’adolescence en Amérique avant Instagram à partir du 15 octobre au Quai de la Photo.

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