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Que faire à Paris en janvier ?

Festivals, spectacles, expos, restos : découvrez tous les inratables à faire en janvier 2022.

Écrit par
La Rédaction
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Le mois de décembre arrive, avec dans sa besace, la masse de bons plans ! Nouveaux restos, cool festivals, expos à ne manquer sous aucun prétexte, spectacles du moment... Histoire de ne pas en perdre une miette, Time Out vous a mitonné un condensé jouissif des meilleurs plans à faire à Paname. Idéal pour devenir, comme dirait 113, le prince de la ville.

Les meilleurs plans du mois de janvier

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Divisée en six parties, l’expo nous plonge dans l’histoire d’un genre longtemps négligé, moqué, mis de côté. Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre, passant des quais du métro parisien aux ondes radios ou au petit écran avec H.I.P. H.O.P, émission animée sur TF1 par Sidney dans les 80’s. Mais attention, le hip-hop, ce n’est pas que du gros peu-ra. Danse, block party, graff et mode, chaque pan de la culture est passé au crible par la Philharmonie qui propose un ensemble d’archives photo, de sapes, ou même une reconstitution d’une rame de métro dans laquelle on est – pour une fois – content de monter. Mais le clou du spectacle réside dans une immense salle immersive à 360 degrés où l’on peut entendre Diam’s chanter qu’elle “emmerde le Front national" et NTM foutre le feu à la scène.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Arrimé à son coin de Belleville, ouvert par Marie-Anna Delgado et Olivia Brunet, deux copines des Beaux-Arts de Paris, cet estaminet coche toutes les cases du bon plan. Une salle claire et minimale avec brique grattée, Placo brut et mobilier bistrot ; une cuisine simple, ambiance retour de Catalogne. Le midi, la formule entrée/plat/dessert s’affiche ainsi à un minuscule 15 balles. Dans les assiettes chinées arrive un velouté de champignons doux comme un agneau, accompagné d’un croustillant à la scarmoza. Puis enchaîne un fondant ragoût de seiche avant un retour en enfance pour le dessert : un chausson aux pommes et sa bonne cuillère de crème fraîche ! On fait couler tout ça avec un verre de muscadet Bohale de Romain Petiteau (6 €), pioché à l’ardoise naturophile et sulfitophobe. Le soir, l’ambiance bascule de cantine à cantina avec des tapas délurées.

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  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Du haut de ses 27 ans, Pamela Tulizo n’en finit pas de secouer le monde de la photo ! Lauréate du prix Dior de la photographie et des arts visuels pour jeunes talents en 2020, la photographe congolaise s’expose aujourd’hui à la Maison européenne de la photographie (excusez du peu !). Si son palmarès est impressionnant, son expo délaisse strass et paillettes au profit d’un témoignage poignant sur le regard porté sur les femmes de son pays. Entre représentation victimaire véhiculée par la presse et quotidien de battantes, la double identité des femmes congolaises est saisissante. Utilisant les codes ultra-léchés de la mode, l’artiste cherche à révéler la beauté et la puissance intérieure de son unique modèle, tiraillé entre émancipation et tradition, entre représentation et présentation au monde.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Les tauliers de ce bistrot miniature ont fait parigot LV1 : Anastasia Rohaut (ex-archi) en cuisine et Vincent Bielhy en salle ont dénudé les vieux murs d’un local en déshérence, coulé un sol piqué de carrés noirs et dressé des tables de bois blond pour faire entrer la lumière dans leur chaleureux bouclard de proximité. Dans la formule dèj du jour (22 €), on nous donne une becquée pleine d’entrain et de gaieté. Ce qu'on a trouvé au menu ? Un filet de hareng puissant comme un coup de mer arrive emmitouflé dans une crème crue infusée à l’aneth, un tartare de bœuf au couteau ou une île flottante nougatinée sur la face nord, en dos crawlé dans son étang de crème anglaise à la tonka. Même habileté du côté des glouglous nature. On sait qu’on va revenir avant même d’avoir réglé l’addition. Vingtiémistes résidents ou de passage : voici votre nouvelle cantine.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4

On déboule dans une cave de 6 mètres de haut toute boisée et baignée dans une élégante lumière orangée. Au plafond, des lustres/anneaux géants clignotent, des enceintes en Plexi délivrent un son pur comme l’idéal socialiste et au bout du couloir, un fumoir pour ne pas avoir à sortir dans la toundra… En Stakhanov des shakers, on trouve le duo John Lenoir et Dylan Kavak, qui mettent en orbite d’élégantes créations (15 €) comme l’étonnant Nazcal qui mélange mezcal, liqueur Kamm & Sons, maïs, coriandre, citron vert et piment. Les apparatchiks qui boument (tchi boum) ne sont pas oubliés puisqu’un recoin dessine une piste de danse où des DJ invités viendront passer de la musique des sphères (quand ce sera de nouveau autorisé par le Komintern bien sûr). Bref, pour le Spootnik, on dit da !

  • Santé et beauté
  • Spa

Paris regorge de superbes adresses pour remédier à votre humeur de chien. Le temps d'un dossier, on vous a donc sélectionné les meilleurs spas à Paris, tous genres confondus, qu'ils soient nichés dans un salon ou dans un hôtel cinq étoiles. Et croyez-nous, après la lecture de cet article, vous vous sentirez déjà mieux. C'est peut-être ça que Kundera appelle « l’insoutenable légèreté de l’être. »

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Le Marais

Jusqu'au 20 mars, le musée laisse carte blanche à l’artiste française qui investit l’espace de carton savamment sculpté, transformant les volumes initiaux en de véritables éléments architecturaux tout droit sortis de la Renaissance. Plinthes, niches et volutes forment une Galleria unique, structure de 4 mètres de haut accueillant une série de motifs minutieux et une expo d’arbres plus vrais que nature. Un studiolo revisité, sauce XXIe siècle ! Au-delà de la prouesse technique, l’artiste joue sur les échelles et les mises en abyme, créant ses propres espaces d’exposition au sein des galeries du musée. Sous ses mains expertes, son matériau pas si pauvre devient ruine antique, tombeau ou Balcon tout droit sorti d’un drame shakespearien. Eva Jospin profite de l’occasion pour inviter ses potes Guillaume Krattinger, Faustine Cornette de Saint-Cyr ou encore Aurore d’Estaing à investir à leur tour les murs du musée.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Salon de massage
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4

Créé par deux jeunes infirmières, ce nouveau lieu dédié à la femme par des praticiennes féminines a une vocation annoncée : “accompagner les femmes pour les aider à s’épanouir à chaque étape de leur vie, de la puberté à la maternité sans oublier la ménopause.” Son nom ? Gynécée, soit le terme qui désignait dans les antiquités grecques et romaines l’appartement des femmes situé à l’arrière d’une maison. Ici aussi, c’est dans une maisonnette cachée dans une cour du 9e, que se regroupent psychologues, sages-femmes, profs de yoga et praticiennes de soins. Des groupes de parole y sont organisés sur des sujets très variés. On teste ce jour-là un massage à quatre mains pour notre plus grand plaisir. A noter que ces dernières années, de nouveaux soins sont nés pour se reconnecter à la nature. Si certains renient la science et nourrissent les complots, d’autres s’intéressent à l’infiniment petit pour se guérir.

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Théâtre
  • Champs-Elysées

Au théâtre du Rond-Point, Laetitia Casta prête son corps et sa voix à la musicienne Clara Haskil, l’incarnant de sa plus tendre enfance jusqu’à sa mort. Mais c’est à la jeune pianiste turco-belge Isil Bengi qu’il revient de prêter son doigté de fée pour offrir un contrepoint musical au récit de cette vie essentiellement marquée par l’amour du jeu. Le duo qu’elles forment toutes deux est une des plus belles trouvailles de la mise en scène. La subtile chorégraphie qui les fait évoluer en dialogue sur le plateau, comme dans un jeu de miroirs, insuffle beaucoup de tendresse et quelques beaux moments de grâce à ce portrait qui se retrouve comme dédoublé. Un spectacle plutôt harmonieux… qui aurait pourtant gagné à faire entendre plus de dissonances.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • 1er arrondissement
  • prix 3 sur 4

Oh le beau ! Mélangeant des éléments années 20 avec du mobilier moderne signé du studio Uchronia, le café Nuances en jette sérieusement. Les frères Charles et Raphaël Corrot ont dégoté eux-mêmes les crus proposés avec un sourcing vénère autour de la production éthique et de la culture durable. Résultat, ça se ressent sur la cuenta : les cinq crus s’échelonnent entre 18 € et 23 € les 250 g ! Si vous n’avez pas de livret A à siphonner, vous pouvez aussi vider des tasses sur place. Les expressos (2,50 €) sont déments et existent en deux origines : le Burundi à la belle vivacité ou le Brésil plus rond. La carte propose évidemment latte, cappuccino, macchiatos et des spécialités maison. Le tout se déguste avec une babka de chez Zana (4 €) et un bon sens de l’équilibre (les tabourets ayant préféré le design à la stabilité).

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  • Art
  • Art

Afin de célébrer les soixante ans de son défilé originel, la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent a dévoilé les contours d'un dantesque programme réunissant six expositions, organisées dans autant de musées parisiens du 29 janvier au 15 mai 2022. Dans les détails, on sait qu'une salle entière de Beaubourg sera réquisitionnée avec avec notamment la robe Mondrian, peut-être la plus mythique pièce Saint-Laurent. Et si côté Louvre, tout se passera dans la fastueuse galerie d'Apollon, avec expositions de tenues tout d'or vêtues, le MAM accueillera le défilé YSL dans sa collection permanente. Quelque chose nous dit que, l'an prochain, vos pérégrinations muséales seront à un moment ou un autre marquées du sceau YSL.

  • Shopping
  • Boulangeries

A peine fini de vous goinfrer à Noël que ressurgissent les tournées de galettes et leur dose de bon beurre… Dites non au winter body ! L’avantage, c'est que si l'Epiphanie tombe le 6, vous avez tout le mois de janvier pour tenter de choper la fève. Pour l’occasion, on célèbre les rois mages avec une sélection pas très catholique mêlant recettes tradis et galettes dépoussiérées, garnies à la noisette, au chocolat ou… aux haricots rouges confits. Aspect, feuilletage, équilibre, voici les sept galettes qui nous ont fait tourner la tête !

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Les Halles

À la Bourse, comme de coutume au royaume d’Araki, il y a de la nudité, des corps féminins languides et du kinbaku, cet art ancestral du bondage japonais visant à entraver une personne à l’aide de cordes. Mais la centaine de pièces exposées ne s’articule pas exclusivement autour de l’érotisme. Non tout y passe : le chat d’à côté, les rues de son Tokyo natal et même le ciel, juste le ciel. Au risque d’avoir concocté un bouquet de photos disparates ? Du tout. Dans cette mosaïque sculptée dans le noir et blanc, chaque motif valse avec la mort. Un voyage au cœur du drame d’un homme dont la fibre autobiographique a autant inspiré Sophie Calle que Nan Goldin, et où l’on regrettera seulement l’absence de cartels.

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  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Saint-Georges

La voix posée et la courtoisie à la boutonnière, Barnabé Lahaye (ex-Maison Rostang) nous accueille mezza voce dans cette caverne de standing. On est ici dans un resto à la daron(ne), fort urbain, où le chef Sukwon Yong plie la carte du monde avec adresse pour faire se toucher Séoul et Paris. Résultat ? Une belle affaire de formule dèj à 35 € entrée-plat-dessert ! A la carte : des raviolis aux gambas grillées et bok choy, des tagliatelles à la crème de crustacés et œufs de saumon, barrées d’un filet de poisson qui rascasse la baraque ou une joue de bœuf glacée d’un joli jus tigré et ses blettes photogéniques. Dans le godet, du pinard sans jeu de mots potaches sur la bouteille. Au total, des bouchées qui ont du style et d’autres plus scolaires qui mériteraient parfois de jeter un peu d’académisme aux orties. Mais à ce prix-là, on y retourne. On voit dans notre boulette de cristal que l’étoile Michelin ne devrait plus être bien loin.

  • Shopping
  • Musique
  • Saint-Ambroise

Les raouts Paris Loves Vinyl, on commence à en connaître le refrain : des dizaines de milliers de vinyles présentés par des dizaines d'exposants triés sur le volet. Après une édition escamotée, la Paris Vinyl Sale, la version braderie de l'entité, est annoncée de retour le dimanche 30 janvier. Une deuxième édition qui prendra place dans les 3 étages du Bastille Design Center, un classieux bâtiment industriel du 19e siècle. Quant à la recette, elle est identique : les prix des vinyles commencent à 2 € et ne dépassent pas les 10 balles. Ramdam garanti dans le microcosme du microsillon !

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4

Aimer, dernier-né du groupe Les As (Popine, Bijou…), n'est pas grand, mais il est vaillant. Prenez sa carte de huit créations bien pensées : elle prouve bien que ce n’est pas le pizzaïolo de Popine qui s’est penché sur les cocktails, mais un vrai pro – en l’occurrence Baptiste Duchamp, affable moustachu par le Lipstick. Posé sur la banquette en vaguelette et velours olive, sous la boule à facettes, bercé par du bon hip-hop à l’ancienne, on se laisse tenter par un Butter Faster Stronger, une douceur de rhum « fatwashé » au beurre de cacahouète, bitter cacao et sherry fino. Ou par un Réponse D, un Negroni qui twiste avec du verjus et une cerise à l’eau-de-vie. On déniche aussi quelques canons nature comme le morgon Côte de Py de Jean Foillard. Pour éponger tout ça ? Des petites assiettes Erasmus : houmous, scotch egg, buratta… Bref, pour paraphraser Fabcaro : et si Aimer, c’était de l’amour ?

  • Cinéma
  • Cinéma

C'est une programmation qu'il convient d'apprécier en mangeant du pop-corn. Après une cuvée 2021 annulée, le magazine Télérama est de retour avec la 24e édition de son festival de cinéma. Du 19 au 25 janvier 2022, 15 films de l'année écoulée et six avant-premières ayant trusté les T dans les pages de l'hebdomadaire vont être projetés dans 450 salles d'art et d'essai en France, dont une grosse trentaine à Paris et en proche banlieue. Le tout avec son traditionnel ticket d'entrée à 3,50 € la séance.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Israélien
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4

Chez Dizen, on se croirait devant un comptoir d’aéroport 70’s, à l’époque où ça fumait des Gauloises à bord et où les costumes Air France étaient designés par Balenciaga… Ce qu'on y sert ? Le sabich, ce casse-dalle star de Tel-Aviv, kiffant fourre-tout végétarien qui contient une foule d’ingrédients. Ces monomaniaques bichonnent leur pita, pleine à craquer de chou, céleri, oignon, harissa verte maison, aubergine frite à la farine de polenta, œuf mollet cuit dans un vaillant bouillon, betterave attendrie en croûte de sel et amba maison, cette sauce aigre-douce à la mangue et au fenugrec… Un fracasse-dalle ultra-texturé et savoureux que l’on déballe posés sur un banc du boulevard de Clichy.

  • Restaurants
  • Dans nos Verres

L'association Aurore et l'entité Yes We Camp, parties prenantes des Grands Voisins inaugurent un tout nouveau tiers-lieu. Ça s'appelle Les Amarres, c'est situé à touche-touche avec le Wanderlust et ça déboîte une fois de plus. Plus précisément, ces Amarres investissent d'anciens locaux des ports autonomes de Paris. Au total, l'endroit s'étale sur 4 000 mètres carrés, centrés autour de la terrasse avec vue sur Seine, d'un immense hall avec ses 11 mètres sous plafond et de deux accueils de jour – hommes et familles – aménagés sur ses flancs. La soirée venue et tous les week-ends, Les Amarres ouvrent leurs portes au public, avec une buvette solidaire servant mousses, vins nature et autres potions, et proposeront des événements « orientés sur l'hospitalité et les justices sociales ». Ça sent bon les embruns des Grands Voisins, autant dire une bien belle étoile.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Derrière le petit comptoir, Nika Endeladze, sympathique barbu lui-même vigneron en Géorgie, se charge de déchiffrer pour vous les étiquettes à l’alphabet cabalistique et de vous faire découvrir l’incroyable diversité des nectars de ce pays qui vinifiait déjà quand Michel Drucker était jeune (il y a plus de huit mille ans). On découvre des vins de maturation ambrés, frais et délicieusement oxydatifs qui ont passé une partie de leur vie dans des amphores enterrées, la méthode traditionnelle de fermentation géorgienne ; des blancs secs et lumineux, des rouges complexes mais à haute picolabilité… Que du bon parmi les 50 références disponibles sur les étagères de trois quarts. Une mini-cuisine délivre des petites assiettes typiques pour tenter d’éponger.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Joaillerie
  • Louvre

Excepté place Vendôme, on n’a jamais vu autant de bijoux d’exception réunis en un même lieu ! Près de 500 pièces retracent le rapport, pourtant pas si évident, de Louis Cartier aux motifs orientaux. Le joyau de l'expo ? La nef centrale qui sublime des pièces remarquables grâce à un ensemble digital conçu par les équipes du studio DS+R. Des écrans cernent les créations contemporaines signées Cartier et proposent aux visiteurs de découvrir les mécanismes de fabrication d’un bijou grâce à des projections dignes de l’Atelier des Lumières. Que ce soient les bijoux présentés, la richesse des archives, les différents artefacts issus des arts de l’islam ou la merveilleuse scéno du MAD, tout est réuni pour créer l’expo de joaillerie parfaite. Et si la fratrie PNL ressort de Cartier avec de “l’or jaune, or gris, or rose” dans Luz de Luna, nous, on est repartis du MAD avec des étoiles plein les yeux. Y a pire comme lot de consolation !

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  • Cinéma
  • Cinéma

Depuis ce mercredi 8 décembre, Les Fauvettes, la très stylisée et confortable salle du groupe Gaumont située aux Gobelins, a décidé de réserver deux de ses cinq salles à la diffusion de films marquants restaurés et en VO. Une programmation qui réunira blockbusters, classiques de genre ou films populaires. Le tout à un tarif unique de 7 € la séance, contre plus de 13 € pour les nouveaux films. Pour relancer le concept, la salle a mis les petites focales dans les grandes en projetant jusqu'au 4 janvier Mulholland Drive de David Lynch ; mais aussi un cycle Antoine Doinel, le héros de François Truffaut joués à tous les âges à l'écran par Jean-Pierre Léaud. Cadeau de Noël de qualité non ?

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Burgers
  • Chaussée-d'Antin
  • prix 1 sur 4

Ma mission : mordre dans le burger le moins cher de Paris. Il y a évidemment une file d’attente longue comme les CGU d’Instagram devant la deuxième adresse ouverte par le sympatoche Aniss Messadek, posée dans la chic rue Taitbout. Attention, le stock de pains préparés le matin pour le midi est limité (environ 200) ! Toujours le même menu aux prix venus des années pré-Facebook : cinq recettes de burger entre 2,70 € et 2,90 €, les frites à 1 €, un soda à 1,50 €… On attaque le Ericophrène (sauce roquefort, oignons, poivrons et laitue) : pain maison aérien, vrai steak bien cuit, petite touche de roquefort. Franchement, c’est bon, même sans le ruineux supplément cheddar à 90 cents. Quand on demande comment ils font pour avoir des prix aussi serrés, la réponse fuse : « On fait tout maison, sauf le ketchup, et surtout on rogne sur nos marges. » Fin de la leçon d’économie, vous pouvez vous casser.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Art contemporain
  • Chaillot

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité. De quoi réchauffer les cœurs, en ce novembre (un brin) morose.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bio
  • La Villette
  • prix 3 sur 4

Ce resto nomade (et démontable) atterri à la Villette (jusqu'en mars) est tout en bois, écoresponsable et zéro déchets, de quoi réconcilier nos fringales avec le Cosmos. Au menu dej, les Ventrus accouchent d’une cuisine locavore et saisonnière, très monde-d’après : élémentaire soupe de lentilles blanchie d’un nuage de crème infusée à l’anguille, suivie d’un filet de merlan croûté doublé de sauce vierge au verso, avec crème de chou-fleur et artichauts poivrade ; et en dessert, ganache choco et crème anglaise très fréquentables. A 30 € l’entrée-plat-dessert et 8 € le verre de muscadet nature du Domaine de l’Ecu, ça fait sans doute quelques euros de trop sur l’addition pour un repas en ligne claire, tout en simplicité, mais cette rencontre du troisième type avec une cabane décroissante vaut le détour !

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • Le Marais

Passionné par la sape et la mise en scène, le dandy africain développe la même aisance derrière et devant l’objectif. A la manière de Cindy Sherman, Samuel Fosso se grime pour illustrer la société dans laquelle il évolue, représentant aussi bien les icônes des indépendances – de Patrice Lumumba à Nelson Mandela – que des activistes américains luttant pour les droits civiques, Malcolm X et Angela Davis en tête de file. Mais, comme Leto et Arya Stark, le photographe a « 100 visages » : un pape noir, des femmes bourgeoises ou libérées, un homme d’affaires pressé… Mais qui se cache vraiment derrière ce roi du selfie aux nombreux personnages ?

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4

A l’hôtel de la Marine, restauré de frais par les Monuments nationaux, dans un décor solaire qui en met plein la vue, le chef Jean-François propose une carte méditerranéen franchement pas donnée. Au menu ? Demi-œufs mimosa, emblèmes de la maison, ​​un buisson fauviste de légumes frits d’été (en plein mois de novembre!), un demi-homard bleu de Bretagne braisé ou un dessert de fromage blanc, meringue, crème de marrons et clémentine… Sans doute que ce Piège-là est le moins risqué que l’on connaisse.

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  • Shopping
  • Mode & shopping

Intitulée Multivers, cette boutique proposera près d'un millier de références, toutes catégories confondues (cartes, casse-tête, jeux de rôle, accessoires…), à louer et à jouer sur place. Dans les 60 mètres carrés de l'espace, on compte une vingtaine de places assises. Info importante : il sera possible d'y boire des coups et d'aller jouer dans les autres espaces de Ground Control. A ce propos, les jeux, près de 1 000 tout de même, ont été minutieusement choisis avec engagement.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Dernière expo fashion en date, “Vogue Paris 1920-2020” boucle la boucle (de ceinture griffée) en retraçant l’histoire du média le plus illustre de la presse spécialisée. Après 100 ans de publications, Vogue Paris devient en effet Vogue France mais tire sa révérence avec un dernier tour de podium ! Une rétrospective qui s'ouvre avec plus de 1000 couvertures du Vogue Paris tapissant la rotonde du Palais Galliera. Si l'on y parle de mode, de société ou d’art, la revue est, au moyen d'un parcours chronologique fait de strass et de paillettes, bel et bien la star de l’événement. Photographies, illustrations, archives ou une quinzaine de fringues haute couture se succèdent dans une scéno pensée pour mettre “l’objet-magazine” en valeur. Le résultat ? Une expo bien ficelée, informative mais somme toute assez classique, faute de réel appareil critique.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Poissonnière
  • prix 1 sur 4

Ici, le roi, c'est le Mega Mega, le sandwich aux meatballs, sauce tomate et provolone fondu entre deux édredons de focaccia grillée, a fait baver du monde sur les réseaux. On attaque la soupe du jour, un minestrone sous-salé et rougeoyant, chargé de fregola sarda, carottes et haricots verts – satisfaisante. Avant de prendre un snack attack in da face : un mètre cube de plaisir, lourd de quatre boulettes juteuses taille ballon de basket dunké par Shaquille O’Neal. Ne disposant que d’un seul estomac, on a dû passer notre tour sur les salades et le dwich du jour à base d’épaule d’agneau effilochée au romarin et au fenouil, pour laisser de la place à une part de gâteau choco en duplex, spongieux et so huge qu’il ne rentrait pas dans sa boîte d’emballage. Bref, c’est goûteux, c’est généreux, c’est joyeux : l’affaire est dans le snack.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Technique mixte
  • 4e arrondissement

Corps tuméfiés, visages entaillés au ciseau, métaphore frénétique de la déchéance… Cauchemardesque, dites-vous ? À fond ! Qu’on se le dise : l’ambiance n’est pas à la teuf pailletée au Centre Pompidou. La faute à une centaine de toiles, sculptures, gravures et dessins de Georg Baselitz qui ont envahi ses murs jusqu’au 7 mars 2022, dans le cadre d’une rétrospective magistrale hantée par les horreurs du XXe siècle, et dont on ressort forcément secoué. À moins d’être un Nazgûl. Et encore. Organisée chronologiquement, l’exposition retrace six décennies de création oscillant entre figuration expressionniste, abstraction colorée et empreinte conceptuelle.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Parfumeries
  • 8e arrondissement

L’Institut Guerlain est un ancien appartement de la famille devenu un institut en 1939. Après avoir traversé une galerie de marbre, on nous invite à nous asseoir dans un grand salon apaisant et son balcon transformé en jungle d’orchidées suspendues, avec vue sur l’avenue. Les salles de soins sont plus sobres, avec pour seule singularité une pierre d’onyx d’une couleur différente d’une salle à l’autre, neutre mais apaisante. Le protocole de soin de Guerlain se fait sur mesure et certains soins se pratiquent même à quatre mains pour les plus pressées – il est ainsi possible de combiner soin du visage et massage des jambes si l’envie vous prend ! Le soin visage mobilise les gammes de cosmétiques de la maison, particulièrement leur gamme abeille royale, issue du miel des abeilles noires d’Ouessant, petite île bretonne.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Canal Saint-Martin

Est-il possible de s’enthousiasmer pour un bar à bières qui s'appelle Carburant sans enchaîner les jeux de mots mécanico-pétroliers un peu faciles ? Pas évident mais ce troquet à l'ancienne (mobilier Formica, 421 à dispo, musique pop soul), installé à trois longueurs de sous-bock du canal, mérite tous les efforts. Car voilà un petit bijou de bar où il fait bon se retrouver en bande mais aussi y débouler en solo pour profiter de l'accueil bonhomme de son taulier, Nicolas Netter.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • 1er arrondissement

Normandie is the new place to be ! Alors que le rockeur Pete Doherty zone désormais sur les falaises d’Etretat, c’est à Beuvron-en-Auge que le peintre britannique David Hockney a décidé de poser ses valises. Bien qu’il soit l’un des peintres les plus chers du monde (rappelons que son œuvre Portrait of an Artist (Pool with two figures) a été vendue pas moins de 90,3 millions de dollars en 2018), Hockney a lui aussi fait comme un bon nombre de Parigots et s’est exilé à la campagne à l’annonce du premier confinement. Et c’est dans ce cadre champêtre que l’inspiration semble avoir de nouveau frappé l’excentrique British.

  • Cinéma
  • Cinéma

L'hôtel Paradiso, cet hôtel cinéma avec rooftop, lancé au début de l'année par MK2 dans le 12e, vient d'ouvrir un espace entièrement dédié au karaoké. Cette salle de 17 mètres carrés, nommée « La La Land », a été mise en beauté par la designeuse Alix Thomsen, déjà auteure de la déco de l'hôtel. Le rendu est tout de rouge et de couleurs chaudes vêtu, avec rideaux de ciné, micro sans fil, écran géant, boule à facettes, poufs et banquette. Côté ambiance musicale, vous aurez la possibilité d'user vos cordes vocales sur près de 40 000 (!) chansons issues de films iconiques, dessins animés et autres comédies musicales. Grease, Aladdin ou Les Demoiselles de Rochefort… Finissons avec le point tactico-pratique : cette salle est réservable de 10h à 1h, sur des créneaux de deux heures. Comptez 80 € pour une séance, avec une jauge max de dix personnes.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • Invalides
  • prix 2 sur 4

Rendre cool une station-service… Plutôt tendu comme défi ! Mais ce n’est pas le genre de truc à effrayer Ramdane Touhami, ex-lascar skateur devenu mogul du luxe (les cosmétiques Officine Universelle Buly, c’est lui) qui garde intact, malgré sa respectabilité en platine, l’insolant mordant de ses débuts. Son dernier coup ? Cet improbable Gazoline Stand, à un jet d’Arbre magique© du dôme des Invalides. On y vend, sur une bande-son rigoureusement reggae, du super, du dégrippant mais aussi, comme dans un mini-concept store, une sélection de produits sourcés : des sodas du monde, des t-shirts chelous, des autocollants marrants… Côté « carburant pour humain », on sirote un expresso bien vénère sorti d’une rutilante Victoria Arduino, la Rolls des percolateurs, et on mord dans des mortels hot-dogs veggies débordant de cheddar. Bref, il est grand temps d'aller y faire le plein !

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 16e arrondissement

Si, pour Proust, la nostalgie prend la forme d’une madeleine, pour la Fondation Louis Vuitton, elle semble prendre celle d’une collection russe. Après avoir célébré le collectionneur soviétique Chtchoukine en 2016, l’espace du groupe LVMH met désormais à l’honneur les frères Morozov, nous présentant leur incroyable fond d’œuvres où se côtoient tous les plus gros blazes de la peinture, de Matisse à Picasso en passant par Cézanne ou Renoir. Deux frères pour 200 chefs-d'œuvre de l’art moderne : le programme est balèze !

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  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Ambroise

Dans cette incroyable cathédrale de fer forgé déployant 9 mètres sous plafond et 8 000 mètres carrés, Lionel Bensemoun (le Baron à l’éééépoque, le Petit Palace maintenant) et toute son asso GANG s’échinent depuis septembre 2020 à délivrer une programmation singulière, souvent perchée et toujours arty (une grosse vingtaine d’artistes sont d’ailleurs en résidence dans les étages). Derrière les immenses rideaux colorés signés par le duo de créatrices Pangea, la musique est acoustique et la lumière fournie par des bougies posées sur des vieux tapis. Ici, déroulent des spectacles de danse imaginés par des compagnies pointues, des lancements de revues d’avant-avant-garde, des expos, de la cartomancie, des conférences éco-féministes et aussi de temps à autre des soirées électro… Et qu’est-ce qu’on se met dans le cornet avec tout ça ? Des assiettes du marché et veggie envoyées par des chef(fe)s qui chauffent (comme Keltoum Arrachidi passée par les Pères Pop) et du vin nature (sélectionné par Chambre Noire).

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Photographie
  • 1er arrondissement

Le Museum of Modern Art - ou MoMA pour les intimes -, ce n’est pas que le squat où les gosses de riches de Gossip Girl allaient pour les pauses dej ! C’est avant tout l’un des musées les plus conséquents des Etats-Unis, aussi bien en termes de nombre de visiteurs à l’année que de collections. Et quelle chance, les petits parisiens que nous sommes vont pouvoir profiter de 230 tirages issus de la collection exceptionnelle de Thomas Walther, acquise par le musée new yorkais dans le début des années 2000. 

 

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  • Que faire
  • Évènements & festivals

Chaque week-end, du 4 décembre au 7 mars, elle va se transformer en Cité des merveilles et accueillir une fête foraine de 8 000 mètres carrés. Cette grande kermesse hivernale s'étalera dans tous les espaces de la friche, aussi bien intérieurs qu'extérieurs. Ce qu'on y verra ou pourra y faire ? Plusieurs marchés de Noël engagés, des manèges, des jeux, une mer de nuages (sic), un labyrinthe de bambou, une cabane perchée pour les kids et tout un tas d'animations, notamment de type musical, encore à annoncer. Et comme toute fête foraine qui se respecte, il y aura plein de choses à grailler et à boire, avec des bières d'hiver brassées in situ et du vin chaud ! Un texte à relire avec la voix du Monsieur qui parle dans le micro du manège.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Louvre

Vingt ans après avoir rangé sa machine à coudre, Thierry Mugler fascine toujours autant le monde de la mode. Celui qui a notamment sapé Cardi B, reine de la dernière Fashion Week, fait l’objet d’une énorme rétrospective au Musée des Arts Déco (ou le MAD, pour les intimes). Après avoir conquis le Canada, les Pays-Bas et l'Allemagne, quoi de plus logique pour l’expo que de terminer sa tournée à Paname, ville qui a fait de Manfred Thierry Mugler une star des podiums ?

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