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© Culturespaces Digital / Hergé-Moulinsart 2022

Que faire à Paris en octobre ?

Festivals, spectacles, expos, restos : découvrez tous les inratables à faire en octobre 2022.

Écrit par
La Rédaction
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Sanglez vos cartables, sortez vos agendas, la rentrée arrive à fond les ballons ! Après une courte pause estivale, les bons plans font un retour fracassant sur la capitale et ça tombe bien : on a recensé 50 (!) plans de dingo pour vous faire kiffer la rentrée à Paris. Expos blockbusters, nouveaux bistrots, festivals intimistes ou XXL… En bref, un dossier aussi complet qu’un kebab salade-tomate-oignon. 

Les meilleurs plans du mois d'octobre

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Chaillot

Sapologue, féministe et communiste assumée, la célèbre artiste Frida Kahlo squatte le plus modeux des musées parisiens en plein fashion month. A travers un parcours thématique et quelque 200 objets provenant de la Casa Azul (la baraque de Frida à Mexico), on (re)découvre une artiste qui a fait de son corps sa plus grande œuvre d’art. L’expo commence dans un sous-sol aussi sombre qu’un couplet de Damso, où lettres, bijoux et photos nous mettent dans la confidence. Blessée, trompée, amputée mais jamais découragée, elle portait ses corsets par obligation mais les peignait par conviction. Passé la galerie, le reste de l’expo nous plonge dans un univers bien plus lumineux : les tenues colorées de l’artiste nous pètent la rétine, contrastant avec l’intimité de la première partie. Cette section « fringues », c’est le visage que présente Frida Kahlo au monde, entre vêtements aux accents régionalistes, monosourcil iconique et identité de genre floue.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Roquette
  • prix 3 sur 4

“Ceci n’est pas un restaurant !”, nous lance Chloé Charles, parodiant Magritte, quand on arrive dans sa nouvelle enseigne. C’est que la cheffe la plus sympathique de l’histoire de Top Chef a décidé d’atterrir rue Sedaine, dans ce local écoresponsable qui nous décapsule les chakras. Mais alors c’est quoi, ce Lago ? Une nouvelle forme de lieu de restauration, une cuisine/salle à manger privatisable, pour des réunions intimes où Chloé (ex-Septime) vous fait à manger ce que vous voulez, entre midi et minuit, selon vos préférences et la saisonnalité. Une expérience unique et jamais vue à Paris.

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  • Art
  • France

Intitulée Tintin, l’aventure immersive, cette création a été griffonnée de concert par l’Atelier des Lumières et Moulinsart, la société qui gère jalousement les droits des BD d’Hergé. Pour le programme, on sait qu'il couvrira tous les albums du journaliste du Petit Vingtième, et que les personnages récurrents des différents volumes seront évoqués. Comprenez le chien-chien Milou, la vocale Castafiore, l’éthylique adepte des jurons Capitaine Haddock ou les Dupondt, ce duo de policiers aussi doués que l’équipe de Marcel Patulacci. Une chose dont on est par contre sûr : aucune planche de La Vie sexuelle de Tintin, l’œuvre parodico-érotique de Jan Bucquoy, bête noire de Moulinsart (avec lequel il a été en procès), ne sera diffusée. Désolé les coquins.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pizza
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4

Comment ça, chez Rigmarole, ils se mettent à faire de la… pizza ?! Mais il y a une explication à cela : le duo attend un enfant et a décidé de prendre un congé de “pizzaternité”. Jusqu’en mars 2023, ils laissent les clés au néo-boulanger Dan Pearson, ceinture noire de pétrin, qui a appris l’art subtil de la pâte à pizza avec l’obstination d’un moine Shaolin. Le soir, la carte affiche donc six circonférences. Résultat ? Une pâte au levain reposée 36h, donnant une pizz’ savoureuse, alvéolée et dalmatienne aux faux airs de galette indienne. Elle trouve le bon équilibre entre une croûte joufflue mais pas bouffie et un centre fin et joueur sous la dent. Dans la “numéro deux”, Dan ajoute une sauce tomate maison, une mozza de bufflone de qualité et un bon jet d’huile d’olive pour enluminer l’ensemble. La pizza la plus attendue de l’année tient ses belles promesses !

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  • Art
  • Art

L'an dernier, soixante-treize ans après son ouverture, Tati, l’antre des petits prix lancé en 1948 par Jules Ouaki, tirait définitivement le rideau. Un an après, en attendant le début des travaux de la Passerelle – un complexe mêlant espace culturel, logements et restauration –, le célèbre bâtiment toisant le métro aérien s’anime d’un nouveau souffle en accueillant l’Union de la jeunesse internationale. Espace d’expo, radio, cantine qui se veut repaire de quartier, on s’est rendu dans ce lieu vraiment pas comme les autres.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Clubbing
  • Gare de l'Est
  • prix 2 sur 4

Avec Carbone, ça y est, la nuit parisienne retourne au charbon. Planqué dans la cave de la Caserne, l’ancienne caserne de pompiers devenue incubateur, ce lieu porté par le collectif H A ï K U se jette dans un brutalisme de bon aloi et propose un clubbing à l’os, avec juste un quadrilatère de béton nu bordé de banquettes qui ménage une vaste piste de danse au plus près du DJ. Le tout baigne dans la lumière carmin dispensée par de grands panneaux en plastique laiteux. Cette économie sur le mobilier a manifestement permis d’investir dans un système son qui déboîte, puissant et précis, réglé aux petits oignons. Dans une volonté de réduire son empreinte carbone (ou pour laisser sa trace singulière), la prog va plutôt faire l’impasse sur les gros noms pour privilégier le mix local de collectifs parisiens (comme Antiverse, la soirée de Brice Coudert, ex-DA de Concrete). Avec environ 400 places, la porte peut être sourcilleuse, mais le staff efficace et cool.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 8e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Voilà qu’en septembre 2022, le CopperBay s'installe au Lancaster, secouant nos certitudes tel un Mai tai. Dans ce chic transit, le trio Aurélie, Elfi et Julien a twisté un chouïa la déco palace. C’est beau. Pour le menu (18 € le verre), ils ont eu carte blanche afin de rassurer le touriste cossu et attraper par la manche l’amateur éclairé. On se retrouve d’un côté avec des ultra-classiques déconstruits où le Bloody Mary perd sa couleur mais garde son punch et le mojito se défeuille mais garde sa saveur de menthe grâce à un rhum infusé. De l’autre, les recettes préférées des bartenders comme cette fusée de daïquiri en version milk punch clarifié. On profite de tout ça et des derniers feux de l’été indien dans le classieux patio végétalisé. Le meilleur des deux mondes, en somme…

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • 7e arrondissement

Ça y est, l’automne est bien là et c’est le moment choisi par le musée d’Orsay pour lancer son expo autour d’Edvard MunchDu peintre norvégien, on ne connaît pas grand-chose à part son Cri. Pas d’bol, il n’est pas présent. Mais ça évite l’effet Joconde et nous permet de découvrir en profondeur un peintre à la maîtrise de la couleur impeccable, pionnier de l’expressionnisme et big boss de la représentation picturale des angoisses existentielles. L’expo présente une centaine d’œuvres où les 40 peintures côtoient des dessins, des blocs gravés et des estampes. Les thèmes ? La maladie, la folie, la mort. Ambiance. Les couleurs sont extrêmement sensibles et intelligentes et oscillent entre le chaud de la folie dévorante et le calme froid de la fin d’une vie. Niveau scéno et médiation, le musée d’Orsay réalise encore une fois un travail impeccable et la déambulation dans l’expo se fait sans embûche.

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  • Musique
  • Festival de musique
  • La Villette

Tricotée par A la Folie, Bizarre, cette grande célébration des communautés LGBTQI+ dans toute leur diversité présentera son troisième tome du 14 au 23 octobre. Le programme, une nouvelle fois dispatché entre A la Folie, le studio de Tsugi Radio et le Pavillon Villette, verra s’enchaîner une foule de soirées clubbing, des événements, des performances et plein d’autres animations. Dans la première salve de noms, on trouve l’incontournable collectif lesbien Barbi(e)turix ainsi que les soirées La Créole, Mustang ou Spectrum. Dans le reste du programme, on signalera une carte blanche filée à la tonitruante Crystallmess, des bingos drag, des brunchs/cabarets et des journées mettant en lumière des photographes et tatoueurs queers. Immanquable.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Sentier
  • prix 2 sur 4

Waalo, porté par le cuisinier mauritanien Harouna Sow, chef formateur pour le Refugee Food à Ground Control, campe au rez-de-chaussée du Liberté Living Lab, une pépinière de start-up so XXIe siècle. Et clairement, il faut aller manger dans cette cantine lumineuse qui propose un voyage en classe affaires dans les rues de Nouakchott ou Bamako au prix d’un billet de TER pour Beauvais (15 € la formule entrée-plat végé, 17 € celle avec viande). Notamment à la carte ? Un fufu, étonnante et mucilagineuse mousseline de plantain verte rehaussée d’une huile de basilic et un solide poulet yassa bien citronné caressé par une sauce à l’oignon. Pas d’alcool pour faire couler tout ça, mais des jus maison : à l’hibiscus tout doux ou au gingembre, surpuissant. Le lieu étend la térenga (hospitalité en wolof) jusqu’à 17h avec possibilité de grignoter des pâtisseries bien roulées : tartelette citron, mousse de fruit…

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • Roquette

Mathieu Levy, ancien ingénieur du RER devenu caviste conscient expose des verticales sans sulfites ni sexisme ajoutés dans sa coquette cahute à tomettes. Sur les murs, des breuvages pas bus partout dont une collec de pifs faits par des meufs. Et comme il Sémélé de ce qui le regardait, à savoir nous faire bien boire, le très avenant Mathieu nous a aiguillés avec l’assurance de l’ancien technicien du rail vers Le Clos, une trouvaille auvergnate de pinot et gamay plus juteux que l’hiver à venir pour les vendeurs de doudounes ou vers Mas Lasta, un amical pet’ nat’ languedocien lance-grenache d’Anne-Laure Sicard. Plein d'autres choses à glougnotter comme le cidre basque Basandere, le légendaire rhum haïtien Clairin et quelques conserves de poisson basque Yurrita.

  • Restaurants
  • Bistrot
  • Batignolles
  • prix 2 sur 4

Exit le Cyrano et welcome le Cyrano version bistrot ! Charleyne Valet, cheffe autodidacte passée par Nord Nord, cuisine pour dîner, entre le comptoir et le sous-sol, de petites assiettes d’inspi méditerranéenne. Comme ce soir-là, dans une ambiance brouhahesque : une plantureuse salade tomate, fraise, pastèque et féta, fraîche comme un hiver à Santorin, un vitello tonnato tout en onctuosité et – bonne idée – agrémenté de salicornes. Ou une caponata, un velours de ratatouille d’aubergine. À la carte des vins, l’incompréhensible absence de bergerac (on n’aime plus le fun ou quoi ?) se rattrape par une sélection certes ramassée (une quinzaine d’étiquettes), mais pas à la ramasse et déclinée au verre pour toutes les quilles.

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  • Art
  • 7e arrondissement

Du 18 octobre 2022 au 15 janvier 2023, le musée d’Orsay célèbre en grand format les 200 ans de la naissance de Rosa Bonheur, peintre animalière née à Bordeaux et devenue figure féministe. L’œuvre de Rosa Bonheur, sorte de bestiaire naturaliste assez bluffant, sera retracée à travers 200 créations - majoritairement des peintures mais aussi des sculptures ou des photos. De quoi dépeindre sa conscience aiguë du monde vivant, des animaux et de la nature et ce talent fou pour les figurer. Regardez son tableau Labourage nivernais, les détails des bœufs et de la terre au premier plan… On se croirait devant une photo. Bien entendu, après l’expo, c’est rendez-vous au Rosa pour fêter ça.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Libanais
  • Le Marais
  • prix 1 sur 4

Dans le 16e, dans le prolongement de Qasti, le chef étoilé Alan Geaam vient d'ouvrir un comptoir à saj, du nom de cette chaude galette garnie qui tient bien la Beyrouth. Les lieux étant communicants, on peut piocher une brochette ici, un labné là-bas, une galette plus loin, et se poser dans la salle frisquette à carreaux verts et motifs floraux. Ici, les prix sont très polis et le saj comme une image : au halloumi et soudjouk (saucisse sèche épicée), au labné et pasterma (cousin du pastrami) ou, celui du jour, au zaatar, crudités et mozzarella fondue qui file doux dans sa régalante galette (10,50 €). Fait minute et plié en deux comme n’importe qui au spectacle de Marina Rollman, le saj est crousti sur les bords, dense au milieu et accompagné de légumes en pickles : on vous prévient, c’est bon et ça cale.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4

Comme beaucoup, Édouard Vermynck (ex-L'Entrée des Artistes) est sensible à la nostalgie, lui qui a recarossé l’ancien Gaspard de la Nuit en bistrot simili-centenaire à vieux clichés encadrés. La carte est à l’avenant et aligne du franchouillard sans âge, archiconnu et bien tourné ! Pour s’affûter les crocs, on commande une petite poêlée de cèpes luisante de beurre persillé et un pompidolien millefeuille d’aubergine, comme une lasagne froide en deux tranches fines qui en aurait mérité une troisième. Puis débarque une douillette andouillette artisanale avec un buisson d’excellentes frites allumettes dont on se dit qu’elles sont les vedettes de la soirée. Mais c’est sans compter sur la purée qui accompagne la pimpante poulette rôtie et son jus. Dans le frigo à vins brillent de beaux canons à prix polis comme ce chaud fleurie du domaine de la Grand'Cour.

  • Musique
  • La Villette

Après avoir célébré le hip-hop, la Philharmonie s’attaque dans la foulée à l’artiste nigérian Fela Kuti, le divin créateur de l’afrobeat, ce genre musical mêlant musiques traditionnelles d’Afrique, funk et jazz. Vingt-cinq ans après sa mort, cette rétrospective retrace la manière avec laquelle Fela a construit l’afrobeat, son identité musicale, visuelle, vestimentaire et son influence globale sur le monde entier. Sur place : des costumes jamais montrés, des archives inédites, un concert…

Une autre facette de l’expo touchera à l’importance des femmes dans la vie, la carrière et la pensée de Fela. Dernier jalon : son engagement politique. On y découvre un artiste luttant auprès des plus démunis, contre le pouvoir de Lagos, créant sa propre République indépendante et dont la parole influence encore aujourd’hui les soulèvements populaires nigérians. A signaler deux week-ends de concerts et de spectacles en parallèle de l’expo avec Oxmo Puccino, Angélique Kidjo et les fils Femi et Seun Kuti.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • Belleville

Dans leur hangar planqué du quartier Jourdain, Vincent et Mathieu ont dressé une barricade de fûts, un comptoir en OSB et quatre grosses cuves. Un joyeux fatras où fermentent 7 000 litres de mousses type « session », toutes cool sur l’alcool mais qui ont du goût ! En hommage à la grande Edith, la môme de Belleville, ils ont sorti la Piaf, une bière bio de table à 3,9° qui se siffle mieux que l’air de La Vie en rose. Ils ont aussi L’Alouette, une IPA de soif à 4,5°, la Cascades qui monte à 6° et des bibines expérimentales et légumières comme la Rootine aromatisée à la betterave et mandarine acidulée. Les deux sympatoches larrons vendent leurs flacons d’un demi-litre à emporter au 9 rue Jean-Baptiste-Dumay, le jeudi, vendredi et samedi de 16h30 à 19h30.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Santé et beauté
  • Spa
  • Poissonnière
  • prix 3 sur 4

L’un des plus beaux spas de Paris squatte le sommet d’une tour aussi grise qu’un automne munichois. Passé le stress d’un ascenseur bicéphale à chiffres pairs/impairs, on pénètre dans un lieu qui vous donne illico envie d’enlever vos chaussures et de baisser d’un ton : une grande salle lattée d’un parquet blond, ourlée de discrètes banquettes diaphanes et de larges baies vitrées, dévoilant une terrasse filante où s’attabler au déj en toisant les mille toits de Paname… Une fois pores et voies lavés de leurs péchés, notre dévolu se jette sur un massage détoxifiant à base de divins produits bio. La réalité se révèle tout autre, avec un diagnostic réalisé dans les règles de l’art, une praticienne quasi-télépathe les doigts dans la prise de conscience, dispensant un somptueux massage crânien, palper-rouler et autres délicieux étirements. 

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  • Bars
  • Picpus

Après une première distillation lyonnaise l’an dernier, la plateforme Gin Addict importe son festival entièrement dédié au gin au parc floral de Vincennes du 21 au 23 octobre. Plus de 200 références de « mother’s ruin » (le surnom du gin) seront à découvrir sur le salon, entre distilleries françaises, internationales, grandes marques et producteurs plus locaux et confidentiels. Vous pourrez acheter vos boutanches mais aussi tester la came en direct live (les dégustations sont comprises dans le prix du billet). Enfin, tout un tas d’animations sont également annoncées. En attendant « I’m feeling Supersonic / Give me gin & tonic » !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Charonne

Pour son premier show solo en France, le street artiste Ricardo Cavolo – connu pour ses fresques et sa collab avec le producteur canadien Kaytranada – fait confiance à la galerie NANOH pour raconter ses secrets d’enfance. Dans sa tête, il devient lui-même un petit personnage de cartoon : une sorcière verte à lunettes qui squatte un train avec les Simpson, Dennis Rodman et Sailor Moon. Et nous, on entre dans un moment nostalgique durant lequel on se plaît à repérer les différentes références issues de la culture pop des années 90, entre tags in situ et pièces sur papier, nous renvoyant à notre propre imaginaire de minot. Et si, habituellement, les expos en galerie ne brillent pas par leur scénographie, NANOH fait le boulot et transforme même son sous-sol en une chambre d’ado immersive bourrée de clins d’œil. Perso, on a kiffé le petit chausson (unique) Grosminet et les VHS enregistrées. 

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • Roquette
  • prix 3 sur 4

Après le chocolat et la glace, Alain Ducasse, le tycoon de la gastronomie nationale, s’attaque au biscuit. Sa boutique-atelier de la rue de la Roquette fleure bon le beurre chaud et les goûters d’antan (et le marketing habile). Les biscuits sont façonnés sur place par la pâtissière Flora Davies, à l’artisanale. Pas question d’en mettre quatre d’un coup dans la bouche : on les déguste du bout des lèvres, chaque sablé ayant son degré de friabilité et son accord majeur : au blé, vanille et agrumes ; au riz, trois vanilles et amande ; au pois chiche, miel, chocolat ; au mélilot, grué de cacao et chocolat… Un beau moment de dégustation céréalière. On repassera pour essayer les cookies-barres choco-noisette (4 €) et les tablettes à croquer multigraines (10 €) mais une fois de plus, le cuisinier/entrepreneur monégasque (du)casse le game des commerces de (fine) bouche. 

  • Shopping
  • Fripes et vintage
  • Le Marais

Les 15 et 16 octobre au Carreau du Temple, le Salon du vintage – l’événement itinérant de la boutique du même nom – a décidé de changer de look pour devenir le Paris Design Temple. Comme son nouveau nom l’indique, le salon fait un virage vers le design avec une cinquantaine d’exposants couvrant tous les styles et écoles des années 1950-1990. Ce qui signifie que vous pourrez peut-être dégoter des banquettes Togo, des enfilades Knoll, des chaises Eames ou bien des lampadaires Josef Hurka. Le Carreau du Temple accueille toujours les secteurs classiques présents lors des précédentes éditions du Salon du vintage. Comprenez : des nippes un peu chicos, de vieilles affiches, des jouets, des voitures de collection, des vinyles ou encore de la vaisselle. Enfin, des animations sont aussi annoncées. Le tout vintage, bien entendu.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • 19e arrondissement
  • prix 3 sur 4

Ancien journaleux chez Vice et piqué de Japon, Sébastien a troqué le gonzo pour le ponzu, cette merveille de vinaigrette aux agrumes, expose des sauces soja collector, bicrave du wasabi de qualité, source des nouilles si nombreuses qu’on ne sait plus udonner de la tête… Il ventile aussi du riz japonais en vrac, un bon miso maison, de quoi se préparer un dashi chez soi ou l’iconique mayonnaise Kewpie (un peu creepy avec son bébé bizarre imprimé dessus)… Et au rayon des buvables, la petite échoppe claire s’appuie sur une ribambelle de bières, sodas, sakés et même des jajas jap’ ! On n’a pas encore goûté ces pinards naturels de chez Kunoh Wines ou Grape Republic car les bouteilles sont à 40 € tout de même (taxes d’import obligent) mais autant dire que faire ses emplettes ici, c’est aussi instructif que nutritif.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4

Décidément, Paris, ça pique en ce moment. Il y a Bang Bang à Belleville et désormais Mala Boom, rue JP Timbaud. Ici, on est dans la première cantoche sinisante parisienne à servir le málà xiāngguō : un kiffant pêle-mêle sichuanais de légumes et viandes sautés minute, diablement épicés, versés dans un grand bol commun où chacun(e) vient jouer des baguettes. Au crayon, on coche ce qu’on veut sur le formulaire de commande parmi les 18 ingrédients, les toppings (coriandre, cacahuète et/ou sésame grillé) et le degré de piquant, de 0 à 5. Ce midi-là, empoissés d’une sauce brune goûteuse qui arrache déjà bien la gueule, on pioche au petit bonheur : échine de porc, soja, champignons shimeji, pommes de terre laminées, gâteau de riz, choux. Même le délicieux ice tea brûlotte gentiment le palais avec ses baies de Sichuan poivrées. Bref, une chouette popote de wok qui pourrait même plaire aux réacs.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4

Ce cool bistrot situé avenue Parmentier porte autant d’importance aux assiettes qu’aux vinyles ambiançant la salle. Le projet a germé chez deux potes en reconversion, Jérémie Zeltner et Paul Auger, complices du collectif Sixoclock, diggers de pépites et chamans des warm-up de bien des bars. Associés à l’Anglais Joshua Gibbons au piano, ils délivrent une formule déjeuner de compète (22 € entrée, plat, dessert). A la partition ce midi-là, un trio d’arancinis aux poivrons, électrisé par un aïoli endiablé puis une fondante poitrine caramélisée, nidifiant dans un buisson de choux rouge braisé et des carottes en pickles. Le soir, ça bascule en tapas et le samedi s'ajoute un DJ copain qui vient pousser les potards. La carte des vins gambade largement dans le nature.

  • Art
  • 4e arrondissement

Un an après Georgia O’Keeffe, le Centre Pompidou s’apprête à célébrer une autre artiste majeure de la peinture américaine du XXe siècle : Alice Neel. Du 5 octobre 2022 au 16 janvier 2023, environ 75 tableaux et dessins de la New-Yorkaise prendront place sur les cimaises de Beaubourg. Découpée en deux sections (« Lutte de classes/Lutte de sexes »), cette rétrospective mettra en exergue l’engagement sans faille d’Alice Neel via ses représentations sans fard de toutes les minorités et laissés-pour-compte de la société américaine. Make America Neel Again.

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4

À la manœuvre de ce Recoin, le formidable Florent Ciccoli, ouvreur de tôles multirécidiviste (Les Pères pop, Jones, Cheval d’Or…) et ses coéquipiers Jules, Félix et Bertrand. Résultat ? Un troquet copain qui nous prend dans ses bras du premier café du matin au dernier calva du soir. La formule dej du chef finlandais Marlo Snellman dessine une fringante bistrote en ligne claire. Au menu l’autre midi ? Une primesautière salade de moules et thon confit suivie d'une échine de cochon plus juteuse que le nouveau contrat de Mbappé au PSG. Et le dessert nous en bouche un recoin : un ébaubissant baba, à l’absinthe, avec sorbet aux fruits rouges et chantilly. Côté liquides, la carte des pinards au verre est glouglou ascendant vin de soif, comme ce rosé du domaine du Petit Oratoire ou cette bulle italienne de Furlani. Bref, un rade aussi indispensable dans un quartier qu’un anorak dans une garde-robe.

  • Art
  • 4e arrondissement

Enfin ! Démiurge vivant de la peinture contemporaine, Gérard Garouste s’apprête à être célébré à la mesure de son influence (et de sa cote sur le marché de l’art). A partir du 7 septembre, Garouste déballe à Beaubourg plus de 120 tableaux – dont des très grands formats – mais aussi des installations, des sculptures et des œuvres graphiques. Préparez-vous à entrer dans son univers mythologique, fantasmagorique, peuplés de personnages hallucinés dont certains sont issus de ses propres accès de folie. Bref, gare à la rouste Garouste !

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pâtisserie
  • 7e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pilotée par Bertrand Grébaut et Théophile Pourriat (Septime, Clamato et la Cave), Tapisserie avait déjà séduit le Grand Est parisien avant de partir à la conquête du Far Ouest. Dans sa version 7e, l’espace est bien plus grand et l’offre est décuplée : petite terrasse ensoleillée, équipe souriante, élégants atours… Sur place ou à emporter, on s’offre de jolies petites assiettes, comme ce gravlax et œufs de truite, avec sa focaccia baignant dans l’huile. Mais c’est surtout pour les desserts qu’on y retournera : des tartes aux fruits sourcés au flan pâtissier… Notre coup de food : le chou à la flouve odorante, plante aux notes de vanille et de foin. Unique déception : l’attente inexplicablement longue pour les assiettes salées. Mais on ne doute pas que le pli sera vite pris.

  • 3 sur 5 étoiles
  • Art
  • 1er arrondissement

Consacrée à Paname et à la mode (comme son nom l’indique), l’expo rassemble des clichés pris par l’artiste dans les années 1970 et 1980. Pour l’occasion, le maousse spot de la rue de Castiglione propose un florilège de tout ce qu’on aime (ou pas) chez Warhol : Polaroïd, parterre de stars, flirt entre art et pub… Prises lors de ses nombreux voyages dans la capitale – où Andy possédait un pied-à-terre à Saint-Ger’ –, les photographies sont exposées selon un parcours thématique : Warhol, Paris, la mode et les célébrités. Autoportraits, scènes de rue, bâtiments iconiques, mannequins français, clichés réalisés pour Vogue ou Levi’s, tout le monde ici a droit à ses 15 minutes de gloire. L’expo ne nous offre pas plus que ce que l’on attendait d’elle. Les formats sont petits, les modèles sont célèbres, l’ambiance est aussi froide que la Factory. Mais évidemment, c’est Warhol, alors on pardonne et on se prend à kiffer reconnaître les lieux et les stars photographiées. Un petit plaisir coupable, en somme.

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  • Art
  • Art

La mairie de Paris s’est décidée à égayer le lugubre tunnel des Tuileries en y intégrant du street art. Dix street artistes ont commencé leurs grandes œuvres cet été, lesquelles seront visibles gratuitement pendant au moins un an. Et quel terrain de jeu ! Les artistes ont eu à leur disposition un mur de 4 mètres de haut sur 850 mètres de long. Au final, ça donne des fresques entre 40 et 80 mètres chacune, et dont les thèmes majeurs touchent à Paris, au Louvre et au sport – coucou les JO ! On y croise par exemple les meutes félines du Rennais WAR! et du Finlandais Jussi TwoSeven, le jeu de mots louvresque de Madame ainsi qu’une couronne de laurier déstructurée de Sifat. A ne pas manquer non plus, les tubes multicolores enchevêtrés d’Hydrane, les réinterprétations de tableaux du Louvre d’Andrea Ravo Mattoni et l’hommage calligraphié du duo Lek  Sowat à Jacques Villeglé, croqueur d’affiche situationniste récemment décédé.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4

Le Vaillant, c'est ce bistrot sis quai de Valmy, avec ses allures de troquet de village suranné et sa déco rétro kitsch composée d’images de livres de cuisine des années 60. Ici, les tenanciers de ce valeureux bouclard (Claire Grumellon et Geffrey Valot) reviennent à la racine des assiettes de bistrot : une graille de comptoir simple et bonne. Pour 5 €, on a par exemple droit à des rillettes de poisson ou des radis beurre, et pour 10 €, à de la terrine maison ou des moules à la citronnelle. Ça boit du nature qui rince bien les amygdales comme ce KV 2020 de Karim Vionnet et des binouzes de petite brasserie.

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Festival d’Automne
© Martin Argyroglo

33. Festival d’Automne

Nouvelle danse pour le grand charivari du spectacle vivant ! A partir du 9 septembre et jusqu’au mois de janvier, le Festival d’Automne va étendre son tentaculaire programme dans des dizaines de lieux à Paris et en banlieue. Ça commencera par un marathon de 48 heures au théâtre de la Ville où s’enchaîneront hommage au compositeur portugais Bernardo Sassetti, projections de films ukrainiens, masterclass (Virginie Despentes, Djibril Diop Mambéty) et soirées dansantes. Le festival sera ensuite rythmé par les portraits consacrés à la chorégraphe capverdienne Marlene Monteiro Freitas, à la compositrice autrichienne Olga Neuwirth et au danseur Noé Soulier (+1 pour l’aptonyme). A la volée, on citera des représentations de Gisèle Vienne, Anne Teresa De Keersmaeker, Tiago Rodrigues (dans le cadre de la saison France Portugal), Philippe Quesne ou Tilda Swinton avec Olivier Saillard. Bref, du spectacle plus que jamais vivant !

Pour découvrir le programme complet, c’est par ici.

  • Art
  • Le Marais

Illustre figure des clichés venus de l’Est, le photographe ukrainien Boris Mikhaïlov s’apprête à être célébré en grande pompe. Pendant quatre mois, ce sont près de 800 photos shootées depuis cinquante ans qui vont prendre place sur les cimaises de la MEP. Teintées d’humour, et d’absurde, aux esthétiques très éclectiques, les photos de Mikhaïlov documentent les soubresauts de la société ukrainienne, de la période soviétique à aujourd’hui en passant par l’indépendance. Dans le contexte actuel, une expo qui en dit long.

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Théâtre
  • Saint-Georges

Alexis Michalik s’est pris au jeu de la comédie musicale kitschou et cain-ri. Inspiré du film de Mel Brooks et du show du même nom acclamé à Broadway pendant plus de six ans, Les Producteurs est à la comédie musicale ce que la wurst est à la cuisine allemande : un classique indémodable et sans prétention, supplément moutarde. Le pitch ? Un producteur sur le déclin décide de créer le pire spectacle de tous les temps, « Des fleurs pour Hitler », pour se remplir les poches en montant une arnaque à l’assurance. Résultat, un petit feu d’artifice mêlant nazisme, misogynie et quelques relents d’homophobie se joue sur scène dans la joie et la bonne humeur. On invoque, bien sûr, les dieux du millième degré, et on se laisse bercer pendant deux bonnes heures au rythme des claquettes et des explosions de paillettes. C’est trop long et tout n’est pas à garder dans ce spectacle qui manque légèrement de subtilité. Bref, les amateurs du genre devraient se régaler.

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  • Librairies

Parce que Amazon ne remplacera jamais le bonheur de farfouiller dans une librairie pleine de trésors, on vous propose une petite sélection des bouquinistes les plus arty de la capitale. Photos, catalogues d’expo, magazines spécialisés, gros pavés… Si vous cherchez LE bouquin d’art à offrir ou pour compléter votre collec, Time Out vous met à la page, histoire de se constituer un petit musée à la maison. 

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  • Musique
  • Musique

A peine lancé, Virage, lieu hybride de 1 500 mètres carrés entre open air et club ouvert sous la porte Pouchet avait dû mettre le moteur en veille. Bonne nouvelle : mercredi 27 juillet, Virage a redémarré. Copilotée par Rag, l'emblématique boss du collectif Barbi(e)turix, et Benjamin Charvet, un des gourous du média Dure Vie, la prog réunit des dizaines de noms parmi les huiles des scènes électroniques locales et internationales. Parmi les noms annoncés, on retrouve les collectifs Spectrum, Myst ou Newtrack. Mais aussi le label toulousain italo-dance-disco Ritmo Fatale, Chloé, l’hurluberlu Partiboi69, Sina XX de Subtyl et… Djibril Cissé, invité par le collectif Pardonnez-Nous. Car oui, l'ex-footballeur supersonique passé par l'AJA et l’OM est devenu un DJ adepte de furieux sets afro-house. Vivement le restart !

  • Art
  • 16e arrondissement

Alors que l’année 2022 est irradiée d’événements en lien avec les 150 ans du tableau Impression, soleil levant de Claude Monet, le musée Marmottan a de son côté décidé de mettre en lumière le soleil qui pointe dans le ciel. Du 21 septembre au 29 janvier 2023, les visiteurs pourront zieuter certaines des plus belles représentations artistiques de l'astre. Et attention, la liste des artistes exposés est aveuglante avec, au choix, Pablo Picasso, Sonia Delaunay, Gérard Fromanger, Otto Dix, Pierre Paul Rubens, William Turner, Gustave Courbet ou Paul Signac. Ecran total et lunettes de rigueur.

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