Une cantine euro-indienne en lieu et place d’un bistrot mythique
© Gourou
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Que faire à Paris cette semaine du 27 avril 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 27 avril 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 27 avril 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 27 avril 2026 ?

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé autant de chefs-d'œuvre de cette dernière décennie de la vie de l'artiste, faisant cohabiter L'Escargot avec La Gerbe, les Acanthes ou encore Zulma, grâce notamment à des prêts d'exception qui prouvent que, même lorsque l'on croit avoir déjà tout vu de Matisse, le mec cache encore quelques secrets.

  • Café
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec ses murs grattés, ses mignonnes petites tables de bois et sa population à néo-mulet, le Pontochoux café, annexe du minuscule spot à curry japonais voisin, n'aurait pu n'être qu'un coffee shop du Marais de plus. Un agréable café où boire un bon espresso de chez Coffee Collective (une brûlerie de Copenhague) ou des thés japonais Kagoshima. Mais le magicien du sucré Akira Takahashi en a décidé autrement. Derrière le comptoir bariolé, cet ancien ensorceleur de feu Les Climats mitonne de vrais petits desserts gastros – de 12h30 à 17h uniquement ! Des compositions affûtées et vives, à l'image, ce jour-là, d'un Mont-Blanc d'anthologie – l'une des pâtisseries préférées des Japonais. Un vrai numéro de prestidigitateur, articulé autour d'une glace au chocolat et thé hojicha soyeuse, d'une mousse à l'armoise à la texture évanescente et des incontournables vermicelles de marron. Le coulis de yuzu bien caché électrise tout ça avec élégance et sans zèle glycémique. On l’arrose de la boisson signature des lieux, l'Aki Tonic, touillant dans son chapeau haut de forme café, jus d'orange et tonic, à boire frappée.

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3. Se faire percuter par le supersonique orchestre post-punk Crack Cloud

Il faut voir le groupe Crack Cloud en concert au moins une fois dans sa vie. Fer de lance du revival post-punk entamé il y a une dizaine d’années, ce collectif canadien, sorte d’orchestre post-punk dissonant mené à la baguette par un batteur-chanteur magnétique, vous remue les tripes autant qu’il bouscule le sens de l’Histoire (oui, carrément). Que ce soit sur disque ou en concert, ils donnent l’impression de suspendre le temps, comme s’ils détenaient entre leurs mains le futur d’un nouveau quelque chose. Une bonne partie des titres tutoient l’épique, à base de guitares qui cinglent, de classieux claviers mais aussi de chorales, de rythmes électroniques ou de chants scandés/rappés. Ils présenteront leur quatrième album Peace and Purpose à la Marbrerie le 29 avril, pensez à être là.

  • Turc
  • Jaurès
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Gemüse, qui tient le cap du kebap à la berlinoise dans le 18e depuis 2018, Noé Lazare se lève et marche vers le 19e avec Mersin. Une drôle de salle toute en longueur et à double entrée qui pousse plus loin l'exploration de la cuisine turque. Derrière le comptoir carrelé, on découvre en effet une nouveauté à côté de la broche rasée de près par le kebabier : un grand poêlon format sombrero dans lequel mijotent des morceaux de bœuf épicé. Ils sont glissés avec de l'oignon au sumac et de la tomate dans un pain lavash, mouillé au jus de viande pour devenir un tantuni. Cette spécialité de la street food anatolienne, inventée dans la ville de Mersin (tout s'explique), s'avère un délice hyper juteux et parfumé, avec plus de mâche que dans un kebab. Que les amoureux de la broche se rassurent : on retrouve aussi le kebab en qualité Gemüse, un sandwich au mix de veau et de dinde bien grillé, très frais, presque bucolique grâce au mélange herbeux d'aneth et de menthe, d'oignons et de chou mariné. À noter qu'il se décline en trois versions végé (aux légumes, au halloumi ou au çiğ köfte). On l'avale avec de convaincantes frites maison aux épices et morceaux de carottes. Pour l'hydratation ? Une bière turque Efes. À noter que Mersin propose aussi une douzaine de mezze (labneh, boulgour, tomate râpée…) pour ceux qui veulent prendre le temps et l'apéro comme à Ankara.

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  • Bars à cocktails
  • Arts et Métiers
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Ça kiffe les cuivres briqués, les guitares pétulantes et les voix de velours, par ici ? Alors vous avez forcément écouté la webradio La Patate Douce qui a commencé à émettre ses bonnes vibrations disco-funk-soul durant le confinement. En septembre 2025, Jules Effantin, son créateur et accessoirement frère de la cofondatrice de Mamiche, a ouvert la version en dur dans le Marais. Une belle salle de coin en pierres grattées et bois ciré avec mobilier chiné 70s, matériel hifi vintage et une méga terrasse bordant la très calme rue Borda. En écoutant la playlist groovy de la radio, on peut siroter des bières pas ruineuses pour le quartier (4€) ou des cocktails (14€) efficaces tirés d’une courte carte comme ce Nocturne 305 (pisco, vermouth, citron et absinthe) joliment acide. L’adresse et la bande-son aboutissent sans surprise à une ambiance plus proche d’un apéro au Cap Ferré que de celle d’un aftershow de rock ferreux. À partir de 21 h, les copains DJ du taulier (Sam Karlson, Babar…) viennent s’installer aux platines pour des mix qui font pousser les tables et des ailes aux danseurs. Et, vous êtes en gueule de bois le lendemain, la Patate Douce c’est aussi un petit coffee shop juste à côté (avec des douceurs made in Mamiche). Purée comme c’est malin !

  • Cinéma

VAR demandée pour la filmo de Pedro Almodóvar ! En attendant la sortie de son vingt-cinquième film « Bitter Christmas » prévue pour cette année, le culte cinéaste espagnol sera célébré du 8 avril au 26 mai le temps d’une rétrospective intégrale coorganisée par le Centre Pompidou et MK2, dans le complexe du 13e de ces derniers. Cela signifie que tous les films du réalisateur seront projetés au fil du cycle, avec en bonus de nombreuses présentations et masterclasses. Et que ce soit la soirée d’ouverture avec La Fleur de mon secret présentée par Rossy de Palma, l’une des « chicas Almodóvar », la discussion avec le producteur (et frère) Agustín Almodóvar et la rédac-cheffe de Trois Couleurs Timé Zoppé après la projection de La Loi du désir ou une masterclass du réal lui-même, le générique de ce cycle aguiche sacrément. L’occasion de plonger la tête la première dans une œuvre née au début des années 1980, originellement perfusée de la liberté de la Movida madrilène, intrinsèquement queer, féministe et au cœur de l’intime de la société espagnole. De quoi vous refaire une bonne éducation cinématographique.

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  • Indien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pendant un siècle, ce coin de la rue Léon Frot s'appelait chez Mélac, institution aveyronnaise fondée quand le quartier Charonne était encore le territoire des Apaches. Désormais, l’endroit s'orne de photos de stars du cricket et de panneaux en sanscrit façon café de Mumbai : Bacchus s’est réincarné en Gourou, cantine euro-indienne lancée par les potes Valentin Bauer (cofondateur des pizzerias Tripletta) et le chef Adrien Bouchaud (52 faubourg Saint-Denis). On retrouve des classiques du pays de Gandhi bien tournés, à prix onzièmistes et adaptés au palais facilement inflammable de la clientèle parisienne. La paire de samoussas frits minutes est enceinte de légumes rôtis à tremper dans un chutney mangue (6€) ; le lubrique cheese naan fumant dégorge son fromage liquide (fun fact, il fut inventé à Paname en 1976, 3,50 €) ; et les currys sont au nombre de sept (14-19 €). La maison roule ses propres boules de glaces en dessert (curcuma, cajou, cardamome, coco… 3 €) et envoie aussi des gulab jamun, beignets à la rose et au citron vert (6 €). De sérieux sirops faits sur place (citron vert, menthe, tamarin… 3€) font glisser tout ça, ainsi que des cocktails comme le Mumbai mule (rhum et sirop de cumin, 10 €) ou des bières Kingfisher. Bref, une Inde de voyageurs, plus bromance que Brahma, mais la cuisine est là.

  • Dans nos Verres

Depuis le 31 mars, Radio Sofa, animée par un collectif de DJ et d'artistes depuis 2020, a ouvert Antenne 47 en bas des Buttes-Chaumont non loin du bar à vins Marnes Bleues. Le lieu ? Un petit rade à la déco très minimale (sol en béton, murs nus, deux tableaux lumineux au plafond et... zéro sofa !). Au fond, une boîte vitrée en bois héberge les platines où les DJ, isolés phoniquement, vont mixer pour les auditeurs en ligne et les buveurs au comptoir. Ceux-ci peuvent descendre des demis pas chers (3,5 €), du vin nature et des cocktails classiques. Bon à savoir : les impétrants DJ peuvent déployer leur talent là-bas (à condition de s’inscrire sur le site d'Antenne 47) un peu comme au Discobar !

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  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville.

10. Garder l'équilibre avec Alexander Calder à la Fondation Louis Vuitton

Pour marquer le centenaire de son arrivée en France et les 50 ans de sa disparition, la Fondation Louis Vuitton dédie une grande exposition à Alexander Calder à partir du 15 avril 2026. Annoncée comme l’une des plus importantes lui ayant jamais été consacrée, cette rétrospective promet d’aborder toutes les dimensions de son art en regroupant près de 300 œuvres : les fameux mobiles et stabiles qui devraient égayer l’architecture conçue par Frank Gehry, mais aussi des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures en bois sculpté, peintures, dessins et bijoux.

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  • Japonais
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Auréolée d’une réputation (justifiée) de méticulosité et souvent adossée à des prix assez raides, la cuisine japonaise de Paris peut parfois faire oublier qu’au pays, elle reste largement populaire et avalée aux comptoirs d’izakaya ou d’échoppes de rue. Un peu planquée dans une ruelle calme du 10e, Motsuya donne une salutaire piqûre de rappel. Cette guitoune sans devanture, alignant 8 places, décorée de deux plantes et autant d’extincteurs propose des bentos tout maison au tarif imbattable de 12 €. Derrière le comptoir, un couple de septuagénaires, Fumishi Yokota et son épouse Wako, remplissent à leur rythme les plateaux en alu pour un petit défilé d’habitués. Le choix est réduit comme une retraite nippone : deux propositions végé (gyozas aux légumes ou tofu) et deux viandardes (tonkatsu ou karaage). Après une épaisse soupe miso (1,20 € !), on part sur le bento au porc pané bien croustillant, entouré d’edamame, de riz blanc et d’aubergines marinées. Bien que très simple, le plateau apporte des goûts nets et des textures variées. Si vous avez encore faim, vous pouvez compléter avec une part d’omelette (3 €). On termine avec une souple mousse au chocolat. Bref, plus qu’une pause déj, Motsuya représente un vrai moment à part. Pas mal pour 16,20 € !

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