Annie Leibovitz, Andy Warhol, New York City, 1976
© Annie Leibovitz | Andy Warhol, New York City, 1976
© Annie Leibovitz

Que faire à Paris cette semaine du 19 octobre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine à Paris.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 19 octobre à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 19 octobre ?

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Attention événement : à l’occasion d’Art Basel, dont elle est partenaire, la marque de mode Miu Miu a invité Alice Diop, réalisatrice aux déjà deux César (le court Vers la tendresse et l’éblouissant Saint-Omer, son premier long-métrage), à imaginer une exposition au sein du palais d’Iéna, où sont organisés ses défilés. Présentée seulement du 21 au 25 octobre, l’exposition, intitulée Geste de Consolation, mélange plusieurs arts – film, photographie, sculpture, poésie, danse, musique et performance – dans un grand parcours qui interroge la représentation des femmes noires tout en célébrant leur créativité. “Je veux que cette exposition soit centrée sur des actes de consolation conçus par des artistes noires, chacune active dans sa propre discipline, pour corriger le regard fétichiste auquel des siècles d’histoire de l’art nous ont reléguées”, explique Alice Diop dans le communiqué.

  • Art

Vous vous souvenez sans doute du clip de « Storm », sorti au printemps dernier par GENER8ION, le projet audiovisuel du musicien électronique parisien Surkin et du cinéaste Romain Gavras, en featuring avec le rappeur suédois Yung Lean. Le clip, aux 37 millions de vues, mettait en scène une bande de lycéens anglais désœuvrés en 2034, menés par un gros bully (Yung Lean) dans une incroyable chorégraphie de danse et de violence conçue par Damien Jalet – elle a d’ailleurs été rejouée en septembre aux MTV Video Music Awards dans une version encore plus hypnotique. La hype continue pour GENER8ION, qui, en collaboration avec Live Nation, présentera une installation immersive au sein de la Rotonde d’Antin du Grand Palais, du 22 au 25 octobre 2026 à l’occasion d’Art Basel Paris. Une nouvelle expérience « au croisement de l'art, de la musique et du cinéma », teasée dans un clip sur Instagram où l’on voit successivement le groupe de lycéens courir dans la forêt, en procession ou entourant une sorte de fusée siglée du message « God hates space ». Le futur n’a pas l’air de s’arranger chez Romain Gavras.

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  • Français
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Comme une oasis de simplicité dans ce quartier où la moindre pizzeria fait appel à un directeur artistique et un décorateur ! Côme Jousset, ancien de l’hôtellerie, s’est reconverti dans la restauration en 2022 avec cette adresse néorustique à la façade vert pomme et l’intérieur garni d’étagères de livres et de produits au fort tropisme normand (cidre fermier, rillettes d’artisan). Victoria McGarvey, ancienne cheffe volante, déroule une cuisine familiale pleine d’allant, de produits issus de l’agriculture raisonnée, de prix raisonnable (25€ la totale) et très végé. On se revigore d’un effiloché de cochon dans une gourmande crème de pecorino ; un croustillant de chèvre et noix sur une puissante purée de betterave puis d’une poire pochée. Tout cela s’accompagne d’une courte carte de vins propres à petits prix : Terroirists du domaine Plageoles (25€), Folle blanche de la famille Lieubeau (26€)… Et le dimanche c’est brunch avec notamment un tentant croissandwich au camembert. Bref Plutôt un ordinaire extra que de l’extraordinaire et ça nous suffit amplement ! Vous vous demandiez s’il restait encore des gens sans néo-mulet ou t-shirt Balenciaga oversize dans le 11ᵉ ? La réponse est oui et ils s’attablent au Rigodon !

  • Art

Comme chaque automne, le salon AKAA (Also Known As Africa) fait son retour durant la Paris Art Week avec une 11e édition qui se tiendra du 23 au 25 octobre 2026 au Carreau du Temple. La mission n’a pas changé : « Favoriser la visibilité, la circulation et la reconnaissance des artistes africains et afro-descendants à l’échelle mondiale », avec cette année une majorité de femmes dans le line-up. Toujours sous la houlette de son directeur artistique, Sitor Senghor, ancien directeur de la galerie Orbis Pictus, AKAA, bicentenaire oblige, mettra le focus sur la photographie, avec plus de trente galeries venues avec leurs artistes du monde entier. Dans le même esprit, le salon AKKAA mettra à l’honneur les créations sur papier, comme les pastels du Sud-Africain Anji Woodley. La pièce maîtresse du salon sera l’installation monumentale du photographe sénégalais Gabriel Dia, des photos imprimées sur textile suspendues, autour de sa série Mother’s Heritage. A découvrir également sur place, la collab Charlotte Brathwaite + Malick Welli, qui retracent les routes de l’esclavage dans la série Forgotten Paradise, ou le travail d'Amani Bodo, qui réinterprète La Jeune Fille à la perle de Vermeer. AKAA s’est également associé au dispositif culturel Micro-Folie avec la découverte de son musée numérique autour d'œuvres d'art issues de la Collection Guadeloupe-Martinique-Guyane.

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  • Bars à tapas
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Façade noire, plafond sang-de-bœuf laqué et bande-son rock indé ascendant shoegaze, Winona a une bonne gueule de planque pour noctambules dans un quartier bien achalandé. Dommage qu’il manque l’autorisation de nuit pour aller au bout de la promesse (de l’aube). Grâce à sa double nationalité bar à vins/bar à cocktails héritée de ses deux parents, Adrien Vernet de Fugazi et Benjamin Le Seigneur de Classique, on s’y désaltère des vins propres venus d’Espagne (Partida Creus, Celler Credo, Amos Baneres) autour de 45€ la bouteille et/ou de cocktails finauds comme ce basil smash à l’aquavit surmonté d’une mousse de chartreuse (14€). En 2026, il semble impensable d’ouvrir un bar qui sert juste à boire tant les solides s’imposent comme le complément indispensable de la rentabilité. Dans la cuisine, derrière le comptoir, Cecilia Munguira, venue des Asturies et de Cantina Cortado, propose une carte de petites assiettes d’outre-Pyrénées très réussies : de puissantes croquetas de cecina et de champignon (12€) ou un original torto, un tacos frit asturien, garni d’épaisses tranches de thon cru et de poivrons marinés (12€). À noter que vous voulez troquer un apéro contre un vrai dîner, il y a aussi des plats plus consistants comme, ce soir-là, des ris de veau et gambas (26€). Au cœur du foodistan du 11ᵉ entre Rori et les Œillets, cette adresse affiche une population (un peu) moins uniforme qu’attendue. Entre les trentenaires en Salomon et casquette Idéa, on avise aussi des tablées un peu rock.

  • Art

Profitant de la collision entre Art Basel Paris et les Journées nationales de l'architecture (du 15 au 18 octobre), la Fondation Le Corbusier invite la sculptrice et plasticienne allemande Katinka Bock à investir la Maison La Roche avec l’exposition High and Dry du 13 au 31 octobre 2026. Posée dans une impasse du 16e arrondissement, la Maison La Roche, classée par l’Unesco, est un chef-d’œuvre d’architecture construit par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret au début des années 1920, qui ont conçu une maison en mouvement, à travers le concept de « promenade architecturale ». Une maison tout en épure et en couleurs, soit l’écrin parfait pour Katinka Bock, artiste installée à Paris très influencée par l’arte povera, qui y insère ses œuvres aussi simples que poétiques, des photographies, dont des extraits de sa série Some of Any Fleeting, ou des sculptures comme son poisson bronze, les faisant résonner avec l’esprit du Corbusier depuis les pilotis jusqu’au toit végétalisé, échoué au sec.

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Cinq ans après leur séparation, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo sont de nouveau réunis dans une exposition photo à Paris au mois de novembre. L’événement, nommé Around the World, présentera des clichés inédits des Daft Punk pris entre 1997 et 2007 lors de différentes tournées promo en France, au Japon ou aux Etats-Unis. Dans la sélection, on les voit en backstage avant une cérémonie de remise de prix, poser dans les rues de Los Angeles, ou sortir casqués du métro à Tokyo. Mais on trouve aussi des photos plus surréalistes, avec les Daft allongés sur des transats au bord d’une piscine avec des cocktails, ou à table devant le juke-box d'un bar PMU, café à la main. Les dates et le lieu de l’exposition n’ont pas encore été dévoilés, mais un pré-événement est organisé le 23 octobre dans un showroom au 58 rue Volta dans le 3e arrondissement. Il permettra aux fans de découvrir les photos en avant-première, de précommander des tirages, et d’acheter des préventes pour l’exposition à 10 €. Le showroom ouvrira à partir de 18h, et pendant 24 heures non-stop.

  • Dans nos Assiettes

Deux coques chromées côte à côte dans un vaste espace encore secret non loin de l'Étoile. Tel va être Dalad's, le prochain opus de We Are Ona et Lucas Pronzato proposé à l’occasion d’Art Basel Paris. Un banquet tenant de l’installation (à moins que ce ne soit le contraire) qui va encore faire flamber les Instagrams des convives. Cet hommage aux bateaux de pêche thaïlandais est signé de l’artiste contemporain Rirkrit Tiravanija et va servir de tables communes où Dalad Kambhu proposera un menu en 4 temps au déjeuner et huit au dîner. Pour cette troisième collaboration de la cheffe avec We Are Ona attendez-vous à une cuisine moderne qui cingle entre ses racines thaïes et ses convictions écologiques. Depuis 2019, l’agence We Are Ona (“nous sommes la vague” en anglo-catalan) réunit chefs, designers, céramistes, menuisiers afin de proposer, au-delà d'une table éphémère, une expérience globale au barycentre de la gastronomie, de l’art et de la mode. Suivant les foires d’art, de design et d’architecture comme les Fashion Weeks, We Are Ona a ainsi investi un ancien réservoir d’eau à Bâle, un parking vide à Paris, un palais à Venise ou sur la terrasse d’un hôtel à Hong Kong ! Lucas Pronzato a reçu le Prix spécial de l’expérience lors des Time Out Paris Food & Drink Awards 2025.

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  • Shopping
  • Boulangeries
  • Saint-Ambroise
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’amitié culinaire franco-japonaise est un ouroboros qui n’en finit plus de se mordre la queue. Inspiré par la boulangerie française, Ryota Hirako a ouvert en 2018 à Fukuoka sa première boulangerie Amam Dacotan - “maison de blé” en japonais-  avant d’essaimer à Tokyo et Kyoto. Le voilà désormais installé à Paris dans une féérique échoppe de bois patiné et de fleurs séchées, faussement rustique mais vraiment charmante. Si Amam Dacotan reste une boulangerie, le pain brut reste cantonné aux seconds rôles et c’est le sandwich la star, comme ce petit croque-monsieur brioché parfaitement régalant à froid (et encore meilleur une fois réchauffé) ou ce faux burger boulanger, icône de la maison, avec un parfait pain aux graines enserrant haché de porc enjaillé d’épices, chou rouge et légumes rôtis savoureux. Côté sucré, pas de pâtisserie fine mais du trivial, financier, brioche au chocolat… Bonne pioche pour les quelques donuts mis sous les projecteurs – logique puisqu’au Japon le même groupe détient la fameuse chaîne “I’m donut ?”. La version matcha est divine, avec son beignet sulfureusement léger. Bref de la boulangerie fusionnante et aguicheuse à souhait.

  • Art

Enfin des bonnes nouvelles ! Le célèbre designer Stefan Sagmeister, qui a dessiné des pochettes d’albums pour les Rolling Stones, Lou Reed ou David Byrne (raflant deux Grammy au passage), fait son retour à la Gaité Lyrique du 15 octobre 2026 au 27 avril 2027 avec Finally, Something Good. Une expo qui succède à The Happy Show (présentée en 2014 au même endroit, dans laquelle il explorait la notion de bonheur), et qui pose une question un peu contre-intuitive : “Et s'il était temps d'être optimiste ?”

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  • Art

Au cours de l’année 1826 – ou 1827 selon les sources –, l’ingénieur Nicéphore Niépce réalise depuis la fenêtre de sa maison bourguignonne Point de vue du Gras, la toute première photographie connue. Le point de départ d’une révolution technique, culturelle, artistique et mémorielle que la Bourse de Commerce célébrera à partir du 7 octobre avec l’exposition Remember Me, dont les œuvres seront directement puisées dans la collection Pinault. Forcément, la brochure de l’exposition fait rêver avec 700 chefs-d’œuvres de plus de 70 artistes sillonnant les époques, les courants et les avancées technologiques. Sur la photo de classe, on repère le surréaliste modeux Man Ray, l’expérimental Wolfgang Tillmans, la photographe de la Grande Dépression américaine (entre autres) Dorothea Lange, le prodige figurant les cultures afro-américaines Tyler Mitchell, Gustave Le Gray, le premier à shooter un chef d’Etat français avec Napoléon III, ou l’adepte de l’autoportrait et du brouillage des identités Cindy Sherman.

  • Chinois
  • Bourse
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pendant longtemps, à Paris, derrière de nombreux restaurants japonais (les sushis-makis-brochettes) se trouvaient en fait des familles chinoises. Retournement de situation avec Bund ouvert durant l’été 2026 ! La carte de ce chic restaurant (plafond doré, murs vermillon, porcelaines délicates), dont le nom évoque Shanghai, est signée Ryuya Ono, le chef japonais qui officie chez Magma. Ici, il convoque recettes chinoises, produits français et savoir-faire nippon dans une réjouissante fusion à point triple. La formule midi (35€) propose des belles choses : la fondance umami d’une aubergine fumée et koji rafraichis d’une eau de tomate ou la délicatesse d’un flan amande et gelée d’umeshu. On est moins fan des crevettes frites nappées de mayo au pamplemousse, un peu trop « street » pour le lieu. On aurait dû prendre la cervelle de veau dans un ardent mapo tofu sichuanais ! Le menu dégustation en 7 temps représente une meilleure occasion d’explorer cette cuisine inédite à Paris. Lors de notre visite, la clientèle reflétait bien ce quartier de la Bourse : déjeuneurs d’affaires encravatés, soutiers de la com échappés de l’immeuble de coworking voisin… Du chaland calme et sérieux.

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  • Art
  • Textile
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avant d’entrer dans l’exposition “Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle” au Palais Galliera, on associe facilement la mode féminine de cette époque à une garde-robe ultra-féminine. L’exposition prend pourtant le contre-pied de cette idée reçue en s’intéressant aux appropriations du vestiaire masculin par les femmes, “un manque important dans l’histoire de la mode” que le musée de la Mode de Paris souhaitait combler avec cette exposition, présentée jusqu’au 14 février 2027. 

  • Sport

Paris va accueillir un match de NFL pour la première fois ! La célèbre ligue de football américain a annoncé lundi 2 février la tenue d’un match de saison régulière le 25 octobre au Stade de France, entre les New Orleans Saints et les Pittsburgh Steelers. Avec cette annonce réalisée quelques jours avant le Super Bowl 2026, la NFL poursuit sa stratégie d’expansion, avec déjà 62 matchs disputés hors des États-Unis. La ligue a d’ailleurs annoncé sept autres rencontres délocalisées, à Rio de Janeiro, Munich, Madrid, Londres et Melbourne, une première aussi en Australie.

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