Soirée Time Out x Chop Chop x Hugo Mendoza
© Syrine Ben Slimane | Soirée Time Out x Chop Chop x Hugo Mendoza
© Syrine Ben Slimane

Que faire à Paris ce week-end du 2 au 4 octobre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire ce week-end à Paris !

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Tous les jeudis, les groupes d’amis échafaudent leurs plans d’attaque, entre nuits sans fin, expos à gogo, restaurants tout chauds, rooftops en ébullition, guinguettes qui chaloupent, restos tout chauds ou nouvelles friperies à explorer. Vous l’avez reconnu : le week-end est en approche ! Et pas n'importe lequel, celui du 2 au 4 octobre. Comme chaque semaine, chez Time Out Paris, on a passé la capitale au peigne fin, des grandes institutions culturelles aux petits spots bien planqués, pour dénicher les meilleures idées de sorties à Paris ce week-end. 

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Que faire ce vendredi 2 octobre ?

  • Art

Du 22 septembre 2026 au 25 avril 2027, le musée de la Musique présentera My Rock Stars, une grande célébration de quarante ans de création d’Hassan Hajjaj, ce photographe, designer, graphiste et créateur de mode marocain connu pour ses clichés colorés d’artistes (souvent iconiques) hybridant les cultures et leurs références. Bande-sonorisée par Acid Arab et scénographiée avec les cagettes de boissons utilisées dans ses œuvres, cette expo déroulera bien sûr nombre de photos issues de Rock Stars, son immédiatement reconnaissable série à la colorimétrie irisante. On y voit se côtoyer nombre de stars (Rachid Taha, Billie Eilish, Amadou et Mariam, Souad Massi ou Lee Scratch Perry), toutes shootées selon un rituel codifié : un décor mêlant références marocaines et pop art, des teintures colorées et des accessoires et vêtements façonnés par l’artiste. Pour comprendre l’origine de cette série et de l'œuvre d’Hajjaj, l’expo remontera jusqu’à ses jeunes et formatrices années londoniennes. Il y ouvre des boutiques, s'initie à la mode et à la photo, fraye dans les scènes reggae et hip-hop tout en se reconnectant à la culture gnawa d’Afrique du Nord, infusée de transe et de spiritualité. Une culture qui fera l’objet d’un focus avec des séries dédiées à ses artistes et instruments mais aussi aux couleurs, clés dans les rituels et œuvres de l’artiste.

Si les détails d’un lieu « branché » varient avec le temps (souvenez-vous les décos d’Ora Ito ont été à la mode... ca fait relativiser), le principe, lui, reste intangible depuis les premières huttes humaines : ce sont les endroits qui cochent toutes les cases du loto de l’époque tant en termes de nourriture (les tapas hier, le végétal demain ?) que d’atmosphère. Des lieux où la clientèle, le look et la musique comptent autant que l’assiette. On y va pour glaner le futur du cool ou se sentir adoubé par la grande famille de la hype, mais aussi pour dauber sur le retour de Von Dutch (mais vous aviez dit la même chose de la banane), avant d’aller guincher dans le club qui va bien. Bref, pendant ou après la Fashion Week on a tous une bonne raison de chercher les restaurants les plus branchés de Paris. Enfilez vos claquettes Lidl et en avant !

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  • Bars à tapas
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de l’Oursin, Hippolyte et Aristide Cochin, Louis Plichet (des Enfants Perdus) et la cheffe Louise Perry gardent le cap du nom océanophile pour leur nouveau bar à l’ancienne où l’on mange bien (version 2026 d’Aux Deux Amis un peu). Avec cet Atlantic, ils abordent la rive sud de SSD, en reprenant un rade sans histoire tout en longueur, miroir et terrasse surplombant le boulevard. Le coup de génie ? Installer de véritables néons qui donnent l’impression à l’Atlantic d’avoir toujours été là ! L’idée reste de mettre un peu de cuisine dans l’apéro avec des (petites) assiettes tournées vers l’Espagne qui laissent la bouche luisante : puissant tarama d’oursin (10€) à tartiner sur des pitas au beurre de sauge (4€), grosses moules de Galice dans un curry tout en rondeur (15€), brochettes de poulet lustrées d’une sauce basquaise (12€) qui aurait mérité plus de peps. La carte des liquides mélange le faussement popu (la Jupiler à 4,5€ le demi), une quinzaine de quilles naturelles bien castées (Into the Red du Mas Foulaquier à 40€, Bambara da Casa Bianco à 45€) et des cocktails, dont un Tinto de Verano gastronomisé par rapport à sa version andalouse (vin blanc, vermouth, limonade au sureau pour 12€). L’ambiance multiculturelle et polysociale de SSD ne passe pas l’invisible frontière du boulevard. Ici, on picole entre touristes américaines abonnées aux bons comptes Insta et trentenaires à moustache qui comparent leur KPI.

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Paris
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Meïda à Saint-Ouen et Meatpack Steakhouse à Rosny-sous-Bois, Mohamed Cheikh se décide à entrer dans Paris pour explorer la cuisine de rue. Le gagnant de Top Chef 2022 ouvre donc, aux pieds brutalistes de la fac de Tolbiac, El Cheikh, une guitoune colorée qui (sur)joue les codes algérois : tabourets en caisse plastique, tables ornées du faux vieux logo (caramel Caprice ou limonade Cigogne), calligraphie au sol. Ce Cheikh n’est pas sans provision avec une carte courte de cinq sandwichs, dont trois végé à prix tenus pensés pour les étudiants (ça commence à 4,90€ et ne dépasse pas 10€). Joie de trouver rive gauche un sandwich à la karantika, ce flan de pois chiche et cumin glissé dans une demi-baguette tartinée d’harissa, le casse-dalle popu typique des rues d’Alger et du boulevard de la Chapelle ! Pour les amateurs de protéines animales, le kefta de merguez et boeuf, roulé dans une galette avec sauce toum, menthe, concombre et persil fait carrément le boulot pour caler pour le déjeuner. On l’escorte de pommes gaufrettes à tremper dans une efficace sauce algérienne maison et d’une canette de Selecto et son inimitable deuxième bouche chimique. L'Algérie nouveau paradis de la street food !

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5. Zieuter les œuvres surréalistes de Leonora Carrington

Après sa rétrospective au musée du Luxembourg, revoilà Leonora Carrington à Paris, chez Almine Rech. L’artiste réalise sa toute première exposition personnelle à la galerie, qui se trouve face au casse-tête sans nom : devoir ranger cette artiste ultra-complexe dans une case. Surréaliste ? Trop réducteur. Peintre ? Pareil. Femme, peintre, Britannique, Mexicaine, écrivaine, sculptrice, alchimiste, sorcière en chef de son propre bestiaire… Leonora Carrington, c’est avant tout une multitude de couches qui expliquent toute la profondeur de son art. Almine Rech, qui court du dessin à la peinture, de la sculpture aux masques et tapisseries, décide d’embrasser toutes les facettes de cette rêveuse. Et a surtout l’intelligence de ne pas raconter Carrington à travers un parcours limitant, à coups d’anecdotes biographiques. Elle préfère faire circuler les œuvres, les matières et les espèces. La grande joie de cette expo gratuite, c’est son aspect ultra-confidentiel.

  • Clubbing
  • Recommandé

Dans un panorama festif constitué d’open airs forcément saisonniers, de soirées éphémères et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressé la liste de nos clubs sûrs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’année ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivité, la diversité et la sécurité pour toutes et tous. Un dossier qui entremêle les décors – friche, béton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques électroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sélection garantie sans entrée gratuite pour les filles.

Que faire ce samedi 3 octobre ?

  • Art

À l’occasion des 20 ans de la sortie du film Marie-Antoinette, tourné entre ses murs, le château de Versailles proposera du 22 septembre 2026 au 24 janvier 2027 une exposition retraçant son tournage, conçue en collaboration avec la réalisatrice. Dépliée au Petit Trianon, l’expo présentera les costumes originaux de Milena Canonero – primée aux Oscars 2007 –, les storyboards, les photos ainsi que des reconstitutions de décors et lieux de tournage in situ. Avec cette expo, le château de Versailles célèbre un biopic qui a marqué l’imaginaire populaire au mitan des années 2000. Le film raconte le parcours intime de la dernière reine de France, jouée par Kirsten Dunst, entre l’adaptation d’une enfant de 14 ans au huis clos versaillais et son émancipation du carcan. Davantage que son historicité très relative, c’est l’esthétique flamboyante du film qui a imprimé, avec ses couleurs pastel et cette BO très rock qui fait défiler Siouxsie And The Banshees, Gang Of Four, The Cure ou Aphex Twin.

  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après avoir tous deux bossé au Fouquet’s, Léa et Jonathan ont exfiltré leurs idéaux progressistes dans ce confin du XXe. Car “Sor” - diminutif de “sororité” - s’affiche comme une safe place à vins naturels et en-cas végé, tous issus de productrices (femmes, donc) qui travaillent proprement. La DA de bar à vins ? Tons mauve, turquoise et vert d’eau, paisible terrasse sur rue piétonne, intérieur meublé comme l’appart d’une pote et vue sur 5m2 de forêt bellevilloise… Cet abri inclusif fait aussi centre culturel avec une prog d’expos (ateliers créatifs, yoga, concerts) où cultiver un engagement doux qui cherche à rendre le monde un peu meilleur, en commençant par l’apéro. Dans un menu où se côtoient planche de fromages de chez Crème (18€) ou courgettes farcies (8€) on opte pour un opulent croque “non-binaire”, ni madame ni monsieur, sans jambon ni œuf, aux pain de chez Ten Belles joliment astiqué de pesto, cream cheese, comté et parmesan - servi avec pommes au four épicées (11 €). Côté vins, un blanc salivant de Bergerac bien conseillé par la patronne parmi la quinzaine de ref (dès 5€ le verre). 

 

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  • Musique

Ne tournons pas autour du pogo pendant trois heures : le rock indé français ne serait pas le même sans Born Bad Records. Depuis 2006, l’entité guidée par le tycoon de Romainville Jean-Baptiste Guillot n’a cessé de promouvoir tout ce que les communautés rock (au sens le plus large) avaient de plus vivifiant, sortant plus de 200 projets, entre groupes devenus cultes et fines et curieuses compilations. Cette double décennie, Born Bad va la fêter en très grandes pompes le 3 octobre sous les ors de la grande salle du théâtre du Châtelet. Le dépliant laisse voir une dizaine de concerts de groupes maison : les fidèles parmi les fidèles post-punkistes Frustration, toute première sortie du label ; le trio Île de Garde, dernière sortie en date, et leur style cinémato-synthétique bon à accompagner un thriller féministe ; Bryan’s Magic Tears, dont les morceaux sont infusés de l’énergie Madchester ; l’homme mi-synthé mi-machine Forever Pavot ; ou les cyniques Bretons adeptes de schlagwave de Gwendoline.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

La Marche des Fiertés 2026 passe la seconde ! On savait depuis cet été que la session de rattrapage de l’édition annulée en juin pour cause de canicule – une cagnotte a d'ailleurs été lancée pour soutenir les assos – aurait lieu le samedi 3 octobre, c’est désormais le parcours qui vient d'être dévoilé par les orgas de l'Inter-LGBT. Le cortège arc-en-ciel partira de la place d'Italie à 14h, déambulera dans une partie des 13e et du 5e en empruntant l'avenue des Gobelins et la rue Monge, avant de repiquer vers le boulevard Saint-Germain pour traverser la Seine sur le Pont de Sully avant de tracer tout droit en direction de la place de la Bastille, pour une arrivée prévue à partir de 16h pour les plus pressés. Si l'on vous invite à regarder les progs des différents chars, on peut en revanche vous rencarder sur ce qui vous attend sur le podium monté à Bastille. De 16h à 22h, vous aurez la possibilité de voir la rappeuse drag Piche, la queen finaliste de la saison 3 de Drag Race France Ruby on the Nail, l'humoriste Emii Kitty, la culte meneuse de revue Allanah Starr ou Yann et sa pop électronique. Et une fois le podium démonté, tout le monde en club !

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5. Voir le retour sur scène de Céline Dion

Sept ans - sans compter son passage à la cérémonie d'ouverture des JO - après son dernier concert parisien, Céline Dion est de retour sur une scène de la capitale avec 16 concerts à la Plenitude Arena de la Défense, prévus entre 12 septembre et le 17 octobre prochains. Un comeback pour lequel plus de neuf millions de personnes ont tenté leur chance pour obtenir des billets. Tout simplement. Le ballet peut commencer.

  • Art

Une brique de la Bastille, une pirogue qui a accosté à Bercy il y a 7 000 ans ou Le Serment du Jeu de paume, le fameux tableau de Jacques-Louis David : voilà le genre de pièces qu’on peut voir au musée Carnavalet, qui raconte l’histoire de la ville de Paris depuis son ouverture en décembre 1880, il y a 160 ans. Pour célébrer cet anniversaire, le musée organise un « Week-end festif » les 3 et 4 octobre 2026, avec notamment une nocturne « Rêver Paris » le samedi 3 octobre de 18h à 23h. Une soirée gratuite sans réservation qui proposera un jeu immersif à travers les collections permanentes conçu par le collectif Sculpteurs de rêves. En parallèle, dans le jardin, on pourra assister à un concert du groupe pop/funk Nodz, suivi d’un mix house du DJ Mancha BRS jusqu’à 23h. Egalement au programme, un bar à paillettes et des performances drag assurées par Kings Factory, qui organisera un bingo drag le lendemain. Le dimanche matin, à 11h, on pourra aussi participer à une « visite divinatoire » du musée Carnavalet conduite par Léone Metayer, comédienne et cartomancienne, qui amènera son jeu de tarot (gratuit, inscription sur place).

Que faire ce dimanche 4 octobre ?

  • Art

Depuis le début des années 1980, Kerry James Marshall peint les personnes noires dans des toiles monumentales, lui qui est né en 1955 à Birmingham, Alabama, en pleine ségrégation. Pour sa première grande exposition française, « The Histories* », le Musée d'Art Moderne de Paris accroche du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 quelque 70 œuvres, dont huit peintures inédites créées pour l'occasion, dans un parcours conçu par la Royal Academy de Londres avec le Kunsthaus de Zurich. Ses tableaux racontent l'esclavage, la ségrégation, le moment émancipateur des droits civiques, convoquent des figures de l'histoire africaine, revisitent les icônes de la peinture occidentale ou saisissent le quotidien, pique-nique et salon de coiffure, en piochant aussi bien chez les maîtres anciens que dans l'esthétique des cartes de vœux américaines. À voir absolument : « Wake » installation évolutive entamée en 2003 autour de la traite transatlantique, bateau de bois, chaînes en or et filets de pêche, que l'artiste enrichit à chaque présentation d'un médaillon au portrait d'une personne déportée.

  • Dans nos Assiettes

« Je ne peux pas dire qui rachète, ça porte la poisse, mais c’est une belle histoire qui se trame », lâche Inaki Aizpitarte, revenu de vacances. La revente de son Chateaubriand, le mythique bistrot qu’il a repris en 2006 et où il a écrit les plus belles pages de la bistronomie parisienne, a eu des ratés, mais cette fois c’est la bonne : il rend les clés en décembre 2026. En attendant et jusqu’au dernier jour, le Chateaubriand continue de briller. D’abord, le chef basque va reprendre les résidences de complices et d’amis lancées en décembre dernier. On a pu ainsi goûter des quatre-mains d’anthologie avec Alexandre Gautier, Yves Camdeborde ou le regretté Bertrand Grebaut. Voilà que se profilent ceux avec Raquel Carena du Baratin (le 4/10) ; Valentin Raffali du Bus Palladium ; Hanne Grunewald, la sommelière historique du lieu, ou de Kris Yenbamroong du Night+Market à Los Angeles…  Ensuite pour son dernier trimestre le Châteaubriand se mue désormais en bistrot ! En parallèle du menu dégustation, le chef Leonardo Righini et son équipe vont aussi proposer des plats à l’ardoise, plus simples et abordables comme un steak sauce mitraillette et pommes dauphine à fourchetter au comptoir, mais aussi des propositions issues du menu (un tocino de cielo direct, quelqu’un ?). Bref vous n’avez plus d’excuse pour ne pas dire adieu à la table parisienne la plus marquante des 20 dernières années !

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  • Art

A l’heure où une photo d’un terrain de foot au milieu des décombres de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition par la mairie de Deauville – un geste désavoué par la justice –, l’IMA a pris le parti de ne cesser de parler de la Palestine. Un an après sa rétrospective Trésors sauvés de Gaza, l’Institut du monde arabe présente jusqu'au 1er novembre l’expo La Palestine photographiée par Joss Dray, une photographe française dont l’œuvre et le parcours épousent depuis quarante ans le quotidien et les luttes du peuple palestinien. Présentée dans la bibliothèque nommée d’après la diplomate palestinienne Leila Shahid (décédée en février 2026), cette expo donne à voir 65 photos, dont une partie jamais montrée, de Joss Dray. Des tirages pris lors de reportages – le dernier a été missionné par l’IMA – dans les territoires palestiniens, les camps de réfugiés ou dans les espaces investis par la diaspora entre les années 1987 et 2001. Deux balises qui correspondent aux débuts des deux Intifadas, entrecoupées par les accords de paix signés au milieu des années 1990.

  • Goutte d'Or
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au nord du métro La Chapelle, se déploie ce catalogue d’ailleurs dont Jordan Florentin voudrait qu’on ait peur. Un mélange chamarré et bordélique où se côtoient sur le même trottoir sacs d’épices tamoules, battes de cricket afghanes et, donc, assiettes yéménites. Au Royaume de Saba, le dépaysement commence dès la vaste salle évoquant la khaïma bédouine : on se déchausse pour s’accroupir dans une alcôve tendue de tapis. Ça change des tabourets en inox des coffee shops du Marais ! En plus de petites entrées orientales classiques (fattoush, mouttabal), la carte (100 % halal) s’articule autour du mandi et du madfoon, deux spécialités yéménites de viande, cuites longuement à l’étouffé dans un four hermétique (le taboon). On opte pour un mandi de poulet, soit deux cuisses hyper fondantes au bon goût de fumée sur un lit king-size de riz basmati parfumé de cumin, cannelle, citron et safran. Il s’accompagne d’un ramequin de sahawiq, une sorte de pesto de tomate, fromage et piment plus chaud qu’un 15 août à Aden. A écoper avec des morceaux de pain plat. Un plan précieux où se sustenter pour pas cher ! La diaspora yéménite se retrouve ici, loin du bruit de la rue. Dans un box, une mère déjeune avec son fiston. Dans un autre, un homme prie. Ça s’interpelle en arabe tandis que la télé diffuse les mélopées en 4K d’une diva du Golfe.

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Organisée ces dernières années le long de la Seine, du côté du quai Branly, la Paris Sausage Walk, aka le grand défilé des teckels parisiens, muscle son jeu en 2026 en s’installant sur les Champs-Élysées le dimanche 4 octobre. Pour la 7e édition, les organisateurs de cette marche solidaire qui existe depuis 2018 se sont associés au Comité Champs-Élysées, et l’avenue sera entièrement piétonnisée pour l’occasion. La Paris Sausage Walk est organisée au profit de l’Association des Teckels Sans Doux Foyer, qui recueille, soigne, stérilise et fait adopter des teckels abandonnés ou maltraités depuis plus de 19 ans. Il sera possible de soutenir l’association sur place – en plus, le 4 octobre, c’est la Journée mondiale des animaux.

  • Burgers

Et voilà, ça devait arriver : c’est le week-end, et votre jauge d’énergie allouée à cuisiner est aussi vide que votre frigo. Une seule solution s’impose : trouver un brunch salvateur, ce mot-valise inventé en Angleterre en 1896, qui depuis les 80’s s’est infiltré dans nos menus plus sûrement que les fleurs en plastique décorent les façades des restos branchés. Mais la vraie question, c’est où bruncher à Paris sans se tromper ?
Pas de panique, on a fait le boulot pour vous : on vous a sélectionné les meilleures adresses pour un brunch d’anthologie. D’humeur levantine, californienne, végé, ou juste avide de pancakes dégoulinants de sirop d’érable ? Il y en a pour tous les goûts. Et pas que ! Des options pour tous les budgets, que vous soyez en famille avec poussette, entre potes prêts à attaquer la journée, ou en amoureux pour prolonger la matinée. Et après ce festin ? Une sieste, bien sûr !

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