Encornet et encre
© Zostera
© Zostera

Que faire à Paris cette semaine du 16 mars 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 16 mars 2026.

Publicité

Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 16 mars 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

Pour encore plus de bons plans, inscrivez-vous à la newsletter de Time Out Paris.

Que faire à Paris cette semaine du 16 mars 2026 ?

  • Gastronomique
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans le 16e, le chef Julien Dumas a affrété en février 2025 la ronronnante Pergolèse pour la transformer en cette Zostera (une plante aquatique) cinglant vers la gastronomie marine. L’ancien chef du Lucas Carton et du Saint-James, très investi dans la pêche durable, garde toujours une main pour le petit bateau dans ses menus iodés, dont une formule déjeuner à 55 € au rapport qualité-prix insensé. Ce midi-là, avec un jazz en fond et entouré d’avocats fêtant une victoire, on assiste, dans le menu à 99 €, à un défilé de textures, de condiments et de sauces sans fausse note : huître et esturgeon sous un sabayon de betterave fumée et fumet de poisson ; Saint-Jacques en cuisson lente, incroyablement fondante, escortée d’une émulsion de verjus et d’un condiment de corail ; vive à la chair dense, acidulée par de la bergamote… Sans oublier son plat star d’Insta, de l’encornet cru ciselé, enserrant riz à sushi et dorade face dans un miroir d’encre. Et en dessert ? Un mariage improbable mais splendide d’oursin, de glace à la noix et de yuzu. Le livre de cave à la profondeur d’une fosse marine classe les crus selon les prix (bonne idée !) : anjou Balade en Chenin du clos Galerne à 45 €, Savigny-les-Beaune de Simon Bize à 145 €… Bref, mettez le cap sur le 16e, vous ne serez pas déçu.

2. Assister à la messe parisienne de Rosalía

Et la lumière fut ! Après avoir mis le Système solaire en ébullition avec son album Lux sorti le 7 novembre, Rosalía le présentera lors d’une tournée mondiale passant par 31 villes dont une double escale parisienne les 18 et 20 mars 2026 à l’Accor Arena. Elle dévoilera sur scène cet album météorite dans le monde de la pop. Un disque touchant au classique en forme d’œuvre totale d’une artiste à la foi inébranlable en sa vision artistique, aussi radicalement ambitieux, épique qu’introspectif. Le tout avec cette ambiance générale dentelée par l’Orchestre symphonique de Londres. Une expérience mystique dont on a hâte de voir la transposition en live !

Publicité
  • Art

2026 marquant les 150 ans du fameux Bal du moulin de la Galette, le musée d’Orsay consacrera une grande exposition à Auguste Renoir, guidée par le sentiment amoureux. Elle s’attachera à déconstruire les idées reçues autour d’une peinture perçue comme “sentimentale”, tout en mettant en exergue le regard “amoureux” de son auteur, qui se traduit aussi bien dans les sujets que dans l’attention aux détails. Ce sera également la première fois depuis 1985 que l’on pourra voir autant de chefs-d’œuvre de la première partie de la carrière de Renoir à Orsay.

4. Dégoter un ticket pour l'une des trois dates de Miki à l'Élysée Montmartre

Miki était déjà partout en 2025, rebelote en 2026 ! Après avoir blindé un Olympia en octobre, la nouvelle héroïne de l’hyperpop locale enchaînera les dates parisiennes, entre un triplé à l’Élysée Montmartre les 18, 19 et 20 mars, un passage à Rock en Seine et une clôture au Zénith le 18 novembre. On y chantera « par cœur » les morceaux d’Industry Plant, son album sorti cet automne, apogée de 18 derniers mois supersoniques, dans lequel elle raconte avec finesse sa vie et son nouveau statut, le tout avec une vraie autodérision, même si « ça pik un peu quand même ».

Publicité
  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

All About Love, c’est le titre d’un ouvrage emblématique de l’auteure afro-féministe bell hooks, certes. C’est aussi celui qu’a choisi le Grand Palais pour célébrer les 20 ans de carrière de l’artiste Mickalene Thomas à travers cette incroyable rétrospective. Une coïncidence ? Pas vraiment, puisque chez hooks comme chez Thomas, les déclarations d’amour se font aux femmes noires, trop longtemps absentes des luttes féministes et queer comme des corpus artistiques. Et l’amour, lui, dépasse le cadre romantique pour devenir une affirmation collective et politique, une force d’émancipation, de jouissance et de résistance.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Un dimanche, un film de David Lynch. C’est le programme que propose le Louxor avec ce ciné-club qui poursuit l’hommage de Paris au cinéaste américain disparu en 2025 après le concert de BO mené par Olivier Mellano au Théâtre du Châtelet le 24 mars. Du 22 mars au 17 mai, juste après son cycle Wong Kar-wai, le cinéma de Barbès alignera les projections présentées par la spécialiste Fabienne Duszynski, qui retracera quarante ans d’une œuvre qui a redéfini le cool et l'étrange, à commencer par le cauchemardesque Eraserhead le 22 mars. Il sera suivi d’Elephant Man, César du meilleur film étranger en 1982, avant une série de chefs-d’œuvre les quatre dimanches d'avril, Blue Velvet, Sailor et Lula, Palme d’Or à Cannes, Twin Peaks et Lost Highway, qu’il a enchaînés dans un incroyable flow créatif. Pour Mulholland Drive (2001), son film le plus fou et le plus abouti, on se donne tous rendez-vous le 10 mai pour une séance de psychanalyse trippée au milieu d’une salle à la déco égyptienne, avant de conclure le 17 mai devant l’inextricable Inland Empire, son dernier film sorti en 2006.

Publicité
  • Arts et Métiers
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans la famille des adresses qui jouent à saute-frontières et fusionne joyeusement les héritages, ce Café de l’Arc met dans le mille en se postant aux confluences de l’Afrique de l'Ouest, de la France et de l'Italie. Le cadre ? Celui, minimal, d'un ancien PMU de quartier arrimé à la rive la moins glamour du bd Saint-Denis (côté 3e). Ramy Ndione (Chop Chop) compte bien réitérer le miracle de sa Chope des Artistes (actuellement fermée) et le transformer en QG modeux et multiculturel à coups de vins nature et d'assiettes bien troussées. Pour ces dernières, c'est la cheffe Christina Ogiefa, prodige italo-nigériane venue de Rome, qui s'y colle. Ce soir-là on pioche dans la carte qui secoue des plats de la Botte avec des ingrédients exotiques : tartare de bœuf épicé par une sauce yassa (un poil salée) et un gel de piment scotch bonnet ; moelleux gnocchis d'igname nappés d'une crème au pecorino ou épaule d'agneau fondante alanguie sur une rare purée de plantain. On fait couler avec un verre de Bambara da Casa, un vin nature italien de Luca Bambara pioché dans une carte transalpine. Comme la Chope des Artistes juste après sa reprise, l'ambiance reste encore timide mais on ne doute pas que la hype va décoller, attirée par le trio magique des prix raisonnables, de la super terrasse et de la plus grande tolérance au bruit des environs.

  • Art
  • Necker
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Disparue en 2017, Magdalena Abakanowicz continue d’asseoir son héritage à travers les plus grandes institutions du monde. Après la Tate de Londres, c’est au Musée Bourdelle que les pièces textiles monumentales de la Polonaise trouvent leur place. Entre sculpture et tapisserie, son cœur balance. Alors plutôt que de faire un choix, l’artiste décide simplement d’allier ses deux médiums de prédilection dès la fin des années 1960 pour imaginer d’impressionnantes œuvres tridimensionnelles, rompant avec l’aspect domestique du textile. Oui, elle est une femme qui manie le fil et l’aiguille. Non, elle ne se contentera pas de rapiécer les pantalons de son mari. Avec elle, le tissu se fait aussi monumental que le métal, aussi majestueux que le marbre. Et en rassemblant près de 70 de ses œuvres, le Musée Bourdelle offre enfin un hommage français à la hauteur des ambitions de Magdalena Abramovic : démesuré.

Publicité
  • Musique

Derrière ses deux portes – une pour le bar, l’autre pour le club –, Cartilage, ouvert début mars dans un ancien cabaret libanais entre Bastille et Nation, promet de mixer punk, électro, jazz ou dub dans une prog qui se veut « stimulante ». Un lieu hors du commun à « l’ambiance tellement kitsch premier degré qu’il aurait été impossible de la reproduire » dixit le programmateur Edgar Maury. Plutôt que de tout casser, la nouvelle équipe a préféré s’insérer dans l’histoire et les spécificités du lieu pour construire quelque chose à mi-chemin entre le bar, le club et la salle de concerts/spectacles à la pointe des propositions artistiques les plus aventureuses.

  • Thaïlandais
  • Folie-Méricourt
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans une louable volonté de prendre la vie dans le bon sens, Matawee Li et Rémi Jominet ont abandonné leur carrière respective — elle dans l’archi, lui dans la finance — pour se lancer dans la dinette. Car peut-on vraiment appeler “restaurant” cette boîte à chaussures cachée dans une ruelle vers République. Neuf places rentrées au chausse-pied dans 15 m², un micro-comptoir qui cache une kitchenette où Matawee (mais tout le monde l’appelle May) popote des plats inspirés de ses racines thaïlandaises : volcaniques raviolis au porc et huile pimentée (10€) puis incendiaire salade de vermicelles, porc haché et crevettes séchées (17€) avant, en guise d’antipyrétique, une douceur glacée à la gelée de lait de coco (9€). Vous êtes végétarien ? Pas de bol , il n’y a rien pour vous ! Rémi, passionné de vins nature, se charge des liquides : Patrick Bouju, Yannick Meckert, Martin Wörner, Nicolas Chemarin… Sur le papier, Pochana cumule les défauts : la taille de cette adresse empêche d’y aller à plus de deux et oblige à dégager rapidement pour le service suivant ; les plats ne s’avèrent pas spécialement donnés, les vins ont du mal à stimuler les papilles cramoisies par les piments… Et pourtant, tout cela aboutit à un lieu singulier, inclassable et plein de charme.

Publicité
  • Art

Focalisée sur les dernières années de la vie de celui qui est considéré comme le chef de file du fauvisme, l’exposition Matisse, 1941-1954 montrera la diversité de son œuvre et comment il a su se réinventer jusqu’au bout. Coproduite par le Centre Pompidou et le Grand Palais – RMN, elle présentera plus de 230 travaux tirés des collections de Beaubourg et de prêts internationaux, dont un ensemble exceptionnel de gouaches découpées, un médium auquel il a donné ses lettres de noblesse, ainsi que des peintures parmi les plus vibrantes de son œuvre. Voilà qui annonce un voyage riche en couleurs dans l’univers d’un artiste qui fascine toujours autant.

  • Bars à bières
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Ménilmontant ne compte qu’une unique microbrasserie sur le boulevard : Balthazar, créée en 2017 par Florian Namias, ancien ingénieur du son devenu ingénieux du malt. Il a investi ses économies et un ancien bazar pour y poser cuves et comptoir. Côté déco de ce vaste bar à bières, ça ne va pas chercher beaucoup plus loin (avec quand même du papier peint en pages de BD et une façade peinte par Da Cruz). Balthazar compte plutôt sur la chaleureuse atmosphère apportée par les habitués et sa maxi terrasse. Les becs délivrent une demi-douzaine de bières dans toutes les teintes, brassées sur place : efficace blonde de soif « Menilmuche » (6,50 € la pinte), gouleyante New England India Pale Ale « Grand Chevalin » pas trop houblonnée (8,50 €)… À noter que Balthazar n’oublie pas les abstèmes avec une IPA à 0 % et un kombucha maison. Et dans un louable effort du tout maison, on éponge avec de très correctes et rustiques pizzas carrées Margherita, patates-mozza, saucisse (entre 5 et 7 € la part) qu’on attend en compagnie d’un sablier au lieu de ces horribles buzzers. Rajoutez à ça des soirées quiz et des karaokés et vous avez là un excellent QG houblonné.

Publicité

13. Mettre ses lunettes pour voir la métaphysique expo Clair-Obscur à la Bourse de Commerce

Au-delà de la technique picturale rendue célèbre par le Caravage – à laquelle elle emprunte son titre –, la prochaine exposition de la Bourse de Commerce (du 4 mars au 31 août) envisage le contraste entre ombre et lumière comme un langage visuel à la portée métaphysique. Un motif dont les artistes contemporains continuent de s’emparer pour essayer de percer les ténèbres de notre époque, comme l’illustreront de nombreuses œuvres de la Collection Pinault, complétées par une carte blanche à Laura Lamiel avec une sélection imaginée pour l’occasion.

  • Sport

Les salles de fitness et les cours de yoga, c’est cool, mais le concept qui captive désormais l’industrie du bien-être, c’est de vieillir en meilleure santé. C’est pour ça que Jules et Chloé Bouscatel, créateurs du Monday Sports Club, derrière les studios de boxe Punch et de Pilates RIISE, viennent d’ouvrir un sauna face au Jardin des Tuileries. Mais pas n’importe lequel. Déjà, ce sera la plus grande cabine de sauna de France, avec 60 m2 de lattes de bois ultra-design, baignés par des sons méditatifs, une lumière relaxante et de l’aromathérapie. Elle a été conçue par les architectes canadiens de FuturStudio, qui ont construit les énormes saunas Othership à New York, où se tiennent carrément des performances devant plusieurs dizaines de personnes en maillot de bain, et bien sûr des DJ sets, parce que le clubbing est désormais soluble partout. Et surtout, Sant-Roch veut promouvoir à Paris la technique de la “contrast therapy”, qui consiste à alterner plusieurs fois entre bain froid et sauna, dans l’esprit des banya russes, pour renforcer le corps et l’esprit. Un rituel anti-stress à explorer entre amis donc, voire s'en faire de nouveaux, avec tous ces gens. Alors que la consommation d’alcool s’érode doucement mais sûrement, Sant-Roch fait le pari que la pause apéro pourrait bientôt faire place à la pause sauna.

Publicité
  • Dans nos Assiettes

Le Ramadan a débuté le mardi 17 février et se terminera aux alentourx du 20 mars. Durant cette période, les musulmans à travers le monde observent un jeûne quotidien de l’aube au crépuscule, s’abstenant notamment de manger et de boire. Après le coucher du soleil et la prière du soir, ce dernier est rompu lors du ftour (iftar), le repas du soir. On a sélectionné nos restaurants préférés pour celles et ceux qui souhaitent partager ce moment à l’extérieur ou ne pas cuisiner.

GYG Paris Activities Widget

Recommandé
    À la une
      Publicité