Aubergine fumée
© Antoine Besse | Aubergine fumée
© Antoine Besse

Que faire à Paris cette semaine du 26 octobre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine à Paris.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 26 octobre à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 26 octobre ?

1. Entendre le présent et le futur du rap au Grünt festival

À peine sa brillante 4e édition clôturée que l’équipe du Grünt Festival a remis une pièce dans la machine ! La cinquième édition aura lieu les 30 et 31 octobre 2026 à la Grande Halle de la Villette, avec comme à chaque fois une volonté de célébrer aussi bien les stars des marges du rap que les membres du dernier décile de la rime et les futures icônes. 

  • Musique

Halloween et ses réjouissances approchent à grand renfort de bals costumés musicaux, de fausse hémoglobine et d’ambiances (presque) terrifiantes. Chez Time Out, on a fait minutieusement le tri pour ne garder que le nectar des soirées, tous genres musicaux confondus. Ne reste plus qu’à choisir le bon costume.

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  • Chinois
  • Grenelle
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Premier indice que Chez Tonton, planqué dans le 15e, n’est pas un restaurant chinois comme les autres : la liste des plats interdits placardée en vitrine. Riz cantonais ? Barré ! Boule coco ? Non ! Nems ? Pas ici ! Deuxième indice : la faconde de Jianan Yao, la taulière au débit de mitraillette qui explique les recettes servies, l’origine de la multiplication des assiettes sur les tables chinoises (ça aurait un rapport en mandarin entre le nombre 10 et le verbe manger) ou la philosophie du bon repas comme présage d’une bonne décision. Enfin, dernier indice : le nom simplement informatif. Le tonton de l’enseigne, Xiaoyin Shi, est bien l’oncle de Jianan Yao, qui, avec son épouse Xianying, règne sur les woks de la petite cuisine vitrée, avec une charlotte sur la tête. Sur les conseils de la patronne, on convoque une noria d’assiettes mandchoues pleines de sincérité et de maitrise : superbe salade de lamelles de bœuf et de concombre au soja (21,50€); croustillantes aubergines sautées avec des légumes et du piment (16€) ; assortiments de juteux raviolis (19€) ; beignet de poulet lustrés d’un puissant caramel (16,50€)… Du riz ? Pourquoi faire ? Si vous avez bien mangé, Jianan immortalisera les taches de votre nappe en photo ! Aux quatre tables de la salle, les générations se mélangent loin de la hype et des concepts, juste ravies du moment (et c’est ça qu’on aime).

  • Art

Profitant de la collision entre Art Basel Paris et les Journées nationales de l'architecture (du 15 au 18 octobre), la Fondation Le Corbusier invite la sculptrice et plasticienne allemande Katinka Bock à investir la Maison La Roche avec l’exposition High and Dry du 13 au 31 octobre 2026. Posée dans une impasse du 16e arrondissement, la Maison La Roche, classée par l’Unesco, est un chef-d’œuvre d’architecture construit par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret au début des années 1920, qui ont conçu une maison en mouvement, à travers le concept de « promenade architecturale ». Une maison tout en épure et en couleurs, soit l’écrin parfait pour Katinka Bock, artiste installée à Paris très influencée par l’arte povera, qui y insère ses œuvres aussi simples que poétiques, des photographies, dont des extraits de sa série Some of Any Fleeting, ou des sculptures comme son poisson bronze, les faisant résonner avec l’esprit du Corbusier depuis les pilotis jusqu’au toit végétalisé, échoué au sec.

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  • Art

A l’occasion de l’opération Une Semaine en Galerie, la galerie de la Présidence consacre jusqu'au 31 octobre une exposition au plus antiacadémique des artistes français, Jean Dubuffet. Père de l’art brut, sculpteur de la Tour aux figures de l’île Saint-Germain, Jean Dubuffet ne faisait rien comme les autres, et on aura une nouvelle occasion de le constater dans l’exposition Des Paysages au Site. Une courte présentation qui réunit cinq œuvres à l'encre et au collage datant de 1980 ainsi qu'une peinture de 1981, donnant à voir la dernière évolution du style graphique si particulier de Dubuffet avant sa mort en 1985.

  • Français
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Comme une oasis de simplicité dans ce quartier où la moindre pizzeria fait appel à un directeur artistique et un décorateur ! Côme Jousset, ancien de l’hôtellerie, s’est reconverti dans la restauration en 2022 avec cette adresse néorustique à la façade vert pomme et l’intérieur garni d’étagères de livres et de produits au fort tropisme normand (cidre fermier, rillettes d’artisan). Victoria McGarvey, ancienne cheffe volante, déroule une cuisine familiale pleine d’allant, de produits issus de l’agriculture raisonnée, de prix raisonnable (25€ la totale) et très végé. On se revigore d’un effiloché de cochon dans une gourmande crème de pecorino ; un croustillant de chèvre et noix sur une puissante purée de betterave puis d’une poire pochée. Tout cela s’accompagne d’une courte carte de vins propres à petits prix : Terroirists du domaine Plageoles (25€), Folle blanche de la famille Lieubeau (26€)… Et le dimanche c’est brunch avec notamment un tentant croissandwich au camembert. Bref Plutôt un ordinaire extra que de l’extraordinaire et ça nous suffit amplement ! Vous vous demandiez s’il restait encore des gens sans néo-mulet ou t-shirt Balenciaga oversize dans le 11ᵉ ? La réponse est oui et ils s’attablent au Rigodon !

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  • Bars à tapas
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Façade noire, plafond sang-de-bœuf laqué et bande-son rock indé ascendant shoegaze, Winona a une bonne gueule de planque pour noctambules dans un quartier bien achalandé. Dommage qu’il manque l’autorisation de nuit pour aller au bout de la promesse (de l’aube). Grâce à sa double nationalité bar à vins/bar à cocktails héritée de ses deux parents, Adrien Vernet de Fugazi et Benjamin Le Seigneur de Classique, on s’y désaltère des vins propres venus d’Espagne (Partida Creus, Celler Credo, Amos Baneres) autour de 45€ la bouteille et/ou de cocktails finauds comme ce basil smash à l’aquavit surmonté d’une mousse de chartreuse (14€). En 2026, il semble impensable d’ouvrir un bar qui sert juste à boire tant les solides s’imposent comme le complément indispensable de la rentabilité. Dans la cuisine, derrière le comptoir, Cecilia Munguira, venue des Asturies et de Cantina Cortado, propose une carte de petites assiettes d’outre-Pyrénées très réussies : de puissantes croquetas de cecina et de champignon (12€) ou un original torto, un tacos frit asturien, garni d’épaisses tranches de thon cru et de poivrons marinés (12€). À noter que vous voulez troquer un apéro contre un vrai dîner, il y a aussi des plats plus consistants comme, ce soir-là, des ris de veau et gambas (26€). Au cœur du foodistan du 11ᵉ entre Rori et les Œillets, cette adresse affiche une population (un peu) moins uniforme qu’attendue. Entre les trentenaires en Salomon et casquette Idéa, on avise aussi des tablées un peu rock.

  • Art

Au cours de l’année 1826 – ou 1827 selon les sources –, l’ingénieur Nicéphore Niépce réalise depuis la fenêtre de sa maison bourguignonne Point de vue du Gras, la toute première photographie connue. Le point de départ d’une révolution technique, culturelle, artistique et mémorielle que la Bourse de Commerce célébrera à partir du 7 octobre avec l’exposition Remember Me, dont les œuvres seront directement puisées dans la collection Pinault. Forcément, la brochure de l’exposition fait rêver avec 700 chefs-d’œuvres de plus de 70 artistes sillonnant les époques, les courants et les avancées technologiques. Sur la photo de classe, on repère le surréaliste modeux Man Ray, l’expérimental Wolfgang Tillmans, la photographe de la Grande Dépression américaine (entre autres) Dorothea Lange, le prodige figurant les cultures afro-américaines Tyler Mitchell, Gustave Le Gray, le premier à shooter un chef d’Etat français avec Napoléon III, ou l’adepte de l’autoportrait et du brouillage des identités Cindy Sherman.

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  • Art

Enfin des bonnes nouvelles ! Le célèbre designer Stefan Sagmeister, qui a dessiné des pochettes d’albums pour les Rolling Stones, Lou Reed ou David Byrne (raflant deux Grammy au passage), fait son retour à la Gaité Lyrique du 15 octobre 2026 au 27 avril 2027 avec Finally, Something Good. Une expo qui succède à The Happy Show (présentée en 2014 au même endroit, dans laquelle il explorait la notion de bonheur), et qui pose une question un peu contre-intuitive : “Et s'il était temps d'être optimiste ?”

  • Gastronomique
  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le Racines des Prés de David Lanher a changé de mains et de nom. Ce BA/C devient la maison de Benjamin Arnaboldi, disciple de Christian Etchebest passé par Vaisseau. Il n’a rien changé au décor franchement réussi dans le genre adresse classieuse : même cuisine ouverte ceinte d’un comptoir en marbre, mêmes banquettes de cuir, même toile de Jouy tropicalisante. Autour de plats aux intitulés à « / » comme dans les années 2000, le chef convoque cérémonie gastronomique (amuse-bouche et mignardise ; saucières à table…), produits bistrotier (magret de canard, cervelle de veau…) et prix relativement abordables pour le quartier. L’entrée arrive en trois ramequins : daïkon mandoliné cru titillé de thon séché, daïkon en brunoise sous une convaincante émulsion au comté et un shio pan (comme chez Salted Boy) un peu hors sujet. En plat avec plus de technique que de clarté, un médaillon de cabillaud (qui aurait mérité 1 minute de cuisson en plus) sous de sapides feuilles de blette et rehaussé d’un sabayon au porto. Le dessert signé Diane Levasseur s’impose comme le meilleur moment du repas : des dés de prunes sous une glace mélilot et – génie – un coulis d’olive noire. La carte des vins offre une belle amplitude naturiste : du muscadet de Jo Landron (39€) au meursault de Tino Kuban (1300€). On le sait, ce bout de 7ᵉ entre Gallimard et Sciences Po ne constitue pas l’épicentre de l’underground parisien et ça se retrouve dans cette clientèle bien coiffée.

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  • Art
  • Textile
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avant d’entrer dans l’exposition “Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle” au Palais Galliera, on associe facilement la mode féminine de cette époque à une garde-robe ultra-féminine. L’exposition prend pourtant le contre-pied de cette idée reçue en s’intéressant aux appropriations du vestiaire masculin par les femmes, “un manque important dans l’histoire de la mode” que le musée de la Mode de Paris souhaitait combler avec cette exposition, présentée jusqu’au 14 février 2027. 

  • Chinois
  • Bourse
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pendant longtemps, à Paris, derrière de nombreux restaurants japonais (les sushis-makis-brochettes) se trouvaient en fait des familles chinoises. Retournement de situation avec Bund ouvert durant l’été 2026 ! La carte de ce chic restaurant (plafond doré, murs vermillon, porcelaines délicates), dont le nom évoque Shanghai, est signée Ryuya Ono, le chef japonais qui officie chez Magma. Ici, il convoque recettes chinoises, produits français et savoir-faire nippon dans une réjouissante fusion à point triple. La formule midi (35€) propose des belles choses : la fondance umami d’une aubergine fumée et koji rafraichis d’une eau de tomate ou la délicatesse d’un flan amande et gelée d’umeshu. On est moins fan des crevettes frites nappées de mayo au pamplemousse, un peu trop « street » pour le lieu. On aurait dû prendre la cervelle de veau dans un ardent mapo tofu sichuanais ! Le menu dégustation en 7 temps représente une meilleure occasion d’explorer cette cuisine inédite à Paris. Lors de notre visite, la clientèle reflétait bien ce quartier de la Bourse : déjeuneurs d’affaires encravatés, soutiers de la com échappés de l’immeuble de coworking voisin… Du chaland calme et sérieux.

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