Restaurant à la flamme
© Calcifer
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Que faire à Paris cette semaine du 4 mai 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 4 mai 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 4 mai 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 4 mai 2026 ?

  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle. Bref, un resto qui grille de mille feux.

2. Pouvoir aller à l'opéra gratuitement le temps d'un week-end

C'est gratuit, et ça n'arrive pas tous les jours. Les 8, 9 et 10 mai 2026, 25 maisons lyriques à travers l'Hexagone – et jusqu'à Venise, pour les plus intrépides – entrouvrent leurs lourdes portes au tout-venant. Coulisses, loges, ateliers de couture, fosses d'orchestre… L'occasion inespérée de fureter dans les recoins d'ordinaire jalousement gardés. Derrière la manœuvre, la Réunion des Opéras de France, qui mijote chaque année cette grande opération de séduction baptisée « Tous à l'Opéra ! ». Pour cette 19e édition, le thème retenu est celui des « jeunesses ». Au pluriel, histoire de ne laisser personne sur le carreau : jeunes publics, artistes en herbe et tous les artisans de l'ombre sans qui la magie n'opérerait point. Deux marraines prêtent cette année leur visage à l'affaire : Marie Oppert, soprano et pensionnaire de la Comédie-Française, et Neïma Naouri, dont la voix badine avec un égal bonheur entre lyrique, jazz et comédie musicale. Coup d'envoi le 6 mai à Vichy, où les étudiants du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon investissent la grande scène pour une soirée Ravel, Poulenc, Bizet. À Paris le 9 mai, le Palais Garnier se laisse visiter sur réservation, tandis que l'Opéra Bastille s'agite davantage : barre de danse, atelier choral, projections et masterclass de cordes au programme (réservations dès le 5 mai). L'Opéra-Comique emboîte le pas avec gourmandise : costumes, conférence sur l'histoire du lieu, atelier vocal et masterclass ouverte avec Louis Langrée.

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  • Japonais
  • 7e arrondissement
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Derrière cette sobre vitrine fumée se cache l’une des tables les plus pointues de la Rive Gauche. C’est ici que Masayoshi Hanada, passé par Sushi B, a ouvert son resto tout droit sorti de Blade Runner 2049. S’en dégage une atmosphère rituelle, renforcée par l’accueil chuchoté et l’interdiction de prendre photos et vidéos ! Il faut attendre l’arrivée du chef pour que la tension retombe. Monsieur Hanada, doux et souriant, est à mille lieues nautiques des maîtres sushis impassibles qui jouent la carte de la distance avec les convives. Lui, au contraire, répond humblement aux remarques de la dizaine de chanceux, tous ravis de découvrir ce menu omakase loin d’être à la portée de tous les salarymen (350€). Au programme de cette longue chorégraphie, des poissons d’exception, à commencer par les entrées : électrique sashimi de maigre, shiso vert, sauce soja et wasabi ; joue de raie en soupe de poisson… Le moment qui nous accroche le plus, c’est ce chawanmushi (flan salé japonais), d’une finesse folle, coiffé de caviar osciètre et relevé par une émulsion d’œuf. La suite ? Un défilé de nigiris maturés selon l’animal, si justes qu’ils viennent concurrencer ceux d’Hakuba tout en haut de la pyramide. Pour finir, le chef envoie deux desserts : glace au riz et monaka aux azuki, framboise et gelée de citron. Un grand moment de gastronomie, irrigué d’une solide sélection de sakés, de vins et de champagnes, parmi lesquels notre chouchou Jacques Lassaigne.

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé autant de chefs-d'œuvre de cette dernière décennie de la vie de l'artiste, faisant cohabiter L'Escargot avec La Gerbe, les Acanthes ou encore Zulma, grâce notamment à des prêts d'exception qui prouvent que, même lorsque l'on croit avoir déjà tout vu de Matisse, le mec cache encore quelques secrets.

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  • Français
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après les Bains et avant le Palace, une autre légende parisienne des nuits boomeuses tente un come-back. C’est Chapitre Six qui conduit ce nouveau Bus Palladium devenu hôtel 5 étoiles. Si vous étiez un habitué, apprêtez-vous à ne rien reconnaitre après la rénovation néo-70's signée Studio KO. Le restaurant occupe maintenant le rez-de-chaussée et le club passe au sous-sol. Un disc-jockey chenu s’occupe de la BO funk et pop vintage devant un mur de vinyles chinés. Beau ? Oui ! Rock ? Pas tant. La courte carte est signée par l’ex-enfant terrible de Marseille, Valentin Raffali (Livingston). On y retrouve ses obsessions : collisions hardies (tête de veau à la thaï, truite et bouillon de rhubarbe), flamme omniprésente et saisonnalité stricte… à des prix format Elvis 1977. On entame avec une assiette d’asperges blanches fumées (22€), lustrées d’un jus de volaille (non annoncé… tant pis pour les végétariens !) où d’inattendues maras de bois dealent du bon acide. Puis arrivent les « trois belles langoustines », qui sont en fait quatre (48€), juste saisies et emmitouflées d’une puissante sauce XO, charnue et umamiesque. Une assiette réussie, escortée d’une délicate salade de kumquat et fenouil mais également de frites, certes bonnes, mais hors-sujet. Le repas se clôt sur un Barry White et un régressif donut tressé -un classique de chez Livingston- au sirop d’amande et soft serve. Bref voilà une cuisine qui bouscule (un peu) les lignes d’une adresse plus bling que rebelle, et dont les prix confirment que le rock est désormais une affaire de riches.

6. Garder l'équilibre avec Alexander Calder à la Fondation Louis Vuitton

Pour marquer le centenaire de son arrivée en France et les 50 ans de sa disparition, la Fondation Louis Vuitton dédie une grande exposition à Alexander Calder à partir du 15 avril 2026. Annoncée comme l’une des plus importantes lui ayant jamais été consacrée, cette rétrospective promet d’aborder toutes les dimensions de son art en regroupant près de 300 œuvres : les fameux mobiles et stabiles qui devraient égayer l’architecture conçue par Frank Gehry, mais aussi des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures en bois sculpté, peintures, dessins et bijoux.

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  • Cinéma

VAR demandée pour la filmo de Pedro Almodóvar ! En attendant la sortie de son vingt-cinquième film « Bitter Christmas » prévue pour cette année, le culte cinéaste espagnol sera célébré du 8 avril au 26 mai le temps d’une rétrospective intégrale coorganisée par le Centre Pompidou et MK2, dans le complexe du 13e de ces derniers. Cela signifie que tous les films du réalisateur seront projetés au fil du cycle, avec en bonus de nombreuses présentations et masterclasses. Et que ce soit la soirée d’ouverture avec La Fleur de mon secret présentée par Rossy de Palma, l’une des « chicas Almodóvar », la discussion avec le producteur (et frère) Agustín Almodóvar et la rédac-cheffe de Trois Couleurs Timé Zoppé après la projection de La Loi du désir ou une masterclass du réal lui-même, le générique de ce cycle aguiche sacrément. L’occasion de plonger la tête la première dans une œuvre née au début des années 1980, originellement perfusée de la liberté de la Movida madrilène, intrinsèquement queer, féministe et au cœur de l’intime de la société espagnole. De quoi vous refaire une bonne éducation cinématographique.

  • Café
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec ses murs grattés, ses mignonnes petites tables de bois et sa population à néo-mulet, le Pontochoux café, annexe du minuscule spot à curry japonais voisin, n'aurait pu n'être qu'un coffee shop du Marais de plus. Un agréable café où boire un bon espresso de chez Coffee Collective (une brûlerie de Copenhague) ou des thés japonais Kagoshima. Mais le magicien du sucré Akira Takahashi en a décidé autrement. Derrière le comptoir bariolé, cet ancien ensorceleur de feu Les Climats mitonne de vrais petits desserts gastros – de 12h30 à 17h uniquement ! Des compositions affûtées et vives, à l'image, ce jour-là, d'un Mont-Blanc d'anthologie – l'une des pâtisseries préférées des Japonais. Un vrai numéro de prestidigitateur, articulé autour d'une glace au chocolat et thé hojicha soyeuse, d'une mousse à l'armoise à la texture évanescente et des incontournables vermicelles de marron. Le coulis de yuzu bien caché électrise tout ça avec élégance et sans zèle glycémique. On l’arrose de la boisson signature des lieux, l'Aki Tonic, touillant dans son chapeau haut de forme café, jus d'orange et tonic, à boire frappée.

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  • Indien
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pendant un siècle, ce coin de la rue Léon Frot s'appelait chez Mélac, institution aveyronnaise fondée quand le quartier Charonne était encore le territoire des Apaches. Désormais, l’endroit s'orne de photos de stars du cricket et de panneaux en sanscrit façon café de Mumbai : Bacchus s’est réincarné en Gourou, cantine euro-indienne lancée par les potes Valentin Bauer (cofondateur des pizzerias Tripletta) et le chef Adrien Bouchaud (52 faubourg Saint-Denis). On retrouve des classiques du pays de Gandhi bien tournés, à prix onzièmistes et adaptés au palais facilement inflammable de la clientèle parisienne. La paire de samoussas frits minutes est enceinte de légumes rôtis à tremper dans un chutney mangue (6€) ; le lubrique cheese naan fumant dégorge son fromage liquide (fun fact, il fut inventé à Paname en 1976, 3,50 €) ; et les currys sont au nombre de sept (14-19 €). La maison roule ses propres boules de glaces en dessert (curcuma, cajou, cardamome, coco… 3 €) et envoie aussi des gulab jamun, beignets à la rose et au citron vert (6 €). De sérieux sirops faits sur place (citron vert, menthe, tamarin… 3€) font glisser tout ça, ainsi que des cocktails comme le Mumbai mule (rhum et sirop de cumin, 10 €) ou des bières Kingfisher. Bref, une Inde de voyageurs, plus bromance que Brahma, mais la cuisine est là.

  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville.

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