Vasque olympique depuis les Tuileries
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Que faire à Paris cette semaine du 15 juin 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 15 juin 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 15 juin 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 15 juin 2026 ?

  • Musique
  • Musique du monde

Dimanche 21 juin 2026, la Fête de la Musique revient pour une 44e édition et transforme une fois encore la capitale en un festival géant. Pour célébrer le jour le plus long de l’année, on a écumé les moindres recoins de Paris pour vous dénicher la stracciatella des soirées, concerts et teufs au programme. Un seul mot d’ordre : soyez curieux et explorez, les pépites ne sont jamais bien loin. Promis, ce dossier est 100 % sans reprises de Nirvana, Pixies ou Green Day. 

  • Musique
En ces temps parfois très sombres pour la tolérance, voilà un projet plus que bienvenu. Avec Welcome, Petit Bain, cette barge culturelle à la pointe des scènes indé amarrée dans le 13e, organise depuis dix ans des concerts et des ateliers dans des centres d'hébergement pour créer du lien avec des personnes exilées. Une décennie pleine de sens que Petit Bain célébrera ce samedi 20 juin à l'occasion du Welcome Day. Au menu ? Un banquet avec le Refugee Food Festival, une boum pour les enfants, un atelier de sérigraphie, des massages, ainsi que des concerts et des DJ sets.
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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Dégouté de n’avoir pu échanger un de vos reins contre un strapontin pour le match Équateur-Curaçao ? Triste de ne pas pouvoir débourser 10$ la moindre bouteille d’eau à Toronto ? Bref, vous restez à Paris pour la Coupe du monde 2026 et vous avez de dépasser la simple diffusion dans un bar. Pas de panique, on a trouvé comment vivre tout de même pleinement cette fête planétaire du football car Paris se met en quatre pour proposer des endroits où regarder les matchs entre aficionados : des fanzones des sponsors officiels mais aussi des tiers-lieux culturels qui chaussent les crampons jusqu’au 19 juillet. Ultime bonne nouvelle : pas besoin d’hypothéquer l’avenir de vos enfants, ils sont (presque) tous gratuits !

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Et si aller passer une soirée avec Lou Trotignon était le meilleur et le plus précieux conseil qu’on puisse vous donner en ce mois de juin ? Jusqu’au 19 juin, l’humoriste et activiste présentera les dernières représentations de son spectacle Mérou à la Scala. Des dernières représentation qui, mois des Fiertés oblige, seront accompagnées de deux autres aguichantes propositions artistiques militantes : les premières parties seront assurées par le cabaret trans Maison Furieuse, tandis qu'une exposition immersive, conçue par le Centre d’archives LGBTQI+ et installée dans les espaces d’accueil, retracera l’histoire des luttes trans en France. Vous y zieuterez le premier drapeau trans, une signalétique dans les toilettes entièrement repensée ou ce téléphone à strass qui diffuse des témoignages de personnes trans. Bref, courez-y !

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  • Art

Depuis le 15 juin, le plus vieux pont de la ville a cessé d’être un simple passage : JR l'a transformé en Caverne, une première mondiale dans cette dimension. Un hommage à Christo et Jeanne-Claude qui, en 1985, l’avaient entièrement empaqueté dans 40 000 m² de toile ocre, le transformant en une sculpture monumentale pendant deux semaines. JR ne l’enveloppe pas, il le creuse. Jusqu’au 28 juin, le monument se transforme : architecture gonflée d’air, traversée physique, réalité augmentée signée Snap, matière sonore sculptée par Thomas Bangalter. Quand venir, comment entrer, ce que l’on voit vraiment, ce que change la réalité augmentée, comment tient cette montagne d’air, ce que l’œuvre raconte... Chez Time Out Paris, on a tout passé au crible pour répondre, sans flou ni jargon, à toutes les questions que vous vous posez.

  • Dans nos Assiettes

Contre le gastro-nationalisme du repli sur soi, Marine Mandrila et Louis Martin défendent la nourriture comme un aliment essentiel de l’insertion, du partage et de l’émancipation. Pour le prouver ils ont fondé en 2015 Refugee Food, une association qui aide les exilé(e)s fuyant leur pays à s’intégrer en France par la cuisine et la restauration depuis 2015. Du 16 au 24 juin, leur Refugee Food Festival, qui permet de soutenir l’asso, revient pour une 11ᵉ édition toujours plus solidaire sous le double marrainage de l'autrice et réalisatrice Aïssa Maïga et la cheffe Manon Fleury. Dans 12 villes de France, des chef(fe)s installé(e)s accueillent des cuisiniers en exil pour jeter des passerelles gourmandes et préparer des repas exceptionnels. Cette année à Paris, on verra par exemple Priscilla Trâm de Tram 130 imaginer un dîner franco-vietnamo-iranien avec la cuisinière Parisa Shirvani. Juliette Barry, ancienne sous-cheffe de Datil, préparera un déjeuner franco-syrio-éthiopien aux côtés de Haitham Karajay et Werqnesh Casay à Petit Bain pendant la journée Welcome, et au restaurant Delano Café, le chef Paolo Minelli et Chantal Cherry emmenera la Méditerranée vers Haïti… Bref, régalade en mondovision à prévoir ! 

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Jusqu’au 23 juin, l’agence The Norm investit la galerie militante Artivistas avec Sacred Bodies, une expo questionnant les corps à travers les regards et les œuvres du peintre Clément Louis et du photographe Darius Salimi Iruzubieta. Quand les tableaux du premier laissent voir des corps nus dans des poses de danseurs statufiés, les photos du deuxième – dont les fonds sont des peintures réalisées par l’artiste lui-même – font télescoper l’imagerie queer avec les représentations iconiques. Des photos particulièrement mises en valeur avec une scéno tout aussi réfléchie comme cet autel végétalisé.

  • Japonais
  • 1er arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Rêver grand et habiter petit ! Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama de Dreamin’ Man continuent leur collection d’espaces aussi réduits que nippons. À quelques pas de leur mini-roastery de la rue Coquillère, ils ouvrent cette nano-échoppe 50 % cuisine inox, 50 % salle en bois et comptoir en u où se glissent, façon Tetris, 14 convives pas trop épais. La carte, aussi réduite que l’espace, propose 4 teishoku, un mot rare chez nous mais une façon commune au Japon de présenter tous les mets sur un même plateau. La cheffe Maki Fujii en propose une version au poulet karaage, une au saumon grillé au miso ou à un étonnant (voire chelou) steak haché nappé de sauce cuivrée. On opte pour le quatuor de bouchées vapeur au porc et crevette, des boulettes dodues débordantes de goût qui arrivent en escadrille avec une soupe miso aux lanières de tofu, un bol de riz au champignon délicieusement umami, une salade de macaroni à la mayo Kewpie et quelques pousses de pak choï. Tout s’avère fin, précis et sapide. Impeccable pour une pause déj en solo !

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  • Que faire
  • Évènements & festivals

Revoilà la vasque ! Comme annoncé par Emmanuel Macron en janvier de l’année dernière, ce symbole aérien des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 retrouve sa place chaque année « de la fête de la musique [21 juin] à la fête du sport [14 septembre], jusqu’aux Jeux de Los Angeles [en 2028] ». L’occasion d’admirer – de nouveau – cet élégant ballon argenté et sa flamme d’eau et de lumière, conçus par le designer Mathieu Lehanneur, s’envoler du jardin des Tuileries à plus de 60 m de haut, du coucher du soleil jusqu’à 2 heures du matin. Si vous voulez creuser encore un peu plus le sillon mémoriel de 2024, vous pouvez aussi vous rendre rue de La Chapelle pour admirer les statues dorées des femmes illustres puis pousser jusqu’au Prisme à Bobigny pour y voir les « agitos », symboles en virgules des Jeux paralympiques, orner la façade.

  • Gastronomique
  • 4e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Il y a quelque chose de monacal dans le cérémonial proposé chez Bittikesu, la toute jeune table du Québécois Jules St-Cyr, passé par quelques restaurants-monuments de notre continent, de Noma (Copenhague) à Ernst (Berlin). D’abord sa grande salle immaculée, articulée autour d’un long comptoir en chêne clair où prennent place les 10 convives du service, façon comptoir à sushi. Pas une table en rab, la vaste entrée à la lumière diaphane est laissée volontairement vide. Puis le service façon procession. Ciselée comme une icône, cette sobriété se met au service de la cuisine du jeune chef, dont la délicatesse réclame un recueillement d'anachorète. Pas de sauces opulentes, ou de condiments inorthodoxes. Peu, même, d’acidités marquées. Mais une certaine vision de la pureté, contemporaine et sereine, à célébrer les produits des maraîchers du coin ou du jardin du chef, dans son cloître montreuillois. C’est flagrant dans cette tempura d’armoise à l’amertume lancinante, arrosée d’une sauce nappante à l’araignée de mer – la protéine animale joue souvent les condiments avec habileté. Ou la belle épiphanie de ce navet cuit sur des feuilles de figuier, mouillé d’un velouté de fanes. A de rares moments, la partition confond délicatesse et timidité. Mais la procession vaut le coup de rester concentré et son dévot en chef trouve un nouveau souffle au fil du pèlerinage, s’appuyant sur la puissance de la flamme, à l’image de cette lotte aux algues et brocolis joliment fumée. Dans l’ascétisme, l’ermite a trouvé sa voie, et l’expérience singulière parvient sans mal à nous toucher.

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  • Dans nos Assiettes

Le saviez-vous ? Au Japon le 8 porte chance car s'écrivant « 八 » en kanji, il symbolise l’ouverture et la prospérité. Pour fêter ses 8 ans d’installation à Paris, la boutique Kama-Asa d’ustensiles de cuisines artisanaux a donc mis les petits plats dans les grands avec une fête 100% nipponne en plein quartier Latin qui s’étale sur une semaine (du 15 au 20 juin). Lundi et mardi vous pourrez acheter les divins pains au levain de Shinya Inagaki, sans avoir à faire la queue à sa boutique Shinya Pain de Montmartre ! Mercredi et jeudi vont être les jours de distribution gratuite d’onigiri (deux par personne seulement) respectivement façonnés par Yuichiro Akiyoshi (Chakaiseki Akiyoshi) puis Masayochi Haraguchi et Masayochi Hanada (les cuisiniers volants de Dango). Vendredi vous pourrez remplir votre cabas de kabu et autres légumes japonais haut de gamme, venus de la ferme Yasai qui fournit les étoilés de Paris. Enfin la fête se clôt le samedi avec une impressionnante démonstration de préparation de mochis où la pâte de riz est martelée dans un chaudron (et oui ça débouche sur une dégustation !). L’entreprise Kama-Asa a été fondée en 1908 à Tōkyō et fabriquait d’abord des marmites de fonte, les kamas (d’où le nom). Aujourd’hui la maison, toujours détenue par la famille Kumazawa, compte 3 boutiques à Tōkyō, une à New-York et depuis 2018, une à Paris.

12. S'ambiancer au concert de Kaytranada à l'Accor Arena

En 2026, encore plus de Kaytranada à Paris ! Après un doublé de dates sold out – et un after au Wanderlust – l’an dernier, le producteur haïtiano-canadien a annoncé son retour à l’Accor Arena avec une date le 16 juin. Il y présentera « Ain’t No Damn Way ! », sorti l’été dernier, son quatrième album encore gorgé de sa sève électronique RnB 8.0. Et en plus, il a annoncé que sa première partie serait assurée par la tonitruante adepte de l’amapiano Uncle Waffles.

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  • Théâtre

Le temps de cinq samedis matin répartis du 13 juin au 18 juillet, plusieurs chorégraphes et danseurs programmés dans le cadre du cycle estival du lieu donneront des cours de danse gratuits. Le tout directement sous la nef. Un cycle d’ateliers qui prend sa source dans l’atelier-performance collectif « Sources » initié par Boris Charmatz lors de la première édition du Grand Palais d’été. Et attention, parmi les professeurs de cette année, que des stars dans leur discipline, avec par exemple la reine du waacking Josépha Madoki (20 juin) ; les danseurs de breakdance Nassim Baddag et Lililan Damango (4 juillet) ; l'aventureux adepte des créations collectives Némo Flouret (13 juin) ; ou des membres des ballets du Rhin et de Lorraine (respectivement les 27 juin et 18 juillet). Des ateliers d’une durée de 2 h, entièrement gratuits et accessibles à tous les niveaux.

  • Sénégalais
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Il ne fait pas bon se réincarner en poulet tant ces pauvres gallinacés se retrouvent à la carte, frits ou grillés, de toutes les enseignes de street food du moment. Après Haikara qui le prépare à la japonaise, Buck façon US ou Dong Ne comme en Corée, voilà DKR qui arrive pour le Sénégal. On retrouve dans l’enseigne l’économie de voyelle qui prévalait chez BMK (ce sont les mêmes patrons, Abdoulaye et Fousseyni Djikine). À part pour un plat végé, la carte reste donc 100 % poulet (et hallal) dans des recettes panafricaines (Caraïbes comprises) : classique poulet yassa, revisite africaine du tasty crousty avec une sauce au bissap ; lointaine cousine de la salade César à la banane plantain, mayonnaise épicée et sauce chien. En cette journée caniculaire (mais le restaurant possède l’air conditionné), on opte d’abord pour une rafraîchissante salade pikliz, un mélange acidulé de carottes, oignons et chou blanc râpés bien relevé, avant un Abidjan Grilled Chicken, soit un demi (petit) poulet grillé, hâlé comme un retraité niçois. Impressionnant quand il débarque alangui sur son futon de mafé (on peut choisir aussi une rare sauce widjila malienne à la datte et tomate proposée par Diadié Diombana), mais finalement on le dégomme sans effort ! À faire couler avec un bissap maison à défaut d’une Flag puisque la maison fait l’impasse sur l’alcool. En bref, voilà une convaincante tentative de passer par la rue pour faire entrer les cuisines afrodescendantes dans nos habitudes.

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  • Art
  • 16e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste.

  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un Crocus qui éclot au printemps, c’est logique finalement, mais ça fait du bien un peu de respect des saisons dans ce monde déréglé ! Voilà donc un nouveau bistrot sur les hauteurs du 20ᵉ (attention à ne pas confondre avec son homonyme dans le 14ᵉ). La petite cuisine pas ouverte est le nouveau royaume du chef trentenaire Louis Chaulet (passé par le Divellec et le Pantagruel de Jason Gouzy) qui propose une carte ramassée autour de 3 entrées, 3 plats et 2 desserts le soir et d’un menu unique le midi, avec des « / » entre les ingrédients comme en 2009 ! On sent que le discret lascar a fait ses armes dans des adresses gastronomiques tant ses assiettes, derrière une simplicité de façade, se montrent précises et techniques. Ce midi-là, on entame avec un velouté de courgettes d’une douceur de bébé cocker où des pointes de crème aigre et des gouttes d’huile de ciboulette esquissent un frais paysage printanier. Puis l’assiette de bœuf confit (qui se mange à la cuillère) convoque la puissance d’un jus de viande et la délicatesse aérienne d’une purée d’artichaut au siphon. La petite carte des vins plutôt propre à des tarifs plus que réglo. On termine avec une efficace mousse au chocolat au sarrasin en se disant que la bistronomie a encore de beaux repas devant elle !

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  • Pâtisserie

Plus boule la vie ! Quand les jours rallongent et que les vêtements raccourcissent, c’est le retour de la question : où trouver une bonne glace à Paris ? Chez Time Out, on vous file nos meilleurs plans en dessous de zéro mais toujours chauds bouillants sur la qualité. Car dans cette sélection, vous ne trouverez que des artisans glaciers qui turbinent sans arômes artificiels, graisses végétales ni colorants chelous. Du kif en boule à se mettre dans le cornet sans tarder.

  • Café
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après l’Izakaya et le Deep Fried (Award de la meilleure friture en 2024), Sho Miyashita et Jérémy Mégaly portent les fonds baptismaux de leur kissaten, soit le café à la mode nippone. Le portrait du bébé ? Une élégante salle de poche couleur brou de noix sonorisée par un ampli Marantz vintage et des vinyles prog rock. La carte propose de nourrir le chaland du matin au gouter avec des pâtisseries (gâteau au chocolat ou cookie) et des sandos briochés à la pâte d’haricot rouge ou à l’œuf. Le midi, l’offre s’étoffe : tel un salaryman en pause, on harponne un convaincant sandwich au thon mayo réchauffé par une rasade de sriracha, un onigiri dodu (servi tiède) à la prune marinée, avant des fruits à la crème fouettée entre deux tranches de pain de mie. Tonis Gomis en mode barista propose la création du lieu, le rafraîchissant « Milk Pims », un café clarifié aux notes chocolatées surmonté d’une émulsion à l’orange. À noter que les cafés torréfiés par Fève percolés par une La Marzocco chromée sont vendus à des prix raisonnables pour le quartier (2,5€ l’expresso bien équilibré, 5,5€ le iced latte).

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  • Art

Né en 1946 et disparu tragiquement en 1997, Gianni Versace a fait de la marque éponyme l'un des noms les plus connus de l'industrie de la mode grâce à ses créations baroques et glamour et un certain sens de la provocation teinté d'appréciation pour l'art et la culture. Une exposition rétrospective (la première en France depuis 1986) va permettre de redécouvrir le travail du fondateur. Quelque 450 pièces sont réunies pour l'occasion : silhouettes originales, accessoires, croquis, objets décoratifs, photographies, vidéos et interviews.

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