Brioche au pandan
© Joy x Beck | Brioche au pandan
© Joy x Beck

Que faire à Paris cette semaine du 14 septembre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine à Paris.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 14 septembre à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 14 septembre ?

  • Art

Depuis le début des années 1980, Kerry James Marshall peint les personnes noires dans des toiles monumentales, lui qui est né en 1955 à Birmingham, Alabama, en pleine ségrégation. Pour sa première grande exposition française, « The Histories* », le Musée d'Art Moderne de Paris accroche du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 quelque 70 œuvres, dont huit peintures inédites créées pour l'occasion, dans un parcours conçu par la Royal Academy de Londres avec le Kunsthaus de Zurich. Ses tableaux racontent l'esclavage, la ségrégation, le moment émancipateur des droits civiques, convoquent des figures de l'histoire africaine, revisitent les icônes de la peinture occidentale ou saisissent le quotidien, pique-nique et salon de coiffure, en piochant aussi bien chez les maîtres anciens que dans l'esthétique des cartes de vœux américaines. À voir absolument : « Wake » installation évolutive entamée en 2003 autour de la traite transatlantique, bateau de bois, chaînes en or et filets de pêche, que l'artiste enrichit à chaque présentation d'un médaillon au portrait d'une personne déportée.

  • Pizza
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un ancien de la banque qui se réoriente vers les cuisines, on connait l’histoire… Sauf que là, Blaise Hasselweiler, 26 printemps et un air poupin, n’a mis qu’une poignée de mois avant de se lasser de la finance et d’ouvrir en solo le comptoir à pizza le plus original de Paris ! Déjà de sa pizzeria MAD, pour « Maker Artisanal Dough » ou fabriquant de pâte artisanale, ne sortent que des cartons rectangulaires (dessinés par lui). Pas de disques fumants ici mais la version épaisse dite de « Detroit », un peu comme chez Red Sauce, cuite dans un moule en alu.  La pâte ? Une merveille au blé français et levain élevé avec amour par Blaise, une sorte de focaccia sans huile, alvéolée et hyperdigeste. Le jeune pizzaïolo la garnit d’ingrédients bien castés (comté 18 mois, sauce tomate maison…) dans six recettes classiques mais joliment twistées : cacio e pepe, champignon, pepperoni. Arrivant tôt car les pâtons partent vite, on repart avec une MAD in France aux oignons confits et jambon Prince de Paris. Nous voilà à l’opposé de la pizza napolitaine, mais on est bien ! Le sucre des oignons équilibre l’aimable pointe d’acidité du levain et de la tomate, le jambon a du goût et le bord de la pizza en collerette de fromage grillé se mange comme une confiserie. Pas de trottoir, que du plaisir ! On ne peut que souhaiter que Blaise puisse s'agrandir tout en gardant cet esprit artisanal précieux, voire proposer quelques places assises pour des pizzas qui donnent envie de faire une ovation debout.

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  • Que faire
  • Évènements & festivals

Dans À l’affût, qui paraîtra le 24 septembre, Sophie Calle rassemble plus d’un siècle de petites annonces matrimoniales publiées, entre 1895 et 2010, dans Le Chasseur Français. Elle les associe à des images d’animaux surpris par des caméras infrarouges. À chaque fois, elle invite le lecteur à répondre à la même question : « Qui est le chasseur, qui est la proie ? » Replaced, de l’artiste et photographe Diana Markosian, est né d’une rupture et d’un sentiment cruel : celui de voir, après son départ, l’histoire d’amour se poursuivre presque à l’identique avec une autre. Pour reprendre possession de ses souvenirs, elle engage un comédien et retourne avec lui sur les lieux de cette mémoire à deux, rejouant des scènes de tendresse et d’éloignement. Entre texte et photographie, l’ouvrage tente ainsi de résister à son propre effacement.

  • Café
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec 167 nouveaux coffee shops ouverts à Paris ces 12 derniers mois, la capitale ne frôle-t-elle pas l’embolie du latte ? Il serait pourtant judicieux de se montrer magnanime envers Joy x Beck, grand café d’angle à la façade émeraude imaginé par la pâtissière et photographe Yene Linda Lam, connue des réseaux sociaux sous son pseudo @hinalys, et son associé Varasy Veopraseuth. On y vient, d’abord, pour les gâteaux (le salé devrait arriver plus tard) dignes des meilleures pâtisseries de la capitale. On pense par exemple à ce cheesecake singulier, couvert d’un mélange de coco, sésame et cacahuètes grillées. Ici le pandan est roi, plante d’Asie du Sud-Est au goût nostalgique d’amande et de vanille, qu’on trouve dans un splendide flan marbré à la vanille ou dans une crème addictive dont on caresse une brioche feuilletée remarquable. Mais aussi dans cette boisson déjà signature des lieux, le coconut pandan cloud : une eau de coco glacée surplombée d’une crème légère au pandan et à la noix de coco. Parfait pour s’attarder dans ce joli espace à la lumière diaphane, dont les meubles en bois brutaliste et la vaisselle coquette font le charme. Les liquides bénéficient d’ailleurs d'autant de soin que le sucré, à l’image des cafés du Laos et de la Thaïlande, ou de ce thé rouge thaï glacé acidulé. Un lieu singulier et lumineux, à en redonner foi à ceux qui n’en peuvent plus du pullulement des coffee shops sans âme.

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5. Voir le retour sur scène de Céline Dion

Sept ans - sans compter son passage à la cérémonie d'ouverture des JO - après son dernier concert parisien, Céline Dion est (enfin!) de retour sous nos lattitudes avec 16 dates à la Plenitude Arena, prévues entre le 12 septembre et le 17 octobre prochains. Un comeback pour lequel plus de neuf millions de personnes ont tenté leur chance afin d'obtenir des billets. Le ballet peut commencer.

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Paris
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Meïda à Saint-Ouen et Meatpack Steakhouse à Rosny-sous-Bois, Mohamed Cheikh se décide à entrer dans Paris pour explorer la cuisine de rue. Le gagnant de Top Chef 2022 ouvre donc, aux pieds brutalistes de la fac de Tolbiac, El Cheikh, une guitoune colorée qui (sur)joue les codes algérois : tabourets en caisse plastique, tables ornées du faux vieux logo (caramel Caprice ou limonade Cigogne), calligraphie au sol. Ce Cheikh n’est pas sans provision avec une carte courte de cinq sandwichs, dont trois végé à prix tenus pensés pour les étudiants (ça commence à 4,90€ et ne dépasse pas 10€). Joie de trouver rive gauche un sandwich à la karantika, ce flan de pois chiche et cumin glissé dans une demi-baguette tartinée d’harissa, le casse-dalle popu typique des rues d’Alger et du boulevard de la Chapelle ! Pour les amateurs de protéines animales, le kefta de merguez et boeuf, roulé dans une galette avec sauce toum, menthe, concombre et persil fait carrément le boulot pour caler pour le déjeuner. On l’escorte de pommes gaufrettes à tremper dans une efficace sauce algérienne maison et d’une canette de Selecto et son inimitable deuxième bouche chimique. L'Algérie nouveau paradis de la street food !

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  • Art

Oubliez Marilyn Monroe et les canettes de soupe. Cet automne, ce sont les dessins d’Andy Warhol qui auront l’honneur d’une exposition au musée du Luxembourg, La Ligne et l’image, qui se tiendra du 16 septembre au 10 janvier 2027. Car derrière les sérigraphies et la peinture, le pape du pop art a dessiné toute sa vie, à ses débuts dans les années 40 pour trouver son style, avant d’y revenir dans la dernière partie de sa carrière. Quelque 150 dessins – mais aussi photos, documents ou peintures – remontent le fil de cette passion, d’un Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique de La Dernière Cène en 1986 (l’année précédant son décès), entre portraits, caricatures, illustrations publicitaires… Une expo qui permettra de rentrer un peu dans l’esprit de Warhol, qui utilisait dans ses dessins des techniques comme le tampon, le pochoir ou le collage, anticipant la reproduction sérigraphique qui fera sa gloire.

  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez ?

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  • Bars à cocktails
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La haute gastronomie est-elle soluble dans un shaker ? À cette question, Anne-Sophie Pic répond brillamment avec Utopic, son premier bar à cocktails. Situé au sein de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, il joue la carte de la lumière avec de grandes baies vitrées, des tons crème et du bois clair avec vue imprenable sur le Louvre. Derrière le comptoir, Maël Jego (Little Red Door) propose 22 cocktails, dont six sans alcool, conçus par Anne-Sophie Pic et le responsable mixologue du groupe, Mike Kassabian. Cette carte XXL s’articule autour de créations, parfois inspirées par des plats emblématiques de la cheffe, et de variations de classiques éprouvés. Ainsi, l’Idylle navigue entre Kir Royal et Champagne Cocktail, où une liqueur de reine-des-prés et de vanille est allongée au champagne dans une élégante effervescence. Plus fou, le Sacrilège fait dialoguer olives de Nyons et chartreuse. Comme une évidence ! L’offre de nourriture, particulièrement étoffée (17 propositions) et soignée pour un bar, reprend quelques classiques de la cheffe comme le cromesqui mentholé d’escargot ou Croq’ Utopic, composé de jambon blanc truffé, Mornay au comté et vanille fumée. Bref voilà un bar déjà en forme olympic.

  • Art

Chaque année à la rentrée, le design est chez lui, à Paris. Et pas n'importe où. Excroissance urbaine et gratuite du salon Maison&Objet, la Paris Design Week (PDW) déborde sur des centaines d'adresses, du Marais à Bastille, et attire quelque 250 000 visiteurs, sans badge ni carton d'invitation. Mais son programme le plus spectaculaire se joue plus haut : avec Design sur cour, les monuments les plus éloquents de la ville se voient redessinés par une joyeuse équipée de créateurs, artistes et autres maisons d'édition triés sur le volet, invités à travailler in situ. Comprendre : pas des expos posées là, mais des œuvres taillées sur mesure pour les lieux. L'Arc de Triomphe, la colonne de Juillet, le Grand Palais… Du 10 au 19 septembre 2026, le patrimoine prête ses plus beaux atours à la création contemporaine. En voilà quatre à (re)visiter absolument pour donner des couleurs à votre rentrée.

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  • Dans nos Assiettes

L'exposition Super Japon transforme, en cette rentrée, tout le Bon Marché en konbini de luxe. Sacai, la marque de streetwear hybride de Chitose Abe, en profite pour lancer Sacai TO GO, un pop-up exceptionnel au troisième étage du magasin. Hybride, le mot n'est pas là pour faire joli. Modéliste chez Comme des Garçons puis auprès de Junya Watanabe, elle ouvre son label en 1999 avec cinq pièces tricotées à la main dans une pelote de laine achetée quinze euros, et en tire une méthode : couper deux vêtements pour les recoudre en un seul, un trench greffé sur un bomber. En 2021, Jean Paul Gaultier l'a choisie pour rejouer ses archives en haute couture. Elle est la première à qui il ait confié ça. À la manœuvre rue de Sèvres, Sarah Andelman. La cofondatrice de colette garde intact son art d'assembler ce qui n'a rien à faire ensemble. Mais c'est sa curation food qui vaut à elle seule le déplacement. Les pâtisseries de Toraya, d'abord, sans oublier les matcha de Rocky's Matcha, la maison de Rocky Xu. Les week-ends verront s’ajouter des invités prestigieux comme Folderol et ses glaces (le 5-6 septembre) ; Iné et ses bentos (12-13 septembre) ; Niwa et ses délicates viennoiseries (3-4 octobre) ou Dreamin’ Man et ses cafés de spécialités (10-11 octobre). Une curation aiguisée comme un sujihiki !

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