Les meilleurs restaurants de Paris
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Nos dernières critiques restos

Les tables parisiennes testées anonymement par la rédaction de Time Out.

Publicité
  • Café
  • Le Marais
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Avec ses murs grattés, ses mignonnes petites tables de bois et sa population à néo-mulet, le Pontochoux café, annexe du minuscule spot à curry japonais voisin, n'aurait pu n'être qu'un coffee shop du Marais de plus. Un agréable café où boire un bon espresso de chez Coffee Collective (une brûlerie de Copenhague) ou des thés japonais Kagoshima. Mais le magicien du sucré Akira Takahashi en a décidé autrement. Derrière le comptoir bariolé, cet ancien ensorceleur de feu Les Climats mitonne de vrais petits desserts gastros – de 12h30 à 17h uniquement ! Des compositions affûtées et vives, à l'image, ce jour-là, d'un Mont-Blanc 3.0 surnaturel – l'une des pâtisseries préférées des Japonais. Un vrai numéro de prestidigitateur, articulé autour d'une glace au chocolat et thé hojicha soyeuse, d'une mousse à l'armoise à la texture évanescente et des incontournables vermicelles de marron. Le coulis de yuzu bien caché électrise tout ça avec élégance et sans zèle glycémique. Autre tour de passe-passe, ce dessert autour de la poire et de la pomme, qui hypnotise avec un régalant sorbet poire et pastis, emballé dans une mousse vaporeuse de yaourt. Le reste de la journée, les petits gâteaux de la vitrine conjurent habilement le spleen parisien, à l'image de ce surnaturel financier aux amandes. On l’arrose de la boisson signature des lieux, l'Aki Tonic, touillant dans son chapeau haut de forme café, jus d'orange et tonic, à boire frappée. Chez Time Out, tous les établissements sont testés...
  • Libanais
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sortir la cuisine libanaise parisienne de ses sempiternels baba ganoush et autres poulets shawarma ? Les frangines franco-libanaises Mayfrid et Ingrid Chehlaoui, qui ont déjà une affaire à Beyrouth, ont répondu chiche (taouk). Leur Kubri, voisin du Cirque d'Hiver, déploie, derrière l'étroite façade, une vaste salle chaulée et terracotta, toute en longueur, où, accoudé au comptoir, on peut admirer le ballet des cuisiniers sur fond d'électro-pop au kilomètre. La cheffe franco-libanaise et autodidacte Rita Higgins y signe une carte joliment moderne, version levantine de notre bistronomie (bistrorientale ?), aux multiples ingrédients du cru, où l'on avise tartare d'agneau ou bar en papillote de feuille de vigne. Dans l'idée du mezzé, tout arrive en même temps : frais labneh fouetté et coiffé d'un buisson d'herbes ; chou pommé revenu au beurre et cacahuètes krikri (enrobées de blé) excitées de chanklich (un fromage de vache aux épices) et asperges vapeur caressées par une sauce au yaourt sous un crumble de fatteh (morceaux de pita frit) et poutargue. On se désaltère de crus bio libanais (Lunatiq du domaine Sept à 38 €) ou français (Auvergne Moitié Route des Vins Bariolés à 43 €), mais aussi de cocktails orientalisants (gin-to au zaatar…). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
Publicité
  • Japonais
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Auréolée d’une réputation (justifiée) de méticulosité et souvent adossée à des prix assez raides, la cuisine japonaise de Paris peut parfois faire oublier qu’au pays, elle reste largement populaire et avalée aux comptoirs d’izakaya ou d’échoppes de rue. Un peu planquée dans une ruelle calme du 10e, Motsuya donne une salutaire piqûre de rappel. Cette guitoune sans devanture, alignant 8 places, décorée de deux plantes et autant d’extincteurs propose des bentos tout maison au tarif imbattable de 12 €. Derrière le comptoir, un couple de septuagénaires, Fumishi Yokota et son épouse Wako, remplissent à leur rythme les plateaux en alu pour un petit défilé d’habitués. Le choix est réduit comme une retraite nippone : deux propositions végé (gyozas aux légumes ou tofu) et deux viandardes (tonkatsu ou karaage). Après une épaisse soupe miso (1,20 € !), on part sur le bento au porc pané bien croustillant, entouré d’edamame, de riz blanc et d’aubergines marinées. Bien que très simple, le plateau apporte des goûts nets et des textures variées. Si vous avez encore faim, vous pouvez compléter avec une part d’omelette (3 €). On termine avec une souple mousse au chocolat. Bref, plus qu’une pause déj, Motsuya représente un vrai moment à part. Pas mal pour 16,20 € ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Bistrot
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
D'aussi loin qu'on gratte, dans ce bâtiment courtaud, posté au coin des rues Jean-Pierre-Timbaud et Édouard-Lockroy, il a toujours été possible de boire un coup. Pendant longtemps ça a été L'Autre Café, gros pourvoyeur d'ambiance du quartier, puis, suite à une reprise par un entrepreneur girondin en 2024, c'est devenu ce Clo après un fugitif épisode La Datcha. Petit miracle immobilier : l'espace apparaît plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur avec 3 m sous plafond, une vaste salle donnant sur la cuisine ouverte et une grande table commune au 1er étage. La déco joue les codes du faux-vieux rassurant : moulures neuves, miroir piqué d'usine et tapis élimés. Cela reste un grand volume à habiter ! La cheffe Justine Audoin (ex Babel Hotel) y signe une carte de bistrot à l'efficace formule midi (28 € la totale). On y pêche un vitello tonnato sous un buisson de fenouil, bien citronné, avant un lieu pas si commun, nageant dans un curry vert en compagnie de chou romanesco et de pommes grenaille. On termine cette pause midi avec un chou craquelin au chocolat tout à fait recommandable. Le soir on nous promet que l'ambiance décolle autour des bougies coulantes, des petites assiettes remuantes (huître et moelle, tartare de cerf, parmentier de coq au vin…) et de vins plus bio que nature (languedocien Fond Cyprès à 48 €, Patrimonio du Clos San Quilico à 42 €, mais aussi bouteille auvergnate de Bouju à 38 €…). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos...
Publicité
  • Thaïlandais
  • Réaumur
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Et hop, d'un coup de baguette, Street Bangkok, la chaîne d'inspi thaï créée en 2015, a été adoptée par la Bao Family. Les parents, Céline Chung et Billy Pham, ont redécoré complètement la chambre du petit. Fini le tout alu simili urbain pour une déco pop acidulée signée par Imagina Studio avec gants de boxe, boîtes de thé multicolores, néon rose sur fond de gros hip-hop US. Au final, on a plutôt l'impression de manger dans un diner américain Asie muté que dans un boui-boui bangkokien. Le menu égraine les classiques siamois à prix doux : soupe aux crevettes Tom Yum (6 €), pad thaï (13 €), Tigre qui pleure (16 €), curry vert (13 €)… Avec un fort tropisme pour le poulet mariné, frit ou grillé, qu'on retrouve dans une majorité d'assiettes. On opte pour une efficace salade Som Tam à la papaye où l'on peut choisir entre trois niveaux de piment (le 2 reste très compatible avec les papilles des farangs). Avant une doublette de brochettes de poulet grillé à plonger dans une sauce satay de bon aloi. Un repas rapide, abordable et efficace, à défaut d'être très exotique. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • Français
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Contrairement à ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice Brée (ex-Pages) et Margaux Baju (croisée au Perchoir période Alice Arnoux). Ce duo de choc au goût sûr, a relooké une ancienne cantine végé à Goncourt avec le cabinet Lieu. Résultat ? Un cœur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylé que Jules Koundé arrivant à Clairefontaine : banquettes 70’s, mobilier de designers, couverts chinés et rideau lynchien mais avec la voix de Maïté diffusée aux WC (où se cache en sus une jolie mosaïque).  Les idées claires se ramassent aussi à la fourchette dans le menu du soir à 49€ (4 envois + amuse-bouche & mignardise), profilé comme une chaise Bauhaus : un coloriste crudo de saint-jacques à l’huile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crème de citron aux noisettes ; avant un plat de haute précision fonctionnaliste à base de filet de julienne, de blette, d’asperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. On s’accorde le trou glacé (+10€) au sorbet betteraves, raifort et vodka alliant le terreux et le brûlant. Puis, en jeu de mets conlusif, un “célerimisù”, une subliminale version maraîchère du dessert italien, et c’est très bon.  Le goulot la joue naturel (verres dès 7 €, bouteilles dès 32 €) ou sans alcool avec les kombuchas Archipel (6 €). Et bientôt le dimanche, l’occaz sera aussi à saisir car les deux cuisinières...
Publicité
  • Laotien
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si, walkman et jean neige, vous vous promeniez à Belleville en 1987, il y avait déjà un bon raidillon à grimper, déjà le Baratin et déjà Lao Siam ! Quarante ans plus tard, tout a changé mais rien n'a changé. La cantine ouverte par la famille Souksavanh exilée du Laos tient toujours le pavé, passée du statut de boui-boui à celui d'institution. Les trois frères, Fred, Nicolas et Alexandre ont repris l'affaire des parents, rajouté du superflu (de la merch, un livre de recettes), gonflé un peu les prix mais conservé l'essentiel : une carte à rallonge et à l'ancienne où se mêlent des plats de Thaïlande, de Chine et du Viêt Nam (reconnaissables aux lettres T, C et V sur le menu) : Tigre qui Pleure, riz cantonais et porc char siu, bo bun… Une profusion qui fait un peu désordre en 2026. Sous le regard indifférent des poissons rouges dans leur aquarium, on décide d'opter pour les recettes typiquement laotiennes (précédées d'un S, comme spécialités) avec des crackers de riz à tartiner d'une redoutable sauce curry à la crevette et au porc haché, avant un Mou nam tok, une grillade de porc mariné au bon goût fumé, à plonger dans une sauce au tamarin et escortée de riz gluant. Sur le versant glucidique, on repère un mystère (qui fut longtemps et pour une raison inconnue le dessert de tous les restos asiatiques de Paris) mais on choisit un « rubis » au lait de coco et gelée de fruits, plus coloré qu'une tenue d'Eurovision et vraiment très (trop) sucré. En conclusion, voilà une adresse...
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Dans la famille de l'authentique pause déj' nipponne, on demande les mamans ! Hitomi Parsi et Aiko Mitsutake (passée par la Villa9Trois) ont décidé d'allier leur envie de Japon et de cuisine en ouvrant ce micro comptoir de 6 places assises (mais un parc se déploie sur le trottoir d'en face) au bout de la rue de Vaugirard. Au menu, le casse-dalle japonais par excellence : des solides onigiris faits minute (8 recettes dont œuf mariné, algue kombu ou thon mayo) mais aussi des onigirazu, une version joufflue des premiers, comme un burger en riz drapé d'algue nori avec 7 variations possibles : saumon et crème miso, crevette panée et sauce tartare, légumes sautés… On se jette sur cette nouveauté dans sa formule à prix d'ami (10,50€) arrivant avec de la saucisse fumée japonaise, une poignée d'edamame et deux parallélépipèdes d'omelette. Faire plus japonais demanderait 14h d'avion ! L'onigirazu au poulet teriyaki s'avère copieux et sapide avec du poulet grillé maison nappé de sauce sucrée-salée, un riz moelleux et des feuilles de salade pour le croquant. La conscience professionnelle nous pousse aussi à goûter un onigiri d'un beau gabarit au bœuf et miso tout en rondeur (3,90€). Pour un total cosplay de déjeuner d'écolier tokyoïte, on fait couler tout ça avec une Ramune (une limonade pétillante au goût tellement chimique qu’il fait passer une fraise tagada pour une gariguette fraichement cueillie) avant de mordre dans un mochi maison au sésame noir souple comme une gymnaste. Bref,...
Publicité
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le chef japonais Masafumi Nomoto, pionnier de la gastronomie popu japonaise à Paris (il officie depuis 1991 !), continue d’étendre son petit empire du goût dans cette portion de Paris Centre. Après Charbon Kunitoraya et Stand Tora voilà le dernier-né : Tora Tora, un comptoir inox donnant sur la rue, jouxtant Kunitoraya, son bistrot à udon. L’étal se hérisse d’une palanquée de triangles de riz garnis, vedettes des pique-niques nippons et équivalent japonais de notre jambon-beurre. Ici tout est réalisé à la main avec les bons produits du restau ce qui explique les prix assez relevés (par rapport à ceux d’Omusubi Gonbei à deux pas). Mais quand on aime une pause déj dans les jardins du Palais-Royal on ne compte pas… Parmi les 17 modèles (dont 8 veggie) sculptés dans du bon riz de Niigata à la cuisson impeccable, on pioche un saumon manquant un peu de punch (celui agrémenté d’œufs du même poisson est plus intéressant), un aux shiitakés satinés très agréable et surtout un poulet frit hyper gourmand avec son onctueuse mayo japonaise. On reviendra tester ceux garnis de poulet au curry ou à l’anguille. La préposée qui tient le comptoir avance que trois onigiris suffisent pour caler un adulte, un de plus n’aurait pas été de trop mais ça commence à chiffrer ! À noter que le comptoir propose aussi des bentos tarifés pour les cadres (à partir de 25€). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme...
  • Réunionnais
  • Belleville
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Belleville, terre de cantines ? Sans aucun doute ! Après les formules miraculeuses de Paloma et Ostara, c’est au tour de Fami de faire honneur à la fringale méridienne sans (trop) léser le portefeuille. Posée pépouze dans la riante rue de Tourtille, cette enseigne décorée de bric et de broc se dédouble: resto la journée avec coin terrasse, café associatif et recyclerie l’après-midi, à la manière d’une Zone À Nourrir défendue avec entrain par le binôme Juliette Stive et Maxime de Bollivier. Ensemble, ils troussent une popote réunionnaise des fami(lles) - en l'occurrence celle de ce dernier, originaire de l’île de l’océan indien. La formule entrée-plat-dessert à 15,50 € (qui dit mieux ?) envoie une paire de juteux samoussas poulet-combava avec mention très bien en trigonométrie alimentaire, puis une salivante gamelle de rougail saucisse, lestée de haricots rouges, de riz, d’herbes fraîches, de concombres pimentés, à engluer dans une sauce savante. Un délectable rougail dispo aussi en version sandwich (mastard !) dans une baguette fraîche (6,50€) et pour les végétariens, le cari de chou fleur s’avère de bon aloi (10,50 € le plat seul - tremble Tasty Crousty) ! Et en dessert, on gobe un petit chou coco-citron vert frais du jour. Côté liquides, il y a des bonnes limonades jurassiennes Elixia, des vins au verre tirés de cubi ou des bières bio Silly (3-5 €). Bref, de la cantoche amène à prix copain qui casse la dalle comme Chuck Norris des parpaings avec son front. D’ailleurs,...
Recommandé
    À la une
      Publicité