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Les Cocottes
Stephen Maloman / FlickrLes Cocottes

15e arrondissement : les bars et restaurants

Le 15e réveille vos papilles

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pâtisserie
  • Necker
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les amateurs de desserts fruités, subtils et peu sucrés.Gâteau culte ? L’offre varie en fonction des saisons, (re)venez régulièrement ! La longue et imposante devanture noire se marie très bien avec le chic du grand immeuble haussmannien. Nous sommes dans le 15e arrondissement et pourtant, on se croirait place Vendôme chez un grand joaillier. En poussant la porte, même frisson d’excitation que si nous allions acheter une pierre précieuse sauf qu’ici, les diamants sont comestibles et qu’ils coûtent moins cher que le solde de votre livret A. Au milieu de la pièce, noire elle aussi, une longue vitrine dans laquelle sont présentées les viennoiseries. Les mini-kouglof (2,40 €) brillent de mille feux avec leur glaçage au sucre cristal. En bouche, ils sont moelleux comme un oreiller et l’odeur de la mie bien beurrée nous chatouille le nez. On jette un regard furtif sur l’ensemble de la pièce sans voir les pâtisseries, cachées dans un recoin. C’est un peu comme si Claire Damon, la chef-bijoutière de cet écrin, avait voulu préserver ses plus beaux trésors. On s’avance au fond du labyrinthe sombre. Sous nos yeux, une dizaine d’entremets aux fruits de saison (fait assez rare dans les pâtisseries parisiennes pour être souligné). Le baba, préparé avec les premières fraises de l’année (6,20 €), côtoie un gâteau au pamplemousse corse (7 €), dernier vestige de l’hiver. Le cylindre rose poudré surmonté d’un pétale de rose est magnifique. Si beau que l’on hésite à le sortir de sa bo
Jium
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Grenelle
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les Parisiens qui veulent changer des éternels barbecue coréens Plat culte ? Le tendrissime bulgogi de bœuf (16 €).  Délicates suspensions en opaline au plafond, rideaux en toile écrue du Sud-Ouest, mobilier en bois blond... En voilà une bien jolie gargote ! Planquée dans une petite rue au calme, à deux pas du carrefour de la Motte-Picquet-Grenelle, Jium et sa cuisine ouverte détonnent. Ici, promis, vous ne sentirez pas le graillon en sortant ! Dans l'assiette, même raffinement. Chaque plat tourne autour d’une quinzaine d’euros. Oubliez le bimbimbap, malheureux ! La gastronomie corénne est tellement plus riche que ce cliché vu et revu. Même si on louche sur celui de notre voisine, un bol rempli de "pelotes" d'épinards et légumes séchés coréens, à détricoter gentiment, garni de navet, soja, courgette... Et chapeauté d'un œuf  (15 €). Rien à voir avec les plâtrées qu’on voit chez les vrai-faux coréens parisiens !Non, l'intérêt ici ce sont ces petites portions moins vues, picore chiadée : mandoo —sortes de gyozas coréens — ultra crispy (7 €), affolant gueban au poulet en cocotte Staub (riz gluant, pépins de potiron et tournesol, jujube), ravigoré par une sauce soja maison (15 €)...  Et puis ce bulgogi aux petits oignons : bœuf extra, viande savoureuse, tendre, cuisson nickel (16 €).  Pour s'hydrater la glotte : thé sengang cha (5 €), bière Hite (5 €), bekseju au ginseng et gingembre (5 € le verre; 20 € la bouteille), soju (15 € la quille) et surtout ces quelques vins
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Guillaume Grasso - Vera pizza napoletana
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pizza
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les puristes de la pizza napolitainePlat culte ? Toutes les pizzas bien sûr (recettes exclusives de Guillaume). A commencer par la Margherita, avec mozza di Buffala !Vous croyez avoir déjà goûté une pizza aussi bonne qu'à Naples ? Ça, c’était avant que Guillaume Grasso, issu d’une famille de pizzaioli napoletani (la célèbre pizzeria Gorizia, née en 1916) décide d’ouvrir à son tour sa propre boutique. Perdue au fin fond de la capitale, dans le 15e arrondissement, mais avec des pizze si bonnes qu'elle réussira à vous faire décoller de votre canap’ ! Le bonhomme ne rigole pas du tout avec la pizza, il est même le seul à Paname à bénéficier de la certification Verace Pizza Napoletana... D'où ce curieux logo de Polichinelle tenant une pelle à pizza.  Pour patienter pendant que l'objet de toutes les convoitises dore dans le four, on engloutit une mozzarella di Buffala (9 €), importée directement de la ville du Vésuve, et servie dans son plus simple appareil : telle quelle. Juteuse et parfaite ! A boire, même si pas très napolitain pour le coup, un Spritz format romain (8 €) dont la taille nous rappelle instantanément nos apéritifs à Trastevere, signe d’un bon début de soirée. On était un peu perplexe sur cette appellation (après tout, quand c’est bon, c’est bon non ?) jusqu’à ce que déboule devant nous une reine Margherita di Buffala (12 €) : pâte crousti-moelleuse, sauce tomate de compet’, basilic frais, mozza di Buffala (ajoutée après cuisson), et huile d’olive. Allel
Le Caroubier
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Marocain
  • 15 arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les tontons du bled.Manger quoi ? Le bien nommé « couscous royal ». Dans le genre couscoussophile averti, on est – sans se vanter – plutôt bon client. Fils et petit-fils de cuistots diplômés en semoule fine, on pensait néanmoins (à tort) qu'il fallait traverser l'hémisphère Sud en « 404 break chargé » pour goûter au Graal. Que nenni ! En un aller-retour direction Porte de Versailles, on se fait avec le Caroubier un joli remake parisien de « Il était une fois dans l'Oued ». Et on s'y croirait presque. Dans une déco qui pousse à fond le curseur oriental (tapis berbères, banquettes à coussins imprimés, derbouka en peau de mouton et arrière-salle qui la joue khaïma), les plats pantagruéliques se prononcent en V.O. et satisferont toutes les dalles. Même les plus grosses. On pense à cette crousti-gourmande pastilla au pigeon, sorte d’ode au sucré-salé et modèle parigot du genre. Ou à ce maxi-couscous royal dont la semoule aérienne, gorgée d’un bon bouillon plein de coriandre, est bien accompagnée de légumes à point et de l’habituel plateau de viandes (agneau mijoté, boulettes, merguez…) Pour faire passer les pâtisseries maison, on lève notre coude avec l’indispensable thé à la menthe tout en tapant des barres avec l’hôte, impeccable jusque dans l’humour. Nécessaire pour faire passer une addition (38 €) qui est, quant à elle, bien parisienne.
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Le Plan B
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Grenelle
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les gens du quartier, les curieux, et tout amateur de bières qui se respecteLa boisson culte ? L’une des 11 bières à la pression Métro Dupleix. Voilà une station où l’on a dû descendre seulement une paire de fois en trois décennies d’explorations parisiennes. Pourtant, paraît que des gens y vivent, et paraît même qu’ils s’en trouvent bien. D’ailleurs d’après Nicolas, le co-gérant du Plan B, le quartier est aujourd’hui en pleine transformation : le coffee shop en face, O Coffeeshop, s’est paraît-il fait très rapidement un nom chez les amateurs. Mais bon, ce jour-là c’est la bière qui nous amène. Et sur notre route du malt parisienne, le Plan B a pris des airs d’escale de premier choix. Ouvert depuis février 2017 à la place d’un bar PMU de quartier, le Plan B ne joue pourtant pas la carte de la gentrification sauvage à fond. Et au fait, qui se plaindrait de voir un rade lambda remplacé par une adresse à la déco soignée, qui évoque la Californie (bois blanc, brique, bois peint et cactus), surtout si les tarifs ne s’envolent pas (toutes les bières sont à 6,90 € pour 42 cl) ? Certainement pas les clients, souvent venus boire autre chose que de la bière cet après-midi-là. « Je ne voulais pas faire un énième bar à bières pour geeks, juste proposer de bonnes choses pour ceux qui apprécient ça, faire découvrir à ceux qui ne connaissent pas, mais aussi rester un bar de quartier, tout simplement », précise Nicolas. Mais rassurez-vous, côté pressions, ça suit largement, avec u
Le Café du Commerce
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Grenelle
Pour qui ? Les amateurs de bonne bouffe à bon prix (et les fanas de jardins intérieurs). Le plat culte ? Un pavé de rumsteck, sa sauce délicieuse et ses frites maison. A l’origine magasin de tissus, cet immeuble sur trois niveaux au 51 rue du Commerce est ensuite devenu en 1921 un « bouillon » où se nourrissaient les nombreux ouvriers de l’industrie automobile alors florissante dans le quartier. La rénovation en 2003 a permis au lieu de garder tout son charme classique : lumière qui pénètre à travers le plafond de verre et plantes luxuriantes à chaque étage. On s’y sent comme dans les salons d’un navire élégant du XIXe siècle avec ce bourdonnement des voix et le cliquetis des verres. Alors que beaucoup de brasseries parisiennes ont perdu cette atmosphère conviviale, leurs prix raisonnables et leur service bien exécuté, le Café du Commerce excelle dans tous ces domaines… On y dévore tous les classiques adorés : soupe à l’oignon gratinée, escargots, oreilles de cochon grillées, soupe de poisson et sa rouille, pot au feu... Notre conseil ? Misez sur une pièce de bœuf du Limousin (17,50 €, 67 € à partager) cuite à la perfection. A déguster également ? Des excellents plateaux de fruits de mer de septembre à mars. Les serveurs sont attentifs mais jamais obséquieux et toujours heureux de faire des recommandations : particulièrement pratique pour nous aider à choisir parmi la grande sélection de desserts (on adore le baba au rhum et la mousse au chocolat à 8,50 € et le cidre de Norm
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La Toute Petite Culotte
  • Bars
  • Pubs
  • Grenelle
La Toute Petite Culotte est devenue très rapidement l'une des adresses incontournable du 15e arrondissement. C'est dans une ambiance chaleureuse et décontractée que toute l'équipe vous accueille. Amateur de bière, vin de terroir, charcuterie ou fromage ? Ne cherchez plus, c'est ici que se trouve votre nouveau QG. En couple ou entre amis, ne manquez pas l'Happy Hour, tous les jours, de 18h à 20h30. Pinte blonde à 5 € et saucissons entiers à partager !
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 15 arrondissement
Avec qui ? Votre pote du 15 qui se plaint que c’est toujours lui qui se déplaceBoire quoi ? Un printanier Fragola (gin, cordial de basilic maison, sirop de fraise maison, citron ; 13 €) Boire des coups à la fraîche dans le parc des expositions de la porte de Versailles… Ça sonne un peu comme un défi d’« action ou vérité ». Mais pas le genre de chose qui pourrait faire peur au groupe Perchoir, qui a déjà colonisé sur un bout du BHV ou de la gare de l’Est. Pour cette nouvelle adresse sur le toit d’un hall d’expo, ils délaissent la verticalité pour l’horizontalité. On perd donc en altitude ce qu’on gagne en surface avec la vedette du spot, une giganormous terrasse boisée parsemée d’oliviers en pot, de jasmin en tonnelle et de mobilier de jardin. Autant dire un bon coin pour un soir de canicule. A la carte, du classique qui ne risque pas d’effrayer la clientèle revenue de son confinement dans le Luberon : Moscow Mule (12 €), spritz (12 €), bouteille de rosé Posey Bio (39 €) et quelques fraîches créations comme ce Last Word (gin, Chartreuse, Luxardo Maraschino, citron ; 13 €). On complète avec quelques petites grignoteries, croquettes de chorizo (10 €), planche de charcuterie corse (18 €), pour un sage apéro à la limite du pull sur les épaules… Etant accolé à la plus grande ferme urbaine de la ville encore en friche et tournant le dos à Paris, ce Perchoir réussit l’exploit de n’offrir absolument rien de notable à regarder et lutte donc efficacement contre l’instagrammisation de no
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La Javelle, Guinguette Effervescente
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Javel
  • prix 2 sur 4
A deux pas du parc André Citroën, une guinguette s’est installée. L’étonnement s’empare de nous. Il faut dire qu’il n’est pas si banal de voir autant de vie dans un lieu habituellement peu bouillonnant. Le quai de Javel est d’ordinaire plutôt noirci par les gravats et la poussière que par la foule.Mais depuis quelques mois, voici que les transats se sont fait une place au bord du quai et qu’une scène de danse a miraculeusement élu domicile sur le bitume. Quelques guirlandes lumineuses, d’excellents food-trucks, un joyeux bar et de grandes tables en bois. Une sorte de place de village en plein désert parisien. Une effervescence bien nécessaire pour réveiller un dynamisme local en perdition. Le programme est d’ailleurs particulièrement chargé, alternant sans souffler cours de yoga, bal musette (le lundi soir), concerts et spectacles.Malgré tout ça, la guinguette n’oublie pas de sustenter son public et elle le fait plutôt bien : des food-trucks sont présents chaque soir, proposant cuisine marocaine, thaï, hot-dogs, etc. Le bar, lui, joue à l’original en proposant des bières parisiennes et en dévoilant sans complexe sa passion pour le Picon, qu’il est peu fréquent de trouver en tête d’affiche dans les établissements de la capitale. Si les prix font un peu grimacer (7 à 8 euros la pinte de bière), n’en déplaise à votre bonne humeur, c'est qu'on avait vite oublié la proximité des beaux quartiers, 16e en tête. 
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Necker
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les philosophes fauchés qui aiment refaire le monde Plat culte ? Le porc au caramelBon plan ? Côté assiette, tout est à 6 € (5 pour les étudiants et les chouchous du cuisinier). Avec bière à 1,50 € ! Pour trouver une petite place ici, il faudra jouer des coudes, se contenter d’un bout de table peut-être, et venir tôt (la cuisine ferme à 20h30, l’établissement à 22h). Mais le jeu en vaut largement la chandelle. Ouvert depuis 1985, ce restaurant caché dans une ruelle du 15e arrondissement n’a quasiment pas augmenté ses prix en vingt-cinq ans (la bière à 1,50 €, qui dit mieux ?). Le mythique patron, Monsieur Quan, ancien professeur de philosophie vietnamien est parti à la retraite, mais ses enfants ont pris la relève. Et proposent une cuisine simple et copieuse dans un décor hautement improbable. Les murs boisés sont tapissés de romans et d’essais métaphysiques, l’ancien drapeau de l’Etat du Vietnam flotte fièrement au-dessus du bar (l'ex tenancier, débarqué en France en 1976 avec le statut de réfugié politique, n’est pas franchement fan des communistes) et l’interrupteur des toilettes déclenche une radio qui, pour accompagner votre moment d’intimité, crache le meilleur de la variété française des années 1980. Un joyeux bordel donc, mais peu importe, ici on aime la convivialité et la bonne humeur. Côté assiette, tout est à 6 € (5 pour les étudiants et les chouchous du cuisinier) : bo-bun aux spaghettis, assortiment de nems, porc au caramel, entrecote et frites, etc. L
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