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Les Cocottes
Stephen Maloman / FlickrLes Cocottes

15e arrondissement : les bars et restaurants

Le 15e réveille vos papilles

Écrit par
La Rédaction
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Javel
  • prix 2 sur 4
La Seine ressemble un peu à la ligne de partage des sulfites. Rive droite, bon courage pour dégoter une bouteille de Château Roundup aux saveurs de copeau. Et rive gauche, les amateurs de vins vivants se sentent aussi délaissés qu’une assiette de boulgour dans le frigo de Fabien Roussel. Heureusement, il existe quelques courageux pour nager à contre-courant, à l’image du frétillant Julien Métias qui a ouvert en juillet 2021 cette petite cave à vins où apéroter vers Lourmel (oui, touuuuut là-bas). Au programme, que des quilles de copains (le lascar bosse aussi dans le vin et connaît personnellement les trois quarts des viticulteurs qu’il propose), à picoler accoudé à un établi ou un tonneau, accompagné d’assiettes de charcut’ artisanales. Pas de cartes de vins au verre (7 €), c’est selon l’humeur du taulier et des arrivages. Ce soir-là, on se laisse tenter par la Métairie des Barjots, une drôlerie ligérienne toute fruitée de Renaud et Boris Desbourdes du domaine de la Marinière, avant de partir musarder dans le muscadet bien tendu de Ce Qui Nous Lie de Christophe Bosc. Le solide assure avec une coppa comme cochon, un pâté de sanglier truffé qui nous en bouche un groin et un brillant brillat-savarin (14 € l’assiette). A la bouteille, pas mal de choix à prix tenus : pet’ nat B.C.G. (23 €), blanc Au bout du Chenin de Julien et Frédéric Moreau (31 €), gamay rouge La Paire de Laurent Saillard (22 €). Bref, un chouette QG pour vous hydrater si vous êtes dans le coin. Chez Time
La Javelle, Guinguette Effervescente
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Javel
  • prix 2 sur 4
A deux pas du parc André Citroën, une guinguette s’est installée. L’étonnement s’empare de nous. Il faut dire qu’il n’est pas si banal de voir autant de vie dans un lieu habituellement peu bouillonnant. Le quai de Javel est d’ordinaire plutôt noirci par les gravats et la poussière que par la foule.Mais depuis quelques mois, voici que les transats se sont fait une place au bord du quai et qu’une scène de danse a miraculeusement élu domicile sur le bitume. Quelques guirlandes lumineuses, d’excellents food-trucks, un joyeux bar et de grandes tables en bois. Une sorte de place de village en plein désert parisien. Une effervescence bien nécessaire pour réveiller un dynamisme local en perdition. Le programme est d’ailleurs particulièrement chargé, alternant sans souffler cours de yoga, bal musette (le lundi soir), concerts et spectacles.Malgré tout ça, la guinguette n’oublie pas de sustenter son public et elle le fait plutôt bien : des food-trucks sont présents chaque soir, proposant cuisine marocaine, thaï, hot-dogs, etc. Le bar, lui, joue à l’original en proposant des bières parisiennes et en dévoilant sans complexe sa passion pour le Picon, qu’il est peu fréquent de trouver en tête d’affiche dans les établissements de la capitale. Si les prix font un peu grimacer (7 à 8 euros la pinte de bière), n’en déplaise à votre bonne humeur, c'est qu'on avait vite oublié la proximité des beaux quartiers, 16e en tête. 
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pâtisserie
  • Necker
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les amateurs de desserts fruités, subtils et peu sucrés.Gâteau culte ? L’offre varie en fonction des saisons, (re)venez régulièrement ! La longue et imposante devanture noire se marie très bien avec le chic du grand immeuble haussmannien. Nous sommes dans le 15e arrondissement et pourtant, on se croirait place Vendôme chez un grand joaillier. En poussant la porte, même frisson d’excitation que si nous allions acheter une pierre précieuse sauf qu’ici, les diamants sont comestibles et qu’ils coûtent moins cher que le solde de votre livret A. Au milieu de la pièce, noire elle aussi, une longue vitrine dans laquelle sont présentées les viennoiseries. Les mini-kouglof (2,40 €) brillent de mille feux avec leur glaçage au sucre cristal. En bouche, ils sont moelleux comme un oreiller et l’odeur de la mie bien beurrée nous chatouille le nez. On jette un regard furtif sur l’ensemble de la pièce sans voir les pâtisseries, cachées dans un recoin. C’est un peu comme si Claire Damon, la chef-bijoutière de cet écrin, avait voulu préserver ses plus beaux trésors. On s’avance au fond du labyrinthe sombre. Sous nos yeux, une dizaine d’entremets aux fruits de saison (fait assez rare dans les pâtisseries parisiennes pour être souligné). Le baba, préparé avec les premières fraises de l’année (6,20 €), côtoie un gâteau au pamplemousse corse (7 €), dernier vestige de l’hiver. Le cylindre rose poudré surmonté d’un pétale de rose est magnifique. Si beau que l’on hésite à le sortir de sa bo
Jium
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Grenelle
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les Parisiens qui veulent changer des éternels barbecue coréens Plat culte ? Le tendrissime bulgogi de bœuf (16 €).  Délicates suspensions en opaline au plafond, rideaux en toile écrue du Sud-Ouest, mobilier en bois blond... En voilà une bien jolie gargote ! Planquée dans une petite rue au calme, à deux pas du carrefour de la Motte-Picquet-Grenelle, Jium et sa cuisine ouverte détonnent. Ici, promis, vous ne sentirez pas le graillon en sortant ! Dans l'assiette, même raffinement. Chaque plat tourne autour d’une quinzaine d’euros. Oubliez le bimbimbap, malheureux ! La gastronomie corénne est tellement plus riche que ce cliché vu et revu. Même si on louche sur celui de notre voisine, un bol rempli de "pelotes" d'épinards et légumes séchés coréens, à détricoter gentiment, garni de navet, soja, courgette... Et chapeauté d'un œuf  (15 €). Rien à voir avec les plâtrées qu’on voit chez les vrai-faux coréens parisiens !Non, l'intérêt ici ce sont ces petites portions moins vues, picore chiadée : mandoo —sortes de gyozas coréens — ultra crispy (7 €), affolant gueban au poulet en cocotte Staub (riz gluant, pépins de potiron et tournesol, jujube), ravigoré par une sauce soja maison (15 €)...  Et puis ce bulgogi aux petits oignons : bœuf extra, viande savoureuse, tendre, cuisson nickel (16 €).  Pour s'hydrater la glotte : thé sengang cha (5 €), bière Hite (5 €), bekseju au ginseng et gingembre (5 € le verre; 20 € la bouteille), soju (15 € la quille) et surtout ces quelques vins
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Le Café du Commerce
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Grenelle
Pour qui ? Les amateurs de bonne bouffe à bon prix (et les fanas de jardins intérieurs). Le plat culte ? Un pavé de rumsteck, sa sauce délicieuse et ses frites maison. A l’origine magasin de tissus, cet immeuble sur trois niveaux au 51 rue du Commerce est ensuite devenu en 1921 un « bouillon » où se nourrissaient les nombreux ouvriers de l’industrie automobile alors florissante dans le quartier. La rénovation en 2003 a permis au lieu de garder tout son charme classique : lumière qui pénètre à travers le plafond de verre et plantes luxuriantes à chaque étage. On s’y sent comme dans les salons d’un navire élégant du XIXe siècle avec ce bourdonnement des voix et le cliquetis des verres. Alors que beaucoup de brasseries parisiennes ont perdu cette atmosphère conviviale, leurs prix raisonnables et leur service bien exécuté, le Café du Commerce excelle dans tous ces domaines… On y dévore tous les classiques adorés : soupe à l’oignon gratinée, escargots, oreilles de cochon grillées, soupe de poisson et sa rouille, pot au feu... Notre conseil ? Misez sur une pièce de bœuf du Limousin (17,50 €, 67 € à partager) cuite à la perfection. A déguster également ? Des excellents plateaux de fruits de mer de septembre à mars. Les serveurs sont attentifs mais jamais obséquieux et toujours heureux de faire des recommandations : particulièrement pratique pour nous aider à choisir parmi la grande sélection de desserts (on adore le baba au rhum et la mousse au chocolat à 8,50 € et le cidre de Norm
Guillaume Grasso - Vera pizza napoletana
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pizza
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les puristes de la pizza napolitainePlat culte ? Toutes les pizzas bien sûr (recettes exclusives de Guillaume). A commencer par la Margherita, avec mozza di Buffala !Vous croyez avoir déjà goûté une pizza aussi bonne qu'à Naples ? Ça, c’était avant que Guillaume Grasso, issu d’une famille de pizzaioli napoletani (la célèbre pizzeria Gorizia, née en 1916) décide d’ouvrir à son tour sa propre boutique. Perdue au fin fond de la capitale, dans le 15e arrondissement, mais avec des pizze si bonnes qu'elle réussira à vous faire décoller de votre canap’ ! Le bonhomme ne rigole pas du tout avec la pizza, il est même le seul à Paname à bénéficier de la certification Verace Pizza Napoletana... D'où ce curieux logo de Polichinelle tenant une pelle à pizza.  Pour patienter pendant que l'objet de toutes les convoitises dore dans le four, on engloutit une mozzarella di Buffala (9 €), importée directement de la ville du Vésuve, et servie dans son plus simple appareil : telle quelle. Juteuse et parfaite ! A boire, même si pas très napolitain pour le coup, un Spritz format romain (8 €) dont la taille nous rappelle instantanément nos apéritifs à Trastevere, signe d’un bon début de soirée. On était un peu perplexe sur cette appellation (après tout, quand c’est bon, c’est bon non ?) jusqu’à ce que déboule devant nous une reine Margherita di Buffala (12 €) : pâte crousti-moelleuse, sauce tomate de compet’, basilic frais, mozza di Buffala (ajoutée après cuisson), et huile d’olive. Allel
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Necker
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les philosophes fauchés qui aiment refaire le monde Plat culte ? Le porc au caramelBon plan ? Côté assiette, tout est à 6 € (5 pour les étudiants et les chouchous du cuisinier). Avec bière à 1,50 € ! Pour trouver une petite place ici, il faudra jouer des coudes, se contenter d’un bout de table peut-être, et venir tôt (la cuisine ferme à 20h30, l’établissement à 22h). Mais le jeu en vaut largement la chandelle. Ouvert depuis 1985, ce restaurant caché dans une ruelle du 15e arrondissement n’a quasiment pas augmenté ses prix en vingt-cinq ans (la bière à 1,50 €, qui dit mieux ?). Le mythique patron, Monsieur Quan, ancien professeur de philosophie vietnamien est parti à la retraite, mais ses enfants ont pris la relève. Et proposent une cuisine simple et copieuse dans un décor hautement improbable. Les murs boisés sont tapissés de romans et d’essais métaphysiques, l’ancien drapeau de l’Etat du Vietnam flotte fièrement au-dessus du bar (l'ex tenancier, débarqué en France en 1976 avec le statut de réfugié politique, n’est pas franchement fan des communistes) et l’interrupteur des toilettes déclenche une radio qui, pour accompagner votre moment d’intimité, crache le meilleur de la variété française des années 1980. Un joyeux bordel donc, mais peu importe, ici on aime la convivialité et la bonne humeur. Côté assiette, tout est à 6 € (5 pour les étudiants et les chouchous du cuisinier) : bo-bun aux spaghettis, assortiment de nems, porc au caramel, entrecote et frites, etc. L
Le Comptoir
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • 15 arrondissement
  • prix 1 sur 4
Et une adresse plutôt bon marché pour les habitants du quartier Convention. Ce joli café sportif porte bien son nom avec l’impressionnant zinc circulaire qui occupe les trois-quarts de la salle, faisant face aux passants et à son agréable terrasse sur le trottoir (ne vous inquiétez pas pour le bruit, ce coin du 15e est très calme passé 20h). Si vous allez au Comptoir pour regarder un match, profitez de la publicité pour contempler la déco, étonnant mélange de carrelages art déco, banquettes de diner américain, rangées entières de bières jamaïcaines Red Stripe et posters kitsch de toutes époques.  Mais si tous ces ornements valent le coup d’œil, c’est le serveur qui donne vraiment le ton de ce « rugby bar ». Souvent seul aux commandes le soir, le garçon semble infatigable et sa bonne humeur toujours fraîche comme la rosée. Mais attention, on n’a pas dit LE rosé : ici, on vient évidemment consommer de la boisson maltée, et pas n’importe laquelle. En premier (bon) prix, on peut engloutir une Silver, blonde légère à 5 € la pinte (inutile en ces murs de parler du tarif du demi). Elle descend même à 3,50 € en happy hour (de 17h à 19h) ! On passe ensuite aux choses sérieuses avec la Brooklyn à 5,2° (7 € les 50 cl), et la Chouffe, charmante Belge à pas moins de 8° (7,50 €). Encore soif ? Goûtez au choix une Winterfell, une Demie de mêlée, une Triple Karmeliet ou une incontournable Guinness. Vous connaissez la consigne : ne jamais boire le ventre vide. Aucun risque de carence en proté
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  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 15 arrondissement
Boire des coups à la fraîche dans le parc des expositions de la porte de Versailles… Ça sonne un peu comme un défi d’« action ou vérité ». Mais pas le genre de chose qui pourrait faire peur au groupe Perchoir, qui a déjà colonisé sur un bout du BHV ou de la gare de l’Est. Pour cette nouvelle adresse sur le toit d’un hall d’expo, ils délaissent la verticalité pour l’horizontalité. On perd donc en altitude ce qu’on gagne en surface avec la vedette du spot, une giganormous terrasse boisée parsemée d’oliviers en pot, de jasmin en tonnelle et de mobilier de jardin. Autant dire un bon coin pour un soir de canicule. A la carte, du classique qui ne risque pas d’effrayer la clientèle revenue de son confinement dans le Luberon : Moscow Mule (12 €), spritz (12 €), bouteille de rosé Posey Bio (39 €) et quelques fraîches créations comme ce Last Word (gin, Chartreuse, Luxardo Maraschino, citron ; 13 €). On complète avec quelques petites grignoteries, croquettes de chorizo (10 €), planche de charcuterie corse (18 €), pour un sage apéro à la limite du pull sur les épaules… Etant accolé à la plus grande ferme urbaine de la ville encore en friche et tournant le dos à Paris, ce Perchoir réussit l’exploit de n’offrir absolument rien de notable à regarder et lutte donc efficacement contre l’instagrammisation de notre société. Bien joué !
Les Trois Garçons
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Javel
Vous avez envie d'un très bon dîner, mais surtout pas d'une ambiance guindée, de nappes blanches et encore moins de repasser une chemise avant de sortir ? C’est ce que vous trouverez aux Trois Garçons, bistrot décontracté et bar à vins du 15e arrondissement.  Sur la terrasse de la charmante place du Comtat-Venaissin ou dans le « grand salon » style Cluedo revisité à la sauce bobo, vous vous régalerez d'un millefeuille d'avocat et tourteaux (13 €) ou d'une burratina des Pouilles (9,50 €), en baskets et leggings si cela vous chante. Et porter un pull à capuche ne vous empêchera pas de déguster du thon Germon en persillade (19 €) ou un délicieux magret de canard entier à l'orange (21 €). La maison propose aussi quelques assiettes plus simples, comme de grosses salades ou un bagel au saumon (10 €). Et pour finir, des desserts gourmands comme le tiramisu Nutella et spéculoos (6,50 €), le cheesecake (7,50 €) ou le copieux café gourmand (8 €). Notez qu'une jolie sélection de vins (à partir de 4,50 € le verre et 20 € la bouteille) pourra accompagner harmonieusement tous ces mets. Une adresse à retenir absolument pour les habitants du quartier, qui se prête aussi bien aux tête-à-tête qu'aux retrouvailles amicales et familiales.  
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