Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right Les meilleurs collectifs et soirées à Paris

Les meilleurs collectifs et soirées à Paris

Electro, rock, hip hop... En dix ans, les soirées et collectifs made in Paris se sont multipliés. Voici nos préférés.

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Die Nacht à la piscine Molitor (2011) © Bazabuque
Par Houssine Bouchama, Gildas Madelénat, Lorraine Grangette, Charline Lecarpentier, Tina Meyer et Rémi Morvan |
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C’est une époque à l’allure de régalade pour les noceurs parisiens. Depuis une petite décennie, pas une semaine sans qu’une ribambelle de soirées aguichantes ne s'invite au programme. Derrière elles, tout autant de collectifs aussi différents les uns que les autres. S’ils n’ont pas le même maillot musical, ils partagent la même passion : proposer des soirées de qualité pour esthètes de la nuit. Atmosphères particulières, lieux improbables et line-up chiadées. De la cave moite au hangar underground en passant par la friche berlinesque, petite plongée dans la galaxie des meilleurs collectifs et soirées parisiens.

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© Mathias Casado Castro

House of Moda

Que ce soit à La Java ou A La Folie, les soirées House of Moda sont un monde merveilleux et never too much, où une duègne espagnole trinque avec un alien vert, où les pharaons roulent des pelles aux sirènes… Cela réunit tout ce qu’on aime chez Time Out : les icônes pop, la culture ballroom, des line up pointus. C’est un espace de liberté rare, un cocktail d'auto-dérision et de mode, avec les plus belles drag-queens de Paris, et un level en voguing assez balèze ! On se rappellera longtemps de leur 7e anniv à la Java ou encore de leur engagement pour les migrants A la Folie.

Ils ont investi : A la Folie, La Java, Rosa Bonheur, Garage, la Gaîté Lyrique, Café de la Presse, La Machine du Moulin Rouge...

Champ Libre

Après avoir fait les belles nuits de Pantin avec son antre secrète, Champ Libre est passé Records et tourne maintenant dans le monde entier. Collectif multidisciplinaire aux grandes étendues (live, scénographie, graphisme, vidéo, performance, etc.), il sait se donner corps et âme pour la musique et ses arts nocturnes. Des fêtes sur liste difficile d’accès, mais où la communauté jouit d’une liberté presque totale. Un sanctuaire qui prouve que Paris peut faire mieux que Berlin. Et oui, si vous n’avez jamais fait une nuit CL (pour les intimes) alors vous n’avez rien fait.

Ils ont investi : Petit Bain, La Machine du Moulin Rouge, Secret Warehouse…

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© La Mamie's

La Mamie's

Les années ne semblent pas avoir d’impact sur la Mamie’s, bien au contraire. Déjà plus d’une décennie que ses six zozos amoureux de vinyles et de kermesses festives ont créé cette bonne vieille Mamie’s. Et après avoir écumé tous les clubs et caves de la capitale, les voici désormais dans une autre dimension. Car entre leurs quasi-résidences à La Machine, à grands coups de noms prestigieux (coucou Perc, Kenny Dope, Rush Hour ou encore James Ruskin), et leurs dates aux quatre coins du pays – monde ? –, la Mamie’s pèse plus que jamais. Ultime détail, ils co-organisent depuis déjà 5 ans avec Cracki Records le Macki Festival, l’un des festivals les plus intéressants de l’été parisien.

Ils ont investi : la Ferme du Bonheur, le 6B, Concrete, la Machine du Moulin Rouge, le DJOON, le Port de loisirs de l’Eté du Canal, et une sacrée ribambelle de lieux secrets...

Fusion mes couilles

Derrière ce nom à faire kiffer un auditeur partouzeur de TSF Jazz se cachent les soirées électroniques du moment. Et pour s’asseoir sur le trône en même pas deux ans, Fusion mes couilles opère avec un cocktail simple au possible : des programmations pointues comme un projectile de Mimi Siku, des alliances de l'enfer - coucou la soirée Boiler Room du nouvel an – et de nombreux dépucelages de lieux. Car après le Consulat, voici venu le temps du parking du Kube Hôtel. Et tout ça dans la plus grande des décontractions. Fusion mes couilles ou quand du plus beau nom de soirée de ces dernières années naquit le futur des soirées à Paris.

Ils ont investi : le Consultat, A la Folie, le Rex Club, Concrete, Machine du Moulin Rouge... 

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© Renaud Monfourny

Gonzaï Nights

Gonzaï sait faire les choses à l’envers : passer d’un webzine à une revue papier, oui, et surtout retourner les nuits parisiennes. Fidèle à la Maroquinerie à Paris, sa team programme de vieilles légendes rock ou électro comme celles du futur. Certains ne resteront, il est vrai, que de furtifs sursauts de l’underground, d’autres grandiront avec nous. Avec des plateaux de trois groupes qui réussissent toujours d’une façon ou d’une autre à faire des performances mémorables, Gonzaï a créé un rendez-vous mensuel de live qui vaut toujours la peine de se déplacer. De Lee Ranaldo à Wire en passant par Essaie Pas, JC Satan et Aufgang, Gonzaï a toujours raison.

Ils ont investi : La Maro !

Le Camion Bazar

Il n’existe nul autre collectif comme le Camion. Tout simplement parce que « le Camion Bazar, c'est l'amour ! » Née à l'initiative du DJ Romain Play et de sa femme Benedetta, cette caravane tapissée de peau léopard, boule à facettes et autres objets de déco kitschissimes se balade de fêtes en fêtes depuis 2013. Disco, house, techno, rock FM, tout, vous entendrez tout à bord du Camion. Aujourd’hui, cette scène mobile complètement barrée se veut mythe de la scène parisienne... Et tous les clubs et soirées se battent pour les programmer. Et plus les années passent, plus les soirées pas comme les autres s’enchaînent, et plus le Camion prend des allures du Magic Bus cher aux Who.

Ils ont investi : l’aéroport du Bourget, le Cabaret Sauvage, la Machine du Moulin Rouge, Divan du Monde, le 6B, la Clairière, le Café Barge, Concrete, le Port de Loisirs d’Eté du Canal...

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Casabey

Voilà plusieurs années qu’il concoure au titre de Man of the year ! Son nom ? Nadim Makhlouf. Sa réussite ? Avoir fait de Paris une ville hip-hop friendly, à des années lumières de la débrouille du début du siècle. A la tête de la giga fusée Casabey, Cap’tain Makhlouf tire les soirées Rap et R’n’B vers des contrées lointaines. Si lointaines que même Han Solo galère dans son rétro. On pense notamment aux déjà mythiques (et bien nommées) Classics Only, ce voyage 100 % hip-hop qui nous plonge dans la décennie 1996-2006, époque où Booba ne connaissait pas l’auto-tune, et où Usher n’avait pas encore d’herpès. Mais aussi aux plus récentes Rap & Burgers (où comment allier deux de nos deux plus belles passions dans la vie). Sans oublier les mémorables after show, notamment pour la Fashion Week avec un certain… Virgil Abloh. Si vous ajoutez un casting cinq étoiles (Joey Starr, 113, Skepta, Oxmo Puccino…), des karaokés cornaqués par Willaxxx et tout un tas de goodies, vous obtenez le Graal du hip-hop à Paris. Tout simplement.

Ils ont investi : Bellevilloise, Institut du Monde arabe, Gibus, NF-34, Mona Bismarck, La Clairière...

75021 - Arrondissement éphémere

Spécialiste des évènements hors périphérique (en vérité hors format, hors tout), l’arrondissement 21 s’est posé pendant longtemps au 6B. Un format journée, pour faire la fête au soleil sur du gros son. Maintenant le collectif se retrouve chef de quai de la gare la plus joyeusement foutraque de Paris (la Station, évidement, pas la Gare du Nord), et met toute son énergie pour défendre la scène française électro. Toutes leurs soirées-journées sont immanquables. Alors, quand est-ce que vous déménagez ?

Ils ont investi : le 6B, la Machine du Moulin Rouge, la Station

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Gone With the Weed

Dans les caves parisiennes, le nom de Gone With the Weed est accompagné d’une aura presque mystique. Il faut dire que le collectif monté par Erika et Emile au début des années 2010 a organisé parmi les plus belles soirées rock parisiennes de la décennie. De la Méca jusqu’à l’Espace B, c’est peu dire que Gone With the Weed en aura fait couler des litres de sueur. Et là où le duo fait encore plus fort, c’est qu’ils ont également lancé un des plus beaux labels actuels, sur cassette uniquement et avec des groupes en provenance des quatre coins du monde – coucou Tall Juan ou encore Ausmuteants. Ou comment entretenir plus que jamais le mythe.

Ils ont investi : le Gibus, la Mécanique Ondulatoire, l'Espace B...

Subtyl

Entre le fond et la forme, Subtyl a fait le choix de ne pas choisir et de régaler tout le monde. De ses premiers défrichages de hangars à ses récentes résidences à la Station jusqu’aux folies holographiques, la bande menée par le stakhanoviste Sina se plaît depuis 2012 à mettre un bon gros coup de barre à mine dans le parfois trop redondant et lisse paysage électro parisien. Là où Subtyl fait fort, c’est que la musique suit, et ce peu importe la chapelle électronique concernée. Entre acid techno, indus et dark techno, tout y passe option Deutsche Qualität. Et histoire de se faire plaisir jusqu’au bout, la bande a lancé son label à l’orée 2018, comme d’habitude à la pointe. Subtyl, jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction.

Ils ont investi : Hangar, la Station, Rex Club, le Consulat, Concrete...

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Qui Embrouille Qui
© Parallax

Qui Embrouille Qui

C’est presque dans l’ombre que l’embrouille a commencé. A l’été 2017, DJ AZF et Pasteur Charles, respectivement une des DJ les plus bankable du moment et le boss du Turc Mécanique, ce label de punk hypéractif, décident d’organiser un festival réunissant la crème de la scène électronique locale. Résultat ? Un bon gros carton des familles, le tout du côté de la Station forcément. La suite fut synonyme de grande marche impériale sur l’année 2018 avec des dates un peu partout dans le pays et une deuxième édition option programmation pantagruélique. Paraît-il qu’un label serait dans les tuyaux et on ne parle même pas de la prochaine édition qui a tout pour être l’un des moments festivaliers 2019. Alors prêt pour la prochaine grosse tape ?  

Ils ont investi : la Station – Gare des Mines, Machine du Moulin Rouge, Concrete, Aérosol, Grand Marché Stalingrad – la Rotonde...

© DR

Flash Cocotte

Ça fait depuis 2007 (vieux de la vieille) que Flash Cocotte organise ses soirées LGBTQIAPK (hétéros n’ayez pas peur, vous êtes plus que bienvenus). Excentrisme, tenues affriolantes, distribution de bonbons, musique de qualité, tolérance et bonne humeur sont les mots d'ordre de ces sauteries qu’il faut vivre au moins une fois. Et les gens ne s’y trompent pas, c’est souvent plein à craquer. La grande hype mais sans le mainstream. Un défilé des plus beaux personnages de la nuit, tout de couleurs et de paillettes. Le plus beau cabaret du monde.

Ils ont investi : L'Espace Pierre Cardin, la Java, le Cabaret Sauvage, La Machine du Moulin Rouge, NF-34

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Remy_Golinelli

Free Your Funk

Forlaaaaniiiii ! C’est le cri du cœur qui nous échappe à chaque fois qu’Emmanuel, que dis-je, MONSIEUR Forlani balance une énième soirée dans la capitale. A la tête du monstre Free your Funk, avec son associé Denis Jelen (homme discret à l'origine du collectif), il a réanimé à gros coup de défibrillateur le monde de la nuit parisienne, avec un dada : la Black Music. Entre les 30 years of hip hop, les tout autant mythiques 50 years of soul & funk, les soirées à thème (cœur avec les doigts pour le spécial Prince ou la Dr Dre party) et les nombreux guest star (DJ Pone, Cut Killer, Kenny Dope et DJ Premier), le pourvoyeur remplit pépère sa mission : proposer un medley jouissif des courants musicaux. Si vous ajoutez à tout ça la crème de la crème des concerts à Paris, vous obtenez le genre d’événements parfaits : ceux où même ce cliché de Yann Moix pourrait taper des one-two steps.

Ils ont investi : Bellevilloise, NF-34, Mona Bismarck...

© Alter Paname

Alter Paname

Toujours plus. Oui avec l’Alter Paname, c’est toujours plus. Si chaque événement a son thème comme point de départ, le reste n’est qu’escalade. Tous les lieux investis sont totalement redécorés, de manière à ce que le public – de préférence déguisé ! – s'amuse et se sente transporté, entouré de babioles en plastiques et d'animations récréatives. Mais attention, si l’Alter use d'autant d’artifices, elle n’en néglige pas pour autant la programmation musicale. Artistes techno et house de qualité défilent sur scène, sans oublier la présence occasionnelle – vraiment occasionnelle ? – du Camion Bazar. Un conseil : abonnez-vous à leur newsletter, c’est par là qu’ils annoncent désormais leurs soirées. Quand pour une fois, un spam te file ton meilleur plan de soirée. 

Ils ont investi : Au Paris 80, le Cabaret Sauvage, Port de Loisirs de l’été du Canal, le 6B...

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© Alan AARON / Soukmachines

Soukmachines

Des vieux de la vieille comme aurait dit Gilles Grangier. Et pourtant loin d’être les derniers dès qu’il s’agit de faire la fête jusqu’à des heures indues. Présent dans la game depuis 2005, Soukmachines a déjà eu des dizaines de vies. Si leurs nombreuses fêtes à thème dans des spots insolites ont fait sa renommé, Soukmachines s’est depuis spécialisé dans la reconversion de sites innocupés. Après avoir investi le Pavillon du Dr Pierre pendant quelques mois en 2016, ils ont surtout occupé pendant de trois saisons la Halle Papin à Pantin. Et si on a bien pleuré à la fermeture de cet incroyable lieu, rassurez-vous, Soukmachines vous réserve encore de nombreuses choses... De quoi faire le souk pendant encore une tripoté d’années.

Ils ont investi : la Fonderie à Bagnolet, la Miroiterie, le métro, le gymnase Jean-Dame, la Petite Rockette, la Rôtisserie, le Loft 66, le Glazart, l'usine du Labo Suzy (Montreuil), le garage d'un campus étudiant, le Pavillon du Dr Pierre, le 6B, la Halle Papin...

Cracki

Logiquement, après la Mamie’s, voici venu le temps de Cracki. Pour eux, tout a commencé aux alentours de 2010. Un départ en fanfare avec des sacrées soirées à base de gros canap’ et packs de bières, le tout dans de sacrés lieux atypiques. Puis très vite, un label est né, et les ondes s'y sont intéressées. L'Impératrice, Isaac Delusion, Voiron, Renart ou encore Agar Agar... Cherchez pas, ils viennent tous du sérail Cracki. Et puis en 2014, la fameuse alliance intergalactique avec la Mamie’s, la naissance du Macki, ce si beau bébé des festivals estivaux parisiens.

Ils ont investi : le parc de Belleville, le Palais de Tokyo, le bois de Vincennes, un entrepôt à Montreuil, le Pavillon du Dr Pierre, le 9B, Port de Loisirs de l’Eté du Canal...

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OTTO10

OTTO10 fait partie de ces jolis projets qui viennent secouer les petits matins de la capitale, à l'initiative d'une joyeuse bande, amatrice de musique électronique pointue. Bien décidés à revendiquer leur droit à faire la fête de façon originale, épanouie, conviviale et loin des sentiers (re)battus, les membres d'OTTO10 investissent des endroits originaux et les transforment en véritables parcs d'attractions pour adultes. Distribution générale de déguisements, animations, musique de qualité : de quoi vous assurer de merveilleuses soirées. 

Ils ont investi : Cabaret Sauvage, Le 6B, Mains d’Œuvres

© Shemale Trouble

Shemale Trouble

Le collectif Shemale Trouble, qui détourne le film Female Trouble de John Waters pour se nommer, célèbre la culture trans avec des soirées ouvertes à tous. La bande organise selon ses propres termes des soirées pour “promouvoir l’amour, la sexiness, célébrer la beauté, la diversité et la créativité trans”. Habitués du Klub, il leur arrive de faire le mur pour la Gaîté Lyrique. Parmi leurs invités de luxe, EDH, Corrine, Léonie Pernet ou C.A.R. 

Ils ont investi : le Klub, la Station, A la Folie, Officine 2.0., la Machine du Moulin Rouge...

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© DR

Pardonnez-Nous 

Allez à Pardonnez-Nous, c’est comme passer une nuit à écouter Rire et Chansons mais en mieux. Une insoumission qui n’a pourtant rien de religieux, il s’agit juste d’un collectif qui veut faire la fête en plus drôle et s’en donne les moyens. Une fête folle et sans étiquettes (pourquoi en avoir une, ça gratte toujours pour rien). Du grand n’importe quoi en tout bien toute honneur, toujours. Et puis de toute façon, tout est pardonnable. Alors pourquoi vous priver des soirées les plus amusantes de Paname ? Eclat de rire garanti.

Ils ont investi : Alternateev, Le Zorba, A la Folie, Grand Marché Stalingrad, Cabaret Sauvage

© DR

La Culotté 

Organisateur de teuf depuis 2012 et ancien résident du Petit Bain, La Culotté a quitté le bateau pour le train, et propose désormais ses fêtes-paillettes à La Station (comme tous les meilleurs). Projet mêlant musiques électroniques et instrumentales, leurs soirées sont devenues un espace essentiel de la mixité LGBTQ+, avec ce qu’il faut d’ambiance délurée. Leurs évènements se font rares, trop rares, mais on les attend toujours avec la même impatience. Ils rendent nos nuits meilleures que nos jours. Toujours. 

Ils ont investi : Divan du Monde, Petit Bain, La Station

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© DR

Fils de Vénus

Le collectif qui se dit “plongé dans une quête mystique et sonore”, organise des soirées depuis 2011, énamourées de house, de hip hop et de pop. La bande compte Bagarre parmi son armée de la nuit, mais aussi les DJs Alto Clark, Pauline et Gaspar. On les retrouve aussi bien à La Folie qu’au Pop up du Label ou à La Machine.

Ils ont investi : A la Folie, Pop up du Label, la Machine du Moulin Rouge...

© DR

Casual Gabberz

Le gabber, ce ne sont pas seulement de vagues souvenirs de soirées des années 1990 qui se déroulaient au fin fond d’une ZAC du Brabant flamand. Ce sont désormais les Casual Gabberz, une team d’electro hardcore qui a bouleversé les règles du jeu. Et ils savent faire la fête ; jumpstyle et 160 BPM minimum (ajoutez une pincée de Rap français bien détournée). En bonne alternative aux soirées techno - deep house, ce label-collectif a su en plus s’entourer d’une belle communauté. La meilleure catharsis depuis le théâtre antique. Et Inutile de fuir (titre de l’une de leur compil miracle), vous verrez qu’ils sont partout.

Ils ont investi : La Foule, La Station, Le Point Éphémère

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© DR

Possession

En un claquement de doigt, les nuits Possession (merci Zulawski) sont passées de l’intimité d’un Gibus Club aux grandes teufs à l’ambiance de warehouse. Des soirées fédératrices par excellence, devenues très vite des mensuels sold out. Il faut dire que la politique de leurs évènements fait rêver : un line-up pointu (mais pas trop), la volonté de mélanger le public queer et techno, des fêtes ouvertes et presque sans limite. Des nuits au long format, souvent démarrées par les étonnants mixes de Parfait, résidente et organisatrice. Une valeur sûre.

Ils ont investi : Gibus, NF-34, Concrete, Dock Eiffel, Secret Warehouse…

Dure Vie

Apollonia, Moodymann, Marcellus Pittman, Terrence Parker ou encore Jeremy Underground : c’est à la lueur des noms programmés ces six dernières années que l’on comprend l’importance du collectif Dure Vie dans le paysage de la house parisienne. Car s’il a fait son trou dans le paysage des webzines spécialisés dans la musique électronique, c’est bien avec ses soirées que Dure Vie nous régale le plus. Des classiques Machine ou Rex aux plus exotiques Zoo de Paris et Plage du Glazart, on ne compte plus les spots où les zozos de Dure Vie auront répandu leur sainte Trinité, composée de funk, house et disco. Amen !

Ils ont investi : la Machine du Moulin Rouge, le Rex Club, la Plage du Glazart, le YOYO, le Badaboum, le DJOON...

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Les Yeux Orange

Ils sont résidents à la Java et à la Rotonde Stalingrad, mais investissent aussi La Station – Gare des Mines : ces trois DJ qui ont créé leur label sont des diggers d’une électro de haute compétition, de celle du futur à celle d’hier, italo, minimalwave et co. Voilà de quoi faire perdre le nord à votre Shazam. En soirée, mieux vaut se laisser aller au dancefloor et se réfugier sur leurs podcasts et leur chaîne Youtube en ramassant le lendemain.

Ils ont investi : la Java, la Rotonde Stalingrad, la Station...

La Souterraine

Soyez fiers de n’être pas bilingues et allez vous enterrer dans les bas-fonds de Paris avec La Souterraine. Le collectif parisiano-toulousain extirpe depuis un bon moment des talents francophones de leur anonymat et les réunit sur compilations ainsi que des soirées souvent fortes en révélations. Olympic Café, 824 heures ou encore Motel, tous ces lieux sont passés dans le tunnel de la Souterraine. On leur doit déjà des révélations comme Requin Chagrin et la mise sur les rails d’une carrière pour le fameux musicien du métro Mohammed Lamouri. 

Ils ont investi : Olympic Café, la Gaîté Lyrique, 824 heures, FGO Barbara, Les Trois Baudets, Motel...

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© Les Instants Chavirés

Les Instants Chavirés

Les Instants Chavirés à Montreuil accueillent les amoureux de drone, de musiques improvisées, expérimentales et bruitistes depuis 1991. Dans ce laboratoire où l’on aime se prendre les pieds dans les câbles entrecroisés, il s’organise notoirement des soirées où les arts visuels sont plus aisément intégrés que dans bien des salles de ce format.

Ils ont investit : les Instants Chavirés...

Et aussi

© DR
Clubbing

Les meilleures soirées du week-end

On l’a tant attendu, le voici enfin : notre cher et tendre week-end ! Pour certains, celui-ci sera synonyme de détox, de week-end shamanerie en forêt de Brocéliande ou de balade champêtre en Sologne. Et puis il y a les autres. Ceux pour qui ces 48 heures vont davantage rimer avec cirque de l’éthylisme et piste aux étoiles de la championnerie. Pour ceux-là, il y a de très fortes chances que les vendredi et samedi soir (voire plus si affinités) se finissent dans l’une des très nombreuses soirées parisiennes. Histoire d’y voir plus clair, nous avons fait le choix de sélectionner les meilleurs plans du week-end pour muscler vos mollets. Et dans la mesure où chaque soirée est jalonnée de paramètres indécis, notre sélection sera éclectique, comme pour s’adapter à l’humeur de l’instant. Du grand raout techno avec localisation dévoilée last minute à la soirée à thème au décor incroyable, vous trouverez toujours un bon plan où entretenir vos rhumatismes. Une chose est sûre, chaque semaine, vous ne vous souviendrez peut-être plus de votre week-end, mais vous n’oublierez jamais de consulter la sélection clubbing de Time Out.

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