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Où écouter des musiques du monde à Paris ?

Cultures d'ailleurs

© LG / Time Out

Les musiques du monde sont plutôt bien représentées à Paris, oscillant entre tradition, métissage des genres et modernité. Encore faut-il savoir où aller ! Time Out vous propose donc une liste d'endroits où faire voyager ses oreilles, des bars aux salles mythiques. 

Les bars

Le Café des Sports
Bars

Le Café des Sports

Le décor de ce bar parisien n’a rien d’exceptionnel, mais on vient ici pour sa programmation musicale et pour ses bières pas chères. L'extérieur et le logo ont été refait il y a peu, donnant un coup de neuf avenant à l'enseigne. Le patron, très dynamique, connait un tas de DJs et de groupes locaux : électro-dub, pop, chanson française, dub, rock, soul, funk, la programmation est très éclectique. Il propose un live différent chaque soir de la semaine, et des DJs sets le week-end, assez bons dans l'ensemble, dans une ambiance au top. Le Café des Sports, c'est l’étape idéale sur la route de la Bellevilloise ou de la Maroquinerie avant un concert. C'est d'ailleurs le moment de l'happy hour (entre 18h et 20h), lorsque la pinte est à 3 €. Fréquenté par des habitués et des fêtards de passage, il est plus prisé pendant les beaux jours pour sa terrasse extérieure, idéale pour casser la graine dehors. On peut commander une bouteille de vin rouge pas trop chère accompagnée d'une planche de charcuterie-fromage honnête. A la bonne franquette ! 

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Lou Pascalou
Bars

Lou Pascalou

Sur cette placette du « village Ménilmuche », Lou Pascalou est une institution du quartier, un café culturel qui déploie sa terrasse au calme, à l’écart des voitures (et au chaud en hiver). A l'intérieur, un joli zinc 1900 fait face à une salle de bistrot parisien typique avec un sol en mosaïque et de bonnes vieilles tables en formica. Rien de branché ici, plutôt une ambiance gentiment bobo, une clientèle jeune, un patron sympa qui organise plein d'animations culturelles et des prix raisonnables. La Jupiler syndicale est à 2,50 € mais les puristes choisiront leur demi parmi une poignée de bières pression (dont l'excellente rousse irlandaise Kilkenny), et une dizaine de bières en bouteille (dont des Chimay et Duvel). On peut casser la graine avec des planches mixtes arrosées de bons vins (entre 3 et 4 € le verre). Les amateurs d'alcools forts hésiteront entre gins exotiques, vodkas, tequilas, rhums blancs, bruns, un mezcal mexicain et surtout des whiskies, dont du Chivas, des scotchs (Talisker, whiskies japonais, Caol Ila), des bourbons... la liste est longue comme le bras. Le premier mercredi du mois, la projection de courts métrages "Les courts du Lou" attire les cinéphiles du quartier, tandis que le troisième mercredi, on peut s'essayer au théâtre grâce aux matchs d’impro organisés par la Ligue d'improvisation de Paris (LIP), ou rire des piètres acteurs sur scène (ce qui est aussi très distrayant). Tous les dimanches, on vient assister à des concerts de swing, jazz manouch

Time Out dit
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3 sur 5 étoiles
La Colonie
Bars

La Colonie

Pour qui ? Ceux pour qui la colonisation française ne visait pas à « partager sa culture ». (Ou aussi à eux s’ils sont d'accord pour en débattre !)Le plat culte ? Un couscous gratuit s’il y en a ce jour-là, sinon un verre de rouge. A quelques minutes de la gare du Nord : une grande devanture vitrée, des lumières rouges et ce nom « la colonie » qui s’inscrit sur les vitres, barré : la colonie. Si l’on ne connaît pas l’histoire du lieu : c’est un bar, un grand et beau bar, avec ses murs vert menthe à l’eau, son toit verrière, ses quelques plantes, ses canapés, ses tables blanches simples et sa superbe véranda chauffée pour fumer des clopes. Le soir, on y boit du vin comme un côtes du rhône AOC, de la bière ou des cocktails en grignotant une planche. Mais ces journaux qui traînent un peu partout, cette bibliothèque garnie, ces personnes qui semblent animées par des grandes discussions, le nom aussi évidemment indiquent que nous sommes dans un bar pas tout à fait comme les autres… C’est Kader Attia, artiste contemporain d'origine algérienne, qui travaille depuis des années sur le thème de la réparation qui a créé cet espace. Un espace ou débattre et où sont organisées des journées de conférences avec des politologues, des artistes, des universitaires et qui devrait aussi bientôt accueillir des expositions. Le lieu a ouvert le 17 octobre en hommage au 17 octobre 1961, jour noir de la manifestation des Algériens réprimés mortellement par la police. Un « projet qui ne se veut pas

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2 sur 5 étoiles
Maria Loca
Bars

Maria Loca

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Maria Loca cache bien son jeu. A l’ombre d’un quartier où trônent les bars à bières squattés par des rockers en tous genres, l’enseigne fait figure d’ovni avec ses cocktails brésiliens et sa cave à vin pointue. Située sur le boulevard Henri IV, elle nous invite à entrer dans un monde parallèle. Cette cachaceria doit cette appellation à sa spécialité : la cachaça, une eau-de-vie brésilienne à base de vesou, le jus de canne à sucre élémentaire pour toute caïpirinha qui se respecte. Elle ressemble à une adresse de connaisseurs, dont les propriétaires ont arpenté l’Amérique du Sud et l’Australie pour proposer une atmosphère néotropicale diversifiée et une carte pas avare en choix. Lorsque l’on s’installe près du bar, on est si frappé par l’ambiance chaude et chaleureuse que l’on commanderait presque en portugais, tout en arborant lunettes de soleil et tongs. Le lieu dépayse : murs de pierres et de planches en bois, lampes en forme de cages à oiseaux et tableaux de chiens colorés qui ne détonneraient pas dans un film d’Almodovar... Tout s'accorde pour nous offrir une immersion totale. Vient alors la carte et son incroyable étendard de spécialités au rhum et à la cachaça. Si ces multiples choix aux noms folkloriques entre 9 et 16 € ne nous tentent pas, on se rabat sur un excellent Spritz à la française, à base de vermouth et rebaptisé « Pschitte », avant de succomber au Colonial Spice, mélange astucieux de gin et de sirop de cumin (et preu

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Tiki Lounge
Bars

Tiki Lounge

La pléthore de bars à cocktails ayant ouvert leurs portes ces dernières années n’empêche pas certains lieux de se distinguer avec brio. Tel est le cas du Tiki Lounge. Ouvert en 2011, ce petit bout d’Amérique à Paris rend hommage aux nombreux établissements lounge nés tout au long des années 1960 aux Etats-Unis et inspirés par un mélange des cultures antillaises, hawaïennes et de la science du cocktail de l’époque. C’est d’ailleurs en faisant la tournée de ce type de bars qu’est venue l’idée à Cédric et Benoît de monter le leur, alors que l’espèce bien malheureusement se raréfie aux Etats-Unis.Comme dans tous les endroits du genre, c’est autour de sa musique et de ses cocktails que se joue la qualité du lieu. Et dans les deux cas, le Tiki excelle. Les playlists sont tout bonnement excellentes, tout comme les DJ invités. D’ailleurs, plusieurs mix du bar sont disponibles en ligne pour recréer cette ambiance chez soi, en plein hiver, avec les radiateurs montés à fond. Du côté des boissons, on vous déconseille d’écouter les conseils des Andrew Sisters, qui font l’éloge du "Rum and Coca-Cola" dans la chanson calypso du même titre. Optez plutôt pour un mai tai, une piña colada ou un Machete, à 6 € en happy hour puis entre 8 et 12 € en soirée. Vous pourrez également le consommer dans un Tiki Mug, que vous pourrez ramener chez vous pour 30 € (cocktail inclus). Attention, quantités limités ! Mais ne désespérez pas. Si ceux-ci ne sont plus disponibles, vous pourrez toujours faire du Tik

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4 sur 5 étoiles
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4 sur 5 étoiles
Palissade
Restaurants

Palissade

Le quartier Sainte-Marthe n’en finit plus de faire naître de bonnes adresses ! A deux pas du Galopin, de la Cave à Michel ou du Flat Iron, Palissade a ouvert ses portes début juin dans ce quartier-village du 10e arrondissement. A la fois bar et restaurant, on vient ici pour les cocktails et les petits plats façon portion, mitonnés par un ancien chef étoilé d’origine japonaise et son bras droit, un jeune homme qui nous vient de Bretagne. La patronne des lieux est, quant à elle, polonaise, et la chef cocktail, mexicaine. S’il l'on vous dit tout ça, c’est parce que l'on retrouve ce melting pot dans chaque élément, de la déco brute à la musique cumbia, jusque dans les assiettes. Des menus aux multiples influences, qui changent d'ailleurs tous les jours. Au choix, des assiettes apéro (on prendra les poulpes aux olives, le gouda à la truffe et le pâté grand-mère) et des assiettes végétariennes, mer ou terre. On accompagne les premières bouchées de surprenants et délicieux cocktails (le Jamaïcan Jerk et sa double ration de rhum à 14 €, et le El Verde au mezcal, citron, jus d’ananas frais, coriandre et sirop de piment maison à 12 €), puis on commande un tartare de béryx, salicorne et daikon, des seiches au chorizo et coulis d'algues, ainsi qu’un os à mœlle, coupé dans la longueur et recouvert d’un fine couche de fromage craquant. Tout est très fin, relevé et original, jusqu’au pain au charbon et à l’encre de seiche. Les week-ends, l’établissement propose deux brunchs au choix, comme

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5 sur 5 étoiles
Dirty Dick
Bars

Dirty Dick

Le nom de ce  bar de So-Pi situé juste en face du Glass a de quoi surprendre, et même effrayer. Pas de panique, les seuls éléments phalliques du lieu sont des totems polynésiens plantés un peu partout dans cet ancien bar à hôtesses transformé en tiki bar, qui n'a donc conservé de son passé sulfureux que le nom. Quid du tiki bar ? Une déco exotique kitschissime et du rhum qui coule à flot, ambiance 'Hawaï Police d'Etat'. Un concept qui a fleuri dans les bars américains des 50's après la fin de la prohibition, mais qui n'a curieusement pas fait d'émule à Paris en un quart de siècle. En entrant au Dirty Dick, on découvre émerveillée un délire psychédélico-tropical coloré, avec des murs peints du sol au plafond représentant un soleil-couchant-sur-des-cocotiers, dont un est centré sur une pin-up hollywoodienne en mini-short sur la plage. Dans le détail, on découvre des plantes luxuriantes dans un aquarium, des tabourets en bambou, des lumières colorées, des abat-jours porcs-épics... Manque plus que le sable et on y est ! Après quelques cocktails bien dosés, on a envie de porter une couronne de fleur et crier « Aloha ! » à tous ses voisins. D'ailleurs l'ambiance est ultra festive, les serveurs sont en chemises à fleurs. Bien sûr, la carte est aussi allumée que la déco. On y découvre une vingtaine de cocktails à prix décents (entre 7 et 14 €), d'inspiration exotique et très fruités, mais pas forcément polynésiens (un peu de Mexique, de Brésil, de Floride...), avec pour chacun un p

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4 sur 5 étoiles
Le Baranaan
Bars

Le Baranaan

Pas de nom sur la devanture. L'espace d'un instant, on se demande si on se trouve bien au bon endroit. La page Facebook du Baranaan faisait apparaître une ambiance club lounge. Et vu de l'extérieur, on dirait plutôt un gentil salon de thé aux accents indiens. Une femme entre alors et demande : « Où est le train ? » Question énigmatique au premier abord (on comprendra plus tard) mais qui ne surprend pas le serveur indiquant le fond de la pièce. Ici, on se situe en fait côté café de l'établissement, nommé Elaichi, et le Baranaan se cache derrière une porte. Après avoir traversé un sas d'où se dégage une délicieuse odeur d'encens, on embarque enfin. Le Baranaan a ouvert en août 2015 juste à côté de la porte Saint-Denis. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un bar à cocktails indien qui sert aussi quelques spécialités culinaires : des naans et des brochettes. Côté décor, tout a été conçu pour qu'on ait l'impression de siroter nos verres dans le wagon-bar d'un train vintage. Dans une salle tout en longueur, on s'assoit sur des banquettes en cuir et l'essentiel de la lumière vient des « fenêtres » : des écrans posés au mur tout au long de la pièce sur lesquels défilent des paysages comme si on les voyait depuis le véhicule. Et comble du trompe-l'œil, au fond du bar est diffusé en continu une vidéo de rails qui s'éloignent à l'infini. Passé l'émerveillement face à ce décor très bien étudié, on redescend un peu sur terre. D'abord en regardant les prix à la carte. Les cocktails sont

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Le 9b
Bars

Le 9b

Ce nom vous rappelle quelque chose ? Le 9 Billards bien sûr, cet ancien bar de la rue Saint-Maur tenu par l'équipe des Disquaires. Installé boulevard de la Villette depuis plusieurs années maintenant, son petit frère a lui aussi rapidement trouvé son public. Des tribus de jeunes Parisiens viennent en effet ici pour manger un bon couscous (gratuit le mercredi soir) ou boire des coups à prix raisonnables en profitant d’une ambiance enjouée et d’une programmation musicale soignée. Car le 9B cache un secret dans son sous-sol, une belle cave bien sonorisée qui donne dans la house, l’électro ou la techno en accueillant de nombreux artistes et collectifs comme Dee Nasty, OTTO10, Voiron, Cracki Records ou Underground Resistance. Une sorte de petit club planqué mais qui n’a pas empêché ce joyeux rade de conserver son bel esprit de quartier.  

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5 sur 5 étoiles
Le Crocodile Vert
Bars

Le Crocodile Vert

Il faut bien l'avouer : Le Crocodile Vert n'est plus si vert que ça. Cela fait déjà plusieurs dizaines d'années qu'il dore sa carcasse au soleil du 15e, au 6 rue du Hameau précisément. Mais sa longévité record n'est pas due au hasard : la qualité des cocktails et la bonne ambiance qui règne ici - et a fortiori les soirs de concert - sont les deux secrets de jeunesse du reptile. Les coudes sur une table en bois taguée par tous nos prédécesseurs de beuverie, on y déguste ainsi un mojito chargé comme il faut en rhum et menthe ultra-fraîche. Ou bien un gargantuesque gruesos de Havana Nass (rhum ambré, rhum blanc, goyave, orange, citron vert, ananas et grenadine) d'où émergent plusieurs pailles afin de le partager entre copains/copines. Le tout dans un décor cubain qui assume son côté kitsch (essayez de le dire vite...).  D'ailleurs, rien ne manque : ni le portrait du Che, ni les bouteilles de rhum arrangé aux parfums improbables – type serpent et nicotine – derrière le comptoir « payotte », ni les fresques bigarrées recouvrant le moindre centimètre carré de mur. Il y a même deux crocodiles en peluche accrochés au plafond qui font office de mascottes des lieux. A noter qu'ici l'happy hour dure jusqu'à 21h et affiche les cocktails à 5 €. Du coup, il nous reste assez d'argent pour succomber à l'appel des tapas qui déroulent langoureusement leurs délices sur l'ardoise. Croquettes de fromage, guacamole, calamars frits, panés de poulet et autres tortillas s'offrent à nos estomacs imb

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3 sur 5 étoiles
Mama Kin
Restaurants

Mama Kin

Installé aux abords du canal de l’Ourcq depuis mai 2011, le Mama Kin est un petit café au grand coeur. Scindé en deux salles, ce bar peint couleur sable donne envie de s'échouer sur ses tables (en bois ou formica) pour y boire la tasse (de thé, d'expresso ou juste une tomate bien chargée en terrasse). Bref, on se croirait sur une plage où des bibelots ethniques, faisant office de décoration éclectique, auraient étés rejetés par la mer. Ce cadre unique et vibrant vaut la visite à lui seul. D'autant qu'une belle fresque à la bombe de l’artiste Da Cruz s’étale sur les murs de la salle (ou cale) du fond. Outre un Happy Hour (tous les jours, de 16h à 20h) et des bières à partir de 2,80€ qui font du bien à notre porte-monnaie de cigales parisiennes, le Mama Kin participe pleinement à l'effervescence culturelle du quartier. Des dégustations de cervoises le mardi, des Jeudis Miam Miam pour déguster choucroute et moules marinières maison, des vide-dressing dominicaux ou encore des soirées jeux et le Mama Market... Ici, la convivialité dure jusqu'au bout de la nuit (voire parfois aux premières lueurs du jour). 

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5 sur 5 étoiles
Chez Adel
Bars

Chez Adel

Le patron Adel est un sacré personnage dans le cercle des cafés à chansons parisiens, et de nombreux  admirateurs se retrouvent dans sa tanière kitsch aux guirlandes lumineuses, remplie d’un bric-à-brac d’objets franco-syriens. Des musiciens viennent à l’improviste animer le bar avec de la chanson française, du jazz manouche, folk et musiques du monde – tout dépend de qui se présente le soir même. Peu importe l'heure, peu importe le jour, la musique est toujours présente dans ce petit bar ! Des groupes d’amis papotent avec des figures du quartier autour du bar, un rhum arrangé au gingembre à la main – la spécialité de la maison qui connaît un grand succès. Adel sert aussi des plats traditionnels français ou syriens comme une délicieuse soupe aux lentilles à 4 euros et une bière artisanale prix doux. A l'extérieur, une petit terrasse offre quelques tables au soleil l'après-midi.

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Les micro salles

La Petite Halle
Musique

La Petite Halle

A l’entrée du parc de la Villette, La Petite Halle remplace depuis mai 2014 l’ancienne Villette Enchantée. Entièrement rénové, ce lieu aux allures de loft dispose d’une surface spacieuse et lumineuse comme on en trouve rarement à Paris, parfait pour soigner la déprime hivernale. En été, La Petite Halle s’étend sur la pelouse en face, où petites assiettes et boissons fraîches sont servies depuis une paillote. Chaises longues, décorations en bois, plantes et fauteuils en osier jonchent l’herbe et offrent un petit coin tranquille, en partie ombragé par les arbres à proximité. Pour ce qui est des consos, compte tenu de l’emplacement, les tarifs paraissent assez élevés, notamment pour les buveurs de cocktails. Comptez en moyenne 10 € pour un old fashioned, une caipirinha leblon ou un planter’s punch à base de liqueur mangalore, agréables en bouche sans être renversants. Heureusement, les prix doux de l’happy hour (de 18h à 20h) rattrapent ces velléités de maître ès shaker. Les amoureux du houblon, eux, seront les mieux servis avec des demis de Grolsch, Saint Stefanus ou Pilsner Urquell à 4 €. Concernant les boissons non alcoolisées, la sélection – en partie classique – est relevée par la présence de jus de fruits Marcel Bio (4,50 €) et de limonades de la marque Goûd. Côté ambiance, si le lieu est relativement calme la majeure partie du temps, il propose également une sélection de concerts en intérieur et de DJ sets en extérieur à l'arrivée des beaux jours. A savoir également : r

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Alimentation Générale (ALG)
Musique

Alimentation Générale (ALG)

Malgré les apparences, l'Alimentation Générale n'est pas une épicerie, mais un bar, restaurant, salle de concerts et club. Les soirées à l’ALG (pour les intimes) sont colorées, chaleureuses, ultra festives et toujours abordables (l’entrée est souvent à 5 € ou 10 € avec une conso). Dans cette salle tout en béton meublée de grandes tables en bois conviviales et d'un baby-foot, le dance floor devant la petite scène est toujours animé. A l'ALG, on vit des concerts mémorables tout près des groupes et des chanteurs, on danse et on transpire à l’unisson. En début de soirée, l’ambiance est calme, on picole gentiment, et on picore une planche fromage-saucisson, quelques plats à la carte un peu cher mais corrects (pâtes, brochette de gambas, quelques tapas), puis la salle se remplit au fil des heures. On finit par pousser le baby, monter le volume et éteindre les lumières vers minuit lorsque la foule envahit le lieu et commence à se trémousser. Chanson française, cumbia de Colombie, samba du Brésil, funk, jazz manouche... les musiques du monde sont à l'honneur pendant les concerts acoustiques. Le week-end, des soirées DJing dans des styles très variés (funk, hip-hop, électro, électro-tropical), sont le rendez-vous d'un foule cosmopolite, jeune et très sympathique. Sachez que toute sortie est définitve après 22h et que le fumoir, au fond dans un bunker pas aéré, est difficilement tenable. Un conseil, ne venez pas trop tard le week-end, car l'ALG est le seul bar club du coin qui ferme à

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5 sur 5 étoiles
La Mano
Clubbing

La Mano

Cessez tout de suite de penser à ce tube de Manu Chao ou à ce joueur argentin devenu célèbre un soir de juin 1986. La Mano fait référence à ce nouveau fief de la hype parisienne, solidement installé rue Papillon dans le 9e arrondissement. Son propriétaire ? Lionel Bensemoun, le bonhomme à l’origine du Baron, de Chez Moune, des restaurants Nanashi ou du Paris-Paris. Et si le lieu ne désemplit pas - chaque soir, la foule cherche refuge dans ce club sans enseigne -, c’est qu'il réserve bon nombre de surprises. Après l’immense couloir, l’établissement, un brin exigu, s’offre aux danseurs dans une déco conçue par Alix Thomsen, et qui rappelle, grâce à ses airs latino-américains, l’ex-boui-boui mexicain qui s’y trouvait avant, mais avec des touches nettement plus néo-futuristes. Sur l’estrade, les DJ, mais aussi les artistes live - Flavien Berger a fait l’ouverture -, prolongent l’ambiance en balançant des musiques tantôt popu tantôt pointues, de la salsa au new-disco. L’éclectisme, on le trouve aussi dans le public : sorte de melting-pot de mecs en Supreme, de filles en Céline et de trentenaires option chemise dans le pantalon.  Comme si ce n’était pas suffisant, La Mano vous fait déguster d’excellents tapas alors que vous êtes confortablement installé sur les fauteuils en rotin, ou vous permet de siroter les goûteux cocktails à base de mezcal ou de téquila pour prolonger l’ambiance sud-américaine, mais à prix parisien (environ 10 €). Une jolie recette de club dans une ambiance

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2 sur 5 étoiles
L'Olympic Café
Bars

L'Olympic Café

Situé au cœur du quartier africain de Château Rouge, l’Olympic Café est un aimant culturel pour les habitués des petits concerts au sous-sol. A l’entrée, un beau et vaste comptoir à l’ancienne, en face, des prospectus de soirées, des tracts militants. L’Olympic est un agitateur de culture qui s’est associé avec le minuscule théâtre dans la même rue, le Lavoir Moderne Parisien pour créer une télé de quartier, et proposer des concerts et pièces de théâtre à petits prix (5 euros pour les habitants du 18e). La programmation est assez expérimentale, dans tous les styles, et si vous hésitez avant de descendre, le show est projeté à l’étage sur des écrans géants sans le son, donnant une idée parfois très décalée de l’ambiance survoltée qui y règne. Au mur, des expos temporaires de photos agréables. L’Olympic Café peut aussi devenir votre deuxième cantine, avec ses cuistots sénégalais qui proposent du poulet yassa, bananes plantain, poulet braisé et l’inimitable mafé. D’ailleurs, le mercredi, c’est mafé gratuit pour tout le monde ! On vient chercher son assiette en plastique bien remplie, dans la convivialité et la bonne humeur, et on se régale.

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5 sur 5 étoiles
Le Chinois
Musique

Le Chinois

Non, le Chinois ne fait pas référence à John Cassavetes (‘Murder of a Chinese Bookie’), au gros navet de Robert Clouse, où à n’importe quel film traitant de la mafia avec un truand asiatique, un juif et un italo-américain… L’origine de son nom est bien plus prosaïque que cela : ce nouveau lieu culturel, made in Montreuil, s’est installé dans les locaux d’un ex-restaurant chinois. Avec une programmation dite « sans concession, sans varietoche » (sic), le Chinois, tout en se targuant d’un éclectisme total, a tout de même tendance à s’orienter vers l’indie rock avec de jeunes groupes comme les Velvet Veins, dont on raffole chez Time Out Paris.

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4 sur 5 étoiles
Comptoir Général
Bars

Comptoir Général

Voici un lieu alternatif et vaste comme on en trouve souvent à Barcelone ou à Berlin, mais rarement à Paris. Ce bar militant et décalé à la déco faussement coloniale a été aménagé dans une ancienne étable de 600 m2 en pierres apparentes, avec un sol en damier, un mobilier shabby chic et des curiosités d'Afrique entassées dans tous les coins, donnant un côté mystique à l'endroit. Seuls les initiés connaissent le Comptoir Général, caché derrière un îlot de maisons au bord du canal Saint-Martin. On s'y donne rendez-vous entre amis à l'heure de l'apéro pour discuter dans une ambiance relax sur un fond musical afro.Puis on est bluffé par l'immensité du lieu : une pièce assez sombre sous de hauts plafonds et des poutres apparentes meublée avec des canapés dépareillés, chaises d'écoliers et tables déglinguées. Dans un coin, on découvre, émerveillé, un cabinet de curiosités qui vaut vraiment le coup d'œil : squelettes, plumes d’oiseaux rares, animaux empaillés, objets de sorcellerie africains sont soigneusement exposés et éclairés. Dans un autre coin, on observe les ossements d'un dinosaure retrouvés dans la forêt du Bassin du Congo. On remarque évidemment le jardin de végétation tropicale dans une immense verrière éclairée qui fait office de fumoir (jusqu'à 22h pour ne pas déranger les voisins). Des plantes poussent aussi dans le plancher à l'intérieur, créant un espace très zen. En traversant la verrière, on est surpris de découvrir une seconde salle, aussi vaste que la première. I

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Le Dame Rose
Actualités

Le Dame Rose

Discrète, la Dame Rose a pris place au 13 rue du Commandant René Mouchotte dans le 14e il y a déjà quelques semaines. Cette adresse vous dit quelque chose ? C'est tout naturel, puisqu'il s'agit de l'emplacement du fameux Petit Journal de Montparnasse, vaste club de jazz de la rive gauche. Et au mois de janvier 2017, vous pourrez oublier ce nom et redécouvrir un lieu entièrement rénové et redécoré à la sauce... du Comptoir Général ! Amoureux de black music, l'équipe du Comptoir (également derrière le fraîchement ouvert Macumba) s'attaque au sud de Paris, en y intégrant un nouvel univers, l'univers créole de la Louisiane. Avec une direction artistique axée sur la Nouvelle Orléans, on pourra y entendre du jazz donc, mais aussi du hip-hop, du blues et plus largement des musiques aux inspirations africaines. Et pour les impatients, les géniaux Hypnotic Brass Ensemble joueront là-bas le 16 décembre, dans la salle encore en travaux (+ d'infos). Quoi ? Dame RoseOù ? Dans l'ancien Petit Journal de Montparnasse, 13 rue du Commandant René Mouchotte (14e)

Macumba
Clubbing

Macumba

Alors qu’on annonçait en 2015 la fermeture officielle du Macumba, plus gros complexe festif d'Europe situé en Haute-Savoie, l’équipe du Comptoir Général s’est empressée de prendre ce nom pour baptiser son nouveau lieu. C’est bien connu, le kitsch est devenu cool. Mais ici, rien d’outrancier, le nouveau Macumba est à taille humaine et prêche le bon goût. En investissant l’ancien Slow Club au 130 rue de Rivoli, la nouvelle équipe a eu l’idée de transformer l’espace en un sanctuaire de l’Egypte Ancienne, en rappel à sa voisine, la pyramide du Louvre. Après avoir descendu de deux étages sous terre, on atterrit dans des galeries de pierre, aux allures de grotte rétro-futuriste où les divinités égyptiennes (aux visages de stars de la pop comme Prince ou Madonna) se mêlent à des formes spatiales et à un dancefloor dallé de lights. Au bar, des cocktails caribéens empruntés à la carte du Comptoir, avec une bière bouteille premier prix à 6 euros. Un tarif pas donné donné, mais qui s'explique aussi par la gratuité de l’entrée. Au fumoir, un piano se fait maltraiter par deux ou trois clopeurs visiblement fans de "Frère Jacques". Sur le dancing, les habitués du Comptoir, les curieux venus admirer cet endroit qui ne ressemble à aucun autre. Et qu’est-ce qu’on y écoute ? Du funk, de la soul, du tropical, du disco et de la house, jouée par les DJ et collectifs parisiens du moment, entre Cracki Records, Davjazz, Into The Deep ou Around The World. Le mercredi, place aux lives en première par

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Baiser salé
Bars

Baiser salé

Ce temple de jazz ouvert en 1983 est un pilier de la scène musicale de la rue des Lombards. Le Baiser Salé invite un public averti à découvrir des créations métissées, du jazz fusion, du rythme ‘n’ blues, du groove ou de la funk, et une jam gratuite le lundi… L’éventail des styles joués dépasse celui du club de jazz traditionnel. L’oreille bien formée de la programmatrice, Maria Rodriguez (aux manettes depuis l’ouverture), choisie les musiciens, non sur la renommé mais sur le talent. Au bar, une large sélection de rhums aux parfums différents, vous empêcherons de vous lasser des excellents mojito … De quoi faire tenir jusqu’à 6h du matin.  

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Sunset/Sunside
Musique

Sunset/Sunside

Le Sunset/Sunside est le premier des clubs jazz à s’installer sur la rue des Lombards, suivi par le Duc des Lombards et le Baiser Salé, les membres fondateurs de l’identité jazzy du quartier. Ensemble, ces bars forment un trio de tonnerre, ou plutôt un quartet, car Le Sunset/Le Sunside a une double personnalité. Pile ou face : deux concerts sont proposés par soir dans deux salles avec deux styles distincts. Quand le soleil se couche, c’est le jazz qui rayonne. Le Sunset se consacre au jazz fusion, électro-jazz et musiques du monde dans la cave voûtée qui a vu nombre de lancements d’albums. Coté face, on peut opter pour le jazz acoustique ou classique du Sunside qui se trouve dans l’ancien restaurant du rez-de-chaussée.

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La Halle Papin
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La Halle Papin

Après le Pavillon du Dr Pierre à Nanterre, le collectif Soukmachines ouvre un nouveau lieu éphémère : la Halle Papin ! Et c’est cette fois-ci à Pantin que la joyeuse équipe d’amoureux de musique et de fête installera ses quartiers jusqu’en mars 2017 (inauguration le samedi 18 juin 2016). Quatre mille mètres carrés répartis en intérieur (dans une ancienne usine d’outillage) et en extérieur viendront héberger des événements « soukiens » (expos, concerts, buvette, soirées délurées et dîners à thème), mais aussi des espaces de co-working, des ateliers d'artisans, d'artistes et d'entrepreneurs. Un hangar dédié à la création et à la musique, qui devrait satisfaire tout le monde.

Les centres culturels et instituts

Institut du Monde Arabe
Musées

Institut du Monde Arabe

Fusion subtile d’influences arabes traditionnelles et d'architecture contemporaine, ce mastodonte des bords de Seine dessiné par Jean Nouvel est construit entre 1980 et 1987. Sur l'ensemble de la façade, des fenêtres à volets, inspirées par les moucharabiehs de palais moresques, fonctionnent comme l’ouverture d’un appareil photo, se contractant ou se dilatant selon le degré de lumière qu’elles reçoivent de l’extérieur. Un musée consacré à l’histoire et à l’archéologie du monde arabe occupe les étages supérieurs : le parcours commence au septième étage avec des trouvailles issues de l’ère classique, puis descend les niveaux au fil des siècles, des premières dynasties islamiques à nos jours. Malheureusement, la scénographie manque quelque peu d’inspiration : les objets sont noyés derrière des vitrines, sans grand effort de mise en contexte. Mais l’Institut du Monde Arabe (IMA) se rattrape largement avec son excellente librairie dédiée au Moyen-Orient, la splendide vue panoramique de son toit-terrasse (accès gratuit), et, bien sûr, ses expositions temporaires de qualité, organisées tout au long de l’année.

Centre culturel irlandais
Que faire

Centre culturel irlandais

Situé dans un bâtiment ancien encerclant une impressionnante cour, le Centre culturel irlandais peut se targuer d’une histoire haute en couleur, inextricablement liée à l’histoire du pays qu’il représente. Devenu académie au XVIe siècle, l’institut a d’abord servi de refuge aux catholiques fuyant les persécutions religieuses en Irlande. Sans perdre sa dimension d’enseignement et d’accueil – on y trouve toujours une bibliothèque et des chambres pour héberger des étudiants irlandais –, le Centre s’est peu à peu ouvert pour proposer des événements culturels variés. La grande salle du rez-de-chaussée et l’imposante cour voient ainsi défiler expositions, conférences, concerts et projections de films tout au long de l’année – parfois uniquement en langue anglaise, sans sous-titres. Mais également des projets impliquant une collaboration entre artistes français et irlandais, à l'image des résidences de Liv O'Donoghue et Gina Moxley.

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5 sur 5 étoiles
Centre culturel suédois
Musées

Centre culturel suédois

L’Institut suédois de Paris est l’unique centre culturel que possède la Suède à l’étranger. Et nous, Parisiens, pouvons nous estimer chanceux à plus d'un titre puisque l’Institut suédois organise pléthore d'expositions, de concerts, de rencontres littéraires, de projections cinématographiques ou encore de représentations théâtrales le plus souvent gratuites. Sans oublier des débats et des séminaires sur des questions de culture et de société, ainsi que des cours de langue suédoise, qui insufflent au vieux quartier du Marais une nouvelle dynamique cosmopolite. A l'abri dans l’Hôtel de Marle depuis 1971, l’Institut suédois depuis 1971 accueille également la collection d'art permanente de l'Institut Tessin. Celle-ci regroupe les œuvres du portraitiste rococo Gustaf Lundberg, de Adolf Ulrik Wertmüller - qui immortalisa la reine Marie-Antoinette - et du graveur Louis-Jean Desprez. Des joyaux de peinture comme autant de témoins des relations artistiques franco-suédoises du 17e au 20e siècle.   Et après une après-midi hautement culturelle, pourquoi ne pas vous poser dans les jardins luxuriants de l'Institut ou dans son café, afin d'y savourer des Kanelbullar (brioche traditionnelle suédoise à la cannelle), attablés au soleil sur les pavés, à l'ombre de sa fameuse porte cochère bleue.

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5 sur 5 étoiles
Institut des cultures d'islam
Musées

Institut des cultures d'islam

Voici un lieu hybride, construit comme un trait d’union entre l’islam et la culture qui l’entoure. Une première en France. La loi de 1905 qui interdit la subvention publique des cultes rend effectivement difficile la cohabitation entre religion et art à l’intérieur des mêmes espaces. Pourtant, à l’Institut des Cultures d’Islam, coincée entre deux niveaux consacrés aux expositions, est venue se loger une salle de prière. Evidemment, c’est avec précaution que la Mairie de Paris a dû mener ce drôle de navire. Il aura fallu trouver des acteurs extérieurs pour financer l’espace religieux et assumer ses frais de fonctionnement. C’est la Société des habous et lieux saints de l'islam, une association liée à la Grande Mosquée de Paris qui a alors répondu présente, contribuant ainsi à alléger, sans la résorber, la pénurie de lieux de culte pour les musulmans parisiens. Le pari était risqué et les détracteurs nombreux, mais le projet aura finalement vu le jour, sur les trottoirs cosmopolites de la Goutte d’Or. L’ambition de cet Institut ? Créer un dialogue, favoriser les échanges entre la population de Barbès, les fidèles et les amateurs d’art. Construire des ponts donc, mais aussi faire prendre conscience de l’existence d’une identité. Qu’elle soit musulmane, ou simplement liée à ce quartier multiculturel et bouillonnant. De très belles expositions ont donc été mises en place, un hammam est également installé au sous-sol et plusieurs conférences, brunchs littéraires et visites guidé

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac
Musées

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

A quoi ressemble, au XXIe siècle, un temple européen dédié aux arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques ? Rendez-vous au musée du Quai Branly - Jacques Chirac, construit à l’initiative de l’ancien président de la République. Côté Seine, des plantes poussent sur les façades, défiant les lois de la gravité. Côté rue de l’Université, des formes cubiques aux couleurs chaudes émergent insolemment des devantures, comme d’étranges champignons plantés à l’horizontale. Dans la cour, on serpente à travers un jardin ébouriffé, à l’ombre d’un encastrement impressionnant de colonnes, de dés, de cercles, de vides et de pleins architecturaux. C’est colossal, spectaculaire, audacieux. C’est à deux pas de la Tour Eiffel. Et c’est signé Jean Nouvel. Naît en 2006 dans la controverse de son coût astronomique (233 millions d’euros) et du nom eurocentriste (imaginé par Jacques Kerchache), assaisonné d’un amer arrière-goût colonial, cet espace titanesque qui abrite les anciennes collections d’ethnologie du musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie de la Porte Dorée (désormais Cité nationale de l’histoire de l’immigration). Dans une scénographie aux couleurs du désert du Colorado et aux reliefs bruts, on traverse les continents et les siècles, croisant des trésors ramenés de l’autre bout du monde, comme cette statue dogon anthropomorphe issue du Mali du Xe siècle, ces masques gabonais, ces tuniques vietnamiennes, ces figurines aztèques ou ces costumes à plumes

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5 sur 5 étoiles

Les salles de concerts

La Bellevilloise
Musique

La Bellevilloise

La Bellevilloise est une ancienne coopérative ouvrière du siècle dernier qui a gardé sa vocation première de lieu d'échange et de culture. On vient ici surtout pour vibrer sur de gros BPM au sous-sol dans une salle confinée. Les récurentes soirées hip-hop par l'équipe de Free Your Funk, les après-midi cubains de La Rafinerie orchestrées par Gilles Peterson (Tea-Time), et les nombreux concerts soul, funk, world  et autres font de cet endroit un lieu désormais mythique. D'autres fêtes pluridisciplinaires sont programmés, alliant concerts, perfomances, stands de créateurs, expos et de projections de films alternatifs... La Bellevilloise n'est jamais à cours d'idée. Le jazz brunch du dimanche dans le café-restaurant de la Halle aux Oliviers (à 29 €) est très apprécié des habitués, offrant autant de bonheur à leur oreilles qu'à leur estomac. On y dîne également une cuisine du monde raffinée plutôt abordable, comme cette spécialité brésilienne délicieuse, le moqueica de peixe, du poisson au lait de coco, citrons verts, poivrons et riz basmati à 16,50 euros. Depuis la terrasse extérieure végétalisée très agréable en été, on profite d'une ambiance calme, du soleil, d'un bar à l'écoute, et on fait l'aller-retour avec la Grande Prairie installée dans le loft. Un délirant espace végétalisé en intérieur avec pelouse, nénuphars, tournesols transats et même massage !  

Time Out dit
4 sur 5 étoiles
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3 sur 5 étoiles
Cabaret Sauvage
Musique

Cabaret Sauvage

Ce chapiteau géant posé sur la pelouse du Parc de la Villette est un lieu magique, avec sa toile de velours rouge tendu sous le mat, sa charpente en bois ciselé et ses miroirs biseautés, son parquet de salle de bal, il est un cadre rêvé pour les dompteur de puces et les funambules trapézistes du XXIe siècle. Ici on joue des spectacles métissés et on improvise des fêtes multicolores jusqu’au bout de la nuit. Le Cabaret sauvage est le « bébé » de Méziane Azaïche un Algérien rêveur fou qui vouait une passion pour le cabaret sous toutes ses formes artistiques et qui a a réussi à créer un lieu alternatif à paris, chapiteau bas ! Danse, musiques, théâtre, ou vrai cabaret concerts, soirées… la programmation est éclectique. Des groupes Gnawa marocains viennent y faire claquer leur cymbales, les gitans pleurer leur violon, les kabyle chanter sur des mandoles et faire claquer leur derbouka, la fête est toujours intense, moite, on siffle on chante, et on reviens prendre un bain de bohème sauvage quand ça nous chante. L’ambiance est plus jazz groovy pendant le Festival de la Villette en Septembre. Certains week-ends, des soirées électro pointues sont programmées, dont les mémorables soirées Jungle Juice qui depuis 5 ans nous font sautiller sur des beats jungle, drum’n’bass et dub jusqu’au petit matin. L’entrée est toujours abordable.

Time Out dit
5 sur 5 étoiles
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1 sur 5 étoiles
L'Alhambra
Musique

L'Alhambra

Seul l’escalier art déco à l’entrée témoigne du music-hall des années 1930 qui occupait à l'origine cette adresse. L’ancienne salle de l'Association fraternelle des cheminots français était tombée dans l’oubli pendant des décennies, jusqu’en 2005, lorsqu’elle finit par attirer l’attention de Jean-Claude Auclair, producteur de spectacle qui a également réhabilité L’Européen. Trois ans de travaux plus tard, L’Alhambra est née : une salle moderne équipée d’une grande mezzanine, entièrement reconstruite en béton et acier pour épargner aux riverains les échos de sa sonorisation dernier cri. Prenant le nom du théâtre mythique qui existait dans la même rue avant sa démolition en 1967, le nouvel Alhambra suit les traces de son prédécesseur et persévère avec une programmation variée de théâtre, comédies musicales, et concerts actuels – jazz, rock, pop, électro ou métal, contes musicaux, variété française ou internationale. Une scène qui se prête à tous les styles.

Time Out dit
3 sur 5 étoiles
Café de la Danse
Musique

Café de la Danse

Le Café de la Danse propose une programmation de concerts et de théâtre remarquable, au coeur de Bastille. Depuis vingt ans des artistes français et étrangers, nouveaux talents comme vedettes de la scène internationale se produisent dans ce hangar à la conformation en gradins qui offre à chacun une bonne vue sur la scène en contrebas. Dans ce « café » qui n'en est pas un, pas de décoration superflue, les murs en briques nus habillent les soirées, et toute notre attention va aux artistes qui y jouent. Chanson française, folk, indie, rock, musiques du monde… tous les styles sont représentés. Ici on pourrait venir un soir pour la voix douce de Camille et le suivant pour le tango latino punk-rock de Melingo : culture et qualité sont toujours à l’affiche. Programme à consulter sur le site Internet.

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5 sur 5 étoiles
New Morning
Musique

New Morning

16 avril 1981. Art Blakey & The Jazz Messengers inaugurent une nouvelle salle rue des Petites Ecuries. Le New Morning est né et continuera à vivre pendant des décennies, rythmé par les plus grands noms de la scène world, jazz, et des mouvements qui s’en inspirent. Moderne et éclectique, la programmation du New Morning met un point d’honneur à se renouveler, sans pour autant mettre de côté les papes de la Great Black Music. Stan Getz, Chet Baker, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Archie Shepp, Steve Coleman, Eric Truffaz, Roy Ayers, George Clinton, Manu Dibango, Chucho Valdes et Omar Sosa… La liste des légendes qui sont venues jouer est riche.  Aujourd’hui, du haut de ses 35 ans, avec son histoire et son acoustique inégalable, le lieu attire de nouvelles têtes, le mettant à l’exercice de nouveaux styles comme le hip-hop ou les musiques électroniques. Le New Morning est probablement l'une des meilleures salles de concert de Paris. 

Time Out dit
5 sur 5 étoiles
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5 sur 5 étoiles
Studio de l'Ermitage
Musique

Studio de l'Ermitage

Ancienne usine de biscuits située sur les hauteurs de Ménilmontant, le Studio de l'Ermitage a gardé le charme industriel de son décor. Escalier métallique, mezzanine à l'étage, vastes espaces, le lieu en impose. On y écoute aujourd'hui une programmation riche et éclectique, qui met l'accent sur le jazz contemporain et les musiques du monde, en sirotant une bière au bar du fond de la salle. L'acoustique est bonne grâce à un grand dôme, le prix des places peu élevé et l'ambiance toujours chaleureuse. A noter que la salle propose aussi un service de restauration rapide.

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4 sur 5 étoiles
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5 sur 5 étoiles
Théâtre des Bouffes du Nord
Théâtre

Théâtre des Bouffes du Nord

C’est un théâtre abandonné boulevard de la Chapelle que Peter Brook et Micheline Rozan décident un jour de 1974 de reprendre à la poussière. Après six mois de restauration, le théâtre et ses murs terre de sienne décharnés rouvrent. Pas de sièges numérotés, un prix unique à 19h et des tarifs accessibles : les Bouffes du Nord ne souhaitent pas seulement attirer les oiseaux de nuit mais aussi les familles nombreuses, les personnes âgées et la périphérie parisienne. L’ancien directeur du Royal Shakespeare Theater prête sa salle à de nombreux festivals de jazz, de danse et organise même des conférences les dimanches. La salle cachée derrière la gare du Nord peut aussi se féliciter de programmer la fine fleur de la chanson française : Camille, Aaron ou encore Vincent Delerm.

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5 sur 5 étoiles
La Marbrerie
Musique

La Marbrerie

La Marbrerie est un lieu de production et de diffusion artistique situé à deux pas de la mairie de Montreuil. Cet ancien local industriel de 1 500 m2 entièrement remis en beauté en septembre par deux jeunes architectes accueille concerts et spectacles vivants, chose qu'il a déjà faite dans le passé puisqu'en 2013 on y allait pour le festival Sonic Protest. Mais désormais, on y va régulièrement. Pour des teufs d'après-midi comme la Mangrove, pour des concerts acoustiques, de cumbia, de classique, pour des festivals de musiques électroniques... Toutes les occasions sont bonnes. A l'intérieur, c'est brut, bétonné, et c'est finalement cette froideur qui donne pas mal de charme au lieu, avec sa grande salle de concert, son étage ouvert sur la salle, son fumoir et son bar dans une salle tout au fond. Un lieu alternatif qui attire de plus en plus d'organisateurs, et on sait pourquoi !    

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4 sur 5 étoiles
Philharmonie de Paris

Philharmonie de Paris

Avez-vous déjà désiré quelque chose pendant plus de trente ans ? Les amateurs de Bach et Strauss, eux, oui. Presque quatre décennies qu'ils attendent, en rang serré derrière Pierre Boulez, une salle digne de leur art élitiste, à l'acoustique soignée et à la capacité augmentée, celle-là même qui a ouvert ses portes en janvier 2015 du côté de la Porte de Pantin, loin des quartiers où soufflent habituellement les vents du classique. Un nouvel espoir pour ceux qui espèrent, pêle-mêle, la réouverture de la Samaritaine, un Paris au cœur piéton ou tout autre projet a priori irréaliste.  Critiqué comme le fût le musée Picasso pour son coût et les interruptions du chantier, jugé trop centré sur le public au détriment des conditions de travail des techniciens du spectacle, attaqué sur la qualité de ses matériaux comparés à la flamboyante Fondation Louis Vuitton, la salle de 2 400 places n'a toutefois pas embrassé l'infortune du musée de la rue de Thorigny lors de son ouverture. La Philharmonie, associée à la déjà très attirante Cité de la musique (qui a pris le nom de Philharmonie 2), connaît une programmation faste et foisonnante. En plus de son impressionnante salle de concert, et afin de proposer une offre variée et attractive, la Philharmonie déploie 1 100 m2 d'espace d'exposition et un pôle éducatif de 1 750 m2, à l'image de son aînée la Cité. Désireux de s'ouvrir à de nouveaux publics et d'attirer un parterre plus large que les actuels habitués des cercles de la rue Saint-Honor

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Centre musical Fleury Goutte d'Or - Barbara
Musique

Centre musical Fleury Goutte d'Or - Barbara

Ouvert en 2008 et installé au cœur du 18e arrondissement, le Centre musical Fleury Goutte d'Or-Barbara dédie ses 2 500 m2 aux musiques actuelles. Ce lieu propose aux jeunes talents et artistes en herbe de les accompagner dans leurs projets musicaux. Des studios de répétition et d’enregistrement, du matériel et des équipements techniques ainsi que des sessions encadrées par des professionnels sont mis à disposition de tous, à la demande et sur réservation. Mais le centre FGO Barbara ne s’arrête pas là : il héberge également des concerts d’artistes de la scène émergente, des thématiques, des ateliers et des espaces bar (le Mange-Disques) et restauration (le Scopitone).

Grande Halle de La Villette
Musique

Grande Halle de La Villette

A l'entrée du parc de La Villette, en lieu et place des anciens abattoirs côté porte de Pantin (place de la Fontaine-aux-Lions à l'entrée Sud pour être exact), se dresse un bâtiment monumental devant lequel on se sent tout petit : la Grande Halle de La Villette. Presque aussi impressionnante que sa taille : son architecture faite de fer et de verre, issue du XIXe siècle.  A l'intérieur, l’espace s’étend sur quelque 18 000 m2, divisés en trois espaces que sont la Nef, l’Espace Charlie Parker et l’auditorium Boris Vian au sous-sol.   Plus grand et diversifié que ses voisins le pavillon WIP ou la Petite Halle, cet espace à la jauge importante permet d’accueillir une incroyable programmation, notamment des pièces de théâtre, des spectacles de danse, des salons et des conventions. Mais surtout, la Grande Halle héberge bon nombre de concerts et soirées dans le cadre – entre autres – des festivals foisonnants de La Villette comme Villette Sonique, Jazz à la Villette ou encore le Pitchfork Music Festival.  On aime le petit salon cosy à l’entrée près de la billetterie, souvent installé pendant les festivals où on se sent presque comme à la maison, et qui compense la décoration minimale (grâce à un habit de fer déjà très imposant) de la salle de concert. Le prix des consommations au bar dépend généralement de l'événement en soi ; et il est parfois même interdit de consommer lorsque les concerts sont assis. 

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Point Ephémère

Point Ephémère

Le Point Ephémère est un ancien magasin de matériaux de construction de style art déco, idéalement piéton et près de l'eau, le long du canal Saint-Martin. Transformé en squat artistique de 1 400 m2 en 2004, le spot devient vite populaire et plus du tout éphémère grâce au soutien de la mairie de Paris. Cette pépinière organise expos, concerts de musiques indépendantes pop, rock ou hip-hop et soirées techno et house, à la portée des bourses juvéniles (6 à 20 euros l’entrée). On aime bien ce cadre berlinois avec ses centaines de graffitis, le béton nu, la verrière immense, des petites expos. On apprécie la terrasse chauffée et calme en hiver. Les prix sont raisonnables mais majorés à partir de 19h30 (la pinte passe de 5 à 6 € par exemple). L’été de 18h30 à 21h30, les apéromix attirent beaucoup de monde ; atteindre le bar relève alors de l’exploit. On peut y déjeuner et y dîner sur sa jolie terrasse ensoleillée, l'assiette sera bonne mais un peu chère pour la portion servie. On se pousse à chaque sortie d'ambulance des pompiers de la caserne voisine, mais on est bien assis au bord de l'eau.

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