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Où écouter du (bon) rock à Paris ?

Salles de concerts pour recharger les batteries

Au même titre que nos voisins anglo-saxons, nous, Parisiens, sommes de grands fans de rock. Malheureusement, nous n'avons pas la culture du bon vieux pub dansant comme à Londres, où les groupes dévalent à n'importe quelle heure pour déchainer les foules déja ivres, et où l'on peut secouer sa tignasse debout sur un canapé destroy. Non, mais de plus en plus de micro-salles ouvrent, déterminées à nous faire découvrir d'excellents artistes pour une poignée d'euros. À côté d'elles, les salles mythiques accueillent de plus grands noms, et les bars nous proposent de pogoter gratuitement sur des lives et des DJ sets. Garage, punk, métal, rock psychédélique, indie, new wave, surf, grunge... Tous les genres peuvent désormais s'exprimer dans notre ville, et voici une sélection de nos endroits préférés pour aller maltraiter ses tympans (et assumer son âme groupie). 

Les micro-salles

Le Chinois
Musique

Le Chinois

Non, le Chinois ne fait pas référence à John Cassavetes (‘Murder of a Chinese Bookie’), au gros navet de Robert Clouse, où à n’importe quel film traitant de la mafia avec un truand asiatique, un juif et un italo-américain… L’origine de son nom est bien plus prosaïque que cela : ce nouveau lieu culturel, made in Montreuil, s’est installé dans les locaux d’un ex-restaurant chinois. Avec une programmation dite « sans concession, sans varietoche » (sic), le Chinois, tout en se targuant d’un éclectisme total, a tout de même tendance à s’orienter vers l’indie rock avec de jeunes groupes comme les Velvet Veins, dont on raffole chez Time Out Paris.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
La Mécanique Ondulatoire
Musique

La Mécanique Ondulatoire

C'est bien connu, Bastille est un repaire de rockeurs. La Mécanique Ondulatoire est un de ces bazars d’objets rétro et meubles vintage répartis sur deux étages. Au rez-de-chaussée un étonnant mur décoré de tous les alcools imaginables donne une idée des cocktails concoctés ici à prix raisonnable. On descend dans la cave pour assister à des sets de DJ ou des concerts rock, ska, punk, ou metal. On tapote du pied, twiste des épaules ou, pour les plus solides, on participe aux pogos. Les groupes investissent les lieux parfois même le dimanche. L’entrée du bar est gratuite et l’accès à la cave tourne autour de 5/10 euros, alors n’hésitez pas à mettre votre cuir, enfiler votre jean troué et venir voir si l’affiche du jour vous tente !

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
L'Olympic Café
Bars

L'Olympic Café

Situé au cœur du quartier africain de Château Rouge, l’Olympic Café est un aimant culturel pour les habitués des petits concerts au sous-sol. A l’entrée, un beau et vaste comptoir à l’ancienne, en face, des prospectus de soirées, des tracts militants. L’Olympic est un agitateur de culture qui s’est associé avec le minuscule théâtre dans la même rue, le Lavoir Moderne Parisien pour créer une télé de quartier, et proposer des concerts et pièces de théâtre à petits prix (5 euros pour les habitants du 18e). La programmation est assez expérimentale, dans tous les styles, et si vous hésitez avant de descendre, le show est projeté à l’étage sur des écrans géants sans le son, donnant une idée parfois très décalée de l’ambiance survoltée qui y règne. Au mur, des expos temporaires de photos agréables. L’Olympic Café peut aussi devenir votre deuxième cantine, avec ses cuistots sénégalais qui proposent du poulet yassa, bananes plantain, poulet braisé et l’inimitable mafé. D’ailleurs, le mercredi, c’est mafé gratuit pour tout le monde ! On vient chercher son assiette en plastique bien remplie, dans la convivialité et la bonne humeur, et on se régale.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
L'Espace B
Musique

L'Espace B

Situé dans une rue calme à deux pas du parc de la Villette, l’Espace B – ou l’Espace Berbère – est un drôle d'endroit, entre bar de quartier, resto italien et salle de spectacle. Si l’accueil au bar laisse un peu à désirer, la grande salle cachée derrière réserve, elle, de belles surprises. La programmation, dense et pointue, attire un public parisien avide de découvertes musicales et de nouveautés alternatives. Elle met en avant des groupes français et internationaux, émergents le plus souvent et produits par des labels indépendants. Les affiches sont variées : synthpop, électro-rock, hip-hop, indie, shoegaze, grunge, folktronica, noise, chillwave… Certains soirs, on peut même assister à des soirées burlesques ou des pièces de théâtre avant-gardistes. Voir notre dossier complet sur l'Espace B. 

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 3 sur 5 étoiles
Supersonic

Supersonic

La dernière fois qu’on est allé à l’OPA, c’était il y a quelques années. A une époque pleine de fougue, où l’on sortait se défouler pour presque rien le week-end, la main pourtant lourde sur la boisson. Le personnel n'était pas franchement accueillant, la déco kitsch à mort, mais on y passait de bonnes soirées. On se souvient également de ce gars à lunettes et aux cheveux longs et bien gras, en permanence torse nu. Un personnage. Et hop, voilà que l’on apprend en février 2016 la renaissance de cette salle du 12e, qui accueillera désormais essentiellement de l'indie rock et de la folk, et laissera une place au clubbing le week-end. On retrouve derrière cette initiative David et Hadrien, deux amis qui bossaient déjà ensemble dans l’événementiel. A la programmation des concerts, le très jeune Aurélien, déjà impliqué dans la scène live parisienne avec son asso, et le DJ Alyotis pour la partie club. Egalement dans l’équipe, Cécilia de l’Espace B et cofondatrice du festival Maison Sauvage (où l’on a pu voir Baston et Caandides) ainsi que le collectif Atelier Volant.  A l’affiche, quelques noms alléchants comme l’un des princes du label In Paradisum, Somaticae, ou le groupe Archive. Pas mal ! Une bonne série de petits noms aussi : Supersonic souhaite mettre en avant la nouvelle scène. Les dimanches, des soirées hommage à de grands artistes comme Bowie, Pink Floyd ou Nirvana prennent les lieux. Pourquoi pas. Les pintes sont au prix cool de 5 €, et les petites faims peuvent être rass

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
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Garage MU
Musique

Garage MU

La Garage MU, tenu par le collectif éponyme et producteur indépendant d'artistes et de concerts, est l'une des salles les plus underground de Paris. Avec sa capacité de 150 personnes, le lieu situé au cœur de la Goutte d'Or accueille une programmation allant du rock garage/punk à la techno des bas-fonds.

Le Pop-Up du Label
Musique

Le Pop-Up du Label

Sous les arcades impressionnantes de l’avenue Daumesnil, le Pop-Up du Label, ex-les Combustibles, est un bar-restaurant qui combine énergiquement musique et cuisine. Pour la partie musique, il y en a pour tous les goûts : le lieu accueille aussi bien des soirées jazz le mardi, que rock, hip-hop ou électro le reste de la semaine. Lives et DJ sets pointus enflamment la salle en sous-sol (consulter leur page Facebook pour connaître le programme). En suivant l’énorme fresque de graffitis qui court le long de l’escalier, on monte à l’étage du restaurant. La déco est une déclinaison de tons blancs et bois du plus bel effet. Des dessins contemporains et des lampes industrielles apportent une touche arty à l'endroit, tout comme les expos régulières d’artistes. En cas de petites comme de grandes faims, on peut dévorer des plats simples et soignés, mitonnés par le cuisiner du jour. Pour accompagner la nourriture et la musique, le Pop-Up du Label propose une sélection de vins naturels et de bières artisanales à découvrir.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
L'International
Musique

L'International

L'International est une institution parmi les cafés-concerts à Paris. Situé non loin de la très animée rue Oberkampf, ce bar se distingue par son côté convivial. Deux à trois lives s'enchaînent chaque soir dans la petite salle au sous-sol, devant un public friand de découvertes musicales – le tout gratuitement, s’il vous plaît ! Des concerts rock principalement, mais aussi folk, pop, hip-hop et électro. Une clientèle décontractée s’attroupe dans cet espace ouvert aménagé avec des meubles de brocante, pour boire un coup et bavarder pendant l’apéro. De 18h à 21h pendant l'happy hour, les pintes sont à 4 € et le pastis à 2 €. De quoi patienter sagement (ou pas), avant de descendre dans ce sous-sol, aux airs de garage transformé en club clandestin (murs et piliers en béton inclus), pour profiter des concerts. •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour découvrir d'autres bars référencés par Time Out Paris cliquez ici.••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour voir la liste complète des 100 meilleurs bars sélectionnés par Time Out Paris cliquez ici.•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Le Klub
Musique

Le Klub

Ce mini-club programme des groupes heavy alternatif et expérimentaux en live et des DJs durs et dark. Du rez-de-chaussée au sous-sol, vous sont servies des doubles portions de sons metal, rock, punk, goth, cold wave, électroclash, emo, folk, garage, dubstep ou techno jusqu’à l’aube. Les codes musicaux et vestimentaires sont ouverts. On y croise une faune sympa et libre de tout conformisme social avec des tatouages et des piercings partout. Partie prenante dans l’atmosphère et la musique, l’équipe veille sur les groupes et la qualité du son avec bonne humeur. La décoration est plutôt minimale : pierres brutes, un peu d’acier industriel aux clous à grosse tête et quelques banquettes. Mais c’est la musique qui nous intéresse !

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
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  • 3 sur 5 étoiles
Alimentation Générale (ALG)
Musique

Alimentation Générale (ALG)

Malgré les apparences, l'Alimentation Générale n'est pas une épicerie, mais un bar, restaurant, salle de concerts et club. Les soirées à l’ALG (pour les intimes) sont colorées, chaleureuses, ultra festives et toujours abordables (l’entrée est souvent à 5 € ou 10 € avec une conso). Dans cette salle tout en béton meublée de grandes tables en bois conviviales et d'un baby-foot, le dance floor devant la petite scène est toujours animé. A l'ALG, on vit des concerts mémorables tout près des groupes et des chanteurs, on danse et on transpire à l’unisson. En début de soirée, l’ambiance est calme, on picole gentiment, et on picore une planche fromage-saucisson, quelques plats à la carte un peu cher mais corrects (pâtes, brochette de gambas, quelques tapas), puis la salle se remplit au fil des heures. On finit par pousser le baby, monter le volume et éteindre les lumières vers minuit lorsque la foule envahit le lieu et commence à se trémousser. Chanson française, cumbia de Colombie, samba du Brésil, funk, jazz manouche... les musiques du monde sont à l'honneur pendant les concerts acoustiques. Le week-end, des soirées DJing dans des styles très variés (funk, hip-hop, électro, électro-tropical), sont le rendez-vous d'un foule cosmopolite, jeune et très sympathique. Sachez que toute sortie est définitve après 22h et que le fumoir, au fond dans un bunker pas aéré, est difficilement tenable. Un conseil, ne venez pas trop tard le week-end, car l'ALG est le seul bar club du coin qui ferme à

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
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Du côté des bars

Le Motel
Bars

Le Motel

Retiré dans un passage près de Bastille, le Motel est un bar où se donne rendez-vous une clientèle électro-pop-rock branchée les soirs de petits concerts. Demandez aux serveurs sympathiques à souhait un cocktail détonant, comme le vodka-tatin, le Joe (vodka-pastèque) ou le Léon des Bois (vodka-citron vert-fraise-menthe). Les planches mixtes sont à moitié prix pendant ce moment de grâce qu’est l’happy hour (18h-21h), les pintes à 3,5 €, les cocktails et les mojitos à 4,5 €. On s'installe au fond, sur des canapés dépareillés chinés en brocante, face au bar en arc-de-cercle. Plus tard dans la soirée, des DJ envoient leurs sets qui chauffent un dancefloor bien rempli le week-end. Les mardis, mercredis et un dimanche sur deux, on vient profiter d'un « pop quiz », un jeu qui attire des habitués calés en raretés musicales. Pour connaître la programmation, cliquez ici.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
La Féline
Bars

La Féline

La Féline est un minuscule bar rock’n’roll près de Ménilmontant, avec sa faune, ses posters de groupes de rock des fifties et surtout sa musique rockabilly, que le label éponyme dans les locaux voisins produit. La Féline est fréquenté par des punks à chiens, des faces tatouées-percées, des hipsters et des rockers à l’ancienne. Les filles très glam rock accoudées au bar sont terriblement sexys : robe léopard, jupe en cuir, escarpins panthère, petit perfecto, rouge à lèvres très rouge, tout le monde est ultra looké et on se croirait dans un film. Mais l’ambiance ne pâtit pas de cette mise en scène personnelle, au contraire, les gens sont sympas, discutent debout en petits groupes en buvant leur bière. Le lieu est tellement connu que beaucoup de jeunes touristes viennent y faire un tour par curiosité. Tout ce petit monde fait des allers-retours entre ici et Chez Zack, un autre micro-bar pile en face, mais la Féline reste leur quartier général. Des petits concerts y sont organisés régulièrement, quelquefois des projections, mais arrivez tôt pour avoir une place assise.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Pigalle Country Club
Bars

Pigalle Country Club

Des fois, sans comprendre pourquoi ni comment on en est arrivé là, on se réveille avec une gueule de bois si belle qu'elle a dû être exécutée par Gepetto himself. Et tout ça un jeudi matin, un jeudi matin ! Ca devrait être interdit par la loi. Pourtant l'apéro avait bien commencé, un rendez-vous entre potes au Pigalle Country Club pour une Öyster Cült, un cocktail Debbie Harry à la main (vodka, pamplemousse, fraise, à 8 €, 6 € en happy hour), des huîtres et du vin blanc pour faire honneur à la soirée (six huîtres et un verre de vin blanc, 9 €) et du bon gros rock à la Allah Las pour accompagner 'Les Aristochats' projetés en toile de fond. Mais tandis que la bougie déversait ses rivières de cire sur la bouteille chandelier de notre table, nous nous sommes mis à faire couler plus que de raison huîtres et verres de vin blanc dans nos petits gosiers. Et c'est là, précisément là, que les Athéniens s'atteignirent. Installé dans l'antre rock de Pigalle, avec ses murs rouges et sa divine odeur de bière frelatée, on s'est pris pour Donita Sparks. Sauf que clairement, on tient bien moins la marée. Alors, à 22h30 (oui, mesdames et messieurs), on est rentré bon an mal an se coucher avec nos petites huîtres dansant dans notre estomac comme dans la navrante histoire du morse et du charpentier (cf. Alice aux pays des merveilles). Voilà, en réalité, c'est Disney qui nous a tué(er).

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Pop In
Bars

Pop In

Le temple de l’indie pop à Paris, c’est le Pop In. Comme un îlot londonien dans la très vivante rue Amelot, ce bar pub exigu concentre une foule de jeunes à mèche branchés rock indé, habillés en chemise à carreaux et blousons en cuir. La musique est pop-rock bien sûr, des Beatles aux groupes indé actuels. Le premier étage, un salon british avec un piano et des vieux canap’ de récup', est l’endroit idéal pour se boire une mousse entre amis. Depuis ce salon, un escalier mène à la cave (quelle logique !), où tous les soirs de petits groupes viennent faire leur show, toujours dans un pur british style folk/pop-rock. C’est gratuit, inégal en qualité, mais toujours intéressant de découvrir une scène alternative parisienne et internationale sans prétention. Le week-end arrivez tôt pour y entrer, ce bar est plein à craquer dès l’happy hour de 19h à 21, quand la pinte de Guiness est à 4 €.•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour découvrir d'autres bars référencés par Time Out Paris cliquez ici.••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Pour voir la liste complète des 100 meilleurs bars sélectionnés par Time Out Paris cliquez ici.••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Cannibale Café
Bars

Cannibale Café

Cela fait bien longtemps que nous empruntons le chemin qui mène jusqu'au Cannibale Café, tant et si bien qu'on pourrait presque y aller les yeux fermés si notre peur de se manger des poteaux n'était pas si justifiée. Mais récemment, en feuilletant nos fiches bristols fluotées (rangées dans des placards au doux parfum de naphtaline), nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait aucune critique du Cannibale Café, ni dans nos archives ni sur les Internets. Sacré manquement. On imagine d'ici les haters s'en donner à cœur joie à coup de « Merci Time Out... So 2000. » Mais qu'importe, pour ceux qui ne connaissent pas encore cette place to be, was, been, il est temps d'emprunter la rue Jean-Pierre Timbaud et de s'arrêter au 93, là où le Cannibale s'est installé il y a près de 20 ans. Apprêtez-vous à être happé par ce grand carnassier, car quand on y est, on y est bien. Et on y reste pour ses serveurs cools, ses planches pantagruéliques (13 €), ses pintes ou son pastis (Kanter à 4 € et pastis à 2 € en happy hour), ses plats du jours (9,90 €) et son alléchante carte changeante (plats entre 12 et 18 €). On y reste même toute la soirée pour se mêler à sa faune bigarrée et écouter ses DJ sets aux petits oignons. Ainsi, vous pourrez y croiser Eric Stil (échappé du Garage MU), patron du rock et de l'early électro qui ne mixe qu'avec des vinyles, et tout un tas de gens qui vous nourriront de rare pépites qui croquent sous la dent. Du bon mais aussi du beau, car le Cannibale est un très joli li

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Les Furieux
Bars

Les Furieux

Ce bar rock’n'roll en pleine rue de la Roquette est un ovni comme on n’en fait plus. Ne jetez rien de la sélection du vieux jukebox qui tourne à bloc : Aerosmith, Gun’s n’Roses, Stones, Clash, vous écouterez ici tous les hits rock, métal punk et gothique qui ont déchaîné des foules de chevelus énervés pendant près d’un demi-siècle. Dans ce rade sombre aux banquettes rouge velours, on boit de la bière et des cocktails flippants comme le grunge, le syndrome de Stockholm ou le trottoir (de couleur mazout). Un choix de plusieurs absinthes vient compléter cette sélection qui fait chauffer le gosier. Concerts le week-end. Ouvert jusqu'à 5h le week-end.

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Petit Garage
Bars

Le Petit Garage

Le Petit Garage est un bar rock’n’roll comme il en reste peu à Paris, à la fois pour sa déco vintage et pour son fond sonore. Derrière le comptoir, un barman sympa à queue de cheval passe des vieux vinyles craquants de Chuck Berry et AC/DC sur une vieille platine. L’atmosphère est d’autant plus authentique qu’on discute avec des vieux rockeurs au zinc. On boit sa bibine accoudé à des tables en formica, assis sur des vieux canapés. Un poste TV d'époque et d'autres objets dans tous les coins rappellent le temps des 60's. On apprécie particulièrement l'happy hour de 18 à 21h pendant laquelle on peut s'envoyer des pintes à 3€ et des cocktails à 5€, à moitié prix donc. Les alcolos du dimanche porfiteront de ces prix bas toute la journée. L’été, ce bar en enfilade ouvre ses trois vitrines sur la rue, auparavant celles d’un garage, d’une boucherie et d’un magasin de confection, que le propriétaire a eu la sage idée de conserver. Des jam session y sont organisées ponctuellement.

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Red House
Bars

Red House

Bienvenue au Far West ! Le Red House, avec son magistral squelette de tête de taureau qui trône au dessus du bar, a des airs de saloon texan, sauf qu'il est en plein Bastille. Les gringos qui le fréquentent ne sont ni très branchés, ni des garçons-vachers : la foule est bigarrée, jeune, remuante, braillarde et festive. Il faut dire que tous les jours ou presque, un DJ s'occupe de pousser le volume de la musique, bien sentie quelque soit le style : rock, presque punk, funk, électro... les soirées ne se ressemblent pas. Et le bar ne désemplit pas, surtout le week-end, à l'heure de pointe atteindre le zinc est alors un véritable chemin de croix. Heureusement, l'endroit est vaste, articulé autour de deux salles aux poutres apparentes et murs en pierre, qui communiquent mais ont chacune un comptoir, pratique pour faire une percée dans la foule et arriver au Saint Graal : les tireuses... Là où la bière coule à flots. L'atout indéniable du Red House, c'est son happy hour qui s'étire de 17h à 20h : la pinte est à 5 euros et les cocktails maison, préparés avec des alcools rares, à 6 euros. Certains sont un peu trop sucrés mais d'autres sont délicieux, on tire notre Stetson au Wild West Side (téquila, piment, concombre et lime). On peut aussi goûter un Dr Funk#3 (rhum épicé, rhum brun, falernum, lime, bitters, absinthe et grenadine) ou un Red House Flambeau (bourbon, brandy à l'abricot, sirop épicé, citron, gingembre). Jetez également un oeil à la carte des cocktails saisonniers un peu

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles

Les salles de concerts

Trianon
Musique

Trianon

Le Trianon insuffle un peu de classe au boulevard de Rochechouart avec son architecture élégante Belle Epoque. Haut lieu culturel, il propose des concerts de choix, on y voit passer Tricky, Raphael Saadiq, Moriarty, Camille, Macy Gray... mais aussi du cirque moderne et des one man show. En entrant dans ce bâtiment grandiose avec ses immenses fenêtres ovales, on admire la hauteur infinie des plafonds, la somptueuse salle de bal, les velours rouges et les boiseries de la salle de théâtre et l’immense charpente métallique du jardin d’hiver. On se demande alors pourquoi cette folle construction a été pensée ainsi. Tout commence en 1894, lorsque le jardin de l’Elysée Montmartre est réquisitionné pour construire le « Trianon-Concert », qui accueillit dès son ouverture la célèbre Mitinguett. La charpente métallique du Pavillon de France construit par Gustave Eiffel pour la grande exposition universelle de 1889 est réutilisée pour remanier le lieu, mais un terrible incendie détruit tout un an plus tard. Son propriétaire décide de le reconstruire à l’identique, avec un théâtre à l’italienne qui accueille des pièces classiques. Puis le Trianon décide de jouer la comédie en proposant des opérettes et du Vaudeville. Picasso et Toulouse Lautrec croquèrent ici des portraits d’habitués. Devenu un music hall puis un cinéma un peu avant la seconde guerre mondiale, il connait dans ses habitués Jacques Brel. Temple des films populaires, puis des péplums et western spaguetti et enfin des films

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Cigale
Musique

Cigale

Petite salle nichée en plein cœur de Pigalle, voisine directe de la Cigale, proche aussi du Divan du Monde et de feu l’Elysée Montmartre, la Boule Noire passe souvent inaperçue du regard des badauds. Alors qu’une longue file d’attente jonche en général le perron de la Cigale, seule une discrète petite porte indique l’existence de sa consœur. Ceux qui la connaissent savent toutefois qu’on y découvre souvent d’excellents groupes, qu'il s'agisse de débutants qui font leurs premières armes (Franz Ferdinand, Phoenix) ou d'artistes confirmés souhaitant retrouver l’intimité moite de leur prime jeunesse le temps d’un concert (Metallica, Queens of The Stone Age). Majoritairement rock, la Boule Noire ne s’est convertie au genre qu’à partir des années 1990, après avoir connu différents usages : goguette au XIXe siècle, salle de danse ensuite, puis cabaret et cinéma. Pour l’anecdote, la salle doit son nom à un ancien luminaire en forme de boule de verre qui éclairait le portique et finit par noircir avec le temps.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Olympia
Musique

Olympia

Véritable temple de la musique et du spectacle, l'Olympia aura vu défiler toutes les stars du siècle dernier et fut la première salle à accueillir des artistes internationaux à Paris. Edith Piaf, Charles Aznavour, Nina Simone, Johnny Hallyday, mais aussi Bob Dylan, David Bowie, The Beatles, The Cure, Madonna, tous ont « fait l'Olympia », vu leur nom en lettres de néon rouge illuminer la façade. Après avoir battu les routes, on vient faire ses adieux à son public sur cette scène mythique. Si la disparition de son illustre directeur Bruno Coquatrix en 1971 a été un coup dur pour la salle, elle a rapidement été protégée, classée puis restaurée, continuant à programmer des concerts qui attirent des milliers de personnes.

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Trabendo
Musique

Le Trabendo

Situé à la Villette, à côté d’un Zénith souvent dévolu aux artistes mainstream, le Trabendo a su se faire un nom au fil des années 2000. Sa capacité de 700 places en fait le lieu idéal pour des affiches modestes mais attractives, et beaucoup de très grands artistes en ont aussi fait leur choix pour des concerts plus intimistes, comme Metallica en 2003 ou les Rolling Stones plus récemment fin 2012, après la réouverture du lieu suite à des travaux de rénovation. Aujourd’hui, la salle peut s’enorgueillir d’une programmation éclectique et de grande qualité, mêlant rock, électro, metal, indie ou clubbing. Si la déco rafraîchie du Trabendo ne brille pas par son originalité, on retient en revanche la grande proximité du public avec les musiciens, une nouvelle équipe dynamique et les tarifs des boissons, sans doute parmi les moins chers de Paris pour une salle de concert de cette taille.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 5 sur 5 étoiles
Le Zénith
Musique

Le Zénith

Plus qu’une salle de spectacles, le Zénith est un concept. Il s’agit même d’une marque déposée, qui peut se dériver à condition de respecter un cahier des charges scrupuleux. Initiée par Jack Lang et le ministère de la Culture, la création du Zénith parisien devait pallier un manque criant de salles de concert rock à Paris et permettre à la musique populaire de trouver un lieu d’expression à la hauteur de son succès. Situé dans le parc de la Villette du 19e arrondissement et achevé en 1983, le bâtiment contient 6 300 places, ce qui en fait la troisième plus grande enceinte de la ville après le Parc des Princes et Bercy. A l’origine, le Zénith aurait dû être démonté au bout de trois ans pour être reconstruit ailleurs en banlieue parisienne, mais sa popularité en a décidé autrement. Vingt ans plus tard, il demeure l’une des salles majeures pour aller écouter les plus grands noms du rock, de la pop et du hip hop.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Point Ephémère

Point Ephémère

Le Point Ephémère est un ancien magasin de matériaux de construction de style art déco, idéalement piéton et près de l'eau, le long du canal Saint-Martin. Transformé en squat artistique de 1 400 m2 en 2004, le spot devient vite populaire et plus du tout éphémère grâce au soutien de la mairie de Paris. Cette pépinière organise expos, concerts de musiques indépendantes pop, rock ou hip-hop et soirées techno et house, à la portée des bourses juvéniles (6 à 20 euros l’entrée). On aime bien ce cadre berlinois avec ses centaines de graffitis, le béton nu, la verrière immense, des petites expos. On apprécie la terrasse chauffée et calme en hiver. Les prix sont raisonnables mais majorés à partir de 19h30 (la pinte passe de 5 à 6 € par exemple). L’été de 18h30 à 21h30, les apéromix attirent beaucoup de monde ; atteindre le bar relève alors de l’exploit. On peut y déjeuner et y dîner sur sa jolie terrasse ensoleillée, l'assiette sera bonne mais un peu chère pour la portion servie. On se pousse à chaque sortie d'ambulance des pompiers de la caserne voisine, mais on est bien assis au bord de l'eau.

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La Gaîté Lyrique
Musique

La Gaîté Lyrique

Ce n’est pas vraiment dans les habitudes de Jacques Offenbach d’être associé aux arts numériques. Exception faite, désormais, du théâtre de la Gaîté dont il fut le directeur à la fin du XIXe : après dix ans de travaux, le fief du compositeur allemand vient de se transformer en épicentre de la vie culturelle parisienne 2.0. Fourvoyés dans un entre-deux incertain, à la frontière de la galerie et de la salle de concerts, ses sept étages pluridisciplinaires propulsent les visiteurs au plus profond de l’empire numérique : arts plastiques, musique, graphisme, cinéma, mode, design et jeux vidéo « digitalisés » règnent despotiquement sur les lieux. Ce n’est pas la première fois que la Gaîté Lyrique change de vocation : après avoir longuement palpité au rythme de l’opérette et des ballets russes, elle est pillée par les nazis pendant la guerre puis métamorphosée en école de cirque au cours des seventies, avant de se muer en parc d’attractions en 1989. Et voilà qu’après s’être cherchée pendant toutes ces années, la Gaîté semble avoir enfin trouvé sa voie. Pour de bon. Son architecture intérieure flambant neuve est un peu le manifeste de cette nouvelle vie : un décor ultramoderne signé Manuelle Gautrand qui bouscule audacieusement le style d’origine – une Belle Epoque ornementale, toujours à l’honneur dans le foyer historique – et se distingue sur la scène artistique de Paris. A cela s'ajoute un programme, éclectique, qui sonde le territoire relativement inexploré des arts numériques

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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La Maroquinerie
Musique

La Maroquinerie

La Maroquinerie est l'une des meilleures salles de concerts de Paris. L'acoustique de qualité et la conformation en amphithéâtre d'une salle de 500 personnes, pas plus, contribuent à l'intimité des lieux et offrent aux artistes l’occasion de se rapprocher d’un public parisien souvent distant. On s’en souvient, des concerts à la Maroq' : on a sauté partout, chanté, et senti un petit frisson d’émotion face à des chanteurs et des musiciens qui donnent tout. Et quels artistes ! Vous y verrez aussi bien des groupes confirmés que les stars de la scène internationale de demain, un vrai privilège. La programmation est avant-guardiste, éclectique, plutôt pop et rock indé, mais aussi funk, folk, soul, jazz, et même hardcore, metal et punk ; toujours de qualité, vu le prix des places (entre 20 et 25 euros). Depuis fin 2014, on observe un déssir de s'ouvrir au clubbing : des soirées house et techno plutôt pointues font vibrer notre salle préférée, pour notre plus grand plaisir. Si vous avez une petite faim, sachez que le restaurant de la Maroq’ propose une cuisine fusion sucrée/salée raffinée, généreuse, et abordable. On se laisse facilement convaincre par un panier de brick gourmand en entrée (gésiers de canard, magrets fumés et caramel à l'orange), suivi d'une tendrissime souris d'agneau mijotée pendant sept heures puis braisée dans son jus avec du thym et du romarin, pour finir par un croustillant crumble pêche-mangue avec un sorbet au melon rafraîchissant. La carte est très variée,

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
Badaboum
Clubbing

Badaboum

La Scène Bastille dégringole et paf : voilà le Badaboum. La presque mythique salle de concert a refait peau neuve sous la direction des détenteurs du Panic Room en 2013. Divisé en plusieurs pièces, toutes ayant une athmosphère distincte et particulière, le club fait fureur. Avec son appartement à l'étage configuré comme un appartement cosy avec une pointe de vintage, son club au très bon sound-system qui fait vibrer l'installation plafonnière en néons, son bar à cocktails et tapas fait de murs bruts et d'étagères en bois (ouvert dès 19h), on peut dire que le Badaboum a réussi le pari de donner un nouveau souffle à cet espace. Au programme : des concerts en premières parties de soirées avec des artistes rock / électro / pop sélectionnés par l'agence SUPER! (sous le nom L'Amour Fou), puis, pour la partie clubbing, les gros noms de la scène techno et house française et internationale. On aime l’ambiance au top, la qualité du son, et l'originalité de ce lieu qui, mérite bien ces cinq étoiles. Le Badaboum a d'ailleurs figuré en 3e position dans le Top 10 des nouveaux clubs européens par le magazine DJ Broadcast, à peine un an après son ouverture. Foncez-y !

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
Votre avis
  • 3 sur 5 étoiles
Le Glazart
Musique

Le Glazart

Le temple de la drum ’n’ bass, jungle et dubstep, c’est ici. La programmation n’est pas non plus monomaniaque : on peut s’agiter sur des beats techno house, minimale… mais aussi assister à des concerts groove, soul ou rock en début de soirée. Le cadre est agréable : une salle avec une scène pour les concerts, un bar avec des fauteuils confortables. Finalement, on viendrait plus souvent si l’endroit n’était pas paumé au fin fond du 19e à côté du périph. Pas facile de convaincre ses amis de passer la soirée là-bas vu le prix des taxis. Cette sélection au kilomètre a le mérite de drainer une population très underground, pas de hype parisienne ici, mais plutôt des « teuffeurs » habitués des free party, et des oreilles averties qui se déplacent pour le son, rien que le son. Au Glazart, on vient surtout pour les soirées immanquables Jungle Juice (pour ceux qui aiment les beats massifs) ou alors en été, lorsque le coin fumeur se transforme en plage de sable (voir LaPlage de Glazart) avec pastaga, pétanque et merguez : un combo gagnant très festif.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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Commentaires

2 comments
Nicolas Hecht
Nicolas Hecht moderator

Vraiment bien complète cette sélection. Manque peut-être juste Petit Bain et le Divan du monde, qui programment de très belles dates dans ce style.

Emmanuel Chirache
Emmanuel Chirache

Belle sélection ! ça donne envie d'écouter du rock tout ça. Bon, on peut aussi mentionner la Flèche d'or en salle et les Chaises en bar, entre autres.