Calder à la Fondation Louis Vuitton
© 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York
© 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York

Les meilleures expos à voir en ce moment à Paris

Toutes les expositions incontournables en ce moment à Paris, histoire de prendre un grand bol d'art frais !

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Envie d’un grand bol d’art frais ? Peu importe le mois ou la saison, Paris abrite un nombre pantagruélique d’expos à même de combler votre appétit en culture, si bien qu’il est parfois difficile de faire le tri entre le bon et le moins bon. C’est pourquoi, équipé de notre calepin et de notre flair légendaire, on a bourlingué dans toute la ville pour ne sélectionner que la crème de la crème des expositions à Paris, qu’elles soient consacrées à la peinture, la photo, l’art contemporain, la sculpture ou encore le design. Résultat ? Un dossier expo aussi costaud qu’une cuisse de Roberto Carlos, qui vous fera vous sentir aussi heureux qu’un écureuil devant la version longue de Casse-Noisette !

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Les meilleures expositions à Paris

  • Art
  • Textile
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avant d’entrer dans l’exposition “Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle” au Palais Galliera, on associe facilement la mode féminine de cette époque à une garde-robe ultra-féminine. L’exposition prend pourtant le contre-pied de cette idée reçue en s’intéressant aux appropriations du vestiaire masculin par les femmes, “un manque important dans l’histoire de la mode” que le musée de la Mode de Paris souhaitait combler avec cette exposition, présentée jusqu’au 14 février 2027.

  • Art
  • Chaillot
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Non, Kerry James Marshall n’a rien à voir avec Kery James, boss de la Mafia K’1 Fry. Quoique : cette rétrospective organisée par le Musée d’Art Moderne, la première française consacrée au peintre américain, a elle aussi du flow et des revendications. 70 œuvres, dont huit inédites, retracent plus de quarante ans de travail autour d’une question : qui a vraiment le droit d’apparaître dans l’Histoire de l’art ? Chez Marshall, les figures noires reprennent ainsi le premier rôle dans une peinture occidentale qui les a longtemps invisibilisées, jusqu’à occuper toute la scène dans des toiles parfois monumentales. L’approche est radicale, la gamme de pigments noirs utilisée est plus que bre-som. Le grand geste ? Transformer une scène quotidienne en peinture d’histoire. Car Kerry James Marshall ne peint pas seulement des personnes noires : il peint surtout leur absence dans l’histoire de l’art. Nuance, et pas des moindres. Pensé de manière chrono-thématique, le parcours avance par cycles, comme une playlist bien mixée. On passe de l’esclavage à la vie quotidienne, du mouvement des droits civiques, des Black Power aux portraits imaginaires de figures historiques, pour amorcer un retour critique vers les grands genres de la peinture occidentale, et les oublis volontaires de l’Histoire. Tout au long du parcours, il faut veiller à garder les yeux bien ouverts, pour découvrir, au cœur des toiles, des milliers d’indices, de références, de dates, de signes politiques. À l’heure où les récits historiques font l’objet de batailles politiques sur les plateaux de BFM et CNEWS, Kerry James Marshall rappelle que l’image n’est jamais innocente. Que l’invisibilité n’est jamais mise en place par magie, mais qu’elle infuse doucement, jusqu’à ce que la disparition paraisse presque normale pour les personnes non concernées. À nous alors de nous assurer que tout le monde soit correctement représenté.

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  • Art
  • Le Marais
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après sa rétrospective au musée du Luxembourg, revoilà Leonora Carrington à Paris, chez Almine Rech. L’artiste réalise sa toute première exposition personnelle à la galerie, qui se trouve face au casse-tête sans nom : devoir ranger cette artiste ultra-complexe dans une case. Surréaliste ? Trop réducteur. Peintre ? Pareil. Femme, peintre, Britannique, Mexicaine, écrivaine, sculptrice, alchimiste, sorcière en chef de son propre bestiaire… Leonora Carrington, c’est avant tout une multitude de couches qui expliquent toute la profondeur de son art. Almine Rech, qui court du dessin à la peinture, de la sculpture aux masques et tapisseries, décide d’embrasser toutes les facettes de cette rêveuse. Et a surtout l’intelligence de ne pas raconter Carrington à travers un parcours limitant, à coups d’anecdotes biographiques. Elle préfère faire circuler les œuvres, les matières et les espèces. La grande joie de cette expo gratuite, c’est son aspect ultra-confidentiel.

  • Art
  • Le Marais
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Depuis les années 1960, Daido Moriyama photographie à l’instinct, vite, sans trop se demander si ça va faire joli. À la Fondation Henri Cartier-Bresson, Lettres d’amour à la photographie fait pareil. Plutôt qu’un énième défilé de “grands clichés”, l’expo, au volume assez réduit, analyse la relation sentimentale (voire franchement obsessionnelle) de Moriyama avec son médium. Et à l’heure des images synthétiques parfaites, des filtres à tout-va et des souvenirs générés sur commande, quel rafraîchissement de voir une institution célébrer un photographe qui préfère l’image quand elle accroche, bave, tremble. Et surtout quand elle révèle toute l’humanité de celui qui l’a prise.

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  • Art
  • Champs-Elysées
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Il était temps de rendre à Eva Gonzalès son nom, et, accessoirement, sa place. Après des décennies à jouer les figurantes dans l’histoire de l’impressionnisme, coincée entre Berthe Morisot et l’ombre XXL de son mentor Manet, la voici enfin la vedette de sa propre expo au Petit Palais, dans une première rétrospective française d’envergure. Et pour une artiste trop longtemps rangée dans la catégorie « à découvrir si vous voulez approfondir », cette entrée dans la prog parisienne est plutôt classe : près de 100 œuvres venues de Londres, Chicago, Denver, Brême ou encore Madrid constituent cette monographie en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam.

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