« En ne cherchant pas à sentir bon ! » : Sarah Bouasse raconte comment elle a créé l’odeur de La Caverne du Pont Neuf de JR
Éléa Jeanne Schmitter © 2026 Atelier JR | « En ne cherchant pas à sentir bon ! » : Sarah Bouasse raconte comment elle a créé l’odeur de La Caverne du Pont Neuf de JR
Éléa Jeanne Schmitter © 2026 Atelier JR

Que faire à Paris en juin 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en juin 2026.

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Ça y est, le mois de juin est là, avec dans sa musette le mercure qui grimpe de plus en plus, des terrasses à rallonge et un chapelet de bons plans. La truffe humide et le poil luisant, la rédac est partie fouiner aux quatre coins du Grand Paris et dans ce dossier, plus garni qu’un panier de pique-nique estival, vous trouverez : la crème des restos ou encore des festivals, des concerts, des expos et la Fête de la musique. Approchez et prenez une petite bouffée, votre juin parisien s’annonce doux et animé !

Les meilleurs plans du mois de juin 2026 à Paris

  • Musique

Encore médusés par l’annulation de la Marche des Fiertés, mais toujours déters pour célébrer, danser et militer pour les droits des communautés LTGB ? On a ce qu’il vous faut avec une tripotée de soirées toutes de queer vêtues, initialement prévues comme des afters de la Marche, et qui devraient donc être infusées d’une énergie unique cette année.

  • Que faire
  • Balades et excursions

Un dossier sur les meilleures plages à Paris… Vous n’auriez pas trop pris le soleil chez Time Out ? Non. Car si la réalité géographique fait que l’Ile-de-France n’est pas réputée pour ses eaux turquoise et sa barrière de corail, on y dégote tout de même quelques bons plans (d’eau) où se tremper les miches les beaux jours venus. Ce que vous trouverez dans cette météo des plages franciliennes ? Aussi bien des bases de loisirs, des bassins sur la Seine qu’un espace aménagé le long du canal de l’Ourcq. A la une, à la deux, à la baille !

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Dégouté de n’avoir pu échanger un de vos reins contre un strapontin pour le match Équateur-Curaçao ? Triste de ne pas pouvoir débourser 10$ la moindre bouteille d’eau à Toronto ? Bref, vous restez à Paris pour la Coupe du monde 2026 et vous avez de dépasser la simple diffusion dans un bar. Pas de panique, on a trouvé comment vivre tout de même pleinement cette fête planétaire du football car Paris se met en quatre pour proposer des endroits où regarder les matchs entre aficionados : des fanzones des sponsors officiels mais aussi des tiers-lieux culturels qui chaussent les crampons jusqu’au 19 juillet. Ultime bonne nouvelle : pas besoin d’hypothéquer l’avenir de vos enfants, ils sont (presque) tous gratuits !

  • Cinéma

À la recherche d’un bon plan frais à moindre coût ? Il semblerait qu’on vienne de vous en dégoter un avec le retour de la Fête du Cinéma qui célèbre sa 41e édition du dimanche 28 juin au mercredi 1er juillet. Avec comme toujours le même topo aguichant : des places de ciné à 5 € ! Contre un billet gris, vous pourrez regarder le premier puis le deuxième volet de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, avec Simon Abkarian en De Gaulle ; Maspalomas de José Mari Goenaga et Aitor Arregi, récit d’un retraité queer dont le trépidant quotidien est brutalement assagi ; ou Disclosure Day, la dernière interrogation extraterrestre de Steven Spielberg. Aussi repérés : le film Shana de Lila Pinell, immersion dans le quotidien d’une vingtenaire fâchée avec la monotonie jouée par la révélation Eva Huault ; et Eruption, ce film réalisé par Peter Ohs avec Charli XCX dans le rôle-titre — son premier —, celui d’une femme tiraillée entre son conjoint un peu chiant et une ancienne connaissance légèrement attirée par les sorties.

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  • Sport
  • Nage et plongée

Envie de vous jeter à la baille à Paris ? Vous êtes dans la bonne ligne. Si la capitale n’est pas réputée pour ses plages de sable fin, elle dispose d’une kyrielle de piscines à même de satisfaire toutes les pratiques et jeux d'eau. Que vous soyez nageur hyperactif, barboteur du dimanche ou simple bronzeur estival, vous trouverez claquette à votre pied dans ce dossier aussi costaud qu’un trapèze de Michael Phelps. Et parce qu’on peut avoir le goût de l’eau mais aussi du beau, on a pris soin de piocher plusieurs bassins avec de la gueule. 

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Pour cette première grande monographie française consacrée à Leandro Erlich, le Grand Palais aligne 14 installations monumentales, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Peuplé de nuages en vitrine, d’escaliers sans fin et de fenêtres volantes, le parcours, intégré à la programmation du Grand Palais d’Été, est pensé comme une succession d’épreuves ludiques que l’on découvre dans la légèreté et dans les rires. Et pour avoir bourlingué à travers pas mal de galeries, on vous assure que c’est assez rare pour être souligné. Le Grand Palais, qui trône habituellement si fièrement sur sa belle avenue, devient une machine à dérégler les certitudes. Ici, on ne regarde pas l’art : on se vautre dedans, on y trébuche avec élégance, et on se met à douter de la gravité – et de notre pouvoir d’attraction.

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

À l’occasion de l’entrée au Panthéon de l’historien et résistant Marc Bloch, le monument sera accessible gratuitement jusqu'au dimanche 28 juin. Les visiteurs pourront découvrir la nef, le pendule de Foucault et descendre dans la crypte – normalement payante – où reposent notamment Simone Veil, Jean Moulin, Marie Curie et, depuis peu, Marc Bloch. L’entrée gratuite donne également accès à des archives, lettres, photographies et objets personnels, ainsi qu’à l’exposition inédite Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire, installée pour la première fois dans la crypte. Le parcours retrace la vie et l’œuvre du cofondateur de la revue des Annales. On vous conseille tout de même d’anticiper votre visite et d’arriver tôt en raison de l’affluence attendue.

  • Musique

Quelques mois après avoir été expulsé de son camp de base de l’Éclair, le collectif serial ouvreur de tiers-lieux festifs Soukmachines, rebondit en inaugurant enfin le Gros Lot ce samedi 27 juin. Sur l’étiquette ? D’anciens bureaux d’Orange situés sur un terrain de 6 500 mètres carrés à Gennevilliers, amenés à devenir un lieu de rencontre artistico-festif. Tandis que trois gros bâtiments en béton accueillent des dizaines d’ateliers d’artistes et d’artisans (ébénistes, designers, peintres), les extérieurs laissent voir d'immenses espaces à squatter dès qu'il fait beau. Comme tous les lieux labellisés Soukmachines, Gros Lot est un aimant à créatifs où l’on se retrouve en bande pour causer, rencontrer, croiser des artistes et boire un canon en s’ambiançant dans un cadre ultra-collectif. L’ouverture officielle est donc prévue ce samedi 27 juin de 19 h à minuit avec tout ce qui fera le sel de Gros Lot avec des ateliers de dessin, des sessions photo et de quoi danser à partir de la fin d’après-midi. Venez passer la soirée au coin d’une guinguette avec, dès 18 h, les cultes barbecues en libre-service de Soukmachines, parfaits pour prendre des forces avant le live A/V électronique de Fabrice Élie-Hubert, pensé à partir de voix de poissons (oui oui) et d’images sous-marines ou la carte blanche filée à l’irréductible troupe de noceurs de Microclimat.

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  • Art

Depuis le 15 juin, le plus vieux pont de la ville a cessé d’être un simple passage : JR l'a transformé en Caverne, une première mondiale dans cette dimension. Un hommage à Christo et Jeanne-Claude qui, en 1985, l’avaient entièrement empaqueté dans 40 000 m² de toile ocre, le transformant en une sculpture monumentale pendant deux semaines. JR ne l’enveloppe pas, il le creuse. Jusqu’au 28 juin, le monument se transforme : architecture gonflée d’air, traversée physique, réalité augmentée signée Snap, matière sonore sculptée par Thomas Bangalter. Quand venir, comment entrer, ce que l’on voit vraiment, ce que change la réalité augmentée, comment tient cette montagne d’air, ce que l’œuvre raconte... Chez Time Out Paris, on a tout passé au crible pour répondre, sans flou ni jargon, à toutes les questions que vous vous posez.

  • Chinois
  • Chaillot
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Ni à Belleville, ni Porte d’Ivry : et si le restaurant chinois le plus kiffant de Paris se cachait dans le 16e arrondissement ? Il faut attaquer la pente de la rue Freycinet et aviser l'enseigne ancienne d’une teinturerie, pour trouver où Sophie Ya a amarré sa Table. C'est une version plus élaborée mais tout aussi cantonaise de sa cantine Feel Ling aussi dans le 16ᵉ. Au menu, des classiques de Guangzhou dans la meilleure version d’eux-mêmes. Les bouchées vapeurs au poulet fermier et shiitake rayonnent (10€ les 4), les rouleaux au porc fondants régalent fort (12€ les 6) et le gâteau au radis daïkon grillé et à la saucisse se dévore tout seul (8€ les 3). Le duo de porc s’impose comme la star de la carte avec une échine laquée et une poitrine croustillante à leur prime (25€ la belle assiette), suivie de près par le poulet fermier croustillant dans une sauce aigre-douce maison en généreuse portion (24 €). En dessert, le gâteau de riz gluant fait le boulot (6,50 €). À boire, des vins naturels (dès 7€ le verre) et des bières Tsingtao (5 €), mais surtout des softs aussi bien faits que le reste, dont une délicieuse boisson maison au coco et au pandan (8 €). Prix tenus et gourmandise déchaînée : Feel Ling La Table nous prend par les sentiments ! 

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  • Hôtels
  • Saint-Hilaire-le-Châtel
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Toute une histoire que celle des Prés. C’est ici, au milieu des vallons percherons, dans ce qui fut un relais de chasse au 16ᵉ siècle, la demeure d'une marquise puis un orphelinat mené par des sœurs jusqu’en 2017, qu’Eric Brossard et Stéphane Renaud ont ouvert les Prés en 2024 après trente ans de passages réguliers dans la région. Au cadastre ? Un hôtel de campagne implanté sur un jardin champêtre d’un hectare entre parterres de fleurs, arbres fruitiers, pont enjambant un ruisseau, poneys au printemps et même une piscine chauffée à partir du mois d’avril.

  • Art
  • 7e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Versace est l’un des noms les plus célèbres de la mode. Mais les plus jeunes et les non-initiés connaissent encore mal les origines du style flamboyant, immédiatement reconnaissable, de son fondateur, désormais entré dans la pop culture. C’est ce que l’on constate en visitant Gianni Versace Retrospective, présentée à partir du 5 juin au musée Maillol, à Paris, après plusieurs étapes européennes depuis 2017. Repensée avec des prêts inédits, l’exposition explore notamment le lien entre Gianni Versace et la capitale, où il présenta ses collections Atelier Versace dès 1990. Avec près de 450 pièces – silhouettes, accessoires, croquis, objets, photos et vidéos –, cette première grande rétrospective française depuis 1986 embrasse large. Parfois trop, au risque de noyer certaines pièces dans l’abondance. Pas toujours assez, aussi, pour les plus férus de mode en quête de détails techniques. 

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  • Shopping
  • Mode & shopping

Pendant une semaine, du lundi 22 au dimanche 28 juin, la maison, désormais placée sous la direction artistique de Nigo, organisera place des Victoires « la Fête de Kenzo », un événement ouvert à tous qui permettra de présenter la nouvelle collection printemps-été 2027, mais aussi de s’immerger dans son univers franco-nippon en transformant la place circulaire en véritable petit village Kenzo. Au programme : un fleuriste signé Debeaulieu, un café imaginé avec We Are Ona et le chef Sugio Yamaguchi — derrière Wani, élu meilleur coffee shop aux Time Out Food & Drink Awards 2025 —, une boutique éphémère pour s’offrir la collection automne-hiver 2026 en avant-première, mais aussi un Kenzo Market inspiré des konbini japonais, avec une sélection de produits exclusifs.

  • Art
  • Champs-Elysées
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

En Hongrie, Károly Ferenczy est considéré comme le père de la modernité picturale nationale. Cette première rétrospective française a donc quelque chose de l’ordre du rattrapage historique. Le parcours, dense sans être indigeste, déroule près de 140 œuvres racontant les métamorphoses d’un peintre qui a tout testé, sans jamais se laisser enfermer. Naturaliste, symboliste, impressionniste ? Ferenczy est tout ça à la fois, et plus encore. Il change de peau sans changer d’obsession : saisir la lumière et ce qu’elle révèle des êtres.

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  • Bistrot
  • Alésia
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Arrivé à l’automne 2025 dans cette adresse qui fut la mythique Régalade, le chef Lucas Felzine, passé par des belles maisons (Ze Kitchen Galerie, L’Arpège), insuffle, sans en faire des caisses, un peu de nikkei (la fusion nippo-andine) dans la partition bistrot. On retrouve ainsi au fil du menu miso, kombu, poulet karaage et sashimi… Ce midi-là, on entame avec des asperges vertes croquantes accoudées à un moelleux sabayon d’ail des ours dans lequel on a envie de se lover. Puis le Fin Gras du Mézenc, ce bœuf qui a pâturé dans les prés d’altitude de la Haute-Loire (disponible que de mars à juin !), met tout le monde d’accord : la viande à la cuisson chirurgicale se découvre la meilleure amie d’une puissante sauce au cacao. Et pour bien prendre conscience de la finesse des goûts de cette AOP, une bouchée en tartare l’accompagne. Splendeur carnassière ! Ce repas maîtrisé et très personnel se conclut sur la cabosse avec un torpide sorbet choco accompagnant un délicat crémeux au matcha. Aux manettes de la carte des vins se trouve un vétéran du bouchon, Loïc Mougène (ancien de La Robe et Le Palais), qui cisèle une sélection ménageant le tradi et le nature à partir de 39€ la quille. Finalement l’essentiel de l’héritage de la Régalade reste ici préservé : celui de donner envie de revenir dans ce coin du 14ᵉ !

  • Japonais
  • 1er arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Rêver grand et habiter petit ! Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama de Dreamin’ Man continuent leur collection d’espaces aussi réduits que nippons. À quelques pas de leur mini-roastery de la rue Coquillère, ils ouvrent cette nano-échoppe 50 % cuisine inox, 50 % salle en bois et comptoir en u où se glissent, façon Tetris, 14 convives pas trop épais. La carte, aussi réduite que l’espace, propose 4 teishoku, un mot rare chez nous mais une façon commune au Japon de présenter tous les mets sur un même plateau. La cheffe Maki Fujii en propose une version au poulet karaage, une au saumon grillé au miso ou à un étonnant (voire chelou) steak haché nappé de sauce cuivrée. On opte pour le quatuor de bouchées vapeur au porc et crevette, des boulettes dodues débordantes de goût qui arrivent en escadrille avec une soupe miso aux lanières de tofu, un bol de riz au champignon délicieusement umami, une salade de macaroni à la mayo Kewpie et quelques pousses de pak choï. Tout s’avère fin, précis et sapide. Impeccable pour une pause déj en solo !

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  • Pâtisserie

Plus boule la vie ! Quand les jours rallongent et que les vêtements raccourcissent, c’est le retour de la question : où trouver une bonne glace à Paris ? Chez Time Out, on vous file nos meilleurs plans en dessous de zéro mais toujours chauds bouillants sur la qualité. Car dans cette sélection, vous ne trouverez que des artisans glaciers qui turbinent sans arômes artificiels, graisses végétales ni colorants chelous. Du kif en boule à se mettre dans le cornet sans tarder. 

  • Café
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après l’Izakaya et le Deep Fried (Award de la meilleure friture en 2024), Sho Miyashita et Jérémy Mégaly portent les fonds baptismaux de leur kissaten, soit le café à la mode nippone. Le portrait du bébé ? Une élégante salle de poche couleur brou de noix sonorisée par un ampli Marantz vintage et des vinyles prog rock. La carte propose de nourrir le chaland du matin au gouter avec des pâtisseries (gâteau au chocolat ou cookie) et des sandos briochés à la pâte d’haricot rouge ou à l’œuf. Le midi, l’offre s’étoffe : tel un salaryman en pause, on harponne un convaincant sandwich au thon mayo réchauffé par une rasade de sriracha, un onigiri dodu (servi tiède) à la prune marinée, avant des fruits à la crème fouettée entre deux tranches de pain de mie. Tonis Gomis en mode barista propose la création du lieu, le rafraîchissant « Milk Pims », un café clarifié aux notes chocolatées surmonté d’une émulsion à l’orange. À noter que les cafés torréfiés par Fève percolés par une La Marzocco chromée sont vendus à des prix raisonnables pour le quartier (2,5€ l’expresso bien équilibré, 5,5€ le iced latte).

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  • Gastronomique
  • 4e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Il y a quelque chose de monacal dans le cérémonial proposé chez Bittikesu, la toute jeune table du Québécois Jules St-Cyr, passé par quelques restaurants-monuments de notre continent, de Noma (Copenhague) à Ernst (Berlin). D’abord sa grande salle immaculée, articulée autour d’un long comptoir en chêne clair où prennent place les 10 convives du service, façon comptoir à sushi. Pas une table en rab, la vaste entrée à la lumière diaphane est laissée volontairement vide. Puis le service façon procession. Ciselée comme une icône, cette sobriété se met au service de la cuisine du jeune chef, dont la délicatesse réclame un recueillement d'anachorète. Pas de sauces opulentes, ou de condiments inorthodoxes. Peu, même, d’acidités marquées. Mais une certaine vision de la pureté, contemporaine et sereine, à célébrer les produits des maraîchers du coin ou du jardin du chef, dans son cloître montreuillois. C’est flagrant dans cette tempura d’armoise à l’amertume lancinante, arrosée d’une sauce nappante à l’araignée de mer – la protéine animale joue souvent les condiments avec habileté. Ou la belle épiphanie de ce navet cuit sur des feuilles de figuier, mouillé d’un velouté de fanes. A de rares moments, la partition confond délicatesse et timidité. Mais la procession vaut le coup de rester concentré et son dévot en chef trouve un nouveau souffle au fil du pèlerinage, s’appuyant sur la puissance de la flamme, à l’image de cette lotte aux algues et brocolis joliment fumée. Dans l’ascétisme, l’ermite a trouvé sa voie, et l’expérience singulière parvient sans mal à nous toucher.

  • Théâtre

Le temps de cinq samedis matin répartis du 13 juin au 18 juillet, plusieurs chorégraphes et danseurs programmés dans le cadre du cycle estival du lieu donneront des cours de danse gratuits. Le tout directement sous la nef. Un cycle d’ateliers qui prend sa source dans l’atelier-performance collectif « Sources » initié par Boris Charmatz lors de la première édition du Grand Palais d’été. Et attention, parmi les professeurs de cette année, que des stars dans leur discipline, avec par exemple la reine du waacking Josépha Madoki (20 juin) ; les danseurs de breakdance Nassim Baddag et Lililan Damango (4 juillet) ; l'aventureux adepte des créations collectives Némo Flouret (13 juin) ; ou des membres des ballets du Rhin et de Lorraine (respectivement les 27 juin et 18 juillet). Des ateliers d’une durée de 2 h, entièrement gratuits et accessibles à tous les niveaux.

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  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un Crocus qui éclot au printemps, c’est logique finalement, mais ça fait du bien un peu de respect des saisons dans ce monde déréglé ! Voilà donc un nouveau bistrot sur les hauteurs du 20ᵉ (attention à ne pas confondre avec son homonyme dans le 14ᵉ). La petite cuisine pas ouverte est le nouveau royaume du chef trentenaire Louis Chaulet (passé par le Divellec et le Pantagruel de Jason Gouzy) qui propose une carte ramassée autour de 3 entrées, 3 plats et 2 desserts le soir et d’un menu unique le midi, avec des « / » entre les ingrédients comme en 2009 ! On sent que le discret lascar a fait ses armes dans des adresses gastronomiques tant ses assiettes, derrière une simplicité de façade, se montrent précises et techniques. Ce midi-là, on entame avec un velouté de courgettes d’une douceur de bébé cocker où des pointes de crème aigre et des gouttes d’huile de ciboulette esquissent un frais paysage printanier. Puis l’assiette de bœuf confit (qui se mange à la cuillère) convoque la puissance d’un jus de viande et la délicatesse aérienne d’une purée d’artichaut au siphon. La petite carte des vins plutôt propre à des tarifs plus que réglo. On termine avec une efficace mousse au chocolat au sarrasin en se disant que la bistronomie a encore de beaux repas devant elle !

  • Art

Un cinéma qui renait, ça fait toujours plaisir ! Situé 22 rue Apollinaire, le Saint-Germain-des-Prés a été inauguré ce 3 juin après 18 mois de travaux. Les lecteurs les plus chenus et cinéphiles auront reconnu l’adresse du Bilboquet (ouvert en 1969) ou de l’Olympic Saint-Germain (à partir de 1979) ; les plus jeunes et branchés celle du Silencio des Prés (entre 2021 et 2024), éphémère petit frère du Silencio. Coupant avec l’idée du complexe resto-ciné qui n’a pas pris, le Saint-Germain-des-Prés redevient un cinéma « simple » avec une salle unique de 208 places et un écran de 7 m, sous la houlette d’un attelage de repreneurs : les Films du Losange, Chanel, l’entrepreneur-directeur des Cahiers du Cinéma Éric Lenoir, l’éditrice Vera Michalski-Hoffmann… La programmation a été confiée à Mathilde Lamour, venue du Balzac, et va renouer avec la vocation « art et d’essai » qui a fait la renommée de la salle (Rohmer était un habitué des lieux). L’architecte d’intérieur Fabrizio Casiraghi, qui s’est aussi chargé du restaurant italien Sant Ambroeus mitoyen, a redessiné la devanture et l’entrée dans un esprit « ligne claire » grège et bois très années 60. Le détail qui n’en est pas un ? Derrière l'écran, se love un élégant petit bar où boire un cocktail après la projection… et trinquer à la santé du cinéma !

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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Faubourg Montmartre
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Ne prenez pas la tangente, Trigo n’est pas un bar où on teste vos connaissances en cosinus mais un discret et séduisant comptoir à sandwichs tenu par Ághata Le Lay, taulière tout en sourires, accent et anecdotes. Cette native de São Paulo, ancienne de la pub, s’est donné une mission : faire connaitre les sandwichs brésiliens à Paris, ceux avalés le matin avant de partir au boulot comme ceux des plages de Rio pour se remettre d’une partie de futevôlei. Et Trigo ? Ça veut dire blé en portugais. Le cadre moderne revu par le cabinet franco-brésilien Pietra + Weiss avec long comptoir inox, carrelage blanc et dessins colorés prend le large avec l’image des baraques de plage, mais les recettes, elles, racontent bien le Brésil entre deux tranches de pain (où les diasporas italiennes, japonaises ou libanaises sont très importantes). L’aubaine de la formule midi (15€) commence avec un ramequin d’une fraîche salade de pois chiche, pickles de carotte et pousses d’épinards très agréable. Puis arrive le mastoc Bauru, classique créé à São Paulo en 1934, tout juste extrait du grill. Le pain de mie d’Union (au bout de la rue), tout bronzé, enserre une belle quantité de rosbif maison, de la tomate, du cornichon et un édredon de mozza fondue. Moelleux, replet avec un gros goût de reviens-y ! À faire couler avec un maté maison (comme dans toute l’Amérique du Sud), mais la maison propose aussi une petite seleção de vins nature. Trigo, le meilleur amigo de vos pauses déj !

  • Art

Des voitures colorées et des façades lépreuses, des commerces partout et des téléphones nulle part, Belleville en destruction et le Périphérique en construction… Paris était-ce mieux avant ? Vous allez pouvoir juger sur pièces avec cette expo à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris intitulée « C’était Paris en 1970 ». Toutes les photos mises en avant proviennent du concours éponyme lancé par la Fnac et la ville il y a 56 ans (avec Henri Cartier-Bresson et Jacques-Henri Lartigue dans le jury, la classe !). Les 2800 participants inscrits, tous amateurs, ont alors sillonné la capitale pour en faire un portrait populaire qui s’attarde autant sur les monuments célèbres que les travaux de voirie. Voilà un témoignage précieux, par son ampleur (il y a eu 100 000 photos de prises !) et sa simplicité, d’une ville en pleine mutation, s’ébrouant d’un passé ouvrier pour plonger la tête la première dans une certaine idée de la modernité, celle du tout-voiture, des tours vitrées et des autoroutes urbaines. Vu depuis le Paris opulent et bourgeois de 2026, le contraste est saisissant ! A noter qu’en marge de l’exposition, des conférences sont organisées autour de l’urbanisme.

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  • Sénégalais
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Il ne fait pas bon se réincarner en poulet tant ces pauvres gallinacés se retrouvent à la carte, frits ou grillés, de toutes les enseignes de street food du moment. Après Haikara qui le prépare à la japonaise, Buck façon US ou Dong Ne comme en Corée, voilà DKR qui arrive pour le Sénégal. On retrouve dans l’enseigne l’économie de voyelle qui prévalait chez BMK (ce sont les mêmes patrons, Abdoulaye et Fousseyni Djikine). À part pour un plat végé, la carte reste donc 100 % poulet (et hallal) dans des recettes panafricaines (Caraïbes comprises) : classique poulet yassa, revisite africaine du tasty crousty avec une sauce au bissap ; lointaine cousine de la salade César à la banane plantain, mayonnaise épicée et sauce chien. En cette journée caniculaire (mais le restaurant possède l’air conditionné), on opte d’abord pour une rafraîchissante salade pikliz, un mélange acidulé de carottes, oignons et chou blanc râpés bien relevé, avant un Abidjan Grilled Chicken, soit un demi (petit) poulet grillé, hâlé comme un retraité niçois. Impressionnant quand il débarque alangui sur son futon de mafé (on peut choisir aussi une rare sauce widjila malienne à la datte et tomate proposée par Diadié Diombana), mais finalement on le dégomme sans effort ! À faire couler avec un bissap maison à défaut d’une Flag puisque la maison fait l’impasse sur l’alcool. En bref, voilà une convaincante tentative de passer par la rue pour faire entrer les cuisines afrodescendantes dans nos habitudes.

  • Que faire
  • Évènements & festivals

La BD érotique a longtemps été une affaire d'hommes : les albums glissés tout en haut de la bibliothèque, les classiques cités avec un sourire en coin, les fantasmes encrés par les mêmes mains et les corps cadrés depuis le même œil dans le viseur. Rangée du côté de Milo Manara ou Guido Crepax, la BD érotique est en train de changer de peau. Et c'est tout l'objet du premier Salon de la BD érotique, qui prendra ses quartiers à La Bellevilloise le dimanche 28 juin 2026. De 14h à 20h, plus d'une vingtaine d'artistes, auteurs et illustrateurs français et internationaux viendront faire frissonner les planches, entre stands, rencontres, dédicaces et masterclasses ouvertes au public. Dans le casting annoncé : Maïa Mazaurette, Petites Luxures, Benoît Feroumont, Luigi Critone, Ariane Burgelin, Marie Casaÿs, et quelques autres crayons bien décidés à sortir l'érotisme de ses vieux réflexes. Car derrière les courbes et les bulles, c'est tout un genre qui se redessine. Plus féminin, plus manga, plus connecté, plus attentif aux corps, aux identités, aux fantasmes et aux zones grises du désir. Moins naphtaline, plus époque. Au programme, le salon ira fouiller là où ça gratte : représentation des corps, humour et sexualité, esthétique BDSM pop, désir féminin, récits intimes et nouveaux imaginaires graphiques. De quoi rappeler qu'en bande dessinée aussi, l'érotisme n'est pas seulement une affaire de peau nue, mais de regard, de trait et de liberté.

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  • Dans nos Assiettes

Le saviez-vous ? Au Japon le 8 porte chance car s'écrivant « 八 » en kanji, il symbolise l’ouverture et la prospérité. Pour fêter ses 8 ans d’installation à Paris, la boutique Kama-Asa d’ustensiles de cuisines artisanaux a donc mis les petits plats dans les grands avec une fête 100% nipponne en plein quartier Latin qui s’étale sur une semaine (du 15 au 20 juin). Lundi et mardi vous pourrez acheter les divins pains au levain de Shinya Inagaki, sans avoir à faire la queue à sa boutique Shinya Pain de Montmartre ! Mercredi et jeudi vont être les jours de distribution gratuite d’onigiri (deux par personne seulement) respectivement façonnés par Yuichiro Akiyoshi (Chakaiseki Akiyoshi) puis Masayochi Haraguchi et Masayochi Hanada (les cuisiniers volants de Dango). Vendredi vous pourrez remplir votre cabas de kabu et autres légumes japonais haut de gamme, venus de la ferme Yasai qui fournit les étoilés de Paris. Enfin la fête se clôt le samedi avec une impressionnante démonstration de préparation de mochis où la pâte de riz est martelée dans un chaudron (et oui ça débouche sur une dégustation !). L’entreprise Kama-Asa a été fondée en 1908 à Tōkyō et fabriquait d’abord des marmites de fonte, les kamas (d’où le nom). Aujourd’hui la maison, toujours détenue par la famille Kumazawa, compte 3 boutiques à Tōkyō, une à New-York et depuis 2018, une à Paris.

  • Art
  • 16e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste.

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  • Japonais
  • Plaisance
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Comme le montrent Faaï ou Fugue, nul besoin d’être natif du pays de la gastronomie qu’on cuisine pour régaler son monde. L’essentiel ? Travailler avec respect et sincérité. Exactement la ligne de ce Ramen Wang où un couple de ressortissants chinois, Wei Jun Wang en cuisine et son épouse Shu Yan en salle, a plongé la tête la première dans le bouillon nippon. Dans les bols, ça ne rigole pas avec un respect scrupuleux des ingrédients japonais (bouillon maison agrémenté de kombu, piment itō togarashi, œuf coulant mariné au soja) pour une palanquée de recettes : au porc, au bœuf braisé, au poulet, au canard ou vegan (mais seulement le mardi…). On opte pour un opulent tsukemen (23€) où l’on jette d'épaisses tranches de roulé de porc et de poulet roussies au chalumeau et de fines nouilles dans un sapide bouillon au porc, plus épais qu’un dossier d’instruction d’un ancien président, où surnagent de généreuses lamelles de bambou fermenté. C’est parfumé (notamment iodé par de la poudre de bonite), réconfortant et copieux… Vous ne trouverez pas mieux dans l’arrondissement ! Attention, pour commander à emporter, il faut se rendre au comptoir idoine au 7 rue Ernest Cresson.

30. Danser à l’air libre

Tout le monde dehors les mains en l’air ! Après plusieurs mois d’hibernation, ce long week-end de Pâques signe le début des entrechats en extérieur avec la réouverture de plusieurs lieux bien connus. Alors que le jardin des Traverses est ouvert depuis le 21 mars, se sont dévoilés lors du week-end de Pâques les fermes festives Prairie du Canal et Jardin21 ; le club subpériphérique Kilomètre 25 ; le plus alternatif Sample ; ou la péniche itinérante du Canal Barboteur.

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  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Ardent, Leven ou Cypsèle, c’est aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokémonesque du démon de feu dans Le Château ambulant de Miyazaki. L’allure ? Un barbeuk de ville dandy à deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise. Le maître de salle Antoine Rollin (ex-Hémicycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio. Au menu, le doigté grilladin rencontre l’art saucier pour envoyer une cuisine brutaliste à la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. L’artichaut grilloté est mis en beauté par un curry d’orange phénoménal ; et le maquereau grillé entier fait une salutation au soleil, épaulé par une plantureuse sauce à l’oseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marqué au fer dans un jus des grands soirs, à éventer d’une simple salade vinaigrette (80 € pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme à Saint-Sébastien. Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle. Bref, un resto qui grille de mille feux.

  • Art

Né dans la rue, la rage et la pauvreté, le street art (comme le hip-hop) garde une relation compliquée voire toxique avec les institutions. Graffeurs, taggeurs, affichistes, peintres ou pochoiristes restent souvent tiraillés entre la nécessité de s’alimenter plusieurs fois par jour et la réticence à vendre son âme au capitalisme. Le street art reste-t-il ce qu’il est, une fois sorti de la rue ? Beyond The Streets, expo itinérante lancée en 2018 par le collectionneur et réalisateur américain Roger Gastman, ose une approche nouvelle : faire de l’exposition un espace à part, une expérience particulière entre le macadam et les cimaises. Dans plus de 3000 m² de la Grande Halle de la Villette, vont se multiplier les installations immersives (au moins 30 !) : rame de métro new-yorkais à taille réelle, faux magasin de réparation proposé par Barry McGee, collection de bombes de peinture, « cosmic cavern » chaotique et fluo signée Kenny Scharf, reconstitution de Ticaret, la mythique boutique du hip-hop de Stalingrad (fermée en 1998), salles conçues par des artistes (Shepard Fairey, JR…)… Faites chauffer les instas ! Avec 100 noms au générique, la curation brasse toutes les générations, depuis les pionniers comme Gérard Zlotykamien, Martha Cooper ou Futura 2000 jusqu’aux petits jeunes comme Ozzie Juarez ou Julien Marmar, au milieu d’une palanquée de stars bien installées comme Invader, Fafi, JonOne, Fátima de Juan ou Philip Andelman. À noter que l’épouse de ce dernier, Sarah Andelman (créatrice du mythique magasin colette des années 2000), se charge de la boutique de l’expo qui devrait aligner les pièces désirables d’artistes français.

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  • Que faire
  • Évènements & festivals

Revoilà la vasque ! Comme annoncé par Emmanuel Macron en janvier de l’année dernière, ce symbole aérien des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 retrouve sa place chaque année « de la fête de la musique [21 juin] à la fête du sport [14 septembre], jusqu’aux Jeux de Los Angeles [en 2028] ». L’occasion d’admirer – de nouveau – cet élégant ballon argenté et sa flamme d’eau et de lumière, conçus par le designer Mathieu Lehanneur, s’envoler du jardin des Tuileries à plus de 60 m de haut, du coucher du soleil jusqu’à 2 heures du matin. Si vous voulez creuser encore un peu plus le sillon mémoriel de 2024, vous pouvez aussi vous rendre rue de La Chapelle pour admirer les statues dorées des femmes illustres puis pousser jusqu’au Prisme à Bobigny pour y voir les « agitos », symboles en virgules des Jeux paralympiques, orner la façade.

Existe-t-il quelque chose de plus agréable que de bien manger à Paris ? Oui : bien manger en terrasse à Paris ! Selon un théorème qu’on n’explique pas, les assiettes ont toujours meilleur goût quand on les déguste avec une paire de lunettes de soleil sur le nez, des glaçons dans les verres et qu’on ne peut pas lire l’heure à cause des reflets. Dans cette sélection, on a réuni les terrasses parisiennes les plus agréables de nos restaurants favoris, des parenthèses où se poser pour se régaler, à la fraîche, décontractés des papilles. 

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35. Réentendre des concerts au Café de Paris

Nouvelle majorité au Café de Paris ! Après plusieurs mois de flou programmatique, voilà que l’interlope micro-salle du 145 rue Oberkampf se dote d’un nouveau duo de prog venu du 9b. À partir du mois de mai, la salle de bal du fond de 300 places et ses faux airs de Black Lodge lynchienne – ah ces miroirs, ces peintures et ce plafond rétro-éclairée de rouge ascendant verrière – accueillera à nouveau des cabarets, des concerts et des DJ sets. Si la prog est en cours de finalisation, on peut vous filer une exclu : tous les artistes auront le loisir d’entendre leur musique amplifiée par un système-son flambant neuf assemblé par Farï, dont le créateur n’est autre que Victor Williaert, le fondateur de Tweak Soundsystem. Bonne chance pour ce nouveau mandat.

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