Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week
Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week | Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week
Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week

Que faire à Paris en septembre 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en septembre 2026.

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Le mois de septembre, c’est le moment de la bascule entre ce moite été et un automne forcément moins avenant. Mais avant de glisser vers le froid et les nuits sans fin, la rentrée parisienne plastronne fort en matière de bons plans. C’est pas dur, on en a trouvé 25 à même de satisfaire toutes les envies de sorties, avec moult expositions, des festivals et concerts dans tous les styles ou des restos tout chauds. Oui, la rentrée est là, mais ce dossier la rend plus douce.

Les meilleurs plans du mois de septembre 2026 à Paris

  • Musique

L’attente aura été longue, mais elle est enfin récompensée : après avoir sorti vendredi 16 janvier son album Don’t Be Dumb après huit ans d’absence, A$AP Rocky a dévoilé les dates d’une tournée mondiale, dont la dernière aura lieu le 30 septembre 2026 à l’Accor Arena ! Rocky, ce gamin de Harlem qui s’est mis à rapper comme un Texan, importateur du chopped and screwed né dans la codéine de Houston, posé sur les instrumentaux planants de Clams Casino, pionnier du cloud rap ; quinze ans plus tard, il s’entoure de Danny Elfman et de Thundercat, et le nuage se retrouve avec un orchestre.

  • Dans nos Assiettes

« Je ne peux pas dire qui rachète, ça porte la poisse, mais c’est une belle histoire qui se trame », lâche Inaki Aizpitarte, revenu de vacances. La revente de son Chateaubriand, le mythique bistrot qu’il a repris en 2006 et où il a écrit les plus belles pages de la bistronomie parisienne, a eu des ratés, mais cette fois c’est la bonne : il rend les clés en décembre 2026. En attendant et jusqu’au dernier jour, le Chateaubriand continue de briller. D’abord, le chef basque va reprendre les résidences de complices et d’amis lancées en décembre dernier. On a pu ainsi goûter des quatre-mains d’anthologie avec Alexandre Gautier, Yves Camdeborde ou le regretté Bertrand Grebaut. Voilà que se profilent ceux avec Raquel Carena du Baratin (le 4/10) ; Valentin Raffali du Bus Palladium ; Hanne Grunewald, la sommelière historique du lieu, ou de Kris Yenbamroong du Night+Market à Los Angeles…  Ensuite pour son dernier trimestre le Châteaubriand se mue désormais en bistrot ! En parallèle du menu dégustation, le chef Leonardo Righini et son équipe vont aussi proposer des plats à l’ardoise, plus simples et abordables comme un steak sauce mitraillette et pommes dauphine à fourchetter au comptoir, mais aussi des propositions issues du menu (un tocino de cielo direct, quelqu’un ?). Bref vous n’avez plus d’excuse pour ne pas dire adieu à la table parisienne la plus marquante des 20 dernières années !

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Si les détails d’un lieu « branché » varient avec le temps (souvenez-vous les décos d’Ora Ito ont été à la mode... ca fait relativiser), le principe, lui, reste intangible depuis les premières huttes humaines : ce sont les endroits qui cochent toutes les cases du loto de l’époque tant en termes de nourriture (les tapas hier, le végétal demain ?) que d’atmosphère. Des lieux où la clientèle, le look et la musique comptent autant que l’assiette. On y va pour glaner le futur du cool ou se sentir adoubé par la grande famille de la hype, mais aussi pour dauber sur le retour de Von Dutch (mais vous aviez dit la même chose de la banane), avant d’aller guincher dans le club qui va bien. Bref, pendant ou après la Fashion Week on a tous une bonne raison de chercher les restaurants les plus branchés de Paris. Enfilez vos claquettes Lidl et en avant !

  • Goutte d'Or
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Au nord du métro La Chapelle, se déploie ce catalogue d’ailleurs dont Jordan Florentin voudrait qu’on ait peur. Un mélange chamarré et bordélique où se côtoient sur le même trottoir sacs d’épices tamoules, battes de cricket afghanes et, donc, assiettes yéménites. Au Royaume de Saba, le dépaysement commence dès la vaste salle évoquant la khaïma bédouine : on se déchausse pour s’accroupir dans une alcôve tendue de tapis. Ça change des tabourets en inox des coffee shops du Marais ! En plus de petites entrées orientales classiques (fattoush, mouttabal), la carte (100 % halal) s’articule autour du mandi et du madfoon, deux spécialités yéménites de viande, cuites longuement à l’étouffé dans un four hermétique (le taboon). On opte pour un mandi de poulet, soit deux cuisses hyper fondantes au bon goût de fumée sur un lit king-size de riz basmati parfumé de cumin, cannelle, citron et safran. Il s’accompagne d’un ramequin de sahawiq, une sorte de pesto de tomate, fromage et piment plus chaud qu’un 15 août à Aden. A écoper avec des morceaux de pain plat. Un plan précieux où se sustenter pour pas cher ! La diaspora yéménite se retrouve ici, loin du bruit de la rue. Dans un box, une mère déjeune avec son fiston. Dans un autre, un homme prie. Ça s’interpelle en arabe tandis que la télé diffuse les mélopées en 4K d’une diva du Golfe.

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  • Bars à tapas
  • Arts et Métiers
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de l’Oursin, Hippolyte et Aristide Cochin, Louis Plichet (des Enfants Perdus) et la cheffe Louise Perry gardent le cap du nom océanophile pour leur nouveau bar à l’ancienne où l’on mange bien (version 2026 d’Aux Deux Amis un peu). Avec cet Atlantic, ils abordent la rive sud de SSD, en reprenant un rade sans histoire tout en longueur, miroir et terrasse surplombant le boulevard. Le coup de génie ? Installer de véritables néons qui donnent l’impression à l’Atlantic d’avoir toujours été là ! L’idée reste de mettre un peu de cuisine dans l’apéro avec des (petites) assiettes tournées vers l’Espagne qui laissent la bouche luisante : puissant tarama d’oursin (10€) à tartiner sur des pitas au beurre de sauge (4€), grosses moules de Galice dans un curry tout en rondeur (15€), brochettes de poulet lustrées d’une sauce basquaise (12€) qui aurait mérité plus de peps. La carte des liquides mélange le faussement popu (la Jupiler à 4,5€ le demi), une quinzaine de quilles naturelles bien castées (Into the Red du Mas Foulaquier à 40€, Bambara da Casa Bianco à 45€) et des cocktails, dont un Tinto de Verano gastronomisé par rapport à sa version andalouse (vin blanc, vermouth, limonade au sureau pour 12€). L’ambiance multiculturelle et polysociale de SSD ne passe pas l’invisible frontière du boulevard. Ici, on picole entre touristes américaines abonnées aux bons comptes Insta et trentenaires à moustache qui comparent leur KPI.

  • Musique

Ne tournons pas autour du pogo pendant trois heures : le rock indé français ne serait pas le même sans Born Bad Records. Depuis 2006, l’entité guidée par le tycoon de Romainville Jean-Baptiste Guillot n’a cessé de promouvoir tout ce que les communautés rock (au sens le plus large) avaient de plus vivifiant, sortant plus de 200 projets, entre groupes devenus cultes et fines et curieuses compilations. Cette double décennie, Born Bad va la fêter en très grandes pompes le 3 octobre sous les ors de la grande salle du théâtre du Châtelet. Le dépliant laisse voir une dizaine de concerts de groupes maison : les fidèles parmi les fidèles post-punkistes Frustration, toute première sortie du label ; le trio Île de Garde, dernière sortie en date, et leur style cinémato-synthétique bon à accompagner un thriller féministe ; Bryan’s Magic Tears, dont les morceaux sont infusés de l’énergie Madchester ; l’homme mi-synthé mi-machine Forever Pavot ; ou les cyniques Bretons adeptes de schlagwave de Gwendoline.

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  • Café
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Avec 167 nouveaux coffee shops ouverts à Paris ces 12 derniers mois, la capitale ne frôle-t-elle pas l’embolie du latte ? Il serait pourtant judicieux de se montrer magnanime envers Joy x Beck, grand café d’angle à la façade émeraude imaginé par la pâtissière et photographe Yene Linda Lam, connue des réseaux sociaux sous son pseudo @hinalys, et son associé Varasy Veopraseuth. On y vient, d’abord, pour les gâteaux (le salé devrait arriver plus tard) dignes des meilleures pâtisseries de la capitale. On pense par exemple à ce cheesecake singulier, couvert d’un mélange de coco, sésame et cacahuètes grillées. Ici le pandan est roi, plante d’Asie du Sud-Est au goût nostalgique d’amande et de vanille, qu’on trouve dans un splendide flan marbré à la vanille ou dans une crème addictive dont on caresse une brioche feuilletée remarquable. Mais aussi dans cette boisson déjà signature des lieux, le coconut pandan cloud : une eau de coco glacée surplombée d’une crème légère au pandan et à la noix de coco. Parfait pour s’attarder dans ce joli espace à la lumière diaphane, dont les meubles en bois brutaliste et la vaisselle coquette font le charme. Les liquides bénéficient d’ailleurs d'autant de soin que le sucré, à l’image des cafés du Laos et de la Thaïlande, ou de ce thé rouge thaï glacé acidulé. Un lieu singulier et lumineux, à en redonner foi à ceux qui n’en peuvent plus du pullulement des coffee shops sans âme.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

La Marche des Fiertés 2026 passe la seconde ! On savait depuis cet été que la session de rattrapage de l’édition annulée en juin pour cause de canicule – une cagnotte a d'ailleurs été lancée pour soutenir les assos – aurait lieu le samedi 3 octobre, c’est désormais le parcours qui vient d'être dévoilé par les orgas de l'Inter-LGBT. Le cortège arc-en-ciel partira de la place d'Italie à 14h, déambulera dans une partie des 13e et du 5e en empruntant l'avenue des Gobelins et la rue Monge, avant de repiquer vers le boulevard Saint-Germain pour traverser la Seine sur le Pont de Sully avant de tracer tout droit en direction de la place de la Bastille, pour une arrivée prévue à partir de 16h pour les plus pressés. Si l'on vous invite à regarder les progs des différents chars, on peut en revanche vous rencarder sur ce qui vous attend sur le podium monté à Bastille. De 16h à 22h, vous aurez la possibilité de voir la rappeuse drag Piche, la queen finaliste de la saison 3 de Drag Race France Ruby on the Nail, l'humoriste Emii Kitty, la culte meneuse de revue Allanah Starr ou Yann et sa pop électronique. Et une fois le podium démonté, tout le monde en club !

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  • Art

En 2026, la saison des mariages joue les prolongations à l’IMA. Dès le 29 septembre, l’exposition « Vive la mariée ! » va mettre l’institut à la fête. Pour explorer cette célébration foisonnante et plurielle, parcourue de rituels, qu’est le mariage au Maghreb (parfois appelé farah, joie en arabe), plusieurs portes d’entrée ont été imaginées. D’un côté, des dizaines de costumes et parures rares datant des XIXe et XXe siècles, venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. De l’autre, les regards éclairés de 32 artistes contemporains sur les traditions, leur transmission et leurs métamorphoses. À travers ces deux approches, patrimoniale et contemporaine, ce sont les femmes qui tiennent le premier rôle. La mariée, bien sûr, et son entourage féminin, mais également les artistes invitées, majoritairement des femmes. « Vive la mariée ! » devrait ainsi dessiner une généalogie féminine du mariage maghrébin, de la transmission des savoir-faire au poids des injonctions, ou au contraire à la puissance, à la sororité et à la liberté que peut receler ce moment.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

Organisée ces dernières années le long de la Seine, du côté du quai Branly, la Paris Sausage Walk, aka le grand défilé des teckels parisiens, muscle son jeu en 2026 en s’installant sur les Champs-Élysées le dimanche 4 octobre. Pour la 7e édition, les organisateurs de cette marche solidaire qui existe depuis 2018 se sont associés au Comité Champs-Élysées, et l’avenue sera entièrement piétonnisée pour l’occasion. La Paris Sausage Walk est organisée au profit de l’Association des Teckels Sans Doux Foyer, qui recueille, soigne, stérilise et fait adopter des teckels abandonnés ou maltraités depuis plus de 19 ans. Il sera possible de soutenir l’association sur place – en plus, le 4 octobre, c’est la Journée mondiale des animaux.

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  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après avoir tous deux bossé au Fouquet’s, Léa et Jonathan ont exfiltré leurs idéaux progressistes dans ce confin du XXe. Car “Sor” - diminutif de “sororité” - s’affiche comme une safe place à vins naturels et en-cas végé, tous issus de productrices (femmes, donc) qui travaillent proprement. La DA de bar à vins ? Tons mauve, turquoise et vert d’eau, paisible terrasse sur rue piétonne, intérieur meublé comme l’appart d’une pote et vue sur 5m2 de forêt bellevilloise… Cet abri inclusif fait aussi centre culturel avec une prog d’expos (ateliers créatifs, yoga, concerts) où cultiver un engagement doux qui cherche à rendre le monde un peu meilleur, en commençant par l’apéro. Dans un menu où se côtoient planche de fromages de chez Crème (18€) ou courgettes farcies (8€) on opte pour un opulent croque “non-binaire”, ni madame ni monsieur, sans jambon ni œuf, aux pain de chez Ten Belles joliment astiqué de pesto, cream cheese, comté et parmesan - servi avec pommes au four épicées (11 €). Côté vins, un blanc salivant de Bergerac bien conseillé par la patronne parmi la quinzaine de ref (dès 5€ le verre). 

  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez ?

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  • Art

Une brique de la Bastille, une pirogue qui a accosté à Bercy il y a 7 000 ans ou Le Serment du Jeu de paume, le fameux tableau de Jacques-Louis David : voilà le genre de pièces qu’on peut voir au musée Carnavalet, qui raconte l’histoire de la ville de Paris depuis son ouverture en décembre 1880, il y a 160 ans. Pour célébrer cet anniversaire, le musée organise un « Week-end festif » les 3 et 4 octobre 2026, avec notamment une nocturne « Rêver Paris » le samedi 3 octobre de 18h à 23h. Une soirée gratuite sans réservation qui proposera un jeu immersif à travers les collections permanentes conçu par le collectif Sculpteurs de rêves. En parallèle, dans le jardin, on pourra assister à un concert du groupe pop/funk Nodz, suivi d’un mix house du DJ Mancha BRS jusqu’à 23h. Egalement au programme, un bar à paillettes et des performances drag assurées par Kings Factory, qui organisera un bingo drag le lendemain. Le dimanche matin, à 11h, on pourra aussi participer à une « visite divinatoire » du musée Carnavalet conduite par Léone Metayer, comédienne et cartomancienne, qui amènera son jeu de tarot (gratuit, inscription sur place).

  • Bars à cocktails
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La haute gastronomie est-elle soluble dans un shaker ? À cette question, Anne-Sophie Pic répond brillamment avec Utopic, son premier bar à cocktails. Situé au sein de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, il joue la carte de la lumière avec de grandes baies vitrées, des tons crème et du bois clair avec vue imprenable sur le Louvre. Derrière le comptoir, Maël Jego (Little Red Door) propose 22 cocktails, dont six sans alcool, conçus par Anne-Sophie Pic et le responsable mixologue du groupe, Mike Kassabian. Cette carte XXL s’articule autour de créations, parfois inspirées par des plats emblématiques de la cheffe, et de variations de classiques éprouvés. Ainsi, l’Idylle navigue entre Kir Royal et Champagne Cocktail, où une liqueur de reine-des-prés et de vanille est allongée au champagne dans une élégante effervescence. Plus fou, le Sacrilège fait dialoguer olives de Nyons et chartreuse. Comme une évidence ! L’offre de nourriture, particulièrement étoffée (17 propositions) et soignée pour un bar, reprend quelques classiques de la cheffe comme le cromesqui mentholé d’escargot ou Croq’ Utopic, composé de jambon blanc truffé, Mornay au comté et vanille fumée. Bref voilà un bar déjà en forme olympic.

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  • Art

A l’heure où une photo d’un terrain de foot au milieu des décombres de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition par la mairie de Deauville – un geste désavoué par la justice –, l’IMA a pris le parti de ne cesser de parler de la Palestine. Un an après sa rétrospective Trésors sauvés de Gaza, l’Institut du monde arabe présente jusqu'au 1er novembre l’expo La Palestine photographiée par Joss Dray, une photographe française dont l’œuvre et le parcours épousent depuis quarante ans le quotidien et les luttes du peuple palestinien. Présentée dans la bibliothèque nommée d’après la diplomate palestinienne Leila Shahid (décédée en février 2026), cette expo donne à voir 65 photos, dont une partie jamais montrée, de Joss Dray. Des tirages pris lors de reportages – le dernier a été missionné par l’IMA – dans les territoires palestiniens, les camps de réfugiés ou dans les espaces investis par la diaspora entre les années 1987 et 2001. Deux balises qui correspondent aux débuts des deux Intifadas, entrecoupées par les accords de paix signés au milieu des années 1990.

16. Zieuter les œuvres surréalistes de Leonora Carrington

Après sa rétrospective au musée du Luxembourg, revoilà Leonora Carrington à Paris, chez Almine Rech. L’artiste réalise sa toute première exposition personnelle à la galerie, qui se trouve face au casse-tête sans nom : devoir ranger cette artiste ultra-complexe dans une case. Surréaliste ? Trop réducteur. Peintre ? Pareil. Femme, peintre, Britannique, Mexicaine, écrivaine, sculptrice, alchimiste, sorcière en chef de son propre bestiaire… Leonora Carrington, c’est avant tout une multitude de couches qui expliquent toute la profondeur de son art. Almine Rech, qui court du dessin à la peinture, de la sculpture aux masques et tapisseries, décide d’embrasser toutes les facettes de cette rêveuse. Et a surtout l’intelligence de ne pas raconter Carrington à travers un parcours limitant, à coups d’anecdotes biographiques. Elle préfère faire circuler les œuvres, les matières et les espèces. La grande joie de cette expo gratuite, c’est son aspect ultra-confidentiel.

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  • Pizza
  • Roquette
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Un ancien de la banque qui se réoriente vers les cuisines, on connait l’histoire… Sauf que là, Blaise Hasselweiler, 26 printemps et un air poupin, n’a mis qu’une poignée de mois avant de se lasser de la finance et d’ouvrir en solo le comptoir à pizza le plus original de Paris ! Déjà de sa pizzeria MAD, pour « Maker Artisanal Dough » ou fabriquant de pâte artisanale, ne sortent que des cartons rectangulaires (dessinés par lui). Pas de disques fumants ici mais la version épaisse dite de « Detroit », un peu comme chez Red Sauce, cuite dans un moule en alu.  La pâte ? Une merveille au blé français et levain élevé avec amour par Blaise, une sorte de focaccia sans huile, alvéolée et hyperdigeste. Le jeune pizzaïolo la garnit d’ingrédients bien castés (comté 18 mois, sauce tomate maison…) dans six recettes classiques mais joliment twistées : cacio e pepe, champignon, pepperoni. Arrivant tôt car les pâtons partent vite, on repart avec une MAD in France aux oignons confits et jambon Prince de Paris. Nous voilà à l’opposé de la pizza napolitaine, mais on est bien ! Le sucre des oignons équilibre l’aimable pointe d’acidité du levain et de la tomate, le jambon a du goût et le bord de la pizza en collerette de fromage grillé se mange comme une confiserie. Pas de trottoir, que du plaisir ! On ne peut que souhaiter que Blaise puisse s'agrandir tout en gardant cet esprit artisanal précieux, voire proposer quelques places assises pour des pizzas qui donnent envie de faire une ovation debout.

  • Musique

Sept ans - sans compter son passage à la cérémonie d'ouverture des JO - après son dernier concert parisien, Céline Dion est (enfin!) de retour sous nos lattitudes avec 16 dates à la Plenitude Arena, prévues entre le 12 septembre et le 17 octobre prochains. Un comeback pour lequel plus de neuf millions de personnes ont tenté leur chance afin d'obtenir des billets. Le ballet peut commencer.

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  • Art

À l’occasion des 20 ans de la sortie du film Marie-Antoinette, tourné entre ses murs, le château de Versailles proposera du 22 septembre 2026 au 24 janvier 2027 une exposition retraçant son tournage, conçue en collaboration avec la réalisatrice. Dépliée au Petit Trianon, l’expo présentera les costumes originaux de Milena Canonero – primée aux Oscars 2007 –, les storyboards, les photos ainsi que des reconstitutions de décors et lieux de tournage in situ. Avec cette expo, le château de Versailles célèbre un biopic qui a marqué l’imaginaire populaire au mitan des années 2000. Le film raconte le parcours intime de la dernière reine de France, jouée par Kirsten Dunst, entre l’adaptation d’une enfant de 14 ans au huis clos versaillais et son émancipation du carcan. Davantage que son historicité très relative, c’est l’esthétique flamboyante du film qui a imprimé, avec ses couleurs pastel et cette BO très rock qui fait défiler Siouxsie And The Banshees, Gang Of Four, The Cure ou Aphex Twin.

  • Art

Depuis le début des années 1980, Kerry James Marshall peint les personnes noires dans des toiles monumentales, lui qui est né en 1955 à Birmingham, Alabama, en pleine ségrégation. Pour sa première grande exposition française, « The Histories* », le Musée d'Art Moderne de Paris accroche du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 quelque 70 œuvres, dont huit peintures inédites créées pour l'occasion, dans un parcours conçu par la Royal Academy de Londres avec le Kunsthaus de Zurich. Ses tableaux racontent l'esclavage, la ségrégation, le moment émancipateur des droits civiques, convoquent des figures de l'histoire africaine, revisitent les icônes de la peinture occidentale ou saisissent le quotidien, pique-nique et salon de coiffure, en piochant aussi bien chez les maîtres anciens que dans l'esthétique des cartes de vœux américaines. À voir absolument : « Wake » installation évolutive entamée en 2003 autour de la traite transatlantique, bateau de bois, chaînes en or et filets de pêche, que l'artiste enrichit à chaque présentation d'un médaillon au portrait d'une personne déportée.

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  • Que faire
  • Vivre en Ville

Enseigne incontournable chez les mélomanes et amateurs de vinyles au Japon, avec notamment cet impressionnant vaisseau amiral, un magasin de disques de huit étages (chacun consacré à un style de musique), dans le quartier de Shinjuku à Tokyo, Disk Union débarque à Paris pour un pop-up de trois mois chez Miniwax, le nouveau disquaire/café installé depuis un an du côté de République. Disk Union, dont le logo trône au-dessus de celui de Miniwax sur la devanture, proposera jusqu’au 5 décembre plusieurs centaines de références dans le sous-sol du magasin. Une sélection assurée par le curateur Ken Hidaka, entre jazz japonais, J-pop, soul, disco, hip-hop, musique électronique… Le stock sera réapprovisionné en nouveautés toutes les deux semaines. On y trouvera aussi le merch officiel de la boutique japonaise, des pièces exclusives Disk Union × Miniwax, et les iconiques sacs à disques en noir et rouge.

  • Art

Du 22 septembre 2026 au 25 avril 2027, le musée de la Musique présentera My Rock Stars, une grande célébration de quarante ans de création d’Hassan Hajjaj, ce photographe, designer, graphiste et créateur de mode marocain connu pour ses clichés colorés d’artistes (souvent iconiques) hybridant les cultures et leurs références. Bande-sonorisée par Acid Arab et scénographiée avec les cagettes de boissons utilisées dans ses œuvres, cette expo déroulera bien sûr nombre de photos issues de Rock Stars, son immédiatement reconnaissable série à la colorimétrie irisante. On y voit se côtoyer nombre de stars (Rachid Taha, Billie Eilish, Amadou et Mariam, Souad Massi ou Lee Scratch Perry), toutes shootées selon un rituel codifié : un décor mêlant références marocaines et pop art, des teintures colorées et des accessoires et vêtements façonnés par l’artiste. Pour comprendre l’origine de cette série et de l'œuvre d’Hajjaj, l’expo remontera jusqu’à ses jeunes et formatrices années londoniennes. Il y ouvre des boutiques, s'initie à la mode et à la photo, fraye dans les scènes reggae et hip-hop tout en se reconnectant à la culture gnawa d’Afrique du Nord, infusée de transe et de spiritualité. Une culture qui fera l’objet d’un focus avec des séries dédiées à ses artistes et instruments mais aussi aux couleurs, clés dans les rituels et œuvres de l’artiste.

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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Paris
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après Meïda à Saint-Ouen et Meatpack Steakhouse à Rosny-sous-Bois, Mohamed Cheikh se décide à entrer dans Paris pour explorer la cuisine de rue. Le gagnant de Top Chef 2022 ouvre donc, aux pieds brutalistes de la fac de Tolbiac, El Cheikh, une guitoune colorée qui (sur)joue les codes algérois : tabourets en caisse plastique, tables ornées du faux vieux logo (caramel Caprice ou limonade Cigogne), calligraphie au sol. Ce Cheikh n’est pas sans provision avec une carte courte de cinq sandwichs, dont trois végé à prix tenus pensés pour les étudiants (ça commence à 4,90€ et ne dépasse pas 10€). Joie de trouver rive gauche un sandwich à la karantika, ce flan de pois chiche et cumin glissé dans une demi-baguette tartinée d’harissa, le casse-dalle popu typique des rues d’Alger et du boulevard de la Chapelle ! Pour les amateurs de protéines animales, le kefta de merguez et boeuf, roulé dans une galette avec sauce toum, menthe, concombre et persil fait carrément le boulot pour caler pour le déjeuner. On l’escorte de pommes gaufrettes à tremper dans une efficace sauce algérienne maison et d’une canette de Selecto et son inimitable deuxième bouche chimique. L'Algérie nouveau paradis de la street food !

  • Art

Des Gilets jaunes, des CRS, des Ultras, des incendies, beaucoup de fumée : la nouvelle exposition parisienne de Xavier B., Octogone, du 1er au 30 octobre à la Galerie Spot dans le 11e arrondissement, porte bien son nom. Car entre deux photos lumineuses, c’est la France sous tension que chronique le photographe à travers ses clichés. Originaire de Vitry-sur-Seine, Xavier Baler a démarré la photo dans la rue il y a dix ans, avant de collaborer avec la marque de skateurs-designers Tealer. En 2018, il plonge dans la mêlée avec le mouvement Gilets jaunes, documentant notamment les violences policières. Sur l’affiche de l’expo, on voit ainsi un CRS couvert de peinture. Installé à Marseille, Xavier B. coule désormais des jours plus doux en photographiant la Fashion Week. Et ça se ressent dans son travail de photo de rue, qu’il poursuit avec souvent la Méditerranée en toile de fond. Dix ans d’archives qui font aussi l’objet d’un livre Octogone, qui sera en vente sur place.

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  • Népalais
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Petit à petit, Paris creuse son offre des gastronomies du monde. De la Chine (ou de l’Italie), on peut (on doit) choisir de manger de la cuisine du nord ou du sud du pays. Du Népal, mince bande coincée entre le Tibet et l’Inde, on ne connaissait depuis une décennie que les momos, ces raviolis vedettes des échoppes de rue, et voilà que Jatra ose d’autres plats des hauts plateaux. À la tête de cette claire cantine garnie de masques tradi et de banquettes colorées, se trouve Shirish Bhandari, vingtenaire à la barbe fournie, qui s’est lancé dans la restauration à la suite de ses parents forgés dans le même Népal (ils possèdent les enseignes Momo House). La carte fait une large place aux recettes végé et surtout aux ingrédients de là-bas ramenés de ses voyages par le taulier, comme ces batuks (des beignets de lentilles moong) ou la farsi (un ragoût de courge à l’ail des ours népalais). Voilà une vraie proposition dépaysante et savoureuse qui fait du bien !

  • Art
  • Le Marais
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Depuis les années 1960, Daido Moriyama photographie à l’instinct, vite, sans trop se demander si ça va faire joli. À la Fondation Henri Cartier-Bresson, Lettres d’amour à la photographie fait pareil. Plutôt qu’un énième défilé de “grands clichés”, l’expo, au volume assez réduit, analyse la relation sentimentale (voire franchement obsessionnelle) de Moriyama avec son médium. Et à l’heure des images synthétiques parfaites, des filtres à tout-va et des souvenirs générés sur commande, quel rafraîchissement de voir une institution célébrer un photographe qui préfère l’image quand elle accroche, bave, tremble. Et surtout quand elle révèle toute l’humanité de celui qui l’a prise.

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  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Entre les passages Dieu et Satan, dans le 20ᵉ, se trouve une adresse logiquement très humaine. Ouvert en août 2026, Les Orteaux fait partie de cette modeste (et précieuse) famille des restaurants sans concept, juste guidés par l’envie de bien nourrir le chaland. Une adresse de quartier, murs blancs, sol en casson et accueil aux petits oignons, portée par Joseph Napias (ex-Gypse à Montreuil) qui s’active en salle. La cuisine sérieuse de Lorène (cheffe aussi venue de Gypse) garde la saison en ligne de mire tandis qu’elle navigue entre Méditerranée (vitello tonnato, croquettes de jambon) et Japon (tataki de thon). La carte des vins dessinée par le patron préfère le bio au nature. La formule midi entame avec le sucré-salé d’un siphon de bleu d’Auvergne au crumble aux noix et quartiers de nectarine (ça tient presque du dessert). Puis une plaisante aubergine rôtie garnie de stracciatella fumée, figues, pignons et croutons montre qu’un plat végé bien fait se suffit à lui-même. On termine avec un honnête riz au lait pour une raisonnable cuenta de 25 €. Efficace ! Le soir, l’adresse tente de faire perdurer les petites assiettes à partager (entre 7 et 20€). Bref voilà un bistrot qui se fiche des tendances et qu’on aimerait en avoir en bas de chez soi.

  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Si on manque d’archéologues de la cuisine de rue pour identifier avec certitude le plus ancien kebab de la ville, il faut reconnaitre que le Cristal, affichant fièrement 1981 sur sa devanture, se présente comme un bon candidat. L’affaire de la famille Ayan – où le père a été employé puis patron -  continue de bien tourner, comme sa broche qui occupe une large portion de cette minuscule cambuse triangulaire des Grands Boulevards. Le père Yavuz a cédé sa place à Anil, son fiston, qui a repris le flambeau sans rien changer à la recette ou à l’organisation. Ainsi la viande, un mélange de veau et d’agneau mariné une journée et haché sur place, est assemblée chaque matin au 1ᵉʳ étage avant d'être descendue dans la boutique via un trou dans le plafond ! À part cette originalité architecturale, on propose ici sur un kebab très classique, une sorte de mètre étalon de l’exercice, identique à ce que les clubbers allant aux soirées Jungle du Rex Club en 1986 avalaient déjà. Pas de pickles, pas de sauces cheloues juste un souple pain turc maison (ou alors, pour faire comme les anciens, une baguette du boulanger d’à côté) avec sauce blanche, harissa salade, tomate, oignon… Simple, basique et efficace.

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  • Grec
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Faut-il encore présenter les frères Mavrommàtis, les amphitryons parisiens de la gastronomie hellène ? Dès 1981, le trio a voulu proposer une autre cuisine grecque. Trente-cinq ans plus tard, mission accomplie ! On voit bien le chemin parcouru avec Thalie, leur 5ᵉ restaurant, posé le long du jardin du Palais-Royal. La mise ? Une élégante bonbonnière, rose poudrée, draperies et miroirs, bien loin du folklore, mais surtout une splendide terrasse dans le jardin de Port-Royal. Une des plus belles de Paris ! La carte élaborée par Andreas Mavrommàtis s’articule autour des petites assiettes et d’entrées (avec de très nombreuses possibilités végé) : poulpe et purée de pois chiche, aubergine confite, halloumi grillé… Que complètent quelques plats classiques (brochettes, moussaka) ou nettement moins (joue de bœuf sauce stifado ou pâte d’avoine aux champignons). À la tête de la cave on trouve -logiquement- Dyonisos Mavrommàtis qui sillonne les AOP grecques. 

  • Burgers
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de sa Superette ouverte en 2022 place de l’Estrapade à Toulouse, Vincent Louw a décidé à l’été 2026 d’exporter le concept à Paris. La dégaine ? une cambuse minimale, inox et béton ciré, sonorisée au hip-hop US. La carte -écrite en anglais pour faire américain !- reste campée sur les fondamentaux : 2 recettes au bœuf (smashé ou pas), une au poulet frit, une végé (à base d’œuf) et voilà. Les goûts attendus sont au rendez-vous, notamment celui bien grillé du bœuf. Pas un recette « gourmet » compliquée, juste un burger classique et efficace comme une finale de Top 14 avec le Stade toulousain !

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  • Dans nos Assiettes

L'exposition Super Japon transforme, en cette rentrée, tout le Bon Marché en konbini de luxe. Sacai, la marque de streetwear hybride de Chitose Abe, en profite pour lancer Sacai TO GO, un pop-up exceptionnel au troisième étage du magasin. Hybride, le mot n'est pas là pour faire joli. Modéliste chez Comme des Garçons puis auprès de Junya Watanabe, elle ouvre son label en 1999 avec cinq pièces tricotées à la main dans une pelote de laine achetée quinze euros, et en tire une méthode : couper deux vêtements pour les recoudre en un seul, un trench greffé sur un bomber. En 2021, Jean Paul Gaultier l'a choisie pour rejouer ses archives en haute couture. Elle est la première à qui il ait confié ça. À la manœuvre rue de Sèvres, Sarah Andelman. La cofondatrice de colette garde intact son art d'assembler ce qui n'a rien à faire ensemble. Mais c'est sa curation food qui vaut à elle seule le déplacement. Les pâtisseries de Toraya, d'abord, sans oublier les matcha de Rocky's Matcha, la maison de Rocky Xu. Les week-ends verront s’ajouter des invités prestigieux comme Folderol et ses glaces (le 5-6 septembre) ; Iné et ses bentos (12-13 septembre) ; Niwa et ses délicates viennoiseries (3-4 octobre) ou Dreamin’ Man et ses cafés de spécialités (10-11 octobre). Une curation aiguisée comme un sujihiki !

  • Art

Oubliez Marilyn Monroe et les canettes de soupe. Cet automne, ce sont les dessins d’Andy Warhol qui auront l’honneur d’une exposition au musée du Luxembourg, La Ligne et l’image, qui se tiendra du 16 septembre au 10 janvier 2027. Car derrière les sérigraphies et la peinture, le pape du pop art a dessiné toute sa vie, à ses débuts dans les années 40 pour trouver son style, avant d’y revenir dans la dernière partie de sa carrière. Quelque 150 dessins – mais aussi photos, documents ou peintures – remontent le fil de cette passion, d’un Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique de La Dernière Cène en 1986 (l’année précédant son décès), entre portraits, caricatures, illustrations publicitaires… Une expo qui permettra de rentrer un peu dans l’esprit de Warhol, qui utilisait dans ses dessins des techniques comme le tampon, le pochoir ou le collage, anticipant la reproduction sérigraphique qui fera sa gloire.

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