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5e arrondissement : les bars et restaurants

Le 5e met les petits plats dans les grands !

Écrit par
La Rédaction
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La Tour d'Argent
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Jussieu
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui, levant la tête en passant devant, se prenaient à rêver de tutoyer les nuages, avec Notre-Dame en champ de mire, et la Seine en contrebas. Et surtout : celles et ceux qui cherchent un lieu unique, une vraie Maison comme on n'en fait plusPlat culte ? La langouste "Puce Royale" (la Bretagne, ça vous gagne !)Arrivé au printemps 2016, Philippe Labbé et son CV en or a repris le piano pour insuffler une nouvelle mélodie, avec beaucoup de douceur. Une cuisine de produit et de goût, plus créative et moderne, sans non plus dénaturer ce qui fait la magie du plus ancien restaurant de Paris : un lieu suspendu, hors de l'espace-temps. Cette toque plutôt discrète, formée (entre autres) par Bernard Loiseau, passée par le Plaza Athénée et le Shangri-La à Paris, le Carlton et le Martinez à Cannes, qui a su envoyer valser la cuisine d'Escoffier, c'est le pari d’André Terrail, l'actuel proprio de la Tour d’Argent, institution familiale, achetée par son grand-père en 1911. Le but ? Ramener cette seconde étoile, retirée par le Guide rouge en 2006, l’année de la disparition de Claude Terrail, le père d’André.  Et dans l'assiette, c'est sûr que le niveau est là. Bon à savoir : les becs fins avisés réserveront le midi (menu "Autour d'un déjeuner" à 105 € par personne). On apprécie tout particulièrement le respect absolu du produit, parfaitement sourcé : arc-en-ciel de tomates multicolores (bio et pleine terre), dinguissime langouste Belle Demoiselle, turbot de ligne ikéjimé, c'es
Zaoka
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Fusion
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui ont envie de découvrir le 5e arrondissement à la sauce taïwanaisePlat culte ? Les gua bao au porc À trois minutes à pied de la rue Mouffetard, en plein cœur du Quartier latin, planque une façade turquoise à la vitre embuée. L’adresse, façon maison de poupée, est du genre Polly Pocket : douze couverts rentrés au forceps. Lumière tamisée, accueil soigné, d’une gentillesse extrême... A travers sa cuisine ouverte (3m2 à tout casser), la jeune cheffe Taïwanaise Christina Huang revisite la street food de son pays, avec une précision toute gastronomique. Pour être allée à Taïwan et avoir poncé tous les restos et marchés de nuit, de Taïpei à Kahosiung en passant par Tainan et Lukang, je peux vous le garantir : ses gua bao (8,50 € pièce, et désormais limités à un par personne !) sont les meilleurs que j'ai jamais mangé. De succulents petits pains briochés, ici faits main (pâte comprise : rarissime à Paris). Cuits à la vapeur dans un panier en bambou, garnis de feuilles de moutarde marinées puis sautées et de cacahuètes finement concassées, ils sont fourrés soit, comme dans la recette d'origine, d’une poitrine de porc braisée fondante à pleurer (mijotée 5 longues heures)... Soit de poulet frit -qu'on peut aussi choisir de grailler à part (5,50 € la petite portion, 11 € la grande). La viande est moelleuse dedans, bien aillée et croustillante dehors, un régal !  L'autre intérêt de l'adresse, ce sont ces pâtisseries fusion pleines de belle précision. Ce soir-là, snif
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  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Jussieu
  • prix 2 sur 4
Ne cherchez pas derrière un des murs de ce sous-sol obscur une jolie putafrange, vous n’y trouverez que de jeunes éphèbes pseudo-délurés, secouant leur crinière au son d’un son metal vraiment atténué (pour le coup). La Frange, c’est une porte rouge, une sonnette et un videur à l’entrée. Presque la promesse d’un bar SM mal planqué dans un coin du boulevard Saint-Germain. Mais que nenni, vous avez vraiment l’esprit mal tourné. Il n’est question que d’un spot bien caché qui organise des soirées endiablées avec des barmaids qui vous font prendre dans les dents vos années passées. La limite d’âge, le soir de notre passage, semblait fixée à 18 ans. De petits torses nus imberbes qui se trémoussent, des filles qui ont sorti leurs plus jolies extensions et leurs plus blanches lentilles de contact « marylinmansoniennes ». Bref, que vous dire si ce n’est qu’y boire un coup vous plongera dans le quotidien de vos neveux ou de vos enfants qui, d’un air saoulé, vous expliquent que vous ne pouvez pas comprendre. Au risque de passer pour un vieux réac, vous avez très bien compris le jeune monsieur qui, accoudé à un parapet à l’extérieur du bar, vomissait toute ses tripes et son inexpérience alcoolique à 21h30. En clair : un vrai bain de jouvence.
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Vietnamien
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux pour qui manger des nems réchauffés est une hérésie. Plat culte ? Pour ne pas trop se mouiller : le bo bun. Reconnaissable de loin avec sa devanture verte et ses plantes en pot alignées au garde-à-vous, cette micro-cantine viet (quatorze couverts !) ne désemplit pas. En cause? Un service adorable, et une cuisine maison délicieuse et peu chère – surtout pour ce quartier cossu. Comme ce menu du midi à 17 €, alignant un porc caramel parfumé exquis et ces nems ultra-frais et croustillants, frits minute bien sûr, dont on sent chacun des ingrédients. A la carte ? Des soupes : classique phô ou bien entêtant bouillon au poulet saté, légèrement épicé. Des banh cuon (petits raviolis plats, farcis à la viande et aux champignons)… Et surtout un excellent bo bun (vermicelles de riz au bœuf, avec pousses de soja) sans doute parmi les meilleurs de la capitale.  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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Le Piano Vache
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
Vous êtes en plein 5e à la recherche d'un endroit sympa pour vous envoyer un godet ? Rendez-vous au Piano Vache, un bar rempli d'étudiants (vous n'y échapperez pas dans ce quartier), mais qui a le mérite de trancher avec les pubs alentours tapissés d'écrans plasma et bourrés de touristes. On vient au Piano Vache pour boire des pintes, la boisson presque unique à 6 € la pinte (5 € en happy hour de 18h à 21h), et profiter de ce vaste endroit à la déco particulière. Ici, des milliers d'affiches collées au fil des années, des siècles peut-être, tapissent les murs.On remarque les milliers de photos d'identité collées par les étudiants qui ont squatté les banquettes ici pour réviser leur bac et les objets insolites amassés dans cet antre sombre, comme le vieux piano qui dort au fond de la pièce, surveillé par une tête de vache empaillée (d'où son nom évidemment). Un bric-à-brac d'autant plus impressionnant que le bar est vaste. Un premier comptoir à l'entrée débouche sur un second qui enchaîne sur un troisième, et tout autour, on trouve des tables rustiques en bois massif qui collent aux coudes. Les serveurs sont débordés, à vous d'aller commander au bar. Autre point fort de ce bar : sa programmation régulière. Lundi concert de jazz manouche, mardi soirée 80's, mercredi soirée gothique, jeudi after work, vendredi et samedi DJ rock, punk, pop, etc. Tous les jeudis tarifs after work de 21h à1h avec la pinte à 5€ On regrette seulement que le fond musical rock se transforme en bouillie
Mirama
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les Parisiens désespérés qui cherchent un bon resto à Saint Michel.Le plat culte ? Sans hésiter, le canard laqué. Improviser un repas à Saint-Michel peut être aussi risqué que chercher un cadeau de Noël le 24 décembre au matin. Soit la panique, le désespoir pour finir par quelque chose de pas très bon et trop cher. Alors évidemment, lorsqu'on tient une bonne adresse depuis des années, on ne la lâche pas. Devanture blanche où sont accrochés des canards laqués à la peau parfaitement dorée et croustillante, salle sans prétention, serveur sporadiquement sympathique : on vient surtout pour la bonne cuisine chinoise dans cette institution de quartier qu’est le Mirama. En bons habitués (ou psychopathes-monomaniaques) on ne lit plus la grande carte et on choisit la même chose depuis 10 ans : à savoir une soupe de raviolis de crevettes au bouillon parfumé et aux raviolis dodus – tout simplement la meilleure de Paris –, un canard laqué (dont on suçote le dernier os jusqu’au bout) et des vermicelles à la Singapour épicés. Le tout copieux, frais et à des prix (certes plus élevés que dans une cantine de Belleville) mais tout à fait corrects.
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Le 1802
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 5e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les geeks du rhum. Ceux qui veulent dater peinard tout en s'abreuvant d'alcool de canne. Boire quoi ? Un plateau de dégustation ou un cock' qui revisite un grand classique Après les Bahamas, la Martinique et Cuba, la Route de la soif fait une nouvelle escale en plein 5e arrondissement ! Pas de JoeyStarr en vue, mais une épatante team de mixologue qui pose ses shakers et ses claques dans la planque à rhum de l’hôtel Monte-Cristo. Bienvenue au bar 1802 ! Inspiré de l’année de naissance d’Alexandre Dumas (petit-fils d’un propriétaire de plantation), ce boudoir orientaliste nous transporte plus du côté de Saïgon que du mythique Port-Marly : faïences, estampes asiatiques, miroirs d’époque et fresques signées Christoff Debusschere… Le tout autour d’un bar central XXL pour faire joujou dans les verres. Si l'humeur est plus à la dégustation qu’au lever de coudes, on attaque sur fond de rap ricain une carte de cocktails qui revisite les grands classiques. Comme cette tuerie de daïquiri givré (rhum portoricain, citron et coco à 13 €), frais, acidulé et ultra-désaltérant. Ou l’un des deux mocktails, dont l’herbacé Medicina plantae (jus de canne, décoction de plantes médicinales, gingembre, citron vert et blanc d’œuf à 10 €), comme inspiré des remèdes de mémé. Pour les geeks de tafia, 500 références importées des quatre coins du globe sont servies dans des plateaux de dégustation. Fada de rhum haïtien ? Va pour un Clairin Sajous artisanal, cuvée spéciale 1802, d'une puissance
Le Requin Chagrin
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Quartier latin
  • prix 1 sur 4
« Vieille prostituée » est le nom louphoque de ce bar en créole réunionnais. Au Requin Chagrin donc, on ricane volontiers entre étudiants fauchés. On s’installe sur de hautes tables rondes dans une salle aux boiseries chaleureuses façon pub pour siroter une bière Guinness brune, une Hoegaarden blanche ou une Grim ambrée (avis aux connaisseurs) parmi un vaste choix de bières. Un plateau "dégustation" d'une douzaine de bières est proposé à 12 euros. On peut aussi opter pour un whisky, des cocktails maison ou des rhums arrangés (autre héritage créole ?). Les soirs de matchs, les grands téléviseurs sont allumés et l’ambiance est ponctuée par les « hooo » et « haaa » des spectateurs. Au sous-sol se trouve une seconde salle avec un bar en U propice aux conversations croisées. La déco change au fil des soirées à thèmes qui sont programmées ici : événements sportifs, fêtes… Le week-end, l’endroit concentre tous les habitués qui n’ont pas envie d’aller au lit, et qui s’entassent debout ici jusqu’à 5h du matin. L’été, la petite terrasse extérieure est très plaisante, à côté des glouglous de la fontaine de la charmante place piétonne de la Contre-Escarpe.
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Kitchen Ter(re)
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Fusion
  • Jussieu
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amateurs de pasta épris de Méditerranée et d’Asie du Sud-Est Plat culte ? Un “blésotto”, risotto de petit épeautre accompagné d’encornets snackés et d’algues japonaises aosa, le tout lié par un tom kha de crevettes (soupe thaïlandaise à base de lait de coco). Chez Kitchen Ter(re), la troisième adresse du chef William Ledeuil, pas de décorum superficiel, le spectacle est dans l’assiette ! Les pâtes du meunier boulanger Roland Feuillas, toutes élaborées à partir de céréales ou blés anciens et fagotées de drôles de noms francisés (“girolette”, “dentelle de Cucugnan”), tiennent le premier rôle. Un produit brut top quali sublimé par Bruno Laporte, le chef exécutif du restaurant.  Au déjeuner, la formule ultrabien ficelée facturée seulement 30 € donne droit à une entrée, un plat de pâtes et un dessert. Amour des céphalopodes oblige, on commande le “blésotto”, un risotto de petit épeautre accompagné d’encornets snackés et d’algues japonaises aosa, le tout lié par un tom kha de crevettes, une soupe thaïlandaise à base de lait de coco. On plonge notre cuillère dans le bol, chaque bouchée est un voyage. Le côté doux et laiteux de la sauce est réveillé par une belle dose de basilic thaï et d’aneth. Les algues sont un véritable souffle iodé et l’acidité des fines lamelles de citron jaune vient titiller le palais. Un très beau plat ! Les entrées ne sont pas en reste, on y retrouve la marque de fabrique de Ledeuil, des bouillons subtilement parfumés comme celui au bœuf dans
Circus Bakery
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Boulangeries
  • Quartier latin
  • prix 2 sur 4
Produits culte ? Le main bread au levain, le cinnamon bun, la margheritaBien vu ? Les bancs en bois pour déguster au milieu des pommes et des sacs de farine Ça faisait bien six mois qu’on attendait que la team de Fragments dresse son chapiteau boulanger au milieu du désert gastronomique du Quartier Latin. Jusqu’à ce beau jour d’octobre où enfin le cirque s’est posé rue Galande ! Devanture à petits carreaux de bois, tellement stylée. Et derrière, c’est grand spectacle : lumière chaude, musique lounge, odeur qui te met direct l’eau à la bouche, vue plongeante sur le fournil… Ça va être showtime !  On se rue ici pour le déjà fameux cinnamon bun au levain (6 €) acclamé de toutes parts comme "le meilleur de Paris" —on confirme ! Moelleux, caramélisé, et blindé en pure cannelle (Épices Shira au sourcing) : une vraie dinguerie ! On l’accompagne comme il se doit d’un cappuccino (5 €) à base de grains de l’excellent torréfacteur Hexagone. On est à l’aise comme au village, là sur notre banc au milieu des sacs de farine et des cagettes de pommes, et on s’émerveille devant le show. Ici, ça dompte levain et farines bio de petits moulins pour créer un main bread (10 €/kg) rustique et plein de goût, le genre qui te marque pour longtemps. Et ça jongle avec les petits buns aux graines (2,50 €) garnis à la demande de beurre ou confiture maison, et avec les choco buns (4 €) ultra régressifs. Clou du spectacle : Circus vient de lever le rideau sur des Margherita et Marinara de folie (15 € chaque
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