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Le Perchoir
Le Perchoir

20e arrondissement : les bars

Une flopée de bars où se désaltérer dans le 20e

Écrit par
Céleste Lafarge
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Les Pères Populaires
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Nation
  • prix 1 sur 4

Vous vous rappelez le foyer des jeunes de votre adolescence avec un baby-foot, des jeux de société et des vieux bouquins ? Ne cherchez plus, il a été recréé ici, aux Pères Populaires, pour combler tous les nostalgiques des années lycée. Ce bar, l’un des moins chers de la capitale, est une cantine de quartier avec des tables qui collent aux manches et une odeur de bière tenace, témoignage de soirées follement arrosées. La déco est un mélange incohérent de meubles de récup’, de mobilier de classe, de porte-manteaux et papier peint défraîchis. On s’assoit (mal) sur des chaises ou sur un vieux canapé déglingué, on commande des pichets de bière ou un rhum arrangé et une planche de charcuterie-fromage à prix microscopique (5 à 8 euros). La journée, l’endroit est calme, paisible et lumineux grâce à une grande baie vitrée, attirant les étudiants du coin avec son accès wifi gratuit. Le soir, le bar est souvent plein, surtout à l’heure des concerts les vendredis à 20h, de groupes locaux plutôt jazz ou chanson française. Une adresse franchouillarde très recommandable.

Demain c'est loin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à tapas
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui aiment bien boire et manger pour un prix raisonnable, dans une ambiance presque villageoise.On glougloute quoi ? Une pinte en terrasse  Ménilmontant reste l’un des meilleurs quartiers de Paris. Preuve une nouvelle fois avec le Demain c’est loin, un bar à tapas qui a ouvert récemment en face de l’église Notre-Dame de la Croix. Contrairement à certains restaurants qui n’hésitent pas à faire des tapas un produit de quasi luxe, le Demain c’est loin propose les siennes à un tarif bon marché, proche des véritables tapas espagnoles. Vous hésitez toujours au restaurant pendant des heures avant de choisir ? Pas de souci. De 3,50 à 6,50 euros, vous pourrez ainsi vous payer un véritable assortiment sans vous ruiner, goûtant à la fois les patatas bravas et les tartines au pain Poilâne jambon-mozzarella, l’houmous et les crevettes sautées, les mini-brochettes de poulet et la tortilla. Voilà pour le solide. Côté liquides, les rhums arrangés et les cocktails côtoient une sélection de bons vins abordables qui changent régulièrement, on ne s’en plaindra pas. Tout ça serait déjà suffisant pour y passer ses soirées, mais le Demain c’est loin vaut surtout pour son ambiance chaleureuse, ses conversations au coin du jukebox gratos (n’hésitez pas à lancer un "Chercher le garçon" de Taxi Girl, le magnifique "Buona Sera" de Louis Prima ou un bon vieux "Ruby Tuesday" des familles), son espace étroit qui incite à la franche camaraderie, tout ça sous l’œil bienveillant de l’adorable

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La Commune
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les Parisiens livides & dépressifs qui ont besoin d'un shoot de soleil (et d'un bol de punch).Boire quoi ? Un saladier punché. A l'origine du lieu, la désormais célèbre team du Syndicat qui redéploie ici sa street patte : une devanture qui ne paye pas de mine et de l'alcool 100 % français sur fond de hip-hop. Terrasse jungle, blindée de plantes et de fauteuils cosy, c'est un peu caricatural en mode « ambiance de la brousse » mais ça a le mérite d'être clair : exit la bruine parigote, aloha le soleil liquide. Pour environ 11 € par tête, on vous apporte des saladiers argentés emplis d'excellentes mixtures punchées : on représente le « tierquar » avec un Belle Ville sur Eau, Marie Galante, thé rouge d'Inde, rhum martiniquais, citrons, liqueur de sureau, champagne, marc de Bourgogne, calvados... Rien à redire, c'est savoureux, équilibré, on s'en ressert plusieurs louchées. Puis on se laisse embarquer par un Mate mon Métisse avec son poivre de Jamaïque, son armagnac et sa coriandre fraîche : même sans mélisse, c'est un délice. A grignoter ? des tapas du monde comme ces très gourmands Cheese nems (cumin, ricotta, feta, mascarpone) ou une fondante tchoutchouka. Voilà. Bon, ben dans ce cas-là, je ramène tous mes amis (« le le la »). Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Lou Pascalou
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Ménilmontant
  • prix 1 sur 4

Sur cette placette du « village Ménilmuche », Lou Pascalou est une institution du quartier, un café culturel qui déploie sa terrasse au calme, à l’écart des voitures (et au chaud en hiver). A l'intérieur, un joli zinc 1900 fait face à une salle de bistrot parisien typique avec un sol en mosaïque et de bonnes vieilles tables en formica. Rien de branché ici, plutôt une ambiance gentiment bobo, une clientèle jeune, un patron sympa qui organise plein d'animations culturelles et des prix raisonnables. La Jupiler syndicale est à 2,50 € mais les puristes choisiront leur demi parmi une poignée de bières pression (dont l'excellente rousse irlandaise Kilkenny), et une dizaine de bières en bouteille (dont des Chimay et Duvel). On peut casser la graine avec des planches mixtes arrosées de bons vins (entre 3 et 4 € le verre). Les amateurs d'alcools forts hésiteront entre gins exotiques, vodkas, tequilas, rhums blancs, bruns, un mezcal mexicain et surtout des whiskies, dont du Chivas, des scotchs (Talisker, whiskies japonais, Caol Ila), des bourbons... la liste est longue comme le bras. Le premier mercredi du mois, la projection de courts métrages "Les courts du Lou" attire les cinéphiles du quartier, tandis que le troisième mercredi, on peut s'essayer au théâtre grâce aux matchs d’impro organisés par la Ligue d'improvisation de Paris (LIP), ou rire des piètres acteurs sur scène (ce qui est aussi très distrayant). Tous les dimanches, on vient assister à des concerts de swing, jazz manouche

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Quand on dit « Triplettes de Belleville », on pense au film d’animation de Sylvain Chomet qui met en scène une grand-mère à la recherche de son petit-fils kidnappé, aidée par trois chanteuses de cabaret. Mais depuis l’été 2014, les Parisiens ont plutôt en tête ce troquet branché, collé à la Cantine. Voilà maintenant plusieurs mois que la marmaille du 20e arrondissement s’engouffre tous les jours de la semaine dans ce lieu vivant et plein de charme. Qui justifie désormais son nom par trois atouts. D'abord son cadre agréable, dans l’air du temps : miroirs aux murs, briques rouges, mobilier chiné, grosses ampoules au plafond, babyfoot en libre accès et grande terrasse chauffée. Ensuite, sa carte. Au programme, boissons aux tarifs largement abordables (coupe de champagne et cocktail à 5 euros, pinte à 4,50 euros de 17 à 21h, verre de vin entre 3,50 et 5 euros), et cuisine fine et créative avec une ardoise qui change tous les jours (ce soir-là on teste le ceviche de bar aux mûres, à tomber). Plus accessible, le menu permanent propose un fish & chips et un burger à 12 euros, et des tacos à 9 euros. Niveau bande-son, ça varie entre hip-hop, soul ou funk, et ça vire vers la house quand les températures montent. Aux commandes ? Les serveurs et barmen, qui sont d’ailleurs la troisième source du succès de l’établissement : beaux, agréables, et pas contre un échange de numéros. Banco !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à bières
  • Ménilmontant
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les rockeurs et métalleux au cœur tendre et à la longue tignasse shampouinée à la bière, les habitants du quartier, et tous les amateurs de binouze, prêts à venir de très loin. Boire quoi ? L'une des huit binouzes en rotation, pardi ! Ce soir-là : une très bonne Northmaen Blonde, amère et douce (4,50 € la pinte). Les clichés ont la vie dure : beaucoup imaginent sans doute les fans de rock et de métal comme de simples bourrins se saoulant à la Kronenbourg ou la Kanterbrau. Or, depuis quelques années à Paris, on compte un nombre grandissant de bars à tendance rock (ou non) qui se lancent dans la bière de qualité, comme le Supercoin ou la Fine Mousse. C'est le cas de ce génial bar, un peu à l’écart du tumulte de Ménilmontant, dans la rue qui mène au Lou Pascalou et au restaurant La Boulangerie. Depuis l’été 2013, les gérants des Trois 8 ont décidé de redéfinir leur activité. Fini de servir tout et n’importe quoi dans le désordre, voici venu le temps des bières artisanales et du vin bio, sur fond de rock qui défouraille et de restauration à la bonne franquette (formidables planches de charcuterie et fromage, terrines, sandwichs...) Comme certains de leurs camarades amateurs de bière, les Trois 8 s’approvisionnent directement chez les brasseurs, et parfois chez le caviste la Biérocratie. Les bières sont microbrassées, c'est-à-dire artisanales, tout sauf industrielles. Quand certains des serveurs des Trois 8 brassent eux-mêmes leur bière... A la carte ? Une huitaine de

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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • 20e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Les geeks de la bière (mais pas que), prêts à descendre des binouzes entre deux activités.Boire quoi ? La crème de la crème : une centaine de bières internationales en bouteille... Ou l’une des dix pressions à la carte ! Dans ce bar à binouze, on ne sert pas que du divin breuvage d’outre-Quiévrain ! Les clients doivent prendre le temps de choisir parmi une centaine de bières internationales en bouteille, ou opter pour l’une des dix pressions à la carte ! Fruitée, sèche, légère, forte, blonde, ambrée, brune… Ici, tous les goûts sont permis ! Lors de notre dernier passage ? On a tapé dans une blanche de Silly, bière rafraîchissante à 5°C, brassée en Belgique, aux arômes de coriandre et d'écorce d'orange. Les brasseurs belges y sont évidemment bien représentés et la jeune équipe se montre très enthousiaste lorsqu’il s’agit de partager sa passion pour la liqueur. Le gros plus ? Les petits prix (toutes les pressions sont à 3,50 € maximum) et les cool animations, notamment des quizz et des soirées dégustations organisées par des brasseries. Aussi, si on pourrait croire que la cave est pleine à craquer des nombreux fûts de réserve, grâce à un ingénieux système, le sous-sol reste libre pour accueillir des concerts de chanson française, folk, rock ou pop. Comment accompagner ces bières ? Avec un bon cornet de frites comme au plat pays ! Avec tout le savoir-faire belge historique, elles sont intelligemment servies sur un support pour laisser les mains s’occuper de la pinte.

Les Chaises
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 20e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Voici un bar qui est parvenu à asseoir rapidement sa réputation. Lancé en juin 2014, Les Chaises ont vu le jour grâce à un appel aux dons qui a provoqué un bouche-à-oreille immédiat. Pour 150 euros, chaque donateur a vu son nom gravé sur une plaque de métal ornant une chaise, pour 500 euros son nom sur un tabouret, 1000 euros sur la porte des gogues. Même les petits porte-monnaie ont été récompensés, avec une bouteille de champagne pour 60 €, une bouteille de vin pour 30 €, et ainsi de suite. Résultat, 12 000 euros récoltés, de quoi compléter l’emprunt et acquérir un four à pizza pour nourrir une clientèle déjà rassasiée de bons moments. Il faut dire que le second concept des Chaises, après son financement original, c’est le jeu, l’amusement, le divertissement ludo-créatif. A l’image de son quartier, le bar attire des trentenaires qui ne viennent pas ici pour se mettre d’équerre en parlant trop fort, mais plutôt pour passer un moment convivial sur fond de Rolling Stones, Jimi Hendrix, Public Image Ltd ou Stranglers. Envie d’une belote, d’un Kem’s ou d’un poker ? Des jeux de cartes en libre service vous combleront d’aise. Mieux encore, sur les belles ardoises ornant chaque table, les dessins réalisés par d’autres clients vous donneront une irrésistible envie de vous lancer dans un « Dessinez, c’est gagné » des familles. Vous n’avez plus 32 ans, vous en avez désormais 5 et vous ne comprenez pas pourquoi personne n’a deviné que vous aviez dessiné un loup-garou. Autre bon point,

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Le bistrot littéraire Les Cascades est une perle cachée sur les hauteurs de Belleville, sur la charmante petite place Henri Krasucki. Le dada des habitués ce sont les livres, et ici il y en a partout. On en trouve dans une bibliothèque à disposition des habitués, des lectures théâtrales de tous horizons y sont organisées, des ateliers d’écriture et de théâtre, des spectacles de poésie, soirées slam, projection de courts métrages et de documentaires... Les Cascades, c'est aussi un café citoyen avec des débats de société où chacun est libre de prendre la parole. L’ambiance est bon enfant, on profite de l’animation, on lève le nez pour contempler l’expo temporaire aux murs, on assiste à un petit concert de temps et temps, on boit un coup et on casse la croûte pour quelques euros. En été on se laisse tenter par des salades fraîches comme la délicieuse composition carottes râpées, pomme, crevettes, gingembre, coriandre à 8 euros. L’hiver on se réchauffe à l'intérieur avec une soupe égyptienne étonnante (lentilles roses, vermicelle, tomate, oignon, ail, coriandre) à 4 euros.

Mama Shelter Bar
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 20e arrondissement

Oubliez vos clichés sur les bars d’hôtels (music lounge, serveurs en costard) et imaginez à la place un plafond façon tableau d'école, un baby-foot et une grande table centrale où les clients boivent des coups. Loin des stéréotypes, le Mama Shelter a réussi à créer un bar hype pour Parisiens et touristes. Ouvert jusqu’à 1h 30 tous les soirs, ici même les dimanches sont festifs. Un conseil ? Arrivez tôt pour vous poser au bar et admirer les barmans et la clientèle chic, à travers la lumière fluorescente. Grande carte des vins français (verres à partir de 6 €) et carte de cocktails qui, elle, se la joue plutôt californienne avec des noms comme « Wilcox Avenue » et « Sweet Spring ». Le Passion Ginger Fizz (12 €) est notre cocktail préféré, avec une base de gin, de la purée de fruit de la passion, de l’essence de gingembre le tout surmonté de gingembre frais et d’un fruit de passion : un vent d’air frais souffle sur le 20e. Le Mojito (13 €), lui, aurait pu être un peu plus chargé mais peut-être que le pichet pour quatre personnes à partager (à 49 €) est une meilleure option pour être un peu secoué. Big-up à la bande-son avec des titres qu’on a envie de shazammer toutes les deux minutes (de la bossa nova à Bruce Springsteen en passant par des remix de Justin Bieber). Attention, il vous faudra une bonne dizaine de minutes pour regagnez le métro ce qui pourrait vous inciter à ne jamais repartir et à rester le reste de votre vie un cocktail la main.

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