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La Petite Fabrique
La Petite Fabrique

20e arrondissement : les restaurants

Nos tables préférées dans le 20e arrondissement

Écrit par
Céleste Lafarge
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Ménilmontant
  • prix 1 sur 4

On venait dans cette rue un peu perdue à Ménilmontant plutôt pour boire que pour manger, mais les choses ont changé grâce à Alice Di Cagno, Victor Gaillard et leur petite salle avec pierres apparentes et peinture fraîche. Le Chatomat est devenu la nouvelle destination pour gastronomes avertis, aidé par le chef Rino qui le conseille à ses clients. Comme lui, Alice vient d’Italie mais sa cuisine s’inspire de ses expériences au Brésil, à Copenhague ou chez Alain Passard, maître du légume à Paris. On retrouve même son célèbre céleri-rave en croûte de sel, servi ici avec des champignons de Paris, du vieux Parmesan et une sauce aérienne pour seulement 10 euros. Un menu très concis permet aux cuisiniers de se concentrer sur les cuissons justes et des associations osées, comme la romaine poêlée, amarante, reine-claude et jambon cru avec le cabillaud. Le service cool (le serveur vous tutoie d’emblée) rappelle qu’on est loin des quartiers chics, et tant mieux car les prix suivent !

Demain c'est loin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à tapas
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui aiment bien boire et manger pour un prix raisonnable, dans une ambiance presque villageoise.On glougloute quoi ? Une pinte en terrasse  Ménilmontant reste l’un des meilleurs quartiers de Paris. Preuve une nouvelle fois avec le Demain c’est loin, un bar à tapas qui a ouvert récemment en face de l’église Notre-Dame de la Croix. Contrairement à certains restaurants qui n’hésitent pas à faire des tapas un produit de quasi luxe, le Demain c’est loin propose les siennes à un tarif bon marché, proche des véritables tapas espagnoles. Vous hésitez toujours au restaurant pendant des heures avant de choisir ? Pas de souci. De 3,50 à 6,50 euros, vous pourrez ainsi vous payer un véritable assortiment sans vous ruiner, goûtant à la fois les patatas bravas et les tartines au pain Poilâne jambon-mozzarella, l’houmous et les crevettes sautées, les mini-brochettes de poulet et la tortilla. Voilà pour le solide. Côté liquides, les rhums arrangés et les cocktails côtoient une sélection de bons vins abordables qui changent régulièrement, on ne s’en plaindra pas. Tout ça serait déjà suffisant pour y passer ses soirées, mais le Demain c’est loin vaut surtout pour son ambiance chaleureuse, ses conversations au coin du jukebox gratos (n’hésitez pas à lancer un "Chercher le garçon" de Taxi Girl, le magnifique "Buona Sera" de Louis Prima ou un bon vieux "Ruby Tuesday" des familles), son espace étroit qui incite à la franche camaraderie, tout ça sous l’œil bienveillant de l’adorable

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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Ménilmontant
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les crapules des faubourgs Plat culte ? Le carpaccio de langue de bœuf, sauce gribiche (9 €) Ménilmontant, mais oui Madame ! L'équipe du restaurant Les Canailles Pigalle (ouvert en 2012) remet le couvert avec un deuxième opus, cette fois du côté des faubourgs popu, à deux pas du Père Lachaise. Au menu, mêmes bons p'tits plats canailles et décorum tout droit sorti d'un film de Claude Autant-Lara. Avec Trenet et Maurice Chevalier au mur, carrelage en mosaïque azurée au sol, bar bien briqué... En cuisine, on continue d'être biberonné par Sébastien Guillo, chéri de nos papilles pour son fameux carpaccio de langue de bœuf à la sauce gribiche (9 €). De fines tranches de viande servies tièdes, couvertes d’une généreuse sauce à base d’œufs durs, de ciboulette, de cornichons et de quelques copeaux de parmesan. Incroyablement léger et savoureux ! La suite ? Une tranche de foie de gras de canard (16 €) sur petite brioche toastée, dont la saveur subtile traîne gentiment en bouche. Mais surtout de copieux ris de veau (32 €) à la caramélisation impeccable, flanqués de champignons shiitaké et topinambours rôtis al dente. Notre seul regret ? Ne plus avoir assez d’appétit pour s’arsouiller avec un dodu baba au rhum (9 €)... Et ne pas avoir assez soif pour jouer avec les quelques quilles de vignerons installés en biodynamie. Qu’à cela ne tienne, on reviendra !

Petit Navire
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ton gang de bons grailleursPlat culte ? L'agneau confit, cocos de PaimpolCe bonheur extrême qui t'envahit quand tu sais que tu as trouvé une nouvelle cantine… Celle-ci a éclos il y a quatre jours après des mois de chantier (naval), en lieu et place d'un curieux bistrot boisé, où Momo le taulier régalait jadis à grands coups de couscous à l'agneau et de thés à la menthe ! Du rade d'origine, les nouveaux proprios n'ont gardé que le nom et ravivé l'esprit marin. Logo drakkar, façade bleu marine, voile de bateau ocre couvrant le bar, lampes géantes récupérées du paquebot France... Ils en ont fait une jolie goélette dans l'air du temps. Ce chant de sirènes, dans nos oreilles ? Toumast, fameux groupe nigérien de blues touareg, suivi d'une playlist de jazz manouche. On aime ! Côté cuisine ? Oubliez la vieille boîte de thon, ce Petit Navire-là ne fait que dans le frais et de saison ! Cap'tain Mathieu a vogué au 104 et chez Buvette avant de prendre la barre de ce resto. Résultat ? On commence en s'envoyant un gorgeon de Grololo rouge du domaine Pithon-Paillé (extrême buvabilité, 6 € le ballon, 30 € la quille) avant d'enchaîner sur un chou-fleur rôti aux deux houmous : pois chiche/tahini et caviar d’aubergine fumée à l’ail (7 €). Ivresse des profondeurs avec les Saint-Jacques aux champignons et légumes (16 €). Émotion sur les beureks au fromage de l'authentique Tatie Éliane. Extase marine pour les acras de sardines, yaourt curcuma (8 €). Câlin de patate douce, harissa et cr

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Floréal Belleville
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café littéraire et philo
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Les habitants de Couronnes en quête d'un spot cosyPlat culte ? La truite (en entrée, version salade ou en filet). Ou le chou-fleur rôti ! Trente ans d’occupation, des milliers de photographies exposées, et puis plus rien. Depuis sa fermeture en 2015, cet ex-méga-lieu culturel faisait peine à voir : ses rideaux fermés lui donnaient l’allure d’un miroir sans reflet. Rangez les mouchoirs et réjouissez-vous : le Floréal Belleville vient de s’offrir une nouvelle vie. Et autant dire qu’il a plutôt belle gueule : façade Art nouveau turquoise pétante, déco tendance indus' végétalisante sur 200 mètres carrés, touches vintage et bouquets de fleurs sauvages… Bref, c’est cosy à souhait ! L’idée du spot ? Etre un lieu de vie associatif qui coche plusieurs cases, entre café, bar, expos et rencontres. Le mot d’ordre : promouvoir la jeune création et les artistes émergents. Dans les faits, Floréal remplit déjà très bien les assiettes et les verres. Chaque 1er du mois, des chefs différents renouvellent la carte façon – toutes proportions gardées – Fulgurances. Du lundi au vendredi, dès potron-minet, une clientèle de quartier y petit-déjeune/brunche avec les english muffins de la boulangerie Petit Grain, et se régale des cafés de la Brûlerie de Belleville (version chauds ou glacés) ou de chocos chauds originaux : matcha latte (4 €), chaï latte (4 €)… Bien vu : la formule boisson chaude ou fraîche + pâtisserie maison à 10 €). Pour notre part, on s'y pointe pour dîner, dans un cadre b

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Turc
  • Ménilmontant

Pour qui ? Ceux qui veulent dévorer un vrai bon döner comme à Berlin.Plat culte ? Le classique döner kebab, qui existe aussi en version dürüm (et veggie !) Dans notre recherche quasi proustienne du döner perdu, le 110 rue Oberkampf s’impose comme une p*tain de Sürpriz ! On le doit à Benedikt Schilling et Stéphane Brass, docteurs ès kebab qui, après avoir fait leurs gammes en terre promise (Berlin), viennent dorloter nos estomacs avec la crème de la crème du kebab. Dans le microspot très Kreutzberg-style (comptoir carrelé, murs grattés, néons rouges et affiches d’Angela Merkel au milieu d’imposantes broches), on s’installe dans les giga-fauteuils ou on se faufile sur les mange-debout pour grailler le Graal, sur fond de musique techno. Un joli 'dwich où le pain toasté abrite un délicieux poulet mariné, juteux et croustillant, envoyé d’outre-Rhin par le même boucher que le mythique Mustafa’s Gemüsekebap (le meilleur du genre). A ses côtés, un combo de légumes (choux rouges, carottes, poivrons, aubergines), l’incontournable trio salade-tomates-oignons, topé de feta et zeste de citron pressé minute. Le tout à saucer en kräuter (sauce yaourt), knoblauch (sauce à l’ail) ou scharf (sauce piquante), et à boulotter avec des frites bien dorées. Miam !  Pour faire passer le tout, des sodas (Club-Mate, Fritz Kola) et des bières (Radler, Rothaus Tannenzäpfle) de là-bas. A noter, la possibilité de tester plusieurs formules veggies… A condition, comme tous les autres, de faire la queue au po

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Dilia
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Belleville
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent se sentir comme dans une trattoria toscane (et bien manger évidemment).Plat culte ? Des rigatoni aux abats menthe et pecorino Des enfants qui jouent, une vieille dame timbrée qui crie sur les passants, des serviettes qui volent sur la terrasse du resto : sur cette place ensoleillée du 20e arrondissement, on se sent comme dans un village. Repris en 2015 par le Toscan Michele Farnesi, Dilia est vite devenu un des repaires des amoureux de la cuisine italienne.  Pour cause, ces assiettes gastronomiques, précises, raffinées et généreuses. Bon plan ? Chaque midi en semaine, deux formules (17 € et 32 €), avec toujours un plat de pasta au choix. Ce jour-là, on s'ambiance avec une brushetta à la porchetta (cochon de lait cuit à la broche), et son concassé de tomates. S'ensuit un lieu jaune délicatement frit (cuisson nickel), dopé par une vive mayo au concombre et une salade de courgettes mandolinées... Magnifiques jeux de textures, cuissons et assaisonnements ! Puis un plat de rigatoni aux abats, menthe et pecorino. Epilogue ? Une pana cotta au basilic et fruits rouges. Sublime, forcément sublime.  

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Fusion
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

À un jet de jalapeño de l’église de Ménilmontant, Carlos Peñarredonda et Mads Christensen nous font monter sur l’échelle de Scoville – qui mesure la force des piments. Dans leur cantina pop aux couleurs acidulées comme un paquet de Skittles, les deux spice boys colombiano-danois explorent des recettes du monde qui enflamment la bouche quelque part entre 0 unité de piquance (pour l’inoffensif poivron) et 5 millions (pour l’abrasif gaz lacrymogène). Autant dire que, sur le papier, on craignait de voir notre tête finir comme Notre-Dame de Paris...   L’autre soir, les assiettes allumées par un service pulsé ont été vite éteintes : trio de (creuses) croquetas cheddar-piment vert à tremper dans une sauce explosive mangue-gingembre (8 €) ; kiffantissime salade de papaye verte à la thaïe croisée avec des chicharrónes, cette poitrine de porc croustillante latino-américaine (12 €) ; et en plat à partager, un tomahawk de porc, soit une côte juteuse avec son os en forme de hachette iroquoise, slicée et maquillée comme une camionnette volée de salsa au piment rocoto et de chimichurri de shiso vert… Le tout à enrouler dans des feuilles de sucrine et des herbes façon nems vietnamiens – ludique et plaisant (30 €). En dessert, on laisse le banana split au dulce de leche pour la prochaine fois (9 €).  Mais alors, ça pique comment ? Pour vous donner un repère, j’aime manger pimenté et je n’ai pas le palais ferré ni la langue ignifugée… Ce soir-là, monter un peu plus hot sur l’échelle de Scovill

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Benoît Castel (Ménilmontant)
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Boulangeries
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les adeptes des plaisirs simplesProduits culte ? La tarte à la crème, la tradition chocolat, le Pain du CoinBenoît Castel, on le connaissait entre autres pour son bon Pain du Coin (fabriqué à partir de levain naturel au coing) et sa tradition chocolat terriblement gourmande. La dernière fois, on l’avait quitté dans sa nouvelle boulange rue Jean-Pierre Timbaud sur une tarte à la crème (3,70 €), simple et bien exécutée, régressive comme chez Mémé. Autant dire qu’il nous faisait jusque-là plutôt bonne impression. Alors, on s’est mis en tête de monter jusqu’à Ménil' pour tâter de son fameux brunch du week-end. On se pointe un samedi juste avant midi. Zéro queue, lieu lumineux, voisins chaleureux. À peine enfilé un amer café, go pour démonter le buffet à volonté ! Première déception, le choix en sucré est assez limité : tout au plus quelques gâteaux à partager, plutôt grossiers, des mini-viennoiseries... Mais ni tartes ni pâtisseries. Dommage chez un pâtissier ! La confiture maison est bonne, idéale pour rattraper le pain tranché qui commence à s’assécher. Côté salé, on goûte un peu à tout : salades, quiche, pâtes, charcuterie… L’estomac se remplit, mais les papilles roupillent. Chez Benoît Castel, on veut « nourrir plutôt qu'éblouir » dixit le site officiel. Soit, mais quand même pour 29 €, on aurait apprécié une once de surprise, un goût de reviens-y... et surtout de trouver plein de bonnes pâtisseries ! Alors, la prochaine fois, on restera sur les vieilles habitudes

Bar/restaurant de La Manufacture 111
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4

[Cette critique fait principalement mention du brunch proposé le week-end] Le dimanche matin, après avoir fait la grasse matinée, on ne trouve la force de s’extirper du lit que pour aller bruncher. Mais pas n’importe où ! En véritable aventurier du goût, on refuse de se contenter de quelques tartines beurrées et d’œufs brouillés baveux pour bien commencer la journée. Non, ce que l’on veut ce sont des saveurs exotiques, un tour du monde gustatif pour les papilles. Dans ce cas, que les Indiana Jones des popotes se rassurent : tous les dimanche, de midi à 15h, le centre de créations urbaines La Manufacture 111 les accueillent pour un brunch riche en découvertes culinaires. Dans une salle aussi spacieuse que lumineuse, au décor tout en palettes de bois et baies vitrées par lesquelles le soleil pénètre allègrement (sans toutefois brûler votre rétine, vous qui venez tout juste d’ouvrir les yeux), on déguste des douceurs new-orléanaises concoctées par la traiteur La Charlotte d’Annie ou bien des délices soulfood fleurant bon les épices du Moyen-Orient. Des menus changeant d’une semaine sur l’autre, pour le plus grand plaisir des palais exigeants en quête d’inédit. Lors du brunch mexicain, ceux-ci se régaleront d’ailleurs d’un copieux festin composé de fajitas au poulet et légumes frais – on les entend rissoler depuis la cuisine ouverte – accompagnées d’une soupe aux haricots rouges et tortillas délicatement relevées. Sans oublier les cakes sucrés à la cannelle qui escortent à mervei

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