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La Petite Fabrique
La Petite Fabrique

20e arrondissement : les restaurants

Nos tables préférées dans le 20e arrondissement

Écrit par
Céleste Lafarge
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Belleville
  • prix 3 sur 4

Perché sur la colline de Belleville depuis 1987, le Baratin est le bistrot préféré des chefs : Pierre Hermé, Iñaki Aizpitarte, Bertrand Grébaut… A l’origine de cet exploit, un binôme complémentaire à la Bonnie & Clyde. A la cave, l’un des pionniers du vin naturel, le patron Philippe Pinoteau aka Pinuche, qui dresse une carte pleine de caractère, à son image. Aux casseroles, Raquel Carena, légende de la popote bistrotière qui régale chaque jour, abats en tête, les habitués avec une cuisine d’une sincérité aussi déroutante que réconfortante. Ce midi-là, lors de notre dernier passage, on a explosé le dernier bouton du pantalon : moules sautées aux poireaux (11 €), sardines crues marinées à la coriandre (11 €), fondante langue de veau et sauce aux herbes (11 €)… Avant, pour le plat, une pomme de cœur de ris de veau (34 €) parfaitement dorée et réveillée par une sauce au citron ou, pour les frileux, une sublime épaule d’agneau de lait rôtie (24 €). En dessert, retour en enfance avec l’intense fondant au chocolat (8 €) et la douceur du moelleux aux poires (8 €), divin. Un repas réussi jusqu’à l’entrée en scène du patron, qui fait virer le gueuleton au mélodrame. Au moment de commander le dessert, coup de théâtre : on nous demande manu militari de libérer la table car nous avons été “trop lents pour manger”. Un peu sonnés, on avance que le plat a surtout mis 35 minutes à arriver… Et là, c’est le coup de grâce : “Non vous n’avez pas arrêté d’aller fumer des clopes.” (Une seule en réa

  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Poisson et fruits de mer
  • Père-Lachaise
  • prix 3 sur 4

Nous revoilà ! Après avoir (dé)testé Amagat, bodega next generation ouverte par Gianpaolo Polverino et Lorenza Lenzi, on a rangé notre seum et remis le couvert chez Caché, le spot iodé planqué à cinq mètres de là, qui joue les reustas sur notre feed Insa (46k abonnés). Le parcours ? On le connaît désormais par cœur : il faut passer la grille en fer forgé, longer les façades taguées, tourner à gauche au fond de l’impasse et faire la queue une bonne vingtaine de minutes (même si vous avez une réservation…) Au fond ? Pas de guet-apens (on n’est pas dans The Wire) mais un maxi-loft indus’ sous verrière qui vous coupe la chique : laiton et laque noire, bouquets de fleurs à gogo, bois patiné et canapés maousses pour faire kiffer son postérieur…  Côté nourriture, si la carte pilotée par Sylvain Roucayrol fait rêver sur le papier, tous les plats ne méritent pas d’y plonger fourchette la première. Car si les huîtres japonisantes et le cheesecake abricot (11 €) sont redoutables, le reste prend un peu l’eau, à l’image de ce réussi bar saganáki à la braise (21 €) étrangement accompagné d’un gaspacho gadget. Idem pour le carpaccio de sériole (22 €) noyé dans un océan d’huile… Ou de ce tataki de thon rouge (24 €), œuf confit au soja et dashi jalapeños qui manque cruellement d’équilibre. Touché coulé ? Pas vraiment : la carte des vins, sublime, fait plus que le taf avec la présence de notre keupon préféré François Saint-Lô ou de pifs moins bus partout comme cet envoûtant blanc Les Argales (

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Demain c'est loin
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à tapas
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Ceux qui aiment bien boire et manger pour un prix raisonnable, dans une ambiance presque villageoise.On glougloute quoi ? Une pinte en terrasse  Ménilmontant reste l’un des meilleurs quartiers de Paris. Preuve une nouvelle fois avec le Demain c’est loin, un bar à tapas qui a ouvert récemment en face de l’église Notre-Dame de la Croix. Contrairement à certains restaurants qui n’hésitent pas à faire des tapas un produit de quasi luxe, le Demain c’est loin propose les siennes à un tarif bon marché, proche des véritables tapas espagnoles. Vous hésitez toujours au restaurant pendant des heures avant de choisir ? Pas de souci. De 3,50 à 6,50 euros, vous pourrez ainsi vous payer un véritable assortiment sans vous ruiner, goûtant à la fois les patatas bravas et les tartines au pain Poilâne jambon-mozzarella, l’houmous et les crevettes sautées, les mini-brochettes de poulet et la tortilla. Voilà pour le solide. Côté liquides, les rhums arrangés et les cocktails côtoient une sélection de bons vins abordables qui changent régulièrement, on ne s’en plaindra pas. Tout ça serait déjà suffisant pour y passer ses soirées, mais le Demain c’est loin vaut surtout pour son ambiance chaleureuse, ses conversations au coin du jukebox gratos (n’hésitez pas à lancer un "Chercher le garçon" de Taxi Girl, le magnifique "Buona Sera" de Louis Prima ou un bon vieux "Ruby Tuesday" des familles), son espace étroit qui incite à la franche camaraderie, tout ça sous l’œil bienveillant de l’adorable

Dilia
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Belleville
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent se sentir comme dans une trattoria toscane (et bien manger évidemment).Plat culte ? Des rigatoni aux abats menthe et pecorino Des enfants qui jouent, une vieille dame timbrée qui crie sur les passants, des serviettes qui volent sur la terrasse du resto : sur cette place ensoleillée du 20e arrondissement, on se sent comme dans un village. Repris en 2015 par le Toscan Michele Farnesi, Dilia est vite devenu un des repaires des amoureux de la cuisine italienne.  Pour cause, ces assiettes gastronomiques, précises, raffinées et généreuses. Bon plan ? Chaque midi en semaine, deux formules (17 € et 32 €), avec toujours un plat de pasta au choix. Ce jour-là, on s'ambiance avec une brushetta à la porchetta (cochon de lait cuit à la broche), et son concassé de tomates. S'ensuit un lieu jaune délicatement frit (cuisson nickel), dopé par une vive mayo au concombre et une salade de courgettes mandolinées... Magnifiques jeux de textures, cuissons et assaisonnements ! Puis un plat de rigatoni aux abats, menthe et pecorino. Epilogue ? Une pana cotta au basilic et fruits rouges. Sublime, forcément sublime.  

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  • 2 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Espagnol
  • Père-Lachaise
  • prix 3 sur 4

Qué decepción ! On aurait bien aimé l’aimer cet Amagat (« caché » en catalan), bodega next generation ouverte par Gianpaolo Polverino et Lorenza Lenzi, qui ont déjà Caché à cinq mètres de là. Sur le papier, c’était du tout cuit : cadre génial caréné pour Insta (une calme allée pavée sous les frondaisons et les guirlandes de loupiotes), déco impec (tables en marbre, cuisine ouverte, terrasse XXL) et carte de tapas comme à Barcelone. La réalité est plus amère. Déjà, préparez-vous à faire la queue – même avec une réservation – et à hurler pour couvrir la bande-son curieusement blues.  Côté nourriture, si les croquetas assurent en fondant et les copeaux de jamon iberico font le boulot, plusieurs assiettes devraient réfléchir avant de se représenter (à l’instar de Manuel Valls en Catalogne) : patatas bravas sous forme de pommes allumettes totalement hors sujet, tortilla « revisitée » tristement spongieuse et beignets de calamar tout cartonneux… Point positif : les bouteilles dégotées par Jérémy Lipszyc, comme ce superbe Emma de Vega Aixala, vin orange équilibriste entre cailloux et agrumes. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Le Grand Bain
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Belleville

Pour qui ? Tous ceux à qui l’effervescence d’un pub anglais manquaitPlat culte ? On confesse un petit problème d’addiction avec le gâteau de pommes de terre…Bon plan ? Le Sunday Roast dominical à 27 €  Attention, cette venelle bellevilloise est en train de devenir une institution de la gastronomie parisienne ! En 2016 déjà, ses tags réputés voyaient naître Le Desnoyez. Et voilà que désormais, c’est sur Le Grand Bain qu’il faudra compter. Passé l’happy hour des bars environnants, on joue des coudes pour trouver une place. Le mieux, c’est de se hisser au comptoir pour avoir une vue panoramique sur la salle aux murs gris et mobilier patiné. Du haut de notre tabouret, on se réjouit du spectacle qu’offre la clientèle de joyeux lurons. Ça parle fort, ça trinque et certains soirs, on peine même à s’entendre mais c’est ce qui fait tout le charme du lieu. En prémices, le british Edward Delling Williams (ancien chef du restaurant Au Passage) balance un gâteau de pommes de terre débité en bâtonnets et accompagné d’une mayonnaise à la sauce Worcester, ce mot imprononçable par ceux qui n’ont pas été biberonnés à la BBC. Ça croustille et ça laisse les doigts tout gras, on adore ça ! Pour ne pas perdre une goutte de mayo, véritable petite bombe anglaise, on sauce goulûment le bol avec un morceau de la belle miche maison à la croûte épaisse et à la mie légèrement acidulée. On poursuit avec de joyeuses propositions comme un ragoût de gnocchis et un poisson blanc façon ceviche avec des chips d

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Primeur
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Végétarien
  • Belleville
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Tous ceux qui veulent manger cinq fruits et légumes bio en un repas Plat culte ? Des lasagnes véganes aux légumes de saison La rue Lemon, perpendiculaire à la rue Dénoyez chérie des street artistes, offre un rare espace calme et piéton où ne pas se presser le citron en terrasse. La cantine Primeur y aguiche les végans et les amoureux de légumes frais avec une cuisine de saison, bio, principalement végétalienne. En entrée, un simple choix d’houmous, gimmick devenu tellement incontournable sur les tables végétariennes parisiennes qu’on craint une révolte des pois chiches. Essayons plutôt ces lasagnes et le plat du jour (un burger). Hautes en couleur, les pastas accompagnées de verdure variée (servie à part) rassemblent carottes, chou vert et patates douces, un shot de vitamine A très frais et savoureux. Et le burger au steak végétal et aux poivrons (15 €) ? Accompagné de hash browns (pommes de terre râpées), il est tout simplement craquant avec un petit bun croustillant. En dessert, le crumble aux quetsches et poires pèche un peu (poires trop farineuses) mais est sauvé par sa noisette relevée, une petite recette maison sans prétention (6 €). La carte des vins est naturellement bio et fruitée, on ne regrette pas le choix d’un léger côtes-du-rhône Clos des Mourres (4 € le ballon) même si, rue Lemon oblige, le midi, c’est la citronnade maison qui trône sur toutes les tables (4 € le verre).

  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les amateurs de couscous du 20e et d’ailleursPlat culte ? Le couscous royal pour les plus solides, le tajine agneau pruneaux amandes pour les esthètesCommençons par les contraintes : Younice ne prend pas la carte bleue. Younice ne vend pas d’alcool (mais le vôtre est le bienvenu). Younice a ses habitués, et y aller sans réservation c’est la garantie de se retrouver au jap’ d’à côté (qui fait pas rêver). Ces précisions faites, on se pose dans une banquette dont il sera très difficile de décoller, et on passe aux choses sérieuses. Chez Younice, tout est affaire de chaleur : chaleur de la harissa qui réveille la harira, douce et épaisse soupe marocaine de féculents (4,50 €), chaleur du tajine (le combo agneau/pruneaux/amande est un must, 13,90 €) qui arrive brûlant -et avec semoule à volonté siouplé-, chaleur du thé à la menthe servi tout au long du repas (0 €, en tous cas ce midi-là), chaleur du sourire du serveur.  Younice ne « revisite » ni le couscous ni les tajines, c’est 100% tradition 100% maîtrisé, et il n’y a rien de révolutionnaire. Cadeau bonus, ces choses plus si fréquentes à Paris : le confort, la gentillesse, la garantie de repartir en n’ayant plus faim. Surtout si pour finir, vous craquez pour la parfaite crêpe marocaine au miel (4,50 €), dernier baiser sucré avant de s’en aller. Le midi, possibilité de se serrer dans une formule à 11 €, zaalouk (purée d’aubergine), couscous ou tajine simple et orange à la cannelle. Tout simplement.

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Floréal Belleville
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café littéraire et philo
  • Belleville
  • prix 1 sur 4

Pour qui ? Les habitants de Couronnes en quête d'un spot cosyPlat culte ? La truite (en entrée, version salade ou en filet). Ou le chou-fleur rôti ! Trente ans d’occupation, des milliers de photographies exposées, et puis plus rien. Depuis sa fermeture en 2015, cet ex-méga-lieu culturel faisait peine à voir : ses rideaux fermés lui donnaient l’allure d’un miroir sans reflet. Rangez les mouchoirs et réjouissez-vous : le Floréal Belleville vient de s’offrir une nouvelle vie. Et autant dire qu’il a plutôt belle gueule : façade Art nouveau turquoise pétante, déco tendance indus' végétalisante sur 200 mètres carrés, touches vintage et bouquets de fleurs sauvages… Bref, c’est cosy à souhait ! L’idée du spot ? Etre un lieu de vie associatif qui coche plusieurs cases, entre café, bar, expos et rencontres. Le mot d’ordre : promouvoir la jeune création et les artistes émergents. Dans les faits, Floréal remplit déjà très bien les assiettes et les verres. Chaque 1er du mois, des chefs différents renouvellent la carte façon – toutes proportions gardées – Fulgurances. Du lundi au vendredi, dès potron-minet, une clientèle de quartier y petit-déjeune/brunche avec les english muffins de la boulangerie Petit Grain, et se régale des cafés de la Brûlerie de Belleville (version chauds ou glacés) ou de chocos chauds originaux : matcha latte (4 €), chaï latte (4 €)… Bien vu : la formule boisson chaude ou fraîche + pâtisserie maison à 10 €). Pour notre part, on s'y pointe pour dîner, dans un cadre b

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Turc
  • Ménilmontant

Pour qui ? Ceux qui veulent dévorer un vrai bon döner comme à Berlin.Plat culte ? Le classique döner kebab, qui existe aussi en version dürüm (et veggie !) Dans notre recherche quasi proustienne du döner perdu, le 110 rue Oberkampf s’impose comme une p*tain de Sürpriz ! On le doit à Benedikt Schilling et Stéphane Brass, docteurs ès kebab qui, après avoir fait leurs gammes en terre promise (Berlin), viennent dorloter nos estomacs avec la crème de la crème du kebab. Dans le microspot très Kreutzberg-style (comptoir carrelé, murs grattés, néons rouges et affiches d’Angela Merkel au milieu d’imposantes broches), on s’installe dans les giga-fauteuils ou on se faufile sur les mange-debout pour grailler le Graal, sur fond de musique techno. Un joli 'dwich où le pain toasté abrite un délicieux poulet mariné, juteux et croustillant, envoyé d’outre-Rhin par le même boucher que le mythique Mustafa’s Gemüsekebap (le meilleur du genre). A ses côtés, un combo de légumes (choux rouges, carottes, poivrons, aubergines), l’incontournable trio salade-tomates-oignons, topé de feta et zeste de citron pressé minute. Le tout à saucer en kräuter (sauce yaourt), knoblauch (sauce à l’ail) ou scharf (sauce piquante), et à boulotter avec des frites bien dorées. Miam !  Pour faire passer le tout, des sodas (Club-Mate, Fritz Kola) et des bières (Radler, Rothaus Tannenzäpfle) de là-bas. A noter, la possibilité de tester plusieurs formules veggies… A condition, comme tous les autres, de faire la queue au po

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