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Les Cocottes
Stephen Maloman / FlickrLes Cocottes

8e arrondissement : les bars et restos

Des adresses tirées à quatre épingles

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Un(e) sybarite à nez creux et pouvoir d’achat.Plat culte ? Souvenir d’une soupe à l’oignon éblouissante.  Voici la meilleure piste de décollage de jeunes talents à Paris et en toute logique, elle porte le nom d’un aviateur ! Après le passage remarqué de la brillante Manon Fleury, partie voler de ses propres ailes, c’est le Californien surdoué Thomas Graham qui est monté à bord de ce bistrot de caractère et ses globes d’opaline suspendus, son sol mosaïqué et ses tables de troquet. Une succession réussie par le patron Romain Travade, meilleur recruteur d’espoirs culinaires, le Guy Roux du néobistrot. Encore une adresse qui sent bon le 11e arrondissement, direz-vous ? Pas du tout ! Elle niche dans une rue à boutons de manchettes du 8e, loin du cœur battant de la foodosphère, comme une enclave de Charonne chez les cols blancs. A vos Navigo car cette sortie de la zone de confort vaut sacrément le détour !  Au déjeuner, on s’installa au zinc en virgule de ce Mermoz pour voir les arabesques millimétrées du chef façon Patrouille de France un 14 Juillet : salade de haricots verts astiqués de yaourt aillé et œufs de truites explosifs ; baroque chimère de maquereau enchâssé dans une fleur de courgette sur une lave de poivron rouge, inspirée du Bristol où Thomas affûta ses inspirations ; médaillon d’agneau patiemment rôti une demi-journée, lustré de son jus et fardé de girolles et myrtilles sauvages ; expérimental risotto 100% salicornes, yaourt de brebis et main de Bouddha… E
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent faire leur demande en mariage dans l’un des meilleurs restos du monde (et de l’univers) Plat culte ? Un impressionnant terre/mer inspiré du marché du jour Moulures au plafond, tapisseries d’époque, lustres XXL et tableaux néoclassiques… C’est dans ce décor ampoulé de la haute française que Christophe Pelé, artiste fou et toque brûlée de la gastronomie, revient jouer sa partition radicale avec le feat le plus improbable depuis Doc Gynéco et Tapie ! Et bien que Time Out ne soit pas fada des restos du genre, il faut avouer que le cocktail des deux envoie des scud sur tous nos a priori. Déjà parce que le lieu nous expédie par le col (d’une chemise boutonnée jusqu’à la glotte pour l’occasion) dans une parenthèse spatio-temporelle direction le XIXe siècle. Où vous pourrez déambuler dans les salons en cascade de l’hôtel Particulier en rêvant l’espace d’un instant que vous avez succédé au prince Robert de Luxembourg (le proprio). Ensuite parce que Pelé réussit (sans passement de jambes) à cultiver la tradition française tout en démontant la vulgate étoilée (souvent trop consensuelle). Ce midi-là, dans un menu en quatre services où gravitaient de nombreux plats satellites (130 €), il a récité ses gammes avec un impressionnant déjeuner terre/mer inspiré du marché du jour. Avec au hasard : cette orientalisante langoustine en kadaïf (cheveux d’ange), crème de piment vert, citron vert et oursin (« il m’en reste deux, ça vous dit ? »). Ce délirant combo de homar
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Izumi
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les becs fins, qui ont envie d'essayer autre chose que le Sushi Shop voisin !Plat culte ? Les sushis d'anguilleOn passerait presque devant sans le voir. Pourtant, ce petit bar à sushis (une vingtaine de places environ), repris en avril 2017 par le chef Kazuhiro Takahashi (ex-Tsubame et Enishi), s’est vite imposé comme une valeur sûre en matière de cuisine japonaise, proposant deux spécialités recherchées : le thon gras et l’anguille.Pour le thon gras, cela dépend de l’arrivage, mais l'anguille, elle, siège toujours à la carte. Elle arrive encore fumante, tout juste grillée et surmontée d’une délicieuse sauce sucrée dans un chirashi, accompagnant poissons, omelette et autres crevettes sur un lit de riz au sésame encore tiède. Une merveille ! Le serpent de mer se décline aussi en sushi ou en maki, tous préparés de main de maître. Les coupes sont généreuses, épaisses et goûteuses, d’une couleur éclatante, comme autant de nuances sur la palette d’un peintre.Dans le verre, binouzes jap' Kirin et Asahi (4 € les 33 cl), mais aussi de la Sapporo Yebisu (6,50 € les 33 cl). Avec ça, quelques sakés supérieurs (junmai, Dassai…) dont un kudan en règle (13 € le carafon de 15 cl). Kampaï !
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
Entre les icebergs des ambassades et les navires amiraux du luxe à la française, le Marquis, discret cinq-étoiles, cabote tranquillou, sans faire de vagues, dans son coin de 8e. Le bar, vestibule chic du restaurant japonisant de la paire Benjamin Patou et Romain Costa, a le bon goût d’être quasi confidentiel. Une parenthèse classieuse et feutrée, sous les radars, où l’on vient s’échouer serein et loin de regards. Contrairement à ce que son blaze kurosawesque pourrait laisser penser, le lieu n’est pas nippé nippon, mais mélange moderne et moulure. Là, un massif lustre Murano ; ici, une longue banquette en velours bronze ; là, des bougies et des colonnes qui auraient vu passer Lafayette. Le tout dans une bande-son ouateuse de reprises électronisantes. Au bar, Emanuele Capone (ex-Manko) a abandonné l’uniforme coquelicot de l’hôtel, qui vous fait ressembler à un Spirou caréné par Mugler, mais garde le shaker alerte et envoie des verres aussi équilibrés qu’un katana Hanzo. Superbe, fruité mais pas sucré, ce Petit Cul De Sac (19 €) qui mélange vodka, ananas frais, citron, liqueur de chocolat blanc et fève de tonka. Ou ce Negroni (17 €) bien à l’est avec son saké infusé à l’aneth. Avant de partir, allez donc faire un tour aux toilettes pour admirer la geisha en néon qui joue les dames pipi. Ce n’est pas le titre d’un roman d’Anna Gavalda, mais une œuvre de Julie Gauthron. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les fans de gyozas nipponsPlat culte ? Les mandoo au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir. En plein 8e arrondissement, un petit havre de paix au décor épuré avec K-pop en fond sonore, ampoules suspendues, briques en bois… Et puis, derrière son comptoir en bois clair, le chef Kim Kwang-loc qui dépote du panier bambou à gogo, sur place ou à emporter ! Attention, une dizaine de couverts seulement dans la cahute : pour avoir le droit de s’accouder au bar, un coup de fil est obligatoire. Le spot met à l’honneur le mandoo, cousin du gyoza japonais. Soit des raviolis vapeur (pâte de farine de blé et de riz gluant), légers et fondants en bouche, fourrés d’une juteuse farce pimentée au kimchi, porc, ail, tofu, ou bien au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir… Un délice ! Tout comme cette option veggie aux légumes, dans laquelle on reconnaît tofu, sésame, ciboule et poireau. Des mandoo mais pas que : le MandooBar propose aussi des tartares minute de poisson (thon, daurade) et de bœuf extra, à l’instar du nôtre – un magnifique morceau rouge vif, sélectionné pour sa qualité chez un boucher voisin, tranché avec une précision chirurgicale, et assaisonnées à souhait d’huile de sésame au goût bien puissant. Pour accompagner le tout ? Hop ! Une saladette de saison : ciboule, poivrons, choux, radis jaune, soja, ail, découpés en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire… Et parfaitement assais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4
Après avoir triplement étoilé les Abruzzes avec son resto monacal Reale, le chef Niko Romito débarque en Hexagone avec Il Ristorante, dernier-né des Bvlgari qui pourrait bien devenir l’un des fleurons de la scène culinaire italienne à Paris – pourtant déjà au bord de la surchauffe ! Dans une salle intimiste de 50 couverts, où l’on retrouve le même décor italo-chic que celui des autres parties communes, on (ef)feuillette une carte faussement premier degré où se déclinent les grands classiques de la gastronomie transalpine : antipasto, spaghetti pomodoro, lasagne mijotée, tagliata de bœuf au romarin, tiramisu… En guise d’exquis préliminaire, on lape un bouillon servi dans un bol blanc en tout point ravissant, à base de légumes, huile d’olive, champagne et sauge. Après une dispensable salade de racines (28 €) et une chaleureuse soupe de parmesan reggiano (28 €), l’acmé surgit sous la forme d’un étonnant vitello tonnato revisité (30 €) : de fines lamelles de veau alanguies sur une crème de thon, le tout délicatement poudré de câpres, au fondant à réjouir un édenté – mais auquel les amateurs de mâche préféreront sans doute des versions plus carnassières. Et comment ne pas faire mention de LA côte de veau à la milanaise (72 € pour deux) qui réussit à mettre en émoi les plus peine-à-jouir des becs fins parisiens ? Cuite 40 minutes à la vapeur, conservée plusieurs jours à la fraîche, puis frite un peu moins de 100 secondes avant d’arriver dans l’assiette. Un véritable délice de veau
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
« Mot de passe s'il vous plaît. » « Edgar Hoover », chuchotons-nous. « Très bien, bienvenue. C'est en bas de l'escalier à droite. » Ambiance bar clandestin très réussie. Depuis la rue, rien n'indique que derrière cette grande porte noire se cache Blaine, nouvel établissement du 8e arrondissement. On entre et découvre un escalier qui semble désaffecté. On s'enfonce donc dans cette cave, se demandant bien sur quoi on va tomber. Au bout d'un couloir, la musique commence à se faire entendre. On pousse la porte et on est transporté dans les années vingt, à Chicago, en pleine Prohibition. La petite salle est plongée dans la pénombre, avec pour seul éclairage les bougies sur les tables et les lumières venant du bar. Les serveurs, souriants et accueillants, portent tous pantalon noir et bretelles sur chemise blanche, avec borsalino pour compléter le costume. Des musiciens jouent du jazz en live, pendant que les clients apprécient cocktails et verres de très bons alcools. Dans un coin de la pièce, un homme profite du fumoir pour savourer un gros cigare (en laissant la porte ouverte, donc on en profite aussi). L'illusion est parfaite. Confortablement assis dans des sièges en velours, nous découvrons la carte. Enfin plutôt, on essaye de découvrir la carte, car à la lueur de la bougie, on a un peu de mal à lire. Nous revenons donc au XXIe siècle et sortons nos portables pour éclairer les pages. On tombe sur le portrait de John Blaine, sénateur américain qui a lancé l'abrogation de la pro
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Salon de thé
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les gourmands qui ont encore une âme d’enfant. Le plat culte ? La réglette de pâtisseries disposées sur une petite planche faite en chocolat. Imaginez deux délicats scones nature et earl grey légèrement tièdes et servis avec une duveteuse clotted cream. Fermez les yeux, recueillez quelques gouttes de confiture sur la pointe de votre couteau et vous entendrez au loin les tintements de Big Ben. Entre 15h et 18h (16h et 18h le dimanche), le bar de l'Hôtel Prince de Galles « Les Heures » change de fuseau horaire. Au menu, un afternoon tea à l’anglaise à 48 € magistralement orchestré par la chef Stéphanie le Quellec et le chef pâtissier Nicolas Paciello dans l’antre art déco du célèbre palace. Installé dans une banquette douillette, on choisit un capuccino bien crémeux, poudré pour les grands jours et servi dans une porcelaine fleurie du plus bel effet. C’est avec lui que le premier tableau peut commencer. Un serviteur à trois étages chapeauté par les scones et suivi de près par un joli damier de finger sandwichs poulet-tomate-moutarde de Meaux, jambon-beurre-comté et concombre. On vous conseille de boulotter cet étage en gardant à l’esprit que le tea time ne fait que commencer. Suivront dans un ballet de gourmandises, les trois pâtisseries signature du chef pâtissier (tartelette matcha-pamplemousse, dôme chocolat et praliné et éclair pistache-praline) et un chariot de pâtisseries et viennoiseries. « J’avais envie pour ce tea time de rétablir une forme de circulation da
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Champs-Elysées
Pour qui ? Un date Tinder qui change de l'ordinaire. Ou juste vous-même, en tête-à-tête avec votre bouquin du moment.Boire quoi ? Une infusion bio de la maison Chic des plantes (5 €) Pour accéder à cet inattendu jardin tropical au cœur du Petit Palais, il faut d'abord prendre un billet "entrée gratuite", donnant accès à la collection permanente – ce qui peut vous inciter à la visiter par la même occasion – puis traverser la première aile du bâtiment. Niché entre les arcades intérieures du Petit Palais, on découvre alors un Eden insoupçonné : bassin bordé de mosaïques, palmiers, colonnades, herbes folles... Et quelques petites tables rondes posées qui invitent à la lecture au calme. L'expresso (très lambda, amateurs de bon kawa s'abstenir) est à 3,30 € : optez plutôt pour un bon thé du Palais des Thés, ou un jus d'orange ou pamplemousse frais pressé (5 € chaque). Côté alcools, on oublie la vilaine 1664 (6 € les 33 cl en plus !) pour jeter son dévolu sur un Côtes de Provence bio du Château Sainte-Marie (9 € le ballon, et 38 € la quille tout de même). Vous êtes large ce mois-ci ? Pour achever d'impressionner votre date, faites péter la bouteille de Moët & Chandon (mais à 70 € le flacon, y'a intérêt à conclure derrière).  Et puis... Si vous n'avez vraiment pas la foi de quitter votre table pour chercher quelque chose à vous mettre sous la dent (surtout dans ce quartier vide de restos), sachez qu'au premier étage trône un resto. Depuis mai 2019, la jeune cheffe Amandine Chaignot (
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