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8e arrondissement : les restaurants et bars

Où sont les zincs du 8e ?

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Un(e) sybarite à nez creux et pouvoir d’achat.Plat culte ? Souvenir d’une soupe à l’oignon éblouissante.  Voici la meilleure piste de décollage de jeunes talents à Paris et en toute logique, elle porte le nom d’un aviateur ! Après le passage remarqué de la brillante Manon Fleury, partie voler de ses propres ailes, c’est le Californien surdoué Thomas Graham qui est monté à bord de ce bistrot de caractère et ses globes d’opaline suspendus, son sol mosaïqué et ses tables de troquet. Une succession réussie par le patron Romain Travade, meilleur recruteur d’espoirs culinaires, le Guy Roux du néobistrot. Encore une adresse qui sent bon le 11e arrondissement, direz-vous ? Pas du tout ! Elle niche dans une rue à boutons de manchettes du 8e, loin du cœur battant de la foodosphère, comme une enclave de Charonne chez les cols blancs. A vos Navigo car cette sortie de la zone de confort vaut sacrément le détour !  Au déjeuner, on s’installa au zinc en virgule de ce Mermoz pour voir les arabesques millimétrées du chef façon Patrouille de France un 14 Juillet : salade de haricots verts astiqués de yaourt aillé et œufs de truites explosifs ; baroque chimère de maquereau enchâssé dans une fleur de courgette sur une lave de poivron rouge, inspirée du Bristol où Thomas affûta ses inspirations ; médaillon d’agneau patiemment rôti une demi-journée, lustré de son jus et fardé de girolles et myrtilles sauvages ; expérimental risotto 100% salicornes, yaourt de brebis et main de Bouddha… E
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent faire leur demande en mariage dans l’un des meilleurs restos du monde (et de l’univers) Plat culte ? Un impressionnant terre/mer inspiré du marché du jour Moulures au plafond, tapisseries d’époque, lustres XXL et tableaux néoclassiques… C’est dans ce décor ampoulé de la haute française que Christophe Pelé, artiste fou et toque brûlée de la gastronomie, revient jouer sa partition radicale avec le feat le plus improbable depuis Doc Gynéco et Tapie ! Et bien que Time Out ne soit pas fada des restos du genre, il faut avouer que le cocktail des deux envoie des scud sur tous nos a priori. Déjà parce que le lieu nous expédie par le col (d’une chemise boutonnée jusqu’à la glotte pour l’occasion) dans une parenthèse spatio-temporelle direction le XIXe siècle. Où vous pourrez déambuler dans les salons en cascade de l’hôtel Particulier en rêvant l’espace d’un instant que vous avez succédé au prince Robert de Luxembourg (le proprio). Ensuite parce que Pelé réussit (sans passement de jambes) à cultiver la tradition française tout en démontant la vulgate étoilée (souvent trop consensuelle). Ce midi-là, dans un menu en quatre services où gravitaient de nombreux plats satellites (130 €), il a récité ses gammes avec un impressionnant déjeuner terre/mer inspiré du marché du jour. Avec au hasard : cette orientalisante langoustine en kadaïf (cheveux d’ange), crème de piment vert, citron vert et oursin (« il m’en reste deux, ça vous dit ? »). Ce délirant combo de homar
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4
Après avoir triplement étoilé les Abruzzes avec son resto monacal Reale, le chef Niko Romito débarque en Hexagone avec Il Ristorante, dernier-né des Bvlgari qui pourrait bien devenir l’un des fleurons de la scène culinaire italienne à Paris – pourtant déjà au bord de la surchauffe ! Dans une salle intimiste de 50 couverts, où l’on retrouve le même décor italo-chic que celui des autres parties communes, on (ef)feuillette une carte faussement premier degré où se déclinent les grands classiques de la gastronomie transalpine : antipasto, spaghetti pomodoro, lasagne mijotée, tagliata de bœuf au romarin, tiramisu… En guise d’exquis préliminaire, on lape un bouillon servi dans un bol blanc en tout point ravissant, à base de légumes, huile d’olive, champagne et sauge. Après une dispensable salade de racines (28 €) et une chaleureuse soupe de parmesan reggiano (28 €), l’acmé surgit sous la forme d’un étonnant vitello tonnato revisité (30 €) : de fines lamelles de veau alanguies sur une crème de thon, le tout délicatement poudré de câpres, au fondant à réjouir un édenté – mais auquel les amateurs de mâche préféreront sans doute des versions plus carnassières. Et comment ne pas faire mention de LA côte de veau à la milanaise (72 € pour deux) qui réussit à mettre en émoi les plus peine-à-jouir des becs fins parisiens ? Cuite 40 minutes à la vapeur, conservée plusieurs jours à la fraîche, puis frite un peu moins de 100 secondes avant d’arriver dans l’assiette. Un véritable délice de veau
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Champs-Elysées
Pour qui ? Un date Tinder qui change de l'ordinaire. Ou juste vous-même, en tête-à-tête avec votre bouquin du moment.Boire quoi ? Une infusion bio de la maison Chic des plantes (5 €) Pour accéder à cet inattendu jardin tropical au cœur du Petit Palais, il faut d'abord prendre un billet "entrée gratuite", donnant accès à la collection permanente – ce qui peut vous inciter à la visiter par la même occasion – puis traverser la première aile du bâtiment. Niché entre les arcades intérieures du Petit Palais, on découvre alors un Eden insoupçonné : bassin bordé de mosaïques, palmiers, colonnades, herbes folles... Et quelques petites tables rondes posées qui invitent à la lecture au calme. L'expresso (très lambda, amateurs de bon kawa s'abstenir) est à 3,30 € : optez plutôt pour un bon thé du Palais des Thés, ou un jus d'orange ou pamplemousse frais pressé (5 € chaque). Côté alcools, on oublie la vilaine 1664 (6 € les 33 cl en plus !) pour jeter son dévolu sur un Côtes de Provence bio du Château Sainte-Marie (9 € le ballon, et 38 € la quille tout de même). Vous êtes large ce mois-ci ? Pour achever d'impressionner votre date, faites péter la bouteille de Moët & Chandon (mais à 70 € le flacon, y'a intérêt à conclure derrière).  Et puis... Si vous n'avez vraiment pas la foi de quitter votre table pour chercher quelque chose à vous mettre sous la dent (surtout dans ce quartier vide de restos), sachez qu'au premier étage trône un resto. Depuis mai 2019, la jeune cheffe Amandine Chaignot (
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Izumi
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les becs fins, qui ont envie d'essayer autre chose que le Sushi Shop voisin !Plat culte ? Les sushis d'anguilleOn passerait presque devant sans le voir. Pourtant, ce petit bar à sushis (une vingtaine de places environ), repris en avril 2017 par le chef Kazuhiro Takahashi (ex-Tsubame et Enishi), s’est vite imposé comme une valeur sûre en matière de cuisine japonaise, proposant deux spécialités recherchées : le thon gras et l’anguille.Pour le thon gras, cela dépend de l’arrivage, mais l'anguille, elle, siège toujours à la carte. Elle arrive encore fumante, tout juste grillée et surmontée d’une délicieuse sauce sucrée dans un chirashi, accompagnant poissons, omelette et autres crevettes sur un lit de riz au sésame encore tiède. Une merveille ! Le serpent de mer se décline aussi en sushi ou en maki, tous préparés de main de maître. Les coupes sont généreuses, épaisses et goûteuses, d’une couleur éclatante, comme autant de nuances sur la palette d’un peintre.Dans le verre, binouzes jap' Kirin et Asahi (4 € les 33 cl), mais aussi de la Sapporo Yebisu (6,50 € les 33 cl). Avec ça, quelques sakés supérieurs (junmai, Dassai…) dont un kudan en règle (13 € le carafon de 15 cl). Kampaï !
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les fans de gyozas nipponsPlat culte ? Les mandoo au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir. En plein 8e arrondissement, un petit havre de paix au décor épuré avec K-pop en fond sonore, ampoules suspendues, briques en bois… Et puis, derrière son comptoir en bois clair, le chef Kim Kwang-loc qui dépote du panier bambou à gogo, sur place ou à emporter ! Attention, une dizaine de couverts seulement dans la cahute : pour avoir le droit de s’accouder au bar, un coup de fil est obligatoire. Le spot met à l’honneur le mandoo, cousin du gyoza japonais. Soit des raviolis vapeur (pâte de farine de blé et de riz gluant), légers et fondants en bouche, fourrés d’une juteuse farce pimentée au kimchi, porc, ail, tofu, ou bien au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir… Un délice ! Tout comme cette option veggie aux légumes, dans laquelle on reconnaît tofu, sésame, ciboule et poireau. Des mandoo mais pas que : le MandooBar propose aussi des tartares minute de poisson (thon, daurade) et de bœuf extra, à l’instar du nôtre – un magnifique morceau rouge vif, sélectionné pour sa qualité chez un boucher voisin, tranché avec une précision chirurgicale, et assaisonnées à souhait d’huile de sésame au goût bien puissant. Pour accompagner le tout ? Hop ! Une saladette de saison : ciboule, poivrons, choux, radis jaune, soja, ail, découpés en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire… Et parfaitement assais
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
Entre les icebergs des ambassades et les navires amiraux du luxe à la française, le Marquis, discret cinq-étoiles, cabote tranquillou, sans faire de vagues, dans son coin de 8e. Le bar, vestibule chic du restaurant japonisant de la paire Benjamin Patou et Romain Costa, a le bon goût d’être quasi confidentiel. Une parenthèse classieuse et feutrée, sous les radars, où l’on vient s’échouer serein et loin de regards. Contrairement à ce que son blaze kurosawesque pourrait laisser penser, le lieu n’est pas nippé nippon, mais mélange moderne et moulure. Là, un massif lustre Murano ; ici, une longue banquette en velours bronze ; là, des bougies et des colonnes qui auraient vu passer Lafayette. Le tout dans une bande-son ouateuse de reprises électronisantes. Au bar, Emanuele Capone (ex-Manko) a abandonné l’uniforme coquelicot de l’hôtel, qui vous fait ressembler à un Spirou caréné par Mugler, mais garde le shaker alerte et envoie des verres aussi équilibrés qu’un katana Hanzo. Superbe, fruité mais pas sucré, ce Petit Cul De Sac (19 €) qui mélange vodka, ananas frais, citron, liqueur de chocolat blanc et fève de tonka. Ou ce Negroni (17 €) bien à l’est avec son saké infusé à l’aneth. Avant de partir, allez donc faire un tour aux toilettes pour admirer la geisha en néon qui joue les dames pipi. Ce n’est pas le titre d’un roman d’Anna Gavalda, mais une œuvre de Julie Gauthron. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition
Komatsubaki
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • 8e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Huit amis autour du tatami, ou soi-même au comptoir, en tête-à-tête avec le chef ! Plat culte ? Le sushi à l’anguille, et celui au saumon mi-cuit sauce secrète. Après dix-sept ans à faire danser nos papilles dans son microresto rue de la Tour (16e arrondissement), Yoïchi Kino, secondé depuis par le jeune Ryuma Takubo, a eu la bonne idée de jumper dans le 8e arrondissement pour nous faire découvrir un very best of de la cuisine nippone. Dans son rupin comptoir qui transpire la classe, chantourné en bois d’hinoki (cyprès japonais) par l’architecte Ryuichi Nakamura (non, rien à voir avec Djadja), le bonhomme régale midi et soir douze couverts au comptoir et huit dans la pièce isolée par des fusuma (portes coulissantes en bois et papier). Pour nous, ce midi-là, c’était tatami party !  Moyennant 120 balles le soir (à partir de 22 € le midi), on s’en remet aveuglément au chef (omakase !) qui propose de vrais bons sushis servis mano a mano. Hop ! Divin toro de thon rouge fondant comme pas permis, bar de ligne topé d’algue salée, succulence de maquereau et barbue au vinaigre de yuzu… Sans oublier les deux grandes spécialités de la baraque : le saumon mi-cuit sauce secrète et l’anguille (marinée ou caramélisée), épaulés d’un riz délicieux, où chaque grain se détache sur la langue. Pour faire glisser le tout ? Thé grillé (3 €), sakés bien castés (Nihonshu Bijoufu, 14 € les 18 cl) et bière Asahi hors de prix (10 € les 33 cl !)  A côté de ça, des petits plats veggie-compatibl
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 8e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent siroter un Old Fashioned en se faisant tailler la moustache (désolé les filles)Le cocktail culte ? Le cocktail signature Gentlemen C'est un souci d'élégance masculine à la française et à l'anglo-saxonne qui a guidé de A à Z la création de Gentlemen 1919, un barbier speakeasy dans l'esprit de la prohibition qui a ouvert en juin 2016 rue Jean Mermoz dans le 8e arrondissement de Paris.  Ici, on choie les hommes et leurs péchés mignons, en tout cas on cultive une certaine conception de la gente masculine qu'on caresse dans le sens du poil, un scotch dans la main gauche, un cigare dans la droite. Baumes pour la barbe et gels Reuzel, crèmes de rasage et eau de toilette Bullfrog, jus Kookabarra, grands crus de vin rouge, champagne Brimoncourt, rien n'est trop beau pour les clients du salon de coiffure-barbier. C'est Rudy, un vrai gentleman souriant dont la barbe blanche resplendit, qui officie derrière le rasoir quand nous passons sur le fauteuil. Pas n'importe quel fauteuil, puisqu'il s'agit d'un siège en cuir Belmont qui date de 1963, avec le cendrier dans l'accoudoir et le premier releveur électrique, qui modifie en douceur la position du client. Chaque partie du mobilier a d'ailleurs été chinée précautionneusement, et certains objets seront disponibles à la vente par catalogue pour les clients. Au fond du barbier, poussez une porte et débarquez dans un lieu tout boisé avec son grand fumoir au fond. Le bar mise sur les classiques, comme le Negroni qui
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