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8e arrondissement : les restaurants et bars

Où sont les zincs du 8e ?

Écrit par
La Rédaction
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  • 3 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Méditerranéen
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
A un jet de lingot du très sélect Automobile Club de France et de l’hôtel Crillon – et ses nuitées qui coûtent un smic – parade l’hôtel de la Marine. Le bâtiment, qui fut jadis un symbole du faste royal, a été restauré de frais par les Monuments nationaux côté murs et par l’habile Jean-François Piège côté cuisine, en collab avec l’investisseur Moma Group, très porté sur le clinquant sauce bling bling (Café Lapérouse, Forest).  Sous les sept mètres de plafond, l’archi star Dorothée Delaye n’y est pas allée avec le dos de la cuillère (en argent) : elle a monté un décor solaire d’opéra méditerranéen mais – vous l’aurez compris – pas esprit camping de Palavas-les-Flots ; plutôt yacht vintage, quelque part entre Saint-Tropez et Menton. Le fantasme d’une Riviera des 1 %, nourri à grand renfort de velours tons corail et bleu mer, d’immenses lustres en acajou façon pales de ventilo 60’s, de miroirs patinés et, derrière le passe, d’une mosaïque à motifs végétaux sous de vastes vitrines où se prélassent des trains de côtes de bœufs bien nés…  La carte aussi soigne son bronzage : en entrée, on fait un sort à trois demi-œufs mimosa, emblèmes de la maison, moumoutés de poutargue et un peu endormis (15 €). Profitant des lenteurs d’un service aux abois dans cet immense paquebot (sous-staffé ?), on écoute les conversations autour de nous. Ça parle vacances à Saint-Barth et Aston Martin (véridique). Et puis, bêtement, on compte les Rolex : sept d’après nos calculs… Quand arrive, enfin, un bui
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Un(e) sybarite à nez creux et pouvoir d’achat.Plat culte ? Souvenir d’une soupe à l’oignon éblouissante.  Voici la meilleure piste de décollage de jeunes talents à Paris et en toute logique, elle porte le nom d’un aviateur ! Après le passage remarqué de la brillante Manon Fleury, partie voler de ses propres ailes, c’est le Californien surdoué Thomas Graham qui est monté à bord de ce bistrot de caractère et ses globes d’opaline suspendus, son sol mosaïqué et ses tables de troquet. Une succession réussie par le patron Romain Travade, meilleur recruteur d’espoirs culinaires, le Guy Roux du néobistrot. Encore une adresse qui sent bon le 11e arrondissement, direz-vous ? Pas du tout ! Elle niche dans une rue à boutons de manchettes du 8e, loin du cœur battant de la foodosphère, comme une enclave de Charonne chez les cols blancs. A vos Navigo car cette sortie de la zone de confort vaut sacrément le détour !  Au déjeuner, on s’installa au zinc en virgule de ce Mermoz pour voir les arabesques millimétrées du chef façon Patrouille de France un 14 Juillet : salade de haricots verts astiqués de yaourt aillé et œufs de truites explosifs ; baroque chimère de maquereau enchâssé dans une fleur de courgette sur une lave de poivron rouge, inspirée du Bristol où Thomas affûta ses inspirations ; médaillon d’agneau patiemment rôti une demi-journée, lustré de son jus et fardé de girolles et myrtilles sauvages ; expérimental risotto 100% salicornes, yaourt de brebis et main de Bouddha… E
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Champs-Elysées
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent faire leur demande en mariage dans l’un des meilleurs restos du monde (et de l’univers) Plat culte ? Un impressionnant terre/mer inspiré du marché du jour Moulures au plafond, tapisseries d’époque, lustres XXL et tableaux néoclassiques… C’est dans ce décor ampoulé de la haute française que Christophe Pelé, artiste fou et toque brûlée de la gastronomie, revient jouer sa partition radicale avec le feat le plus improbable depuis Doc Gynéco et Tapie ! Et bien que Time Out ne soit pas fada des restos du genre, il faut avouer que le cocktail des deux envoie des scud sur tous nos a priori. Déjà parce que le lieu nous expédie par le col (d’une chemise boutonnée jusqu’à la glotte pour l’occasion) dans une parenthèse spatio-temporelle direction le XIXe siècle. Où vous pourrez déambuler dans les salons en cascade de l’hôtel Particulier en rêvant l’espace d’un instant que vous avez succédé au prince Robert de Luxembourg (le proprio). Ensuite parce que Pelé réussit (sans passement de jambes) à cultiver la tradition française tout en démontant la vulgate étoilée (souvent trop consensuelle). Ce midi-là, dans un menu en quatre services où gravitaient de nombreux plats satellites (130 €), il a récité ses gammes avec un impressionnant déjeuner terre/mer inspiré du marché du jour. Avec au hasard : cette orientalisante langoustine en kadaïf (cheveux d’ange), crème de piment vert, citron vert et oursin (« il m’en reste deux, ça vous dit ? »). Ce délirant combo de homar
Izumi
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les becs fins, qui ont envie d'essayer autre chose que le Sushi Shop voisin !Plat culte ? Les sushis d'anguilleOn passerait presque devant sans le voir. Pourtant, ce petit bar à sushis (une vingtaine de places environ), repris en avril 2017 par le chef Kazuhiro Takahashi (ex-Tsubame et Enishi), s’est vite imposé comme une valeur sûre en matière de cuisine japonaise, proposant deux spécialités recherchées : le thon gras et l’anguille.Pour le thon gras, cela dépend de l’arrivage, mais l'anguille, elle, siège toujours à la carte. Elle arrive encore fumante, tout juste grillée et surmontée d’une délicieuse sauce sucrée dans un chirashi, accompagnant poissons, omelette et autres crevettes sur un lit de riz au sésame encore tiède. Une merveille ! Le serpent de mer se décline aussi en sushi ou en maki, tous préparés de main de maître. Les coupes sont généreuses, épaisses et goûteuses, d’une couleur éclatante, comme autant de nuances sur la palette d’un peintre.Dans le verre, binouzes jap' Kirin et Asahi (4 € les 33 cl), mais aussi de la Sapporo Yebisu (6,50 € les 33 cl). Avec ça, quelques sakés supérieurs (junmai, Dassai…) dont un kudan en règle (13 € le carafon de 15 cl). Kampaï !
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Salon de thé
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les gourmands qui ont encore une âme d’enfant. Le plat culte ? La réglette de pâtisseries disposées sur une petite planche faite en chocolat. Imaginez deux délicats scones nature et earl grey légèrement tièdes et servis avec une duveteuse clotted cream. Fermez les yeux, recueillez quelques gouttes de confiture sur la pointe de votre couteau et vous entendrez au loin les tintements de Big Ben. Entre 15h et 18h (16h et 18h le dimanche), le bar de l'Hôtel Prince de Galles « Les Heures » change de fuseau horaire. Au menu, un afternoon tea à l’anglaise à 48 € magistralement orchestré par la chef Stéphanie le Quellec et le chef pâtissier Nicolas Paciello dans l’antre art déco du célèbre palace. Installé dans une banquette douillette, on choisit un capuccino bien crémeux, poudré pour les grands jours et servi dans une porcelaine fleurie du plus bel effet. C’est avec lui que le premier tableau peut commencer. Un serviteur à trois étages chapeauté par les scones et suivi de près par un joli damier de finger sandwichs poulet-tomate-moutarde de Meaux, jambon-beurre-comté et concombre. On vous conseille de boulotter cet étage en gardant à l’esprit que le tea time ne fait que commencer. Suivront dans un ballet de gourmandises, les trois pâtisseries signature du chef pâtissier (tartelette matcha-pamplemousse, dôme chocolat et praliné et éclair pistache-praline) et un chariot de pâtisseries et viennoiseries. « J’avais envie pour ce tea time de rétablir une forme de circulation da
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Champs-Elysées
  • prix 3 sur 4
« Mot de passe s'il vous plaît. » « Edgar Hoover », chuchotons-nous. « Très bien, bienvenue. C'est en bas de l'escalier à droite. » Ambiance bar clandestin très réussie. Depuis la rue, rien n'indique que derrière cette grande porte noire se cache Blaine, nouvel établissement du 8e arrondissement. On entre et découvre un escalier qui semble désaffecté. On s'enfonce donc dans cette cave, se demandant bien sur quoi on va tomber. Au bout d'un couloir, la musique commence à se faire entendre. On pousse la porte et on est transporté dans les années vingt, à Chicago, en pleine Prohibition. La petite salle est plongée dans la pénombre, avec pour seul éclairage les bougies sur les tables et les lumières venant du bar. Les serveurs, souriants et accueillants, portent tous pantalon noir et bretelles sur chemise blanche, avec borsalino pour compléter le costume. Des musiciens jouent du jazz en live, pendant que les clients apprécient cocktails et verres de très bons alcools. Dans un coin de la pièce, un homme profite du fumoir pour savourer un gros cigare (en laissant la porte ouverte, donc on en profite aussi). L'illusion est parfaite. Confortablement assis dans des sièges en velours, nous découvrons la carte. Enfin plutôt, on essaye de découvrir la carte, car à la lueur de la bougie, on a un peu de mal à lire. Nous revenons donc au XXIe siècle et sortons nos portables pour éclairer les pages. On tombe sur le portrait de John Blaine, sénateur américain qui a lancé l'abrogation de la pro
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Komatsubaki
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • 8e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Huit amis autour du tatami, ou soi-même au comptoir, en tête-à-tête avec le chef ! Plat culte ? Le sushi à l’anguille, et celui au saumon mi-cuit sauce secrète. Après dix-sept ans à faire danser nos papilles dans son microresto rue de la Tour (16e arrondissement), Yoïchi Kino, secondé depuis par le jeune Ryuma Takubo, a eu la bonne idée de jumper dans le 8e arrondissement pour nous faire découvrir un very best of de la cuisine nippone. Dans son rupin comptoir qui transpire la classe, chantourné en bois d’hinoki (cyprès japonais) par l’architecte Ryuichi Nakamura (non, rien à voir avec Djadja), le bonhomme régale midi et soir douze couverts au comptoir et huit dans la pièce isolée par des fusuma (portes coulissantes en bois et papier). Pour nous, ce midi-là, c’était tatami party !  Moyennant 120 balles le soir (à partir de 22 € le midi), on s’en remet aveuglément au chef (omakase !) qui propose de vrais bons sushis servis mano a mano. Hop ! Divin toro de thon rouge fondant comme pas permis, bar de ligne topé d’algue salée, succulence de maquereau et barbue au vinaigre de yuzu… Sans oublier les deux grandes spécialités de la baraque : le saumon mi-cuit sauce secrète et l’anguille (marinée ou caramélisée), épaulés d’un riz délicieux, où chaque grain se détache sur la langue. Pour faire glisser le tout ? Thé grillé (3 €), sakés bien castés (Nihonshu Bijoufu, 14 € les 18 cl) et bière Asahi hors de prix (10 € les 33 cl !)  A côté de ça, des petits plats veggie-compatibl
  • 3 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Lazare
  • prix 3 sur 4
Posté au milieu du nomade land de la gare Saint-Lazare, Drinks&Co est un magasin concept bien porté sur la bouteille. A la fois cave, quincaillerie pour amateurs de cocktail, resto et bar, tout ça dans un vaste espace de 500 mètres carrés avec plafond dessiné et terrasse sous les arcades. Accoudés au comptoir marbre et cuivre, on sirote donc ses verres au milieu des présentoirs d’étiquettes voyageuses (vermouth du monde, whisky breton… Il y a plus de 1 000 références) et de matériel pour mixologue en herbe. La musique électro-rock balourde et la lumière trop forte donnent trop l’impression de se trouver dans un magasin qui fait bar et pas le contraire. Dommage car la carte se montre drôlement futée avec six cocktails signature (14 €) déclinés dans autant de versions « miroirs » sans alcool. En plus, les bartenders dissertent volontiers des recettes et ingrédients : y a du jus de cerveau dans les shakers !  Leur negroni à la pression servi avec une tranche de pamplemousse givrée est une fête de l’amer, et la version « no spirit », à base de bitter, de vermouth et de gin sans alcool, est bluffante. On retrouve vraiment la puissance et l’amertume du cocktail original. A essayer aussi : le Butterfly (tequila, mezcal, sirop de coco, ananas, solution citrique) dans lequel on verse un thé de fleur de pois, qui passe – magie ! – du bleu au violet. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'i
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Coréen
  • Europe
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les fans de gyozas nipponsPlat culte ? Les mandoo au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir. En plein 8e arrondissement, un petit havre de paix au décor épuré avec K-pop en fond sonore, ampoules suspendues, briques en bois… Et puis, derrière son comptoir en bois clair, le chef Kim Kwang-loc qui dépote du panier bambou à gogo, sur place ou à emporter ! Attention, une dizaine de couverts seulement dans la cahute : pour avoir le droit de s’accouder au bar, un coup de fil est obligatoire. Le spot met à l’honneur le mandoo, cousin du gyoza japonais. Soit des raviolis vapeur (pâte de farine de blé et de riz gluant), légers et fondants en bouche, fourrés d’une juteuse farce pimentée au kimchi, porc, ail, tofu, ou bien au bœuf, tofu, shiitaké, vermicelles de patate douce, sauce soja, ail et poivre noir… Un délice ! Tout comme cette option veggie aux légumes, dans laquelle on reconnaît tofu, sésame, ciboule et poireau. Des mandoo mais pas que : le MandooBar propose aussi des tartares minute de poisson (thon, daurade) et de bœuf extra, à l’instar du nôtre – un magnifique morceau rouge vif, sélectionné pour sa qualité chez un boucher voisin, tranché avec une précision chirurgicale, et assaisonnées à souhait d’huile de sésame au goût bien puissant. Pour accompagner le tout ? Hop ! Une saladette de saison : ciboule, poivrons, choux, radis jaune, soja, ail, découpés en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire… Et parfaitement assais
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 8e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent siroter un Old Fashioned en se faisant tailler la moustache (désolé les filles)Le cocktail culte ? Le cocktail signature Gentlemen C'est un souci d'élégance masculine à la française et à l'anglo-saxonne qui a guidé de A à Z la création de Gentlemen 1919, un barbier speakeasy dans l'esprit de la prohibition qui a ouvert en juin 2016 rue Jean Mermoz dans le 8e arrondissement de Paris.  Ici, on choie les hommes et leurs péchés mignons, en tout cas on cultive une certaine conception de la gente masculine qu'on caresse dans le sens du poil, un scotch dans la main gauche, un cigare dans la droite. Baumes pour la barbe et gels Reuzel, crèmes de rasage et eau de toilette Bullfrog, jus Kookabarra, grands crus de vin rouge, champagne Brimoncourt, rien n'est trop beau pour les clients du salon de coiffure-barbier. C'est Rudy, un vrai gentleman souriant dont la barbe blanche resplendit, qui officie derrière le rasoir quand nous passons sur le fauteuil. Pas n'importe quel fauteuil, puisqu'il s'agit d'un siège en cuir Belmont qui date de 1963, avec le cendrier dans l'accoudoir et le premier releveur électrique, qui modifie en douceur la position du client. Chaque partie du mobilier a d'ailleurs été chinée précautionneusement, et certains objets seront disponibles à la vente par catalogue pour les clients. Au fond du barbier, poussez une porte et débarquez dans un lieu tout boisé avec son grand fumoir au fond. Le bar mise sur les classiques, comme le Negroni qui
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