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Bars à manger : le top 10

Guide des bars où il fait bon partager des petits plats entre amis.

© Time Out

Ah, les tapas ! Si nos voisins espagnols ont fait de ces petites assiettes un art à part entière, nous autres Parisiens, nous sommes plutôt habitués aux vieilles cacahuètes, et encore, quand il y en a. Pourtant, depuis quelque temps, la gastronomie a réellement le vent en poupe, et de plus en plus de bars accompagnent leurs boissons de mets délicieux. Ils ne sont pas gratuits évidemment, mais ils sont souvent diablement bons. Et puis Paris compte aussi plusieurs comptoirs qui ne badinent pas avec la qualité et servent des planches de charcuterie et de fromage remarquables, quand il ne s'agit pas carrément de produits de la mer tout frais. 

La méduse
Bars

La méduse

Dans ce quartier, assez peu peuplé en bars et restaurants, La méduse attire le chaland comme un charmeur de serpent : « Viens, viens, viens boire un cocktail, viens, n’aie pas peur : assieds-toi, mais oui rentre, viens donc te délecter d’un boudin du Jura poêlé… », semble-nous susurrer à l’oreille ce beau lieu au nom de mollusque toxique. On rentre donc, dans ce bar vitré à la déco branchée, de mise à Paris (murs bruts et luminaires nus), mixée à une taverne grecque. On s’installe au bar sur un bon son d’Alpha Blondy « Sweet sweet Fanta Diallo, hou hou, Fanta Diallo ». Et c’est au tour d’Hamza, le barman, ancien du Mary Céleste, de nous charmer grâce à ses cocktails qui claquent, comme la Soupe Aztèque (mezcal, jus d’ananas, sirop d’agave infusé au thym, citron vert) : c'est fumé, parfumé, entêtant. En salle, Gildas et Hichem envoient les « choses à manger » bien balancées par Mathieu en cuisine, comme ce saumon bio d’Ecosse façon gravlax, campari, crémeux d’artichaut, topinambour, trévise au jus de marmitako, myrtille… La sélection de vins natures finit de nous emballer. On rentre se coucher, heureux, touchés par le baiser mortel de La méduse. 

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Etna
Bars

Etna

Galeries d'art, trottoirs impeccables et beaux immeubles. Autour d'Odéon, pas évident de trouver un troquet sympa qui ne soit ni un attrape-touristes, ni hors de prix. Du coup, quand tout le monde s'est mis à parler de l'Etna, ce bar à vins un peu perdu au milieu de la rue Mazarine, ça nous a mis la puce à l'oreille. Devanture noire très classe, petite salle tout de bois et pierres apparentes, musique funk en fond sonore, on a très envie de s'installer. Les amateurs de vin naturel vont se réjouir : ici, on ne boit que ça. Pour mémoire, il s'agit de vin conçu à partir de raisin bio, vendangé à la main et qu'on laisse vinifier tranquillement sans rien ajouter. Ca donne des vins rustiques avec une grande palette de saveurs. David, le patron, possède 350 références, de quoi faire le tour de la question. En revanche, pas de carte. Il faudra lui faire confiance. Après lui avoir décrit ce qu'on aime, c'est lui qui nous fait goûter. Mauvaise pioche pour le premier verre de rouge, qu'on juge trop acide. Pas de problèmes, il le remplace par un autre plus rond. Avec ça, on peut aussi grignoter et cette fois-ci, il y a une carte. Bellota, chorizo ibérique, pâté maison : à chaque tapas son type de vin, inscrit en dessous. Un vrai régal. La petite salle peut se remplir très vite. C'est pour ça que, de prime abord, on trouve que c'est une drôle d'idée d'avoir placé en plein milieu de la pièce ce bar massif en forme de bateau. Puis on comprend : en venant de l'arrière-salle où se trouve la

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SUNSET
Bars

SUNSET

Une grande terrasse chauffée pour déguster son apéro, un immense bar où s’accouder pour observer le barman au look 70’s préparer ses cocktails et une salle ultra cosy au fond pour amener son premier rencard : le SUNSET a ouvert ses portes récemment (novembre 2015), et on sent déjà qu'il pourrait devenir notre nouveau Q. G. Il faut dire que tout est bon dans ce grand bar branché, avec ses serveurs ultra sympathiques, tout près de la mairie du 18e. Les cocktails élaborés par Amine sont délicieux comme le Red Sunset (vodka, champagne extra brut, bitter pêche et pamplemousse, fruits rouges, crème de pêche, citron vert, menthe fraîche) : un shoot parfumé et fruité sans être trop sucré. La carte des vins est plutôt courte et bien sentie avec pas mal de références bio (très bon rouge du Languedoc de Didier Barral) à emporter au prix caviste. Et la sélection de bières, toutes issues de micro-brasseries italiennes, allemandes et françaises, s'avère pointue (notamment la Myrha Pale Ale de la brasserie voisine de la Goutte d’Or, à 4 € le demi en pression). Et ce n’est pas tout, car en plus du « Bien boire », comme l’indique la carte, il y aussi le « Bien manger ». Les snacks afterwork valent le détour, à l’image de ces rillettes de cochon en pastilla-ketchup maison, tellement croustillantes et fondantes que l’on recommande illico une deuxième portion (5 €). Ou des petits plats entre 5 et 10 € à se partager le soir aussi (fish and chips au merlu frais ou joue de bœuf en raviolis maison

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Le Mary Céleste
Bars

Le Mary Céleste

Si vous cherchez le Mary Céleste, ce nouveau bar ouvert par l'équipe de la Candelaria et du Glass, vous risquez de passer devant sans le voir. Avec sa porte en PVC et son néon tout simple, il ressemble plus à une pizzeria de quartier qu'à un bar ultra branché du Marais. Mais justement, on aime cette sobriété bien placée, ce manque de prétention et de fioritures, et les grandes baies vitrées toutes embuées en hiver qui laissent présager des apéros lumineux en été. Autour d'un bar central très convivial, on découvre des tabourets, et quelques tables et chaises (toujours de pizzeria) où s'installent une clientèle bien apprêtée, qui est un peu là parce que c'est le dernier bar ouvert en vogue, mais qui vient aussi pour la carte de bons produits que le Mary Céleste propose. Ici, on mise sur des cocktails maison comme dans les autres bars de la famille, mais aussi sur un concept nouveau : le bar à huîtres. Le plus fun, c'est l'happy oyster hour de 17h à 19h, pendant laquelle les Marennes-Oléron, Bouzigue ou plates Belon sont à 1 euro (contre environ 1,50 euros en temps normal). Pour arroser sa bourriche, on jette son dévolu sur un bon vin blanc dans une longue liste de bons crus dont des premiers prix raisonnables (5 euros le verre). Ceux qui n'aiment pas ces bêtes marines pourront se rabattre sur des tapas à partager, comme les endives au tamarin (avec échalotes, menthe et coriandre) ou la pintade (sauce gochujiang, vinaigre de riz et miel), que l'on peut accompagner d'un bon vin

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Demain c'est loin
Bars

Demain c'est loin

Pour qui aime bien boire et manger pour un prix raisonnable, dans une ambiance presque villageoise, Ménilmontant reste l’un des meilleurs quartiers de Paris. Preuve une nouvelle fois avec le Demain c’est loin, un bar à tapas qui a ouvert récemment en face de l’église Notre-Dame de la Croix. Contrairement à certains restaurants qui n’hésitent pas à faire des tapas un produit de quasi luxe, le Demain c’est loin propose les siennes à un tarif bon marché, proche des véritables tapas espagnoles. Vous hésitez toujours au restaurant pendant des heures avant de choisir ? Pas de souci. De 3,50 à 6,50 euros, vous pourrez ainsi vous payer un véritable assortiment sans vous ruiner, goûtant à la fois les patatas bravas et les tartines au pain Poilâne jambon-mozzarella, l’houmous et les crevettes sautées, les mini-brochettes de poulet et la tortilla. Voilà pour le solide. Côté liquides, les rhums arrangés et les cocktails côtoient une sélection de bons vins abordables qui changent régulièrement, on ne s’en plaindra pas. Tout ça serait déjà suffisant pour y passer ses soirées, mais le Demain c’est loin vaut surtout pour son ambiance chaleureuse, ses conversations au coin du jukebox gratos (n’hésitez pas à lancer un "Chercher le garçon" de Taxi Girl, le magnifique "Buona Sera" de Louis Prima ou un bon vieux "Ruby Tuesday" des familles), son espace étroit qui incite à la franche camaraderie, tout ça sous l’œil bienveillant de l’adorable serveuse et du sympathique patron, sosie officiel de Pep

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Artisan
Bars

Artisan

Artisan. Ce nouveau bar trendy du "So-Pi" (comprenez South-Pigalle, le nouveau quartier branché de Paris), va surprendre plus d'une papille blasée. Et pour cause, sa carte changera toutes les deux semaines, en fonction de l'humeur du barmaid et de la chef, des fruits et légumes de saison de prime qualité. Un menu mettant l'"artisanat" des boissons et des ingrédients à l'honneur. Mais découvrons le lieu tout d'abord : derrière d'affreux coffrages, l'équipe qui a déjà ouvert La Maison Mère dans le quartier, a mis en lumière de magnifiques piliers en pierre de taille qui donnent beaucoup de cachet à l'espace. Derrière la façade - une grande vitrine lumineuse - on découvre un endroit agréable, dans lequel on se sent bien pour papoter au calme autour d'un verre. Autour d'un comptoir central en forme du "U" très convivial, on trouve quelques tables hautes pour s'accouder, un olivier, un bouquet de tournesol et une rangée de miroirs anciens. Au fond, une salle sombre compte plus de tables plus cosy.Le fond musical sera rock, soul, jazz, en tout cas, vintage, tout comme la carte des cocktails. Car le mixologue chevronné Frédéric Le Bordays, qui opèrera derrière le zinc, est l'auteur du livre de recettes de cocktails "les nouveaux classiques", utilisant des alcools d'antan comme le Vermouth, twistés avec des ingrédients plus actuels. Des combinaisons qui changeront en fil de son humeur, de la météo et des alcools premiums utilisés, car les prix varieront de 8 à 14€, certaines bouteill

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L'Ilot
Restaurants

L'Ilot

Voilà une jolie bicoque à bulots où l’on vient casser du tourteau, gober des fines de claire ou déshabiller des crevettes roses, sans pour autant se coincer les bras dans une addition aussi salée que du beurre à tartiner.Vous êtes bien à Paris, oui, oui. Mais à l’Ilot, pas besoin de passer par la case plateau (et les 70 euros, au bas mot, qui vont avec) pour déguster, tout frais pêchés, coquillages et crustacés. L’allure du lieu, grand comme un comptoir de poche, est simple, mais les grandes ardoises, les faïences et le parquet blancs, la baie vitrée, les quelques photos, la terrasse qui patiente pour les beaux jours et le chauffage qui tourne en attendant… Tout ça façonne un charme solide et douillet.Il faut grimper sur l’un des tabourets – ici, la mer se savoure en altitude – et choisir ses victuailles. On commande alors son verre de blanc (ou sa bouteille, allons-y carrément) et puis on pioche ici et là, au bonheur du petit format : 5 euros pour tartiner tarama, rillettes de thon ou de saumon, de 4,50 à 9,50 euros pour décortiquer (crevettes grises ou roses de Madagascar), 6,50 euros pour buloter et 8 euros pour s’attaquer au demi-tourteau (14, si vous vous sentez d’affronter les deux moitiés). A côté, les huîtres font les belles : marennes d’Oléron, dernières recrues d’Utah Beach ou plates de Belon (de 18 à 30 euros la douzaine) pendant que le poisson, lui, se la joue fumé ou mariné (harengs, anguilles, saumons, sardines – de 7 à 10,50 euros). Tout aussi parfait pour pren

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L'Orillon Bar
Bars

L'Orillon Bar

Les ingrédients de la recette du succès de ce petit bar planqué derrière le boulevard de Belleville ? Une sélection de beaux produits, côté bar comme côté cuisine : des bières classiques et abordables (2,50 euros le demi) qui escortent la découverte du mois (environ 5 euros la bouteille), une jolie sélection de vins (à partir de 2,20 euros le verre), des cocktails (7 euros). Et pour la consistance : des planches de charcuterie et de fromage, sans bavures, bien garnies et d’un beau rapport qualité/prix (8 euros), des pan con tomate ou de la cancoillotte à tremper et à partager (3 euros), des sandwichs et même du foie gras, s’il y a quelque chose à fêter (7 euros). Un fond musical qui n’essore que des bons classiques. Un décor bien rôdé, quelque part entre le vieux troquet et le café un peu plus évolué. Des petits détails qui tuent : le café à 1 euro au comptoir, les œufs durs du matin, les petites planches en bois fixées dehors, à l’attention des fumeurs paresseux qui peuvent ainsi se délester de leurs lourdes pintes. Et cette faculté, le midi, à se transformer en cantine toute dévouée à ses habitués : petits plats qui changent tous les jours, formule complète à 13 euros, portions généreuses et saveurs soignées. On oublie quelque chose ? Ah oui, en plus, ils sont sympas. 

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Pasdeloup
Bars

Pasdeloup

Vous sortez du métro Filles du Calvaire, et vous n’êtes plus qu’à un pas du Pasdeloup. Vous attendez vos amis en terrasse en vous amusant à parcourir l’infographie de la carte. Entre jeu et explications utiles, elle vous aiguille vers votre cocktail-clé. Vos amis arrivent, vous partez donc vous asseoir avec eux : au bar à manger près des fourneaux, à l’une des tablées du couloir, au bar à cocktail dans la salle du fond, à la table basse scandinave encerclée de fauteuils plumés, ou carrément à l’étage, cet espace qui offre plus d’intimité, parfait pour les soirs d’anniversaire. Sur les conseils avisés de l’un des frères Landais ou d’Amandine – qui nous viennent de l’Experimental et de la Candelaria –, vous faites votre choix. Ce sera la chair de tourteau, huile de noisette, pomme pink lady et espuma de pomme de terre (12 €) accompagnée d’un verre d’Amalaya blanc (6,50 €). Une entrée en matière délicate et originale, parfaite pour attendre la suite sans trop d’encombre. Oui, parce qu’ici, le personnel est de qualité, mais en nombre réduit : l’attente est donc également au menu. Vous réussissez cependant à pardonner ce détail facilement, à l’arrivée du pairing (association cocktail-plat). Vous commandez le Fisherman’s Vice : cocktail vert vénère (Aquavit, Lillet blanc, sucre, citron, coriandre frais), couplé d’une blanquette de cabillaud au curry vert et lait de coco, plein de saveurs, épicé mais adouci grâce à son riz venere (vous êtes douillet). Le cocktail est à tomber, frai

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Bespoke
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Bespoke

C’est avec un large sourire que le serveur nous accueille. Il reste une table. Chouette, elle sera pour nous. En anglais, Bespoke signifie « sur-mesure », un terme qui s’explique ici par le soin tout particulier apporté aux plats et aux breuvages confectionnés derrière le superbe comptoir. Attention, le Bespoke n’est pas un bar ordinaire : oubliez donc les mojitos, les whiskys-cocas et autres nectars soporifiques. Ici, on sert des liqueurs coiffées d’une coquille de fruit de la passion, et auxquelles on a mis le feu, littéralement parlant. Installé derrière une façade bien discrète de la rue Oberkampf, ce bar à cocktails fait chanter sa carte des boissons depuis maintenant un an. Au total une douzaine de propositions alléchantes aux spiritueux triés sur le volet (mezcal Vida, gin St George spirit terroir, vermouth Del Professor rosso et on en passe). En ce soir d’hiver, on cédera à la tentation de l’explosif « Capri c’est fini », un breuvage qui fleure bon l’Italie : tomate cerise, basilic frais et vinaigre balsamique. Les moins aventureux trouveront leur bonheur avec l’exquis Morning Love, un cocktail à base de rhum, de sirop d’orgeat, de grains de fruit de la passion et… d’absinthe. Une originalité qui a un prix, comptez donc entre 7 et 13 € pour un verre. Un tarif devenu monnaie courante à Paris, mais qui ne se justifie pas partout. Le Bespoke, avec son ambiance feutrée de speakeasy, ne se contente pas de servir des boissons enivrantes, mais propose également une belle d

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Commentaires

1 comments
Clotilde G
Clotilde G

Sans oublier La Certa, 5 rue de l'Isly, près de Saint-Lazare (commandez-y le fish & chips, vraiment)