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19e arrondissement : les bars et restaurants

Petites tables et joyeux bars du 19e pour fêtards et gourmands

Écrit par
Céleste Lafarge
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Buttes-Chaumont
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les parisiens qui veulent prendre l'airOn glougloute quoi ? Un Moscow Mule Habituée à squatter les toits de Paris, l’équipe du Perchoir prend encore de la hauteur et investit la colline à bobos des Buttes-Chaumont. Quelques marches et une file d'attente plus tard, nous voilà dépaysés : une maison old school à l’architecture de style Napoléon III, de la végétation et de la roche, une déco mi-campagnarde mi-urbaine. En tant que bon Parisien indécis, les interrogations fusent dans notre tête : à l’intérieur ou sur l’immense terrasse abritée sous les arbres ? Maxi sièges en rotin ou chaises de jardins chic cosy ? Finalement, ça sera banquette et coussins dans le dos, gazon synthétique à nos pieds. Trop calé !Sous les rythmes d'une musique très « pop ensoleillée », on observe le déhanchement des plus effrontés en se biberonnant quelques cocktails (12 €). Notre choix s’arrête sur le Moscow Mule et son zeste de citron, qu’on sirote comme du petit lait tout en se prélassant au soleil. Côté assiette (comptez 40 € l'entrée-plat-dessert), l'Italie est à l’honneur : pasta, carpaccio, foracce, pizza, tiramisu, panna cotta... « Tutto è buono » !Minuit, c’est l’heure de rentrer chez soi. Bonne nouvelle : le lendemain, un cours de yoga matinal est prévu, le week-end ça brunche, alors que des concerts, des DJ sets et des ateliers créatifs pour vos mioches sont également de la partie...

Café Chéri(e)
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Qui ne connaît pas le Café Chéri(e) ? Avec son bar qui colle au coude et ses soirées mémorables passées sous l'aisselle de son voisin à danser, ce bar aux néons rouges est une institution à Belleville. Pas de hype déplacée ici, ça sent la bière et la population est bigarrée : bobos trentenaires, jeunes branchés de l'école d'architecture voisine et vieux loups du quartier s'accrochent au zinc ensemble. On s'y alcoolise de bonne guerre tous les soirs, mais particulièrement pendant l'happy hour de 17h à 20h (les pintes sont à 3,5 euros) et les jeudis, vendredis et samedis, de 22h à 2h, quand un DJ vient faire monter la température avec des sets électro, rock, hip-hop, funk, indé.... Le public n'est pas très difficile, ici on danse sur tout en se tortillant contre le poteau décoré de miroirs brisés au milieu de la pièce, mais en général le son est bon, assez pointu. Passé 22h, l’endroit ne désemplit pas et il faut laisser son manteau à l'intérieur pour ne pas se faire coincer dehors (technique bien rodée) par un videur bien obligé de limiter les entrées. Le grand atout du Café Chéri(e) reste sa vaste terrasse sur le trottoir, bondée en été du matin au soir.  Le matin, on vient s'enfiler un petit noir en regardant les passants, l'après-midi, les chaises rouges passent en plein soleil, on peut feuilleter tranquillement son journal en bronzant. A l'étage, ne manquez pas les petites expos et les vide-greniers temporaires.•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

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Rosa Bonheur
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Buttes-Chaumont
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Tout le monde. Les garçons qui aiment les garçons, les garçons qui aiment les filles, les filles qui aiment les filles, les filles qui aiment les garçons !Boire quoi ? Un verre de rosé ! Un bar bucolique, niché dans une petite maison au sommet du parc des Buttes Chaumont. On prend l’apéro sous les grands arbres en profitant des derniers rayons de soleil et de la vue, superbe. Les dimanches, c'est l'incontournable rendez-vous gay (hétéro-friendly). Il faut dire que la patronne Michelle Cassaro, aka Mimi, était à la tête du myhtique Pulp, boîte lesbienne qui a fermé en 2007. Avec Zouzou l'autre ambassadrice de la Camargue, ambiance de folie garantie !  Victime de son succès, le Rosa Bonheur est littéralement débordé tous les étés. Des barrières de sécurité délimitent l'espace de la terrasse bondée... Et, dès l'apéro, des vigiles guettent les fraudeurs qui ne veulent pas faire la queue à l'entrée ! Ce n’est pas seulement pour profiter du cadre, c’est aussi parce que le Rosa, c’est in. 

Combat
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent des cocktails sans embrouillesBoire quoi ? Un Bérégovoy Aucun risque d’uppercut chez Combat, un bar à cocktails de la rue de Belleville qui doit son nom à la place du Combat devenue en 1945 la place du Colonel Fabien, et sur laquelle des animaux se livraient des luttes sans merci dans un cirque en bois au XIXe siècle. Mais buvez sans crainte ! Avec des murs en pierre blanchie, une crédence jaune, une alcôve verdoyante à privatiser et un coin papote devant les toilettes, le cadre est super accueillant et l’accueil, pacifique. Elena Schmitt et Margot Lecarpentier (ex-Experimental Cocktail Club) ne frappent qu’à coups de cocktails droits et bien balancés. Comme ce soir-là avec un Rhydypandy, frais et anisé (tequila Ocho, pommeau Drouin, jus de fenouil frais, sirop d’érable et citron jaune) et un Bérégovoy suave et politiquement correct (apéritif à base de calvados 30&40, cognac Ferrand, madère Verdelho, dry curaçao Ferrand et orange bitters Scrappy’s). Pour éviter d’être battu par KO, n’hésitez pas à tâter de l’ingrédient solide. Sélection musclée comme la terrine (8 €) préparée par Rodolphe Paquin, le chef du Repaire de Cartouche à grignoter avec les cornichons et le pain de campagne de Thierry Breton, tout ce qu’il faut pour sortir gagnant de ce combat ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

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Bar Ourcq
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Jaurès
  • prix 1 sur 4

Repris récemment, ce petit bar ancré le long du canal de l'Ourcq est très prisé en été pour sa terrasse, mais aussi en hiver. En cause, des prix imbattables (2,50 € le demi, qui dit mieux). On reste à l'intérieur, affalé dans le coin cosy -poufs et canapé invitant à la chillance. L'été, dès 17h, l'heure idéale pour commencer un apéro festif devant le coucher du soleil, et jusqu’à minuit en semaine (2h le week-end), on peut dansoter sur des DJ electro.  Aux beaux jours, le Bar Ourcq prête gracieusement des chaises longues et des jeux de pétanque à une clientèle en tongs et lunettes. On vient grattouiller la guitare ou pique-niquer au bord de ce canal, et se ravitailler en bières fraîches servies dans des gobelets en plastique « à emporter » et en bouteilles de vin. En fin de journée, l'ambiance est assez alcoolisée, à tel point que vous devrez fermer un œil pour bien viser le cochonnet. Chaque tir sera ponctué d'un « ahh ! » et « ohh ! » de vos voisins qui commentent la partie. Ici on est beaucoup moins serré qu'au bord du canal Saint-Martin, et aucune voiture ne vient polluer votre tranquillité. Attention, CB à partir de 15 €.

Mon Oncle le Vigneron
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Ceux qui veulent dîner comme à la maison. Le plat culte ? Le menu unique du soir. Le grand buffet blanc est là, veillant sur les amis et les amoureux venus dîner ici. Chika la patronne reçoit dans cette grande salle foutraque et chaleureuse comme chez elle, d’ailleurs elle vit juste au-dessus. Sa petite fille Noisette nous montre son dernier déguisement. On est bien à cette table d’hôtes au milieu de Belleville comme dans une maison de campagne au milieu du bitume. Ici, on réserve à l’avance et on vient déguster le menu unique. Ce soir-là, en entrée arrivent en rafale chorizo, jambon fumé, saucisson, terrine, fromage de chèvre surmonté d’huile d’olive et grande une salade à partager. Le tout suivi d’un oaxa de porc, plat basque mijoté et parfumé. On finit par une tarte à la rhubarbe ou une crème de marron-crème fraîche. Et que boit-on ? Le vin de cet « oncle vigneron » ? Pas vraiment, l’oncle c’est en fait le grand-oncle de Pascal, le mari de Chika, vigneron en Allemagne. Ici, on est plutôt sur des vins du Sud, comme ce côtes de Marmande, domaine de la croix. On repart en saluant la famille, non sans avoir rempli notre sac de pâté et de confitures (le lieu fait aussi épicerie) et en promettant de revenir très vite dîner autour de cette grande table en bois et embrasser Noisette.

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Le Pavillon du Lac
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • Buttes-Chaumont
  • prix 3 sur 4

Quel cadre ! Et quelle assiette ! Le Pavillon du Lac, planté au milieu des Buttes Chaumont, a ouvert en 1868 comme les cinq autres pavillons du parc. Restauré en 2010 après dix ans d'oubli, il a été transformé en restaurant de haute volée tenu par le chef Fabien Borge, qui vaut le coup de fourchette. Par un beau dimanche ensoleillé, réservez une de ces belles tables en terrasse, devant le pavillon ou dans son jardin à gauche. L’hiver, vous aurez le choix entre la grande salle cosy et élégante en bas ou celle à l’étage tout aussi confortable, sous une grande et jolie verrière. Dans les deux cas, vous trouverez l’écrin de verdure qui vous entoure très apaisant. L’assiette est une ode à la séduction pour votre palais, une composition culinaire esthétique aux ingrédients de prime fraîcheur. La soupe froide de petit pois délicatement parfumée à la menthe poivrée est servie avec une gambas juste saisie, tandis que la burratina fondante aux truffes est accompagnée de tomates noires de Crimée à l’huile d’herbe. Un délice estival qui n’est qu'une mise en bouche. La suite est tout aussi convaincante : le pavé de bœuf Angus, une viande importée d’Irlande parmi les plus réputées du monde, est tendre et cuit à la perfection, servi avec pommes grenailles fumées et une poêlées de girolles, quelle belle idée. Le filet de barbue poêlé a lui aussi du répondant, avec ses artichauts à la barigoule et ses gnocchis al dente. Si vous pensez vous arrêter là, vous faites une grave erreur. Gardez de l

Aux Folies
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • 19e arrondissement
  • prix 1 sur 4

Ce bar est une institution à Belleville, toute la jeunesse de ce quartier animé s'y retrouve à toute heure, devant un petit noir pour feuilleter son journal l'après-midi ou pour prendre l'apéro le soir venu. Le Folies porte le nom d’une guinguette qui existait aux portes de Paris au XVIIIe siècle, lorsque le quartier s’appelait la Courtille et que le carnaval de Paris déchaînait les foules. Aujourd’hui ce bar n’est plus aussi bucolique, les rues ont remplacé les vignes, mais l’endroit est tout aussi populaire. On s'installe sur une terrasse bondée été comme hiver, car elle est chauffée et ensoleillée au dernières heures de la journée. Trouver une chaise et un endroit pour caler sa chaise est un défi, mais on s'accomode toujours de la place que l'on trouve. A 2,5 € la bière et 4,5 € le cocktail, on recommande des tournées sans complexe jusqu'à la fermeture. Le soir des néons rouges s’allument au-dessus du comptoir de ce bistrot chaleureux, où les serveurs efficaces restent sympathiques malgré le monde. Le week-end dans cette rue presque piétonne, des ateliers d’artistes ouvrent leurs portes, des petits groupes de musique s’installent, les graffeurs repassent une fois encore les fresques de graffiti.

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Le Cadoret
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • 19e arrondissement
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Les travailleurs et habitants du quartier qui cherchent un bouclard où bien manger.Plat culte ? La carte change chaque jour, allez-y les yeux fermés sur la terrine La formule déj du Cadoret est ultra-simple et bien ficelée, tout comme le lieu, joliment retapé par Léa, la cheffe en cuisine, et Louis Fleuriot, deux frère et sœur qui ont lâché leur sandwicherie à deux pas de la place de la Bourse pour gravir la butte. A l'ardoise, peu bavarde, deux entrées, deux plats et un dessert.Ce jour-là, on slurpe gentiment son velouté de potimarron (super-onctueux) et on s'enfile un bon morceau de terrine de campagne, histoire de se dégourdir la mandibule. C'est parti pour le plat du jour, un filet de carrelet servi avec des carottes al dente, de l’hélianthi (ce cousin du topinambour) et un beurre blanc qui passe crème. Le grand frère, au franc-parler parigot, assure quant à lui le service et la boisson. Sa carte de vins nature et de bières, à déguster au verre ou à la bouteille, est un petit bijou, dans lequel piocher quelques raretés comme ce Bat-Nat teuton si glouglou, pétillant naturel signé Melanie Drese & Michaël Völker (2NaturKinder).Le soir, la carte ne joue pas la retape et s'attaque à d'autres classiques bistrotiers : poireaux vinaigrette ou, pour dormir du sommeil du juste, bœuf bourguignon. Nous n’y avons pas goûté mais il paraît qu’à l’heure de l’apéro, on peut même trouver au comptoir un croissant jambon-fromage. Va falloir que l’on revienne dans ce café !

  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • La Villette
  • prix 2 sur 4

Décidément, on n'aura jamais été aussi heureux d'être en affaires avec la SNCF. Parce qu'après Ground Control et la Station, c'est un nouveau lieu artistique qui vient de trouver résidence dans une ancienne gare désaffectée. Cette fois-ci, c'est à Corentin Cariou que le spot est à trouver. Mais contrairement à ses cousines stationnaires tournées vers la chillance et la musique alternative, la Gare – nom trouvé après plusieurs années de recherches philologiques –, est un club de jazz. Ouverte sous le patronage d'anciens de la Fontaine, lieu phare du style, la Gare propose tous les jours, dans ce qui fut le hall de la gare, des concerts à prix libre. Les 4 mètres sous plafond sont le lit idéal pour accueillir la chaleur des saxophones et autres trompettes. Qu'il s'agisse d'élèves du conservatoire, d'artistes émergents ou confirmés en résidence, la Gare apparaît comme l'endroit où il faut se rendre pour être à la pointe du genre.  Mais ici, pas d'élitisme, on écoute du jazz sans se prendre la tête. On se balade entre l'accueillante petite butte et la salle de concerts et son bar aux consommations plus qu'abordables – pintes entre 5 et 8 €, majorité des cocktails à 7 €, assiettes de charcuterie ou mixtes à 11 €. L'envie de prendre l'air entre deux notes cuivrées ? Tentez la dépaysante terrasse. Autant d'espaces et de possibilités qui font qu'ici, on se sent un peu comme à la maison, au point qu’on a envie de prendre un abonnement…

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