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Antoine
Antoine

16e arrondissement : les bars et restaurants

De la finesse dans vos assiettes

Écrit par
La Rédaction
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Cravan
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Un touriste bien renseigné, un VRAI amateur de cocktail…Boire quoi ? Le Tunnel, un negroni revisité, pour bien commencer la soirée Franck Audoux aime les beaux bars. Mais ne ment pas quand il vous raconte que la mode des speakeasy parisiens est une aberration : la Ville Lumière n’a jamais connu la Prohibition... Ancien du Chateaubriand, passionné d’art et de cocktails de l’entre-deux-guerres (lire son bouquin French Moderne : Cocktails from the Twenties and Thirties With Recipes, aux éditions Rizzoli), le dandy esthète a repris avec Youssef Li (fondateur de Fragments et Circus Bakery) cette pépite classée monument historique. Sublime comptoir en zinc et chaises en bois d’époque, faïences Art nouveau au mur signées Hector Guimard, fixés sous verre de 1911... Un vrai parti pris, au fin fond du 16e ! Peu bavarde, la carte est pourtant explicite : ici, nous sommes dans l’antre de l’amateur de cocktail, du vrai. Zéro vins, pas de bières, seulement des cocktails des années 1918 à 1939, et des bons ! A 12 € chaque, et d’une précision chirurgicale, à l’instar du Tunnel, bête de negroni twisté – gin, vermouth, Campari, zesté de pamplemousse. Également testés et approuvés lors de notre passage : un punchy Barbaresque (rhum ananas, Cointreau, muscade, cannelle) et ce mexicool Santo Dos (tequila, cédrat, agave). Pour éponger avec classe, sur fond de musique jazzy ? De petites assiettes de grands produits : tarama de crabe (10 €), iodé comme jamais, ou tamago (8 €), œuf mariné
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • 16e arrondissement
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui rêvent d'une carte postale vivante. Plat culte ? Le cabillaud rôti, morilles et girolles. Et les desserts XXL. Finis les restos de musée qui crèvent la dalle, tout en club sandwichs et chips molles… Depuis quelques années, ça monte en gamme un peu partout à Paname ! On le doit notamment au monstre à deux têtes Gilles Malafosse et Laurent de Gourcuff, habitués aux mondanités muséales (Loulou, Monsieur Bleu), qui s’engouffre cette fois-ci au fin fond du palais de Chaillot (16e). Attention aux rétines : cette sexy Girafe, sapée par le fashion designer Joseph Dirand, aligne à l'intérieur bar en marbre mastoc, banquettes de couleur crème et luminaires d'inspiration 30’s… Et à l'extérieur, une maxi-terrasse à nappes blanches et vue de maboul (la plus belle du monde ?) directement sur la tour Eiffel ! Si le lieu la joue carte postale, on est avant tout dans un vrai bistronomique. Ça tombe bien, la carte est vaste (plateaux de fruits de mer, poissons crus, plats marins, une douzaine de desserts qui font TOUS envie). Primo, la cuisine n’est pas figée et on y trouve des choses rares à Paris, comme cette salade d’artichauts violets, tomates confites, pignons et parmesan (19 €), fine et délicate. Ensuite, les assiettes ne sont pas radines, que ce soit le beau morceau de cabillaud (un peu trop cuit sur les bords, mais sur les bords seulement), rôti avec girolles et morilles (37 €), ou le royal filet de bœuf, cuisson parfaite, servi avec sa montagne de frites allumettes
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Shang Palace
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Chaillot
Pour qui ? Ceux qui veulent se faire plaisir dans le seul étoilé chinois de France. Et goûter une cuisine inspirée du Sud-Est de la Chine (Canton et Huaiyang). Plat culte ? Le canard laqué façon pékinoise à la peau croustillante que l’on déguste dans une crêpe de riz avec une sauce brune. Ou le riz sauté à la façon du chef, réinterprétation du riz cantonnais avec son porc laqué au miel et ses filaments de jaune d’œuf.Dîner dans un palace c’est un peu prendre part à une pièce de théâtre. Avec tout son décorum digne du dernier film de Wes Anderson : le lobby avec ses grooms en tenue qui déchargent des montagnes de valises, l’ascenseur au papier peint exotique, l’accueil princier par une hôtesse en tenue chinoise et la valse des serveurs tellement rodée qu’on la croirait chorégraphiée. La scène prend place au Shangri-La, groupe hôtelier asiatique, qui possède son palace près du Trocadéro avec trois restaurants, dont l’Abeille, deux étoiles de Christophe Moret, et le seul étoilé chinois de France, le Shang Palace. Sans rentrer dans les clichés d’un décor exotique pour Occidentaux, le lieu est ponctué de touches asiatiques comme les tableaux en marbre, sa moquette digne de certaines estampes d’Hokusai. La cuisine du chef Samuel Lee Sum, elle, est inspirée de deux régions du Sud-Est de la Chine, (Canton et Huaiyang). Difficile, voire impossible, de choisir parmi les quatre-vingts plats proposés, mieux vaut se laisser guider par les serveurs où choisir un menu (premier prix le midi
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Chaillot
Pour qui ? Les seiziémistes qui cherchent un rade où bonne chère rime avec pas cher (pour le 16e, en tout cas).Plat culte ? Le bœuf ozaki, une version moins grasse du très réputé wagyu. Ouvert en juillet 2015, ce spot fut sans doute le premier à mettre un gros coup de tatane au 16e arrondissement, quartier jusqu’ici pas très funky. Petit frère du restaurant gastronomique Pages du toqué Ryuji Teshima, ce resto/ cave à vins détonne à plus d’un titre. L’ambiance, ni guindée, ni tape-à-l’œil, plutôt du genre chaleureuse : ici, on parle haut et fort, on rit de bon cœur et on boit sans soif, dans un vrai décor de bar coolos avec armoire en bois, murs défraîchis et poutres apparentes rouillées. Un véritable lieu de vie, en somme, où la bonne chère rime avec pas cher (pour le 16e, en tout cas). A midi, les chef Teshi et Naoko proposent une cuisine adaptée aux travailleurs du coin, avec une carte simplifiée, dont la star s’appelle le Wagyu Burger (15 €). La petite touche en plus ? Il est préparé à partir de bœuf ozaki, une version moins grasse du très réputé wagyu. Le reste de la carte fait la part belle aux donburi, des bols de riz sur lesquels sont disposés les viandes et les légumes : poulet teriyaki, bonite (une variété de thon supérieur), porc pané, salades… Et pour la soif ? Un splendide saumur-champigny Ruben du domaine Bobinet (6,90 € le ballon), recommandé par le sommelier Shunsuké, ancien juriste reconverti dans l’œnologie ; nippon lui aussi Tapissé par les tanins délicats e
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui cherchaient un vrai bon italien dans le Far Ouest !Plat culte ? Des grands classiques de la Botte : côte de veau alla milanese, linguine alle vongole, pizzas (non testées)…  Coup de cool dans le 16e ! Après avoir joué les pizzaïolos en marinière dans leur échoppe rue Vivienne, le trio de trentenaires malin Alexandre Giesbert, Julien Ross et Romain Glize nous ressert un remake seizièmiste de leur trattoria originelle. Dites buongiorno à Daroco 16 ! Sis pile en face de la Maison de la Radio, à la place d’un (feu) Zebra aux abonnés moyens, le lieu recrache avec brio les gimmicks de son grand frère : des pizzas aux trottoirs bien dodus, des grands classiques plein la Botte (pastas, risotto…) et une déco renversante signée par l’agence Reinh (cassons de marbre, maousse plafond kaléidoscopique et fresque bleu Klein drapée autour d’une poignée d’arbres…). Lors de notre passage, à défaut d’avoir goûté les fameuses pizzas (une partie de la cuisine était en travaux, à notre grande surprise), on a pu se rabattre sur le reste de la carte qui oscille entre le correct et le très bon. Coup d’envoi avec des arancini aubergine (6 €) à diper dans une sauce pimentée (qui manque de piquant). Enchaînement convaincant avec des linguine alle vongole (18 €) et cette giga-côte de veau alla milanese à faire péter le bouton (29€), bien épaulée par une caponata siciliana. Et ce final royal : une panna cotta au lait de coco et granola, shootée d’un addictif coulis à la poire (9 €)… P
Non Solo Cucina
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les amis des Messina, pardi !Plat culte ? Les pasta chi milinciani (sauce tomate maison, aubergines de Sicile, basilic, saupoudrées de ricotta salée) C'est dans une petite rue déserte du 16e arrondissement, au milieu des ambassades et de quelques passants, qu'on se donne rendez-vous. Sur place, la filiation à la région de l'Etna est complètement assumée avec une devanture floquée Sicile, une déco typique des trattorias avec leurs carrelages muraux, et l'accent délicieux du cuistot et des serveurs. Côté assiette, que des produits locaux. En entrée, je craque pour les moules à la sauce tomate alors que mon convive dévore plus vite que moi ses aubergines, sa bruschetta et sa mozzarella di bufala. On continue le récital avec les pasta chi milinciani (sauce tomate maison, aubergines de Sicile, basilic, saupoudrées de ricotta salée) pour lui, et des calamars marinés, tomates cerises, menthe, romarin, oignons rouges et huile d'olive incroyable pour moi. Pour tous les plats, même constat : c'est généreux, simple et sublimé grâce à des produits très forts en goût. Pour finir ce voyage gustatif, on se partage une panna cotta céleste et ses gousses de vanille, coulis de fruits rouges et menthe fraîche. Finalement, on trouve un seul bémol : le prix. Comptez 31 € l'entrée-plat-dessert le midi, et surtout autour de 60 € à la carte. 
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Le Bar Anglais du Raphael
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Chaillot
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? La reine d’Angleterre, ou équivalentBoire quoi ? Un Raphael (champagne, purée de fraise, manzana, citron vert ; 25 €) le cocktail signature tout en finesse fruitée  Dans le club assez fermé des établissements parisiens qui défouraillent du cocktail à plus de 20 €, deux styles se font face : d’un côté, les palaces hypermodernes qui amalgament classe et coquetterie (comme dirait Georges Abitbol) en empilant marbre, miroirs et dorures, et de l’autre, le Bar anglais du Raphael. Son immarcescible décor de bois sombre et de velours carmin n’a pas bougé d’une fibre depuis 1925 et le lieu transpire d’une élégance intemporelle unique à Paname. Derrière le comptoir en chêne, le chef barman Christian Gomez chantourne une trentaine de cocktails classiques et résolument anti-bling. Parmi les créations, notons le Shake & Malt (whisky, liqueur de poire, sirop de safran ; 25 €), mariage princier entre la tourbe et l’épice, ou le Serge 78 (gin, apricot brandy, angostura ; 25 €) hommage old school à Gainsbourg qui squattait les tabourets. Englouti dans un fauteuil surmoelleux, on pourrait aussi bien être à Londres pendant le Blitz, à New York avant la Prohibition ou à Shanghaï entre deux guerres de l’opium… Se sentir immortel, c’est peut-être ça, le vrai luxe ? Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 16e arrondissement
Pour qui ? Les blasés des étoilés en quête d’émotion, ceux qui ont envie de découvrir ce qu’est la très haute gastronomie française.Plat culte ? Larme à l’œil pour la légine : saveur beurrée, sauce tamarin et raisin blanc pour un voyage des grandes profondeurs glacées aux rivages du Mékong Depuis l'an 2000, le magicien Pascal Barbot régale sans lasser, faisant sortir de sa toque des menus surprise, au gré du marché et de son humeur. Une délicatesse de virtuose, mais aussi une sacrée audace, une franchise de goût, un parti-pris tranché, rares dans la galaxie des grands étoilés, trop souvent consensuels jusqu'à l'ennui. Chez Barbot, la prise de risque est là, depuis le début. Qui aurait osé ce sorbet-signature au piment ?  Le premier menu déjeuner (jadis à 75 € en semaine -120 € avec l’accord mets/vins) est passé à 95 € (145 € avec les vins surprise). Il faut toujours s'y prendre au moins un mois à l’avance, mais cette table reste unique à Paris. Alors oui la salle (inchangée depuis près de deux décennies !) aurait sans doute besoin d’être rafraîchie. Modernisée. Agrandie, sans doute (vingt-cinq couverts seulement). Oui, d’une année sur l’autre, il arrive de retomber sur certains plats. Mais n’est-ce pas là tout le charme de cette disctrète adresse ? La moins bling bling, la plus touchante, à taille humaine. Sans voiturier, ni argenterie. Ni même compte Insta !Mise à jour septembre 2019 : Après vingt ans rue Beethoven, L'Astrance annonce déménager et s'agrandir enfin ! Le rest
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Terrasse de l'hôtel Raphael
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Chaillot
  • prix 4 sur 4
Une vue panoramique sur la tour Eiffel d'un côté, l'Arc de Triomphe de l'autre se paye très cher, et reste réservée aux happy fews qui ont les moyens. Prenez par exemple le café grande réserve (un assemblage de huit arabicas), à 15 € la tasse, c'est fort de café ! Sachez cependant que le verre de vin (de 12 cl) est à 17 €, presque une aubaine si l'on compare avec le petit noir. Si vous voulez impressionner l'élu(e) de votre cœur, vous pouvez le/la conduire à une jolie table avec banquette aux coussins d'un blanc immaculé, vue imprenable sur le Triangle d'or de Paris, et lui offrir un cocktail à 27 €, concocté avec des alcools premiums évidemment, selon des recettes classiques (mojito, cosmopolitan, caipirihna...). Le cocktail signature de la maison, le Raphael, est préparé avec de la purée de fraise, manzana verde, lime et champagne Perrier-Jouët Grand Brut, la marque partenaire de la terrasse de l'hôtel. La maison propose d'ailleurs une formule grand prince : 950 € le magnum de champagne Perrier-Jouët Belle Epoque (une bouteille millésimée) avec trente amuse-bouches, pour 8 à 10 personnes. Sachez que la terrasse est ouverte de 16h à 22h de mai à septembre. Pas de sélection à l'entrée, mais il faut être bien habillé (traduire : ne venez pas en short) et avoir un portefeuille bien garni. 
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Le Rastignac contemporain qui aime encore lire des livres, traîner sur Twitter et arborer des écharpes improbables.Glouglou ? Ce cocktail-signature qui porte son nom à propos : le Radio Star (12 €) Coquetel et cocktails, vue époustouflante sur les tours rétro-futuristes du quai de Grenelle, playlist indie... Ce speakeasy offre l’utopie d’un club semi-fermé, où se côtoie toute une volière sociale et exaltée qui s’expose dans ce paquebot de lumière. Comme sortie d’un roman de Stephan Zweig qui aurait rencontré le New-York des années 30. Ce bar situé au 2e étage de la Maison de la Radio représente la meilleure ambiance afterwork de l’ouest parisien. Ça murmure les derniers potins politiques, ça piaille et ça piaffe, ça danse parfois, on a l’impression de connaître tout le monde de loin. Un service irréprochable saura vous aiguiller parmi la douzaine de créations à la carte. Le Call me back, cocktail mêlant mezcal et avocat (12 €) balance un double uppercut et sonne le début de l’ivresse. Si une baisse d’énergie se fait sentir, des «grignotti-grignotta» à la carte tombent à pic pour renflouer les estomacs vides. Le houmous de betterave, tomates jaunes donne le change à la burrata pour cadres frileux. L’éclectisme est de mise avec la qualité. Sauf la carte des vins qui rappelle la médiocrité des rayons de supermarchés (mention aigreur d’estomac pour La Vieille Ferme). Amateur de flacons, passez donc votre chemin. Pour les autres, restons faire la fête ou lovons-nous dan
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