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Antoine
Antoine

16e arrondissement : les bars et restaurants

De la finesse dans vos assiettes

Écrit par
La Rédaction
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 4 sur 4
Un Moulinsart posé au milieu d’un hectare de jardin en plein 16e arrondissement, avec fontaine qui glougloute, gravier qui crisse et grosse berline qui patiente… L’arrivée au Saint-James impressionne autant le fan de Sissi impératrice que celui de Stéphane Plaza imperator. Le sachiez-tu ? Ce palace n’était pas le pied à terre d’un Russe plein aux as mais un internat pour élèves boursiers de la fin du XIXe. Le logement étudiant, c’était mieux avant !  D’ailleurs, le bien nommé Bar Bibliothèque, tout caparaçonné de livres reliés pleine peau, seule pièce dans son jus après la vaste rénovation de 2021, était la salle de lecture des écoliers. Aujourd’hui, sous le plafond coffré, on y étudie la carte dans l’atmosphère ouatée d’un salon balzacien, entouré de retraités pansus et de quelques Rastignac au taquet. Du frais et herbacé Winter Yellow Light (vodka, Chartreuse, sirop de kiwi, verjus) au rond et charnu Sorry Not Sorry (vodka, umeshu, sirop d’agave, verjus, poivre de Kampot), le barman dégaine des verres (22 € l’unité) aussi affûtés et intraitables qu’un discours de Louise Michel devant la Commune.  Pour fomenter le Grand Soir (ou une petite nuit), n’hésitez pas à aller dans l’incroyable jardin avec sa pergola et son comptoir d’été. Une parenthèse bucolique et unique à Paname, qui fait oublier le prix assez raide de cette échappée chabrolienne. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'im
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • 16e arrondissement
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Ceux qui rêvent d'une carte postale vivante. Plat culte ? Le cabillaud rôti, morilles et girolles. Et les desserts XXL. Finis les restos de musée qui crèvent la dalle, tout en club sandwichs et chips molles… Depuis quelques années, ça monte en gamme un peu partout à Paname ! On le doit notamment au monstre à deux têtes Gilles Malafosse et Laurent de Gourcuff, habitués aux mondanités muséales (Loulou, Monsieur Bleu), qui s’engouffre cette fois-ci au fin fond du palais de Chaillot (16e). Attention aux rétines : cette sexy Girafe, sapée par le fashion designer Joseph Dirand, aligne à l'intérieur bar en marbre mastoc, banquettes de couleur crème et luminaires d'inspiration 30’s… Et à l'extérieur, une maxi-terrasse à nappes blanches et vue de maboul (la plus belle du monde ?) directement sur la tour Eiffel ! Si le lieu la joue carte postale, on est avant tout dans un vrai bistronomique. Ça tombe bien, la carte est vaste (plateaux de fruits de mer, poissons crus, plats marins, une douzaine de desserts qui font TOUS envie). Primo, la cuisine n’est pas figée et on y trouve des choses rares à Paris, comme cette salade d’artichauts violets, tomates confites, pignons et parmesan (19 €), fine et délicate. Ensuite, les assiettes ne sont pas radines, que ce soit le beau morceau de cabillaud (un peu trop cuit sur les bords, mais sur les bords seulement), rôti avec girolles et morilles (37 €), ou le royal filet de bœuf, cuisson parfaite, servi avec sa montagne de frites allumettes
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Terrasse de l'hôtel Raphael
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Chaillot
  • prix 4 sur 4
Une vue panoramique sur la tour Eiffel d'un côté, l'Arc de Triomphe de l'autre se paye très cher, et reste réservée aux happy fews qui ont les moyens. Prenez par exemple le café grande réserve (un assemblage de huit arabicas), à 15 € la tasse, c'est fort de café ! Sachez cependant que le verre de vin (de 12 cl) est à 17 €, presque une aubaine si l'on compare avec le petit noir. Si vous voulez impressionner l'élu(e) de votre cœur, vous pouvez le/la conduire à une jolie table avec banquette aux coussins d'un blanc immaculé, vue imprenable sur le Triangle d'or de Paris, et lui offrir un cocktail à 27 €, concocté avec des alcools premiums évidemment, selon des recettes classiques (mojito, cosmopolitan, caipirihna...). Le cocktail signature de la maison, le Raphael, est préparé avec de la purée de fraise, manzana verde, lime et champagne Perrier-Jouët Grand Brut, la marque partenaire de la terrasse de l'hôtel. La maison propose d'ailleurs une formule grand prince : 950 € le magnum de champagne Perrier-Jouët Belle Epoque (une bouteille millésimée) avec trente amuse-bouches, pour 8 à 10 personnes. Sachez que la terrasse est ouverte de 16h à 22h de mai à septembre. Pas de sélection à l'entrée, mais il faut être bien habillé (traduire : ne venez pas en short) et avoir un portefeuille bien garni. 
Shang Palace
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Chaillot
Pour qui ? Ceux qui veulent se faire plaisir dans le seul étoilé chinois de France. Et goûter une cuisine inspirée du Sud-Est de la Chine (Canton et Huaiyang). Plat culte ? Le canard laqué façon pékinoise à la peau croustillante que l’on déguste dans une crêpe de riz avec une sauce brune. Ou le riz sauté à la façon du chef, réinterprétation du riz cantonnais avec son porc laqué au miel et ses filaments de jaune d’œuf.Dîner dans un palace c’est un peu prendre part à une pièce de théâtre. Avec tout son décorum digne du dernier film de Wes Anderson : le lobby avec ses grooms en tenue qui déchargent des montagnes de valises, l’ascenseur au papier peint exotique, l’accueil princier par une hôtesse en tenue chinoise et la valse des serveurs tellement rodée qu’on la croirait chorégraphiée. La scène prend place au Shangri-La, groupe hôtelier asiatique, qui possède son palace près du Trocadéro avec trois restaurants, dont l’Abeille, deux étoiles de Christophe Moret, et le seul étoilé chinois de France, le Shang Palace. Sans rentrer dans les clichés d’un décor exotique pour Occidentaux, le lieu est ponctué de touches asiatiques comme les tableaux en marbre, sa moquette digne de certaines estampes d’Hokusai. La cuisine du chef Samuel Lee Sum, elle, est inspirée de deux régions du Sud-Est de la Chine, (Canton et Huaiyang). Difficile, voire impossible, de choisir parmi les quatre-vingts plats proposés, mieux vaut se laisser guider par les serveurs où choisir un menu (premier prix le midi
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Cravan
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Un touriste bien renseigné, un VRAI amateur de cocktail…Boire quoi ? Le Tunnel, un negroni revisité, pour bien commencer la soirée Franck Audoux aime les beaux bars. Mais ne ment pas quand il vous raconte que la mode des speakeasy parisiens est une aberration : la Ville Lumière n’a jamais connu la Prohibition... Ancien du Chateaubriand, passionné d’art et de cocktails de l’entre-deux-guerres (lire son bouquin French Moderne : Cocktails from the Twenties and Thirties With Recipes, aux éditions Rizzoli), le dandy esthète a repris avec Youssef Li (fondateur de Fragments et Circus Bakery) cette pépite classée monument historique. Sublime comptoir en zinc et chaises en bois d’époque, faïences Art nouveau au mur signées Hector Guimard, fixés sous verre de 1911... Un vrai parti pris, au fin fond du 16e ! Peu bavarde, la carte est pourtant explicite : ici, nous sommes dans l’antre de l’amateur de cocktail, du vrai. Zéro vins, pas de bières, seulement des cocktails des années 1918 à 1939, et des bons ! A 12 € chaque, et d’une précision chirurgicale, à l’instar du Tunnel, bête de negroni twisté – gin, vermouth, Campari, zesté de pamplemousse. Également testés et approuvés lors de notre passage : un punchy Barbaresque (rhum ananas, Cointreau, muscade, cannelle) et ce mexicool Santo Dos (tequila, cédrat, agave). Pour éponger avec classe, sur fond de musique jazzy ? De petites assiettes de grands produits : tarama de crabe (10 €), iodé comme jamais, ou tamago (8 €), œuf mariné
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Poisson et fruits de mer
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Imbert peut en cacher un autre ! Après le départ de Jean avec tambour et trompette vers les fastes de l’avenue Montaigne, c’est son petit frère Léopold qui a rafraîchi les murs de Mamie, ex-restaurant grandmaternant de son télégénique frangin. Léo et son pote Hippolyte ont donc rangé les recettes d’antan pour planter un joyeux Paris Plages à manger aux abords du quartier d’Auteuil – où il est interdit de venir déjeuner en moule-bite ou bikini ; les petits malins, on vous voit venir…  A l’intérieur, même esprit de partage qu’avant sur la grande table d’hôtes en terrazzo mais autour d’une déco à carreaux azur et affiches touristiques vintage qui sentent bon les grandes vacances. Et sur la carte, le coquillage et l’écaille prennent toute la place, ou presque : on se met à flot avec un artichaut comme une énorme anémone vapeur pour une salivante séance d’effeuillage suivie de trempette dans une anchoïade (12 €). Puis on embarque à bord d’un folichon fish & chips battant pavillon tartare (la sauce) avec tout son équipage de bonnes frites (22 €). Autres options : copieux encornets frits (15 €) ou palourdes gratinées (12 €). Et on conclut par un sorbet poire ensoleillé d’huile d’olive infusée à la vanille – très bon (5 €) ! Le tout irrigué de vin blanc nature nickel pour les soifs à fort tirant de chardo (6 € le verre).  Une virée en mer à la mode du 16e, ambiance week-end à La Baule avec pull noué autour du cou et sortie en Optimist organisée par ces sympathiques moussaillons, sage
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Auteuil Brasserie
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Brasserie
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les parisiens qui veulent se sentir à la campagne (oui oui, pour nous Auteuil c'est déjà un véritable dépaysement)Le plat culte ? Une pizza + un spritz sur le rooftop évidemment Après plusieurs mois de travaux, l'élégante Brasserie Auteuil a fait peau neuve et investit désormais l'intégralité de l’ancienne Gare SNCF. Un rooftop encore plus grand, plus beau, avec un immense bar à cocktails extérieur ! Ambiance partie de campagne plutôt chic. On y accède par un grand escalier parsemé de bougies. A la carte, des plats d'inspiration italienne plutôt très alléchants peu ou prou à prix brasserie. En entrée, une simple & délicieuse boule de mozzarella di bufala sur son lit de tomates cerises confites maison. Et surtout : ces gigantesques pizzas ! On peut aussi se rendre à L'Auteuil Brasserie pour un simple verre sur la terrasse du rez-de-chaussée. Attention : si vous tenez absolument à profiter du rooftop, pensez à réserver au moins deux jours à l'avance, surtout en été.
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Chaillot
Pour qui ? Les seiziémistes qui cherchent un rade où bonne chère rime avec pas cher (pour le 16e, en tout cas).Plat culte ? Le bœuf ozaki, une version moins grasse du très réputé wagyu. Ouvert en juillet 2015, ce spot fut sans doute le premier à mettre un gros coup de tatane au 16e arrondissement, quartier jusqu’ici pas très funky. Petit frère du restaurant gastronomique Pages du toqué Ryuji Teshima, ce resto/ cave à vins détonne à plus d’un titre. L’ambiance, ni guindée, ni tape-à-l’œil, plutôt du genre chaleureuse : ici, on parle haut et fort, on rit de bon cœur et on boit sans soif, dans un vrai décor de bar coolos avec armoire en bois, murs défraîchis et poutres apparentes rouillées. Un véritable lieu de vie, en somme, où la bonne chère rime avec pas cher (pour le 16e, en tout cas). A midi, les chef Teshi et Naoko proposent une cuisine adaptée aux travailleurs du coin, avec une carte simplifiée, dont la star s’appelle le Wagyu Burger (15 €). La petite touche en plus ? Il est préparé à partir de bœuf ozaki, une version moins grasse du très réputé wagyu. Le reste de la carte fait la part belle aux donburi, des bols de riz sur lesquels sont disposés les viandes et les légumes : poulet teriyaki, bonite (une variété de thon supérieur), porc pané, salades… Et pour la soif ? Un splendide saumur-champigny Ruben du domaine Bobinet (6,90 € le ballon), recommandé par le sommelier Shunsuké, ancien juriste reconverti dans l’œnologie ; nippon lui aussi Tapissé par les tanins délicats e
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  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Italien
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui cherchaient un vrai bon italien dans le Far Ouest !Plat culte ? Des grands classiques de la Botte : côte de veau alla milanese, linguine alle vongole, pizzas (non testées)…  Coup de cool dans le 16e ! Après avoir joué les pizzaïolos en marinière dans leur échoppe rue Vivienne, le trio de trentenaires malin Alexandre Giesbert, Julien Ross et Romain Glize nous ressert un remake seizièmiste de leur trattoria originelle. Dites buongiorno à Daroco 16 ! Sis pile en face de la Maison de la Radio, à la place d’un (feu) Zebra aux abonnés moyens, le lieu recrache avec brio les gimmicks de son grand frère : des pizzas aux trottoirs bien dodus, des grands classiques plein la Botte (pastas, risotto…) et une déco renversante signée par l’agence Reinh (cassons de marbre, maousse plafond kaléidoscopique et fresque bleu Klein drapée autour d’une poignée d’arbres…). Lors de notre passage, à défaut d’avoir goûté les fameuses pizzas (une partie de la cuisine était en travaux, à notre grande surprise), on a pu se rabattre sur le reste de la carte qui oscille entre le correct et le très bon. Coup d’envoi avec des arancini aubergine (6 €) à diper dans une sauce pimentée (qui manque de piquant). Enchaînement convaincant avec des linguine alle vongole (18 €) et cette giga-côte de veau alla milanese à faire péter le bouton (29€), bien épaulée par une caponata siciliana. Et ce final royal : une panna cotta au lait de coco et granola, shootée d’un addictif coulis à la poire (9 €)… P
Les Marches
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Chaillot
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les nostalgiques des films de Claude Sautet ou d'Henri VerneuilPlat culte ? Les œufs mayo servis par quatre avec de la mayonnaise maison bien moutardée« Une halte chez un routier c’est l’assurance d’un bon repas peu coûteux ! », « Cuisine soignée tout au beurre », « La maison est ouverte tous les jours ». Non, vous ne venez pas de garer votre 33 tonnes au bord de la nationale 7, et de franchir les portes du « Rognon Flambé », resto routier de père en fils depuis 1972.  Vous êtes dans le 16e, juste derrière le musée d’Art moderne et le Palais de Tokyo, dans l'un des trois restos certifiés « relais routier » que compte la ville de Paris. Tous les codes sont là : les nappes à carreaux rouges, le logo bleu et rouge « Les routiers », la carte mensuelle, qui compte les grands classiques : des œufs mayo à la tête de veau en passant par le baba au rhum, le pichet de brouilly, et le menu du midi (18 €) écrit sur le tableau, soit ce jour-là une tourte au saumon suivie d’une blanquette de veau. Les prix, eux sont plus ceux d'un bistrot parsien que d'un routier lambda. La clientèle, certes plutôt bourgeoise, mange, boit, parle avec bonhommie… Si on apprécie le cadre, charmé par ce folklore sans doute un peu artificiel, celui que l’on imagine de la « France d’avant » des films de Claude Sautet ou d'Henri Verneuil, on est aussi conquis par les plats bistrotiers servis. Parfaits ces poireaux mimosa juste tièdes et assaisonnés au poil, idem pour les œufs mayo servis par quatre ave
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