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Antoine
Antoine

16e arrondissement : les bars et restaurants

De la finesse dans vos assiettes

Écrit par
La Rédaction
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L’heure du goûter au Shangri-La
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Chaillot
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les grands enfants. Le plat culte ? Tout dépend si vous êtes plutôt Saint-Honoré ou Petits Ecoliers. Devoir faire la sieste alors que les plus grands jouent dans la rue, se coucher sans avoir pu voir le deuxième épisode d’'Une famille formidable', se taire à table alors qu’on a plein de super trucs trop intéressants à raconter, jouer en silence, ne pas avoir assez d’argent de poche pour acheter un paquet de Haribo maxi, être obligé de finir son assiette... Il y a bien des raisons pour lesquelles nous avons été heureux de quitter le monde de l’enfance. Mais abandonner le goûter, ça non. Pourquoi, sous prétexte que nous avions passé nos 12 ans, d’un coup, n'avons-nous eu plus le droit à nos petits pains au lait et à nos tartines de beurre saupoudrées de Nesquick ? INJUSTICE. Injustice désormais réparée grâce à un goûter gargantuesque pour adulte (qui n’exclut pas pour autant les enfants…) que l’on peut déguster dans un palace douillet en écoutant un pianiste jouer des mélodies relaxantes. La Bauhinia, restaurant du Sangri La, ne propose pas un Tea Time lambda, mais un véritable festin : trois tables recouvertes de plaisirs sucrés à volonté, régressifs ou non... Ici, la quantité n’éclipse pas la qualité des douceurs proposées par le chef Michaël Bartolucci. Cookies au cœur chocolat fondant, madeleines moelleuses, cannelés, petits sablés chocolat genre Petits Ecoliers upgradés, scones avec crème et confiture… Mais aussi des petits choux fourrés à la crème citron, un Sa
Shang Palace
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Chinois
  • Chaillot
Pour qui ? Ceux qui veulent se faire plaisir dans le seul étoilé chinois de France. Et goûter une cuisine inspirée du Sud-Est de la Chine (Canton et Huaiyang). Plat culte ? Le canard laqué façon pékinoise à la peau croustillante que l’on déguste dans une crêpe de riz avec une sauce brune. Ou le riz sauté à la façon du chef, réinterprétation du riz cantonnais avec son porc laqué au miel et ses filaments de jaune d’œuf.Dîner dans un palace c’est un peu prendre part à une pièce de théâtre. Avec tout son décorum digne du dernier film de Wes Anderson : le lobby avec ses grooms en tenue qui déchargent des montagnes de valises, l’ascenseur au papier peint exotique, l’accueil princier par une hôtesse en tenue chinoise et la valse des serveurs tellement rodée qu’on la croirait chorégraphiée. La scène prend place au Shangri-La, groupe hôtelier asiatique, qui possède son palace près du Trocadéro avec trois restaurants, dont l’Abeille, deux étoiles de Christophe Moret, et le seul étoilé chinois de France, le Shang Palace. Sans rentrer dans les clichés d’un décor exotique pour Occidentaux, le lieu est ponctué de touches asiatiques comme les tableaux en marbre, sa moquette digne de certaines estampes d’Hokusai. La cuisine du chef Samuel Lee Sum, elle, est inspirée de deux régions du Sud-Est de la Chine, (Canton et Huaiyang). Difficile, voire impossible, de choisir parmi les quatre-vingts plats proposés, mieux vaut se laisser guider par les serveurs où choisir un menu (premier prix le midi
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Cravan
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Un touriste bien renseigné, un VRAI amateur de cocktail…Boire quoi ? Le Tunnel, un negroni revisité, pour bien commencer la soirée Franck Audoux aime les beaux bars. Mais ne ment pas quand il vous raconte que la mode des speakeasy parisiens est une aberration : la Ville Lumière n’a jamais connu la Prohibition... Ancien du Chateaubriand, passionné d’art et de cocktails de l’entre-deux-guerres (lire son bouquin French Moderne : Cocktails from the Twenties and Thirties With Recipes, aux éditions Rizzoli), le dandy esthète a repris avec Youssef Li (fondateur de Fragments et Circus Bakery) cette pépite classée monument historique. Sublime comptoir en zinc et chaises en bois d’époque, faïences Art nouveau au mur signées Hector Guimard, fixés sous verre de 1911... Un vrai parti pris, au fin fond du 16e ! Peu bavarde, la carte est pourtant explicite : ici, nous sommes dans l’antre de l’amateur de cocktail, du vrai. Zéro vins, pas de bières, seulement des cocktails des années 1918 à 1939, et des bons ! A 12 € chaque, et d’une précision chirurgicale, à l’instar du Tunnel, bête de negroni twisté – gin, vermouth, Campari, zesté de pamplemousse. Également testés et approuvés lors de notre passage : un punchy Barbaresque (rhum ananas, Cointreau, muscade, cannelle) et ce mexicool Santo Dos (tequila, cédrat, agave). Pour éponger avec classe, sur fond de musique jazzy ? De petites assiettes de grands produits : tarama de crabe (10 €), iodé comme jamais, ou tamago (8 €), œuf mariné
Substance
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Chaillot
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Les BCBG du 16e avides de créativité Plat culte ? Le magnifique cabillaud cuit à la cendre de poireau et son émulsion curry /coquillages Depuis la rentrée et les ouvertures de Zebra, Girafe ou encore du très annoncé Ducasse sur Seine, le 16ème a changé de statut. Finie la réput’ de no-go-zone interdite aux amateurs de gastronomie jeune et inventive ! L’arrondissement est, ô surprise, en train de devenir leur terra nova. Vous n’y croyez pas ? Alors préparez vos papilles (et votre portefeuille), et rendez vous chez Substance, nouvelle table agitée du trèèèès calme quartier de Chaillot. Au déj, on saute sur le menu entrée/plat/dessert à 39 € : un œuf parfait flanqué d'artichauts rôtis (relevés d'une vinaigrette sésame/citron vert), un filet de canette avec butternut snackée et petite purée de betterave... Et ce divin baba aux agrumes à arroser last minute de rhum — bouteille qu’on peut choisir dans la cave du resto. Le soir, on ouvre grand les poches pour s’offrir un tataki de daurade et sa purée de mangue, délicats comme un vendredi soir de novembre (21 €). Le meilleur pour la fin : un cabillaud cuit à la cendre de poireau, chips de re-poireau et re-re-poireau grillé (30 €)... Et une régressive mais tout aussi technique pomme confite —biscuit craquant comme du pralin et caramel chaud (13 €). Cuissons parfaites, et au-delà, dans chaque assiette, de l’âme et de la surprise. Cerise sur le gâteau, le chef de salle Anthony Pedrosa (ex-Racines des Prés) joue les sommeliers
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Ducasse sur Seine
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Chaillot
  • prix 4 sur 4
Pour qui ? Les touristes qui veulent faire d’une pierre deux coups : découvrir Paris et la cuisine française.Plat culte ? Le homard bleu et sa vinaigrette coraillée. Faites-le sortir par la porte, il revient par la fenêtre ! Fini la Tour Eiffel et le Jules Verne ? Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour décourager Alain Ducasse. Entrepreneur boulimique, le voilà déjà de retour aux pieds de la Dame de fer avec le Ducasse sur Seine. Un bateau mouche qui ne craint pas la concurrence : repas gastronomiques mitonnés par une brigade de 36 toques, bateau 100% électrique, intérieur haute couture tout en transparence signé Maurizio Galante et Tal Lancman… Et le plus beau décor du monde : la Ville lumière. Forcément, c'est pas donné. Au déj, quatre menus : 95 € (2 plats + vin), 100 € (3 plats, sans boissons), 150 € (3 plats + vin) ou... 250 € (4 plats + champagne + vin). Le soir, on démarre à 150 € (4 plats), et les enchères montent jusqu'à 290 € (5 plats + champagne + vin). La CB va chauffer !A la barre ce soir : Ulysse — ça ne s’invente pas. L’odyssée culinaire commence. Au fil de l’eau et des monuments, les plats s’égrènent comme des arrêts. Hôtel des Invalides : daurade royale en gravlax et betterave, tout en douceur. Musée d’Orsay : homard bleu sublimé par une vinaigrette coraillée. Notre-Dame : turbot, marinière de coquillages et purée de haricots blancs, tout en finesse. Île Saint-Louis : petit pâté chaud de pintade et fois gras et son jus d’abats, terriblement gourmand. Pala
Pascal le Glacier
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Glacier
  • 16e arrondissement
  • prix 2 sur 4
Quoi ? Back to the roots avec ce petit glacier isolé dans ce bout du 16e arrondissement, qui vend ses créations dans des petits pots en plastique. Une cinquantaine de saveurs toutes plus fines les unes que les autres. La rumeur veut que les sorbets soient faits avec de l’eau d’Evian. Must eat ? Grands classiques de la maison : Vanille Bourbon ou Fraise des Bois.  
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 16e arrondissement
Pour qui ? Les blasés des étoilés en quête d’émotion, ceux qui ont envie de découvrir ce qu’est la très haute gastronomie française.Plat culte ? Larme à l’œil pour la légine : saveur beurrée, sauce tamarin et raisin blanc pour un voyage des grandes profondeurs glacées aux rivages du Mékong Depuis l'an 2000, le magicien Pascal Barbot régale sans lasser, faisant sortir de sa toque des menus surprise, au gré du marché et de son humeur. Une délicatesse de virtuose, mais aussi une sacrée audace, une franchise de goût, un parti-pris tranché, rares dans la galaxie des grands étoilés, trop souvent consensuels jusqu'à l'ennui. Chez Barbot, la prise de risque est là, depuis le début. Qui aurait osé ce sorbet-signature au piment ?  Le premier menu déjeuner (jadis à 75 € en semaine -120 € avec l’accord mets/vins) est passé à 95 € (145 € avec les vins surprise). Il faut toujours s'y prendre au moins un mois à l’avance, mais cette table reste unique à Paris. Alors oui la salle (inchangée depuis près de deux décennies !) aurait sans doute besoin d’être rafraîchie. Modernisée. Agrandie, sans doute (vingt-cinq couverts seulement). Oui, d’une année sur l’autre, il arrive de retomber sur certains plats. Mais n’est-ce pas là tout le charme de cette disctrète adresse ? La moins bling bling, la plus touchante, à taille humaine. Sans voiturier, ni argenterie. Ni même compte Insta !Mise à jour septembre 2019 : Après vingt ans rue Beethoven, L'Astrance annonce déménager et s'agrandir enfin ! Le rest
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Au Poulet de Bresse
  • Restaurants
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Au Poulet de Bresse est une boucherie-charcuterie tout à fait ordinaire. De beaux poulets fermiers rôtissent sagement, en dégageant un fumet alléchant et arrosant, au passage, de petites pommes de terre fondantes. Mais certains signes avant-coureurs laissent pourtant présager de la particularité des lieux. Une photo de Gérard Depardieu, d’abord, qui trône au-dessus des bouteilles de vin de son domaine (Château de Tigné). Notre Cyrano national, bon vivant comme chacun sait, est un ami de la maison et s’y ravitaille régulièrement (une visite par semaine, dit la légende). Et l’établissement, ouvert depuis cinquante ans, fournirait également les cuisines de l’Elysée. Un Gérard et une tripotée de présidents, donc. Et à voir la qualité des viandes qui font de l’œil aux passants à travers leurs protections de verre, on ne s’étonne pas vraiment de cette popularité. Ces spécialistes de la volaille ne font que dans le produit labellisé. Les oiseaux, chapons, dindes, poulardes, oies, pintades et autres poulets viennent tous de Bresse (AOC) ou de Challans. Comptez entre 35 et 40 euros pour un poulet de Bresse bien dodu (soit 17,90 €/kg) et 150 euros pour un chapon grassouillet (45,90 €/kg, une bête de 3,5 kg pouvant facilement nourrir 6 ou 8 personnes). Les volatiles se vendent également farcis à la farce fine au foie gras. Et la maison en deale d’ailleurs du très bon : un foie gras cru ou mi-cuit au Sauternes ou aux figues directement venu de la ferme de Jensarthe à Saint-Orens dans les
Zebra [FERMÉ]
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? L'aficionado des ambiances CostesPlat culte ? Un classique bistrotier bien exécuté : tartare de bœuf ou poulet rôti Coup de cool sur le 16e ! Niché sur un coin de trottoir face à la Maison de la radio, le Zébra fait peau neuve. Relancé par la team de Roco et Daroco (Alexandre Giesbert et Julien Ross), voici donc une brasserie nouvelle vague : miroirs et marbre chicos, service voiturier, nappes en tissu... Luxe, calme et volutes de fumée sur la terrasse, isolée par des bacs de fleurs, façon carré VIP. Et dans l’assiette ? Un somptueux gravlax, des poireaux vinaigrette un poil filandreux mais honnêtement habillés d’une sauce crémeuse bien moutardée, un carré d’agneau à la cuisson parfaite. Oubliable : la caponata (servie chaude), et surtout ces courgettes farcies végétales sous-cuites, peu folichonnes avec leur accompagnement de pois chiches (sortis tout juste de leur boîte ?) Dessert en-deçà, dommage, les framboises du vacherin avaient pris un gros coup de freezer. Côté glou, de belles propositions vineuses, à l'instar de ce Sancerre du domaine Vacheron. Le soir, cocktails (12 €) signés Nico de Soto, habitué de la clique. A noter, côté écailler : tourteaux, homard breton, crevettes des Charentes, huîtres naturelles (dont celles de Jean Noël Yvon).... Le haut de la marée, servis avec citron bio de Sicile, vinaigre Martin Pouret à l’échalote, jus de poivre maison et mayo au piment d’Espelette ! 
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