Rooftop vue tour eiffel
© Ludovic Balay

Guide par quartier - orgie de bons plans dans le 6e arrondissement

Besoin d'idées de sorties à Saint-Germain-des-Prés, autour du jardin du Luxembourg ? Les meilleurs restaurants, bars, hôtels et spots culturels sont ici !

Alix Leridon
Contributeur: La Rédaction
Publicité

Voilà quelques années qu’on entend le tout-venant vanter le “renouveau” de Saint-Germain-des-Prés. Grâce à une poignée de nouveaux spots bien achalandés, le 6e serait plus cool, plus festif, moins embourgeoisé. Spoiler : si les prix n’ont pas changé (voire ont augmenté), l’esprit du quartier semble effectivement avoir évolué dans le bon sens. La musique y a repris ses droits, dans une jolie brochette de bars et clubs branchés jazz, house ou italo-disco, et l’héritage littéraire et arty du coin ne cesse de se réinventer via de nombreux festivals, galeries ou hôtels aux visages résolument humains. De ses emblématiques comptoirs à la bonne franquette à ses nouveaux rooftops, clubs et bars à cocktails XXL, le 6e ne boude pas son plaisir une fois la nuit tombée – et on est de plus en plus tentés d’aller y passer nos soirées, après avoir écumé ses librairies et cafés toute la journée. Sus au six ! 

> Emmène-moi directement aux meilleurs bars du quartier
> Par ici les idées de sorties
> Rendez-vous à l'hôtel ?

Les meilleurs restaurants du 6e arrondissement

  • Brasserie
  • Odéon
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le Comptoir du Relais
Le Comptoir du Relais

Voilà plusieurs années maintenant que le désormais très médiatique Yves Camdeborde est aux manettes de l'hôtel Le Relais Saint-Germain. Dans la salle à manger Art déco, modestement baptisée Le Comptoir du Relais, il sert une cuisine de bistrot tous les jours de midi à 18 heures et les soirs de week-end. Dans les assiettes, boudin noir, terrine, coquelet rôti ou bien selon l'heure, l'envie et la saison, bouillon de volaille aux perles du Japon, cèpes à la plancha, selle d'agneau roulée et raviolis basques aux légumes. Coup de cœur pour le généreux plateau de fromages, sciemment oublié par le serveur sur un coin de la table façon en reveux-tu en voilà.

  • Gastronomique
  • Rennes-Sèvres
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Imperturbable aux modes, Antonin Bonnet continue son apostolat gastronomique barycentré autour du produit, dans une salle aussi fantaisiste qu’un énarque sous Tranxène (parois claires, tables en enfilade et luminaires célestes). Malgré le calme mozartien de ce midi-là, on entendait pépier dans l’accord mets et vins (rajoutez 50 € à la cuenta) de ce quinsou – « petit pinson » en occitan – un délicat homard bleu breizh émoustillé par des pickles de betterave pourpre, adossé à un onctueux verre de crémant d'Alsace 2014 de Christian Binner, suivi d’une lotte des berges de Vendée au nacré palpable, chatouillée par un trio saké-yuzu-miso auquel ce catarratto sicilien apportait le gras idoine. Puis, à l'angle carné, un sensuel ris de veau fermier d'Anne-Laure Jolivet reposait sur une crème truffée subtilement liée à un jus de viande. Enfin, restons glucides, le cheesecake à la vanille rehaussé par différentes textures d'agrumes et sirop d'hibiscus conclut brillamment ce déjeuner. Le service, les produits, les cuissons valent leur pesant d’or. Et tant pis s’il ne vous reste plus qu’un sou ! 

Publicité
  • Japonais
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Enroulez c’est plié. La discrète bataille des meilleurs handrolls de Paris est déjà finie et le vainqueur fait salle comble à Odéon. C’est Kaïto, enclave nipponne et inox dont le blase signifie « l’homme de la mer », tenue par Takuya Watanabe, maître sushi à l'origine de l’inoubliable Jin. La petite salle a de quoi surprendre : un comptoir en marbre bleuté qui court le long de la cuisine avec quelques couverts dressés pour s’y accouder… Sans poser ses fesses, car comme dans les bars tokyoïtes du marché aux poissons, il faut rester debout. Au menu déjeuner, les Rolls des rolls défilent par trois, quatre ou cinq, escortées d’une soupe miso et d’une fraîche salade d’algues au concombre. Parmi les signatures, c'est le Kaïto maki, sirène deux thons (ventrèche et akumi, thon rouge taillé à la verticale), courge marinée, shiso et sésame, qui remporte le titre de Monsieur bien roulé ! Pour rester thon sur ton, on accompagne ça d’un ramequin de dés de ventrèche aux asperges blanches et wakame infiniment printanier. 

 

  • Bars à tapas
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Plus besoin de présenter Cyril Lignac, sa bouille enjouée, son accent du soleil et son CV long comme le bras de Rudy Gobert. Parmi ses plus franches réussites ? Sa triplette d’adresses qui enflamment la rue du Dragon, dont notre préférée, le Bar des Prés, ex-institut de bronzage devenu crépusculaire comptoir d’inspi nippone. La déco chicos invente l’izakaya de luxe avec ses tables marbrées, ses luminaires en osier et ses banquettes à motifs paon, tandis que la cuisine envoie blockbusters du chef et tueries japonisantes. On cale nos coudes sur le bar pour commander LE gimmick Lignac : sa craquante et fine galette de chair de tourteau et avocat, génialement parfumée au curry Madras (28 €), suivie d’un assortiment de six sushis chèrement facturés (38 €) mais parfaitement fondants et exécutés, entre otoro (ventrèche de thon gras), anguille laquée et Saint-Jacques. On fait passer tout ça avec des cocktails plutôt bien troussés, avant de taper dans un splendide chiffon cake au thé matcha et chocolat guanaja, nous rappelant que Lignac est aussi l’un des meilleurs pâtissiers de sa génération.

Publicité
  • Japonais
  • 6e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Passez le rideau en plastoc qui fait office de porte pour atterrir directos dans cette ruelle de Tokyo. Voilà le principe façon Stargate SG-1 de ce restaurant de ramen, dont la déco a été pensée comme un décor de cinéma. On bourlingue jusqu'au comptoir qui longe la cuisine avant de choisir parmi les cinq entrées et six plats qui nous font de l'œil. Démarrage orgasmique avec cette délicieuse salade de wakamé, et ce petit bol de riz au poulet mariné et épicé, qui fait une bonne mise en bouche. Vitesse de croisière avec ce kurogoma ninniku soba, sa sauce au sésame noir et son chashu de porc (Label rouge), ou bien ce délicieux et parfumé Jidori shio soba, un ramen au bouillon salé avec du chashu de poulet (fermier), qu'on s'enfile avant d'attaquer un dorayaki au yuzu estampillé Tomo. Attention, revers de la médaille : Kodawari fait souvent le plein et ne prend pas de réservation. Mais rien que pour le bouillon, on fera et encore et toujours la queue. Umami blues.

  • Japonais
  • Odéon
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Si l’on devait qualifier cet antre nippon d’une quinzaine de couverts au blaze trompeur, ce serait plutôt « Bonjour Allégresse » que « Bonjour Tristesse » –  ce Sagan n’a rien à voir avec Françoise et signifie « rive gauche » en japonais ! Ce qui frappe en entrant, c’est l’austérité du décor, avec ce comptoir sombre en merisier et ces grosses pierres apparentes. Une ambiance monacale seulement troublée par le cliquetis des baguettes, plongeant ici dans un délicat tartare de crevettes et calamar crus, là dans un extatique tataki de filet de bœuf mariné au yuzu kosho, ou encore dans ces boulettes de poulpe, lamelles de chou-fleur cru et profond dashi, que l’on fait suivre d’une soyeuse panna cotta au thé grillé. Autant de nobles nipponités préparées d’une main de maître par le chef Katsutoshi Kondo, accompagnées d’une fantastique macération géorgienne de Wine 525 (10 € le verre) et d’un whisky Yamazaki 18 ans (48 € les 4 cl !).

Publicité
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Petite sœur germanopratine de l’adoré Narro, Baillotte a allumé depuis peu un joli feu dans la rue du Dragon. Dans cette classieuse auberge à étage, murs verts, guéridons marbrés et grande cuisine vitrée, on peut voir s’ébattre le chef Satoshi Amitsu, prodige japonais passé chez Georges Blanc. Au programme, précision gastro-nipponne et sauvagerie bien maîtrisée où des légumes venus du marché d’Iéna, poissons sauvages et chairs racées se mêlent aux jus corsés, voile de gelée, condiments stridents et autres huiles d’herbes – signatures du chef. Dans l’accorte formule déjeuner (34 €), le thon rouge mariné et tomate brûlée au poivre pamplemousse, fromage frais et vinaigrette framboise offrent une entrée en matière vive et stylée ; avant une variation de morilles farcies, asperges vertes et écume lavande qui envoie du sous-bois. En dessert, le feuille à feuille de chocolat noir, crémeux cacao et glace à l’huile d’olive a des raisons de plastronner. Enfin une bonne raison de s’attarder dans ce quartier sans y laisser son PEL – mais attention : le soir, l’addition s’échauffe nettement.

  • Crêperie
  • Odéon
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L'histoire de cette institution bretonne lancée par Bertrand Larcher commence à Cancale, et s'étend jusqu'au Japon. A Paris, après un premier établissement dans le Haut-Marais (2006), il a fallu attendre 2017 pour qu'un deuxième opus voit le jour, cette fois dans le très touristique carrefour de l'Odéon avec une solide option terrasse. La différence avec l'adresse mère ? Le décor : des tables plus espacées, un côté plus cosy et contemporain. Sans surprise, on retrouve les mêmes produits frais et bien sourcés, issus d’une agriculture durable et paysanne : farines de sarrasin bio, moulues à la pierre, et garnitures de première bourre. A vous galettes fourrées, roulées puis découpées en tronçons (« Breizh Rolls »), ou crêpes et galettes japonisantes, à l'instar de cette détonnante Breizh Tsukemono aux légumes fermentés ou de cette gourmande crêpe à la poudre de soja kinako, sucre noir d’Okinawa et glace matcha. La fée Breizh a encore frappé. 

Publicité
  • Bistrot
  • Rennes-Sèvres
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Sauvage
Sauvage

Un bon bouche à oreille ayant fini de nous mettre l'eau à la bouche, nous finissons par franchir, un soir, la porte de Sauvage, cave-restaurant de la rue du Cherche-Midi. Des bouteilles de vin au mur, une quinzaine de couverts, une minuscule cuisine dans le fond et d’entrée un sentiment de familiarité et l'intuition que nous allons bien manger. Sur la courte carte du jour, les plats s’inscrivent comme des promesses de découvertes gastro intenses : palourdes / citron / cidre – foie gras / rhubarbe / céleri – Saint-Jacques / mélilot / brioche... Impossible de choisir. Le serveur s’en chargera pour nous, comme pour le vin : un blanc nature de l’Hérault 2012, La Sorga, minéral et beurré. Les assiettes sont parfois tranchantes, comme ce beau morceau de foie gras parfaitement fondant, vivifié par un assaisonnement rhubarbe-céleri, parfois étonnantes, comme ces Saint-Jacques trois noix dodues, cuites au chalumeau (pas de four ici) dans un beurre au mélilot (trèfle jaune)... Et toujours succulentes ! 

  • Japonais
  • Rennes-Sèvres
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans une guérite plus étroite que votre premier studio, le chef et styliste Kaito Hori, déjà à la tête de Sanjo, troque ses bouillants bols de ramen pour des sandos, ces sandwichs japonais chantournés avec deux molletons de pain de mie. L’ambition ? Rejouer l’ambiance des jazz kissaten, des bars tokyoïtes où il fait bon écouter du be-bop et du free-jazz tout en lapant son kawa. Dans cette version parisienne de la rue du Cherche-Midi, nous en avons goûté deux, posés sur le comptoir marbré au fond de la salle, en tête à tête avec un mur poncé : l’un, plus ricain que nippon, au pastrami, chou rouge, cornichon, moutarde et mayonnaise – net, précis, efficace (12 €). Et l’autre, notre préféré, au tamago avec œuf, mayo et pâte au yuzu (9 €). Des versions toutes simples du sando, taillées pour le midi, qu’il convient d’accompagner d’un dessert pour éviter la fringale du goûter. Au choix : plusieurs versions aux fruits et au mascarpone, avec une mie tellement moelleuse qu’on poserait bien sa tête dessus...

Les meilleurs bars et clubs du 6e arrondissement

  • Bars à cocktails
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le Cravan, deuxième du nom, se déploie dans un immeuble entier, quatre étages, quatre ambiances et trois comptoirs à un jet de mocassin de l’église Saint-Germain-des-Prés. On s’installe au 1er étage, au sein d’un cocon de chevrons chromés, afin d’entamer l’exploration d’une carte replète : 22 cocktails dont quatre au champagne. Entame avec un brutaliste Royal Immortelle (27 € !) au Veuve Cliquot extra brut et fleur d’immortelle qui apporte une (très) subtile touche de curry à ce verre charpenté. Le Lady From Shanghai (gin à la pêche, thé au jasmin, citron vert) illustre très bien la géniale touche Audoux. Ancien du Chateaubriand, le taulier tient à soigner les assiettes : superbes tempuras de champignons à tremper dans un toum à l’ail noir ; mini-poireaux sous un édredon de sauce mousseline, petit bol de sobas… Un régal. Pas de doute, ce Cravan souffle dans le bon sens.

  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans la série "les Parisiens réinvestissent les épicentres à touristes", après Montmartre et Chez Eugène, voilà le quartier Saint-André-des-Arts et le bar à cocktails de l'hôtel Dame des Arts. On pourrait rester dans son patio néo-Art déco dessiné par Raphaël Navot, mais non, le Parisien hautain sait prendre de la hauteur. Direction donc l’ascenseur et le 5e étage pour un des rooftops les plus zinzins de la rive gauche. Là, Notre-Dame à un jet de mégot ; de l’autre côté, la tour Eiffel qui se glisse entre le clocher de Saint-Germain et le dôme des Invalides. Quand vous vous serez assez enivré de la vue, passez aux cocktails avec une courte carte de trois propositions avec alcool, et autant sans. On opte pour un Uno Mas (18 €), plaisante variante de la Tommy’s Margarita avec tequila, sirop d’agave et cardamome agrémentée de sel et d’une feuille de sauge. Il fait bon d’être touriste dans sa propre ville !

Publicité
  • Bars à tapas
  • Odéon
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

"Au royaume des chefs, le cochon est roi." Tel pourrait être le slogan de notre chef du Sud-Ouest préféré, Yves Camdeborde, qui ouvre ici sa quatrième adresse entièrement dédiée à cet animal (et au pinard bien sûr). Des peintures de cochons sur les murs, un cochon rouge volant suspendu au plafond, un jambon à l’os posé sur le comptoir et une giga-motte de beurre Bordier à disposition, dont on tartine généreusement cet addictif pain au maïs. Pour l'accompagner, des plats tous plus gourmands et cochons les uns que les autres, à l'instar de ces pommes grenailles au foin, beurre d’anchois, et épaule de naf-naf confite, ou cette raviole de cochon, sublime. Surtout ne faites pas l’impasse sur les pâtés et autres charcuteries incroyables comme cette terrine hebdo de pieds de cochon, en édition limitée, ultra-fondante et parfumée. Côté glou, des petits producteurs respectueux de Dame Nature. A boire aussi ? Des shots de sang béarnais (sic), sorte de boudin liquide. Pas mal du tout !

  • Bars à vins
  • Odéon
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Grain(s), dernier bébé des Becs Parisiens (ChoCho), se fixe une mission audacieuse : ambiancer à la mode tapas et vin nat’ Saint-Germain-des-Prés. Accueil jovial, lumières tamisées émanant de chouettes suspensions 70's, murs de bouteilles et italo disco… Accoudée au comptoir marbré du sous-sol, on graingnotte donc de petites assiettes : fromages du monde de chez Cheese of the World et fines charcuteries des maisons Dehesa et Montalet, mais aussi de sympathiques options végés et véganes, comme cette belle courge au marron arrosée de jus de betterave (10 €). Si vous n’êtes pas du genre à vous nourrir de graines, vous donnerez plutôt un coup de bec à la caille fondante, suintante d’une sauce BBQ bien piquante (16 €), empalée à la manière d’un corn-dog sur son pic. Côté raisin, une carte voyageuse et naturophile depuis l’Amphibolite de Landron (32 €), jusqu'au pinot noir néo-zélandais de Felton Road (140 €). Côté riz, une palanquée de sakés tradis (tokubetsu junmaï de Sohomare, junmaï kimoto de Daishichi…).

Publicité
  • Bars à vins
  • 6e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Autour d'Odéon, pas évident de trouver un troquet sympa qui ne soit ni un attrape-touristes, ni hors de prix. Du coup, quand tout le monde s'est mis à parler de l'Etna, ce bar à vins un peu perdu au milieu de la rue Mazarine, ça nous a mis la puce à l'oreille. Devanture noire très classe, petite salle tout de bois et pierres apparentes, musique funk en fond sonore, on a très envie de s'installer. Les amateurs de vin naturel vont se réjouir : ici, on ne boit que ça. David, le patron, possède 350 références, de quoi faire le tour de la question. Avec ça, on peut aussi grignoter. Bellota, chorizo ibérique, pâté maison ou délices iodés : à chaque tapas son type de vin. Un vrai régal, servi dans une très bonne ambi'. Attention, la petite salle peut se remplir très vite.

  • Clubbing
  • House, disco and techno
  • Saint-Germain-des-Prés
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le Pamela veut remettre au goût du jour les nuits du Quartier latin. Entrée gratuite, décor de cave voûtée avec une série d’alcôves bien troussées (version alu, version rouge, version 70's), fumoir XXL et carte de cocktails (15 €) tout à fait recommandable, comme ce choucard Rose Royce (vodka, liqueur de rose, purée de litchi, citron vert, eau gazeuse)… Le compte est bon ! Son nom, ce cool club le doit à Pamela Courson, la muse/amante de Jim Morrison. Car c’est ici (ça s’appelait alors le Rock’n’roll Circus), et plus précisément dans les toilettes, que Jim a fait un arrêt cardiaque fatal le 2 juillet 1971. Il serait également l’auteur des peintures naïves qui ornent une porte, à côté du vestiaire. On se rassure quand même : niveau musique, la prog ne se limite pas au rock psyché. Avec Joe Lewandowski en DA, des DJ fortement house et sous le radar font groover les voûtes. Bref, pour le Pamela, c’est pas du tout the end, my friend.

Publicité
  • Bars à cocktails
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après la Dame des Arts et son rooftop en métal précieux, Odéon – qui décidément s’encanaille – propose désormais un bar à saké clandé, caché dans une pâtisserie japonaise. Les vendredis et samedis soir, à partir de 18h30, le petit comptoir en bois de Tomo se mue ainsi en bar caché. La carte propose une sélection de sakés et de shōchūs (alcool fermenté puis distillé) resserrée mais érudite. On se laisse tenter par une triplette de dégustation (10 €) allant du saké du plus frais et floral (tokubetsu junmai Jikon de Kiyashô Shuzô) au plus puissant (junmai Teiseihaku de Shichihonyari). Alors que les enceintes d’ordi crachent de la pop nippone, le tour de l’archipel se poursuit avec la carte de neuf cocktails très orientée highball (un alcool et une eau gazeuse), comme ce Golden Drop qui mixe shōchū de riz et ginger ale qui exotise les papilles. 

  • Bars à cocktails
  • Rennes-Sèvres
  • prix 4 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Bar Joséphine
Bar Joséphine

Alors que les palaces nous jouent depuis une bonne décennie un remake sans sabre laser de la Guerre des Etoiles, un hôtel fanfaronne façon Obi-Wan Kenobi. Le légendaire Lutetia, qui possède depuis ses récents travaux tout un tas d’arguments en béton (et en marbre). Son principal atout ? En plus d’être le seul hôtel vraiment luxueux à avoir enjambé l’autre rive, il héberge un giga bar qui mérite de dépouiller une partie de son livret A. Le lieu, cornaqué par le chef shaker Nicola Battafarano, s’amuse à exploser nos rétines avec une déco haut de gamme. Sur fond de jazz (hommage à Joséphine Baker oblige), la carte à cocktails (26 € chaque !) joue à saute mouton avec les frontières. Pour nous, ça sera un très germanopratin et rafraîchissant Rive Gauche (vodka, St-Germain, shrub aux agrumes et céleri, champagne) suivi d'un bien plus complexe et puissant Matador (Teq’, mezcal, amontillado, vanille, curry et bitter réglisse). Pour le reste, verre d’eau sans avoir à lever le doigt, casse-dalle et service au garde à vous façon palace. 

Publicité
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Castor Club
Castor Club

Avec sa devanture tout en bois, le Castor Club hésite entre le relais de trappeurs et la cabane à sucre, perdu en plein quartier Saint-Michel. L’intérieur crépusculaire et cosy (murs boisés, comptoir sombre bordé de velours, castor empaillé) rassure le visiteur : nous voilà plutôt dans une ode à Twin Peaks que dans un hommage à Jeremiah Johnson. Ici, pas de vin, pas de bière ni même de grignotage de cow-boy : Thomas Codsi, le taulier, délivre des cocktails pour amateurs érudits, et basta. On se laisse tout d’abord tenter par un Corazon de Alcachofa (15 €), à base de mezcal, Cynar, dry vermouth, Chartreuse jaune, pedro-ximénez – le tout vieilli en fût. Une réussite bien équilibrée. On finit avec le Zombie, dont l’alcool se dissimule – derrière un poivron très présent –, mais au résultat plaisamment zombifiant. Parfait pour descendre, façon Thriller, au sous-sol profiter de l’autorisation de nuit des week-ends.

Que faire dans le quartier ?

  • Sites et monuments
  • Parcs et jardins
  • Odéon

Prenez le temps de vous asseoir sur une des lourdes chaises en fer qui trainent dans les allées du parc pour regarder les promeneurs, entre dragueurs et flâneurs, joueurs d’échecs et séance de tai-chi, le spectacle est intéressant.

Il y a aussi les familles parisiennes qui peuvent traverser toute la ville pour venir au « Luco ». Les activités pour enfant y sont pléthore, un terrain de jeu payant propose tours de poney, glaces, spectacles de marionnettes, bac à sable ou des balançoires à nacelles.

Une activité centenaire du parc pour occuper les plus petits (et les grands!) est de faire voguer un bateau à voile sur la large fontaine centrale, gratuit si vous avez votre propre embarcation miniature.

Le jardin du Luxembourg, c’est aussi le plaisir des yeux pour les adultes. D’un côté, il est inspiré du style formel de jardin à la française, avec ses terrasses et chemins de gravier, de l’autre, par les jardins à l’anglaise avec de grandes pelouses et de vieux arbres. Ponctué de nombreuses sculptures, on y trouve des sujets aussi divers que les reines de France, une miniature de la statue de la Liberté, des animaux sauvages ou encore les bustes de Flaubert et Baudelaire.

  • Shopping
  • Saint-Germain-des-Prés
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Les Deux Magots, le Café de Flore, la Brasserie Lipp… Avec des voisins aux historiques aussi encombrants, l’Ecume des Pages devait trouver son créneau. Ce sera les horaires à rallonge ! Lancée au début des années 1980, cette librairie – ultime boîte à livres indé du quartier après le rachat de la Hune en 2015 – est aujourd’hui le marque-page des lecteurs membres de la branche CGT Insomnie, les accueillant tous les soirs (sauf le dimanche) jusqu’à minuit. Comme les horaires, le fonds, garni de plus de 40 000 ouvrages, amadoue le plus grand nombre, entre généralités et refs plus pointues. Il y a de quoi faire côté littérature étrangère, en sciences humaines ou en poche tout au bout de l’échoppe. En passant à la douloureuse, vous tomberez sur un mur entier réservé aux volumes de la Pléiade. En parallèle, des rencontres, des focus réguliers sur des auteurs et éditeurs animent les étals. Bref, une librairie à recommander… Mais pas trop fort (silence est d'or).

Publicité
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • 6e arrondissement

Depuis 1999, Mennour déverse son énergie débordante sur Saint-Germain-des-Prés avec une programmation audacieuse d’art contemporain. Son flair l’amène, très tôt, à exposer les photographies de mode hybrides de David LaChapelle et Ellen von Unwerth ou les subversions white trash de Larry Clark. C’est aussi lui qui introduit Kader Attia et Adel Abdessemed sur la scène parisienne, au début des années 2000. Un dynamisme qui porte vite ses fruits. Dès 2007, Mennour confirme la stature acquise par sa galerie en moins de dix ans lorsqu’il déménage rue Saint-André des Arts, dans l'imposant hôtel de la Vieuville (XVIIIe siècle). Désormais, les générations, les styles et les supports se mêlent au sein de cet espace plein de charme ; un lieu d’énergie artistique où se croisent les expressions de Daniel Buren, Camille Henrot, Claude Lévêque, Huang Yong-Ping ou Anish Kapoor.

  • Art
  • Saint-Germain-des-Prés
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois

Des expressions conceptuelles, pimentées, la plupart du temps, d’un soupçon de subversion et d’une pincée de star system : voilà où se situe, à peu de choses près, la galerie de Georges-Philippe et Nathalie Vallois. En témoigne la brochette d’illustres iconoclastes qu’ils défendent, comme le provocateur américain Paul McCarthy ou le Britannique Keith Tyson, dont les extravagances post-YBA (Young British Artists) ont été récompensées d’un prix Turner en 2002. Côté français, la « nouvelle génération » des trente/quarante ans est dignement représentée par Alain Bublex, Gilles Barbier ou Winshluss, tandis que des hommages sont ponctuellement rendus aux dinosaures du nouveau réalisme (Arman, Martial Raysse, Yves Klein, César, Niki de Saint Phalle…), l’affichiste Jacques Villeglé étant notamment soutenu par la galerie de manière permanente.

Publicité
  • Art
  • Galeries d'art contemporain
  • Saint-Germain-des-Prés
Galerie Loevenbruck
Galerie Loevenbruck

Lorsqu’elle ouvre ses portes en 2001, la galerie Loevenbruck sème une bonne pincée d’humour sur Saint-Germain-des-Prés en exposant des artistes comme Virginie Barré, Philippe Mayaux, Bruno Peinado ou Olivier Blankaert, dont l’œuvre interroge l’art conceptuel avec dérision et légèreté. Depuis son déménagement en 2010, elle brille en outre par son nouvel espace de 130 m2, lumineux et épuré : de quoi mettre en valeur la jeune scène française que Loevenbruck défend depuis ses débuts, auprès de nombreux espoirs internationaux comme l’Autrichien Werner Reiterer ou l’Irlandaise Blaise Drummond. Une belle programmation épicée, toujours, de ce délicieux parfum d’ironie qui caractérise cette galerie pas vraiment comme les autres. Et fidèle aux grands rendez-vous annuels du marché de l'art parisien que sont la FIAC et Paris Photo.

  • Art
  • 6e arrondissement

C'est l'un des musées les plus intimes de la capitale. Converti en musée en 1982 selon les souhaits de l'artiste, l'ancien atelier et domicile d'Ossip Zadkine a toujours su conserver l'âme de ces lieux habités pendant une quarantaine d'années par le sculpteur d'origine russe et son épouse peintre, Valentine Prax. S'il cultivait autrefois un charme un brin foutraque et dépassé, le musée Zadkine a repris du poil de la bête depuis l'automne 2012. Subtile, épurée, la refonte a été une vraie réussite. On (re)découvre avec plaisir un défilé de petites salles lumineuses, tout en verrières, en parquet de bois brut, en murs et socles blancs. Les sculptures en bois, en pierre, en plâtre et en terre respirent à nouveau, remises en valeur par la douceur du décor. Après avoir salué ses portraits anguleux, ses corps de femmes taillés dans de robustes troncs d'arbre, il n'y a plus qu'à parcourir le jardin planté de statues en bronze, très stylisées, pour savourer encore quelques instants cette plongée dans le Montparnasse des avant-gardes.

Publicité
  • Shopping
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

A peine a-t-on franchi la porte d’entrée de Buly que l’on se retrouve comme dépaysé. Avec son comptoir d’apothicaire en marbre et bois de noyer, et les symphonies romantiques qui émanent de ses enceintes, cette échoppe semble sortie tout droit d’une autre époque : le XIXe siècle. Au menu, tous les condiments du cosmétique avec de drôles de noms désuets : « Eau de la belle haleine » pour la bouche ; « pommade virginale » (40 €) pour le visage ; « pommade pogonotomienne » (29 €) pour le corps… Ca fleure bon la lavande, la rose et la qualité au naturel, sans conservateur. Cocorico : tout est made in France sauf les huiles sur les étagères, ici et là, qui proviennent, elles, de tous les recoins de la Terre.

  • Musées
  • Art et design
  • 6e arrondissement

Installée dans un magnifique édifice néoclassique des années 1770, la Monnaie de Paris est aujourd’hui devenue l’un des haut-lieux de l’art à Paris. Au menu, une programmation d'expositions temporaires, qui depuis la réouverture a vu défiler Paul McCarthy ou encore Maurizio Cattelan. Autre temps fort, l’installation du Restaurant Guy Savoy, trois étoiles au guide Michelin, sous les ors des salons du premier étage de l’aile ouest, remodelés pour l’occasion par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Mais le plus grand changement est intervenu avec l’ouverture le 30 septembre 2017 d'un agrandissement du musée. L’objectif ? Mettre en avant les savoir-faire de cette institution millénaire qu’est la Monnaie de Paris. On peut notamment y observer certains ateliers d’art, dans lesquels 150 artisans œuvrent toujours, une partie des collections patrimoniales et des trésors inédits détenus par le musée. Enfin, n’hésitez pas à flâner dans le Café Frappé par Bloom, dans la cour de la Méridienne.

Publicité
  • Shopping
  • Librairies
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Un Regard Moderne
Un Regard Moderne

Des piles de bouquins hautes de plusieurs mètres, des étagères inaccessibles cachées derrière des colonnes et des colonnes de papiers, des couloirs où l'on ne peut passer qu'en rentrant le ventre... Libraire depuis les années 1960, Jacques Noël a ouvert ce magma d'encre et de papier en 1991 (avant de passer le relai à sa mort), entretenant l'héritage de la Beat Generation : car c'est ici qu'échouèrent Ginsberg, Burroughs & Co, il y a plusieurs décennies de cela. Ici, il y a absolument tout : de la musique à la BD, des brochures autoproduites aux petits romans érotiques eighties. L'une des plus extraordinaires librairies de Paris, de celles qui semblent vivre comme un corps autonome, le Regard Moderne recrache certaines œuvres en haut des piles un jour pour en avaler d'autres le lendemain, les conservant parfois pendant plusieurs années dans les méandres de ses entrailles.

  • Glacier
  • Rennes-Sèvres
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

L’acteur Terence Hill (Mario Girotti de son vrai nom) a été l’un des cow-boys les plus forts en gueule des westerns spaghettis de l’histoire du cinoche (avec son compère Bud Spencer). Revenu du Far West sur les conseils de son fils, l’homme au regard bleu glacier a repris son blaze italien et remis sur pied la gelateria de feu son oncle à Amelia, en Ombrie. Avant d’exporter à Paname son biziniss (en italo-américain dans le texte) et d’en faire un élégant saloon à italianités. Dans les coupes ? Des glaces artisanales, sans gluten ni conservateurs, aux parfums classiques (chocolat fondant, noisette du Piémont, pistache…) ou plus chelous (vin rouge, asperge sauvage, spritz). Bref, le meilleur de la Botte – enfin, de la Santiag à éperons.  

Publicité
  • Shopping
  • Pâtisserie
  • Rennes-Sèvres
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
La Maison du mochi
La Maison du mochi

Oubliez petits choux, éclairs et autres cinamon rolls ! Ici, la douceur monomaniaque à s'envoyer, c’est le mochi. Mathilda, ex-expat au Japon, a eu la bonne idée de revisiter la célèbre pâtisserie version française. Des mochis dodus et poudrés de frais, moelleux comme une joue de bébé, plus doux et fondants en bouche que dans la version tradi... Issus de matières premières brutes non raffinées, et bio à 99% ! Le secret ? L’intérieur : azuki (pâte de haricots rouges) ou shiroan (crème de haricots blancs) maison, tous deux travaillés jusqu'à obtenir une texture crémeuse, proche de la crème de marron. Si la carte change régulièrement, avec chaque mois, un parfum de saison, le jour de notre passage, c'était la régalade. "Oooh" et "aaah" extatiques sur notre mochi à la purée et poudre de noisette grillée, crème de haricot. Tout ça très pur, avec peu de sucre ajouté, recouvert d’une fine enveloppe à la farine de riz, avec zéro matières grasses.

  • Café-restaurant
  • Rennes-Sèvres
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Jamais deux sans trois ! A quelques encablures de Ferrandi, en plein 6e arrondissement, voilà t’y pas que la team franco-rosbif de Ten Belles et Ten Belles Bread a une nouvelle planque. Le plan ? Un chouette cocon immaculé où faire dînette de 8h30 à 18h, boire un bon kawa (Assembly) exprimé sur La Marzocco, ou acheter son pain quotidien. Tout ça le cul assis sur de cosy banquettes orange 70's ou de microtabourets en bois ! Sur l'étagère trônent les miches au levain, avec notamment un seigle très réussi. A piocher dans la vitrine : toastie veggie aux champignons, comté, crème fraîche et persil. Grosse dalle ? Visez le gargantuesque croque-monsieur, garni de jambon, emmental, comté, crème fraîche, toasté et coupé en deux. Côté sucré, c'est ultra-gourmand : moelleux banana bread, carrot cake, cookie (dont un tout sésame extra)…  Miam ! 

Publicité
  • Shopping
  • Traiteurs
  • Rennes-Sèvres
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Maison Vérot (Saint-Placide)
Maison Vérot (Saint-Placide)

Chez les Vérot, on est charcutier-traiteur de grand-père en petit-fils. Fondée en 1930 par Jean Vérot à Saint-Etienne, cette Maison d'excellence est reprise par le fils Pierre (sacré MOF en 1976), qui lui-même transmet le flambeau au sien, Gilles. Lequel décide de s'installer à Paris en 1997 avec sa femme Catherine... Pour le plus grand bonheur des pâtéphiles ! Vice-Champion du monde 2011 de pâté en croûte, Champion de France 97 de fromage de tête, j'en passe et des meilleures : impossible de résister à leurs créations hautement photogéniques. Reste plus qu'à glisser le vin qui va bien dans le panier, et le tour est joué ! ça tombe bien : ils font aussi cavistes

Les meilleurs hôtels du 6e arrondissement

  • Hôtels
  • Hôtels de charme et de luxe
  • Saint-Michel
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans le quartier de Saint-André-des-Arts, à deux pas de la fontaine Saint-Michel où affluent nombre de touristes, l’hôtel Dame des Arts a de quoi prendre tout le monde de haut. Sur son rooftop dingo, on peut boire des cocktails en profitant d’une vue démente. A l’intérieur, un décorum néo-Art déco signé Raphaël Navot, élu designer de l’année 2023 avec, au rez-de-chaussée, une luminosité de catacombes, un sol en parquet brûlé, des plafonds de bois sculpté maquillés de fresques, des murs ondoyant de demi-cylindres de chêne cannelés… Dans les étages, 109 chambres et suites logées à la même enseigne – avec têtes de lit matelassées de boudins beiges et quelque 700 œuvres originales. Les nantis s’offriront à grands frais la suite penthouse, avec vue sur le Sacré-Cœur depuis la baignoire. Sans oublier en sous-sol une salle de fitness ultra-design, habilement tamisée pour ne pas se voir suer.

  • Hôtels
  • 6e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Le groupe Adresses Hotels et le cabinet d’archi Lizée-Hugot signent un hôtel entièrement dédié à l’esprit arty des Années folles de la rive gauche – dans un quartier où l’on croisait autrefois Modigliani taillant une bavette à Gauguin ou Cocteau autre chose à Jean Marais. Dans les étages, 20 chambres au décor d’une sobriété de moine franciscain, habilement rehaussé de petites fantaisies réjouissantes : coquines alcôves de chêne, literie ultra-confortable, nus impertinents… Méfions-nous du feu qui couve sous la bure. Pour accompagner vos nuits, certaines chambres affichent au plafond de magnifiques fresques surréalistes signées Franck Lebraly… Et pour vous chauffer, pourquoi pas un cours d’initiation au croquis pour rejouer la scène entre Jack Dawson et Rose Calvert ?

Publicité
  • Hôtels
  • Saint-Michel
  • prix 2 sur 4

Chloé Nègre (hôtel Beauregard, hôtel Bienvenue) a encore frappé ! Au Saint-André des Arts, ancienne maison d’artistes germanopratine, l’architecte et designer s’est amusée à remonter le temps pour faire de sa nouvelle pension parisienne un cheval de Troie au cœur des années 1960 et 1970. Moquettes rose pétard ou moutarde, banquettes de velours rouge, tabourets tam-tam à tous les étages, la déco est aussi colorée qu’une pochette d’album de rock psychédélique, sans jamais tomber dans l’effet plastique. Il faut dire que le mobilier est particulièrement bien curaté : murales à pampilles Verner Panton, rideaux imprimés signés Pierre Frey, tables en rotin sur mesure de la jeune designer… Dans l’espace bien-être, toujours rétro, un bain à remous parfumé Bain des Sens et une belle carte de soins Terraké.

Recommandé
    Vous aimerez aussi
    Vous aimerez aussi
    Publicité