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Desi Road
© ER/Time Out Paris

6e arrondissement : les bars et les restaurants

Petites et grandes tables au cœur du quartier latin

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Odéon
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les huîtrologues monomaniaques de Marennes-Oléron Plat culte ? Les pousses en claire, prisées des connaisseurs Dans une petite salle pimpante avec nappes blanches et lampes suspendues, Régis se concentre sur un seul produit : l'huître, en provenance directe de Marennes-Oléron. A vous de choisir entre : fines de claire (pour ceux qui n'aiment pas les huîtres charnues), spéciales de claire (plus en chair, avec un bel équilibre entre douceur et salinité) ou pousses en claire (dodues à souhait)... Les claires désignant les bassins argileux peu profonds, dans lesquels nos bivalves finissent leur croissance pépouze pendant plusieurs mois. A la carte également, des belons (huîtres plates d'élevage). Le pain et le beurre sont frais, les vins choisis avec soin. Il y a un fromage du jour et un dessert pour les plus gourmands.L'ami Régis ne prend pas de réservations, mais si vous laissez votre numéro de téléphone, il vous appellera quand une table se libère.  A emporter : fines de claire (taille n°3, moyennes, à 18 € la douzaine); belons (37€ la douzaine) et pousses en claire (taille n°2, 41€). 

  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Cézanne, Picasso et Braque, alors étudiants des Beaux-Arts voisins, avaient leurs habitudes dans ce bar. Un siècle plus tard, Ernest Hemingway, Jim Morrison et Harrison Ford venaient soulever le coude ici-même. Aujourd’hui, la Palette est surtout fréquenté par la jeunesse BCBG très 6e, en mocassins, polo blanc et robe trapèze. Bienvenue à Saint-Germain-des-Prés. Le bar est désormais classé monument historique, grâce aux vestiges d'époque, surtout son bar et la salle du fond, qui ont conservé au mur les croûtes d’origine et des céramiques des années 1930. A l’extérieur, sa belle devanture à l’ancienne fleurie et sa terrasse ensoleillée sous la tonnelle sont particulièrement agréables pour prendre un verre, entre les galeries d’art de la rue de Seine. A l’heure de l’apéro, armez-vous de patience car la queue est longue pour obtenir une table à l’extérieur. Voir tous les bars de Paris : cliquez ici. Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.

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Semilla
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Saint-Germain-des-Prés
  • prix 3 sur 4

Tenu par un Américain et un Néo-Zélandais, avec un Français en cuisine (Eric Trochon, meilleur ouvrier de France), ce beau bistrot sert des plats audacieux, aux saveurs complexes mais pas confuses. Au menu, qui change tous les matins, de jolies assiettes que l’on commande en entier ou en demi-portion – pratique quand le choix se fait cornélien et que l’on veut assortir ses envies. Viandes, poissons et beaux légumes s’invitent à la fête, tous traités avec le même respect et la même attention.L’espace est moderne, d’inspiration industrielle, avec ses poutres métalliques apparentes, ses colonnes de briques et ses murs blancs recouverts de quelques dessins de légumes. Au fond siège discrètement une cuisine ouverte, point de départ de la course des serveurs (incroyablement efficaces, d’ailleurs) vers la salle. En observant leur trajectoire, et les incroyables plats destinés à nos voisins (épaule d’agneau de Lozère et côte de bœuf de race normande), nous avons failli avoir des regrets. Mais les assiettes qui s’apprêtaient à défiler sur notre table allaient nous faire définitivement oublier tout sentiment d’amertume.Pour commencer : des Saint-Jacques déposées sur une délicate purée de topinambour, entourées de crosnes (sortes de petits artichauts) et de lard Colonnata, ainsi qu’une assiette de barbajuans frits (des raviolis monégasques) à la ricotta et aux épinards, accompagnés de choux-fleurs finement taillés en forme de petits arbres. Ensuite, et tout aussi bons : un ris de veau c

Glacier Pierre Geronimi
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Glacier
  • Odéon
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les téméraires qui n’ont pas peur de troquer leurs cornets vanille-fraise pour un sorbet au poivron ou une glace salée mixant anchois, eau de mer, moutarde et oignons confits !La glace culte ? En saison, le sorbet à la mandarine corse ou la glace à la farine de châtaigne Cap sur la petite rue Férou, juste derrière la place Saint-Sulpice. C'est ici que s’est installé Pierre Geronimi, glacier corse qui a déjà pignon sur rue à Sagone, Monaco, Grenoble et Nice, et collabore avec tout un tas de grands restaurants. Comme son voisin Il Gelato del Marchese, le maître glacier vend des glaces sans colorants ni exhausteur de goût, à base de fruits frais et dans le respect des saisons. Bravo !Le meilleur spot pour les déguster ? La petite terrasse, face à un mur où figurent les vers du Bateau ivre, de Rimbaud : « Comme je descendais des fleuves impassibles, / Je ne me sentis plus guidé par les haleurs / Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, / Les ayant cloué nus aux poteaux de couleurs. » Délicat comme ce sorbet au poivre Timut, d’un rose pâle très fin et épicé, aux notes d’agrume. Les prix ne sont pas donnés : 4,50 € la boule, 8,50 € les deux. Mais la qualité a un prix. A essayer en priorité, et en fonction des saisons, les pépites castées sur l’Île de Beauté : en automne, la glace à la farine de châtaigne, crémeuse et suave, ou ce sorbet à la mandarine corse, qui restitue pleinement le goût du fruit juteux… Sans oublier les plantes sauvages comme le myrte, l

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Le Comptoir du Relais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Brasserie
  • Odéon
  • prix 2 sur 4

Pour qui ? Un(e) fan d'Art déco ayant un sacré coup de fourchette !Plat culte ? Le coquelet rôtiVoilà plusieurs années maintenant que le désormais très médiatique Yves Camdeborde est aux manettes de l'hôtel Le Relais Saint-Germain. Dans la salle à manger Art déco, modestement baptisée Le Comptoir du Relais, il sert une cuisine de bistrot tous les jours de midi à 18 heures et les soirs de week-end. Mieux encore, un menu unique les soirs de semaine (65 €), ultra couru, qui permet à ce masterchef chevronné de nous montrer en cinq plats toute l'étendue de son talent. Dans les assiettes, boudin noir, terrine, coquelet rôti ou bien selon l'heure, l'envie et la saison, bouillon de volaille aux perles du Japon, cèpes à la plancha, selle d'agneau roulée et raviolis basques aux légumes. Coup de cœur pour le généreux plateau de fromages, sciemment oublié par le serveur sur un coin de la table façon en reveux-tu en voilà.

La Ferrandaise
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Odéon
  • prix 1 sur 4

L’Auvergne vous manque ? Vous êtes à la recherche d’une bonne cuisine du terroir ? D’un restaurant qui sent bon la sauce au camembert et les pommes de terre au four ? Direction le jardin du Luxembourg et ce bistrot qui vole son nom à une célèbre vache du Puy-de-Dôme. Pierres et poutres apparentes, tables en bois vernies, expos photos thématiques : le décor de la Ferrandaise a tout pour séduire le chaland. Optez donc pour la cave voûtée, idéale pour savourer les créations du jeune chef Kevin Besson, paradoxalement originaire des Côtes-d’Armor ! La carte change tous les deux mois et propose de quoi rassasier les carnivores : langue de bœuf pochée, blanquette de veau et côtes d’agneau sont généralement de la partie.

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Chez Georges
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Odéon
  • prix 1 sur 4

Ne comptez pas ressortir d'ici sans tache de vin sur vos habits ! Le soir, dans cette cave à vin voûtée tout en pierre, cachée au cœur du quartier huppé de Saint-Germain-des-Prés, des étudiants branchés s'encanaillent comme des ouvriers. Ils dansent collés à la sueur de leurs voisins ou même sur les tables quand le sol est déjà trop densément occupé, et ils boivent, ils trinquent, ils chantent à tue-tête des chansons françaises, comme un hymne à la gloire de Bacchus, à fond les ballons de rouge ! Georges, qui tenait cette authentique taverne française depuis toujours, ne patine aujourd’hui son zinc qu'avec son coude, qu'il soulève allègrement à la moindre occasion. Chez Georges est une institution. « Depuis 1952 », lit-on sur sa façade. Une cave à vins comme il en reste peu, qui a gardé son charme d'antan avec ses photos de célébrités oubliées jaunies par la nicotine et son horloge Raphaël Quinquina, aussi désuète que cet apéritif qui était à la mode au siècle dernier. Dans la torpeur de l'après-midi, on entend encore son « tic-tac » qui ponctue le silence des parties d'échecs auxquelles s'adonnent certains habitués l'après-midi. Le soir venu, ne vous laissez pas décourager par le monde, il faut parfois attendre avant de descendre à la cave.

  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Cuisine du monde
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4

Après avoir noirci son casier culinaire chez William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie), l’agent Maumet, même pas 30 piges au comptoir, prouve avec KGB qu’il a tout d’un (très) grand. Dans un espace cossu terriblement contemporain (œuvres d’art, banquettes carmin, luminaires en cuivre), où croiser tout le gratin germanopratin (coucou Kamel Mennour), nos chroniqueurs se régalèrent coup sur coup avec des « Zors-d’œuvre » plus que mémorables, à forte tendance asiatique. Soit un menu en quatre temps (55 €) qui change tous les jours ou presque, au gré de l’inspi. Et autant le dire d’emblée : ça groove grave en cuisine ! Parmi les assiettes goûtées : cette noix de Saint-Jacques marinée, salade d’hiver, yaourt et citronnelle ; ce génial terre/mer avec raviolis de foie gras, dashi de champignons, miso et algue nori ; ce bœuf wagyu confit, crème de céleri truffé, tamarin, moutarde violette… Ou, plus récemment, cette fabuleuse caille, ketchup d’abricot et gochujang (à base de piment et de soja fermenté). Ne ratez pas non plus les pastas, qu’il bosse à la perfection, comme celles pimpées au pecorino, pistou thaï, condiment satay et olive. Et puis le meilleur pour la faim : un sorbet agastache tout en équilibre (mascarpone, fraise, timut et bouillon rhubarbe). A noter également parmi les bons points : un personnel discret mais sourcilleux qui s’avère tchatcheur en fin de service. Et une carte des vins bien pensée, qui réconcilie merveilleusement jeune et vieille France. Chez Time Out, tous l

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Sauvage
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Rennes-Sèvres
  • prix 3 sur 4

« Tu devrais vraiment aller chez Sauvage, ils ont du super vin. Puis leurs assiettes c’est fou. Niveau d’un étoilé j’te dis. Y a toujours des vignerons qui viennent déjeuner. C’est bon signe ça. Les produits sont incroyables. Non vraiment. Moi j’y vais. Deux fois par semaine. Au moins. » La lubie de notre ami Hugo devenant quasi obsessionnelle, nous finissons par franchir, un soir, la porte de Sauvage, cave-restaurant de la rue du Cherche-Midi. Des bouteilles de vin au mur, une quinzaine de couverts, une minuscule cuisine dans le fond et d’entrée un sentiment de familiarité et l'intuition que nous allons bien manger. Sur la courte carte du jour les plats s’inscrivent comme des promesses de découvertes gastro intenses : palourdes / citron / cidre – foie gras / rhubarbe / céleri – Saint-Jacques / mélilot / brioche – merlu / betterave / poire – ris de veau / carotte / flouve. Impossible de choisir, ce sera le serveur qui s’en chargera pour nous, comme pour le vin : un blanc nature de l’Hérault 2012, La Sorga, minéral et beurré, voyage liquide, dont les notes ne cesseront de se déployer tout au long de la soirée. Les assiettes sont parfois tranchantes comme ce beau morceau de foie gras parfaitement fondant, vivifié par un assaisonnement rhubarbe-céleri, parfois étonnantes comme ces Saint-Jacques trois noix dodues, cuites au chalumeau (pas de four ici) dans un beurre au mélilot (trèfle jaune) et accompagnées d’une émulsion de brioche aux spéculoos, quasi un dessert. Toujours franc

Castor Club
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Michel
  • prix 3 sur 4

Pour qui ? Les amateurs d’ambiance décalée et de cocktails calés. Boire quoi ? Un Chirac 95 (calvados, génépi, shrub aux pommes, blanc d’œuf et citron), la signature tout en second degré du lieu. L’entrée en planches brutes façon ranch du Dakota clouées à la va-vite par des trappeurs dans le (gold)rush détone franchement dans ce très chic 6e, à un jet de Stetson de Saint-Germain-des-Prés. L’intérieur crépusculaire et cosy (murs boisés, comptoir sombre bordé de velours, castor empaillé) rassure le visiteur sérendipitique : nous voilà plus dans une ode à Twin Peaks qu’un hommage à Jeremiah Johnson. Ici, pas de vin, pas de bière ni même de grignotage de cow-boy : Thomas Codsi, le taulier, propose un bar à cocktails pour amateurs érudits, et basta. La carte de treize créations (14 €) à l’esprit voyageur shake les ingrédients du monde. Le Tomoko Point (scotch, shochu coréen de patate douce, chartreuse jaune, sirop d’abricot sec, lavande, citron jaune, champagne brut) pétille de fruits. Tandis que le Cockpit County (rhum Wray & Nephew infusé à l’anis vert, 30&40, eau de noix, sève de pin, cassis, citron vert) sent bon la balade en forêt. Agréable petit bonus, l’autorisation de nuit s’accompagne d’un sous-sol où ça balance des hanches sur du rock/country des années 1950-60, à la lumière des bougies. Saint-Germain is not dead ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  

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