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Le Coq
© Jacob KHRIST

10e arrondissement : les bars et restos

Des bars et des restos où mixité et bonne humeur sont de rigueur

Écrit par
La Rédaction
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Le Syndicat
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent déguster de fabuleux breuvages 100 % bleu-blanc-rouge. Boire quoi ? Explosive, un cocktail qui pétille comme un bouquet final de fête nat’ (Noilly Prat, pastis, rhubarbe, thé vert, solution citrique, peinture d’aneth). Derrière un épais crépi d’affiches placardées à l’arrache se cache le Syndicat, secret le moins bien gardé de la rue du Faubourg-Saint-Denis. Depuis son ouverture en 2016, le rade est resté droit dans ses bottes. La déco intérieure joue toujours l’élégant contre-pied avec l’extérieur décati (marbre clinquant, rideaux golden chic et miroirs à la Olafur Eliasson). La bande-son crache encore son lot de hip-hop pour une trentaine d’amateurs bien heureux. Et puis surtout, Giovanni et la bande de joyeux drilles du comptoir continuent de faire rimer franchouille avec branchouille grâce à leurs créations à base d’alcools 100 % français  (whisky breton, pineau des Charentes, vin d’Arbois...) La nouvelle carte rend un hommage aérien aux fêtes de l’Hexagone comme ce printanier Dans ma rue (eau-de-vie de cidre, RinQuinQuin, jus de citron, jus de pomme, sirop de poivre, infusion de fleurs, lait), qui rafraîchit la glotte comme un vent de mai. A l’autre bout du spectre, le puissant Fleurs du mal (whisky Bellevoye à la cire, Cap Corse infusé au chrysanthème, eau-de-vie de poire, marc de Bourgogne, vin blanc) qui réconcilierait Baudelaire, Verlaine et tous les saints. Ajoutez-y quelques casse-dalle pour éponger le tout (délicieuses rillettes de cana
Les Arlots
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • SoPi (South Pigalle)
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les amoureux de vrais bistrotsPlat culte ? La saucisse-purée maisonBon plan ? Formules à 19 et 23 € (midi) 11h, dimanche matin, dans un demi-sommeil, la radio branchée sur notre émission préférée de France Inter, nous entendons comme dans un rêve suave : « vin nature », « blanquette de veau », « petit bistrot », « cuisine fraîche de quartier ». Nous nous rendormons alors, nos songes peuplés de viande dodue et de vins qui chantent. Midi, réveil en sursaut : de qui parlait-on ? Où ? Comment retrouver cette blanquette ? Nous finissons après une enquête poussée par dénicher cette table pleine de promesses. Il s’agit des Arlots, petit bistrot du haut de la rue du Faubourg Poissonnière. Après une première tentative échouée (nous ne sommes pas les seuls à écouter la radio), nous trouvons place un samedi midi à 14h dans ce lieu effectivement charmant et dans lequel règne un joyeux bordel. Avec son grand bar dans l’entrée derrière lequel le maître des lieux conseille les clients sur les rouges à déguster avec une joue de bœuf confite et ce gosse qui griffonne sagement un dessin sur une table. Une sorte de déjeuner dominical, l’angoisse des réunions familiales en moins. La serveuse, ultra sympathique très titi parisien, nous apporte une carte dont la seule lecture nous fait saliver. Promesse de bonheur gustatif qui sera relevée haut le gosier. Pour commencer : œuf mollet fondant, macédoine fraîche et soyeuse et poutargue iodée faite sur place, suivis d’un pâté des Arlots aux
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Café A
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Cafés-concerts
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4
Aménagé dans l’ancien couvent des Recollets construit au XVIIe et XVIIIe siècle, le Café A est unique, loti dans cette bâtisse de belles pierres blanches massives. C’est un repaire arty connu des Parisiens initiés, car il faut franchir une grille, traverser une cour bordée d’arcades pour entrer dans ce lieu exceptionnel - maintenant ouvert jusqu'à 2h du matin du lundi au samedi. Ce vaste espace aménagé de nombreuses tables est décoré d’œuvres de jeunes artistes parisiens, les expos étant souvent renouvelées au cours de l'été. Mais le vrai plus de ce bar, c’est son jardin secret protégé de la rue par un mur d’enceinte : une vaste cour poétique plantée de vieux arbres qui prend des accents bucoliques en plein mois d’août. Des chaises longues invitent à la détente : on peut bouquiner tranquillement au soleil la journée sur des transats ou prendre un verre en soirée. A la carte, des vins bio et biodynamiques de qualité mais pas donnés, également des bières bouteille et à la pression, quelques cocktails, des spiritueux, des bruschettas, salades, assiettes de charcuterie ou de fromage et un plat du jour. On vous conseille d’aller commander au bar si vous ne voulez pas mourir de faim, car le service est vite débordé. Allez-y plutôt en journée pour profiter du soleil et du calme ou arrivez avant 19h pour être sûr de trouver une place à l’extérieur. Ce lieu est plutôt branché, le week-end des petits concerts sont organisés mais également des cinés-concerts, des lives, des performances
La Fontaine de Belleville
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Café
  • 10e arrondissement
Pour qui ? Tous ceux qui n’en peuvent plus des bistrots à mauvais cafés Richard, des pintes Heineken et des plats décongelés de chez Metro.Boire quoi ? Une Deck & Donohue ou un café de spécialité  Pour parer à la crise de brooklynite aiguë qui sévit dans la capitale (tous ces coffee shops anglo-saxons), Thomas Lehoux et David Flynn, cofondateurs de La Brûlerie de Belleville, ont eu la bonne idée de rénover cet ancien café parisien de 1920 en conservant le (sublime) décor d'origine : grands miroirs, plafond ouvragé, zinc d'anthologie. Mais le grand atout de la Fontaine de Belleville, c'est sa terrasse en plein soleil, avec ces tant instagrammés guéridons bleu azur et chaises Gatti, qui dominent le carrefour des rues de la Grange-aux-Belles et Juliette-Dodu. La planque idéale pour bouquiner ou avaler un petit déj pas trop cher avant de partir au travail : tartines beurre/confiote ou œuf à la coque et mouillettes (3,50 € chaque), café filtre anti-jus de chaussette (3 €) ou bons jus teutons Van Nahmen (4,50 €)… Depuis 2016, dès 8h tapantes, une faune de jeunes branchés et d'habitués du quartier vient y savourer le bon kawa de spécialité, sourcé auprès de petits producteurs (Brésil, Guatemala, Ethiopie) : expresso ou allongé (2,50 €) ; noisette (3 €) ; crème (4 €). Le midi en semaine, ne passez pas à côté de leur jambon-beurre d'anthologie (naf-naf Prince de Paris et beurre cru salé de Pascal Beillevaire), servi avec petits légumes saumurés maison (7,90 € sur place, 5,90 € à empor
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Comptoir Général
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les parisiens en quête de dépaysement On glougloute quoi ? Une SecousseVoici un lieu alternatif et vaste comme on en trouve souvent à Barcelone ou à Berlin, mais rarement à Paris. Ce bar militant et décalé à la déco faussement coloniale a été aménagé dans une ancienne étable de 600 m2 en pierres apparentes, avec un sol en damier, un mobilier shabby chic et des curiosités d'Afrique entassées dans tous les coins, donnant un côté mystique à l'endroit. Seuls les initiés connaissent le Comptoir Général, caché derrière un îlot de maisons au bord du canal Saint-Martin. On s'y donne rendez-vous entre amis à l'heure de l'apéro pour discuter dans une ambiance relax sur un fond musical afro.Puis on est bluffé par l'immensité du lieu : une pièce assez sombre sous de hauts plafonds et des poutres apparentes meublée avec des canapés dépareillés, chaises d'écoliers et tables déglinguées. Dans un coin, on découvre, émerveillé, un cabinet de curiosités qui vaut vraiment le coup d'œil : squelettes, plumes d’oiseaux rares, animaux empaillés, objets de sorcellerie africains sont soigneusement exposés et éclairés. Dans un autre coin, on observe les ossements d'un dinosaure retrouvés dans la forêt du Bassin du Congo. On remarque évidemment le jardin de végétation tropicale dans une immense verrière éclairée qui fait office de fumoir (jusqu'à 22h pour ne pas déranger les voisins). Des plantes poussent aussi dans le plancher à l'intérieur, créant un espace très zen. En traversant la verri
Da Graziella
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Pizza
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
Pour qui ?  Les esthètes de la pizza… Qui kiffent aussi lever le nez de l’assiette (décor sublime) ! Plat culte ? Lors de notre passage, la gourmandissime Cacio e Pepe (17 €) : fior di latte, sublime taleggio, poivre noir, citron, noix… Graziella Buontempo, la flamboyante Napolitaine qui a mis cette pizzeria sur orbite (en lieu et place du Vivant Cave de Pierre Jancou), a déserté le vaisseau pour vaquer à de secrets projets. Mais le nom est resté, la squadra aussi et, spoiler, c’est toujours aussi bon et beau – une ancienne oisellerie aux magnifiques mosaïques Art nouveau et petites tables en marbre noir ! Fourbissant les divins disques d’or dans son four à bois de compète, le pizzaïolo napolitain respecte à la lettre le code d’honneur de la pizza (12-20 €). La margherita (14 €) aligne ainsi ingrédients de première bourre – tomate San Marzano DOP, fior di latte, basilic frais–, fait pile 33 cm de diamètre (rappel : on ne doit jamais dépasser 35 cm), et présente de parfaits trottoirs (rebords de pâte) joufflus juste ce qu’il faut (1 à 2 cm). Même extase sur la cuisson, exemplaire : entre 450 et 480 °C, la chaleur saisit violemment la pasta. Résultat ? En bouche, une texture moelleuse à l’intérieur, légèrement craquante en périphérie. On applaudit (et dévore) à deux mains cette gourmandissime Cacio e Pepe (17 €) : fior di latte, sublime taleggio, poivre noir, citron, noix… Avant de s’envoyer un gorgeon de vin nature sicilien, le très pop Note di Bianco, d’Alessandro Viola, 20
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Hôtel Grand Amour
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Brasserie
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les parisiens branchésPlat culte ? Une carte bistrotière efficace avec ce soir-là, cette sole meunière, oignons, fruits rouges. Le néon lumineux, les serveuses aux bras tatoués habillées en noir, la grande salle hyper chic et claire, les tables de bar, les photos arty, le petit jardin intérieur où l’on peut dîner, Curtis Mayfield en fond sonore, les couples adultères et les amies américaines branchées : vous êtes dans le resto du Grand Hôtel Amour mis en scène par l’artiste André. C’est le genre d’endroit qu’on aime détester : trop branché, trop parisien, trop snob. Mais on doit vous l’avouer, comme son grand frère de l’Hôtel Amour, on l’adore. On peut venir ici, le matin pour le petit déjeuner, le midi pour un en-cas, au goûter boire un coca ou le week-end pour le brunch à 20 €. Nous, ce qu'on aime, c'est surtout venir dîner le soir dans le patio, boire du vin en fumant des clopes et écouter les conversations, toujours croustillantes, de nos voisins. Et en plus, les quelques plats à la carte du nouveau chef Guillaume Monnet (à prononcer avec l’accent marseillais) sont frais, jamais décevants et à prix honnêtes. Croustillants les gyozas de langoustine baignés dans leur bisque de crustacés, parfaits la sole meunière, oignons, fruits rouges, super gourmands les figues rôties, sablé breton, glace au lait d’amandes. La carte des vins est choisie avec soin, témoin cette bouteille de vin orange La Sorga. Et si vous n’arrivez pas à quitter ce lieu, vous pouvez rester dorm
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • République
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Ceux qui veulent siroter un cocktail sur une balançoireOn glougloute quoi ? Un Drunk in LoveCaché au-dessus d’une (vraie) laverie de la rue Boulanger, près de République, le Lavomatic se présente comme un speakeasy, concept apparu pendant la prohibition en Amérique. En effet, dans les années 1920 et 1930, certains commerces cachaient un bar au fond de leur salle, où l'on se réfugiait pour faire la fête, en parfaite illégalité. Largement disparue, l'idée recommence à séduire, même si les papiers de ces nouveaux comptoirs sont bien en règle. Clair et lumineux, petit mais bien aménagé, le Lavomatic est confortable. Deux jolies balançoires vous attendent au fond, n’hésitez surtout pas à vous y installer et laissez-vous bercer en sirotant votre verre. Côté carte, les cocktails constituent la conso phare, mais une sélection d’alcools et de softs classiques est également proposée. Nous partons sur un Drunk in Love, fait de purée de fruits, maras des bois et coriandre, avec beaucoup de corps – comme les paroles de la chanson de Beyoncé dont est tiré le nom de la mixture. Un régal. On goûte également un Healthy Mary Detox, un peu plus étonnant : on ne comprend pas où se situe le « healthy » ni le « détox », étant donné que le breuvage compile un Bloody Mary, une vodka et un Laphroaig (whisky fumé à la tourbe et aux algues). Le cocktail embaume votre palais en moins de deux, le goût fumé s’apparentant même à une surprenante saveur pétrolée. Ce dernier cocktail, qui revient q
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Vivant 2
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Gastronomique
  • Poissonnière
  • prix 3 sur 4
Pour qui ? Une date. Plat culte ? Le paleron de veau braisé, sauce mloukhiya. Remastérisée fin 2018, la V2 du serial restaurateur Arnaud Lacombe (Da Graziella, Bourbon, Déviant) et du chef prodige Pierre Touitou n’ouvre qu’à la nuit tombée, dans un clair-obscur sexy. Tout autour de cette cuisine ouverte en marbre de Carrare, une fashion faune vient rejouer La Belle et le Clochard, sur fond de chandelles dégoulinant de cire. L’ambiance au comptoir ? Vibrionnante mais pas surjouée, très London style. Avec playlist survoltée, enchaînant ce soir-là C’est la ouate (Caroline Loeb), Gaby oh Gaby de Bashung, le sirtaki de Zorba le Grec… Impossible de rester sage sur son tabouret haut perché ! Il y a de la malice chez Touitou, sosie de Brando jeune, et son acolyte Clément Jeannin, ancien boxeur reconverti en champion du lever de coude. Beaucoup de technique aussi. A seulement 25 piges, l’un aligne un CV en or qui brille : Plaza Athénée, Servan (bref passage), Aux Deux Amis… L’autre, dégustateur hors pair, a casté 150 références nature/biodynamie du monde entier. Alexander Koppitsch (Autriche), Takeda winery (Japon), Jacques Perritaz (Suisse)… Du jamais ou rarement bu à Paname ! Les assiettes aussi montrent une vraie patte d'auteur : associations peu convenues, saveurs explosives, très franches, quitte à être clivantes. Depuis 2016, elles ont encore gagné en précision.  De notre dîner, on retiendra, en entrée, cette pastilla de canard (7 €), roulée en feuille finissime, avec le coin-co
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Libanais
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Les nostalgiques de BeyrouthPlat culte ? Le houmous au beurre de pignon de pin, invention atypique et addictive (on s’en enfilerait des kilos !) Lustre géant vieux rose 70’s, murs et parquet immaculés, carrelages floraux… Aly Bourgi et Fadel Farroukh, traiteurs de métier, ont eu la bonne idée de faire appel à l’architecte Hania Chirazi (Studio Shiraz) pour pimper ce libanais sorti sur la pointe des pieds à SSD. Résultat ? Une touche féminine bien vue, qui contraste sec avec la batterie de bonshommes à beubar alignés derrière la cuisine ouverte ! Mashrou'Leila en fond sonore, on savoure une cuisine de Téta (« mamie ») plein goût. Parmi les mezze ? Ces fatayers, petits chaussons de pâte fourrés aux épinards et citronnés de frais (6,90 € les quatre) ou ce baba ganoush, caviar d’aubergines à la crème de sésame et paprika, topé de grenades fraîches, ici mixé malin à un soupçon de mélasse de grenade (7 €). Mais la grosse tuerie, valant à elle seule le détour, c’est le houmous du daron de Fadel (7 €) ! Le petit village libanais d’où est originaire la mère de ce dernier comptait quelques pins parasols. D’où cette idée de génie de récolter les pignons, les griller, piler, jusqu’à obtenir un beurre végétal noisetté. Côté plats, des intitulés pas vus partout, à l’instar de cet imprononçable checkh mehche – mijoté d’aubergines, hachis d’entrecôte, tomates, riz aux amandes effilées (17 €). Ou du roz a djej (15 €) : une généreuse cuisse de poulet fermier au four et un riz à la
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