Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche
Dirty Dick
DR / © Dirty Dick

9e arrondissement : les bars et restos

Des adresses aussi dynamiques que variées

Écrit par
La Rédaction
Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Faubourg Montmartre
  • prix 2 sur 4
Dans un Paris où le foncier coûte un rognon, Loïc Minel et Christophe Juville tentent la coloc de restos. Une idée audacieuse des deux comparses qui ont déjà ourdi Lolo cave à manger, un réduit à vin nature (avec kitchenette) dont la taille en loi Carrez est inversement proportionnelle à la surface symbolique de cool. Dans ce Lolo Bistro, le duo voit plus grand, plus cuisiné et plus enflammé avec son massif braséro qui, derrière le comptoir, flambe plus qu’un ludopathe à une table de black jack.  Le principe ? Au dej, ce local accueille Spok, 41e adresse de la chaîne de cantines lancée avec succès par Christophe Juville. Au dîner, ils changent d’équipe, de carte et retournent l’enseigne réversible (très malin) pour que les lieux deviennent Lolo Bistro, avec son néon rouge sang et ses tables de troquet échangistes où s’envoyer les flèches enflammées bien décochées par Zac Gannat. Ce soir-là, kiffants temakis de Saint-Jacques titillés de raifort, posés sur une feuille de nori ouverte (9 €), salace flat bread à l’ail noir et crème de cheddar (7 €), massif scotch egg merguez-vermouth sous son lourd kilt de panure (11 €), impeccables agnolotti à l’ail des ours (14 €), érotique côte de cochon milanaise épaisse comme un livre de poche de 400 pages mais servie un peu trop crue à notre goût (22 €)…  De la “bistronomy” d’auteur, fougueuse dans ses inspirations, intraitable dans ses intentions, artiste dans ses dressages, école Gregory Marchand à Londres où le chef de Lolo Bistro fit se
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Pigalle
  • prix 2 sur 4
Chacun ses remèdes pour traverser cette période un peu compliquée. Certains se jettent sur des grands bols de vermifuges pour chevaux car leur corps est un temple (dédié au PMU ?) mais nous, on vous conseille plutôt d’aller tester les délicieuses potions concoctées au Classique, joli bar à la dégaine d'apothicaire ouvert par Hugo Combe (ex Fifty Fifty) et Benjamin Le Seigneur (passé par l’Hôtel National des Arts et Métiers). Une mignonne terrasse arborée à l’écart de Pigalle, une façade bleu-vert flanquée de deux croix vertes héritées de l’ancienne pharmacie et un intérieur très rétro avec carreaux d’époque, luminaires en verre ciselé et armoires en bois sombre remplies de mystérieux bocaux ambrés… Le lieu a une bonne gueule d’atmosphère !  Derrière le long comptoir en marbre, le préposé prépare ses mélanges magiques (onze à la carte, entre 10-12 €) comme ce subtil milk punch Assemblage #3 au bon goût d’été (ratafia, Suze,  xérès, melon rôti aux fèves de cacao et Oleo saccharum de melon) ou le malin et rafraîchissant Petit apéritif (Aperol, noix de coco, queue de cerise, citron et poivre de Kampot). Pour l’apéro, l’ordonnance se complète de chouettes petites assiettes (11-16€) : burrata à partager, crab roll au curry doux… En cas de besoin de réanimation matinale, l’officine est ouverte à partir 8h30 pour un café et un cake maison (4,50€) mais aussi pour le réconfortant brunch dominical (formule à 20 €). Santé ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymemen
Publicité
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Pigalle
  • prix 3 sur 4
Avec qui ? Avec votre crush à qui vous voulez en mettre plein les yeuxBoire quoi ? Un Marguerite (gin, romarin, miel, lavande, fleur d’oranger et verjus) bien floral en admirant la jungle minérale parisienne Le vénérable hôtel Rochechouart, qui règne sur le bas de la butte depuis 1929, a pris un bon coup de jeune en 2020 et se retrouve aujourd’hui doté d’un toit-terrasse au sommet. A peine débarqué de l’ascenseur, on se retrouve nez à coupole avec le Sacré-Cœur. Là, la tour Eiffel, et partout l’océan de zinc de Paname. Faites chauffer votre Insta ! Et sinon, une fois installé sur une chaise en fer forgé, on boit quoi pour se remettre de ce pano de dingo ? Des bons cocktails (14-16 €) inventés par Agathe Potel, la cheffe de bar, comme ce Sauge d’été (vodka, cardamome, litchi, passion, sauge, Angostura bitters) tout en équilibre fruité. Ou un puissant Tonka (calvados, tonka, Campari et liqueur de poire).  Pour la grignote, on vole bien au-dessus du bol de cahuètes avec des gambas grillées à la braise (14 €), des gyozas au poulet (10 €) ou des pickles de légumes (8 €). Finalement, seule la bande-son électro mollassonne n’est pas à la hauteur du lieu.
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
Katsuaki Okiyama est un génie. Pour avoir su imposer (dès 2012 !) ce non-décor radical : façade raclée jusqu’à l’os, absence de nom au fronton, tuyau d'extraction rafistolé au gros Scotch alu, murs lézardés… Bien trop keupon à l'époque pour le Guide Michelin, qui aura attendu 2019 pour se décoincer et lui décerner (enfin) l'étoile tant méritée. Pour ce vrai parti pris en cuisine – notamment sur l’amertume, l’acidité – que le maître zen distille avec une précision chirurgicale… Et pour les prix, encore tenus en laisse : depuis qu'elle a rejoint la galaxie étoilée, cette grande toque, disciple de Robuchon et de Taillevent, n'a pas pris la grosse tête. Son menu unique (6 étapes) est passé de 52 à 65 € le soir (mais de 26 à 45 € le midi…) Arigato gozaimasu ! Les yeux rivés sur le comptoir central, on zieute le chef japonais s’affairer sans piper mot. Ce midi-là, pour 45 boules donc, on commence avec deux sashimis de thon rouge, topés de fines tranches de pamplemousse rose et d'œufs de truite, recouvrant un mix de tapenade, pignons de pin et feuille de shiso. Complexe et intense comme un parfum de Serge Lutens, l'acidité et l'iode étant arrondies par une crème crue. Puis vient cette soupe umamiesque : des coques en émulsion nageant dans une rouille extra, et tout au fond du bol, des quenelles de pomme de terre et deux trois noisettes. Au poil avec un Poil de Lièvre 2018 de Bobinet, en jolie tension (8 € le ballon). Le plat principal est un peu plus attendu : un dos de cabillaud ém
Publicité
Terrasse du Printemps
  • 4 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Chaussée-d'Antin
  • prix 2 sur 4
Sur le toit du splendide édifice du Printemps (ne vous trompez pas, il y a trois bâtiment), au 9e étage, cette terrasse est sans doute le meilleur plan pour ne pas se ruiner pour embrasser Paris d'un seul coup d'œil. Une tonnelle de vigne et de belles plantes (vertes) donnent une touche champêtre à ce cadre. Elle est fréquentée presque exclusivement par des touristes, et on peut très facilement trouver une place car elle est vaste et peu connue des Parisiens. Ici pas de grand champagne millésimé ou de cocktails chiadés, ni même une carte gastronomique. Un self-service propose quelques pâtisseries, des sandwichs (mais le jambon-beurre est à 8 €), des assiettes à grignoter, des glaces, des boissons en canette, et tout de même trois bouteilles de vin rosé, rosé ou rouge (seul détail précisé) à 26 €, dans des seaux à glace bien frais, c'est bien ça l'essentiel ! En revanche, arrivez tôt ou profitez d'un déjeuner pour vous y attabler : la terrasse ferme à 20h en même temps que le magasin, sauf le jeudi, quand elle est ouverte spécialement en nocturne jusqu'à 20h45. 
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui rêvent de plage et cocktails exotiques Boire quoi ? Un Zombie ou un rhum pure  Effrayé par le nom ? Pas de panique ! Les seuls éléments phalliques du lieu sont des totems polynésiens plantés un peu partout dans cet ex bar à hôtesses transformé en tiki bar. Et qui n'a donc conservé de son passé sulfureux que le nom. Quid du tiki bar ? Ici, la déco bien gaulée est exotique et kitschissime à souhait : murs peints du sol au plafond représentant un soleil-couchant-sur-des-cocotiers, pin-up hollywoodienne en mini-short sur la plage, plantes luxuriantes dans un aquarium, tabourets en bambou, lumières colorées, abat-jours porcs-épics... Manque plus que le sable et on y est ! Pour la soif ? Les serveurs en chemises hawaiennes nous servent foultitudes de rhum à gogo ! Sur la carte, une vingtaine de cocktails à prix parigots (entre 10 et 15 €), de quatre coins du continent (un peu de Mexique, de Brésil, de Floride...), avec pour chacun un petit couplet en anglais assez fun. Ce soir-là, on jette son dévolu sur la star de la carte : le Zombie, une alliance de plusieurs rhums pensée par Don The Beachcomber – le créateur du concept de tiki bar aux Etats-Unis –, avec du citrus, des plantes aromatiques et des fruits tropicaux. Un délice assez traître puisqu'on ne sent pas l'alcool monter. Plus délirant encore, les barmaids servent des punchs et des cocktails géants dans un grand coquillage ou dans un volcan enflammé. Comble du kitsch tiki, le fumoir est un vaste délire ave
Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Végétarien
  • Saint-Georges
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Un(e) esthète voulant combiner healthy, veggie ET gourmand Plat culte ? Un grand OUI pour le dodu burger au tofu grillé et sa salade (11 €). Et le porn cookie au chocolat noir/fleur de sel (3 €). Avec sa devanture anthracite et sa typo classieuse façon chiffres romains, on devine que l’endroit met l’accent sur la subtilité. A l’intérieur ? Bingo : accueil douceur, appliques 50's chinées, briques rouges d'origine, bouquets de fleurs séchées et macramés pendouillant de-ci de-là… Ça ne s’appelle pas Otium pour rien – en latin, le terme renvoie au temps libre, propice à la méditation ou à la philosophie. Un spot veggie/végan, branché sans en faire trop – témoins ces vieux magazines Geo à dispo (quand d'autres vous colleraient AD ou Hypebeast) et cette playlist intemporelle (Me and Mrs Jones de Billy Paul).  A la carte, ultra-ramassée ? Trois options à l’heure du déj. Un plat du jour (13,50 €) ; un « burger » végétarien au tofu grillé qui envoie du lourd – blette, avocat, pickles d’oignon, le tout nappé d’une tuerie de mayo végane au chipotle (11 €)… Et l’assiette signature : courge rôtie avec la peau (fondante), chou kale cru, citronné de frais, pickles de betterave, ricotta végane maison (extra), riz complet et noisettes concassées (croquant), le tout d'une fraîcheur exemplaire, relevé d’une sauce vinaigre balsamique/miso et d’aneth (13,50 €). Bien vu : les petits carrés de foccacia reviens-y (offerts), et la possibilité, si vous n’êtes pas végétalien mais végétarien,
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Faubourg Montmartre
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les chanceux clients de l’hôtel et les amoureux du donburi.Plat culte ? Le don curry épicé et légumes croquants. Cachée au fond de l’hôtel Bienvenue, la table baptisée « Le Bien Venu » se la joue empire du Levant. La carte est signée par Maori Murota, cheffe japonaise et auteure du sublime ouvrage ‘Tokyo, les recettes culte’ (éditions Marabout). C’est également elle qui a réalisé les magnifiques illustrations aux crayons de couleur qui ornent le menu et collent parfaitement à l’atmosphère feutrée et douillette de la petite salle du restaurant. Au déjeuner, après de légers rouleaux de printemps végétariens (6 €) ou un chawanmushi (6 €), un flan aux œufs et à l’anguille fumée, place au donburi, un plat typiquement japonais composé d’un gros bol de riz rond sur lequel on dresse toutes sortes d’accompagnements (12 €). Il y en a pour tous les goûts : veggie, échine de porc ou maquereau fumé. On craque pour le curry veggie accompagné de légumes de saison et d’algues. Le plat est délicatement épicé, chaud et réconfortant. On laisse nos baguettes de côté pour finir les derniers grains de riz à la cuillère pour être sûr de ne pas en perdre une miette. Les franchouillards en mal de tradition pourront quant à eux se rabattre sur le croque-monsieur au jambon et au comté (11 €). Le soir, l’archipel épouse un petit peu plus la France avec des œufs mayonnaise au shiso ou un carpaccio de haddock au yuzu. Pour accompagner votre repas, il est fortement recommandé de piocher dans la
Publicité
Lulu White
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
Avec qui ? Votre date du moment, féru de fringues vintage et de 78 tours de Billie Holiday Boire quoi ? Le Lulu White (gin, pisco, génépi, falernum) Le plus court chemin de SoPi à NoLa (New Orleans, Louisiana) ? Pousser la porte noire de cet élégant drinking club… Derrière la discrète façade se cache un bar joliment passéiste : comptoir en marbre surmonté d’une couronne d’ampoules à filament, appliques à pampille, bartenders en chemise… Amateurs de cocktails anti-bling, welcome ! Lulu White, mythique mère maquerelle du quartier chaud de Storyville, dans l’ancienne colonie française, vous immerge direct dans la Belle Epoque canaille, quand le jazz commençait tout juste à faire ses gammes aux Etats-Unis. Depuis l’ouverture en 2015, les tauliers (également aux manettes du Little Red Door et de Bonhomie) ont gardé leur ligne de shaker : remettre au goût du jour des alcools anciens grâce à des recettes pointues, tout en équilibre. La carte collégiale version été 2019 laisse de côté l’absinthe (c’était la spécialité du lieu auparavant et on peut toujours la déguster « à l’eau » pour 9 €) pour proposer neuf recettes surfant sur l’amer, présentées comme une galerie de portraits. Démarrage en douceur terreuse avec un Mr Pinion (vodka infusée au fenugrec, Cynar, Bénédictine), avant d’attaquer la souple puissance du Doc Hawthorne (eau-de-vie Bourgoin Raisin, madère, amaro, bitter Peychaud’s, absinthe Amer). On sirote ces breuvages intemporels, bercé par une bande-son jazzy, alors que l’
Saul's
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Israélien
  • Pigalle
  • prix 1 sur 4
Pour qui ? Ceux qui ont troqué leur quête du « meilleur bo bun de Paris » pour celle de la meilleure shakshoukaPlat culte ? Ben justement, la shakshouka. Saul’s n’est pas un resto facile : pas de téléphone, pas de site Web pour ausculter la carte, pas de réservation possible. Il faut y aller et prier le ciel pour qu’il reste quelques places assises sur la vingtaine de chaises hautes que compte le restaurant. Rassurez-vous : c’est souvent le cas. Et tant mieux. Parce que Saul’s, c’est le resto israélien dont vous rêviez : carte vaste mais pas trop, assiettes sexy et généreuses, le tout à prix très réduits. Démarrage en douceur avec le houmous des familles (bien frais et bien tahiné, 6 €), et montée en puissance avec des splendides beignets de chou-fleur (labné et pesto, 6 €) ou une très délicate betterave passée à l’extracteur avec re-labné & zaatar de rigueur (5 €). Tout ça s’accompagne de pitas maison, chauffées minute et maxi-moelleuses (1 € pièce). Comme souvent avec la cuisine israélienne, Saul’s tape juste entre le tout végétal et la gourmandise, accueillant sans souci végétariens et carnivores. Parce que oui, vous pouvez rajouter des merguez dans votre shakshouka (8 € sans, 13 € avec), mais franchement, elle est si pure, si forte en goût(s) qu’elle s’en passe bien – pour nous, elle atterrit direct sur le podium des meilleures de Paname. La maison vend aussi des sandwichs, dont le fabuleux sabich (8,50 €), que, sur place, on vous recommande de prendre dans une assiette e
Recommandé
    Vous aimerez aussi
      Publicité