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Dirty Dick
DR / © Dirty Dick

9e arrondissement : les bars et restos

Des adresses aussi dynamiques que variées

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 4 sur 4
Vous avez toujours rêvé de goûter au Pigalle interlope ? Les dessous d'Orphée est un bar qui va au-delà de vos espérances. Pour entrer ici, il faut sonner à une porte clandestine du South Pigalle, coincée entre les bars à hôtesses aux néons aguicheurs et des restos branchés. Le portier est sélectif : seuls les initiés entrent, alors tentez de venir tôt en semaine pour avoir une chance d'en passer la porte. Après celle-ci on découvre la « salle de massage », transformée en vestiaire, où venaient s'encanailler Jean Marais et Jean Cocteau lorsque l'endroit était un club homo et que le couple habitait juste au-dessus. Orphée, du nom du film culte de Cocteau, est plus qu'un bar, c'est un musée. On est accueilli chaleureusement par Mounir, le bartender qui prépare amoureusement ses breuvages. Deux types de cocktails à la carte : les basiques à 12 euros, et ceux concoctés avec des alcools premium à 16 euros, ainsi qu'une sélection de champagnes racés à la bouteille (100 euros minimum). On a craqué pour l'Erotica (vodka Beluga, champagne Billecart-Salmon et fraises fraîches), le Old Fashioned maison (St Theresa, zestes d'orange, miel et Angostura), mais si vous avez de moindres moyens, la Coquine n'est pas mal non plus (rhum, ananas, miel, sirop de grenadine). Un petit bonheur à la hauteur du cadre. Plus loin une petite salle avec un large miroir mural fait office de dancefloor, un des habitués se met au piano, un danseur professionnel californien de passage enchaîne quelques pas et
Le 36 Corneil
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • SoPi (South Pigalle)
  • prix 2 sur 4
Retenez bien l’adresse, car ce bar à tapas ouvert fin 2010 par un certain Cornélius (d’où le nom) ne signale sa présence par aucune enseigne. En revanche, difficile de ne pas se laisser tenter quand on aperçoit à travers les larges vitres l’atmosphère chaleureuse du lieu. Pas de population m’as-tu-vu ici, mais plutôt des habitués du quartier qui viennent boire un verre de vin ou une bouteille à la ficelle, choisie sur les bons conseils du patron. On y mange également, et très bien, des « Canailles », c’est-à-dire des tapas à la française, dont la carte change régulièrement. Trois canailles pour 12 euros, ou cinq pour 15, les prix sont vraiment bon marché compte tenu de la qualité des plats. Sous le regard d’un immense épouvantail planté derrière le bar, vous pourrez aussi danser le week-end sur de la disco et du rock. Bref, une excellente adresse du 9e arrondissement.
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Ceux qui rêvent de plage et cocktails exotiques Boire quoi ? Un Zombie ou un rhum pure  Effrayé par le nom ? Pas de panique ! Les seuls éléments phalliques du lieu sont des totems polynésiens plantés un peu partout dans cet ex bar à hôtesses transformé en tiki bar. Et qui n'a donc conservé de son passé sulfureux que le nom. Quid du tiki bar ? Ici, la déco bien gaulée est exotique et kitschissime à souhait : murs peints du sol au plafond représentant un soleil-couchant-sur-des-cocotiers, pin-up hollywoodienne en mini-short sur la plage, plantes luxuriantes dans un aquarium, tabourets en bambou, lumières colorées, abat-jours porcs-épics... Manque plus que le sable et on y est ! Pour la soif ? Les serveurs en chemises hawaiennes nous servent foultitudes de rhum à gogo ! Sur la carte, une vingtaine de cocktails à prix parigots (entre 10 et 15 €), de quatre coins du continent (un peu de Mexique, de Brésil, de Floride...), avec pour chacun un petit couplet en anglais assez fun. Ce soir-là, on jette son dévolu sur la star de la carte : le Zombie, une alliance de plusieurs rhums pensée par Don The Beachcomber – le créateur du concept de tiki bar aux Etats-Unis –, avec du citrus, des plantes aromatiques et des fruits tropicaux. Un délice assez traître puisqu'on ne sent pas l'alcool monter. Plus délirant encore, les barmaids servent des punchs et des cocktails géants dans un grand coquillage ou dans un volcan enflammé. Comble du kitsch tiki, le fumoir est un vaste délire ave
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Français
  • Faubourg Montmartre
  • prix 2 sur 4
Derrière ce petit « néo-bistrot » à l'humble devanture se cache un véritable temple du (bon) goût. Des pierres apparentes, des murs grattés et un magnifique bar plantent un décor brut et joliment dépouillé. Sur la carte, affichée en arrière-plan, le choix est modeste, mais étudié. Trois entrées, trois plats et trois desserts, une sainte trinité qui affole son monde, et se métamorphose toutes les deux semaines sous les impulsions créatives du chef japonais Yosuke Yamaji, bourreau des papilles formé chez les plus grands (Bocuse et Robuchon, rien que ça).Alors, pour commencer, ce soir-là, ce sera un risotto aux betteraves et à la burrata, ainsi qu’un tartare de saumon aux agrumes et au raifort (de 8 à 10 euros). Pour la suite, pas de discussion, le poulet cornflakes et légumes de saison (18 euros) emportera toute l’attention. Et pour cause, il croustille comme il se doit, et se marie élégamment aux petits légumes, bien sélectionnés et parfaitement cuits, qui l'accompagnent.D’ailleurs, il n’y a pas que lui qui séduit à table. De façon générale, le soin apporté aux plats est remarquable, les assiettes sont colorées, visuelles et alléchantes. Et le plaisir va crescendo une fois en bouche. La fraîcheur du tartare, par exemple, s’accorde parfaitement à la saison (on va faire comme si c'était l'été) et les agrumes apportent une pointe sucrée et pleine d’amertume qui contraste, sans le masquer, le goût du saumon. Sans parler du risotto, d'un violet sublime, surplombé de burrata : un vr
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Bistrot
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
Katsuaki Okiyama est un génie. Pour avoir su imposer (dès 2012 !) ce non-décor radical : façade raclée jusqu’à l’os, absence de nom au fronton, tuyau d'extraction rafistolé au gros Scotch alu, murs lézardés… Bien trop keupon à l'époque pour le Guide Michelin, qui aura attendu 2019 pour se décoincer et lui décerner (enfin) l'étoile tant méritée. Pour ce vrai parti pris en cuisine – notamment sur l’amertume, l’acidité – que le maître zen distille avec une précision chirurgicale… Et pour les prix, encore tenus en laisse : depuis qu'elle a rejoint la galaxie étoilée, cette grande toque, disciple de Robuchon et de Taillevent, n'a pas pris la grosse tête. Son menu unique (6 étapes) est passé de 52 à 65 € le soir (mais de 26 à 45 € le midi…) Arigato gozaimasu ! Les yeux rivés sur le comptoir central, on zieute le chef japonais s’affairer sans piper mot. Ce midi-là, pour 45 boules donc, on commence avec deux sashimis de thon rouge, topés de fines tranches de pamplemousse rose et d'œufs de truite, recouvrant un mix de tapenade, pignons de pin et feuille de shiso. Complexe et intense comme un parfum de Serge Lutens, l'acidité et l'iode étant arrondies par une crème crue. Puis vient cette soupe umamiesque : des coques en émulsion nageant dans une rouille extra, et tout au fond du bol, des quenelles de pomme de terre et deux trois noisettes. Au poil avec un Poil de Lièvre 2018 de Bobinet, en jolie tension (8 € le ballon). Le plat principal est un peu plus attendu : un dos de cabillaud ém
Abri Soba
  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Japonais
  • Faubourg Montmartre
  • prix 3 sur 4
Gloire soit rendue au chef Katsuaki Okiyama ! Après son micro-restaurant bristronomique Abri, la toque japonaise a monté sa deuxième adresse pour sobaphiles, les amoureux de ces nouilles au sarrasin qui se dégustent dans un bouillon chaud ou froid. Dans une belle salle qui aligne les habituels gimmicks (murs boisés, béton au sol, cuisine ouverte...), les cuisiniers chorégraphient avec habileté la confection de ces soupes simples et entêtantes. Comme ce Tsukimi Soba, bouillon chaud au poisson parfumé avec son œuf mollet, ou ces trop rares zaru soba (des nouilles froides sauce soja) : tout simple, tout bon ! Le midi, on rajoute 5 balles dans la formule pour une salade au basilic japonais et un parfait poulet grillé yakitori (à la japonaise), croustillant et parfaitement cuit. Pour finir en beauté, va pour des desserts simples et puissants comme ces deux boules de glace, thé vert et sésame noir, ou cette mythique crème brûlée au sarrasin Le soir, dimanche compris, la carte enjaille tout autant et s’agrémente de plats qui s'en sortent haut les baguettes. Comme ces palourdes cuites à la vapeur de saké ou cette salade de roulé de porc au miso... Pour faire passer le tout ? Kirin pression, carte de sakés courte mais bien sentie et kamairicha (thé vert grillé)... Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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Lulu White
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à cocktails
  • Saint-Georges
  • prix 3 sur 4
Avec qui ? Votre date du moment, féru de fringues vintage et de 78 tours de Billie Holiday Boire quoi ? Le Lulu White (gin, pisco, génépi, falernum) Le plus court chemin de SoPi à NoLa (New Orleans, Louisiana) ? Pousser la porte noire de cet élégant drinking club… Derrière la discrète façade se cache un bar joliment passéiste : comptoir en marbre surmonté d’une couronne d’ampoules à filament, appliques à pampille, bartenders en chemise… Amateurs de cocktails anti-bling, welcome ! Lulu White, mythique mère maquerelle du quartier chaud de Storyville, dans l’ancienne colonie française, vous immerge direct dans la Belle Epoque canaille, quand le jazz commençait tout juste à faire ses gammes aux Etats-Unis. Depuis l’ouverture en 2015, les tauliers (également aux manettes du Little Red Door et de Bonhomie) ont gardé leur ligne de shaker : remettre au goût du jour des alcools anciens grâce à des recettes pointues, tout en équilibre. La carte collégiale version été 2019 laisse de côté l’absinthe (c’était la spécialité du lieu auparavant et on peut toujours la déguster « à l’eau » pour 9 €) pour proposer neuf recettes surfant sur l’amer, présentées comme une galerie de portraits. Démarrage en douceur terreuse avec un Mr Pinion (vodka infusée au fenugrec, Cynar, Bénédictine), avant d’attaquer la souple puissance du Doc Hawthorne (eau-de-vie Bourgoin Raisin, madère, amaro, bitter Peychaud’s, absinthe Amer). On sirote ces breuvages intemporels, bercé par une bande-son jazzy, alors que l’
Coinstot Vino
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Faubourg Montmartre
Pour qui ? Les amateurs de vins authentiquesBoire quoi ? Un verre de pif (Octobre Rouge) Il y a quelque chose d’assez littéraire à s’engouffrer dans les multiples galeries et passages que compte le centre de Paris. Quant à celui dont il sera question ici, le bruyant passage des Panoramas, il résonne même de lointains échos d’Emile Zola (dont l’héroïne Nana « adorait le passage des Panoramas ») ou d’un Aragon qui a pu y puiser l’inspiration de son premier roman, Anicet ou le panorama. Cette terrasse tout en longueur, protégée des intempéries, qui apparaîtra certainement aux fumeurs comme l’un des derniers paradis sur Terre. Mais pas qu’à eux. Car les buveurs, surtout, vont avoir ici de quoi se réjouir, s’enthousiasmer, pousser des petits jappements de joie et d’allégresse ; la carte du Coinstot multipliant les bonnes boutanches comme d’autres multipliaient les pains, avec une impeccable sélection de vins nature, aux saveurs et aux noms sympathiques comme tout. Ainsi avons-nous opté pour un vin de saison sonnant comme un roman d’espionnage : le charmant « Octobre Rouge », mélange léger et dynamique de grenache et de syrah. Pour l’accompagner, on s'est orienté vers une généreuse terrine de queue de bœuf, puis un suprême de poulet au vinaigre, l’un des classiques de la maison. Sinon, autre incontournable de Coinstot Vino : sa pizza calzone (16 €) qui a tout d’une reine (tomate, fior di latte, jambon blanc) et pourrait bien vous rendre accro. Et pour faire passer le tout, confesso
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Restaurants
  • Faubourg Montmartre
  • prix 1 sur 4
C'est une minuscule mine à bonnes idées, une toute petite échoppe où l'on vient déjeuner les jours de semaine. Au mur, d'anciennes cagettes accueillent de robustes saucissons, des pots de confitures, des jus de fruits ou des légumes frais. Un peu plus bas, les portraits de quelques producteurs souriants finissent de planter le décor.« Nous ne sommes pas un label, mais nous avons de bons produits », voilà le crédo des quatre garçons qui ont monté l'affaire. Ici, pas d'intermédiaire, on aura arpenté les routes de Savoie et d'ailleurs pour se fournir directement à la ferme. Ce n'est pas parce que c'est de la restauration rapide que le produit doit être négligé. Au contraire. Tout est sélectionné avec soin, de façon à privilégier la fabrication artisanale et l'agriculture raisonnée. On est pas dans le tout bio, ou le tout labellisé, mais chaque produit à son histoire.Derrière le comptoir, jambon de pays, pousses d'épinard, tomates confites, mozzarella di bufala, champignons, œufs émiettés, croûtons, tomme ou carottes rapées, attendent sagement d'être choisis pour finir dans votre salade ou votre sandwich. A vous de tout composer, de marier les ingrédients, les légumes de saison, les charcuteries du terroir, les fromages de région et de définir la quantité. Une pesée plus tard et c'est réglé. On emporte au bureau, dans un parc des alentours ou l'on déguste à l'intérieur (attention, places limitées).C'est selon la faim, mais comptez environ 10 euros pour la salade, 7 pour le casse-
Pratz
  • 5 sur 5 étoiles
  • Bars
  • Bars à vins
  • Saint-Georges
  • prix 2 sur 4
Pour qui ? Les sans chichis et sans prise de têteBoire quoi ? Un ballon de blanc Montlouis à 6,50 €, tout nature, tout bon !Il y a des fois où vous regrettez de ne pas habiter un quartier juste pour un lieu où vous aimeriez, si votre bourse vous le permettait, picorer midi et soir chaque jour que Dieu fait (ou ne fait pas, c'est selon). Le Pratz, situé au 59 rue Jean-Baptiste Pigalle, fait partie de ces endroits-là. Cette charmante cave à manger, pas très grande, toute simple et avec sa déco très brute devrait limite rester secrète tant l'intimité qu'on y trouve manque parfois cruellement à nos grandes villes. A la fois cave et épicerie fine, elle propose aussi des planches et des tapas que l'on peut déguster sur place (si des chaises sont vacantes). Le vin naturel (ballon de blanc Montlouis à 6,50 €, puis de rouge d'Ancenis à 5,50 €) nous est servi par une charmante équipe, amicale et souriante et pas avare en conseils. Une suggestion : commandez une planche « parisienne ». Pour seulement 12 €, vous goûterez ainsi un petit panel du meilleur du Pratz : un jambon à la truffe au parfum entêtant mais équilibré, des cocos de Paimpol saupoudrés de sel rose et de baies, un morceau de tomme de brebis fondant, des petits artichauts marinés tout tendres et un succulent (et généreux) tarama d'œufs de cabillaud. Dans cette cantine, on vous ressert du pain et des blagues autant que vous voulez, on ne vous presse pas et on vous laisse tout le temps pour papoter et vous lécher les babines.
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